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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 11:19

 

 

Dans l’énigme de Rennes le Château, les ouvrages inspirés par le peu crédible prieuré de Sion, ont répandu l’idée que la  famille de Nostradamus était originaire d’Alet les bains dans l’Aude. Tous les chercheurs croyaient que cette affirmation devait être mise en doute.

En réalité les racines provençales de Nostradamus sont celles de sa mère. La branche paternelle fut découverte (ou redécouverte) par E. Lhez  en 1968. Il constata que le plus ancien aïeul connu du médecin est de Carcassonne. Près d’un siècle après la mort du mage, on l’appelait encore Nostradamus de Carcassonne. Cette précision géographique disparaîtra pas la suite, et les historien en resterons au mage originaire de Salon, et négligerons son ascendance paternelle.

Nostradamus a-t-il séjourné dans la maison qu’on lui prête à Alet sur la place centrale ? L’important me semble lié à cet édifice angulaire à colombage comportant de curieux symboles gravés sur les poutres de son avant-solier.

Une étoile à six branches bien connue des juifs, est enfermée dans un écu. C’est probablement ce sceau de Salomon qui a fait choisir cette maison comme ayant appartenue à Nostradamus. Mais n’oublions pas que le mage était chrétien. Cela amène à penser que le phénomène nostradamien a ses racines dans la tradition abrahamique, qui est à la base des trois religions du livre : la religion hébraïque, celle de l’Islam et le Christianisme.

Il est hautement significatif que ce prince des prophètes, qui fut aussi prince d’Israël, provenant de la tribu d’Isachar, ait été chrétien initié à l’ésotérisme par Rabelais, ou par l’école de Montpellier, quand il séjourna à la Faculté de médecine. Sa formation alchimique qui en découle est donc celle des Templiers. Son christianisme est celui qui anima les Templier mais aussi les moines hésychastes du Mont Athos. Ne cherchons pas un secret enfoui. La recette est simple mais ignoré, par nécessité, des religions constituées qui se gardent bien de la diffuser, car le risque est grand de perdre des fidèles conditionnés. C’est, dans l’hésychasme, l’omphaloscopie, ou la prière de Jésus, l’apprentissage du silence REEL et soutenu de la pensée afin de dégager la route vers notre divinisation. Sur ce chemin, nos capacités humaines se développent naturellement, ce que les bouddhistes appellent les gongnens et l’Occidental sceptique les phénomènes paranormaux. Cet occidental qui s’imagine pouvoir développer par de simples techniques ces capacités réservées à l’individu en voie de réalisation !

Souvent les lecteurs des Centuries s’interrogent sur l’occultation des quatrains.

Pour comprendre, on doit considérer que toutes les révélations qui sont devenues des « livres saints » ne s’adressent pas seulement aux yeux de chair, mais surtout aux « yeux de feu » pour employer une expression d’Henri Corbin. Elles font appel à un complément de savoir qui couronne les données philosophiques par une intuition théosophique qui ne peut s’acquérir que par la pratique du silence des pensées permettant ainsi l’émergence intuitive d’autres connaissances. Cette pratique était connue des apôtres du Christ car il leur disait souvent « l’esprit saint vous enseignera ». C’est cette faculté qui mène à la véritable « gnose », connaissance salvatrice et « divinatrice » impliquant une nouvelle naissance de l’esprit, une métanoïa. Car, dit Nostradamus : « L’entendement crée intellectuellement ne peut voir occultement. »

Dieu a créé le monde comme une métaphore infinie, comme une écriture en hiéroglyphe, dont le sens reste à être révélé. D’où la cabale phonétique pour faire éclater le double ou le triple langage des métaphores qui structurent notre réalité « objective ». Ainsi s’élève la voix « faicte au lymbe, moyennant la exigue flame, en laquelle partie les causes futures se viendron refléter »

Le phénomène de la prophétie est le produit de cette « flamme exigue », et pour reprendre la préface des prophéties : « Cette chaleur et puissance vaticinatrice, qui nous advient comme les rayons du soleil. » L’œuvre du soleil, l’œuvre des philosophes par le feu, le miroir de l’art… expressions éminemment alchimique qui fait du Grand Œuvre un art divinatoire dont la boule de cristal des voyantes est un mimétisme sans commune mesure, si ce n’est la forme évidemment vide de son contenu.

L’alchimiste élabore, durant la première phase de son travail, une genèse car le véritable prophète est un imitateur de l’acte génésique du créateur. Son verbe se fera chair dans ses paroles qui ne peuvent que revêtir l’apparence de paraboles, de métaphores. Ses textes sont des « mythes » inaccessibles aux intellectuels qui ne voient que par le QI.

La maison de Nostradamus à Alet nous offre l’occasion d’exercer notre sagacité sur ses symboles gravés dans le bois dont on fait les « hérauts ».

 

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commentaires

semias 05/06/2009 00:03

Bonsoir monsieur

Jia pu lire certains ouvrage de monsieur de Sede,a le lire et sa maniere d'avoir decrrypté certaines chose que se soit sur rennes le chateau ou Gisors,on a l'impression qu'il pouvait detenir un secret,aprés le talent de certains pour l'ecrit romancé fait que tout le monde y prend vite gout,ils se sont fait connaitre,(Messieurs,Plantard,Sede et roger Lhomoy...),mais maintenant plu aucune apparition de cette soiciété,vous qui avez vécu proche de ces lieux rennes le chateau et bugarach,vous avez du croiser bien des chercheurs determinés,pensez vous que certains ont entrer en contatc avec cette société?

Hermophyle 13/06/2009 14:00


Bonjour Sémia,

En ce moment, comme vous pouvez le remarquer par les sujets de mes articles,
mes préoccupations et mes travaux ne sont pas orientés vers Rennes-le-Château.
Posez-moi des questions quand j'abrderais le sujet.

Bien à vous.


de san nicolas espinosa jean bernard 22/06/2008 21:46

Merci pour cette réponse précise qui me permet de savoir qu'en fait le Prieuré de Sion est tout bonnement un leure pour les esprits malveillants qui voudraient utiliser l'Alchimie à des fins douteuses...

de san nicolas espinosa jean bernard 15/06/2008 21:44

Puis-je me permettre de vous demander ce que vous entendez par" le peu crédible Prieuré de Sion" ?Je ne connais pas ce Prieuré et n'en ai jamais entendu parler.

Hermophyle 17/06/2008 14:24


Ce prieuré de Sion est une société secrète Occidentale. Elle est fortement impliquée dans le mystère du trésor de Rennes le Chateau. Elle est à l'origine de faux renseignements pour égarer les
chercheurs. Dans le roman Da Vinci Code, l'auteur la met en scène en croyant dur comme fer qu'elle est des plus crédible. Gérard de Sèdes a écrit des ouvrages très populaires sur Rennes le
Château en qualité de porte parole de ce prieuré de Sion. On n'a apris cette supercherie que peu de temps avant sa mort.


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