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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 08:53

 

© Août 2010.

Amicalement à Bruneau d’Hendaye

Suite de l’article sur le sens général de la lettre A.


Dans le texte qui suit je vais aborder essentiellement la vie de saint Vincent Depaul. Il n’est pas question, et vous vous en doutez d’élaborer une sorte de biographie religieuse afin d’intenter une révision du procès en canonisation. Non, l’homme est un grand saint et il le reste pour l’éternité. Nul n’ignore qu’il existe suffisamment d’ouvrages religieux sur ce prêtre pour me dispenser d’un pareil exposé. Soyons clair : Ce genre de littérature pieuse est pour moi sans intérêts car elle est aveugle à la bizarrerie des évènements qui émaillèrent cette vie exceptionnelle.

Je m’intéresse au fait que le « ciel » l’a fait naître à quelque dizaine de kilomètres de la ville basque d’Hendaye, qu’il fut introduit on ne sait ni comment ni pourquoi, dans les cercles les plus restreints du pouvoir allant du pape au roi de France aussi bien Henri IV que Louis XIII et Louis XIV. Il ne fut jamais un abbé de cour perruquée et poudré cependant son influence fut inégalée autant en politique qu’en charité. Mystère de sa condition d’esclave, mystère de ses relations mondaines, mystère de sa fortune inépuisable… cela nécessitait d’aborder le sujet car il est étroitement lié à l’histoire de l’humanité à la manière de la fameuse croix cyclique d’Hendaye. Je ne tarderais pas à en parler puisque l’article qui précède, celui-ci et le suivant préparent à la compréhension de ce petit monument chrétien prophétique œuvre d’un authentique mystique dont la voyance est celle d’un véritable Rose+croix.

 

À la recherche des AA.

Il me paraît digne d’intérêt de remarquer que A est l’initiale d’Arctique et aussi d’Antarctique, voila deux lettres naturellement accolées pour représenter un même pivot reliant le Pole nord au Pole sud. AA est donc l’expression de l’axe des pôles terrestres. Remarquons que le mot Arctique dérive du Grec « arktitos » (qui regarde l’Ourse). Quant au terme Antarctique il se définit comme  « opposée à l’Ourse ».

Arthur ou Artus, le roi des chevaliers de la Table ronde n’est autre que l’axe polaire de la table ronde ou phonétiquement : la terre ronde. Je rappelle qu’en Gallois, le mot ours se dit « arth », d’où Arthur roi de l’Axe ou de l’ixe (X).

 

Ce monarque est célèbre pour son épée légendaire qui fut plantée dans la terre, ce qui est des plus expressif puisque aussi bien l’axe géographique que l’axe magnétique traversent la terre.

 ourse saintAmand2

 

 Peinture murale illustrant la légende de saint Amand. D’après l’illustration du blog (overblog) de Robert Régor « vivrevouivre » in Overblog.

Saint Amand vécut vers 653. Il fut Évêque de Maastricht et évangélisa les pays de la Meuse et de l’Escaut et fut appelé Amand car il était aimable. Sa légende dit qu’il obligea un ours (ou une ourse) à porter ses bagages à la place de la mule qu’il venait de dévorer. Les verges (crosses épiscopales ?) sensiblement parallèles des deux personnages de droite désignent l’axe des deux pôles (géographique et magnétique) qui ont leur projection, sur la sphère céleste, dans la constellation de la petite ourse. Quant à Amand ou aimant c’est suffisamment expressif pour désigner le Pole magnétique d’où dérive le mot amour dans le sens d’attraction, d’où le verbe aimer et le nom du saint… donc, ne pas négliger la terre mère qui est dispensatrice d’amour.

Remarquez la troisième verge inclinée hors de l’ourse (ours et ourse sont phonétiquement identiques). Le personnage barbu porte une agrafe de poitrine en symbole solaire (cercle avec un point central) il est auréolé et semble en colère. C’est Dieu le Père qui envoie un coup de son pied gauche (« qui est à gauche » du latin sinister = sinistre) au derrière de l’ours/e, plus exactement sur sa queue (et donc, de ce fait, il « bouscule » l’étoile polaire) et décide du cataclysme résultant du renversement des pôles provoquant un parcours hélicoïdal apparent du soleil.

Le personnage central maintient son capuchon de la main pour l’empêcher de glisser sur sa nuque. Il l’agrippe de sa main gauche (sinistre) symbolisant ainsi le glissement qui est prêt à s’effectuera de part et d’autre de la « boule ». Remarque importante : la main gauche (sinistre) de Dieu le père désigne sans ambiguïté le pôle opposé. L’idée de rotation est bien marquée par le vêtement du personnage central.

 petite ourse

 

La constellation de la petite ourse avec l’étoile polaire au bout de sa queue.

 

ours axe du cielC, comme ciel, avec l'ourse axe du ciel.

 

Par ailleurs, j’attire l’attention sur le sens de l’épée versée en héraldique qui est l’épée dont la pointe est dirigée vers le bas. Elle suggère l’inversion des Pôles, ce qui s’amorce de nos jours avec l’importante migration du pôle nord magnétique qui ne tardera pas à s’inverser avec le pôle sud. Je reviendrais sur ce sujet à propose de AAAA.

 

N.b. Il fut un temps (récent) ou les armées plaçaient leurs bases stratégiques entre le pole nord géographique et le pôle magnétique. Actuellement ce subterfuge pour faire « perdre le nord » aux ennemis potentiels n’est plus possible car l’écart (déclinaison magnétique) est trop important et les confusions entre les deux pôles n’est plus possible à cela viennent s’ajouter les « indiscrétions » des satellites de télédétection qui cartographie la terre en permanence avec précision.

 

Sur le plan historique, « AA » est le nom d’une importante société « polaire » ultra secrète du XVIIe siècle, qui fut crée par Saint Vincent Depaul sous le règne de Louis XIV, que certains appelaient les « Amitiés Anonymes » ou « Amitiés Alchimiques » ou encore « Académie des Arcades ».  

 

N.b. Petite remarque décalée : Il n’y a pas d’erreur d’orthographe sur le nom de « Depaul » que l’on écrit généralement « de Paul ». Selon Hoefer (Nouvelle biographie générale, T42, 1866), les signatures authentiques du saint portent le nom « Depaul » écrit en un seul mot. C'est cette orthographe que j’ai adoptée et qui est utilisée en Amérique du Nord.

 

Commençons par tenter de déceler les prémisses de cette étrange société qui fut l’axe spirituel du siècle des Lumières (siècle de l’X, qui symbolise la lumière) dont Vincent Depaul fut l’équivalent d’un roi Arthur occulte.

 

Cela commence donc avec un galérien en soutane dont la philanthropie et la grandeur rayonnent comme un soleil sous le roi de France du même nom, celui qui faisait flamber Versaille.

 

Arrêtons-nous sur l’Image d’Épinal d’un aumônier des galères, devenu saint à juste titre, celui qui remplaça un rameur sur son banc de chiourme.

 

J’ai vu un vieux film, Monsieur Vincent, sur cette histoire ou notre prêtre s’assied à la place d’un condamné et l’histoire s’arrête là dans une décevante banalité malgré la présence puissante de l’acteur Pierre Fresnay qui incarnait Vincent.

 

N.b. Monsieur Vincent, film NB réalisé en 1947 par Maurice Cloche. .

 

Et bien il serait temps de traduire ce geste dans sa réalité crue avec des termes tout aussi crus et je demande pardon aux oreilles chastes et aux nez délicats et surtout aux fidèles qui dans leurs nuages d’oraisons bavardes embrassent et reniflent dévotement les pans de sa soutane céleste. Voyons ce que signifie ici l’odeur de sainteté.

 

 Quand saint Vincent Depaul a remplacé un galérien, l’histoire a passé sous silence un fait fondamental (c’est le cas de le dire) c’est que Monsieur Vincent s’est assis dans la merde (les offusqués peuvent préférer « merdre » hurlé par le père Ubu !). J’insiste dans ma trivialité en disant que je préfère dire que notre homme s’est assis courageusement dans la merde ! qu’il a mis aussi ses pieds dans les excréments, car les prisonniers étaient enchaînés à leur banc jour et nuit et déféquaient urinaient et mourraient sur leur banc ! Oui, l’esclavagisme c’était aussi ça et Vincent tentera par tous les moyens de leur ôter leurs fers en allant jusqu’à délivrer (pour l’équivalent de millions d’euros) ceux qui étaient en Barbarie !

 

L’odeur de cette vaste fausse d’aisance agrémentée par celle de la sueur et de la crasse était inimaginable. Pour tout dire c’était insupportable… et Vincent descendit dans ce merdier qui puait tellement que les officiers se réfugiaient, un mouchoir sur le nez, dans le château arrière d’où soufflait le vent contraire. Ces officiers  luttèrent contre l’odeur infecte avec des parfums violents qu’ils inventèrent pour la circonstance.

 

Ce sont ces mêmes parfums intenses qui furent à la mode à Versaille où personne ne se lavait. Ce petit monde négligé de la Cour mélangeait ses senteurs de fauves avec celles des violettes qui ne parvenaient plus à embaumer les jardins à la française ! Et oui il n’existait pas de toilettes à Versaille et les buissons servaient à quelque chose. Croyez-moi, les escaliers n’étaient pas sans dangers. En ce lieu éminemment aristocratique les culottes s’abaissaient en tout temps et en tout lieux… les miasmes de saleté en couches géologiques et de crottes oubliées étaient toutes puissantes et je vous assure que les vapeurs de poisson de ces dames auraient annihilé les subtilités odoriférantes de nos modernes Chanel N°5 !

 

N. b. En qualité de mal embouché congénital en vacance, je vais vous confier un rêve : j’ai parfois envie de plagier le film « Si Versaille m’était conté » de Sacha Guitry (1954) ou je raconterais l’histoire des buissons qui virent les derrières les plus illustre de l’histoire. Je suis sûr que feue San Antonio se serait « éclaté » pour traduire cet envers du décor ayant pour trame l’assassinat (et non le suicide, évidemment) de Vatel (Water pour Béru) le cuisinier du roi qui attendait son… poisson !

 

Bon, j’arrête là mon badinage béotien qui frise le vocabulaire de chantiers pour me confondre en courbettes de mea-culpa auprès des mysophobes patentés…

 

Alors, quand vous entendrez parler de ce curé rameur, n’oubliez pas qu’il n’était pas un galérien d’opérette ! Oui, il mérite largement qu’on lui rende hommage non pas seulement parce qu’il est un fervent disciple du Christ (remarquez que je ne dis pas chrétien. )…

 

N.b. Je ne considère pas que les chrétiens actuels soient des disciples du Christ, mais le plus souvent disciple de Jésus et de son Sacré-Cœur sentimental.

 

 …Mais aussi par sa dimension de bienfaiteur de l’humanité car ses actions héroïques, le mot n’est pas superfétatoire, serait impossible à réaliser pour la plupart d’entre nous. J’insiste, Vincent n’était pas un rameur de cinéma, lui qui fut esclave !

 

Son action était pleine de compassion pour ces morts-vivants de la chiourme… N’oublions pas que la peine des galères était de 10 ans minimal, ce qui équivalait à une condamnation à mort pour des forfaits qui aurait pu bien souvent se régler d’une tape sur les doigts.

 

Mais il y avait les nécessités de la marine exigeantes en esclaves qui avait à sa tête le bailli ou amiral Philippe-Emmanuel De Conti, fil du maréchal de Retz, chez lequel notre rameur Vincent Depaul fut précepteur de 1613 à 1617. Cette puissante famille le soutiendras dans toutes ses entreprises et appuiera sa demande pour devenir aumônier général des galères afin d’alléger la peine des condamnés, car l’amiral et son épouse étaient de grands philanthropes.

 

Ainsi Vincent fut le premier aumônier général de la Marine Nationale dont le rôle a bien changé. L’aumônier général actuel est un évêque qui officie devant un parterre de capitaines de vaisseaux et d’amiraux sans se soucier des rectitudes militaires trop souvent sans âmes.

 

N.b. Dans la Marine Nationale la « rectitude militaire sans âme » s’applique essentiellement sur l’échine des matelots et quartiers maîtres. Devrais-je souligner que le nom de « Royale » donné à la marine n’est pas dépourvu de liens avec l’état d’esprit de l’ancien régime qui se manifeste dès les premier pas d’un jeune enseigne de vaisseau sur la « Jeanne d’Arc » et se conforte quelques années après lors du second passage en qualité de lieutenant de vaisseau instructeur (capitaine). Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’humanisation de certaines conditions sans manifester pour autant un esprit antimilitariste. Tout futur officier doit être d’abord matelot sans cela il ne comprendra jamais l’équipage et ne saura le diriger correctement. S’il passe par ce stade il évitera de dire ou de faire des idioties dictatoriales (qu’il confond avec l’esprit militaire) pour ne pas dire plus.

 

L’aumônerie de Vincent incluait les officier et équipages responsables de la vie des forçats et sur lesquels le prêtre agissait le plus puissamment possible afin de soulager la souffrance de l’équipage et des condamnés.

 

Se mettre à la place d’un galérien eut un effet salutaire sur les gardes chiourme qui confondaient les dos penchés, ruisselants de sueurs et zébré de cicatrices, avec celui des bêtes de somme.

 

Vous asseoir à côté des enchaînés dans cette antichambre répugnante de fosse sépulcrale l’auriez-vous fait ? Pour moi ce seul acte montre la noblesse de Vincent et nul n’est besoins d’ajouter une fausse particule nobiliaire à ce nom qui rayonne à lui seul l’aristocratie suprême.

 maison saint Vincent-copie-1

 Domicile à Pouy dans les Landes où naquit, en 1581, saint Vincent Depaul.

Cette maison s’écroula en 1682. Elle fut reconstruite à l’identique en 1700, pour le centenaire de l’ordination de Vincent, soit 40 ans après sa mort à 79 ans.

 

Bon, ceci étant dit demandons-nous qui est ce noble Vincent ? Depaul est né à Ranguines, petit hameau de la paroisse de Pouy (appelé, depuis 1828, Saint-Vincent-de-Paul), au sud des Landes, non loin de Dax. Issu d'une famille de paysans, il est le troisième de six enfants (quatre garçons et deux filles) où il participait aux travaux de la ferme en gardant les cochons.

 

chene-st-vincent-de-paul

Source Wikipédia.

 

Le Juge du village, M. De Cormet, remarque son intelligence et, en 1595, le prend sous sa tutelle à Dax, où il est avocat à la cour présidiale. Il l’héberge à son domicile et l’inscrit comme élève au collège des Cordeliers où le tout jeune garçon fait, durant deux années, de brillantes études élémentaires.

En 1596, pour ses 16 ans, il fut admis à l'Université de Toulouse pour étudier la théologie, et en 1600 il est ordonné prêtre. Il a 19 ans seulement ! À la suite de quoi, malgré sa compétence peu commune en théologie histoire de l’Église et rituel (les prêtres n’allaient pas à l’Université et les séminaires n’existaient pas), il officie dans de petites paroisses, alors qu’il a la formation d’un prélat. Un être aussi exceptionnel ne pouvait passer inaperçu. Je ne saurais vous dire qui s’intéressa à ce prêtre pour lui faire jouer un rôle totalement révolutionnaire sur le front de l’humanisme et de l’ésotérisme.

En parcourant sa biographie j’ai parfois l’impression de qu’il s’agit de Béranger Saunière le curé de Rennes le Château et son énigmatique fortune. Je reste persuadé qu’il existe des liens dans l’ordre de l’ésotérisme et plus particulièrement de l’alchimie.


          En 1605, à l’occasion de ses 24 ans, sa vie est bouleversée lors d’un voyage par mer de Marseille à Narbonne. Son bateau est arraisonné par des pirates tunisiens et Vincent est fait prisonnier, puis vendu comme esclave.

Il s'agit là d'un passage mystérieux de son existence qui fut décisif et qu’il relate dans ses lettres adressées à son bienfaiteur et ami le juge M. Cormet :

 « Je fus vendu à un pécheur, qui se vit contraint de se défaire de moi, pour n’avoir rien de si contraire que la mer, et, revendu à un vieillard médecin spagyriste, souverain tirant de quintessence, homme fort humain et traitable, qui me disait avoir travaillé cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, et en vain quant à la pierre, mais avec bonheur à d’autres manières de transmuter les métaux.

Je l’ai vu souvent fondre autant d’or que d’argent ensemble, les mettre en petites lames, et puis mettre un lit de quelque poudre, puis une autre de lames, et puis un autre de poudre dans un creuset ou vase à fondre des orfèvres, le tenir au feu vingt-quatre heures, puis l’ouvrir et trouver l’argent devenu or… »

        

« Mon occupation était de tenir le feu à dix ou douze fourneaux, en quoi, Dieu merci, je n’avais plus de peine que de plaisir. Le vieil homme m’aimait beaucoup et se plaisait à me parler de l’alchimie. »

 

En résumé, Vincent de Paul fut initié non seulement à l’alchimie, mais aussi à divers procédés « archimiques » que les alchimistes appellent aussi « particuliers », car ils permettent de faire de l’or sans utiliser le procédé alchimique traditionnel. Dans ce cas, toute la dimension spirituelle liée à l’alchimie disparaît. Il s’agit alors uniquement de « chercheurs d’or » et les alchimistes s’en désintéressent, ce qui ne les empêche pas de connaître, et parfois de pratiquer, ces divers procédés.

Son dernier maître était un renégat originaire de Nice qui repentit se sauva avec Vincent. Ils abordèrent en juin 1607 à Aigues-Mortes d'où Vincent se rendit à Avignon.

 

Étrange histoire, correspondant à une absence de deux années de ce futur colosse de la bienfaisance possédant une lucidité telle qu’elle lui permit une brillante cohérence de la logistique afin de donner à son œuvre une solide envergure nationale en de multiples secteurs allant de la construction des hôpitaux, aux hospices pour vieillards ou pour aliénés, aux centres pour les enfants abandonnés, aux écoles et à l’accueil des anciennes prostituées…

 

Cette période « d’esclavage », était-ce un prétexte pour accomplir un « Stage » de formation ? Peut-on parler d’« Initiation » psychique du plus haut niveau ? Nul ne le sait, et nous pourrions nous perdre en conjectures, mais une réalité s’impose : notre homme fut profondément changé, comme si sa vie s’inscrivait dans une nécessité politique de la nation et de l’histoire.

 

À partir de ce moment tout bascule pour lui, il va être en relation avec les grands du royaume et pouvoir manifester tout son élan de philanthrope et de plus il structure l’Église en devenant le fondateur des séminaires avec une mystique active bien oubliée de nos jours car les fondements d’une communion avec l’indicible sont remplacée par du bavardage ou des monologues stériles frisant l’autocongratulation.

 

Dès son retour de captivité, il se rendit à Avignon où il initia le vice-légat d’Avignon à certains procédés d’alchimie. En 1608, il écrivit à Comet  :

 

« Mon dict seigneur… me faict honneur de fort aymer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je luy ay appris, desquels il faict plus d’estat, dit-il, que si je lui avais donné une montagne d’or, parce qu’il a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement. »

 

Voilà une preuve incontestable de l’initiation à l’alchimie de notre grand philanthrope. Comme les catholiques mettent en doute l’initiation de Vincent, qu’ils lisent donc cette lettre et arrêtent de diaboliser l’alchimie qu’ils ne cherchent même pas à comprendre puisque, pour eux, l’affaire est définitivement jugée : elle sent le soufre pour l’éternité.

 

N.b. J’ai déniché, au marché aux puces, un livre ancien imprimé en 1780. Il porte le titre : Instructions sur le rituel, rédigé par feu Monseigneur Louis-Albert Joly de Choin, évêque de Toulon qui fut imprimé d’après les manuscrits de l’auteur et par ordre de Mgr Alexandre de LASCARIS, des comtes de Vintimille, évêque de Toulon et par ordre de Mgr Gabriel-François Moreau, évêque de Mâcon. Il porte le privilège de roi de 1765 qui était l’équivalent de l’imprimatur, car à cette époque gallicane le roi était chef de l’Église de France. Voici ce que l’on peut lire à la page 51 du tome III :

« La Magie naturelle ne renferme rien de mauvais. C’est l’art d’opérer des choses merveilleuses par le moyen de l’industrie, de la science, de l’adresse ; tels sont certains effets de la médecine, de la mécanique, de la perspective et de l’alchymie. C’est une magie naturelle non diabolique ».

 

Si Vincent poursuivit son œuvre de charité, ses connaissances alchimiques le plaçaient en tête d’un antique savoir qui lui ouvrait bien des portes. Car à son époque tout comme actuellement, rares étaient les véritables alchimistes qui savaient allier alchimie interne (spirituelle) et alchimie externe (laboratoire). Aussi, n’est-il pas étonnant que sa vie occulte l’ait amené à des activités insoupçonnables liées à la christianisation des centres d’ésotérisme reposant trop souvent sur des initiations antiques désadaptées depuis la venue du Christ. Je n’ai ni la place ni le temps (pour l’instant) d’approfondir mon opinion à ce propos. Mais n’oubliez surtout pas que tout ce que je raconte ici est mon opinion, ce n’est donc pas la vérité dont je serais l’indéfectible porte-parole… Dieu me préserve d’un pareil dérapage.

 

Une association secrète d’alchimistes, qui fut peut-être à l’origine de son initiation, nomma Vincent à sa tête.

Voici ce que l’on peut lire aux pages 52 et 53 du Légenda des Frères Aînés de la Rose-Croix, groupement qui pratique l’alchimie :

 

« Le 35ème Imperator est V. Depaul (1637-1647). D’après les notes transmises, il semblerait bien qu’il s’agisse de Saint Vincent Depaul.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y aurait rien d’impossible à ce qu’il fut alchimiste ; mieux, le contraire nous étonnerait. Voici un extrait de la lettre qu’il écrivit d’Avignon le 24 juillet 1607 (de retour de captivité chez les Turcs), à son ami et bienfaiteur de Cormet :

« …je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1605 jusques au mois d’août prochain, qu’il fut pris et mené au grand Sultan pour travailler pour lui… mais en vain, car il mourut de regret par les chemins… »

 

L’auteur du Légenda poursuit :

« Nous constatons donc que Vincent Depaul a eu tout loisir pour comprendre le Grand Œuvre. Lorsqu’on reste onze mois en tête à tête avec un opérateur qui vous parle d’alchimie par plaisir… et qu’on le voit opérer, on a beau entretenir douze fourneaux (pour la fonte des métaux vils à transmuter), on est obligé de tout comprendre.

Personnellement, nous acceptons très bien cette possibilité, d’autant plus que ce qui devait attirer l’attention de M Vincent, c’est que son médecin spagyriste se servait de ses transmutations pour secourir les pauvres. Rien que cette raison expliquerait l’intérêt alchimique de Vincent Depaul. »

 

N.b. Le Grand Œuvre est l’ensemble des techniques cabalistiques et symboliques accompagnées par des pratiques au laboratoire indissolublement liées à des activités mystiques à l’oratoire. L’ensemble de tout cela est le Grand Œuvre qui permet de fabriquer la Pierre philosophale. Donc si la spiritualité inhérente à l’alchimie existe, l’alchimie spirituelle n’existe pas en tant que telle. Non ! et non ! ! ! l’alchimie est un corpus indivis. L’alchimie obéit à la loi du « tout ou rien ». Dois-je vous confier que lorsque je lis des titres de livre comme « l’alchimie spirituelle » ou « psychologie de l’alchimie » je me fâche tout rouge ! Si le monde matérialiste sombre dans les divisions, le monde de l’ésotérisme est unité car cette unité est à l’image de l’Esprit qui est au cœur de sa démarche alors que la division est diabolique dans le sens étymologique du terme. Je ne vais pas vous mettre les points sur les i sur le sens profond de la mode paresseuse des déclinaisons qui écharpent en lambeaux le Grand Art !

 

À partir de son initiation alchimique Vincent devient discrètement l’homme le plus riche du royaume et entouré, fort probablement, d’adeptes chevronnés, et très discrets, pour l’aider dans sa tache considérable et exceptionnelle.

 

Précisons qu’il lui est impossible d’utiliser le métal précieux en son nom car cela éveillerait des soupçons de diablerie et des convoitises. C’est pour éviter que sa richesse soit connue qu’il réclamera ses lettres révélatrices de sa connaissance de l’alchimie qu’il avait envoyée à M de Cormet. Curieusement le magistrat, qui devait en connaître l’importance, refusera toujours de les lui donner… fort heureusement pour nous car elle furent retrouvées à Castelnaudary chez un admirateur du grand alchimiste médecin P-J. Fabre.

Ces lettres gênaient Vincent pour une raison évidente : l’Adepte doit se taire, garder secret tout ce qui laisse supposer ses connaissances. Cette attitude est une preuve indirecte de son Adeptat. Il suffit de lire Fulcanelli pour comprendre à la fois l’Adeptat de Vincent et son attitude de grand philanthrope :

 

« Quand ses désirs seront accomplis, le sage, méprisant les vanités du monde, se rapprochera des humbles, des déshérités, de tout ce qui travaille, souffre, lutte, désespère et pleure ici-bas. Disciple anonyme et muet de la Nature éternelle, apôtre de l’éternelle Charité, il restera fidèle à son vœu de silence. » (Le mystère des cathédrales, avant dernière phrase.)

 

Si vous ne reconnaissez pas Vincent dans cette citation, je vous déclare aveugle pour l’éternité. J’attirerais votre attention sur un fait : toute la dimension philanthropique n’est réellement efficace qu’après accession à la sagesse. Question aux bénévoles de notre planète : Combien d’associations charitables auraient pu réaliser l’œuvre du seul Adepte Vincent ?

 

Revenons aux lettres révélatrices de Vincent. Disons en passant qu’elles disparurent lors de la Révolution et réapparurent au XIXe siècle dans la bibliothèque du poète alchimiste Labouisse-Rochefort de Castelnaudary. Labouisse-Rochefort est connu pour avoir parcouru le territoire de Rennes le Château et parlé de son trésor d’une étrange manière. Il fut membre de l’Académie des Arcades (AA) crée par la reine Christine de Suède. Cette académie regroupait des alchimistes dont le pape Léon XIII.

 

Ce poète, fort médiocre, chantait aussi les prouesses transmutatoires du médecin alchimiste Fabre de Castelnaudary qui transmuta le 22 juillet, jour de la fête de St Marie-Madeleine patronne de l’église de Rennes le Château.

Signalons au passage que Fabre vivait à l’époque de St Vincent puisqu’il ouvrit son cabinet à Castelnaudary en 1610.

 

N.b. Le blason de Léon XIII est IMMORTALISÉ sur la CLE de voûte qui orne la porte de l’église de Rennes le Château. Les papes passent et ne se ressemblent pas. Pourquoi sculpter au portail de l’église le blason d’un pape bien en évidence alors que l’église traversera les siècles et que ce pape ne sera pas plus important qu’un autre dans l’histoire de l’Église ?

 

Comment, le bon Vincent, fait-il pour utiliser son or ? Il en donne à des familles amies comme celle des De Gondis ou à la duchesse d’Aiguillon. Ensuite il se fait faire des dons considérables pour ses œuvres à travers la gent féminine particulièrement mobilisée. Voici une liste non exhaustive de fortunes inépuisables, et au-dessus de tous soupçons, alimentées secrètement par le richissime Vincent Depaul et ses amis adeptes :

La très riche (et très belle) Présidente Goussault, veuve du président de la Cour des Comptes.

La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu, qui disposait d'une fortune colossale et ne comptait pas ses dons.

La Reine Anne d'Autriche, veuve de Louis XIII, qui n'oublia jamais que M. Vincent avait assisté le défunt roi à son lit de mort.
         La Princesse de Condé, mère du vainqueur de Rocroy.
         Louise de Gonzague, future reine de Pologne, très assidue à visiter les malades de l'hôtel-Dieu qu'elle se plaisait à combler.

 

Donc, après cet épisode « d’esclavage » son existence change complètement, il passera quelque temps à Rome ou il rend visite au pape qui lui confie une mission secrète auprès d’Henry IV. Et voilà que Vincent se retrouve dès 1608 à la Cour royale et devint même l'aumônier de la reine Margot. Vous y comprenez quelque chose à cette ascension subite ? Moi je ne comprends pas comment un petit curé en est arrivé là après deux ans d’absence pour cause d’esclavage abêtissant. C’est à se demander si pendant deux années il ne fut pas introduit par un puissant cicérone dans les milieux les plus prééminents et les plus secrets aussi des princes de sang.

 

Vincent resta proche de Paris et officia un moment à Clichy avant d’entrer en 1617 dans la famille de Gondi. Il a alors 36 ans. Emmanuel de Gondi était amiral des galères de France et lui offrit l’opportunité de faire le bien au sein de sa flotte.

Madame de Gondi le prit pour directeur de conscience et précepteur de ses enfants. Vincent Depaul tisse alors des liens très forts avec cette famille qui le soutiendra ensuite toute sa vie dans sa croisade contre la pauvreté et l'exclusion.

Dans ce contexte de changement de cadre social on comprend mieux l’importance de la rencontre, en 1628, de Vincent et de l’Évêque de Beauvais : Mgr Augustin Potier. Ils partagent une même idée : Sélectionner les candidats au Sacerdoce et veiller au sérieux de leur préparation.

Je rappelle qu’au XVIIeme siècle comme dans les siècles précédent, un curé choisissait parmi ses ouaille un garçon pieux. Il l’instruisait et un jour le présentait à l’évêque qui l’ordonnait, d’abord il lui décernait, au fil des ses visites, les cinq ordres mineurs puis les ordres majeurs dont la prêtrise. Le futur prêtre ne fréquentait donc aucune école, aucun séminaire avant d’accéder au presbytérat. C’était pratiquement un enseignement de « maître » à « disciple » comme en alchimie et dans bien d’autres domaines. Si le concile de Trente (1545-1563) institua les séminaires, cela resta lettre morte jusqu’à l’intervention vigoureuse et décisive de Vincent Depaul.

L'expérience fut concluante. Le 21 février 1631, un mandement de Jean-François de Gondi (ça alors, quelle coïncidence !), Archevêque de Paris, exige que tous les clercs parisiens candidats aux Ordres participent à ces retraites d'Ordinands. On les fit à Saint-Lazare où Vincent  recevait, à ses frais, entre cinq et six cents clercs chaque année (une bouche de plus ou une bouche de moins…). Parmi eux, se trouvait la future élite du clergé français : Jean-Jacques Olier, futur fondateur du Séminaire Saint-Sulpice, Jacques-Bénigne Bossuet, futur évêque de Meaux et… Jean-François-Paul de Gondi, futur Cardinal de Retz, etc.

Donc, Vincent est le créateur des Séminaires et le formateur des plus hautes autorités ecclésiastiques.

Pour un ancien gardien de cochon, c’est une sacré promotion ! ! ! 

Il crée les Conférences du Mardi qui seront le noyau d'un clergé parisien d'élite d’où sera issu Mgr Nicolas Pavillon qui deviendras évêque d’Alet dans l’Aude étroitement lié à l’énigme de Rennes le Château.

Abordons maintenant le mystère.

Vincent créa la Compagnie du Saint-Sacrement, Société secrète dont l’influence politique fut considérable car elle espionnait la plus haute sphère du pouvoir. Elle possédait des archives, dissimulées dans un lieu secret que l’Église cherche encore avec une certaine véhémence puisque sa crédibilité est en très sérieux danger en référence à des faits précis qui la discréditerai définitivement et qu’elle préférerait voir disparaître.

Il est aisément compréhensible que ses archives ressurgiront un jour au moment opportun. À ce moment nous comprendrons pleinement le sens de la mission du « galérien » Vincent.

Je raconte cette histoire dans mon ouvrage « Rennes le Château : la carte des trésors ». Je n’y reviendrais pas à moins qu’un jour je transforme cet article en livre.

N.b. Il me reste encore quelques exemplaires de ce livre.

Louis XIV devenu bigot (la « calotine » et surtout coquine madame de Maintenon y fut pour quelque chose) ne comprit pas le rôle de la Compagnie du Saint Sacrement, appelé, par dérision, la « Cabale des Dévots ». Il ordonna sa dissolution, mais elle continua d’exercer son activité d’une manière tout aussi secrète sous le nom de « AA ».

L’énigme des AA semble résolue, mais pour la comprendre pleinement il faut découvrir le sens de « AAA » et de « AAAA » et donc poursuivre l’histoire. Continuons donc la biographie de « l’extraterrestre » Vincent.

En 1638 débute l'œuvre des "Enfants Trouvés". Il créa pour eux un établissement particulier.

On lui doit aussi la création des hôpitaux de Bicêtre, de la Pitié - Salpêtrière, et en 1654 de l'Hôpital du Saint Nom-de-Jésus.

Posons-nous la question des frais de fonctionnements de ces centres. En comptant vite vous trouverez la nécessité de disposer de l’équivalent de quelques millions d’euros… par an !

 

Voici une nouvelle étape qui nécessite, pour être comprise, un retour en arrière dans le temps.

 

Sur la fin de son règne, Louis XIII avait demandé à Saint Vincent Depaul d'envoyer ses prêtres en Barbarie pour l'assistance corporelle et spirituelle des captifs, et donna dans ce but de 9 à 10.000 livres (100.000 €). La duchesse d'Aiguillon, fastueuse donnatrice, voulut prendre part à cette  oeuvre. Le 25 Juillet 1643 était signé le contrat par lequel elle établissait une maison de missionnaires à Marseille.

 

N.b. C’est de Marseille que partit Vincent pour être réduit à l’esclavage.

 

Ainsi, le fondateur de la Mission enverrait en Barbarie, des prêtres « pour consoler et instruire les pauvres chrétiens captifs »...

À ce moment Vincent ne recule devant rien quitte à s’investir à l’étranger en plein dans le « nid » des esclavagistes qui l’avaient, sois disant, fait prisonnier et vendu comme esclave.


         La Duchesse d'Aguillon (encore elle !) acheta le consulat d'Alger (ben voyons c’est de la broutille) pour le donner à Vincent. Elle acheta aussi le consulat de Tunis… Ben ! Qu’est-ce qu’elle s’amuse la Dame avec son argent de poche, elle va finir par ruiner son tonton Richelieu !

Son dessein était de prévenir toute rivalité, entre les consuls et les missionnaires, en les plaçant sous une direction unique, celle de Vincent. Oui, l’argent à gogo arrange bien des choses !

 

Disons en passant que la même année sont instituées à Paris les fameuses « Conférences du Mardi » données par Vincent et assisté par Nicolas Pavillon. En ce lieu se retrouve régulièrement l'élite du Clergé (Bossuet, Retz, Olier et d’autres).

 

Pour le rachat des esclaves les missionnaires recevaient l'argent envoyé « des pays chrétiens » (comme anonymat il est difficile de faire mieux : je reçois l’argent des « pays chrétiens », autant dire de partout et de nulle part).

Bref, on estime (Abelly) que le nombre de captifs délivrés entre 1645 et 1661 dépasse 1.200 et que la dépense faite pour leur rachat n'est pas loin d'égaler 1.200.000 livres (environ dix millions d’euros). Les « pays chrétiens » (lisez Vincent) étaient d’une générosité sans bornes… et jonglait avec les millions d’euros : rachat de 1200 esclaves par ci, un consulat par là, un grand hôpital pour boucler le tout et l’on repart pour un tour aussi riche qu’avant ces petites emplettes.

Saint Lazare était le centre de cette œuvre, c'est là que convergeaient les offres et les demandes. Bon, inutile de mettre les points sur les i à propos de « l’industrie » pratiquée en ce lieu…Ensuite le centre de Marseille se chargeait des expéditions de monnaies précieuses par mer jusqu'à la côte de Barbarie. Cet argent servait à acheter les esclaves ou pour aider les pauvres. En cela, comme en tout le reste, la plus généreuse fut la Duchesse d'Aiguillon, qui fit même les frais d'un petit hôpital (une gâterie pour Madame) dans la ville d'Alger pour les esclaves malades. Ben oui, La bonne duchesse est l’ancêtre des sociétés écran et des blanchisseuses d’argent. Elle s’en donnait à cœur joie au point de pouvoir acheter n’importe quoi pourvu que ce soit pour aider son prochain.

Personne ne s’étonne de la relative facilité avec laquelle les vaisseaux de Vincent parvenaient en Barbarie sans être arraisonné et pillés et l’équipage réduit à l’esclavage. Curieux ça, les missionnaires navigateurs, riches comme Crésus, acheteurs et bienfaiteur d’esclaves ne furent jamais inquiétés sur les côtes infectés de pirates alors qu’il suffit de caboter entre Marseille et Narbonne pour se faire arraisonner ! Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a là quelque chose de louche !

Je vous laisse une opinion et faites-en ce que bon vous semble : La fraternité alchimique et initiatique « œcuménique » qui se manifeste au-dessus des croyances a dû jouer. Ce fut une sorte d’entente secrète pour le bienfait de l’humanité dans le sens absolu du terme.

Finissons-en avec l’action de Vincent et rappelons son activité durant les troubles de la Fronde. Pendant cette période la France est exsangue et il soulage la misère publique. Il organise des collectes bidon à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de Religions. Retenons un fait capital : À ce moment il fut perçu comme un véritable ministre de l'assistance publique. En d’autres termes il avait garni avec ses propres deniers, sous prétexte de collecte qui ne pouvait qu’être faméliques en ces temps troublés, son « portefeuille ministériel » et suppléa ainsi à la carence financière d’un gouvernement n’ayant aucune ressource et qui ne se préoccupait pas des miséreux.

Enfin il faut préciser ici la dimension mystique particulière de Vincent. Il s’inscrivait avec d’autres piliers de la Compagnie du Saint Sacrement puis des AA comme Jean -Jacques Olier, Nicolas Pavillon, Jean-Baptiste de La Salle et bien d’autres, dans un christocentrisme difficilement compréhensible par la plupart des chrétiens qui le confondent avec la jésuslâtrie qu’acheva de sublimer en gloriole la sentimentale vénération du sacré-cœur de Jésus.

Le christocentrisme bien compris et non bavard est le substrat d’un hermétisme cohérent et aussi celui d’une alchimie appréhendée jusqu’en sa plus noble quintessence.

L’alchimiste Pierre-Jean Fabre de Castelnaudary le traduit fort bien dans son alchimiste chrétien, il en est de même pour l’évêque alchimiste Dom Albert Belin en son apologie du Grand œuvre. Deux alchimistes éminents contemporains de Vincent Depaul qui s’inscrive dans un même courant dont Vincent est le fer de lance et le plus noble représentant.

Il est temps de nous tourner vers les cieux pour mieux saisir notre futur et ce que représente Vincent pour l’alchimie et les Hommes.

Prêtre infatigable et discret, œuvrant avec de nombreuses femmes fidèles dans leurs engagements et donc solides au poste, plus solide que la plupart des hommes. Son action sur le plan mystique comme sur celui de la science sacrée reste d’une brûlante actualité.

Vincent apparaît parfois comme un surhomme, peut-être l’était-il ? Le lieu de naissance d’un être aussi exceptionnel n’était peut-être pas fortuit ? Existe-t-il une clé de sa mystique ? Avait-il une vision du monde particulière expliquant son christocentrisme et des actes aussi extraordinaires ? Pour tenter d’obtenir quelques réponses tournons-nous vers AAA et AAAA !

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commentaires

Jean-Claude LELONG-BONNARIC 30/12/2015 17:44

Bonjour

J'ai pris grand plaisir à vous lire , votre étude ne présente aucune incohérence, le ton employé transpire la sincérité de celui qui parle au vent. L'enseignement portes ouvertes à tous.

Jean-Claude LELONG-BONNARIC

Francis Vaquette 28/08/2010 17:47


Merci pour ces textes très instructifs, passionnants, et agrémentés d'humour, qui ont le mérite de ne pas faire dans le spectaculaire mais de mettre au fait d'histoires inconnues pour ne pas dire
cachées (ne parle-t-on pas en ce moment de supprimer Louis XIV et Napoléon des cours d'histoire - pourquoi ?) - j'attends la suite AAA etAAAA avec impatience. Bien à vous


Hermophyle 31/08/2010 17:18



Merci à mon tour d'être intéressé par mes articles. Cela me permet de poursuivre un baume au coeur. AAA, traite évidement d'un sujet différent. Je souhaite qu'il vous plaise.


Bien à vous.



christian 25/08/2010 20:43


Ma réflexion ne se limitait pas au thème abordé mais à l'ensemble des thémes que vous avez abordés ...
Mon interrogation avait trait au "pourquoi" de la rencontre ...
=> coincidence ou "signe" devant-pouvant conduire à un réel "partage" ?
"rien dans l'univers ne peux résister ...." (axiome Mensa)


Hermophyle 25/08/2010 21:06



Le rôle de mes articles est le partage et donc les rencontres, même si aucun texte n'est échangé. Au-delà des mots est l'aimant qui agence les "signes" et harmonise le partage.


Rien dans l'univers ne peut résister à condition de ne pas viser trop haut. La puissance n'est pas un affaire démocratique... Tel est une opinion qui vaut ce qu'elle vaut.



christian 25/08/2010 17:19


Etrange de rencontrer de tels écrits ... il me souvient d'avoir été sur ces chemins ...
coincidence alléatoire ou "signifiante" ?
qu'en pensez vous ?


Hermophyle 25/08/2010 19:21



Bonjour,


J'aurais pu écrire un pareil article depuis longtemps. D'aileurs je l'ai fait en partie dans un livre.


Ce qui me manquait c'était l'émergeance d'une cohérence liée à une globalité. C'est chose faite au sein de ces quatres articles (deux seulement publiés). Comme la cohérence ne fait qu'éclore au
moment qui convient, ces écrits ne sont donc pas dépourvus de "signifiance".


Telle est, pour l'instant ma pensée.


Merci pour votre message.



P.G. 22/08/2010 11:38


bonjour
Vous avez écrit "les FARC pratiquent l'alchimie ! "
vous avez surement voulu dire :ont pratiqués "
le glaneur


Hermophyle 22/08/2010 12:51



Bonjour,


Chacun a son Kant à soi et les renseignements qui lui incombent.


Ma langue ne fourche pas...


Bien à vous cher glaneur.


 



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