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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:44


 

L’association Atlantis m’avait invité à participer le 28 novembre 2009 au colloque pour rendre hommage à Eugène Canseliet, sous la présidence d’honneur de Béatrice Canseliet, fille d’Eugène, et sa propre fille Sylvaine.

 

Divers empêchements – dont le plus important était une obligation vis-à-vis de mon éditeur,– ne me permirent pas de me rendre à Paris. Je regrette de ne pas avoir participé à cet événement qui dépasse largement le cercle des seuls alchimistes. C’est l’une des raisons, outre mon attachement affectif, pour laquelle j’ai voulu collaborer d’une manière ou d’une autre à cet hommage. À défaut de tribune il prendra la forme de ce modeste article.


           Pour l’érudit de Savigny, si amoureux du bon français, ma littérature quelque peu conjecturale n’aurait pas obtenue ses suffrages. Puisse-t-il ne point me laisser en déréliction avec ma copie fautive et absoudre mes errances épistolaires de chenapan gratte papier !

 

 

L’œuvre d’Eugène Léon Canseliet fut essentielle pour moi. Durant mes nuits de jeunesse estudiantine j’ai brûlé bien des kilowatts à étudier ses ouvrages (qui maintenant demandent à être reliés) et je suis loin d’en avoir extrait toute la lumière, toute la substantifique moelle.

Je me souviens de mes fanfaronnades mnémoniques d’adolescent attardé où à l’occasion du certificat universitaire d’océanographie, j’utilisais le procédé exposé par Fulcanelli dans ses Demeures philosophales.  Cela permit, au jeune chien que j’étais, d’énoncer sans effort la salinité moyenne de l’eau de mer avec huit chiffres après la virgule. Par la suite j’ai vu le procédé sous un autre angle… Il faut que maturité se fasse !

Dois-je avouer que je tire une fierté puérile de porter le même prénom solaire que le maître de Savigny, que je n’ai jamais rencontré. Nous avons seulement échangé du courrier durant l’année 1974.

 

La filiation de Fulcanelli doit son prestige et sa pérennité a un apport extraordinairement important (le terme n’est pas superfétatoire) qui marquera à jamais les générations futures. En bref c’est à la Cabale (1) que l’œuvre du maître et celle de l’élève doivent leurs dimensions intemporelles. Cette émergence nécessaire de la parole perdue à la suite de l’Église orientale et plus particulièrement du pape Grégoire le Grand fut remise en lumière par Grasset d’Orcet. Elle est trop essentielle, par sa capacité à favoriser l’éveil des hommes, pour ne pas être inscrite dans l’« imperscrustable destin » de Fulcanelli et de son élève de Savigny qui surent si bien souligner son omniprésence en alchimie. N’en doutons point, Phileas Lebesgue, co fondateur de la revue Atlantis avec Paul Lecour, dû à cette même Cabale son don des langues. Il parlait le portugais, le grec, le serbe, mais aussi l'allemand, l'anglais, l'italien, l'hébreu et le sanscrit.

 

Cette affirmation, d’une éventuelle originalité de la Cabale, alors que tout semble avoir été dit, pourrait s'assimiler à une redondance, pour parler cru : « à une vieille soupe » dirons les moins bien intentionnés. J’entends déjà certains lecteurs boulimiques penser tout haut : « Sujet érodé et rabâché. Passons il n’y a rien à voir ! »

Détrompez-vous ! Au-delà des mots le sujet est exceptionnellement capital. C’est pour éviter ce genre de jugement hâtif et une éventuelle minimisation de la dimension réelle des fondements de la Cabale que je vais m’évertuer à souligner sa transcendante valeur. Je dois ce discernement à mon intérêt pour la noétique bien comprise(2) et surtout aux neurosciences dont mes maîtres, en physiologie, surent me transmettre le virus de la passion.

 

À la suite de Fulcanelli, Eugène Canseliet en fidèle disciple et continuateur a particulièrement, et intelligemment, mit en relief la dimension cabalistique attachée à l’alchimie comme discipline initiatique essentielle. Cela m’a paru étrangement absent dans de nombreux commentaires et livres sur le sujet. Il est donc de mon devoir d’être un peu plus explicite.

 

De cette dimension initiatique de la Cabale, j’en fais le cœur de mon hommage car dans tout ce que j’ai pu lire à son propos je n’ai relevé nulle part (à ma connaissance évidemment), cette insistance particulière sur sa qualité de pratique initiatique qui montre la voie, même au laboratoire, et se trouve à l’origine du processus de divinisation de l’Adepte.

 

En ce lieu se manifeste une ampleur de l’œuvre du maître qui va dans le sens de l’évolution générale de l’humanité. L’émergence de la Cabale se situe à un tournant capital de la prise de conscience de plus en plus manifeste d’une forme de spiritualité scientifique dont la gnose de Princeton en est l’illustration. Cette nouvelle spiritualité issue des observations scientifiques sera aussi pure que celle des premiers chrétiens dépositaires de la tradition orale vivante pétrie de gnose christique.

 

La crise religieuse de notre époque est d’abord et surtout une crise de contradiction avec la connaissance scientifique. Cependant, le rapport parlementaire des sectes en fait foi, les hommes ont toujours les mêmes aspirations spirituelles, mais ils ne peuvent plus croire à des récits qui apparaissent de plus en plus mal ficelés qui sont soit de l’ordre de l’imaginaire, ou encore de la piété et même de la fantaisie. Soyons lucide : le cléricalisme traditionaliste et néo soixante-huitard a vécu avec son enseignement trop proche du conditionnement et de ce fait il est devenu incapable de se situer dans notre culture. Ceci étant dit sans animosité vis-à-vis de ceux qui exercent un sacerdoce exemplaire et dont j’admire la foi et le dévouement.

 

Depuis les années 70, émerge d’Amérique une gnose, dont certains écrivains tel Van Vogt (1913-2000) s’inspirèrent, qui fut appelée gnose de Princeton que Raymond Ruyer a fait découvrir au public. Cette connaissance offre une lecture spirituelle non réfutable par la science car issue des constats de la science elle-même, alors que par un processus d’inversion inévitable les religions établies remplacent leurs discours, dont la crédibilité est en faillite, par des idéologies à teinture syndicaliste ou politique  qui ne sont en fin de compte que de la fausse science.

 

Je n’ai pas l’intention d’argumenter pour blesser qui que se soit. Ce que je veux dire, c’est que tôt ou tard il faudra bien parvenir à une gnose scientifique, à une gnose dont la science lucide prend graduellement conscience. Ce changement reposera sur la découverte de la présence irréfragable d’un facteur spirituel pétrissant toute matière, fort bien exposé par Rudolf Steiner (1861-1925) qui faisait l’admiration du jeune Eugène Canceliet.

Ainsi, par cette progressive prise de conscience, disparaîtra graduellement la séparation entre la science académique et la science spirituelle.

 

La question que l’on pourrait se poser c’est la raison profonde d’un tel langage cabalistique ? Est-ce uniquement pour crypter un message qui une fois décrypté ne nous avance guère ? Est-ce pour assouplir l’esprit en pratiquant certaine forme d’exercices intellectuels ? En cela il y a du vrai, mais nous ne sommes pas au cœur du sujet qui conditionne étroitement la réussite du Grand Œuvre, et j’entends par là la réussite de l’œuvre au laboratoire. Nul n’ignore, sauf les jobards, et Atorène l’a bien souligné dans son beau livre Le laboratoire alchimique(3), que la réussite ne dépend pas seulement des connaissances théoriques et pratiques mais essentiellement de l’alchimiste lui-même.

 

Voilà, nous sommes maintenant au cœur du sujet pour affirmer encore en guise de prélude que la cabale participe d’une manière essentielle à la préparation de l’adepte, et a l’apparition d’une perception directe, immédiate, analogue à l’intuition.

Dans sa lucidité prophétique Eugène Canseliet écrivait dans la quatrième de couverture de son Alchimie expliquée sur ses textes classiques :

 

« La philosophie enveloppe la Pratique, le Savant et le Poète s’unissent dans une même personne ; l’intuition merveilleuse et triomphante collabore étroitement avec la raison logique et soumise. »

 

Et j’irais plus loin, sans la Cabale il est impossible de comprendre le sens profond du Grand Œuvre et de la spiritualité qui caractérise l’oratoire et donc cette mystique expérimentale –, comme la nomme fort justement René Alleau,(4) (né en 1917) – qu’est l’alchimie.

Voilà, les raisons essentielles qui me poussent à écrire cet hommage à Eugène Léon Canseliet.

 

L’efficacité initiatique de la cabale repose sur nos capacités cérébrales(5) que tout adepte doit apprendre à connaître mais que la biologie actuelle éclaire d’un jour nouveau, ce qui permet de guider l’adepte sur la route de sa propre découverte, de ses propres dimensions qu’il est capable (et qu’il doit) développer. En sachant cela on peut alors mesurer toute la valeur prophétique de l’œuvre de Fulcanelli et celle, toute aussi importante, d’Eugène Canseliet.

La vulgarisation est un art difficile car le risque est permanent de simplifier à outrance et de favoriser des interprétations simplistes ou fausses. Ne pouvant entrer ici dans les détails je ne saurais trop engager le lecteur désireux d’approfondir ce que je vais dire, ou de vérifier l’exactitude de son interprétation, à compulser mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale. Ceci étant dit sans arrière-pensée publicitaire.

Ce qui suit est un résumé succin du texte publié en 1981 dans les actes du colloque à l’Université de Montpellier sur la logique holoscopique.

 

Notre cerveau est constitué de deux encéphales, l’un à droite, l’autre à gauche. Chacun d’eux fonctionne différemment.(6)

Quand vous regarder un objet, le cerveau gauche analyse les détails et le droit observe la globalité en saisit la beauté et détermine s’il l’aime ou non.

L’on peut dire que le cerveau gauche est analogue à un « ordinateur » biologique, alors que le droit a une fonction globalisante de synthèse. Ses capacités sont surprenantes. Elles furent découvertes dans un laboratoire d’éthologie marseillais qui expérimentait sur un chat qui possède, comme tous les chats, l’équivalent de deux cerveaux droits (le développement de son cortex cérébral n’est pas « fini »).

On a dressé l’animal à appuyer sur un levier quand vibre une sonnerie. Curieusement il actionnait la manette une fraction de seconde avant que retentisse la sonnerie. Voyant cette particularité les expérimentateurs couplèrent la sonnerie à un ordinateur. Ils firent d’abord sonner selon une fonction mathématique linéaire. À ce moment encore, le chat appuyait avec une fraction de seconde avant la sonorité. Ensuite une fonction mathématique complexe fut utilisée, et notre chat « mathématicien » devançait toujours la sonnerie. Finalement ils laissèrent l’ordinateur piloter la sonnerie au hasard. Il faut souligner que le hasard produit par un ordinateur est un ensemble de fonctions mathématiques hypercomplexes. À ce moment encore, le chat devançait le carillon. La conclusion s’imposait : le chat était capable de pratiquer des « extraction d’invariances » en d’autres termes de trouver de l’ordre là où apparemment il n’y en à pas, et donc d’extraire un référentiel qui échappe à la logique humaine.

 

Ne voyez donc pas là le fruit d’un hasard si la littérature sur le chat noir est développée par Fulcanelli, en analogie avec le Chaos des sages. Chaque adepte connaît cette affirmation du Mystère des Cathédrales qui prend ici un incontestable relief :

 

« Si vous savez pourquoi les Égyptiens avaient divinisé le chat, vous n’aurez plus lieu de douter du sujet qu’il vous faut choisir ; son nom vulgaire nous sera nettement connu. Vous possédez alors ce Chaos des Sages…»

 

Miou, car c’était son nom en Égypte antique pratiquant la phonétique et donc la Cabale. Le félin domestique chassait les rats, les souris et les serpents, mais on doit s’interroger sur les découvertes que firent les Égyptiens sur ses troublantes capacités. Peut-être lui valurent-elles l’honneur de la divinisation ? Si c’est le cas, alors l’homme est un dieu qui sommeille.

 

Les neurosciences étudièrent donc les différences entre les deux hémisphères cérébraux et parvinrent à définir leurs caractéristiques respectives.

Le cerveau gauche est essentiellement rationnel. C’est celui qui est utilisé par les scientifiques et tous les chercheurs rationalistes. Il est le siège de la pensée discursive, et représente 10% de notre intelligence. On mesure là toute la relativité du quotient intellectuel (QI). Qu’est-ce que 100% (jamais atteint) de 10% seulement ? disons, sans grand risque de se tromper, que cette mesure ne signifie pas grand-chose.

 

Il fut mis aussi en évidence qu’un individu équilibré fait s’activer les deux hémisphères cérébraux d’une manière harmonieuse. Et là se trouve une curieuse conception qui rejoint les données traditionnelles sans s’enfoncer dans le bourbier du paranormal ou des explications filandreuses des prêtres du Nouvel Age.

La rencontre de ces deux manières de penser est appelée, par les psychophysiologistes, la logique cruciforme. Au lieu de rencontre de ces deux processus mentaux, et donc au centre de la croix, jaillit la compréhension. Ce processus avait le don de déstabiliser le philosophe rationaliste Gaston Bachelard dont Eugène Canseliet a à juste titre (pardonnez mon accent béotien) remonté les bretelles !

Il est impossible de trouver meilleure formule pour définir la Rose-Croix, ou la rose est cette compréhension, cette lumière qui brille au cœur de la croix et embaume notre entendement. Cependant n’oublions pas que la rose a des épines, gare à ceux qui veulent la cueillir comme des voleurs. Telle est la raison de cette phrase de Michael Mayer (1568-1622) en sa 27è emblème de son Atlante Fugitive, accompagnée, comme toutes les autres, d’une partition musicale :

 

« Celui qui tente d’entrer sans clé dans la roseraie des philosophes est comparé à un homme qui veut marcher sans pieds. »

 

Cela permet de saisir l’étendue initiatique de cet Adepte par son utilisation de l’image de la phonétique (rosée), de l’anagramme (clé = cel) et de la musique pour transmettre son message. Je m’y attarderais dans un instant.

 

Mais ce qui nous intéresse ici c’est l’encéphale cérébral droit et ses rapports avec la Cabale. Remarquez en passant l’étrange convergence phonétique entre droit et croix.

 

Outre le sens de la globalisation l’encéphale droit est le siège de notre sens musical, y compris celui qui se manifeste lors d’un discours (prosodie) ou de la déclamation d’un poème. Notre dimension artistique(7) a là son domaine.

Les sonorités des mots qui caractérise la cabale phonétique réside dans cet hémisphère qui a la particularité de discerner instantanément les liens entre les choses et de saisir les métaphores et donc la dimension cabalistique des textes. C’est là une activité qui est supérieure au rationnel et est qualifiée (par les congressistes montpelliérains) de surrationnelle. Je souligne en passant que le surrationnel, qui gène les rationalistes, est souvent confondu intentionnellement avec l’irrationnel afin de le dévaloriser.

 

L’étude des différentes manières de pratiquer la Cabale, en essayant d’en dégager des lois rationnelles n’a aucune valeur. Il n’y a pas de méthode universelle pour comprendre son mécanisme puisque ces lois n’existe pas ! Dans cette direction on peut jouer éternellement et perdre son temps comme d’autres ergotent à perte de vue sur les symboles (ce qui est exactement la même chose) sans parvenir à leur quintessence, au chemin qu’ils balisent.

L’aspect purement linguistique et étymologique permet de « lancer » l’intuition dans la bonne direction, mais n’explique rien par l’analyse logique et rationnelle. Comprendre cela, c’est savoir que la perception cabalistique s’exerce sans réflexion préalable, c’est un « jaillissement » au-delà de la rationalité, dont la logique s’empare dans une seconde étape.

 

En cet hémisphère réside aussi le siège des images et de l’intuition. Grâce à lui nous avons le sens de la spiritualité et de l’amour. Quand il est détruit l’individu est incapable d’aimer, il ne sait plus ce qu’est l’amour. Cela signifie, que notre société manifeste de plus en plus de désamour, le taux de divorces en fait foi. Les statistiques montrent qu’un couple dépasse rarement l’espace temporel nécessaire à la procréation de l’ordre de 7 à 10 ans, obéissant en cela aux caractères innés de l’animal qui est encore en lui. Cela veut dire aussi que la pulsion sexuelle est confondue avec l’amour. Ainsi seul est pris en compte le plaisir de l’orgasme procréateur alors qu’il est nécessaire de manifester un « surplaisir » de dimension mystique à l’image du surrationnel de la pensée. C’est cela qui correspond au « supplément d’âme » dont parlait Bergson qui était prophète : « Ajoutons que le corps agrandi attend un supplément d'âme, et que la mécanique exigerait une mystique. »(8)

Je ne puis m’attarder ici sur ce sujet capital qui montre notre attachement de plus en plus prégnant à la pensée matérialiste. C’est d’ailleurs pour cela pour cette tendance à vouloir tout expliquer, qu’à la demande d’une attachée de presse, j’ai choisi d’extraire de mon dernier livre la phrase suivante : « On ne prouve pas ce qu’on éprouve ». Je doute d’être entendu, mais il fallait le dire.

Voilà, j’ai essayé de montrer où réside le sens cabalistique en nous, en ce même lieu où siègent l’harmonie musicale, l’amour et la mystique.

Cela permet de saisir la compréhension profonde des vieux maîtres qui nommèrent l’alchimie art sacerdotal, art de musique et art d’amour. En ce même lieu réside les clés de la Cabale. Faut-il s’en étonner, puisque savoir cela c’est aussi savoir séparer le bon grain de l’ivraie ?

Celui qui lit ce texte ne pourra que s’interroger sur la manière d’enclencher les extraordinaires capacités de l’encéphale cérébral droit. Tout se résume en un seul mot : silence ! Tels les Orientaux nous devons apprendre à faire cesser le babillage permanent qui caractérise l’activité incessante de notre cerveau gauche. Ce n’est qu’à cette condition que « l’intuition cabalistique » pourra naître et apprendre à faire progressivement des « extractions d’invariance ». Interroger le silence est la clé de cette affirmation du Christ à ses apôtres : « L’esprit saint vous enseignera ». N’en doutez pas : en rien gît tout… Si vous n’êtes pas rien, vous ne pouvez qu’être rien du tout.

 

Soyons donc immensément reconnaissant à Eugène Léon Canselier d’avoir cherché inlassablement à communiquer le sens profond de la Cabale avec son substrat spirituel si difficile à faire accepter par les hommes actuels dont fort heureusement certains élaborent une nouvelle gnose ou les lois de la vie et la liberté de pensée seront enfin respectés. Que la raison soumise à l’intuition si chère à Eugène Canseliet se manifeste, afin que nous accédions au monde des homos sapiens (hommes sages) véritables.

 

En dernier lieu, je voudrais rendre hommage aux deux gardiennes de l’œuvre de leur père et grand-père. Votre rôle mesdames est capital pour les générations futures et vous l’avez compris en luttant contre les rapaces qui cherchent à s’emparer de votre héritage pour le pervertir et pervertir l’humanité par la même occasion.

 

Merci à toutes et à tous de m’avoir lu et à bientôt dans l’esprit qui nous anime.

 

Votre ami.

 

 

 

 

P. S. J’ai volé, dans le blog de Claudine, ma cuisinière dévouée du réveillon de la St Sylvestre, cette citation de Baudelaire qui ne peut que vous plaire :

 

"L'imagination est la reine des facultés. Mais l'imagination n'est pas la fantaisie, elle n'est pas non plus la sensibilité [...]. Elle est une faculté quasi divine qui perçoit les rapports intimes et secrets des choses, les correspondances et les analogies."


Charles Baudelaire.

 

J’en suis sûr : Claudine a donné un coup de tête à une étoile !

 

P. S. bis. Si vous voulez voir une photo de votre serviteur, procurez-vous le Science&Vie hors-série de ce mois-ci intitulé Dan Brown er le symbole perdu. Dernière page.

 

 

Je serais à Paris le samedi 30 janvier. Je donne une conférence au 17 rue de l’Arcade 75009.

Je vous parlerais de la dimension alchimique en général.

 

Les organisateurs ont fixé le prix à 40 € pour assister à 5 conférences et la suite.

Pour plus d’information vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante :

 

editionsfortuna@gmail.com

 

 

(1) Je rappelle à ceux qui lisent ce blog pour la première fois que le Cabale dont il est question ici n’est pas la cabale hébraïque. La Cabale (mot provenant de cavale ou cheval) repose essentiellement sur la phonétique, les jeux de mots et les étymologies grecques et latines.

(2) La noetique du grec noesis, se rapporte à la philosophie (les alchimistes se disent philosophes). C’est l’acte par lequel la pensée vise son objet. Aux États-Unis la noétique est en vogue et… mal comprise. Elle est devenue une discipline à prétention scientifique qui vise à démontrer que notre esprit influence le monde physique. Expérimenter dans ce sens c’est mettre la charrue devant les bœufs. La noetique bien comprise n’est pas de la parapsychologie expérimentale. Elle consiste, certes, à apporter un véritable éclairage sur les capacités humaines mais surtout à montrer que la science, notamment par le biais de la physique quantique et des neurosciences, aboutit (sans obligatoirement expérimenter au laboratoire, comme cet article en fait foi) à une nouvelle compréhension de la pensée de l’homme et des lois de l’univers dont le corollaire est une spiritualité renouvelée comme le souligne la gnose de Princeton. Sous cet angle le grand œuvre des alchimistes se définit comme l’expérience noetique décisive.

Cet écrivain Canadien installé en Californie prit son inspiration non seulement dans la sémantique générale mais aussi dans l’alchimie dont le climat californien correspond à notre climat méditerranéen propice aux travaux des adeptes.

(3) Éditions Trédaniel, Paris 1981.

(4) In Article Alchimie dans Encyclopoedia Universalis.

(5) Les capacités intellectuelles ne doivent pas être confondues avec l’activité cérébrale. Le cerveau est un relais indispensable, mais en lui ne repose pas la capacité de penser. La pensée est hors de la matière. Si le relais cervical est détérioré elle n’est pas affectée.

(6) J’insiste pour dire que cet exposé est simplifié à l’extrême sans trahir une réalité biologique beaucoup plus complexe.

(7) J’entend par artistique autant l’art pictural que la musique, la danse ou le chant.

(8) Les deux sources de la Morale et de la Religion,
Chap. IV: "Mécanique et mystique", P.U.F. éd., pp.329-330. 1969.

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commentaires

derouin 30/10/2014 23:13

Bonsoir,
j'ai lu votre hommage à E. Canceliet. Dedans, vous faîtes référence à Steiner admiré par Canceliet. Cela me semble plus que vrai. Mais pouvez-vous m'informer de vos sources. C'est urgent et pour la bonne cause.
Merci

derouin 30/10/2014 23:19

Je continue.
Il existe un index français de l'œuvre de Steiner. Si l'on écrit "astrologie", on trouve quelque chose, mais pour alchimie rien ! Alors que pour moi Steiner est vraiment au courant. Rien qu'en 1905 (4ème dimension), c'est patent. Et, après, je ne dis pas!
Merci de répondre à mon premier mél.
des textes

F.L.L 24/03/2010 10:04


Bonjour...

Je suis heureux de constater qu'une voix de plus s'élève et rende hommage au bon Maître de Savignies, alors que depuis quelques années maintenant, ses écrits - ainsi que ceux de Fulcanelli - sont
sans cesse remis en cause dans le meilleur des cas, et dans le pire, certains articles "frisent" l'insulte pure et simple...

Oui, la cabale est une langue énergétique de la plus haute importance quant à la compréhension des textes hermétiques.

Votre texte est salutaire à cet égard.

F.L.L.


Hermophyle 24/03/2010 16:28


Cher Monsieur,

Vous n'ignorez pas que lorsque les meilleurs nous quittent, se manifestent alors ceux qui furent longtemps tapis dans l'ombre pour tenter leur oeuvre de destruction. C'est hélas une dimension
humaine qui a horreur du beau du bien et de tout ce qui est succeptible de manifester la grandeur humaine. N'oublions pas qu'au sein même des hermétistes règne l'esprit matérialiste qui est loin de
concevoir l'esprit de la matière.
Même si nos voies ne sont pas similaires sachez que le plus important pour moi est de rendre justice à ceux qui ont oeuvrée de tout leur coeur et avec sincérité; Si  Eugène CaNseliet ne fut
pas mon maître il est mon frère d'âme et de coeur. Je crois qu'il ne faut pas perdre de vue que les gens méchants son bêtes, alors...
L. A. G.


G-MOW 17/01/2010 10:40


Bonjour Léon;
encore une perle d'article à ce que je peut lire.
je remercie les âmes qui comme vous "vulgarise" pour que les simples comme j'en suis, de l'esprit, puisse ce raccroché au branches que vous tendez.
Maintenant Léon j'irais de ma réprimande envers vous, (après tout je m'en octroi le droit cela fait partit de l'amitié non?)
Cela fait au moins deux mois que j'essaie d'avoir votre fameux livre "holoscopie...." j'eu même le plaisir et l'honneur de vous avoir comuniqué en dehors de ce sites et par le biais de nos adresse
mail personnels.
vous en aviez fixé le prix (honnète qui plus est) et je vous en avais offert plusieurs possibilité de paiement .
bref a ce jour léon je ne sais toujour pas où envoyé l'argent ni par quel moyen, puisque je n'ais pas eu de réponse de votre part.
Pourtant je vous ais fournie toutes les information me conçèrnant (numero de tel, adresse complète, nom et prénom bien sur).
voila j'ais fait tout les pas pour avoir ce livre (n'éssayez pas les magasins, ce n'est pas la peine il n'es plus édité), même auprès de vous, et, toujour pas réussi à me le procurer,
une question ce pose...
Souhaité vous vraiment me vendre ce livre.

Cela n'est bien sûr qu'un coup de gueule , ce qui n'entame pas mon envie de vous lire (où que ce soit , livre ou net).
bonne journée et à bientôt.


Hermophyle 18/01/2010 16:47


Désolé, je mérite votre réprimende car je suis distrait.
Pourriez-vous me refaire la demanbde sur mon courriel
avec comme objet
COMMANDE DE LIVRE.
Je vous promet de faire de mon mieux.
L. G.


semias 16/01/2010 10:39


le 30 janvier,bien j'essaireai d'y etre,je vais m'informer des informations pour assister a votre conference,si je peux y entrer,lol,
ce que l'on eprouve,soit dans ses emotions ou sa façon de d'oeuvrer

je commence a comprendre

savoir pouvoir oser se taire,enfin si c'est bien cela qu'il faut
comprendre

mais il est vrai qu'en lisant Fulcanelli,on se dit "je comprends",puis aprés il nous ecrit une citation de Philalethe,ou de Basile Valentin,et là on se pose la question "ai je bien compris"

cordialement semias


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