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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:09

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LA FEE DE ROC DE FA linteau d'une maison du village.

Je dois dire pour la énième fois que mes articles sont le résultat de ma compréhension, à un moment donné, de certains faits ou de certains concepts. Ils ne sont donc que le reflet de ce que j’ai cru saisir au moment ou je les écrits. Comprenez qu’ils sont en perpétuelle évolution et ne sont donc pas le duplicata de ce que j’ai exprimé hier où dirais demain… reflets, ils le sont surtout de ce que j’ai envie de dire un peu comme si je m’imaginais lequel, parmi vous tous, allait faire l’effort de lire.

Oui il y a parfois une sorte de communion avec vous qui fréquentez mon terrier et de cela, j’en suis profondément heureux car, avec cette étrange communion, vous devenez, toute et tous, mes amis.

Je ne suis pas attaché à mes écrits, ils ne sont pas inscrits dans la pérennité et c’est la raison pour laquelle je les laisse à votre disposition pour que vous puissiez en profiter au mieux, et leur donner même une suite selon vos goûts, sans pour cela vous les approprier…

Ce que j’apprécie le plus, ce sont les critiques car du moment qu’elles sont dénuées de cette agressivité qui caractérise les constipés et plus particulièrement les snobinards qui se disent « branchés ». Je dois avouer que  j’ignore si le branchement lumineux en question se fait par-devant ou par-derrière, étrange dilemme car nous sommes à l’époque des prises universelles. Eh oui, notre société dépravée  négocie un retour in petto aux activités vénériennes de Sodome et Gomorrhe. C’est là, vous vous en doutez, une constatation et non un jugement.

Parmi ces naufragés outre les fofolles gravement atteintes figures ceux qui cherchent à me faire dire que c’est « la queue qui remue le chien ». Décidément, vous pouvez le constater, l’appendice de contentement semble à l’origine de bien des méfaits.

Exception faite de ces deux cas gravissimes de recherche insensée du plaisir à pavaner en affichant une différence souvent artificielle, les critiques sont pour moi fructueuses. C’est une matière à réflexion qui efface cette impression, difficile à assumer, d’être le seul à parler.

Sans vous connaître toutes et tous, je pense souvent à vous car j’ai parfois envie de vous faire des cadeaux. Certaines et certains m’écrivent pour me dire qu’ils ont, en effet, reçu un cadeau. C’est un bref moment ou comme un vieux corbeau, je me lisse un peu l’ego. Ah l’esprit ! il fait communier et laissez-moi rigoler quand certains affirment qu’il vient aux tables et je ne crois pas qu’il soit question des « saintes tables » de nos chapelles. Car la sainteté de nos jours a bien triste mine puisque naufragée quelque part dans cette mer de chaises vides qui inonde  nos églises.

Dans les églises le tabernacle contenant les hosties ne furent pas toujours au centre de l’autel, pour des raisons sanitaires, car les rats vecteurs de la peste pullulaient et pouvaient endommager la « présence réelle » ou réserve d‘hosties. Elle était donc enfermée dans un récipient en métal précieux accroché au plafond, du côté de l’Épître (côté droit en regardant l’autel lorsque le prêtre tourne le dos aux fidèles en regardant l’Est) par une longue chaîne. C’était la colombe de l’eucharistie ou péristère.

Les religieux des siècles passés associaient dont la colombe avec le saint Esprit comme le souligne les évangiles lors du baptême du Christ, dans le Jourdain, par Jean-Baptiste (Luc III, 21).

Cette forme symbolique du péristère, qui sera appelé plus tard le ciboire et deviendra une coupe, non sans analogie avec le Graal, est significative quant au sens intrinsèque des hosties. Pour nos anciens la communion était essentiellement une réception de la colombe de l’Esprit saint à travers le sacrifice du Christ. Ce fait étant le prolongement de cette affirmation du Christ : « L’Esprit Saint, vous enseigneras ».

Cela étant dit pour ceux qui confondent la communion avec du cannibalisme… manger de la viande humaine, celle du Christ, et boire son sang comme Dracula et les vampires. J’ai souvent entendu cela y compris chez des gens censés être cultivés comme cette jeune femme, major de science po., fille d’une amie. Je ne vous cache pas que cette belle femme m’a laissé les bras ballants pour tout autre chose que pour l’harmonie suggestive de son personnage.

J’ai souvent entendu des incohérences par ceux qui ne seraient pas supposés, vu leur culture, ne pas analyser les faits au premier degré.

Que les choses soient claires : Je ne cherche pas à défendre une position doctrinale, Je me limite à souligner l’importance de l’Esprit saint (si étroitement assujettit au laboratoire alchimique) chez nos pères et surtout leur manière de le comprendre.

Le mot colombe contient de multiples sens qui indiquent combien les Églises de connaissance (et non les Églises de croyance telle les Églises Catholiques Orthodoxes ou Protestantes ) savaient mettre en exergue des sens ayant trait aux travaux d’alchimie interne (physio-psycho-spirituelle) et plus précisément au laboratoire ou l’alchimie externe qui est donc une résultante ou s’exalte une spiritualité à l’état pur. Ce qui veut dire que parvenu à ce stade l’œuvre au laboratoire devient plus spirituelle que celle de l’oratoire. C’est pourquoi d’Opéra, il devient grand opéra ou Grand Œuvre.

Beaucoup d’alchimistes restent au stade de l’Opéra car ils ne savent pas faire la jonction avec l’esprit.

Évidemment, les spiritualisant ne sauraient accepter ce genre de manipulations qui leur paraissent pour le moins curieuses et même incongrues par rapport au confort béat de l’édredon qu’est  la spiritualité méditative ou l’être dialogue souvent avec lui-même dans un bien-être douillet. Impossible, dans ce cas, de saisir la transcendance de la matière, Impossible, de surprendre l’Esprit en action dans les fondements de la matière à travers ses pulsations vitales.

Méditez et prévenez-moi quand vous saurez ou vous en être et si vous estimerez avoir parcouru un chemin important sans être assujetti à des puissances que vous êtes incapables de reconnaître. Bonne chance.

La voie initiatique occidentale qu’est l’alchimie demande autant d’effort que les autres voies et ceux qui ne foutent rien et bricolent dans leur coin, ceux qui veulent affirmer leur liberté d’en faire à leur guise car ils savent tout ou pire encore sont des « chanels » divinement inspirés, ou presque, ceux là ne risquent pas de décrocher le pompon. De grâce Non ! vous n’allez pas me parler du Nouvel Age !

La langue grecque étant celle de la rédaction initiale des Évangiles, c’est dans l’étymologie grecque que le mot colombe livre toutes ses acceptions.

Ne voulant pas survolter vos neurones (ni les miens), je ne vais donc pas étaler les multiples bravades gaillardes d’un étymologiste vétéran, je vais me cantonner à résumer le strict nécessaire à la compréhension pour les fatigués que nous sommes depuis notre sortie de la classe terminale… de maternelle ou lire est devenu une perte de temps et un ennuie souverain.

 En grec le mot colombo ce n’est pas un flic célèbre (ça, vous le savez déjà mais je n’ai pu résister à le dire) mais un oiseau aquatique  que l’on appelle le plongeon.

Donc colombo est aussi bien la colombe qu’un oiseau qui plonge pour poursuivre le poisson dans l’eau.

Ces deux sens se complètent car dans l’iconographie religieuse l’oiseau qui survole le baptême du Christ et donc la descente de l’Esprit est souvent représentée à la façon d’un oiseau plongeant… à la manière d’un faucon, ce qui ne caractérise pas (vous vous en doutez) la blanche colombe !

Je signale en passant que le colombin est un minerai de plomb à ne pas confondre avec des crottes.

Le terme Péristéra est synonyme de phassa qui se dit aussi phatta en grec, terme voisin de l’ancien français fata = fée (occitan fada, fado ou fa. ) le village Roc de fa (rocher des fées) dans l’Aude en est l’illustration d’autant que l’on peut rapprocher ce terme de phasma (grec) ayant le sens d’apparition, vision, signe des dieux, phénomènes céleste extraordinaire dont la descente de l’Esprit réjouit le cœur des alchimistes.

Roc de fa est donc un lieu particulier ou le fantasme (invisible) se superpose à la réalité. Mais cela a une raison d’être en ce  royaume de l’antique société initiatique des corbeaux.

Mais ce prétendu fantasme ne serait-il pas la descente de cet esprit, ce columbos dont les alchimistes de la région avaient nécessairement besoin pour que leur matière puisse se faire pêcher afin de pouvoir être mondifiée ?

Alors, nous comprenons mieux la colombe qui survole la vierge et l’enfant Jésus dans ce tableau de la sacristie d’Arques non loin de Roc de fa. Au fait ce rocher sacré ne serait-il pas cette pierre qui nous vient de la blanche colombe, laquelle plonge en ce lieu pour lui donner une dimension qui ne demandait qu’à être découverte... par les petits corbeaux !

Avec toute mon amitié.

 

Corbeau est le nom du premier degré initiatique d’une école de mystère qui siégeait dans les Corbières.

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commentaires

ledoux 27/09/2013 21:42

cela fait 3 jours que je vous lis, je trouve dommage que sur cette page vous médisiez des méditants; le Bhoudda, le Christ ou d'autres "éveillés" ( Ramana Maharshi.. ) furent des méditants, à un moment ou un autre...et non des alchimistes, non ? Lorsque par la grâce le mental s'arrête, et que seul demeure l'Etre, simple, lumineux,silencieux et paisible au-delà ou en-deça de tout concept, qui peut encore se soucier de transmuter quoi que ce soit ?

hermophyle 28/09/2013 08:01

Je (qu'il est haïssable !) n'ai jamais, au grand jamais médit sur Bouddha... sur les bouddhiste (donc les religieux) peut-être, comme je fais une différence entre les chrétiens et le message du Christ. Du moment qu'un courant spirituel est "déconditionnant" je suis 100% en accord avec lui. D'autre par l'alchimie n'est pas un art de transmuter mais la science de la vie, la transmutation est vérification mais non un but en soi. Ceci étant dit les mots ne sont par toujours les fidèles compagnons de notre expression !

Sébastien 20/12/2012 19:36

Bonjour,

Très intéressant cet article, merci. Votre explication sur la colombe en tant que représentation de l'Esprit Saint est perspicace.
Je voudrais juste ajouter mon grain de sel : la colombe serait un oiseau d'Eau qui y plonge depuis le Feu, et qui y remonte sur l'échelle de Jacob (kundalini ?).

Vous allez peut-être trouver bizarre mon association d'idées mais la relation Feu-Eau est visible dans le carré magique 3x3 (appellé Lo Shu) utilisé dans l'art taoïste du Feng Shui authentique.
Dans cet art ancestral, l'élément Feu est associé au sud (mis en haut dans la grille Lo Shu car correspond originellement au Ciel) et l'élément Eau est associé au nord (en bas dans le Lo Shu car
correspond originellement à la Terre). En calquant cette vue taoïste sur la symbolique chrétienne, ceci fait ressortir la colombe comme une messagère ou un pont entre le Ciel et la Terre par
l'entremise des éléments Feu et Eau contenu en tout, dans le microcosme autant que dans le macrocosme. La colombe n'est autre que le corps beau, dans son état mercuriel eau-feu transformé et
transformant.
Comme vous le dites, colombe c'est colombo : colon beau, qui colonise ou plutôt ensemence et embellit la Terre de sa lumière essence-Ciel. C'est la lumière de l'Esprit qui s'unit dans le sein de la
Coupe de Terre. C'est le lait divin de la vache céleste gouttant dans le vase sacré : le lait nourrit le laid, cette brute épaisse et salée qui se transforme peu à peu en beau, passant du corbeau à
son état latent de colombe. L'Esprit Saint est l'Espace qui entre dans le Temps : c'est la femelle qui se fait mâle et le mâle qui se fait femelle au fil des cycles, prenant la forme du jeu
amoureux entre Shiva et Parvati en Inde.

Beaucoup d'éléments peuvent se croiser et se recouper dans cette quête infiniment poétique mais que je sais vaniteuse. Le sacré est dans le silence car le silence, ça crée. C'est le socle de
l'Oeuvre qui cherche l'Or de l'Origine qui n'a pas de fin.

Hermophyle 21/12/2012 08:00



Bonjour,


Vous mettez en évidence combien les traditions ne peuvent qu'être UNE.


Le symblisme de la colombe est très riche, beaucoup plus riche que le contenu de mon article et je suis hereux que vous ayez peu faire ces rapprochement si intéressats. Ils ne pourront qu'être
appréciés par ceux qui lirons cet article. Merci pour eux.



Valérie 20/12/2012 19:26

Bonsoir Léon,

A propos de cette histoire de cannibalisme, je me souviens l'avoir entendu à la télé (ce devait être vers la fin des années 80, ou début 90) de la bouche même d'un certain Eugen Drewermann qui
faisait alors scandale à la sortie d'un de ses bouquins.

Bref, pour ma part, j'ai compris depuis qu'il fallait fuir..... les psychanalystes !!!

Vous souhaitant de chaleureuses fêtes de fin d'année,

Hermophyle 21/12/2012 07:51



Bonjour Valérie,


Oui, la psychanalyse n'est pas ma tasse de thé et poussé à l'extrème elle devient un obstacle sérieux. J'ai en mémoire Jacque Lacan qui prenais sa douche tout habillé sous l'aubade de ses
thuriféraires. Rire, c'est le meilleur remède !!!



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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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