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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 16:30



À une époque lointaine l'homme était pourvu non seulement de l'intelligence que nous connaissons mais également - et aussi curieusement que cela puisse paraître de nos jours, - d'une sensibilité, et d’un accès à des sentiments puissants qui agissaient. Évidemment il ne faut pas confondre cette sensibilité avec le sentimentalisme.

 

La sensibilité (et non la sensiblerie) agissait, car le coeur pouvait pénétrer en un domaine qui restait impénétrable à intelligence. Rendons-nous à l’évidence, cette compréhension par le coeur est totalement absente de nos jours. Elle est repoussée par un néo cartésianisme totalitaire élaboré à partir des écrits mal interprétés et notamment le Discours de la Méthode, du mystique Descartes.

 

Descarte qui fréquentait la cour de la célèbre alchimiste Christine, reine de Suède fut le fondateur du Cartésianisme vénéré par les rationalistes. A contre-poil de sa philosophie il s’intéressait en 1619 à l'Ordre légendaire de la Rose-Croix dont il dit n’avoir trouvé aucun membre. Cependant il éprouva l’étrange nécessité de nier son appartenance à cette fraternité, dont l’existence fut, et est encore, contestée, ce qui n’est pas une anomalie quand une société est réellement secrète.

Cela n’empêcha par Descartes d’émettre un projet, « Le trésor mathématique de Polybe le Cosmopolite », dédié « aux érudits du monde entier, et spécialement aux F.R.C. (Frères Rose-Croix), très célèbres en G. (Germanie) ». Le titre de cet ouvrage est évocateurs quand on sait que le Cosmopolite est le pseudonyme d’Alexandre Sethon, alchimiste écossais connu à cette époque pour parcourir l’Europe en réalisant de nombreuses transmutations. Comment ne pas soupçonner l’appartenance aux Roses Croix de cet adepte ? Et comment Descartes avait-il pu réaliser un pareil rapprochement sans être proche des Roses Croix ?

 

Nous avons d’autres exemples de société secrète similaires comme la société des AA, qui semble être issus de la Compagnie du Saint Sacrement à la tête de laquelle se trouvait l’alchimiste St Vincent Depaul (voir mon ouvrage « Rennes le Château : Les Cartes des Trésors »). Ceux qui mettent en doute les connaissances alchimiques de Vincent Depaul, doivent se rendre à l’évidence : pour aider (même des expéditions militaires, comme ce fut le cas pour le « père des enfants trouvés ») il faut de l’argent, beaucoup d’argent ! Sans « boîte à l’enchanteur » comme le disait Louis XI (ami de Jacques Cœur Grand Argentier de son Père Charles VII), à propos de son alchimiste grand argentier Jean du Plessi Bourré, inutile d’entreprendre quoi que ce soit…

 

Après Descartes la notion de Cartésianisme, est devenue abusivement rationaliste, alors qu'elle est d'abord une découverte de la liberté, intimement liée à la joie de penser et de modéliser à partir d’observations simples, c’est-à-dire d’un élément connu en usant d'un bon sens partagé par tous et qui est fondamental en alchimie pratique au laboratoire. La démarche est libérée de la contrainte théorique, de celle du livre et de la référence savante. Construite sur le doute et l'observation, la méthode apporte joie et liberté au penseur. C’est en réalité la logique constructive qui doit habiter tout Rose-Croix et tout alchimiste.

 

Je puis affirmer que Descartes reçut l’initiation des Roses Croix car, comme toute initiation réelle, elle favorise la clairvoyance par étroite communion avec le monde suprasensible.

C’est durant ses quartiers d’hiver de 1619 à 1620 à Neubourg que se révèle à lui, le 10 novembre 1619, en trois songes des pensées décisives pour sa vie.

Son ami Baillet en a fait le récit, dont voici le début :
 

« La recherche qu'il voulut faire de ces moyens, jeta son esprit dans de violentes agitations, qui augmentèrent de plus en plus par une contention continuelle où il le tenait, sans souffrir que la promenade ni les compagnies y fissent diversion. Il le fatigua de telle sorte que le feu lui prît au cerveau, et qu'il tomba dans une espèce d'enthousiasme, qui disposa de telle manière son esprit déjà abattu, qu'il le mit en état de recevoir les impressions des songes et des visions.

Il nous apprend que le dixième de novembre mille six cent dix-neuf, s'étant couché tout rempli de son enthousiasme, et tout occupé de la pensée d'avoir trouvé ce jour-là les fondements de la science admirable, il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu'il s'imagina ne pouvoir être venus que d'en haut. »

Il raconte alors comment il s'enferme dans son poêle (chambre) et conçoit sa méthode. Il dit également, qu'alité, il regarde le plafond au plâtre fissuré et imagine un système de coordonnées (devenues par la suite les cartésiennes), permettant de décrire lignes, courbes et figures géométriques par des couples de nombres arithmétiques, dont il ne reste qu'à analyser les propriétés. C’est ainsi qu’est née la géométrie analytique.

Ces « songes » sont évidemment, le résultat d’un travail sur lui-même qui ne put être dispensé que par de véritables initiateurs et donc par les Roses Croix !

Actuellement existe une incompréhension vis-à-vis de tous ce qui est spirituel. Les preuves abondent pour démontrer cette dérive qui s'accentue de jour en jour, depuis le théologien Pierre Abélard (1079-1142) qui prona l'étude intellectuelle des écritures au détriment de la compréhension directe sans passer par le raisonnement. En cela il avait un opposant de taille, Saint-Bernard qui avait transmis aux Templiers une dimension spirituelle que nous ne connaissons plus, et dont les néo Templiers actuels ignorent jusqu’aux rudiments. 

J'ai montré dans mon livre holoscopie de la spiritualité occidentale qu'existe encore en notre encéphale cérébral la possibilité de renouer avec cette manière de percevoir les hommes, les choses et l’univers.

 

Donc il est une époque historique particulière ou cette scission entre les deux manières de « cogiter » se sont progressivement séparées. Le debut de ce moment historique de rupture se situe aux environs du XIIe siècle. Ainsi saint Anselme (1033-1109), archevêque de Cantorbéry, découvre ce qu'on appelle la preuve de l'existence de Dieu ; c'est-à-dire que c'est homme a ressenti la nécessité de démontrer la divinité. Le fait que l'on cherche a prouver Dieu est une preuve qu'on ne le connaît plus, qu'on en a plus l'expérience intérieure, car ce qu’on vit intérieurement, on ne le prouve pas. Messieux les rationalistes, pouvez-vous prouver l’amour que vous portez à votre épouse ? On prouve seulement ce que l'on ne vit pas. L'incompréhension alla en fait en croissant et aujourd'hui nous sommes parvenus à un point étrange. Tout ce qui est divin est incompris par les théologiens de toutes les églises. Ainsi le Christ est abaissé, déprécié jusqu'à n'être qu'un homme qui enseigne, qui guérit les maux par les mots. Et certains théologiens n'hésitent plus à nier son existence.

 

Seul un ésotériste bien formé sait qu’il peut communiquer dans le silence mental au-delà de notre réalité et y trouver autant le bonheur que l’inspiration.

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commentaires

Sol Y Taire 15/04/2009 21:19

Bonjour,

plutôt que m'excuser de vous demander pardon, une remarque inspirée par ceci :

"Je souligne d’abord qu’il ne s’agit pas d’un groupe et donc d’un égrégore… "

il me semble pourtant qu'un égregore étant en quelque sorte "le fruit de pensées agglomérées", il n'est pas indispensable que le groupe soit constitué de façon formelle.

Un assemblage de pensées reliées entre-elles par "un sujet" peut suffir à l'affaire ; entendre par là, à rendre "opérationnelle" une "forme-pensées".

N'est-il pas ?

Hermophyle 16/04/2009 06:32


Bien vue ! Vous avez raison à propos de l'égrégore. Cette agrégation par "les atomes crochus", ne nécessite pas un groupe constitué géographiquement parlant.
Cependant il est des niveaux dans les égrégores qui s'étalent de la communion de pensée à la communion des saints, pour paraphraser l'Eglise. C'est de cette dernière, qui n'a ni limite
géographique, ni limite temporelle, qui est au coeur de mes propos. Elle est le substrat des connaissances réelles sur le plan scientifique et mystique.
Merci pour votre remarque.


Sa-Ousir 11/04/2009 16:38

[Seul un ésotériste bien formé sait qu’il peut communiquer dans le silence mental au-delà de notre réalité et y trouver autant le bonheur que l’inspiration.]

D'ou l'intêret de s'abstenir de "parler" dans le pur silence. (Thoth) . De mon humble avis, il n'y a que dans cet au-delà que se trouve la réalité, le reste n'étant qu'illusion (ma foi encore bien nécessaire!)

Ce que je ne comprends pas, en prenant connaissance de vos écrits, c'est cette sorte de prosélytisme R+C a peine déguisé...

[Ces « songes » sont évidemment, le résultat d’un travail sur lui-même qui ne put être dispensé que par de véritables initiateurs et donc par les Roses Croix !]
Il me semble pourtant, partageant en cela cette pensée avec Grillot de Givry, que "nul ne peut être initié que par soi-même".

Les vérités les plus hautes ne sont-elles pas celles qui s'approchent le plus de l'universelle? A quoi bon, dès lors, leur mettre un masque, une étiquette, les rattacher à une Tradition autre que celle qui est Universelle? A moins que vous n'ayez un intérêt particulier dans la nutrition de cet éggrégore...Libre à vous!

Hermophyle 12/04/2009 10:23



Bonjour,


Je suis totalement d’accord avec Grillot de Givry, « Nul ne peut être initié que par soi-même ». Pourtant je parle des initiateurs que sont les
Rose+Croix ! Contradiction ? Non ! Je dirais peut-être maladresse.


Je souligne d’abord qu’il ne s’agit pas d’un groupe et donc d’un égrégore… Le synonyme de R+C le plus proche est Adepte. D’ailleurs Fulcanelli le signale fort bien
dans le même sens que moi.


Si je parle des 4 éléments dont la croix est sous-jacente, et si j’insiste parfois lourdement, et traite la Roue Cosmique des renaissances, c’est pour
préparer une définition plus précise de ce que j’entends par l’universalité de l’état R+C.


Bien à vous.


L. G.








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