Lundi 2 mars 2009
- Par Hermophyle

Je vous ai déjà informé de la parution de mon livre, au mois de juin-juillet, sur l’alchimie à Montpellier. Il paraîtra aux éditions Fortuna. Pour l’instant je n’ai pas le titre définitif. Cependant je puis vous faire découvrir, en primeur, la prémaquette du texte qui sera écrit au dos du livre (quatrième de couverture).

Évidemment cet ouvrage ne s’adresse pas uniquement aux montpelliérains mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’alchimie, à l’ésotérisme et au symbolisme.

Vous le trouverez donc en librairie ou chez l’éditeur. Si vous êtes de L’Hérault,ou en vacance dans la région, vous pourrez faire une balade alchimique avec votre serviteur comme guide qui seras susceptible de vous fournir l’ouvrage.

Sachez également que vous pouvez l’acheter dès maintenant et avant sa parution, par souscription pour un prix préférentiel.

 

*    *    *

 

C

haque ville a son secret. Chaque ville est bâtie sur le mystère de sa fondation. Une donation, ou une fausse donation comme les moines en fabriquaient par centaines, dit que c’est en 985 que Montpellier aurait été créée par un don du comte de Melgueil à un sieur Guilhem qui n’a ni ancêtre, ni conjoint, ni titre, et jusqu’alors inconnu, d’un lieu ou demeurait un certain Amalbert. C’est ainsi que ce Guilhem devint l’ancêtre de tous les seigneurs de Montpellier. Était-il apparenté à Guilhem comte d’Orange futur saint Guilhem ? Qui était Amalbert ce premier habitant ? Nul ne le sait. Après cet acte capital et cette origine obscure, les documents sont rares et toujours incertains quand fleurissaient les palimpsestes.

 

Devant l’incertitude des écrits, la ville ne saurait livrer son secret qu’en interrogeant son ciel, sa précieuse terre mercurielle, ses couleurs et ses vieilles pierres.

Faire parler les sculptures en faisant parler l’analogie des formes, des couleurs, l’analogie phonétique aussi pour dévoiler par exemple qu’un corps nu féminin est en réalité une cornue… tel est le chemin que propose ce livre.

 

Le minéral, tout comme le minerai de l’alchimiste dans son ballon de verre, peut devenir expressif, il peut dialoguer silencieusement avec l’esprit des choses et celui de l’univers, surtout lorsque des hommes inspirés par des valeurs transcendantes ont su équarrir le roc et le graver. Ces artistes hors du commun font battre le cœur de sa masse engourdie qui susurre son message à qui sait l’entendre. De cette matière brute s’élève alors un langage étincelant qui éclaire sourdement le fond des ages, où se profilent les ombres séculaires des mythologies et les silhouettes courbées des vieux maîtres médecins et alchimistes. Ainsi défilent en clair obscur auréolé de l’énigmes alchimique, Arnaud de Villeneuve, Rabelais, Nostradamus, Jacques Cœur, Pierre-Jean Fabre et bien d’autres encore…

 

Par son port de Latte, Montpellier, s’ouvrait sur la lumière des mystères d’orient vers lequel voguaient les vaisseaux marchands de l’alchimiste Jacques Coeur, retournant à leurs ports d’attache chargés d’or et d’objets précieux. Au-delà de ces apparences se véhiculaient les connaissances et en particulier celle de l’alchimie et de ses puissants remèdes qui enrichirent la faculté de médecine de la ville.

 

À mesure que s’agrandissait la métropole l’empreinte de ce savoir éternel et spirituel fut confié à la pierre, véritable livre sacré d’une histoire parallèle et chargée de mystères. Livre ouvert mais invisible aux yeux des Montpelliérains devenus inattentif par l’accoutumance et aussi une certaine méconnaissance liée à la mentalité de notre siècle. Que de merveilles échappent alors à nos regards ! Cet ouvrage vous guide, vous révèle et vous décrit l’esprit le plus intime de la ville, son expression dans la matière apparemment inanimée.

Partez à la découverte du message immortel de la vieille citée Languedocienne, message merveilleux qui dépasse la seule ville pour rayonner sur toute l’Europe comme le fit jadis Prague sous le règne de l’Empereur alchimiste Rodolphe II.

 

Léon Gineste est docteur en sciences humaines, maître es sciences et professeur de théologie gallicane ancienne à la The International University (Los Alto en Californie).

Il fut formé pendant dix ans en alchimie par l’un des plus prestigieux maître du XXe siècle.

Il habite depuis 42 ans la ville de Montpellier et en a parcouru, un appareil photo en main, les vieilles ruelles, visité les églises, écouté les légendes, et interrogé les anciens monuments, les façades des vieilles demeures avec leurs sculptures pour vous livrer ici le fruit de ses découvertes.  

 

 

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Jeudi 26 février 2009
- Par Hermophyle



À une époque lointaine l'homme était pourvu non seulement de l'intelligence que nous connaissons mais également - et aussi curieusement que cela puisse paraître de nos jours, - d'une sensibilité, et d’un accès à des sentiments puissants qui agissaient. Évidemment il ne faut pas confondre cette sensibilité avec le sentimentalisme.

 

La sensibilité (et non la sensiblerie) agissait, car le coeur pouvait pénétrer en un domaine qui restait impénétrable à intelligence. Rendons-nous à l’évidence, cette compréhension par le coeur est totalement absente de nos jours. Elle est repoussée par un néo cartésianisme totalitaire élaboré à partir des écrits mal interprétés et notamment le Discours de la Méthode, du mystique Descartes.

 

Descarte qui fréquentait la cour de la célèbre alchimiste Christine, reine de Suède fut le fondateur du Cartésianisme vénéré par les rationalistes. A contre-poil de sa philosophie il s’intéressait en 1619 à l'Ordre légendaire de la Rose-Croix dont il dit n’avoir trouvé aucun membre. Cependant il éprouva l’étrange nécessité de nier son appartenance à cette fraternité, dont l’existence fut, et est encore, contestée, ce qui n’est pas une anomalie quand une société est réellement secrète.

Cela n’empêcha par Descartes d’émettre un projet, « Le trésor mathématique de Polybe le Cosmopolite », dédié « aux érudits du monde entier, et spécialement aux F.R.C. (Frères Rose-Croix), très célèbres en G. (Germanie) ». Le titre de cet ouvrage est évocateurs quand on sait que le Cosmopolite est le pseudonyme d’Alexandre Sethon, alchimiste écossais connu à cette époque pour parcourir l’Europe en réalisant de nombreuses transmutations. Comment ne pas soupçonner l’appartenance aux Roses Croix de cet adepte ? Et comment Descartes avait-il pu réaliser un pareil rapprochement sans être proche des Roses Croix ?

 

Nous avons d’autres exemples de société secrète similaires comme la société des AA, qui semble être issus de la Compagnie du Saint Sacrement à la tête de laquelle se trouvait l’alchimiste St Vincent Depaul (voir mon ouvrage « Rennes le Château : Les Cartes des Trésors »). Ceux qui mettent en doute les connaissances alchimiques de Vincent Depaul, doivent se rendre à l’évidence : pour aider (même des expéditions militaires, comme ce fut le cas pour le « père des enfants trouvés ») il faut de l’argent, beaucoup d’argent ! Sans « boîte à l’enchanteur » comme le disait Louis XI (ami de Jacques Cœur Grand Argentier de son Père Charles VII), à propos de son alchimiste grand argentier Jean du Plessi Bourré, inutile d’entreprendre quoi que ce soit…

 

Après Descartes la notion de Cartésianisme, est devenue abusivement rationaliste, alors qu'elle est d'abord une découverte de la liberté, intimement liée à la joie de penser et de modéliser à partir d’observations simples, c’est-à-dire d’un élément connu en usant d'un bon sens partagé par tous et qui est fondamental en alchimie pratique au laboratoire. La démarche est libérée de la contrainte théorique, de celle du livre et de la référence savante. Construite sur le doute et l'observation, la méthode apporte joie et liberté au penseur. C’est en réalité la logique constructive qui doit habiter tout Rose-Croix et tout alchimiste.

 

Je puis affirmer que Descartes reçut l’initiation des Roses Croix car, comme toute initiation réelle, elle favorise la clairvoyance par étroite communion avec le monde suprasensible.

C’est durant ses quartiers d’hiver de 1619 à 1620 à Neubourg que se révèle à lui, le 10 novembre 1619, en trois songes des pensées décisives pour sa vie.

Son ami Baillet en a fait le récit, dont voici le début :
 

« La recherche qu'il voulut faire de ces moyens, jeta son esprit dans de violentes agitations, qui augmentèrent de plus en plus par une contention continuelle où il le tenait, sans souffrir que la promenade ni les compagnies y fissent diversion. Il le fatigua de telle sorte que le feu lui prît au cerveau, et qu'il tomba dans une espèce d'enthousiasme, qui disposa de telle manière son esprit déjà abattu, qu'il le mit en état de recevoir les impressions des songes et des visions.

Il nous apprend que le dixième de novembre mille six cent dix-neuf, s'étant couché tout rempli de son enthousiasme, et tout occupé de la pensée d'avoir trouvé ce jour-là les fondements de la science admirable, il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu'il s'imagina ne pouvoir être venus que d'en haut. »

Il raconte alors comment il s'enferme dans son poêle (chambre) et conçoit sa méthode. Il dit également, qu'alité, il regarde le plafond au plâtre fissuré et imagine un système de coordonnées (devenues par la suite les cartésiennes), permettant de décrire lignes, courbes et figures géométriques par des couples de nombres arithmétiques, dont il ne reste qu'à analyser les propriétés. C’est ainsi qu’est née la géométrie analytique.

Ces « songes » sont évidemment, le résultat d’un travail sur lui-même qui ne put être dispensé que par de véritables initiateurs et donc par les Roses Croix !

Actuellement existe une incompréhension vis-à-vis de tous ce qui est spirituel. Les preuves abondent pour démontrer cette dérive qui s'accentue de jour en jour, depuis le théologien Pierre Abélard (1079-1142) qui prona l'étude intellectuelle des écritures au détriment de la compréhension directe sans passer par le raisonnement. En cela il avait un opposant de taille, Saint-Bernard qui avait transmis aux Templiers une dimension spirituelle que nous ne connaissons plus, et dont les néo Templiers actuels ignorent jusqu’aux rudiments. 

J'ai montré dans mon livre holoscopie de la spiritualité occidentale qu'existe encore en notre encéphale cérébral la possibilité de renouer avec cette manière de percevoir les hommes, les choses et l’univers.

 

Donc il est une époque historique particulière ou cette scission entre les deux manières de « cogiter » se sont progressivement séparées. Le debut de ce moment historique de rupture se situe aux environs du XIIe siècle. Ainsi saint Anselme (1033-1109), archevêque de Cantorbéry, découvre ce qu'on appelle la preuve de l'existence de Dieu ; c'est-à-dire que c'est homme a ressenti la nécessité de démontrer la divinité. Le fait que l'on cherche a prouver Dieu est une preuve qu'on ne le connaît plus, qu'on en a plus l'expérience intérieure, car ce qu’on vit intérieurement, on ne le prouve pas. Messieux les rationalistes, pouvez-vous prouver l’amour que vous portez à votre épouse ? On prouve seulement ce que l'on ne vit pas. L'incompréhension alla en fait en croissant et aujourd'hui nous sommes parvenus à un point étrange. Tout ce qui est divin est incompris par les théologiens de toutes les églises. Ainsi le Christ est abaissé, déprécié jusqu'à n'être qu'un homme qui enseigne, qui guérit les maux par les mots. Et certains théologiens n'hésitent plus à nier son existence.

 

Seul un ésotériste bien formé sait qu’il peut communiquer dans le silence mental au-delà de notre réalité et y trouver autant le bonheur que l’inspiration.

Publié dans : Initiation - Communauté : Le Monde Spirituel
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Mardi 24 février 2009
- Par Hermophyle

Vous n’ignorez pas que j’ai déjà écrit un article sur la Martinique. À la suite de sa publication, certains de mes amis m’ont fait remarquer qu’il serait préférable de ne pas me mêler de la problématique antillaise. j’ai décidé de le faire une autre fois pour toute.

Je l’ai souvent dit, mon rôle dans la société n’est pas celui d’un politicien. Ce qui m’interpelle est la souffrance des êtres humains. Cette souffrance peut revêtir plusieurs formes en allant du physique au moral et même au spirituel. Si je parle des Antilles aujourd’hui, c’est que nul n’ignore qu’elles sont en crise et que cette crise est profonde et génératrice de transformations profondes indispensables où la souffrance des un et des autres s’invite. Je n’ai pas vocation de refaire le monde. Cependant le mensonge s’inscrit à contre-poil de mon éthique et de ma vie spirituelle. À la Martinique j’ai des frères et je compatis de tout mon cœur avec eux. Ne rien dire m’est impossible sous peine de devoir perdre ma vérité.

Le texte suivant repose sur des renseignements transmis par un ami antillais :

 

V

ous voulez connaître la vérité ? Alors ne vous contentez pas des informations véhiculées par les médias et des propos plus ou moins fallacieux diffusés par les extrémistes de tout bords, y compris les racistes.

Dans ma jeunesse j’ai eu l’occasion de naviguer dans l’océan Indien et de visiter à plusieurs reprises les iles de l’archipel des Comores. Seule l’île Mayotte est restée française. Les autres vivent dans la plus grande misère et demandent leur annexion à la France, ce qui leur est systématiquement refusé sous prétexte que cela reviendrait trop cher à l’état. C’est une opinion qui ne fut jamais affirmée par l’Etat mais répandue chez les contribuables, non informés. Sachez que cette manière de voir les choses est fausse, fondamentalement fausse. Elle n’est pas fondée. Les faits les voici, et à partir d’eux vous pourrez juger sainement.

Les DOM-TOM coûtent 520 € par habitants et par an. La Corse coûte 2400€/hab/an ! C’est plus que la métropole (1200€/hab/an). Vous voulez vérifier ? C’est tout à fait légitime. Lisez le rapport du délégué ministériel de l’égalité des chances des Français d’outre-mer écrit par Patric Karam. Vous y trouverez, noir sur blanc, tout ce que je viens de vous dire. Médias ! ou vous renseignez vous ? Pourquoi laissez-vous circuler dans le public de fausses informations ?

Savez-vous que la France est la troisième zone maritime du monde ? Savez-vous pourquoi ? Parce qu’elle possède des droits de douane et de passage pour le canal de Panama (grâce aux Antilles) et du canal de Suez (Iles de la Réunion et de Mayotte).

L’ancien ministre des DOM, Bernard PONS disait en 1986 que les DOM-TOM rapportaient à la France « Largement plus que ce qu’ils lui coutent ».

N’oublions pas que les fraçais des Antilles paient des impôts comme n’importe quel Français. Et il est temps de dire qu’ils sont plus taxés qu’en métropole. Ils payent ce que l’on appelle l’Octroi des mers qui taxe tout ce qui est importé de la métropole. Certains disent que c’est l’équivalent de la TVA. C’est faux ! En réalité la TVA s’ajoute à trois taxes (je dis bien trois) d’octrois des mers sur tous les produits importés.

Quant aux impôts locaux, ils sont aussi élevés qu’en région parisienne !

Toutes ces précisions pour que cessent ces ragots non démentis par les médias qui affirment que les Antillais vivent grassement sur les impôts de leurs compatriotes de Métropole.

De ce fait il faut préciser les choses liées à la crise. Car les médias informent très mal pour ne pas dire plus.

Premier point : Les manifestants ne demandent rien à l’état, ni argent, ni RSA. Ce sont les patrons (Médef) et les descendants des esclavagistes (Béké) qui ont sollicité de l’état. Ces derniers ont voulu tirer parti de la grève pour s’enrichir en demandant une aide en échange de l’augmentation des salaires les plus bas. N’oublions pas qu’ils bénéficient déjà d’exonérations de charges, de la défiscalisation, et de nombreuses aides de l’état et de l’Europe.

Deuxième point : Les indépendantistes profitent de la crise pour dire que les iles veulent être indépendantes. Cela est totalement faut. Aucune demande d’indépendance n’a été formulée par les manifestants. Cette question a été tranchée à mainte reprise par les référendums de 1946, de 1962 et 2003.

Les manifestants ne demandent qu’une chose : l’égalité des droits pour les français de Métropole et d’outre Mer.

Troisième point : Les Antillais ne sont ni xénophobes ni racistes. Ce sont les békés qui vivent entre eux, se marient entre eux, travaillent entre eux en excluant les Antillais. D'ailleurs les Antillais sont tous plus ou moins métissés ! Vous ne trouverez aucun cadre de direction dans les entreprises tenues par eux, les annonces d'emplois ne paraissent même pas en Guadeloupe, où à la Martinique mais directement en France, via des cabinets de recrutement. Les Martiniquais et les Guadeloupéens vivent et côtoient les descendants d'esclavagistes et à ce jour les Antillais noirs n'ont jamais eu l'attitude séparatiste vis-à-vis des Békés.

Quatrième point : Les manifestants demandent 200€ d'augmentions pour les bas salaires:
Cette revendication est légitime, comme je l'ai expliqué plus haut les patrons antillais bénéficient de nombreuses aides qui leur permettent d'obtenir de substantiels bénéfices. Ces aides venant de l'état se sont vous, nous qui les payons pour enrichir des patrons qui exploitent les Antillais. Le salaire d'un Antillais est de 20% à 30% voir 50% inférieur à ceux proposés (à compétence égale) en métropole. Quand on sait que là-bas tout coûte plus cher de 20% à 30% comment voulez vous que les gens s'en sorte? Comment peut-on croire qu'avec un coût de production moins élevé et de telles majorations de prix les patrons antillais prétendent ne pas pouvoir augmenter les salaires.

Par ailleurs, que vous ayez fait des études ou non, on vous proposera le smic, les emplois sont rares et de ce fait les patrons sous-payent leurs employés.

En conclusion:

La demande des manifestants est saine : Il faut que cesse le système néocolonial (exclusivité de la Métropole et application stricte des lois de la République) et l'exploitation. Voilà ce que les Antillais demandent, qu'on leur donne les moyens de travailler et de vivre de leur travail et non du RSA ou autre RMI. Qu'on arrête de donner des sommes exorbitantes, sans contrepartie, sans aucun contrôle à des patrons qui ne font que s'enrichir en exploitant le côté insulaire des Antilles et leurs habitants. Que ces sommes servent à développer l'économie, a payer décemment les salariés pour qu'enfin l'économie des Antilles ne repose pas uniquement sur le tourisme. Que les abus soient réprimandés : fin du monopole de certaines familles qui empêchent la concurrence, veiller sur les prix, que s’installe un contrôles serré des sommes envoyés par l'état et l'Europe, etc...

Par ailleurs, les Antilles sont une et l'état aurait tout à gagner à développer des partenariats avec les autres iles des Caraïbes (Puerto Rico, St Domingue, Trinidad) avec les autres continents, la Guadeloupe est à 4 heures de l'Amérique du Sud et à 2 h des USA.
Les Antillais sont des Français à part entière alors il faut cesser de les comparer aux habitants des pays voisins (Haïti, Cuba, République Dominicaine, etc?) Aucun métropolitain n'accepterais qu’on lui dise qu'il doit être heureux et ne rien dire parce qu'il gagne plus et vit mieux qu'un Roumain ou qu'un Polonais. Les Antillais français ne sont ni cubain ni haïtien mais français et même depuis plus longtemps que certains métropolitains. !

En espérant que certains comprendront un peu mieux leurs compatriotes des Antilles et leur apporteront leur soutien dans cette lutte.



Cordialement.

 

 

   


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Jeudi 19 février 2009
- Par Hermophyle

Pour ceux qui me l'on demandé je signale la sortie de mon livre (cet été) de 450 pages environ, illustré avec de très nombreuses photos, sur Montpellier alchimique (titre provisoire) aux éditions Fortuna.


Quand j’étais enfant, j’avais un missel luxueux, qui devait m’accompagner jusqu’à ma première communion que l’on appelait à cette époque communion solennelle. Ce livre à tranche dorée était l’un des derniers vestiges du naufrage dans la misère de ma riche famille maternelle. Il était pourvu de belles fermetures en argent ciselé et orné à chaque page d’illustrations pieuses en couleur. Dois-je vous avouer que le texte était pour moi hermétique car je ne comprenais pas grand-chose à ce que l’on me racontait le dimanche à l’église (le texte était parfois en latin). En tout cas, dans son rôle de guide des fidèles il dictait tout ce qu’il fallait faire pour participer convenablement à la messe. Tous ces conseils étaient hors de ma portée car je vivais la religion dans l’indifférence si ce n’est dans un profond ennui. Et pourtant il devait m’être utile ce bel ouvrage car un jour j’ai lu dans ses arabesques fleuries une phrase qui me laissa perplexe et fut à l’origine de mon départ vers une conquête qui n’est pas encore achevée. Ce conseil laconique et sans fond le voici : « Mettez-vous en présence de Dieu. ».

Je m’interrogeais longuement et des années durant sur la manière de parvenir à cette présence divine. Aucun prêtre n’a su me répondre convenablement. C’est d’ailleurs essentiellement pour cela que plus tard j’ai déserté l’Église. Il m’a fallu 25 ans pour découvrir comment faire, tout en restant chrétien. Évidemment je ne suis plus revenu à l’Église car un manquement pareil laissait supposer des incompréhensions et des incompétences trop graves pour que je puisse accorder crédit à l’enseignement des ecclésiastiques catholiques.

 

Un phénomène analogue, mais dans un autre registre cette fois, s’est produit lorsque j’ai rencontré des gens férus d’ésotérisme qui affirmait péremptoirement, et avec cette superbe dont ils ont le secret, qu’ils évoluaient dans la plus grande tolérance.

Oui, j’en ai beaucoup entendu parler de la tolérance par ceux qui ne manquaient pas, lorsque l’occasion se présentait, de faire preuve d’intolérance, cela évidemment à leur insu, car ils ignoraient sur quoi repose cette attitude si précieuse pour construire ce qu’il appellent le temple de l’humanité.

Curieuse manière de procéder qui consiste à mettre la charrue devant les bœufs puisqu’il est question de construire un temple de l’humanité avec des humains qui ne sont pas construits. C’est comme si l’on voulait bâtir une maison avec des pierres défectueuses, pour ne pas dire plus. Je vous laisse le soin de deviner la majesté de l’effondrement.

 

À propos de la tolérance trop souvent revendiquée, que je préfère appeler respect, c’est un terme que certains centres d’ésotérisme prennent pour bannière. Je m’interrogeais, car ce mot me paraissait dépourvu d’une filiation, d’une origine. Impossible de savoir à partir de quel concept, de quel mouvement de l’âme il procède.

Généralement il repose sur de bonnes et louables intentions qui ne sont en fin de compte que des mots, dont je n’ai jamais eu l’occasion de connaître le processus profond qui permet d’une manière naturelle de proposer ses opinions sans les imposer.

Je n’ai pas l’intention de philosopher sur ce sujet pour deux raisons, la première c’est que je ne suis pas philosophe, la seconde est qu’élaborer un développement philosophique m’ennui profondément et me fatigue. Peut-être faudrait-il que je me soigne pour ça ?

 

J’ai découvert fort tard qu’il était nécessaire de préparer l’être à la tolérance, tout comme on le prépare à vivre sa vie de femme ou d’homme, en lui faisant rattacher les rapports humains à ceux de ses relations qu’il aime le plus : parents, frères, sœurs... Ainsi, l’être parvient peu à peu à considérer les êtres qui traversent sa vie avec le même amour objectif que celui qu’il tourne vers des êtres aimés.

Évidemment tout le problème consiste à apprendre à gérer les déceptions qui ne manquent jamais de se manifester. C’est là que j’ai découvert le secret de la petite phrase : « Mettez-vous en présence de Dieu »…

Je ne vais pas vous citer une parole de l’évangile, même s’il est un passage qui « colle » fort bien à ce que je viens d’écrire. Ce serait trop facile… La déduction est que la tolérance intérieure, concrète, indéracinable et jamais prise à défaut ne peut que reposer sur la connaissance elle-même.

Cet amour objectif que nous nous efforçons d’atteindre est le socle indispensable de la connaissance, sans cela, la connaissance perd sa noblesse et n’est rien d’autre qu’un moyen de se donner des sensations et l’on devient incapable de générer la tolérance.

N’en doutez pas, celui qui dans la connaissance ne cherche que ce qui lui plait n’obtient pas la véritable connaissance et n’accède jamais à la tolérance !

 

Nous voilà donc au cœur du sujet. On ne peut comprendre l’ésotérisme et la mystique et donc progresser dans la connaissance si on veut rester dans la disposition intérieure avec laquelle on reçoit des idées qui nous laissent extérieurement indifférents, comme les mathématiques, la chimie ou la physique. On ne peut saisir que si l’on commence par préparer son cœur.

Fidèle à cette attitude d’indifférence nous reconnaissons 90% des ésotéristes de France et de Navarre qui croupissent sous le prétexte nobles qu’ils avancent à leur rythme ! Oh-là-là ! Qu’est-ce qu’ils parlent bien les cuistres ! Cela évidemment leur donne du gallon par ancienneté pour devenir chef de cuisine…

On ne peut assimiler les connaissances ésotériques, et donc inspirées, avec la compréhension qui caractérise celle que nous utilisons dans notre vie courante. C’est la raison pour laquelle les hommes doivent être préparés avant de leur communiquer des connaissances sur le monde suprasensible. Cette préparation est lente, afin que l’individu soit intérieurement disposé pour que cette connaissance agisse de façon juste sur leur cœur. Cette attitude demande une certaine tension de l’âme. Elle implique la nécessité de faire un effort pour se placer de façon juste vis-à-vis des connaissances des mondes suprasensibles.

Telle est la raison pour laquelle il est nécessaire de créer un véritable contre poids, un véritable exutoire qui agira dans l’esprit en appuyant pour ainsi dire sur l’autre plateau de la balance.

 

Je souligne trois fois que celui qui veut trouver un rapport juste avec les mondes spirituels devrait surtout rechercher l’humour et l’autodérision. Je le dis très sérieusement : Il est indispensable de ne pas rester sans humour quand on aspire aux réalités supérieures ! Comprenez-vous maintenant le rôle essentiel de la Cabale des alchimistes si bien utilisée par Rabelais ? Un alchimiste qui n’est pas farceur n’est arrivé nulle part ! Un mystique triste est un malade ! Les doctes qui manquent d’humour engendrent les pires aberrations. Celui qui rejette l’humour et baigne dans une sentimentalité fausse ne pourra jamais avancer. Dans certains milieux peu éduqués on parle de constipation ou plus justement de porte de prison.

 

La raison de l’humour ? Elle est simple : Le fait de garder une âme LIBRE et ouverte à l’humour est un bon moyen de prendre au sérieux ce qui est sérieux. Dans le cas contraire on se corrompt soi-même et on sape, en baignant ainsi dans le sentiment, toute possibilité de relation vraie avec ce qui est sérieux. Car la sentimentalité est en effet le pire ennemi du véritable sérieux. Celui qui veut accéder à la connaissance « en tirant une tête de six pans de long », ou en « faisant la gueule », peut crier qu’il est maudit en s’engonçant fièrement dans sa cape de théâtre…

 

On se libère de la gravité des choses quand on essaie de les présenter de façon humoristique.

Pour certain « passés Maîtres » il est plus facile de dire que l’on accède au monde suprasensible en « mettant son ego de côté ». Tient, mais c’est facile çà ! Je n’y avais pas pensé ! Grand Dieu, quelle illusion, quelle prétention ! Connaissez-vous l’adage qui dit « Qui veut faire l’ange fait la bête » ? Et oui, la pensée qui règne, qui se prend pour un bulldozer, qui se prend au sérieux et se croit capable de tout est, et reste, illusoire. Elle est un objet mort, définitivement mort.

Pratiquez l’humour messieurs les Grands maîtres, devenez contremaître et développez la flexibilité de la pensée et sa mobilité, alors vous serez proche de la vie et les pensées se transformeront d’un objet mort en un être vivant. Comme l’alchimie est la science de la vie, comprenez-vous pourquoi les adeptes utilisent des jeux de mots cabalistiques qui frisent le blasphème et ne reculent pas devant la paillardise ? Vivons dans la joie de l’abbaye de Télème et nous accéderons au sublime et la tolérance sera en nous pour cultiver un oecuménisme qui ne se monte pas la tête en mitre.

 

« S’aille chier qui autrement y pense. »

François Rabelais (Curé, grand médecin, grand écrivain et grand alchimiste).

Publié dans : Initiation - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Jeudi 12 février 2009
- Par Hermophyle

À mes sœurs et frères de la Martinique.

 

Je m’excuse auprès des lecteurs de mon blog de devoir interrompre le fil de mes publications habituelles pour livrer un texte qui brise ma ligne « éditoriale » axée sur la spiritualité, l’alchimie, l’ésotérisme et l’Église traditionnelle (et non traditionaliste !).

 

Aujourd’hui j’aborde un sujet d’actualité lié aux événements qui se déroulent à la Guadeloupe et à la Martinique. Il est évident que les raisons profondes du soulèvement populaire ne sont pas bien connues en métropole et embarrasse sérieusement l’actuel gouvernement réduisant au silence la plupart des hommes politiques et aussi les économistes qui doivent réviser sérieusement leur copie et restructurer de font en comble leurs actions qui trop souvent édifie la misère à la place de la prospérité.

 

Depuis 1998 je passe souvent quelques semaines dans l’île aux fleurs où je trouve une communion fraternelle régénératrice. Chaque année, depuis trois ans, je rends visite à mes frères Martiniquais et progressivement, à travers leurs non dits, leurs silences gênés ou pudique, j’ai vu se dessiner une fresque de leur histoire souterraine riche en traditions et fortement teintées de douleurs aussi. Jamais, ils ne m’ont formulé la blessure de leurs ancêtres esclaves, qui est encore là leur, ni celle des dizaines de milliers qui furent brûlés vif lors de l’éruption de la montagne Pelée et qui actuellement encore fait planer un souvenir menaçant sur toute l’ile. J’ai vu les ruines calcinées. J’ai vu un théâtre ravagé où subsistent les vestiges de ce que furent des machines mouvant des décors anéantis, devenus rêves brisés, j’ai vu une église littéralement explosée où des blocs de colonnes et de murs pesant plusieurs tonnes jonchent le sol et où la dernière marche de l’escalier qui s’ouvrait jadis sur le sanctuaire s’ouvre maintenant sur l’au-delà et les autels dévastés. En ce lieu l’herbe, si prolifique ailleurs, hésite – dans une sorte de respect – à repousser sur l’endroit de ce drame pourtant plus que centenaires.

Je dis souvent que je ne suis pas Franc Maçon. J’ajoute que je ne suis pas non plus économiste et que la politique n’est pas mon violon d’Ingres. Alors, ce que je vais vous dire sur le drame qui se joue actuellement n’est que ce que j’ai compris ou ce que j’ai cru comprendre mais dont j’éprouve l’irrésistible besoin de vous parler.

 

Mes frères martiniquais ont apparemment tourné la page sur la souffrance de leurs ancêtres enchaînés qui furent d’abord libérés par la grande figure de l’abbé Grégoire (en réalité évêque légitimement consacré), mais réenchaînés ensuite par le joli minois de l’impératrice Joséphine de Beauharnais qui avait besoin d’exploiter du bétail humain pour faire « tourner » son exploitation martiniquaise. Ne nous étonnons donc pas si la statue de la belle créole qui siège à Fort de France (qui fut Fort Royal) domiciliée de son vivant à Paris au palais impérial des tuileries fut subrepticement décapitée !

 

En 2006, j’avais installé mon quartier général sur la face atlantique de l’île dans un appartement de la ville du Robert. C’est là qu’un courant d’air pernicieux me jeta au lit plusieurs jours dans une béatitude psychique comateuse ou le temps m’apparaissait comme un long fleuve tranquille et profondément ennuyeux. Je demandais à mes amis de me fournir un livre qui puisse stimuler ma raison de vivre !

Mes souhaits furent exaucés avec Texaco mis intentionnellement entre mes mains par Pascal qui avait su faire un choix judicieux parmi les centaines d’autres de sa bibliothèque. Ce livre au bord des pages déjà jaunies par l’acidité du papier n’était pourtant que de 1992. Comme je ne lis pas de roman, je ne fus pas surpris de découvrir un illustre inconnu pour ma mémoire d’ignare. Je remarquais immédiatement que cet ouvrage avait valu à son auteur, la Martiniquais Patrick Chamoiseau le prix Goncourt. Allez savoir pourquoi mon esprit comateux me fit faire la relation avec l’académicien Goncourt, Léo Larguier qui écrivit un beau roman intitulé « Le faiseur d’or Nicolas Flamel » dont je conserve pieusement l’édition princeps de 1936, la même année que celle de l’élection de son auteur à la célèbre Académie. Évidemment, entre Patrick Chamoiseau et Léo Larguier il ne semble pas y avoir de rapports saufs peut-être que les deux auteurs traitent à leur manière le problème de la libération. Et puis, Chamoiseau est Martiniquais et n’est donc pas insensible à une dimension « magique » si bien traduite par Larguier. Mais arrêtons là cette digression fumeuse pour aller dans la rue de Fort de France où fleurissent les banderole revendicatrice à propos de la cherté de la vie.

Je suis intrigué par une absence, celle de l’archevêque catholique Romain responsable des diocèses de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyanne. Il est vrai que l’Église Catholique a toujours soutenu les esclavagistes (qui peuvent être noirs) en suivant scrupuleusement les directives de l’aussi triste que célèbre « code Noir » de Louis XIV. Je ne m’attarderais pas sur ce document dont la monstruosité n’a d’égal que celle de l’inquisiteur Torquemada ou les horreurs d’Adolphe Hitler.

La seule existence de ce document nécessiterait de la part de l’Etat Français non seulement des excuses mais aussi des réparation allant dans le sens d’une vie plus facile dans les antilles et non d’une exploitations qui ne dit pas son nom mais semble à s’y méprendre une adaptation à peine camouflée du code noir. C’est ainsi que je comprend les choses, à partir de ce que j’ai pu voir. Vous voulez un exemple ? Le voici : à la Martinique est une source d’eau minérale gazeuse dont les bouteilles sont vendues dans l’ile. Il n’y a donc pas de frais de transport. Si vous achetez cette eau dans une grande surface vous la payerez plus cher que l’eau française ou italienne de première qualité ! Je vous ai déjà dit que je ne suis pas économiste, même si j’ai fréquenté en touriste l’Institut de Préparation aux Affaires. Là, j’aimerais bien qu’on m’explique ce qui se passe. Je me suis un peu informé sur cette bizarrerie qui, à mon avis, frise le vol pur et dur. Cela reste, je le souligne, une opinion qui n’engage que moi et Over-Blog peut dormir sur ses deux oreilles ! J’ai donc appris que cette source miraculeuse, où coulent à flot les euros, est la propriété d’un béké. Si vous n’avez pas lu Chamoiseau, vous ne savez probablement pas ce qu’est un béké. C’est simple, c’est un créole descendant des esclavagistes. C’est un créole qui, en Martinique, refuse de se mélanger avec les blacks, et qui va généralement chercher son épouse en Bretagne ou du côté de la Rochelle.

Dernière précision, les postes clef de l’économie sont aux mains des békés. À vous de conclure cher lecteur car vous pouvez maintenant vous faire une idée de l’origine de la crise.

Il n’y a pas si longtemps, l’économie s’appelait économie politique. La séparation de l’économie avec la politique est artificielle. Et donc l’état va protéger les exploiteurs, mais pas les exploitants. C’est une musique connue, ne trouvez-vous pas messieurs les agriculteurs et éleveurs de notre douce France?

Ainsi, j’ai reçu un courrier vendredi 6 février m’informant que la chaine de tv Canal + a déprogrammé un fil sur les békés qui est censuré par l’état. Parbleu ! vous comprendrez quand vous saurez qu’il traduit l’expression d’apartheid sous administration française aux Caraïbes ! Pourtant, dans l’indifférence la plus totale ce film fut regardé le 30 janvier 2009 par des millions de téléspectateurs… Avec la crise, cela pourrait ouvrir les yeux des plus lucides. Et oui, le visionnage en ligne sur internet n’est plus opérationnel ! ! ! essayez de le voir et vous aurez honte. Voici ses coordonnées qui peut être vous aideront à passer outre la censure pour passer un mauvais moment face à votre conscience (je parle à ceux qui en ont évidemment !).

htt://www.magavideo.com/ ?v=1q1m01nv

Ce matin, 14 février, un lecteur que je remercie, m'a informé que déjà cette adresse n'était plus bonne et m'a transmis la suivante:

http://fr.netlog.com/go/explore/videos/videoid=2662953

Si ce fim disparait totalement, vous devinerez pourquoi.


Au fait les esclavagistes français ne s’appelent pas béké, mais ils sont de mèche avec les békés… À quand le code noir de la misère noire ?

 

Voilà j’ai dit ce qu’il me fallait dire, et vous retrouverez bientôt ma lignée « éditoriale » habituelle. Cet article ne saurait faire de moi un partirant d’un quelconque mouvement politique. Je ne suis ni de Droite, ni de Gauche, je suis pour ceux qui souffrent. La raison profonde de ce texte est l’esprit de solidarité avec mes frères Martiniquais qui souffrent d’incompréhension, d’exploitation, et d’exclusion depuis plus de trois siècles.

Je les salue ici à toute et à tous avec la profonde affection que je leur porte.

Si je signais ZORRO, vous ririez un bon coup et ça vous ferait du bien… Cher cabaliste, l’or de Zorro est double. Pour parvenir jusqu’à oméga (Z), Il ne faut pas confondre l’endroit (or) et l’envers (ro) qui est éructation et ordure. Bon, d’accord, ça manque de légèreté. Que voulez-vous que j’y fasse si je ne suis pas un fin lettré ? Me taire ? C’est une option que vous me proposez ?


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Mercredi 4 février 2009
- Par Hermophyle

 L'édition princepts de cet article comporte des erreurs qui laissent supposer que l'Athroposophie est en décadence. Cela est évidemment faux et je m'excuse auprès de ceux qui oeuvre sérieusement au sein de l'Anthroposophie. 

Cette erreur de perspective est due à des informations biaisées  par moi ou par d'autres dans lesquelles j'ai cru comprendre certaines choses.
Les attaques contre l'Anthroposophie sont suffisamment nombreuses et injustifiées pour que je vienne y ajouter ma maladresse... désolé !

 

Il est unanimement connu que l’alchimiste transmute en or les métaux et fabrique aussi un élixir capable de prolonger la vie. Je vous parle là de ce qui se colporte sur le zinc du bistro de l’avenir !

Quoi qu’il en soit, l’élixir de vie m’intéresse ici, car il est présent dans notre littérature puisqu’il inspira Honoré de Balsac pour écrire son livre La recherche de l’absolu(1834), que tout critique reconnaît comme fortement influencé par le petit opuscule de l’alchimiste Cyliani intitulé Hermès dévoilé (1832) et que les critiques unanimes reconnaissent comme un chef d’œuvre dépassant le talent du grand écrivain de ce monument littéraire qu’est La Comédie Humaine.

À travers la littérature actuelle ainsi que dans certains films et téléfilms, ce mystérieux liquide régénérateur, dont le souvenir surnage dans l’eau de Dantzig étoilée de paillettes d’argent ou d’or[1], continue d’intriguer et d’exalter l’imagination. Devant cet engouement, il me semble naturel d’aller plus loin dans la compréhension de ce processus « biochimique » que la caste des médecins allopathique raille mais que la biologie générale observe avec attention à travers le processus de régénération et de mue qui caractérise certains êtres vivants.

Vous l’avez compris, je vais essayer de donner un peu plus de renseignements sur la thérapie alchimique au-delà de l’esprit sectaire que manifestent la plupart des médecins allopathes et aussi bien au-delà de cette attitude évaporée avide de merveilleux qui trop souvent caractérise ceux qui fréquentent les centres d’ésotérisme. Peut-être pourrions-nous tenter de voir les choses autrement et de nous évader un moment de nos conditionnements qui nous emprisonnent dans notre monde relatif ? Je sais que c’est un vœu pieux aussi persuasif qu’un coup de bâton dans l’eau. Que voulez-vous que j’y fasse, j’ai toujours été naïf, pour ne pas dire plus…

Quand, dans le dictionnaire Larousse on lit que « Paracelse est le père de la médecine hermétique », cette affirmation est aussi fausse que vraie, puisque l’alchimie et sa médecine existaient bien avant que se manifeste le grand médecin. Cette définition est cependant vraie car Paracelse sur les fondations de la médecine alchimique et spagyrique (procédé alchimique appliqué sur les plantes et certains minéraux) a dressé, avec une force inégalée de synthèse – qui s’inscrit encore dans notre méthodologie qui se projette dans l’avenir –, l’édifice dont le fronton portera pour toujours son nom.

La médecine hermétique assise sur les médecines alchimiques, est née à l’aube des civilisations avec ces forces suprasensibles qui modelèrent l’être humain. Cette médecine, a de puissants ennemis dont la France (des années 2000) possède des membres particulièrement virulents qui parvinrent à se hisser jusqu’à des postes ministériels pour imposer leurs desideratas hostiles et diminuer ainsi l’effet thérapeutique de la médecine homéopathique, et cela en faisant légiférer sur l’obligation de commercialiser des dosages inefficaces.

Paracelse (1493-1541), Basile valentin et Van Helmont (1577-1644) ainsi que le véritable courant Rose+Croix, fondèrent l’iatrochimie[2] ou médecine hermétique directement dérivée de l’alchimie.

À partir de Lavoisier qui est à l’origine de la chimiothérapie moderne la médecine hermétique poursuit sa route, surtout en Allemagne, grâce à un évènement important : En 1768 le Dr Metz sauve la vie du jeune Goethe qui par la suite fut alchimiste (cf. son livre le Serpent vert) dont l’influence est encore considérable, en particulier à travers l’œuvre de Rudolf Steiner qui créa la médecine Antroposophique. Cette médecine se rattache à l’œuvre de l’alchimiste d’Alexander Von Bernus (1880)[3] qui fréquenta Steiner et comme lui fut fortement influencé par Goethe[4]. Elle se rattache aussi, notamment par la dynamisation, à l’homéopathie et surtout à la médecine des Rose Croix alchimistes qui n’ont rien de commun avec les courants rosicruciens actuels. Cette médecine que je qualifie de « christophyle » (par la présence permanente du Christ) ne prend évidemment toute sa valeur qu’associée à une dimension spirituelle.


La question essentielle que l’on ne peut que poser à la médecine hermétique est « Qu’est-ce qui provoque la guérison dans un organisme malade ? » la médecine allopathique et la thérapeutique « naturelle » donnent la même réponse :  « Ce sont les forces de l’organisme lui-même mobilisé soit par une réaction d’autodéfense, soit par un facteur externe tel un traitement médical pour chasser ou combattre les substances (virus ou bactéries) qui provoquent la maladie. » L’axiome énoncé par Hippocrate (460-377 av. J.-C.) : « Ce sont les natures qui guérissent la maladie. La Physis trouve son chemin toute seule » n’a pas cessé de guider tous les médecins authentiques, des alchimistes en passant par Paracelse et les grands iatrochimistes, jusqu’à nos jours.

La question essentielle est de savoir quelle est cette faculté de l’organisme qui lui permet de combattre les troubles fonctionnels, les virus et les bactéries ? Les médicaments adéquats introduits de l’extérieur mettent en branle une véritable armée biorégénératrice, sorte de masse défensive qui mène effectivement le combat essentiellement la nuit venue[5]. Mais quelle est la force qui les mets en mouvement et où est son siège dans l’organisme humain ? Est-ce dans la cellule ? Non ! Le tissu cytologique (cellulaire) n’est pas le champ de bataille biologique. Cette force ne se trouve nulle part dans l’organisme humain accessible par les méthodes d’investigations actuelles de la médecine. L’imagerie médicale ne saurait la localiser, mais elle réside dans le corps non visible de l’être humain, lequel siège dans un autre espace, dont l’expression « espace parallèle » traduit bien à la foi sa proximité spatiale et sa non perception par nos organes des sens. Ce corps insaisissable et pourtant tout proche forme avec notre organisme sensible la trame d’un réseau serré dans lequel se déroulent bon nombre de phénomènes vitaux essentiels et qui étaient connus par les initiés de tout temps et de tous les peuples, même s’ils lui donnaient des noms différents. La sagesse hindoue plusieurs fois millénaire le connaît sous le nom de « Lingha Sharira ». Pour la Kabbale hébraïque il a une réalité métaphysique et la légende du Golem tend à lui donner une existence bien réelle. Paracelse, inspiré par les Métamorphosed’Ovide[6], le nomme « Schemen » (ombre).

La terminologie des théosophes et celle des anthroposophes s’est inspiré des observations de la physique du XIXe siècle pour le nommer. Il désignait un fluide, impondérable que les physiciens supposaient être répandu partout et servant de milieu de transmission à la lumière, à la chaleur, à l’électricité, etc. L'éther invisible était donc censé remplir le vide des êtres et de l'univers, C’est la raison pour laquelle l’expression de « corps éthérique » fut employée pour désigner ce corps invisible aussi bien par la Théosophie, l’Anthroposophie et aussi par l’alchimiste allemand Alexander von Bernus.

Quant à Paracelse il a emprunté Schemen(ombre) au latin pour désigner le corps éthérique ou vital.

Bien que la biologie actuelle puisse encore rejeter cette conception, comme entachée de vitalisme suranné, cela ne peut que changer dans un proche avenir.

Ce que Goethe appelait « l’image primordiale » de la plante n’est autre chose que l’image éthérique, car dans tout ce qui est organique, c’est le corps éthérique qui porte la vie, et certains clairvoyants peuvent même voir flotter au-dessus de la graine « l’image éthérique » de la plante qu’elle annonce.

Soyons clair, ce n’est pas le corps éthérique qui est immortel puisqu’il disparaît presque totalement plusieurs heures après la mort, rendant ainsi possible les réanimations. Oeuvrer sur ce corps éthérique, notamment avec la quintessence alchimique dynamisée, permet de conserver une bonne santé ou d’augmenter considérablement la résistance.

Au moment de la mort, le corps éthérique se détache du corps physique et lui survit encore pendant quelque temps. Il voltige autour du cadavre – tumulun circumvolat umbra – pour disparaître ensuite dans la quasi-totalité.

L’élixir de vie des alchimistes agit donc sur le corps éthérique et au-delà du corps éthérique. Car le corps éthérique est le lieu d’action privilégié ou se manifeste la puissance vitale de la quintessence, dont la concentration des effets biologiques à une puissance inouïe, et qui se manifeste à la suite de l’absorption d’un liquide qui ressemble étrangement à l’eau-de-vie de Dantzig. Cet élixir agit beaucoup plus profondément dans les autres espaces qu’un médicament homéopathique. Il agit en ces lieux où siègent les particularités de l’être humain qui le différencie des animaux et le place hors des phylums évolutifs inspirés par le darwinisme. Cela ne peut être saisit par l’obscurantisme moderne orchestré par le mandarinat universitaire (que ma génération d’étudiants appelait « pipo ») mis en place par des politiciens corrompus dans un but dont je ne vous ferait pas l’injure de vous dévoiler la criante évidence.

 

 

 



[1] L’eau-de-vie de Dantzig (44°), Danziger Goldwasser, en allemand est une Liqueur transparente aromatisée avec des herbes, des racines, des graines de carvi, des pelures de citron et d'orange, de l'anis, et contenant des paillettes d’argent ou d'or.  

[2] L’iatrochimie (de iatros, médecin), désigne méthode de la préparation des remèdes, selon les principes spagyriques, employés par les médecins des XVIe et XVIIe siècle.

[3] En France la biographie et l’œuvre pourtant considérable de A. Von Bernus est pratiquement inconnue, même par les courants Théosophique et Anthroposophique.

[4] Il est fort probable que l’origine des connaissances alchimiques de Rudolph Steiner et celle d’Alexander von Bernus ont la même origine : celle des Roses Croix alchimistes et christophyles.

[5] Les médicaments iatrochimiques sont appliqués le jour pour que se manifestent les effets la nuit. C’est là un principe alchimique fondamental lié à la purification de la future pierre philosophale.

[6] Il faut lire les Métamorfoses de l’œuf… alchimique. « Tumulum circumvolat Umbra » écrivait la poète, qui se traduit par « L’ombre (le corps éthérique) voltige autour du tombeau (après le décès). »

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Samedi 31 janvier 2009
- Par Hermophyle

 

 

Comme à l’accoutumée, avant de vous livrer un article, je parle de choses et d’autres en fonction de l’air du temps.

Alors, soyons clairs. Mes articles ne sont pas des conseils. Ils ne sont que le reflet de ma compréhension, de mes expériences et de mon vécu. Loin de moi l’idée de donner des leçons comme le laisse supposer certains courriers que je reçois. Comme il n’y a pas de fumée sans feu, la raison de cette méprise est fort probablement mon style malavisé et peut-être godiche qui laisse parfois supposer des attitudes que je n’ai pas. Afin que vous corrigiez par vous-même ce genre de maladresses, soyez persuadé que mon seul but est de parler de spiritualité, d’alchimie, de symbolisme, de christianisme primitif, de mythologies, de Franc-Maçonnerie et même d’humour en toute simplicité et liberté, puisque je ne suis membre d’aucun centre d’ésotérisme. Je souhaite aussi établir un échange avec vous, mais cela vous l’avez compris, certains même un peu trop car ils m’inondent de messages (parfois plusieurs par jour) et je n’ai pas toujours le temps de répondre.

L'article qui suit peut être compris comme un balancement sans fin et réduit à cette phrase rabachée dans tous les certres d'ésotérisme : "tout est vibration". De grâce faites-moi l'honneur d'aller plus loin que l'ascenseur qui monte et descend dans un immeuble. Allez sur le toit et vous découvrirez un vaste horizon.

 

L‘homme est un avec son environnement car l’air qui lui permet de respirer  est aussi bien dans son corps qu'à l'extérieur. La chaleur,  qui favorise les réactions chimiques de l'organisme dépend de l'activités hépatiques. Respiration et chaleur dépendent de centres nerveux bulbaires.  

La masse d’air qui est actuellement en moi est, l’instant suivant, hors de moi. Cela entre et sort constamment, inspiration, expiration. L’air prend ma forme, et au moment où je le rejette, c’est toujours le même air, chargé de gaz carbonique et pauvre en oxygène, mais il est dehors, à l’extérieur de moi.

Mais autant il est vrai que mes os sont moi, autant il est vrai aussi qu’entre le moment où j’inspire et celui ou j’expire, la masse d’air fait partie de moi. Elle est tout autant « moi » que mes os sont « moi », sauf que cet « être-moi » ne dure que d’une expiration à l’expiration suivante, alors que « l’être-moi » de mes os subsiste, grosso modo, de ma naissance jusqu’à ma mort. Il n’y a là qu’une différence de temps. L’homme d’air meurt à chaque expiration et naît à chaque inspiration. Et autant il est vrai que nos os naissent avant notre naissance physique et se détruisent ensuite progressivement, autant il est vrai que quelque chose naît en nous lorsque nous inspirons et que quelque chose meurt lorsque nous expirons. Ce qui naît quand nous expirons meurt quand nous expirons. Commencez-vous à entrevoir la raison profonde d’une nécessaire communion avec notre respiration afin de faire un avec elle ?

Cette particularité de la fonction respiratoire régulée par l’automatisme des noyaux bulbaires nous montre que lorsque nous en prenons conscience nous découvrons dans notre chair que le domaine de l’humain s’élargit à toute la biosphère et à tous le cosmos où battent les pulsars. En harmonie (en « bien ») ou en disharmonie (en « mal ») l’homme est en expansion et grandit avec le cosmos. Tout dépend comment l’homme accepte et vit le pneuma ("air" ou "souffle de Dieu" selon les Septentes) ou encore spiritualité. Comprenez-vous ou je veux en venir ?

Notre époque n’a pas le moindre talent pour suivre des yeux, même de la façon la plus élémentaire, cette union de l’homme et du spirituel. Nous devons et nous pouvons à nouveaux y parvenir. Cabalistes ne sentez-vous pas poindre une réalité ? Que les non-cabalistes se rassurent, ils comprendront bientôt.

Nos pères n’auraient jamais eu l’idée de former des mots comme nous le faisons aujourd’hui quand il est nécessaire de nommer un quelconque produit chimique de synthèse. Ainsi alignent-ils les noms des radicaux chimiques, constituant une molécule, pour construire des mots très désagréables. Ils ont souvent un nombre de syllabes qui n’en finit pas ! Ainsi la potasse est devenue l’hydroxyde de potassium. Demandez aux chimistes, surtout ceux qui pratiquent la chimie organique, quand on ne nomme pas les molécules selon ce principe, les mots que l’on tente d’employer pour désigner une molécule n’ont pas de rapports avec la substance. Il est devenu impossible de parler autrement qu’avec les termes barbares que l’on peut lire sur la notice d’une boîte de médicament.

Il n’en a pas toujours été ainsi, puisqu’il est possible de saisir une réalité au-delà des mots. Car il existe un lien étroit entre notre respiration et l’inspiration qui nous guide directement à la conclusion au-delà de toutes explications.

Oui, l’inspiration s’exprime dans la respiration habitée par l’esprit ou pneuma dont parle l’apôtre Paul. Ceux qui doutent de l’existence des esprits n’ont qu’à devenir attentifs à l’évolution du langage et ce n’est pas pour rien que la cabale dépasse le carcan des mots et en libère l’esprit… L’adage « La lettre tue et l’esprit vivifie » dépasse largement l’analyse sémantique habituelle.

Oui, on doit découvrir d’abord les esprits de la langue, puis on comprendra comment ces esprits agissent dans la nature humaine ! Puis on se rendrait compte à quel point nous baignons dans le monde spirituel. Cette cabale (à ne pas confondre avec la Kaballe hébraïque) comprise au plus profond de nous-même, au delà des jeux de mots puérils, nous fera saisir combien les esprits collaborent en effet à tout ce que nous faisons dans la vie, nous inspirent et nous habitent par l’air qui nous fait vivre. Nous aurons alors de nous-même une impression qui correspond à la réalité : notre Soi est élargi au Soi de l’Univers. Nous ressentirons ce qui est encore de la théorie. Et c’est le chemin pour entrer vraiment dans les mondes spirituels et dans l’oratoire et le laboratoire de l’alchimiste.

Oui, la cabale est indispensable à l’alchimiste car elle le connecte progressivement au monde spirituel au-delà de toutes règles. La matière et le Grand Œuvre des alchimistes ne peuvent être comprise dans leurs essences que par l’inspiration peuplée d’esprits…

Croire ou ne pas croire, tel est la question. Cher neo cartésiens sceptique, sans vouloir être désobligeant envers vous, de grâce, cessez de nous « pomper » l’air ! Et au lieu de vous référer au seul balencement du pendule de Foucaut en affirmant, à qui veux l’entendre, votre inoxydable incroyance, essayez de sentir l'air qui vous traverse et vous aurez la réponse.

 

 

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Mardi 27 janvier 2009
- Par Hermophyle

 

Avant d’aborder le sujet de cet article, je voudrais vous remercier pour votre patiente durant mon séjour à la Martinique pendant lequel je n’ai ni répondu à votre courrier ni publié d’articles.

Sur l’ile aux fleurs, comme on l’appelle à juste titre, j’ai pu rencontrer mille choses diverses et en particulier de véritables frères et sœurs. Ils m’ont non seulement mis en communion avec l’âme de leur ile, mais surtout ont échangé avec moi dans la générosité et au cœur d’une vérité non encore polluée par l’intellectualisme néo cartésien de l’intelligentsia « pipo » et un mercantilisme totalitaire, mais, hélas, naissant, où tout vol mérite salaire.

Je ne vous cacherais pas que le retour fut rude, non seulement par le décalage horaire mais surtout par ces deux froideurs, l’une climatique l’autre émanant des esprits de nos contrées, y compris celle de notre midi soi-disant accueillant. Puissiez-vous entendre le rire tonitruant et chaleureux de ces Français des Caraïbes.

Merci Pascal, merci Rosine, merci Fred, merci Nathalie, merci aux deux Joël, merci Daniel, merci Jean-Marc, merci Isabelle, de m’avoir fait déguster la langouste et des plats merveilleux et surtout de m’avoir ensoleillé le cœur !

 

Je vous ai déjà parlé de Cyliani, cet alchimiste courageux du XIXe siècle, ayant traversé de cruelles épreuves comme le décès de ses enfants, le mépris de la société pour sa recherche jugée folle, subit l’empoisonnement pour être volé, enfin réduit à la misère au point de devoir vendre ses meilleurs vêtements. Malgré cela il réussit le Grand Œuvre alchimique. Je ne reviendrais pas sur son immense mérite, mais je m’arrêterais sur sa transmutation. Voici ce qu’il écrit à la fin de son opuscule Hermès dévoilé, de 56 pages, dédié à le postérité.

 

« Je pris un verre de montre et mis dedans une petite quantité de mercure coulant du commerce qui avait été distillé, qui était pur et que je venais d’acheter. Je mis dessus, non de mon soufre transmutatoire à l’état de poudre, mais à l’état d’huile, dans la proportion d’une partie sur cent, et remuai mon verre de manière à donner à l’huile un mouvement circulaire. Nous vîmes avec joie le mercure offrir un phénomène bien curieux et se coaguler avec la couleur du plus bel or ; je n’avais plus qu’à le fondre dans un creuset et à le couler ; Je fis ainsi la transmutation à froid ».

 

Les textes des alchimistes doivent toujours êtres lus avec prudence. Je ne suis pas le seul à le préciser. Et cette citation n’échappe pas à la règle tout en étant d’un immense intérêt.

Il faut d’abord remarquer que le mercure a une seule affinité, celle qu’il manifeste avec l’or qu’il blanchit d’une manière définitive. Bien des alliances en or des joailliers ont ainsi perdu définitivement leur éclat au contact du mercure pour devenir argentées…

À propos de cette citation, ne perdons pas de vue qu’un verre de montre a une capacité très petite. L’or obtenu était donc comparable à un bouton. Alors pourquoi éprouver le besoin de le fondre dans un creuset minuscule si ce n’est pour dire que cette transmutation « à froid » s’est en réalité faite à chaud ?

Comme je l’ai dit, le mercure n’a d’affinité qu’avec l’or et de ce fait rejette tout. Alors, que s’est-il passé ?

Le « soufre transmutatoire » ou quintessence est certes rejeté. Cependant quand on le place en présence du mercure, il le coagule et lui donne réellement la couleur dorée de l’or. Mais le mercure finit par être le plus fort et se débarrasse de ce « soufre transmutatoire » et l’effet disparaît. J’ai pu, il y a bien longtemps, observer ce phénomène en extrayant le mercure de mes « piles boutons » usagés, indispensables à mes sonotones.

Ce que Cyliani ne dit pas c’est que cette confrontation de la quintessence avec le mercure est un test qui permet de vérifier si la quintessence obtenue est parfaite quand elle dore et coagule le mercure. C’est elle qui est le facteur essentiel de la transmutation métallique. Mais seule elle ne transmute pas. Il faut la joindre à la pierre blanche qui de ce fait acquiert la capacité transmutatoire. Cette manipulation particulièrement délicate se déroule à l’occasion de la phase dite coagula.

Dans le cas de Cyliani la pierre utilisée a subi deux multiplications, et est donc capable de transmuter cent fois son poids en or, … mais cela est une autre histoire.

 

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Vendredi 5 décembre 2008
- Par Hermophyle

 

 

Le processus initiatiatique manifeste l’unité aussi bien dans son histoire, et jusque dans les temps les plus reculés, que dans l’espace et donc dans tous les pays du monde. Car l’initiation est intemporelle et universelle. Certaines sont cependant plus « prégnantes » que d’autres, pour employer la terminologie de la psychologie de la forme. De ce fait, elles se retrouvent en bien des domaines de la connaissance ésotérique sans que nous n’y prêtions une attention particulière.

 

Le seul nom du premier degré ou « Corbeau » de l’initiation ancienne permet de saisir aisément cette universalité. Le « corbeau » établit un lien entre la vie ésotérique, intérieure, et la vie extérieure, il va de l’une à l’autre. Encore uni à l’exotérisme (vie du dehors), ce qu’il y découvre il l’apporte au centre initiatique. C’est pourquoi il est question de « corbeau » quand les messages sont apportés de l’extérieur. Dans la Bible, on signale pour cela les corbeaux de Noé qui, lorsque Noé :

 

« Ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait faite, il lâcha le corbeau, qui sortit, et allant et revenant jusque les eaux eurent séchées de dessus la terre. » (Génèse VIII, 8 – 9)

 

Il en est de même pour Élie dont les corbeaux allaient chercher la nourriture du prophète à l’extérieur, d’où l’expression « être ravitaillé par les corbeaux » :

 

 « Et il arrivera que tu boiras du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là. » (1 Roi XVII, 4)

 

En alchimie, l’œuvre au noir ou « corbeau » est le premier degré initiatique réel du Grand Œuvre durant lequel les conditions extérieures sont fondamentales et où se manifeste la dimension initiatique de celui qui œuvre au fourneau.

 

Dans le département de l’Aude, au sud de Carcassonne, est un massif montagneux appelé les Corbières au cœur duquel (dans le Razès) est l’énigme de Rennes le Château. Le massif des Corbières qui s’étend de Narbonne aux environs de Perpignan est donc un lieu où se trouvaient des « corbeaux », ce qui laisse supposer la présence d’une importante école initiatique qui laissa des traces écrites et a aménagé des lieux inviolables, pour le commun des mortels, jusqu’à la fin des temps.

 

Le second degré initiatique s’appelait « occultiste »,

Le troisième « guerrier ».

Le quatrième « Lion ».

Quant au cinquième degré il recevait le nom du peuple au sein duquel il avait reçu l’initiation. S’il avait été initié parmi le peuple des Israélites, il s’appelait un « Israélite ». C’est pourquoi le Christ appelle « véritable Israélite » (Jean I,47) Nathanaël qui était sous le figuier :

 

« Avant que Philippe ne t’appelât, je t’avais vu sous le figuier. » (Jean I, 48)

 

C’est-à-dire initié, car le figuier est l’arbre de l’initiation chaldéo-égyptienne. « Sous l’arbre de Boddhi » a le même sens. Cependant le temps des figues est passé, c’est-à-dire que l’ancien mode initiatique ne se pratique plus. Pour toujours cet arbre est desséché. Il est remplacé par le bois de la croix qui portera, à qui sait l’entendre, l’initiation nouvelle à la lumière du Mystère du Golgotha et donc du Graal.

 

Je rappelle que l’initié du Razès s’appelait « Razès ».

Les historiens interprètent le nom de l’alchimiste et médecin musulman Rhazès (864-925) ou Al-Razi, « l’homme de Ray » comme provenant de sa ville natale en Perse : la ville de Ray, non loin de Téhéran. Ne négligeons pas que dans le domaine de l’ésotérisme la cabale phonétique joue un grand rôle même s’il n’existe pas de liens historiques apparents. Cependant l’occupation musulmane du midi de la France accrédite l’appellation de l’initié « Razès » né à Ray et aussi « né » dans le Razès. Cela est d’ailleurs confirmé par les connaissances alchimiques du célèbre adepte-médecin.

 

Revenons à nos initiations. Je m’étais arrêtés à la cinquième ou l’initié recevait le nom d’une nation ou celui d’une contrée tel le Razès. La sixième était appelée « Héros solaire ». La présence de ces initiés était nécessaire car ils étaient, et sont encore, les dépositaires des connaissances d’une civilisation au-delà du déclin et de la mort.  Certains les appellent Rose+Croix. Ils sont les habitants d’Héliopolis, c’est-à-dire de la cité du soleil. Telle est la raison profonde de cette dédicace « Aux Frères d’Héliopolis » du Mystère des Cathédrales, montrant par là que l’Adepte Fulcanelli reçut l’initiation christique correspondant à celle plus ancienne des Héros solaires.

Car depuis l’initiation christique l’Homme peut s’unir par ses propres forces au monde suprasensible. Point n’est besoin de trois jours et demi d’initiation durant lesquels l’initié s’élevait jusqu’à la sphère du soleil pour faire, avant la venue du Christ, l’expérience de la vie avec lui et en lui.

Actuellement, il n’est plus nécessaire de s’élever vers le Christ, d’aller le rencontrer avant sa venue, comme à l’époque des Héros solaires, car au moment de la Pentecôte le Christ descendit vers les apôtres et la force spirituelle du soleil s’est déversée sur les Hommes jusqu’à la fin des temps.

Telle est la raison pour laquelle Fulcanelli s’est efforcé de démontrer, à la manière du Cosmopolite en sa Nouvelle Lumière Chimique, que « le soleil est un astre froid » (Tome 1 des Demeures philosophales, page 124, édition de 1964). Il est difficile de déceler la raison de cette démarche sans se référer à une importante dimension initiatique liée à l’astre diurne. Ainsi, Rudolph Steiner, le fondateur de l’Anthroposophie, affirme que « Le soleil est occupé par des êtres supérieurs à l’homme »… Évidemment tout cela est étrange, et complètement farfelu pour d’autres. Je laisse à votre convenance le choix de vos idées, mais attention, notre vérité n’est parfois qu’une illusion !

 
Comme il se doit, je vous quitte pour plusieurs semaines afin d'aller me réchauffer les os sous les rayons bienfaisants du soleil de l'amitié et celui triomphant de la magnifique Martinique. Ah ! ce Soleil quelle merveille quand il fait 5° devant la porte !
Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d'année et plus particulièrement pour la Noël. Que la lumière christique du soleil nouveau illumine votre coeur d'enfant .

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Vendredi 21 novembre 2008
- Par Hermophyle

Au fil des propos qui me sont adressés sur chacun de mes articles et sur le site de ceux qui visitent mon blog, et aussi sur un forum, j’ai pu découvrir certains commentaires à mon égard proposant aux lecteurs des informations que l’on peut qualifier de désinformations.

 

Il m’a semblé de la plus élémentaire courtoisie de vous en informer en premier chef, avant qu’un jour j’estime urgent qu’il devienne nécessaire d’approfondir le sujet et de rédiger mon autobiographie.

 

J’ai pensé qu’en expliquant certains faits cela vous permettait de mieux me connaître. Il est vrai que certains parmi vous me connaissent déjà, et je les salue plus particulièrement qu’ils soient de Belgique, d’Italie, de la région parisienne, de l’Hérault, du Gard, des Pyrénées-Atlantiques ou de la merveilleuse Martinique qui m’accueillera le mois prochain avec cette chaleur qui fait mon bonheur à chacune de nos retrouvailles fraternelles.

 

Comme beaucoup parmi-vous, j’ai cherché dans ma jeunesse estudiantine, et au-delà de ces « baratineurs » qui infectent le milieu de l’ésotérisme autant que celui des Églises, cette spiritualité bienfaisante, simple, silencieuse et paisible capable de calmer ma soif de spiritualité. L’Eglise Catholique, dont mon enfance fut bercée à Narbonne en la paroisse de mon quartier, me dispensa les sacrements de baptême et de confirmation dans la basilique St Paul Serge, mais elle ne su répondre réellement à ma demande quand je fus étudiant à la faculté des Sciences de Montpellier. L’image de sa foi ne correspondait pas à mon image du monde élaborée autour du mystère de la vie. La magnifique vie dont je découvris autant l’ampleur que la magnificence à l’occasion de ma participation à l’année océanographique internationale de l’océan Indien où fut découverte la dorsale océanique mettant en évidence la dérive des continents et donc la tectonique des plaques continentales. Durant cette mission à bord d’un batiment de la marne nationale, mes observations orientèrent mes études supérieures vers la biologie, après avoir ressenti que l’océan est un vaste organisme.

Au fil de mes travaux de laboratoire pour l’étude de l’impact des centrales nucléaire sur le milieu marin, j’appréhendais, grâce à l’observation in vitro certains phénomènes extraordinaires telle la mystérieuse émergence des battements du cœur d’un embryon, et de bien d’autres phénomènes. J’ai pu saisir que chacun de nous côtoie, sans en prendre conscience l’extraordinaire merveille, d’un monde qui cherche à établir une communication avec nous, au-delà de notre langage.

Immédiatement j’ai compris l’immense portée de l’alchimie et j’ai lu, sans tout comprendre, Le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli. Je réitérais sept fois cette lecture attentive sans jamais me lasser. À ce propos je remercie Bruno, d’Hendaye, de m’avoir fait découvrir la croix cyclique commentée par Fulcanelli. Ces sept lectures ne correspondaient pas pour moi à une valeur ésotérique, mais au désir de m’imprégner de l’œuvre, de la posséder, car j’avais entendu dire qu’un médecin possédait parfaitement l’anatomie après l’avoir apprise à sept reprises.

 

Je contactais l’alchimiste Eugène Canseliet qui m’aiguilla vers un chemin qui ne correspondait pas à mon tempérament, car l’Université n’a pas réussi à faire du menuisier et du quartier-maître charpentier marine que j’étais un intellectuel accessible à une certaine rhétorique alchimique si bien mise en exergue par la section alchimie de l’École Pratique des Hautes Études. La simplicité m’était indispensable après avoir connu près de quinze années de ronds de jambes ou de jeux de manches à la manière des ténors du barreau qui savent si bien tourner autour du pot !  

C’est dans cette soif de simplicité que je fis la connaissance de celui qui devait devenir mon guide et mon meilleur ami pendant dix ans.

Roger Caro, car c’est de lui qu’il s’agit, était l’un des plus grands alchimistes du XXe siècle avec Fulcanelli et Eugène Canseliet. Sa manière d’appréhender l’alchimie souleva bien des controverses de la part des élèves de  « l’école » de Fulcanelli. Mais certains eurent l’attitude juste d’exprimer leur désaccord sans se répandre en critiques mal séantes. Personnellement je fus formé autant par Roger Caro que par Jean de Clairefontaine qui était le bras droit de Roger Caro. Ingénieur des mines dans la vie, et ami de l’ésotériste et clair-voyant Don Néroman. Il écrivit l’ouvrage fondamental Apocalypse révélation alchimique. Par la suite d’autres adeptes, tel Jacques, qui écrivit la préface de mon livre Holoscopie de la spiritualité Occidentale, m’accompagnèrent en parallèle avec Roger Caro qui ajoutait à ma formation générale certaines précisions pratiques et spirituelles qui s’avérèrent des plus précieuses quand vint le moment où je devais lui succéder à la fois dans la tristesse, dépaysé et surtout dégoûté car attaqué par de pauvre hères qui contestaient, à leur profit, ma légitimité.

 

Lors de ma première rencontre avec Roger Caro, il insista sur un fait capital. L’alchimiste doit avoir non seulement son laboratoire mais aussi et surtout un oratoire. C’était pour cela qu’il avait fondé une Église Gallicane ancienne et alchimique sous le nom d’Église Universelle de la Nouvelle Alliance (EUNA) essentiellement pour que l’oratoire personnel ne favorise pas l’individualisme, que les femmes puissent accéder au sacerdoce, et que les hommes et les femmes mariés puissent devenir prêtres. C’était aussi l’occasion de se rencontrer, d’échanger et de passer de bons moments ensemble autour d’une table dans une franche gaîté ! Je me souviens encore, étant assis par manque de place sur le bord d’un évier du « déclic » provoqué par un échange avec Jacques passionné par la chimie, la biochimie et bien d’autres secteurs de la connaissance. Je fis appel à ses connaissances d’ingénieur nucléaire, pour m’informer sur la structure de l’atome. Ce moment fut à l’origine de mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale, car je saisis toute la dimension de l’inséparabilité quantique.

Je souligne au passage que toutes les Églises, qu’elles soient Orthodoxes ou catholique, considèrent que les prêtres de l’EUNA sont validement ordonnés et elles reconnaissent la validité des sacrements qu’ils dispensent : baptême, confirmation, mariage, eucharistie, sacrement des malades.

Outre le fait que l’office ancien, avant les réformes du concile Vatican II, est dit en français et non en latin, il est débarrassé des ajouts imposés par les papes au fil des siècles. Actuellement est en préparation une messe alchimique comme celle des premiers gallicans qui débarquèrent aux Sainte Maries de la Mer.

Tout cela ne vise pas à former des bigots, mais des mystiques clairs voyants capables de réussir en alchimie là où les « spiritualistes » spéculateurs et beaux parleurs perdent leur temps et leur argent à œuvrer dans leur cuisine.

Autre point important : Dans cette église la démocratie est de mise et chacun peut s’exprimer. Le responsable (Patriarche Archevêque) que je suis n’est qu’un représentant et un dispensateur sacramentel qui ne saurait imposer ses vues et gouverner par dictats. Son rôle est aussi de préserver l’unité et la cohérence de tout ce qui est réalisé.

Je vous dis tout cela pour faire le point sur un texte écrit par un monsieur signant Montekermes (de son vrai nom Patrick Lebar) dans un Blog-traitant-d’hermétisme… j’aurais préféré ne pas avoir à parler de notre passé commun, malheureusement mon rôle m’oblige à le faire. Voici le début de la fidèle reproduction de son texte posté le 18/10/2008 :

 

« Oui ? c’est le blog de L.G. que j’ai très bien connu en son temps, lorsque nous fréquentions Roger Caro et St Cyr sur Mer. C’était en 1982 ou 1983 et j’étais là pour ainsi dire, depuis 12 ans quand j’ai vu ces quelques personnes de Montpellier débarquer dans l’Église de Roger CARO.

J’ai même été nommé par Roger  Caro en cette même année pour les encadrer au sein d’une structure « congréganiste ». Mais cela n’a pas duré ! »

 

Relevons d’abord une erreur sans gravité. Sachant que l’Église fut crée fin 1972, en 1982-1983 Patrick Lebar n’était pas en son sein depuis 12 ans mais depuis dix ans.

Quant au groupe qu’il a vu « débarquer » de Montpellier, il a une histoire. Quand j’ai adhéré à l’Église c’était bien avant cette date puisque j’étais seul. Ce groupe qui a donc « débarqué » je venais de le créér. J’habitais (et habite encore) dans une cité-dortoir au milieu de la violence, ou mon voisin l’animateur de radio libre (FM7) était obligé de s’armer d’un solide gourdin pour chasser ceux qui voulaient interrompre son émission et se délecter de lui faire sa « fête ». L’une de nos amis qui rentrait au petit matin dû véhiculer d’urgence à l’hôpital un homme qui gisait sur la chaussée à moitié égorgé. C’était l’époque ou une math « amical » de foot bal se termina par l’assassinat de l’arbitre !

 

Certains furent interpellés par la misère morale et autre de cet endroit malsain, à tel point que beaucoup de Montpelliérains refusaient d’y mettre les pieds. C’est ainsi que se créa notre groupe qui travailla avec une association caritative. Devant notre œuvre, l’association amie et ses membres participaient à nos réunions spirituelles et aux offices. Cela provoqua la peur de l’évêché catholique qui fit installer sans tarder grâce à ses relations politiques, une chapelle devant ma porte !

Le groupe constitué décida de rencontrer Roger Caro, lequel mis à notre tête Patrick LEBAR qui était évêque. Ainsi fut fondée la Congrégation des Pauvre Chevalier de Mull en souvenir de ceux qui séjournèrent dans l’ile de Mull en Écosse et qui créèrent en 1317 l’école d’alchimie dont Roger CARO était le responsable ou imperator.

Patrick LEBAR habitait Marseille et venait nous voir très rarement. Cela n’a pas duré comme il le dit lui-même puisque par la même occasion il fut invité à quitter l’Église. D’où son ressentiment de tout ce qui émane de Roger Caro qui l’a exclu du groupement (des FAR+C et de l’Eglise en disant qu’il ne voulait plus le voir) et dans une moindre proportion de moi-même qui adhère actuellement (et surtout après cette lettre qu’il aurait mieux fait de ne pas écrire car de mon propre chef j’aurais gardé le silence) aux décisions de Roger Caro. C’est pourquoi la suite du texte de ce prélat déchut, commencé précédemment, me juge péremptoirement et sans aménité :

 

« En tout cas, pour ce qui regarde l’alchimie, L. G. n’a, hélas, pas grand-chose à offrir, si ce n’est qu’une sorte d’initiation, calquée sur les sept degrés initiatiques alchimiques des F.A.R + C., et soumise à l’adhésion à son Eglise.

C’est la même « théorie » vendue depuis les années 1960. »

 

Le L. G. qui n’a « hélas pas grand-chose à offrir », c’est moi, votre serviteur. Comprenez mon indignation face à un pareil jugement aussi bref qu’erroné mettant en doute tout ce qui fut écrit par Roger Caro et ce que j’écris sur mon blog et dévalorisant l’enseignement que je dispense à ceux qui cherchent sincèrement et ne reculent devant aucun obstacle !

Quant aux sept degrés initiatiques des F.A.R.+C. Ils ont une raison d’être. Vous pouvez en avoir une idée en lisant mon article sur les sept étapes de l’initiation. Les anciens imperators eux-mêmes en parlent notamment Rudolf Steiner, 55e imperator de 1898 à 1900, et fondateur de l’Anthroposophie. Voici ce qu’il dit sept ans après la fondation de son mouvement :

 

« Nous évoquons souvent dans nos conférences les cycles basés sur le chiffre sept. Ce n’est pas seulement une façon de parler, il s’agit là réellement d’une loi de l’existence. Et maintenant que le mouvement de la science de l’esprit vient d’accomplir un cycle de sept ans, il est bon de nous recueillir un instant en pensant à nos aspirations et au travail que nous effectuons. Ce travail n’est possible que si le mouvement spirituel reflète dans ses lois ne serait-ce qu’une infime partie des lois universelle. L’évolution de l’ordre universel se déroule en cycles basés sur des multiples du chiffre sept. »

 

Croyez-vous que les sept degrés initiatiques en alchimie soient le fruit du hasard ou de quelque marotte symbolique d’occultiste ?

En réalité il y a trois cycles de sept étapes.

 

Le premier est le travail à l’ORATOIRE comprenant sept degrés initiatique ou métanoïa correspondant aux sept ordinations de l’Église.

 

Le second est celui l’apprentissage des sept phases THEORIQUES du Grand Œuvre.

 

Le troisième concerne l’étude du SYMBOLISME en sept degrés comprenant l’étude de la langue dieux ou des oiseaux.

 

 Ces trois étapes sont inséparables et connues sous le nom de LIBER 777. Ici,le mot liber ne désigne pas un livre mais le bois appelé liber contitué par des tubes dans lequels circule la sève ellaborée riche en carbonate de potasse.

 

Ce n’est pas le temps de collaboration qui permet à deux êtres de communiquer. En dix ans et avec une année d’échanges et de révélations en bien des domaines, Roger CARO m’a communiqué des connaissances que nul autre ne soupçonne, non seulement sur le plan alchimique mais aussi sur le plan mystique et historique surtout à propos des anciens imperators, cela afin que je puisse perpétuer l’enseignement. Quand il m’a proposé de lui succéder en qualité de responsable de l’Église, je ne lui ai posé qu’une seule condition : celle d’être responsable aussi de l’enseignement alchimique. Il a accepté et a arrangé les choses à sa manière. Comprends qui voudra !

 

N. B. Je ne répondrais à aucun commentaires, source de polémiques sans fin, sur cet article car il constitue un droit de réponse à l'article cité de Montékermès. 

Publié dans : humour
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  • : La catégorie paranormal n'est pas adaptée mais il n'y à pas de choix. Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme gallican ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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