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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:56

En ce XIXe siècle florissant le clergé scientifique partit à la conquête du monde pour regarder avec quelques dédains l’aube de l’humanité, son paléolithique. Si les anthropologues tentent de la connaitre, les scientifiques on tendance à la traiter avec une certaine désinvolture qui frise le mépris. Ces prêtres de la science triomphante ignorent les motivations profondes de ces êtres intuitifs que furent nos ancêtres inventeurs de l’élevage et de la médecine. Malgré le développement des neurosciences Ils ignorent même ce qu’est notre cerveau avec ses déroutants secrets. Notre tête est ainsi faite. Dans les méandres de milliards de neurones entrelacés, il nous est possible de naviguer à la corne de brume sans boussole ni carte marine pour trouver le bon port, la solution d’un problème. Nul raisonnement logique ne peut toujours expliquer le chemin vers cette vérité. Le plus étrange est que parfois il n’y a pas de chemin du tout, et ça marche !

LE GRAND GASTON.

Le grand Gaston Bachelard (1884-1962) lui-même s’y est cassé les dents et se retourne encore dans sa tombe car il n’a pas réussi à déterminer le raisonnement logique (et personne d’autre d’ailleurs) qui permis à Mendeleïev de classer les éléments chimique dans la fameuse table qui porte son nom. Cela, fichtre, ça dérange les bien pensants qui ne jurent que par le lit de Procuste dont la « thérapie » consiste à couper tout se qui dépasse de la manière officielle de raisonner. Evidemment ces amputations sont conformes aux désidératas de l’intelligentsia du moment, de l’air – des courants d’air - du temps dirions-nous !

Les scientistes mitrés, armés de leur doctrine idéologique, voulurent - selon la formule consacrée d’Ernest Renan (1823-1892) - « organiser scientifiquement l’humanité. » Et ils continuent, de nos jours de tenter de le faire comme ces vieilles marottes qui régentent nos radotages! Ce chancre doctrinal s’est implanté chez les culs bénis qui ne jurent que par les panels ces échantillons d’individus ou de choses que la langue occitane à assimilé au fond d’une chemise qui entre dans le fond du pantalon pour réchauffer les fesses.

LE CREDO DES BARBES ACADEMIQUES.

Le credo scientiste s’est mis à tout ronger excluant du monde la démarche sur-rationnelle qui est, comme son nom l’indique, au-dessus de la démarche rationnelle des scientifiques et calculateurs de tout genres. Ainsi partit le monde de guingois ou l’homme ne fut autorisé à réfléchir que d’une certaine manière imposée par les barbes académiques et leurs fidèles courbant l’échine tel Clovis recevant les lumières du baptême, prélude à son couronnant de monarque de droit divin partageant une infaillibilité avec le souverain pontife patriarche tardivement autoproclame supérieur aux autres tel celui d’Orient semant ainsi les germes de discordes qui deviendrons, 500 ans plus tard, le schisme Oriental.

Le scientisme a donc évacué, et jeté à la géhenne, toutes les manières de penser qui ne sont pas rationnelles que ce soit les révélations religieuses, les superstitions, les traditions et coutumes ainsi que les idées reçues. Evidemment il y à là de l’ivraie mais aussi du bon grain que le raisonnement logique ne saurait discriminer. C’est à cet endroit que le bât blesse et révèle les limites du lit de Procuste qui s’avère autant bienfaisant qu’handicapant dans son impitoyable sélection. Un rejet systématique, qu’elle qu’en soit sa raison, est toujours aveugle et à l’origine de bien des erreurs ce que traduit fort bien l’adage d’origine alchimique, disant de prendre garde à ne point rejeter le bébé avec l’eau du bain. Le bébé étant ici la pierre philosophale naissante dont l’aréopage des doctes ne veut entendre parler.

A LA DECOUVERTE DES « REVEURS GENIAUX ».

Actuellement certains scientifiques qu’ils soient intrigués ou avide de notoriété en explorant une terre de persona non grata se hasardèrent à l’étude de l’alchimie. Il est vrai que depuis la découverte de la radioactivité et donc des transmutations naturelles, et artificielles, les scientifiques sont tellement perturbés qu’ils finissent par octroyer aux alchimistes le titre de « rêveurs géniaux ». Maintenant ce qui turlupine, ces marginaux de la recherche, c’est comment diantre une transmutation s’avère possible sans déployer l’énergie colossale d’un réacteur nucléaire.

Ils sont légion, autour de l’alchimie, pour tenter de la comprendre ou d’expliquer, à leur manière, le processus de transmutation. Evidemment sont exclue de cette tentative, certains de leurs copains à l’œillère étriquée, ceux qui disent avoir résolu l’équation en criant : bêtises des « bas du front », vue de l’esprit, petit délire d’aspirant à la richesse. Ceux là, ces extrémistes, méprisent les concepts souvent irrationnels (ou peut-être sur-rationnels) qui ont guidé les débuts de l’humanité. Ils ne peuvent s’apercevoir que l’alchimie n’est pas uniquement la transmutation des métaux mais essentiellement médecine, de cette médecine qui fit la notoriété de la faculté de médecine de Montpellier à travers l’enseignement d’un Arnaud de Villeneuve ou d’un François Rabelais.

Certain scientifiques sont de bonnes foi et malgré le terrain instable sur lequel ils se sont engagés, ils ont donc tenté de comprendre ce qu’est l’alchimie. Cette tendance s’est manifestée chez certains scientifiques dès le XIXe siècle avec l’œuvre de ce chimiste célèbre, membre de l’Institut et de l’académie des sciences, Marcellin Bertelot (1827-1907) qui fut extrêmement documenté sur l’origine de l’alchimie. Il faisait remonter cette pratique jusqu’à l’Egypte antique. Les historiens confirmeront ce fait puisque le premier ouvrage d’alchimie (pysika ke mystika) fut découvert dans l’Egypte hellénisée. Il fut rédigé 200 ans avant notre ère. L’ancienneté des textes est incontestable, ce qui nous amène à nous poser la question suivante : scientifiquement, à l’heure actuelle, peut-on affirmer avec certitude que la pierre philosophale ne peut exister ? Si son impossibilité est démontrée, comme le voudraient les rationalistes de tout poil, on doit alors admettre que la philosophie hermétique représente la plus extraordinaire imposture de l’humanité par le nombre et la valeur des individus qui y ont participés, et dont les témoignages demeurent, jusque et y compris ceux qui attestent la réalité de transmutations historiques… 2200 ans de tromperies et de mensonges ! Cela laisse rêveur. Si, par contre, on ne trouve pas d’objection absolue à l’existence de cette Pierre, toute la critique des écrits alchimiques est à reprendre sur des bases nouvelles.

L’ALCHIMIE UNIFICATRICE DE TOUT

De nos jours certains chercheurs ont compris que l’ostracisme alchimique avait assez perduré et que le sujet devait être abordé sans idées préconçues. La plus grande honnêteté est de reconnaitre qu’elle n’est pas en contradiction avec la physique des particules qui postule l’unité, la simplicité ultime de l’ensemble du savoir. Aspect inséparable, notons-là bien, de la simplicité de l’individu lui-même dans ses diverses démarches qui assied une spiritualité particulière que caractérise la pureté juvénile que l’enfance représente le mieux : « Laissez venir à moi les petits enfants » disent les évangiles... Cela pour dire d’une manière plus concrète que l’alchimie, dans sa nécessaire simplicité, uni tous les objets de l’univers que ce soient les astres, les constellations, les métaux, les parties du corps… dans un vaste réseau de correspondances ou nul n’existe en qualité d’électron libre. Nous retrouvons là l’inséparabilité ou l’intrication de la physique quantique. Avouez qu’il y à la une raisons suffisante pour suspecter chez les alchimistes un processus mental différent de quelque ânonnements débiles et baveux de l’homme de Neandertal.

MONSIEUR PIERRE LASZLO.

Un chimiste de renom Pierre Laszlo a abordé la question avec honnêteté tout en étant sensible à la dimension poétique et littéraire que charrie ce monde en demie teinte par ses expressions et terminologies vieillottes. L’univers des alchimistes est quelque peu féérique dans l’incertitude du subliminal ou il se complait. Pourtant notre chimiste a tenté l’aventure d’y voir plus clair dans un pays ou règne la brume.

Notre chimiste, en son ouvrage Qu’est-ce que l’alchimie ? (éditions Hachette 1996 ISN 978212351905) s’est penché sur l’histoire de cet art à l’instar de son prédécesseur, œuvrant sur les paillasses de chimie, que fut Marcellin Bertelot.

La culture scientifique peut devenir mauvaise conseillère dans le sens ou un scientifique ne sais faire autre chose que d’être ce qu’il est c’est-à-dire un scientifique ni plus ni moins. De ce fait il lui est difficile de reprendre, sur des bases réellement nouvelles, toutes les critiques, toutes les interprétations de l’alchimie. L’œil du chimiste est en partie aveugle pour saisir l’alchimie. Il a de la difficulté à reconsidérer le phénomène énergétique différent de celui auquel il est accoutumé. La notion d’énergie inconnue le dépasse. Reconnaitre des réactions chimiques c’est de la chimie et rien que de la chimie, nous restons dans la dimension matérielle. Ors l’alchimie est un processus expérimental qui va au-delà de la sphère chimique. C’est là que se trouve la véritable particularité de cet Art et non dans son histoire, dans sa terminologie. Le problème central est celui de l’énergie mise en œuvre.

MONSIEUR GEORGES RANQUES.

Ce polytechnicien a de suite compris l’importance, et la particularité, de l’énergie mise en œuvre par les alchimistes. Dans son ouvrage La pierre philosophale (éditions Robert Laffont 1972 ISSN 0768-3294) il consacre un chapitre entier à cette recherche. Au lieu de tenter, en décryptant les vieux grimoires, de les comprendre grâce à des rapprochements avec les réactions chimiques ; il abandonne, fort opportunément, cette idée. C’est, selon lui, une action sur une énergie inconnue qui lui semble la plus à même de résoudre l’énigme. Et cette énergie serait plus ou moins liée à la matière. Cependant elle doit être d’abord être captée, « concentrée » avant de l’introduire dans le ballon pour réaliser le grand œuvre qui aboutira à l’élaboration de la fameuse Pierre philosophale. « Il est bien évident, écrit-il, que rien ne pourrait se passer, si n’intervenait pas un phénomène inconnu de la science actuelle. ». Et Georges Ranques de préciser que ce phénomène apparaît comme une sortes de vie. C’est n’est donc pas une « énergie » comme l’entendent les scientifiques car elle n’obéit pas au principe de conservation. Elle est fragile car elle ne se multiplie pas mais tend, au contraire, à s’affaiblir comme toutes « substances » vitale. De ce fait elle est facilement agressée et détruite par des énergies qui parcourent de plus en plus notre espace vital. Les ondes électromagnétiques parcourant les fils électriques leur sont particulièrement néfastes.

Pierre Laszlo a pourtant côtoyé l’énigme sans pour cela la considérer comme pièce maitresse et tenter de la définir. Pourtant il parle « d’opérateur universel absolument indispensable à l’œuvre. » (p 137). Mieux, il donne en référence le Dictionnaire hermétique de Guillaume Salmon (1695) qui ne s’embarrasse pas d’ambigüités : « Ce feu, celui du soleil est celui de l’énergie cosmique, d’un plasma pulsatile dont le battement harmonieux, réglé, anime l’univers. » (idem supra). Voila pourquoi le langage des oiseaux, par ses battements d’ailes et sa phonétique, fut choisi pour désigner le langage particulier des alchimistes. Evidemment les angelots participent de la même symbolique.

Nous comprenons là pourquoi le vitalisme eut son meilleur défenseur, que fut le professeur Bartez, à la faculté de médecine de Montpellier ce haut lieu européen de l’alchimie qui vit naître les premières thérapies efficaces liées à cet art ; les « grisettes de Montpellier » ces bombons à la réglisse et au miel sont les restes de ces douceurs qui enveloppaient les premiers comprimés contenant des fragments de Pierre philosophales administrés à des malades qui attendaient les soins, du grand Arnaud de Villeneuve, sous le bénitier de l’église jouxtant la célèbre Faculté.

QU’EN PENSEZ-VOUS MONSIEUR FULCANELLI ?

Quand j’écris des articles sur l’alchimie je suis immédiatement jugé bon ou nul. C’est la loi du tout ou rien. Cela dépend des noms en référence qui fleurissent mes textes. Si je parle de Roger Caro je suis un nul, je ne connais rien à l’alchimie. Si je parle de Fulcanelli, c’est l’apothéose, je suis un bon qui en connais un rayon ! La misère humaine s’infiltre partout ce qui permet de comprendre, sans un effort colossal, pourquoi si peu d’adeptes réussissent leur communion avec l’énergie universelle qui est faite de tolérance et de bienveillance, car la vie ne se propage pas dans la médisance jalouse ou la défense d’un pré carré. Quelque part c’est rigolo tout ça. Honoré, de son patronyme Balzac, parlerais de comédie humaine…

Concernant cette mystérieuse énergie, Fulcaneli est, dans ses demeures philosophales, des plus prolixe et, disons le mot, d’une charité hors du commun :

« Pour les alchimistes, les esprits sont des influences réelles, quoique physiquement presque immatériels ou impondérables. Ils agissent d’une manière mystérieuse, inexplicable, inconnaissable mais efficace, sur les substances soumise à leur action et préparé pour les recevoir. Le rayonnement lunaire est l’un de ses esprits hermétiques. »

Il ajoute plus loin :

« Seul les esprits métalliques possèdent le privilège d’altérer, de modifier et dénaturer les corps métalliques. Ce sont eux les véritables promoteurs de toutes les métamorphoses corporelles que l’on peut y observer. »

Est-il nécessaire d’insister ? Le sieur Ranques s’est approché le plus de la compréhension profonde de l’alchimie. Ici il fallait le dire afin que cessent ses parallélismes avec des réactions chimiques induisant en erreur les chercheurs. L’alchimie n’est pas de la chimie, et ne saurait être l’ancêtre de la chimie mais de la biologie. Il serait temps que les historiens des sciences ne fassent plus cette regrettable confusion qui freine considérablement l’essor d’une connaissance pleine d’avenir que les adeptes des siècles passés nous ont légués.

 

Je vous souhaite une merveilleuse année 2017, ce 17 que le jeu de tarot associe à cette étoile ou pulse cette énergie vitale maitresse du jeu.

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