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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 16:09

 

Rares sont les peuples libre malgré le joug de l’oppression. Il en est un qui mérite ce nom c’est celui des Berbères. J’ai tenté de trouver leur origine et leurs particularités car, à travers son écriture, il charrie une initiation fondamentale digne d’intérêt.

La protographie, du grec prôtos, premier, ancien, et graphé, action d’écrire, d’où le mot adjectif graphique qui a un rapport à l’emploie de signes anciens déterminés pour exprimer les idées.

La protographie est donc l’étude des premiers signes qui ont servis à exprimer les idées – ici ceux des Berbères.

La période d'utilisation de ces signes, si elle n'est pas établie avec précision, est largement antérieure aux conquêtes musulmanes. La seule certitude vient d'une inscription qui porte une date : celle du temple du roi berbère Massinissa qui attribue la construction du temple à l'an 10 du règne de ce roi, 193 ans avant notre ère.

L’œuvre de Charles de Foucauld

La valeur des signes nous est transmise par le missionnaire saint Charles de Foucauld.

L’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld, qui fait autorité encore aujourd’hui, et cela tout à fait indépendamment de la personnalité de l’auteur par ailleurs. On ne peut  pas travailler sérieusement sur la langue des Touaregs, et même d’une façon générale sur leur culture, si l’on n’a pas dans sa bibliothèque, toujours à portée de la main, le Dictionnaire Touareg-Français et les

 Poésies Touarègues. Ce qui fait que, d’emblée, l’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld est présente dans le monde de la recherche.

 

Selon l'ethnologue Jean Servier le mot « Tifinagh » (nom de l’alphabet berbère) renvoie à une racine FNQ, « rappelant l'origine phénicienne évidente, de cet alphabet[1] » D’autres chercheurs donnent une origine runique, j’ai choisi ceux là.

En 1895, dans une lettre de Kenchela, le marquis de Morès écrivait, en 1895, à l’auteure Francis André : « J’ai trouvé à Alger sur les origines Berbère un livre (plaquette de 10 pages du commandant Rinn Louis Marie : Les Origines berbères, Etudes de linguistique 1882) qui vous ouvrira des horizons. A mon avis les lettres touareg ou kabyles sont les caractères runiques et chez les Touaregs nous trouverons la clé de bien des secrets.»

La dimension initiatique.

En examinant les plus anciens caractères graphiques on découvre que ces signes possèdent une valeur idéographique permettant de retrouver le sens d’une initiation primitive.

En quelque contrée que l’on relève ces traces, on constate aisément que tous les vestiges archaïques, recueillis çà et là, se ressemblent.

C’est dire que l’initiation est UNE, bien qu’elle semble multiple en ses manifestation. Cette multiplicité apparente étant essentiellement liée à la différence de milieu culturel. Cela suggère qu’aux origines par intuition et par inspiration, ce que j’appellerais Esprit des Mondes ou Divinité, s’est mis en rapport avec l’Homme constituant ainsi les premiers initiés, avant qu’il y ait des temples. En fait, les temples furent édifiés pour garder ce qu’avait inspiré, aux initiés, l’Esprit des Mondes ou Spiritus Mundi des alchimistes.

Le premier inspiré direct du spiritus mundi donna, avant de disparaître la clé du mystère par lui compris. Après lui des gardiens de signe ou Semmothées,  inspirés à leur tour, établirent progressivement une méthode d’enseignement.

Cette méthode constitue les bases de ce qui permettra au néophyte d’accéder à l’initiation. L’initiation étant un état acquis à la suite d’une formation liée à une pratique mentale et corporelle, car le corps est inséparable du psychisme pour amener progressivement l’individu à une prise de conscience que certains appellent « libération » ou « éveil ».

Les Semmothées figurèrent ainsi tout le mécanisme de composition, de décomposition et de recomposition des mondes par des caractères hiéroglyphiques plus ou moins compliqués mais toujours concordants, correspondant on ne peu mieux au solve et coagula des alchimistes.

Sauvegarde de la dimension initiatique.

De plus les « gardiens de signes », en homme prévoyants, pensant avec juste raison qu’avec le temps, le souvenir des initiations s’effaçant, les disciples perdraient parfois le sens de « l’éveil » pour ne retenir que la dimension théorique et symbolique et donc ruseraient avec les vraies données de l’initiation pour faire peser un joug despotique sur les néophytes et les peuples au lieu de leur alléger le poids inévitable des épreuves de la vie, prirent le soin de déposer, parmi les population non initiée, d’autre figures hiéroglyphiques très simples que d’aucune se firent tatouer…

Ce furent les lettres des premiers alphabets !

Dans la pensée de leur créateur, l’examen attentif de ces signes devait, tôt ou tard, dévoiler aux intuitifs de bonne foi l'ignorance ou les supercheries des prétendus maîtres de l’initiation.

Disons en passant que les supercheries dans les centres initiatiques actuels sont légion ! La saveur s’en est allée dans l’horreur d’un indigent verbiage.

Les consonnes sacrées.

Un des alphabets, dont la tradition dit qu’il fut gardé dans l’Arche au moment du Déluge, nous a été transmis par une ethnie d’origine japhétiste : les Touaregs, berbères de l’Afrique septentrionale, qui le possèdent encore. Ils ont gardé ces index graphiques appelés tifinars (  ⵜⵉⴼⵉⵏⴰ) ou consonne sacrée qui permette de justifier certaines connaissances intégrées dans le texte de la Genèse.

Les tifinars ou consonnes sacrées appartiennent à la langue tamachèque, actuellement parlée en Afrique septentrionale par les Touaregs berbères «  ces étranges habitants du Hoggar sur qui planent encore tant de mystères ».

Il parait indéniable que les Touaregs sahariens sont d’origine boréenne et non africaine. Il en est de même pour les Kabyle algériens et les Chleuh du Maroc.

Il est un signe certain, écrit le professeur Marqueray, «  de je ne sais quel retour vers le Nord, quelle souvenance des régions froides et lointaines, est révélé par l’orientation vers le Septentrion de tous les tombeaux mégalithiques berbères ».

Origine nordique des consonnes sacrées.

Il faut aussi savoir que les tifinars sont concordants avec les caractères des plus anciens alphabets germaniques et scandinaves appelés runes (de runa qui signifie en langue gothique : chose cachée)

Un autre indice de l’origine nordique de cette ethnie Berbère qui comprend parmi eux la tribu des Touaregs, est le nom même de Berbère. En lange tarmachèque RBS (qui se lit comme les langues sémitiques de la droite vers la gauche : SBR[2]), signifie se faire BaR, c'est-à-dire se faire émigré, d’où les mots BaRBaRe, BeRBeRe, ou BeRBeRant ou émigrants.[3]

Egalement, se faire BaR, c’est aussi se voiler de noir, comme le faisaient les Tourano-Chaldéens lorsqu’ils émigraient.

Une particularité significative qui s’inscrit à contrario des lois islamique, les femmes ne sont pas voilées et de plus tatouées d’images et de caractères tifinars. Pourquoi cette particularité ?

On ne peut, semble-t-il, l’expliquer que par un rite, imposé jadis à ces femmes et ces hommes par un pouvoir spirituel qui en fait les gardiens inconscients de signes graphiques qui sont précisément les clés des plus hauts mystères.

Des Berbères à l’ours Boréen.

D’après certaines étymologies plus septentrionales le mot berbère se traduit par bear bor, c’est-à-dire ceux qui portent l’ours.

Les boréens avaient comme blason armorial commun dans les temps primitifs, l’ours, animal des contrées froides du Nord. Cet emblème était la raison de leur nom, car bor, dans les langues scandinaves, c’est l’ours. Mais qui plus est, ce nom signifie également lumière.

Signalons en passant que le roi Wisigoth légendaire s’appelait BeRig qui signifie « Ours puissant ».

Le mot bor s’applique aussi aux phénomènes lumineux particuliers aux régions polaires que sont les aurores boréales.

Le mot ours sert à désigner deux constellations ayant à peu près la forme d’un char : la Grande ourse et la petite ourse. El langue tamachèque, la lettre R est signe de mouvement et la lettre S signe de l’esprit. Or leur forme carrée est précisément la forme hiéroglyphique primitive du char.

R ou carré est le petit chariot, la petite ourse, la petite lumière.

S ou carré avec un point central est le Grand chariot, la Grande Ourse, la grande lumière.

Il n’est point étonnant que les Boréens qui, des la plus haute antiquité se livraient à l’étude des astres, aient été surnommé peuple du chariot (Hamaxèque).

Petite remarque en guise de conclusion.

L’ancien nom du village de Rennes-le-Château (Aude) était Rhedae.

Rhedae, est la tournure fléchie de Rheda, terme d'origine celte ou gothique passé dans la langue latine, qui signifie Chariot. A ses débuts, cette cité fut sans doute le dernier " carrago ", camp retranché habituel des barbares germaniques orientaux, où les chariots étaient disposés en cercles concentriques, selon la coutume des steppes…

 

Avec toute mon amitié.

 

[1]  Jean Servier, Les Berbères, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », nº 718, Paris, 2003, 4e édition, ISBN 2 13 053170 9, p. 31.

[2] En caractère tifinars ces consonnes sont représentées par des carrés. S= carré avec une ligne joignant, horizontalement, les côtés opposés, B= simple carré,  R= carré avec un point au centre.

[3] En haut allemand BAR signifie homme libre. Il est significatif de retrouver cette racine dans le verbe pronominal populaire « se barrer », qui signifie se sauver, partir, s’enfuir, s’en aller… devenir libre et donc… s’éveiller !

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