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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:41

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
 

L’analogie et l’univers holoscopique

 

 

C

et article est en rapport étroit avec celui qui précède intitulé « L’analogie et l’univers holographique ». Nous pouvons dire que l’holoscopie est la conséquence directe de l’holographie. Ce mot comporte en effet le terme hologramme. Il est composé aussi du mot scope qui signifie voir (cf. télescope, périscope, épiscope…)

De ce fait, la vision holoscopique consiste à savoir observer le monde dans sa structure holographique où la totalité est présente partout.

Donc, pour être intégré à notre univers holoscopique nous ne pouvons que suivre les conseils du psychologue André Demailly (Maitre de conférence à l’Université Paul Valéry de Montpellier) et du Professeur Daniel Fabre (du Laboratoire de Neuro Physiologie sensorielle de L’Université des Sciences et Techniques du Languedoc) quand ils disent qu’il est nécessaire d’essayer « de penser de telle manière que ce que l’on étudie en détail soit la représentation du tout »

Évidemment, convenons-en, cela est plus facile à dire qu’à faire. Pour mieux saisir ce qu’est cette manière de penser, il est d’abord nécessaire de savoir comment notre cerveau pense. Sans nous perdre dans les méandres d’un exposé psychologique ou encore dans l’explication ardue d’un processus neurophysiologique, disons brièvement et sans aborder les références que vous pourrez trouver dans mon livre « holoscopie de la spiritualité occidentale » que nos encéphales cérébraux pensent différemment. L’encéphale gauche est le support de la pensée rationnelle et le droit est le siège de la pensée globale. Pour fixer les idées le gauche s’occupe du détail et le droit du général. Cette répartition des tâches ne concerne pas uniquement le cerveau. Nous la trouvons également dans l’œil ou la partie analytique de la rétine ou fovéa, constituée de cellules spécialisées dans la vision précise, nous permettant de lire, et les cellules périphériques, spécialisées dans la vision globale. Le plus curieux sont les expressions particulières utilisées lorsque l’on a compris, quand nous disons : « je vois ! », « c’est clair », « c’est lumineux ! ». C’est comme s’il existait une curieuse relation, qui reste à trouver, entre la vision et la pensée. L’analogie de structure provoque-t-elle un lien entre les processus psychiques et la vision, cela indépendamment de la structure biologique ? À moins que cette analogie provoque une mystérieuse résonance qui met en harmonie la vision et la pensée ?

En réalité, notre Univers étant de structure holographique il est normal que tout ce qui le constitue laisse apparaître d’une manière ou d’une autre la dimension holoscopique. Ainsi, chaque être vivant est un individu (qui ne peut être divisé) et pourtant chacune des milliards de cellules qui le constituent contient en potentialité, dans son patrimoine génétique, l’individu entier.

Donc, pour découvrir la forme holoscopique (hologramorphisme) de tout ce qui nous entoure il est essentiel de réapprendre à penser. Nous sommes habitués à réfléchir de la même manière que la fovéa analytique de notre œil. Nous n’utilisons que notre pensée rationnelle. Nous analysons, mais le reste, le sens de la globalité est en friche. C’est donc tout l’hémisphère cérébral droit qui est en sommeil. Or, sa richesse est considérable puisqu’il est le support biologique de 90 % de notre intelligence. Pour l’utiliser il faut d’abord savoir que cet hémisphère est muet. Il ne peut communiquer des ordres à nos organes phonatoires, comme le fait fort bien l’hémisphère cérébral gauche. Je veux dire qu’il ne peut entrer en action que si l’on accède au silence de la pensée. Nous retrouvons là les techniques orientales de vacuité, technique que l’Église Chrétienne (sauf dans certains monastères) a éradiquée.

Oui, apprendre le silence de la pensée c’est communiquer avec notre hémisphère cérébral droit qui nous informe d’une manière intuitive sur la dimension holoscopique de tout ce qui nous entoure.

Comme la manière de penser change on parle alors de métanoïa ou métamorphose de la pensée. Ces choses simples conduisent aux plus hauts niveaux initiatiques, mais il y a… du pain sur la planche. Ceux qu’y s’y attèlent progressent considérablement. Je souhaite à toute et à tous d’y parvenir.

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commentaires

de san nicolas espinosa jean bernard 02/05/2008 23:51

Merci beaucoup pour votre réponse teintée d'humour, ce qui réjouit mon cerveau...

Hermophyle 03/05/2008 22:39


Bravo ! ! ! Nous ne pouvons que nous entendre car il n'y a pas de mystiques tristes.


de san nicolas espinosa jean bernard 27/04/2008 19:57

Merci encore pour cet exposé.Il existe chez les moines extrême- orientaux un exercice qui permet, disent-ils, de réouvrir comme une petite porte qui existerait à la frontière des émisphères droite et gauche.Celà permetrait de rétablir la communication entre ces deux lobes cervicaux.Pour réaliser cet exercice que l'on peut faire assis ou debout(il m'arrive de l'apprendre à mes élèves d'Aïkido), il faut imaginer en visualisant un crayon prolongeant notre nez.Face à nous, à une vingtaine de cm, visualiser également une feuille de papier blanche sur laquelle, à l'aide de notre crayon, nous allons dessiner un 8 mais pas vertical, HORIZONTAL.Cet exercice aurait pour résultat de laisser cette porte imaginaire continuellement ouverte...

Hermophyle 27/04/2008 23:13



A mon tour de vous remercier pour vos renseignements sur les moines Extrêmes-Orientaux.
La notion de cerveau-Droit cerveau-Gauche étant très récentes (R.W. Sperry (1973), K. Pibam (1974), G. Bohm (1975), M. S. Gazzaica (1976)...) Cette idée fut à la mode pendant les années
1970, et se répendit dans les centres initiatique car elle avait la particularité d'expliquer beaucoup de choses.
Le crayon devant le nez a un effet fort bien expliqué par le docteur Lefébure qui a d'ailleurs démontré avec des photos que le srabisme volontaire avais la capacité de stimuler le nerf optique et
par là une partie du cerveau. Le 8 horizontal vas dans le même sens. D'ailleurs en Occident l'alchimiste Fulcanelli insiste sur le chiasma optique dont le croisement est synonyme de lumière.
C'est aussi en faisant passer de l'eau salée d'un narine dans l'autre que l'on peut entretenir une certaine stimulation.
Vous êtes surement d'accord avec moi quand je dis que l'éveil du cerveau droit ne se passe ni de spiritualité réelle et profonde et aussi d'une manière de penser qui en découle. Evidemment
si vous enseignez, vous obtiendrez des résultas beaucoup plus significatifs que vos élèves. Le plus important dans cette démarche, vous ne l'ignorez pas, c'est d'apprendre à faire le silence
mental en toutes circonstances et pendant une longue durée.
Voilà, j'ai essayé de vous répondre en fonction de ce que j'ai compris ou cru comprendre. Je dois vous avouer que je m'intéresse à l'initiation Occidentale et que le milieu Oriental, auquel je
suis redevable d'un enseignement non négligeable, ne diffère pas, quant au fond, de la dimension initiatique de l'alchimie comme le montre le Taoïsme. De toute façon tous les cerveaux sont
"construits" sur le même "modèle"... A partir de là, tous les chemins mènent à Rome ! C'est le pape qui doit être content ! ! !
Toute ma sympathie.
L.G.



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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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