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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:49

OEIL DE L'ANGE-JPG

Sur le petit phare de Sète qui signale l’entrée du port est gravée une phrase d’un célèbre fils de la ville Paul Valéry : « La mer, la mer toujours recommencée. »

En imitant ce vers du cimetière Marin (1920),  J’ai choisi d’intituler cet article : « La vie, la mort toujours recommencée » alors qu’il est plus juste et harmonieux de dire « la mort, la mort toujours recommencée. » Évidemment, les deux sont toujours recommencées puisque l’une puise son énergie dans l’autre. Je ne vais pas chipoter : c’est de la camarde que je vais vous parler. Ce n’est pas une amie personnelle, mais ça viendra… Non je ne déprime pas, non je ne suis pas suicidaire. J’ai le défaut d’aborder les choses qui gênent et dont on préfère éviter de parler alors qu’elles sont si riches d’enseignements ben voyons avouez, mes amis, que pour vous, misérable mortel, c’est: « la peur, la peur toujours recommencée ! ». Je me réjouis de vous sentir trembler dans vos bottes alors que mon tremblement est celui d’un rire incoercible. Peut-être sui-je sado à mes moments perdus ?

La mort cellulaire est pourvue d’un nom technique qui évite d’apeurer ceux qui défilent chez leur bon docteur, c’est « l’apoptose » qu’il ne faut pas confondre avec « le pop » d’un bouchon de champagne ou avec l’apothéose, même si s’en est une…

Si j’ai dit un jour que la cellule est immortelle, évidemment elle n’est pas à l’abri d’un accident ou d’un message suicidaire envoyé par un gène spécifique. Et si nous mourrons c’est que notre fin biologique est programmée et nos cellules sont progressivement « assassinées »… nous nous transformant tout doucement en pépé et mémé. Comme disait l’humoriste  Fernand Reynaud : « Tout ça c’est étudié pour ! ».

 

Point de discours technique ici mais un retour vers le carrée mosaïque des Francs Maçons ou l’échiquier avec ses dalles blanches et noires. Vous avez compris que l’alternance des cases noires et blanches correspond au passage de la vie à la mort puis de la mort à la vie. Curieusement les Francs Maçons n’en parlent pas beaucoup alors que c’est là l’essentiel. Mais mon vieux bouquin de Jules Boucher (La symbolique maçonnique, 3e édition de 1948) vénérable sexagénaire en décrépitude me parle de ce pavé avec moult contorsions si familières aux Francs Maçons cherchant désespérément à saisir l’Esprit de leur fraternité.

Il est question du lien entre lumière et ténèbre, si l’on traverse le damier en suivant une colonne et donc en passant alternativement du noir au blanc. C’est un chemin de la largeur des cases comparables à la figure populus des géomanciens, ou voie du peuple.

Notre érudit Jules Boucher, nous parles aussi de cette voie de l’initié qui passe sur le trait qui sépare les colonnes. Il appelle cette ligne droite la voie de l’initié. Mais écoutez donc ce discours sur cette voie de l’initié :

« Il ne doit pas rejeter la morale ordinaire, mais s’élever au-dessus d’elle. Il faut se garder de tout ce qui se rapporte à l’éthique. » (p. 149-150.)

Donc, chers frères, soyez au-dessus du panier ! comment ? Gardez-vous de l’éthique… Donc, méfions-nous de la morale, alors que votre morale doit être sans tache ! Soyons réaliste, c’est du baratin, car si se méfier de l’éthique reste vrai, l’essentiel est de donner la manière d’y parvenir, et c’est là que les francs-Maçons sont en faillite et qu’ils ont perdu leur appellation de société initiatique car ils ne donnent rien, débrouille-toi tout seul mon coco, pond quelques planches (laïus) et règle ta cotisation. Tout cela est en opposition avec les mères et pères fondateurs et vides le rituel de sa substantifique moelle.

Passer entre les colonnes n’a aucun sens, nous sommes obligés de suivre une colonne de carreaux blancs et noirs. Le « fil du rasoir » entre les colonnes ou voie de l’initié a un sens qui dépasse toutes spéculations. En d’autres termes il faut d’abord emprunter le chemin du profane qui fait passer d’une case blanche à une noire et inversement. C’est cela le chemin que nous ne pouvons éviter. C’est celui qui nous fait passe de notre vie biologique de la case noire à notre vie non biologique de la dalle blanche.

Oui le noir, c’est notre monde comme le dit fort bien le mot enfer ou in ferno (en soi), et j’ajoute ce qui me semble opportun de dire aussi in vivo (dans la vie). Donc l’enfer ce n’est pas uniquement les autres comme aimait à le dire Jean-Paul Sartre. Le jeu d’échec, d’échec à la mort évidemment, répond au titre de cet article : la vie (noir) la mort (blanc) toujours recommencée… Quand le roi est couché par « échec et mat », il ne fait que dormir pour recommencer une autre partie.

Sur le plan biologique, tout en étant immortels nous sommes programmés pour passer de vie à trépas. Cette apoptose généralisée varie assez peu dans le temps qui nous est impartie mais qui reste de l’ordre de quelques dizaines d’années. Je présume que vous avez froid dans le dos. Sinon c’est parfait, je puis continuer mon petit jeu morbide ! hi ! hi !

Si nous sommes immortels (sauf accident) que se passes-t-il donc pour nous éteindre généralement avant de devenir centenaire ?

Et bien dès la fin de notre adolescence, nous commençons tout doucement à mourir. Des tueurs à gages que l’on appelle « caspades » (CAD) attaquent notre organisme casse l’ADN et détruisent les structures cellulaire en l’empêchant de s’autoréparer. Ainsi sommes-nous affaiblis et altérés progressivement avec des rides et des affaissements tissulaires, adieu les fesses bien rebondies ! arrivent des fatigues et évidemment des maladies qui nous achèvent à l’état fripé comme de vieilles pommes reinettes. C’est rigolo tout ça, vous ne trouvez pas ? Enfin, je parle d’un rire jaune !

À la suite du passage vers la lumière, vers l‘Orient NON ETERNEL (les Francs Maçons parlent à mauvais escient d’Orient éternel, car dans l’Orient nous n’y restons pas éternellement), notre substrat non biologique traverse une dalle blanche pour retrouver un support biologique en parcourant, d’un côté à l’autre, une case noire… tel est le cycle des profanes mais que tous les Maçons se disant « initiés » suivent ! Alors la voie des initiés c’est une autre paire de manche et donc autre chose que des histoire de morale ou de spiritualité bon enfant ! Quand on dit, «je t’aime », c’est bien souvent (sauf très rares exceptions) pour spécifier que l’on s’aime soi-même, d’une manière très subtile, à travers l’autre. Car si ce terme était proféré autrement, au-delà de tous parasites mentaux et affectifs, alors nous serions un véritable initié ! Mais pas question ici d’être stupidement extrémiste. C’est très heureux de dire « je t’aime » même si cet amour est un peu « tordu » du moment que l’on tend la main, car cette main est précieuse, elle a une valeur infinie indépendamment de nos pensées, et nous fait grandir.

Les tueurs à gage (caspades ou CAD) sont poursuivis par des flics qui les arrêtent (ICAD), malheureusement, ces inhibiteurs des CAD deviennent ripoux et se transforment à leur tout en CAD ou tueurs à gage qui à leur tout cassent l’ADN… Vous voyez, nous ne sommes pas sorti de l’auberge !

Le programme d’auto-destruction de notre corps est retors et impitoyable. Il s’amplifie au cours du temps et nous réserve une canne pour marcher.

Parfois le processus s’emballe et les tueurs à gages sont une grande armée, d’où les vieillissement prématurés qui caractérise le syndrome de Verner. Dans ce cas un trentenaire est sexagénaire et meurt de vieillesse à 45 ans. Quant à la Progéria (vieillissement précoce ) elle fait mourir de vieillesse des enfants de 13 ans.

Vous demandez-vous pourquoi je vous raconte ces horreurs ?

Je vous ai dit tout ce qui précède pour faire remanquer que le processus inverse existe, que les démolisseurs sont parfois ralentis d’une manière naturelle, comme le montre Jeanne Calman décédée à 122 ans ou ce centenaire qui a parcouru 100 km à vélo le mois dernier pour fêter son 101e anniversaire…

En d’autres termes, le processus capable d’annihiler les destructeurs de cellules existent bel et bien mais nos scientifiques ne savent pas les activer (à ce propos, je suis dubitatif car nous ne connaissons pas les résultats obtenus par des laboratoires privés car il est impossible de mettre sur le marché — pour des raisons d’ordre démographiques et économiques — une substance qui double ou triple la durée de la vie).

Vous devez, vous douter où je désire en venir, c’est qu’il n’est pas utopique et absurde d’affirmer que la beauté humaine peut se conserver longtemps, très longtemps. Les explications qui précèdent  tout en n’étant pas exhaustives sur le plan physiologique n’en sont pas moins significatives et invitent à mettre de côté la raillerie, qui frise la bêtise, quand les alchimistes parlent d’élixir de longue vie.

Sur le plan purement biochimique, nous ne savons pas si un métal ou une molécule simple ne peut avoir un effet inhibiteur des caspades (CAD) en évitant autant l’apoptose que la prolifération cellulaire.

Je souhaite de tout cœur que les dames qui lisent cet article vivent un éternel printemps.

Avec toute mon amitié.

 

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commentaires

christian 13/12/2012 16:47

Je suis triste pour Bob, qui nous dit...
qu'il tue, détruit...
j'espère de tout coeur pour lui qu'un jour il se mettra à construire,...
Cordialement
Christian

Hermophyle 14/12/2012 07:47



Tout le monde finit par construire quand les épreuves sont passées par là !



Béatrice MONTEGUT 11/12/2012 09:15

Bonjour,
et merci pour l'éternel Printemps, quoique j'aime toutes les saisons, elles ont toute un charme unique et chaque fois différent.
pour rebondir sur les cases noires et blanches, ne sommes nous pas appelés, si l'on suit un chemin d'évolution, si l'on se questionne un tant soit peu, a laisser nos vieilles peaux, à muer, soit à
mourir à soi même en quelque sorte pour renaitre a soi même, la mort étant qu'une coupure un peu plus ample et définitive pour ce qui est de ce que l'on connait ????

Hermophyle 11/12/2012 09:48



Bonjour Béatrice,


Le pritemps est le retour de la vie dans la nature... mais en effet les autres saisons ont leur charme.


Votre opinion me réchauffe le coeur car c'est dans le sens d'évolution que je voulais montrer l'alternance de la vie et de la mort tout au long d'une ligne de progression... la mort est-elle
définitive, éternelle ?


Cela revient à se demander si notre substrat biologique est nécessaire pour vivre ? Personnellement, cela n'engage que moi: je ne suis pas convaincu que la mort biologique soit la mort de l'être.
Les cycles de ttansformation (biocycles) dans la nature le montre. Donc une mort biologique programmée est adaptée à ce que nous avons à faire, et pouvont faire, en qualité d'entité biologique.
Le reste est du domaine de l'insaisissable. Cependant je suis en complet accorps avec vous dans la sens ou les cases noires et blanches s'inscrivent toutes deuxdansun concept d'évolution. :-)


 



Bobe 11/12/2012 08:48

Je ne juge pas, je constate. Et ce n'est pas vraiment "confortable", non, c'est juste désespérant.

Hermophyle 11/12/2012 09:28



Désespérer ? Non, il faut découvrir pourquoi à travers nos propres agissements et poursuivre un chemin en solaitaire car le société est désespérante et va à contre courant de la réalisation des
êtres. Quant on a saisi cela l'horizons s'élargit.


 



Bob 10/12/2012 20:37

Parce qu'il est tellement évident que les hommes ne souhaitent pas vivre un éternel printemps...bonjour le macho qui sommeille en vous ! Et puis à quoi sert de tripler le temps de vie pour ce que
nous en faisons : tuer, détruire, tuer, détruire...et ainsi de suite.

Hermophyle 11/12/2012 07:10



Bonjour Bob... ou Bobine ?


En qualité de macho qui someille je me fiche pas mal de tripler ma durée de vie car j'ai une sale bobine. Plus sérieusement bravo vous avez mis la doigt ou il faut... nous sommes détruit car nous
ne faisons rien de notre vie ou pire encore comme vous le dites. Là est le coeur du problème que je m'évertue à traiter dans mes articles. Transmettez mes regrets à ces dames de les avoir
dépréciée je leur promet d'essayer de ne plus me laisser emporter par des images qui les déprécient... Juger est confortable n'est-ce pas ?



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