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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 16:39

  

Je vous livre ici un texte qui fait partie d’une conférence que je prépare pour le quatre juillet 2009.

Comme il doit être parlé et susciter des questions, de ce fait il n’a pas la même rigueur que s’il avait été écrit comme un article habituel.

Je vous demande donc de ne pas être trop sévères pour le juger.

J’analyse ici, d’une manière succincte, les premier éléments du récit d’une transmutation de plomb en or. J’ai essayé de montrer combien une analyse de ces lignes peut être enrichissante, quand on n’est pas obsédé par le sensationnel de la seule transmutation qui finalement s’avère être, et de loin, secondaire. Mais de cette transmutation je n’en parles pas !

Je vous l’ai dit, il s’agit d’un extrait de ma conférence et de ce fait vous pouvez rester sur votre faim. Je vous promets de vous livrer la suite quand j’en aurais le temps. Attention, vous aurez droit à la suite seulement si vous le demandez.

 

 

 

 

L

’enseignement spirituel et alchimique ne fut pas identique à travers les siècles, tout comme il est différent selon les cultures. Vous n’ignorez plus que la Renaissance est, comme je l’ai déjà dit, une période de décadence où commence à apparaître le sens de la matérialité univoque porteuse du culte du progrés inséparable de celui de l’égo. Voir à ce propos Le mystère des cathédrales de Fulcanelli. 

Ce changement correspond au début d’une érosion des valeurs spirituelles et d'une clairvoyance inhérente aux hommes. Cela implique évidemment un changement dans la manière d’enseigner des maîtres spirituels des XVIIe et XVIIIe siècles. On ne parles pas de la même manière à un clairvoyant et à un aveugle de plus en plus borné.

 

 Après le « drame » de la Renaissance les alchimistes tentèrent d’infléchir l’orientation de la pensée débutant sa plongée dans l’intellectualisme devant accoucher d’un  matérialisme de plus en plus aveugle.

 

C’est la raison pour laquelle il y eut durant ces deux siècles de nombreuses transmutations publiques en Europe que l'on peut qualifier de pédagogiques.

C’est une période unique dans l’histoire, c’est celle ou les maîtres alchimistes prodiguèrent un enseignement public de l’alchimie, non pas en fondant des écoles, mais en effectuant des démonstration de transmutation accompagnées d’un discours explicatif sur les principes généraux de la fabrication de la pierre philosophale, allant de le dimension spirituelle nécessaire à ses effets sur les minéraux, son action  thérapeutiques etc.

 

La globalité de leur message est le suivant :

 

« La chimie est en train de naître avec Lavoisier. C’est une fausse route, une fausse manière de comprendre la matière qui engendrera une fausse compréhension de la vie et de l’homme, et donc une science matérialiste. Nous allons vous montrer qu’existe une voie qui conduit vers la compréhension de l’univers indépendemment de celle que vous allez suivre.»

 

Ils ne furent pas écoutés, mais les rapports écrits restent et peuvent encore infléchir nos concepts scientifiques vouées, tôt ou tard, à une stagnation certaine.

 Je le répète, à travers les transmutations, les maîtres diffusèrent un véritable enseignement général qu'il serait peut-être temps de regarder de plus près.

 

L’enseignement des maîtres alchimistes.

 

Je ne puis ici relater toutes les transmutations réalisées à travers Europe durant le XVIIe et le XVIIIe siècle. J’en choisirais donc une qui résume bien ce que les autres adeptes ont dit où fait. Il s’agit de la transmutation effectuée en 1666 par Helvétius médecin du prince d’Orange. Disons pour fixer les idées qu’il était l’équivalent du président de notre académie des sciences.

Ce scientifique n’accordait aucune créance à des absurdités telle la pierre philosophale !

 Si je le l’ai choisi, c’est parce que les historiens et les enquêteurs sont mal à l’aise et préfèrent réserver leur jugement. Voici le début du récit d’Helvétius :

 

«  Le 27 décembre 1666, dans l'après-midi, un étranger se présenta chez moi à la Hayes, l'air d’un plébéien, d'une honnête gravité et d'une autorité pleine de sérieux ; il était de pauvre stature avec un visage menu et allongé marqué de quelques trous de petite vérole, une chevelure presque toutes noires sans aucune boucle, le menton rasé, âgé, me semble-t-il, de 43 à 44 ans, et natif de la Hollande du  Nord. »

 

La date choisie n’est pas quelconque, c’est le chiffre de la bête 666 précédé de l’unité qui caractérise Dieu qui a toujours été représenté autant pas la primauté que par l'unité. Sur un certain plan qui échappe trop souvent aux lecteurs, c’est un choix significatif. C’est  l’année du combat de l’Archange contre la bête. À ce moment l’Archange va être obligé de reculer, si je puis dire, jusqu’au pieds de la croix.

 

Ce portrait montre qu’un quadrat a réussi le Grand Œuvre et non un vieillard, ce qui signifie que contrairement à la croyance générale il n’est pas nécessaire de passer toute sa vie à fabriquer la pierre philosophale, ce que cet adepte ne tarderas pas à confirmer.

D’autre part, c’est un plébéien, c’est-à-dire un être de basse condition, qui n’a pas utilisé son or pour s’acheter de beau vêtement et aller rendre visite à une sommité de la science. Vérité, Simplicité et jeunesse, tel est le premier enseignement. (attention les « vieux » ne sont pas exclus ! ! !)

 

« Après m'avoir salué, il me pria très respectueusement de lui pardonner la grossièreté de son aspect du fait qu'il était grand amateur de l'art pyrotechnique. Il me dit qu'il avait lu quelques-uns de mes petits traités, particulièrement celui contre la poudre sympathique de sir Kenelm Digby ; Il s’était ainsi rendu compte de mes doutes au sujet du mystère philosophique, ce qui était la cause de sa démarche, et il me demanda s’il m’était impossible de croire que la nature renfermât un grand mystère capable de soigner tous les maux. »

 

Ainsi, ce plébéien, qui ne manque pas d’urbanités, lit les publications des scientifiques, ce qui en fait non seulement un homme vrai, jeune et simple mais aussi cultivé et sociable.

Notre pyrotechnicien ou philosophe par le feu veut donc réhabiliter la valeur de la poudre de l’anglais Kenelm Digby en particulier et les capacités thérapeutiques de la pierre philosophale en général.

 

D’abord, qu’est-ce que l’effet de la poudre de Digby ?

 

C’est le même que celle de Paracelse et de l’anglais Robert Fludd (1574-1637) qui expérimentèrent avec grand succès, l’ « onguent des armes ». Appliqué sur l’épée ou le poignard ayant infligé la blessure, il avait pour effet de cicatriser celle-ci à distance et d’une manière presque instantanée.

Digby popularisa ces « cures de sympathiques » opérant à distance et, qui guérissaient les blessures rien qu’en mettant cette poudre en contact avec des linges ayant touché la plaie.

Remarquons que ce mystérieux visiteur d’Helvétius lie les effets de la poudre de Digby avec ceux de la pierre philosophale.

Est-il possible de comprendre quelque chose à propos de ces effets à distance ?

 

Un retour à l’actuel.

 

Je dois au préalable rappeler une expérience physique que je décris en détail (avec moult autres choses) dans mon livre Holoscopie de le spiritualité occidentale. Je résume :

Si on fait interagir deux protons (particules du noyau atomique), ce choc produira deux photons (sans masse) qui s’éloigneront l’un de l’autre à la vitesse de la lumière. Cependant, quand on modifie la polarité d’un des deux photons, l’autre situé à plusieurs millions de km est immédiatement informé et subit instantanément le même changement de polarité. Ces deux particules sont donc reliées à distance, sans aucun lien physique entre-elles.

Les 2 particules sont donc inséparables et constituent un système unique, malgré leurs distances considérables. C’est ce que les physiciens appellent inséparabilité (anciennement appelé "intrication"). 

Cette expérience fut réalisée en 1982 par Alain Aspect (directeur de recherche au CNRS, professeur à l'Ecole polytechnique et membre de l'académie des sciences.)
 

Revenons  au XVIIe Siècle.

 

Vous pourriez me rétorquer qu’à ces siècles reculés les alchimistes ignoraient le phénomène d’inséparabilité. Erreur, ils le savaient et l’enseignaient dans leurs écrits. Nous en avons un bel exemple avec l’alchimiste Don Belin (1610-1677), évêque de Bellay, qui faisait l'admiration de Louis XIV, et écrivait en 1658 dans son Traité des Talismans ou figures astrales :

   

« Vous devez savoir qu'entre tous univers et toutes ses parties, il n’y a pas une moindre liaison et continuité qu'entre un corps entier et ses parties ni une moindre sympathie entre l'esprit universel et tout l'univers qui va partout, qui environnent tout, pénètre tout, anime tout, meut tout, compose tout, vivifie tout, féconde tout et les parties qui compose ce même univers qu'entre un corps particulier et les parties qui le composent.»

 

Une histoire mystérieuse de pierre philosophale.

 

En d’autres termes, les alchimistes connaissaient les liens d’inséparabilité et la pierre philosophale avait une action sur ces liens. C’est ce que met en évidence un évènement survenu en Allemagne dans l’église désaffectée d’un monastère qui servait de terrain de jeux à des enfants. Je résume les faits qui furent révélés par Eugène Canseliet à la page 71 de son introduction aux Douze clefs de la philosophie de Bazille Valentin :

 

Un jour que les enfants jouaient, l’un d’eux fut retenu par les pieds sans pouvoir se dégager, même aidé par ses camarades. Le précepteur n’y parvint pas non plus. Le jeune garçon remarqua des signes inscrits sur un mur et à l’instant il fut libéré.

La nuit le précepteur dégagea du mur une boîte qui contenait une pierre philosophale, et il s’enfuit avec.

La pierre aurait-elle non seulement une action sur la pesanteur, mais serait-elle capable d’agir sur des champs de force, et donc des liens invisibles ?

Donc, en parlant de la poudre de Digby, l’alchimiste qui s’adressait à Helvetius enseignait l’action de la pierre philosophale sur ces liens d’inséparabilité. En d’autres termes l’alchimie n’est pas que la transmutation ! C’est déjà un enseignement qui vaut son pesant d’or si je puis dire.

 

Conclusion pour les amateurs de Science Fiction.

 

Avant que l’univers fût, la matière qui allait lui donner naissance était toute concentrée en un point. En ce lieu les particules génératrices des atomes et de toutes substances des planètes aux galaxies étaient en contact les unes avec les autres.

Lors de l’explosion du fameux Big Bang, la matière fut projetée de tous côtés dans l’espace. Imaginez des élastiques qui joignent toute particule entre elle. Et imaginez encore (attention ne délirez pas !) qu’un artiste puisse jouer sur ses élastiques, les étirer, les contracter, s’y promener comme un funambule. Ne croyez-vous pas qu’il puisse se jouer des années-lumière avec la poudre perlin-pain-pain ?

Voilà, j’ai fini ma crise de folie, et je vous quitte pour embarquer sur mon vaisseau spatial direction l’étoile polaire… Je vous enverrais des cartes postales, car il ne faut négliger aucun liens, surtout pas ceux de l’amitié !




P.S. Certains lecteurs pourront comprendre pourquoi je devais rédiger, à la demande de l'auteur Roger Caro, la post-face de son ouvrage Bible science & alchimie.
 

 

  La suite est l'article : TRANMUTATION ! ! !

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commentaires

dissertation editing 14/10/2009 13:27


Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!


Hermophyle 15/10/2009 10:16


Bonjour,
Je suis bien d'accord avec vous sur le contenu de certain blogs.
Je suis à votre écoute. Que voulez-vous ?
Bien à vous.


Filipe 21/09/2009 01:04

lol, je n'attendais pas moins de vous! En effet sans intuition l'homme risque de se noyer dans son propre labyrinthe. Parfois les choses sont plus simple qu'elles ne paraissent.

Merci pour vos articles,

Filipe

Hermophyle 21/09/2009 17:33


Bonjour Filipe,

Qui les choses sont facile mais l'esprit rechine à adopter la simplicité.
Quant il impose son vouloir il entrave la liberté.

Bien à vous.


Filipe 16/09/2009 22:44

Voila... je veux la suite!

amicalement,

Filipe

Hermophyle 17/09/2009 08:34


Bonjour Filipe

La suite, c'est comme l'autodiscipline : c'est vous qui la faites !
En alchimie on ne veut rien, mais on est voulu !

Bien à vous.


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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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