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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:37

 

Des questions me furent posées, essentiellement d’une manière privée, à la suite de la publication de l’article précédent : « L’anneau du pécheur ». Je dois reconnaître que certains points de mon écrit prêtent à confusion et méritent donc de plus amples explications. La brièveté souvent caricaturale de mes exposés ouvre la porte à des interrogations que je trouve normales car la rédaction d’un blog n’est pas aussi soignée que celle d’un article de revue ou de l’écriture d’un livre.

Voici donc quelques-unes de ces questions qui m’ont paru suffisamment importantes pour répondre sous forme d’une publication particulière.

Je profite de cette occasion vous inciter à ne pas hésiter à m’interroger sur certains points. Je répondrais dans la mesure où la question reste dans la limite du raisonnable et de la plus élémentaire politesse. Une seule exception : je ne répondrais pas à des questions qui me concernent directement ou indirectement.

 

1 ) Quelles relations établissez-vous entre le cénacle du nouveau testament, endroit ou les langues de feu se posèrent sur la tête des apôtres, et les évêques de l’Église catholique ? Quel rapport y a-t-il entre cet événement et l’alchimie ?

 

En fait, cet événement que l’on appelle Pentecôte marque la naissance de l’Église.

Si on voulait résumer à l’extrême le sens de l’Église ce serait celui de transmettre cette flamme particulière à travers les générations.

Les ecclésiastiques se la transmettent lors des ordinations par imposition des mains accompagnées d’un rituel avec des huiles sacrées qui a 2000 ans d’existence puisque les apôtres l’instituèrent en remplaçant Judas qui s’était suicidé.

 

Il est un point extrêmement important que l’on a trop tendance a passer sous silence, c’est que les apôtres recevaient de la part du Christ un enseignement verbal qui n’est pas mentionné dans les écrits, comme le dit Jean en terminant son évangile (XXI, 25) :

 

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. »

 

Il est plus que probable que le Christ leur ait enseigné comment perpétuer l’Église dans le temps. Ce rituel christique immuable est celui de l’ordination et de l’ESPRIT des futurs rituels.

 

Ainsi, depuis le cénacle les évêques se transmettent ce feu à travers les générations. Pour employer un exemple grossier, c’est un peu comme la transmission de la flamme olympique. L’histoire de cette transmission avec la succession des relais ou succession d’évêques depuis les flammes initiales des apôtres constituant ce que l’on appelle la table apostolique.

Si ce rituel est mal fait ou inventé, comme lors du concile Vatican II, – ayant totalement rompu avec la transmission verbale –, alors s’instaure un illusoire « retour aux sources ». La transmission est de ce fait interrompu et les évêques ne reçoivent plus la flamme. Ils ne sont plus ordonnés et perdent ainsi leur validité puisque la flamme n’est pas transmise. Le relais étant rompu, les prêtres que les évêques ordonnent ne sont plus prêtre de ce seul fait.

C’est ainsi que le feu de la Pentecôte transmis à l’Église catholique est en train de s’éteindre. Déjà le pape actuel n’est plus successeur de St Pierre et de plus en plus de prêtres ordonnés après 1968 sont invalides, les prêtres valides sont maintenant à la retraite, ce qui place les prêtres actuels au rang de simple animateur.

Cet esprit est bien évident dans la réforme du cycle des messes dominicales durant l’année (cycle temporal) : les dimanches qui portaient le titre de dimanche après la pentecôte n’ont plus de rapports avec la pentecôte, puisqu’ils sont devenus dès 1968 des dimanches ordinaires… sans commentaires.

Heureusement, il existe d’autres Églises, souvent petites et ayant le sens de l’hermétisme, qui ordonnent les évêques convenablement et donnent un autre sens au christianisme. Aujourd’hui, c’est à partir d’elles que se transmet la flamme. Hélas, des millions catholiques sont maintenant induits en erreur, car ce qu’on leur dit ne correspond plus à ce qui est.

 

Ce qui précède permet de comprendre pourquoi les philosophes par le feu ou alchimistes doivent recevoir cette flamme qui a existé de tout temps dans un Christ non encore manifesté sur le plan historique mais perpétuellement existant dans la Nature derrière le voile des apparences.

 

Certaints centre d’ésotérisme n’on rien trouvé de mieux que de consacrer évêque des individus qui n’étaient pas prêts. Cette « initiation » n’est pas valable pour plusieurs raisons. D’abord l’initiateur n’est pas toujours évêque ou alors l’initié n’à pas été ordonné Clerc, puis Portier, ensuite Lecteur et Exorciste pour enfin devenir Acolyte, Sous diacre, Diacre et finalement Prêtre. Entre ces ordinations intermédiaires il doit toujours y avoir un temps d’étude et de travail sur soi ce qui n’est pas toujours le cas. D’ailleurs ces ordinations mineures sont le substrat des « initiations » maçonniques, ce qui à mon avis est non seulement une tromperie, mais de plus ne manque pas de culot.

 

Dans ces conditions la flamme ne se transmet pas car l’être doit être un vase, un contenant adéquat sans cela le contenu s’évapore. Il doit vivre impérativement un certain christocentrisme bien compris, bien assimilé, bien vécu au-delà du visible et bien savoir que les Écrits sont inscrits depuis toujours dans la Nature. Les ermites isolés dans les forêts où les déserts le savaient, telle est l’une des raisons essentielle de leurs exil au sein d’un lieu inhabité. Dans l’isolement ils pouvaient lire le livre de Nature correspondant aux Écritures. En ce sens l’écologie bien comprise entre dans l’ordre du spirituel.

Oui, j’insiste en disant que les Écritures sont la traduction du livre de Dame Nature. C’est pour cela qu’existait l’alchimie au sein même de l’Église dont on retrouve le message dans les cathédrales. L’Églises Orthodoxes ne me contredira pas.

L’Église catholique ne pouvait que renier l’alchimie en ne se doutant pas qu’en cela elle réitérait le reniement de Pierre...

Quant à l’alchimiste Fulcanelli il est assez explicite à ce propos, ainsi que son élève Eugène Canseliet. Le fameux divin pressoir où le Christ est pressuré et d’où est issu la dive bouteille de Rabelais est suffisamment clair. D’ailleurs Canseliet n’hésite pas à parler de l’alchimiste de Bethléem en son Alchimie expliquée sur ses textes classiques :

 

« Le sel est notre troisième acteur sans lequel rien ne se produirait sur la scène du Grand Œuvre. Nous en prendrons l’affirmation auprès du Christ lui-même,dès le début de son ministère divin, dans le discours qu’il prononça sur la montagne, afin que fussent enseignées les huit béatitudes. C’est alors que l’alchimiste de Bethléem proposa l’arcane à ses disciples en les identifiants avec la lumière du monde et le sel qui, malgré toute apparence, n’est évidemment pas le chlorure de sodium utilisé pour la cuisine :

Vous êtes le sel de la terre. Car si le sel perdait sa force, avec quoi le salerait-on ? Il ne vaut rien de plus que d’être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. » (p 159)

 

Telle est la raison pour laquelle lors de la nuit pascale, toutes les lumières de l’Église sont éteintes. Alors dans l’obscurité s’avance dans l’allée centrale un diacre tenant à plein bras un gros cierge allumé. Il déclamant solennellement à trois reprises : « La lumière du Christ » puis il dépose ce cierge appelé cierge pascal, devant l’autel. À ce moment les fidèles s’avances un à un et allument chacun leur bougie à cette lumière. C’est l’impressionnante communion du feu qui s’effectue une seule fois dans l’année.

À la suite de quoi ce cierge sera uni à l’eau pour fabriquer l’eau baptismale. Inutile d’insister davantage sur la dimension alchimique et mystique de ce rituel de nos jours abandonnés ou abusivement défiguré par l’Église Catholique.

 

2) Qu’entendez-vous par christianisme hors de l’Église ? Seriez-vous anticlérical ?

 

On a trop tendance, dans nos pays intellectualisés, à baser la spiritualité sur l’analyse cérébrale ou psychologique des Écritures. Permettez-moi, en passant, de donner le pompon aux théologiens surtout quant ils sont psychologues ! Donc inutile de chercher le Christ dans cette ambiance c’est en ce sens que je dis qu’il ne faut pas le chercher dans cette institution qui ignore « l’écrit » de la nature puisqu’il n’y à pas si longtemps elle reniait le corps, reniais la sexualité en castrant les ecclésiastique, et continue à le faire, dont les plus honnêtes vont s’éclater dans les maisons closes ou avec leur servante comme j’ai pu l’entendre parfois avec mon ecclésiastique de voisin.

La conséquence de ces exigences contre nature en est l’exclusion des « sales » femmes tentatrices du sacerdoce. Il ne s’agit donc pas d’anticléricalisme mais d’antiintégrisme, générateur d’une névrose chrétienne et du retour aux sources dans un esprit totalement différent de celui prôné par le concile non œcuménique de Vatican II. Pourquoi oublies-t-on que le premier pape était marié ainsi que tout les apôtres sauf Jean qui était trop jeune ?

Je souligne ici que je suis profondément chrétien, ce qui ne m’empêche pas d’avoir les yeux ouverts et de refuser des exigences contre nature et tout qui s’apparente au mensonge.

 

3) Un correspondant m’écrit qu’il lit tous mes articles sauf ceux qui traitent de la Franc-Maçonnerie alors que les statistiques du blog indiquent que l’audience repose en grande partie sur les lecteurs Francs-Maçons. Que conclure de ce fait ?

 

Celui qui est chrétien et fuit les Francs Maçons est dans le même sac que le Franc Maçon qui fuit la religion.

Le premier fuit une mafia qui n’est pas toujours réelle le second fuit une religion qu’il n’a pas toujours comprise.

Si on les écoutait ils dresseraient des bûchers pour s’immoler l’un l’autre. C’est d’ailleurs ce qu’ils font d’une manière verbale ou l’antidogmatisme est devenu dogme dans la maçonnerie et l’antimaçonnisme est devenu dogme chez les cato.

Je le répète à qui veut l’entendre : je ne suis pas Franc Maçon et ne l’ai jamais été. Mais je ne vois pas, comme Léo Taxil, le diable  jouer du piano sous la forme d’un crocodile pour montrer ses dents dans les loges.

Pour moi la symbolique maçonnique est digne d’intérêt autant sur le plan christique qu’alchimique.

Il est vrai que ceux qui fréquentent ce temple me font parfois monter la moutarde au nez, tout comme les catholiques d’ailleurs. Les raisons en sont d’ordre spirituel ou, par leur fermeture, ils nuisent à la spiritualité autant que les bigots cato.

 

Alors prenez votre courage à deux mains et lisez tous mes articles qu’ils soient d’ordre religieux ou maçonnique puisque je n’ai pas l’intention de vous rendre bigots ou de vous embrigader dans la maçonnerie ou une secte politique.

 

Je vais me permettre un conseil de lèse majesté : Ouvrez vos fenêtres grand Dieu, ça sent le renfermé !

 

Je vous souhaite plein de bonnes choses et que cette fin de semaine soit pour vous un vrai régal !

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commentaires

danglard jean philippe 29/11/2010 21:32


monsieur

je suis tres interessé par les rapports existant entre alchimie et la liturgie.je sais que vous avez pour partie traité ce sujet dans votre livre holoscopie de la spiritualité occidentale,mais peut
on esperer de nouveaux developpements sur ce sujet rarement etudié.
bonne soirée


Hermophyle 30/11/2010 10:15



Cher Monsieur,


 


Les relations entre l’alchimie et la liturgie sont extraordinaires. C’est un tout qui prend modèle sur la dimension christique des lois de la nature. Malheureusement le temps me manque pour mener
à bien une telle entreprise dans sa totalité. Je vais tout de même essayer de traiter certains points. Évidemment vous vous doutez que la liturgie actuelle ne permet plus de pareilles
comparaisons. Seule la liturgie pré conciliaire à Vatican II (messe tridentine ou de Saint-PieV) permet une pareille analyse. L’actuelle est vide de tout sens à ce propos et à bien d’autres. Mais
la liturgie est inséparable des cycles des fêtes dans l’année (cycle temporal et cycle sanctoral) dont l’ordre a été détruit par la disparition de saint ayant leur rôle à jouer même si leur
existence est impossible à prouver. De ce fait le calendrier est totalement perturbé et les cérémonies ne se déroulent plus en harmonie avec les lois de la nature. D’autre part la hiérarchie
céleste est aussi totalement abandonnée. Voilà, j’espère que vous me pardonnerez de faire des exposés qui considèrent que le concile Vatican II n’a pas existé.  


 


Bonne journée.



alain nicolas 28/11/2010 16:51


Bonjour M Gineste

que voulez vous dire par " ces degres mineurs sont le substrat d initiations maçonniques ?
Cordialement
AN


Hermophyle 28/11/2010 18:04



Bonsoir Monsieur,


 


Il est difficile d’exposer clairement les choses dans un court article, aussi je comprends fort bien votre question.


Avant de parvenir à l’épiscopat (évêque)  il existait dans l’Église primitive, et cela jusqu’en 1968, des ordinations intermédiaires qui sont les suivantes :


Cléricature, Ostiariat (Portier), Lectorat, Exorcistat, Acolytat, Sous-Diaconat, Diaconat, prêtrise et épiscopat.


Chacun de ces ordres ou ordres mineurs, pour l’essentiel, donne lieu à une formation et à une cérémonie très particulière et ancienne.


Ce que j’ai voulu dire c’est que la Franc-Maçonnerie s’est inspirée de ces cérémonies pour établir certaines de ses initiations.


A cette hiérarchie dite hiérarchie d’Ordre se superpose une hiérarchie de juridiction comme celle des chanoines, protonotaires, vicaires épiscopaux, pape, etc. ces grades n’ont pas de valeur
sacrée. Ce sont des attributions symboliques comme on en trouve en maçonnerie.


 


Voilà, j’espère avoir bien répondu à votre question.


 


Cordialement.


 


L. G.



georges micholet 19/11/2010 14:03


La

V ie
E ternelle ,
R eunie (Ici )
B as (les )
E tres...TERRIENS !!!

C'est mon interprétation de "Ainsi nait le Verbe" face à la NATURE.

Peut-on "imaginer" que le Christ ai eu connaissance des "croyances" de l'Extrême Orient qui sont plus près de la nature que le "Christianisme" ??
Je pense au Boudhisme par exemple .


Hermophyle 19/11/2010 18:35



Voilà une bonne question qui explique pourquoi j’insiste pour que la rencontre avec le Christ se réalise hors des Églises conditionnantes. La spiritualité fondamentale est UNE. Et le
christianisme est plus proche du bouddhisme qu’on le croit communément. Quand je parle du Bouddhisme, je parle du Bouddhisme NON RELIGIEUX comme le Tchan et la forme primitive du Taoïsme. À ce
niveau tout se rencontre et Bouddha œuvre la main dans la main avec le Christ. La spiritualité et la mystique ne peuvent qu’être une au delà de leur expression culturelle.



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