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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 01:46

 

 

Comme à l’accoutumée, avant de vous livrer un article, je parle de choses et d’autres en fonction de l’air du temps.

Alors, soyons clairs. Mes articles ne sont pas des conseils. Ils ne sont que le reflet de ma compréhension, de mes expériences et de mon vécu. Loin de moi l’idée de donner des leçons comme le laisse supposer certains courriers que je reçois. Comme il n’y a pas de fumée sans feu, la raison de cette méprise est fort probablement mon style malavisé et peut-être godiche qui laisse parfois supposer des attitudes que je n’ai pas. Afin que vous corrigiez par vous-même ce genre de maladresses, soyez persuadé que mon seul but est de parler de spiritualité, d’alchimie, de symbolisme, de christianisme primitif, de mythologies, de Franc-Maçonnerie et même d’humour en toute simplicité et liberté, puisque je ne suis membre d’aucun centre d’ésotérisme. Je souhaite aussi établir un échange avec vous, mais cela vous l’avez compris, certains même un peu trop car ils m’inondent de messages (parfois plusieurs par jour) et je n’ai pas toujours le temps de répondre.

L'article qui suit peut être compris comme un balancement sans fin et réduit à cette phrase rabachée dans tous les certres d'ésotérisme : "tout est vibration". De grâce faites-moi l'honneur d'aller plus loin que l'ascenseur qui monte et descend dans un immeuble. Allez sur le toit et vous découvrirez un vaste horizon.

 

L‘homme est un avec son environnement car l’air qui lui permet de respirer  est aussi bien dans son corps qu'à l'extérieur. La chaleur,  qui favorise les réactions chimiques de l'organisme dépend de l'activités hépatiques. Respiration et chaleur dépendent de centres nerveux bulbaires.  

La masse d’air qui est actuellement en moi est, l’instant suivant, hors de moi. Cela entre et sort constamment, inspiration, expiration. L’air prend ma forme, et au moment où je le rejette, c’est toujours le même air, chargé de gaz carbonique et pauvre en oxygène, mais il est dehors, à l’extérieur de moi.

Mais autant il est vrai que mes os sont moi, autant il est vrai aussi qu’entre le moment où j’inspire et celui ou j’expire, la masse d’air fait partie de moi. Elle est tout autant « moi » que mes os sont « moi », sauf que cet « être-moi » ne dure que d’une expiration à l’expiration suivante, alors que « l’être-moi » de mes os subsiste, grosso modo, de ma naissance jusqu’à ma mort. Il n’y a là qu’une différence de temps. L’homme d’air meurt à chaque expiration et naît à chaque inspiration. Et autant il est vrai que nos os naissent avant notre naissance physique et se détruisent ensuite progressivement, autant il est vrai que quelque chose naît en nous lorsque nous inspirons et que quelque chose meurt lorsque nous expirons. Ce qui naît quand nous expirons meurt quand nous expirons. Commencez-vous à entrevoir la raison profonde d’une nécessaire communion avec notre respiration afin de faire un avec elle ?

Cette particularité de la fonction respiratoire régulée par l’automatisme des noyaux bulbaires nous montre que lorsque nous en prenons conscience nous découvrons dans notre chair que le domaine de l’humain s’élargit à toute la biosphère et à tous le cosmos où battent les pulsars. En harmonie (en « bien ») ou en disharmonie (en « mal ») l’homme est en expansion et grandit avec le cosmos. Tout dépend comment l’homme accepte et vit le pneuma ("air" ou "souffle de Dieu" selon les Septentes) ou encore spiritualité. Comprenez-vous ou je veux en venir ?

Notre époque n’a pas le moindre talent pour suivre des yeux, même de la façon la plus élémentaire, cette union de l’homme et du spirituel. Nous devons et nous pouvons à nouveaux y parvenir. Cabalistes ne sentez-vous pas poindre une réalité ? Que les non-cabalistes se rassurent, ils comprendront bientôt.

Nos pères n’auraient jamais eu l’idée de former des mots comme nous le faisons aujourd’hui quand il est nécessaire de nommer un quelconque produit chimique de synthèse. Ainsi alignent-ils les noms des radicaux chimiques, constituant une molécule, pour construire des mots très désagréables. Ils ont souvent un nombre de syllabes qui n’en finit pas ! Ainsi la potasse est devenue l’hydroxyde de potassium. Demandez aux chimistes, surtout ceux qui pratiquent la chimie organique, quand on ne nomme pas les molécules selon ce principe, les mots que l’on tente d’employer pour désigner une molécule n’ont pas de rapports avec la substance. Il est devenu impossible de parler autrement qu’avec les termes barbares que l’on peut lire sur la notice d’une boîte de médicament.

Il n’en a pas toujours été ainsi, puisqu’il est possible de saisir une réalité au-delà des mots. Car il existe un lien étroit entre notre respiration et l’inspiration qui nous guide directement à la conclusion au-delà de toutes explications.

Oui, l’inspiration s’exprime dans la respiration habitée par l’esprit ou pneuma dont parle l’apôtre Paul. Ceux qui doutent de l’existence des esprits n’ont qu’à devenir attentifs à l’évolution du langage et ce n’est pas pour rien que la cabale dépasse le carcan des mots et en libère l’esprit… L’adage « La lettre tue et l’esprit vivifie » dépasse largement l’analyse sémantique habituelle.

Oui, on doit découvrir d’abord les esprits de la langue, puis on comprendra comment ces esprits agissent dans la nature humaine ! Puis on se rendrait compte à quel point nous baignons dans le monde spirituel. Cette cabale (à ne pas confondre avec la Kaballe hébraïque) comprise au plus profond de nous-même, au delà des jeux de mots puérils, nous fera saisir combien les esprits collaborent en effet à tout ce que nous faisons dans la vie, nous inspirent et nous habitent par l’air qui nous fait vivre. Nous aurons alors de nous-même une impression qui correspond à la réalité : notre Soi est élargi au Soi de l’Univers. Nous ressentirons ce qui est encore de la théorie. Et c’est le chemin pour entrer vraiment dans les mondes spirituels et dans l’oratoire et le laboratoire de l’alchimiste.

Oui, la cabale est indispensable à l’alchimiste car elle le connecte progressivement au monde spirituel au-delà de toutes règles. La matière et le Grand Œuvre des alchimistes ne peuvent être comprise dans leurs essences que par l’inspiration peuplée d’esprits…

Croire ou ne pas croire, tel est la question. Cher neo cartésiens sceptique, sans vouloir être désobligeant envers vous, de grâce, cessez de nous « pomper » l’air ! Et au lieu de vous référer au seul balencement du pendule de Foucaut en affirmant, à qui veux l’entendre, votre inoxydable incroyance, essayez de sentir l'air qui vous traverse et vous aurez la réponse.

 

 

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commentaires

hermophobe 01/02/2009 13:22

hermophyle opposé a hermophobe vous voullez dire ? Plutot phobique mon hermétisne...
C'est surement a cause de mon vase a double nature...
Je me souviens avoir retrouvé en remontant une ravine une source sulfureuse chaude qui se mariait dans un sable noir, le bain a été un délice aprés un long effort. Bon souvenir,bien a vous .

Hermophyle 01/02/2009 16:59


Evidemment ma remarque repose sur la seule étymologie ! Vos commentaires indiquent l'opposé d'une phobie vis à vis du vénérable Hermès comme dans le ... verlan. Le bain sulfureux dans l'OEuvre au
noir, c'est un délice ça ! ! !
Que l'espiègle Hermès vous confie son caducée pour vous montrer son amitié...


hermophobe 01/02/2009 08:14

Aprés lecture, je descend au jardin , la terre m'appel.Merçi pour la fleur, les plus belles a mon souvenir était sur le morne rouge versant St Pié...
Ou la douceur de l'air reste inoubliable.
Sans etre trop pompeux.
Merçi pour cet article .

Hermophyle 01/02/2009 12:11


Ha les mornes riches en souffre volcanique ingrédient qui fait fleurir la terre !
Dites-moi Hermophobe, pourquoi détestez-vous l'hermétisme comme votre pseudo le laisse supposer ? C'est là en totale opposition avec le "fleurophyle" que vous êtes.
Oui, la douceur de l'air martiniquais est inoubliable quand le vent océanique chasse le moindre miasme et la pluie lessive tout le reste ! Bien à vous.


Lyriann 31/01/2009 08:24

Voilà une fort belle réflexion et un chemin spirituel intéressant qui fait écho à mes "aspirations" (ah ah !) et me fait dire qu'en réalité tout est rythme : inspiration-expiration, montée-descente, comme l'onde sonore. Nous sommes symboliquement musique quoi !

Hermophyle 31/01/2009 09:33


Oui, tout est rythme... Mais ne peut-on dépasser cette compréhension du pneuma
biblique et aller au coeur de l'art de musique, l'un des noms de l'alchimie ?


Lyriann 31/01/2009 08:21

Faute de frappe : "qui nous guide directement à la concjusion"

Hermophyle 31/01/2009 09:28


Merçi de me signaler cette imperfection.


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  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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