Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 09:37

Malgré le scepticisme de la communauté scientifique, de très sérieuses expériences tentent aujourd’hui d’obtenir des réactions nucléaires à température ambiante qui furent appelées dès le 23 mars 1989 fusion froide, par opposition aux fusions chaudes réalisées à haute température, avec des émissions radioactives dangereuses, dans les réacteurs nucléaire.

La fusion froide

 

Cette fameuse expérience réalisée par deux physiciens, l’un américain Stanley Pons et l’autre Anglais Martin Fleischmann a suscité la plus grande polémique de la fin du XXe siècle et amorce une crise scientifique sans précédent qui préfigure le physique du troisième millénaire.

Ces deux éminents chercheurs transformèrent, par fusion nucléaire, de l’hydrogène en hélium. Au lieu d’utiliser un réacteur nucléaire ils y parvinrent dans une simple éprouvette. À l’occasion de cette réaction ils purent mesurer un dégagement de chaleur propre à en faire une nouvelle source d’énergie inépuisable. De ce fait elle venait de signer son arrêt de mort…

Cette expérience fut violemment rejetée par les physiciens car la transmutation à basse température est une hérésie pour les physiciens nucléaires. Comment est-il possible de jongler avec les protons dans une simple éprouvette à température ambiante ? Comment ne pas y voir des erreurs d’expérience ?

Quel est le principe de cette manipulation ?

C’est comprimer du deutérium (isotope de l’hydrogène ou hydrogène pourvu d’une particule nucléaire ou neutron supplémentaire, présent dans l’eau lourde) dans les pores de ce métal poreux qu'est le palladium. Celà, grâce à l’électrolyse, ou un courant électrique circule entre une cathode en palladium (chargée négativement) et une anode en titane (chargée positivement). Ces électrodes sont plongées dans une solution contenant du deutérium. L'électricité  l'oblige à migrer, puis à se décomposer. En effet, le deutérium s’agglutine dans les pores du palladium. Et, selon Pons et Fleischmann, à partir d’une certaine concentration, c'est comme s’ils se trouvaient trop serrés dans leur enceinte de palladium, alors les noyaux de deutérium fusionnent entre eux pour former de l’hélium4 (deux protons et deux neutrons au lieu de deux protons seulement), tout en dégageant de la chaleur. Et même beaucoup de chaleur, davantage que l’énergie dépensée en électricité !

Malheureusement cette expérience avait un défaut : elle n’était pas systématiquement reproductible, car les chercheur craignant de ne pas être les premiers à divulguer leurs travaux publièrent leurs résultats prématurément, environ 18 mois avant la date prévue.

 

Les foudres du milieu scientifique

 

À la suite de cette publication de nombreux laboratoires se lancent sur le sujet, la compétition faisait rage pour déposer des brevets. Certains laboratoires confirment la validité de la fusion froide, d’autres ne parviennent pas à reproduire l’expérience et crient à la supercherie.

Le 6 juillet 1989, alors que la polémique remplit de nombreuses pages dans les publications scientifiques, les recherches sont finalement enterrées par un seul homme : un certain John Maddox, le directeur de la prestigieuse revue scientifique Nature dont les avis ont valeur d’arrêt.

Convaincu qu’il s’agit d’une erreur scientifique, il écrit alors : « Il semble que le temps est venu de renvoyer la fusion froide au rang d’illusion. »

Quant aux scientifiques français spécialistes de la fusion thermonucléaire – à l’immobilisme proverbial – ils rejettent systématiquement les possibilités qu’ils n’ont pas envisagées et affirment par la voix du Commissariat à l’énergie atomique (C.E.A.), sans sourciller que la fusion froide est contraire aux lois physiques.

Donc, la polémique a été telle, que toutes les publications en ce sens sont rejetées sans raison valable alors qu’actuellement des laboratoires italiens (Antonella De Ninno) et français (Jacques Dufour) obtiennent des résultats incontestables et reproductibles, mais la publication de leurs travaux est refusée et donc leurs travaux n’existent pas !

Cette histoire montre que la science est en crise, elle est malade car les chercheurs considèrent, comme au XIXe siècle, que toute la vérité scientifique est révélée, ce qui est évidemment absurde.

On ne comprend pas la chimie, on ne comprend pas la biologie et la mécanique quantique n’est pas encore intégrée. Cependant nos chercheurs font comme si, on savait déjà tout. Notre époque est particulière, c’est comme si les scientifiques avaient perdu l’envie de comprendre…

Il n’est pas impossible que la période de post crise révèle l’inanité des travaux antérieurs de physique de chimie et de biologie, et l’obligation de remettre à zéro les compteurs de la connaissance scientifique.

Nous comprendrons alors les raisons de ces alchimistes qui, au XVIIe et XVIIIe siècle parcouraient l’Europe et transmutèrent devant des personnalités scientifiques. Ils essayèrent, hélas en vain, de nous éviter trois siècles d’obscurantisme scientifique et spirituel.

Un jour très proche la transmutation des alchimistes sera considérée comme réelle. Alors, les scientifiques « transmutateurs » comprendront qu’ils ne peuvent qu’être alchimistes. Soyons lucide une pareille évolution ne saurait se réaliser sans une révolution spirituelle, économique et sociale. En ce sens André Malraux avait raison en disant que le XXIe siècle serait spirituel (et non religieux comme on l’entend trop souvent) ou ne serait pas. Oui, dans le cas contraire notre siècle risque de mourir empoisonné dans les miasmes de la pollution planétaire et celle de nos cerveaux.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Samuraï 29/01/2009 17:07

Merci, je peux, mais le pardon n'est pas de notre ressort...

Hermophyle 29/01/2009 20:40


Si nous ne pardonnons pas, qui nous pardonneras ?


Eques Vagans 28/01/2009 12:15

Et si la dernière phrase de cette page était plus qu'un prophétie.....
La science est considéré depuis 2 siècles comme irréfutable et révélée
Il n'y a pas plus dognamatique que le milieu scientifique! Nous vivons dans un monde ou decouvrir une parcelle de vérité n'est rien tant qu'elle n'a pas satisfait aux oukases du monde scientifique.
Ce qui est important aujourdhui n'est pas ce qui est découvert mais la validation par des pouvoirs economiques financiers et humains de ce qui a été découvert.
Bref ne comptez pas boire de l'eau si il n'a pas été confirmé par tout ceux qui ont le moins intéret a accepter son existance qu'il s'agit bien d'eau.
Le monde scientifique cartésien est paradoxalement le plus dépendant du facteur humain (jalousie rancoeur égoisme convoitise financière) et le plus générateur d'injustice et de méchanceté.
La vie de Semel WEIS en est le plus parfait exemple!
Bien sur tout ceci n'est qu'un modeste avis.....sans valeur scientifique
et pourtant il n'y a de richesse que d'homme!

Samuraï 22/01/2009 21:17

Quand l'homme a le cerveau plein de ses certitudes et de ses convictions, il ne reste pas de place à la recherche du non-savoir afin d'apprendre encore...

Hermophyle 28/01/2009 17:56


Bonsoir,

Oui nos certitudes en tout domaines restent le principal obstacle à notre réalisation pleine et entière l Trop souvent les Hommes oublient que leur principale caractéristique biopsychique est
d'être adapté à l'adaptation. Cela nous différencie des animaux. Celui qui refuse de s'adapter est donc un être hybride entre la souris et l'homme. Pardonnez cette image peu charitable...

Bien à vous.

L. G.


Présentation

  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
  • Contact

Recherche

Liens