3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:07

 

Il est essentiel d’éviter des confusions de perception à l’origine de la séparation de la science et des connaissances traditionnelles, alors que l’une ne devrait pas aller sans l’autre. Notez que je n’ai pas parlé de religion, car la religion est à son déclin, sorte de dinosaure agonisant car inadaptée depuis environ un siècle à son milieu de vie, à notre milieu culturel. Il est nécessaire de ne pas omettre que les lois matérialistes et spirituelles de l’univers ne s’accordent pas avec un dogmatisme quelconque, qu’il soit religieux ou scientifique.  

 

Quelques remarques.

 

La connaissance traditionnelle, de leur vrai nom théosophique, si elle structurait le christianisme et le bouddhisme ainsi que l’ésotérisme iranien bien compris ne doit pas être confondu avec celle des multiples courants syncrétiques de l’ésotérisme moderne, notamment celui de la société de théosophie qui sous ce nom véhicula, dès le fin du XIXe siècle, un programme qui est presque sans aucun rapport avec la plus profonde tradition théosophique.

 

Aujourd’hui on entend par théosophie une interprétation ésotérique des enseignements divins (tu’wil, en Iran). Elle est fondée sur un mode de raisonnement analogique et selon la révélation d’une illumination intérieure. Elle ne peut s’épanouir que libérée des contraintes dogmatiques.

Actuellement cette connaissance sacrée est devenue « secrète », phantasmagorique même, et disons-le, vide de sens. C’est une sorte de fantôme évanescent dépourvu de corps. Tous les grands pontes, officiels ou non, de l’ésotérisme on a la bouche le mot de connaissance traditionnelle ou de tradition primordiale sans pouvoir en tracer sérieusement les contours. Convenez que les « initiées » incompétents, brillants conférenciers et grands Maîtres au verbe fluide et séducteur ont le don de vous faire avaler des grenouilles accommodées avec leur sauce de bateleur.

 

En bref, il est impossible d’avoir le même état d’esprit quant on aborde notre science matérialiste et quant on désire comprendre la science spirituelle. Notez au passage que je n’ai pas employé le terme d’incompatibilité.

J’utilise ici le mot science selon son étymologie dérivant du latin « scire » qui veut dire « savoir », et le savoir ne saurait se cantonner aux secteurs que nous considérons, selon notre culture et les dogmes scientifiques du moment. La science réelle est inséparable du raisonnement logique et cohérent libre de s’exprimer en n’importe quel domaine et en n’importe quelle circonstance.

Si l’on garde l’état d’esprit des sciences matérialiste pour aborder l’alchimie par exemple, on fait un mauvais mélange qui n’aboutira à rien de bon pour la science matérialiste et à rien de bon pour la science traditionnelle. Les scientifiques ont l’impression d’avoir démystifié l’alchimie sans pour autant faire avancer d’un pas la compréhension de cette science sacrée. Quant aux traditionalistes ils n’ont pas été entendus. Donc, c’est un dialogue de sourds qui dure depuis environ deux siècles.

La dernière tentative sérieuse émane d’un chimiste de bonne foi, se refusant au dénigrement positiviste et ayant un désir réel de comprendre. C’est le professeur de chimie Pierre Laszlo. Il tenta une approche rationnelle et sérieuse en ses deux ouvrages La parole des choses (Éditions Hermann, Paris 1993) et surtout son petit livre Qu’est-ce que l’alchimie ? (Éditions Hachette, Paris 1996). Sur le plan psychanalytique C. G. Jung élaborera une approche similaire en son gros livre Psychologie et alchimie.(Éditions Buchet-Chastel, Paris 1971).

Le fourvoiement de ces deux auteurs n’est pas de l’ordre de la logique, ni du développement de leurs concepts puisque leur cohérence est sans faille au sein de leur discipline respective.

L’erreur est à l’origine, au point alpha de leur démarche. Ils ont assis leurs recherches sur des évidences, des axiomes discutables. Il en est de même pour Kant dans sa Critique de la raison pure. Albert Einstein l’avait fort bien compris lorsqu’il disait que « chacun a son Kant à soi… » Combien de colosses nous conduisent sûr de fausses pistes car nous ignorons qu’ils ont des pieds d’argile !

C’est parce qu’il est possible de prouver n’importe quoi que les dérives sont possibles, qu’il existe une sorte de « savant fou » qui transforme la dynamite pour construire les routes en munition de guerre, qui détourne l’énergie nucléaire des centrales électriques pour en faire des bombes et qui empoisonne nos assiettes. Quant à l’Homme pensant il en fait un robot docile pour servir les intérêts économiques. Ce dieu des savants fous le Christ l’a appelé MAMMON (richesse) qui fait confondre les richesses de notre monde opposées aux vraies richesses qui construisent le monde spirituel de l’avenir. Il est en action chez les charlatans de toute espèce.

 

Un jour un de nos cousins canadiens du Québec, affirma qu’il était proche de réussir à faire accepter l’alchimie à l’Université de Laval. Il disait avoir rencontré de grands alchimistes qui lui avaient fait respirer l’odeur suave de la quintessence. En apprenant cela nous étions atterrés car la quintessence dégage une odeur qui rivalise avec celle des gaz intestinaux ! Ce monsieur Lachance, c’est son vrai nom ! grand ésotériste et grand rhétoricien de son état a certainement été compris par les universitaires qui lui refusèrent l’entrée dans leur cénacle. Cela est bien car les charlatans ne sauraient avoir pignon sur rue.

Mais le problème de fond reste : Est-il possible de concilier science matérialiste et science spirituelle et donc d’introduire l’alchimie à l’Université ? Pour lever toute ambiguïté vis-à-vis de ce que je vais dire, je précise une seconde fois que je n’ai pas proposé la jonction entre science et religion.

Excluons d’abord le réalisme fantastique illustré par le Matin des Magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier (Éditions Gallimard, Paris 1960). À partir de là, la réponse est oui… à condition d’être très prudent pour ne pas tomber dans le dénigrement. Le premier pas en ce sens existe déjà à l’École des Hautes Études et à l’université de Paris-Sorbonne où est implanté un centre d’étude des textes alchimiques du pays d’OC (CEROC).

Mais pour aborder le cœur du sujet cette approche ne suffit pas. Elle nécessite la pluridisciplinarité avec la coopération des ethnologues des neurophysiologistes et aussi des physiciens des quanta. Tout cela permettrait une étude beaucoup plus sérieuse qu’actuellement ou ceux qui s’aventurent dans ce domaine prennent des risques de dévalorisation au point de compromettre leur carrière. Je suis peut-être pessimiste, mais j’ai l’impression que nos mandarins ne sont pas encore prêts…

Ne nous leurrons pas, cette coopération ne peut que rester, pour l’instant,  du domaine des sciences matérialistes, mais son intérêt est d’ouvrir la porte aux sciences spirituelles provoquant parfois des prises de consciences comme l’a fort bien compris Raymond Ruyer dans son ouvrage La gnose de Princeton (Éditions Arthème Fayard, Paris 1974).

En tout cas, le nombre trois, si cher aux alchimistes ne saurait être totalement décrypté en faisant une analogie avec l’acide désoxyribonucléique (ADN), des chromosomes, sous le prétexte qu’il est constitué par une successions de trois molécules : phosphate, sucre et base. Le mystère de la vie ne saurait résider en cette brillante triade. C’est là le reflet d’une réalité plus haute, qu’avait déjà découvert le grand Gœthe dans la forme spiralée qu’il disait obéir à une « loi secrète ». Il est donc nécessaire d’apprendre à regarder de l’autre côté du miroir comme l’avait fort bien compris Jean Cocteau.

 

Le ternaire des Francs-Maçons

 

Le nombre trois est au cœur de la Franc-Maçonnerie puisqu’ils s’appellent les frères aux trois points. Voir LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.  D’autre part le triangle ou delta lumineux est à l’Orient de leur temple au-dessus du lieu où siège le maître de cérémonie qui s’appelle Vénérable. Le nom de delta est dû à la lettre grecque « d » qui a la forme d’un triangle quant elle s’écrit en majuscule (Δ). Elle a donné son nom au delta de l’embouchure d’un fleuve comme le Rhône. Il n’est pas anodin de remarquer que, dans la société, des entreprises comme celle de confection de bas, portent des noms expressifs – quant aux activités « secrètes » de leur patron, – comme « delta maille ».

Si, dans l’Église catholique le triangle symbolise les trois personnes de la sainte Sainte-Trinité (Père (Dieu), Fils (le Christ) et Saint-Esprit).

Évidemment cette trinité se retrouve dans différentes cultures et civilisation telle la Trimurti hindoue : Brahmâ, Vishnou et Çiva. En Égypte on peut dénommer la triade memphite (Pta, Sekhmet et Nefertoum), la triade osirienne (Osiris, Isis et Horus) et la triade thébaine (Amon, Mout et Konsou)…

Je pourrais continuer ainsi sans que cela n’éclaire sérieusement ma lanterne et je comprends mal les Maçons qui apprennent de pareilles litanies sans en saisir le sens profond qui se profile au-dessus des cultures et de leur formation universitaire. Aussi stagnons-nous dans la pauvreté où règnent les éponges sans cervelles qui absorbent tout et ne comprennent rien.

Tel des perroquets récitons de nouveau nos trois points ou trois côtés ou encore trois sommets: Bien penser, bien dire et bien faire. Liberté, Égalité et Fraternité. Celle-là c’est la plus humoristique de toutes ! évidemment je parle d’humour noir puisque nous vivons dans un milieu qui est chaque jour plus liberticide, plus inégalitaire et conflictuel.

Continuons sans perdre souffle : Passé, Présent et Avenir. Thèse, Antithèse et Synthèse. Sagesse, Force et Beauté. Naissance, Vie et Morts… J’en passe et j’en passe encore pour vous présenter le clou final qui représente les Principes de l’œuvre de Dieu : Sel, Soufre et Mercure. Vous avez compris, j’espère parce que moi, je suis dans le cirage, gavé de tas de noms qui font un tintamarre dans ma tête sans que je puisse entendre la musique des sphères…

Bon, passons sur ces babioles et si vous relisez mes deux articles sur les 4 éléments, vous trouverez dans le triangle cosmique (rectifié par mes soins) les vestiges d’une connaissance réelle : Lumière, Ténèbre et Création (à la place de Temps). Dommage que le symbolisme maçonnique s’interprète dans le même esprit que celui des sciences matérialistes. Cela est évidemment insensé et obscurci chaque jour d’avantage le sens des symboles qui finissent par voler au-dessous des pâquerettes par manque de substance vitale puisque coupés de leur énergie qui réside dans les sciences spirituelles mises au rancard.

Revenons au delta lumineux qui illumine le mur Est de toutes loges. Il porte souvent en son centre le tétragramme sacré (tétra voulant dire 4 en grec) hébraïque de quatre lettres : iod, he, vov, hé ou I E V E qui est le nom divin. Je partage l’opinion de Jules Boucher quand il écrit à la page 91 de son ouvrage La symbolique maçonnique :

 

« Les études sur le Tétragramme sacré sont nombreuses et variées et, disons-le, assez confuses ; nous ne pouvons les examiner ici. »

 

Ben voyons ! C’est difficile, alors n’en parlons pas ! À chacun sa philosophie…

 

Le delta lumineux porte souvent en son centre l’ « œil divin ». Et jules Boucher de nous dire :

 

« L’œil symbolise, sur le plan physique, le soleil visible d’où émane la vie et la lumière ; sur le plan intermédiaire ou « astral », le Verbe, le logos, le principe créateur ; sur le planspirituel ou divin, le Grand Architecte de l’Univers. » (idem supra)

 

Et bien voila ou mène la manie des triades, c’est celle de découper en trois belles rondelles une seule réalité. Cela est bien en accord avec la manière de procéder des sciences matérialistes qui émiette tout jusqu’à l’infini.

 

Le delta des Roses+Croix.

 

Je rappelle que le rôle essentiel des Rose+Croix est d’enseigner les sciences spirituelles, l’Art Royal ou alchimie, et de révéler les plus profondes vérités du christianisme qui doivent être comprises dans l’absolu, c’est-à-dire sans référence à un système théorique et dogmatique qu’il soit religieux ou ésotérique. D’où leur Église indépendante où les femmes peuvent accéder au sacerdoce afin de se relier à l’empreinte spirituelle du Christ historique.

 

Comme le progrès de l’âme humaine est incontestable depuis le XIIIe siècle et les siècles suivants, leur enseignement, lié à leur clairvoyance, couvre actuellement un domaine infiniment plus étendu et s’ouvre à un plus grand nombre. On peut dire qu’ils enseignent une « Théosophie du XXIe siècle ». Je rappelle en passant que ce terme de Théosophie n’a pas de rapport avec la société de même nom.

Les Roses+Croix affirment que chaque âme humaine renferme la possibilité d’accéder à ce que l’on appelle « Éveil » ou « Initiation » qui est la « renaissance » du Moi divin. Voilà une triade sérieuse qui mérite de figurer au fronton triangulaire du temple : Éveil, Renaissance et Initiation ! Et oui, l’éveil est une renaissance qui permet la véritable initiation. Combien d’ « initiés » dorment à point fermé en ronflant sur des textes dont la brillance n’éclaire rien !

Qu’est devenu le delta lumineux qui brille dans le soleil d’Orient ? C’est à vous chers lecteurs de me le dire dans votre courrier, car je ne suis pas F.M.

 

Le tétragramme divin correspond, avec ses 4 lettres J H V H inscrites à l’intérieur, aux quatre éléments, et le delta est le triangle lumineux du Feu. Or, nous avons vu que l’élément Feu est présent partout, dans l’élément Terre, dans celui de l’Air et aussi dans l’Eau. Voir LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. et LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2. Le seul Élément pur et générateur, est le Feu. Telle est la raison pour laquelle le tétragramme est dans un delta lumineux qui n’est autre que la lumière invisible et puissamment spirituelle du feu.

C’est ainsi que les symboles alchimiques se sont formés. Le soufre symbolisé par un triangle surmontant une croix va donc représenter le feu au-dessus du creuset. En d’autres thermes, c’est un feu soutenu « attisé » par l’air. Ce feu aérien va permettre la naissance de la pierre philosophale dont les différents stades de maturation sont appelés soufre philosophique.

Hermès Trismégiste a exprimé ce fait dans sa Table d’émeraude en disant :

 

« Et le vent (air) l’a porté dans son ventre (panse du ballon). »

 

C’est la raison pour laquelle ce soufre particulier est symbolisé, comme il se doit, par un triangle. Du point central de sa base partent trois flèches, ou trois tiges lancéolées. La raison en est simple puisque la future pierre philosophale est constituée par le Feu de trois substances. Vous n’ignorez pas cela après la lecture de mes précédents articles.

 

Mais le delta est aussi occupé en son centre, par un œil qu’on appelle œil divin. Voilà une représentation hautement initiatique. Pour la saisir il est indispensable de savoir ce qu’est cet œil.

J’ai déjà dit qu’en qualité d’observateur de notre monde nous sommes le sujet et ce qui se présente à nous sont les objets. Ainsi, par exemple, le sujet Tartempion observe l’objet qu’est le lacet de sa chaussure qui est défait. Voir QUELQUES POINTS FONDAMENTAUX DE L’INITIATION

Chez celui qui aspire à la connaissance initiatique il doit se rendre compte qu’il est objet et que donc il est vital qu’il cherche le sujet qui observe son moi-objet. Dans la connaissance initiatique, nous sommes nous-même l’objet et nous devons chercher le sujet qui nous observe. Nous devons sortir de nous-même pour devenir, pour un œil qui n’est pas le nôtre, objets d’observation. Le programme est clair,  cherchons le sujet qui observe, même si dans un premier temps nous croyons que c’est nous !  

En résumé nous pouvons dire que dans la connaissance initiatique, il nous faut chercher EN PERMANENCE ET DANS TOUS NOS ACTES comment nous sommes vus et pensés dans le cosmos et par le cosmos. C’est chose difficile car nous n’aimons pas être observés, mais c’est cela que l’œil divin nous demande de faire pour mieux nous situer dans la lumière spirituelle de son triangle de feu… N’allez pas vous imaginer que tout va se réaliser en faisant une sieste sous les cocotiers des Antilles. Bien vivre ce n’est pas non plus aller au supplice, c’est seulement saisir qu’il n’y à pas de roses sans croix !

 

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commentaires

Sa-Ousir 12/04/2009

Nos chemins sont parrallèles, nous nous rejoignons donc à l'infini!

Votre critique à mon égard est flatteuse et élogieuse, mais je ne pense pas être un adepte, ni même un initié (ce qui réjouirait fort bien mon hypertrophie égotique).

Les grades marquent une séparation propre à créer par leur division de l'ambition et, comme j'ai pu le constater, une certaine forme de rivalité malsaine.

Je ne suis, comme chacun ici, qu'une simple créature poursuivant sa propre route, un débutant qui débute sans cesse...plus avancé que certains et certainement moins que d'autres.

didier tipajen 24/08/2010


comment se grandir en écrasant les autres (ou tout au moins en essayant) ce frère chercheur déverse des sommes d'inepties qu'il serait trop long d'énumerer. Pour comprendre il faut d'abord être
ouvert... ce long exposé réussi en un point, il fait la démonstration du contraire.


LG 03/09/2010


Tres intereressant ...


peron flora 23/02/2011


il y a des affirmations intempestives qui rendent suspectes les vues de l'auteur. Einstein critique de Kant ? Je n'ai pas lu, et il ne faut pas prendre les boutades pour des analyses. Quant à
psychologie et alchimie il ne se met pas comme ça aux oubliettes....Décevants ces procédés....Ni Kant ni Jung ne manquent d'esprit et d'esprit de recherche. Allez je n'ai pas de temps à perdre ni
de leçons à donner


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