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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:07


J’ai à votre disposition, chère lectrice et cher lecteur, un troisième épisode sur mon analyse du livre de Daniel Dugès "Rennes le Château un chapitre maçonnique secret". L’éditeur doit être content car je fais de la pub gratuite. Il va falloir que je lui réclame une petite aumône pour m’acheter une cuisinière… non, pas une cuisinière en chair et en os !

Dans cet article j’ai étudié succintement le blason qui est au fronton de l’église de Rennes le Château, histoire de rafraichir mes connaissances en héraldique et aussi pour vous les faire partager tout en jouant sur les mots... et les émaux aussi !

Ce livre est pour moi un vrai trésor car il me permet d’exprimer ce que j’ai compris ou cru comprendre non seulement sur Rennes le Château, mais aussi sur l'Eglise et la franc Maçonnerie. Si vous avez lu mes précédents articles où j’insiste  sur leur difficulté à saisir le sens profond de la spiritualité ainsi que celui des symboles vous partagerez mon intérêt pour cet ouvrage qui est écrit semble-t-il, par l'un des leurs.

Ce livre m’a livré, si je puis dire cela sans jeux de mots, la solution à mes interrogations sur la Maçonnerie et surtout a mieux saisir les raisons essentielles de cette difficulté qu'ont les Maçons à interpréter les symboles dans leur pleinitude non intellectuelle. Bien souvent ils sont adeptes de René Guénon qui malgré, ou à cause, de sa grande érudition reste la parfaite illustration de ce qu'il ne faut pas faire. Car n'en doutons pas, la simplicité pure reste le seul sentier capable de se faufiler jusqu'aux cieux.

Cette érudition qui s'entasse au fil des exposés ou "planche" (exposé périodique fait par chaque franc maçon) reste un leure sans racines, et donc sans intérêt réel sur le plan spirituel, même si elle ne manque pas de séduction. Car la spiritualité est desservie par les mots.

Ces abstractions, qui tissent les ouvrages de René Guénon, enracinent la pensée de l'auteur dans la cervelle des lecteurs admiratifs. C'est ainsi que naissent de fausses croyances ou manière de penser. Cette attitude d'attachement ne peux que conduire à établir des idéologies partiales. C'est ainsi qu'est refusé le bien fondé de l’alchimie au laboratoire parti pris qui conduit à ingnorer la véritable dimension de l'oratoire.

Telle est la raison pour laquelle Bouddha disait de ne placer aucune lumière au-dessus de sa tête.


C’est parce que cet ouvrage est sérieux et original que j’ai pu réaliser cette synthèse. Donc, merci monsieur Dugès.

Petite note: 

Cet article est la suite des deux premiers qui sont les suivants dans l'ordre de leur publication:

COMMENTAIRES AUTOUR D’UN LIVRE sur Rennes le Château.

COMMENTAIRES AUTOUR D’UN LIVRE sur Rennes le Château (suite)


 Ce que dit l’auteur…

L’auteur présente le blason du pape Léon XIII (1810-1903), gravé sur la clé de voûte dominant la porte d’entrée de l’église, comme hautement significatif. Pour lui c’est un indice de la présence en ces lieux d’un chapitre chrétien maçonnique lequel use de l’église pour ses cérémonies.

Au XIXe siècle ce souverain pontife publia, en effet, la dernière bulle condamnant la « Franc-maçonnerie » non chrétienne. Elle ne s'adressait donc pas aux Francs Maçons de Rennes le Château !

Le groupe qui officiait dans l’église revendiquait donc, par la présence de ces armoiries, une tradition maçonnique chrétienne opposée à la maçonnerie laïque condamnée à juste titre par celui qui est considéré comme le plus grand pape de la chrétienté et dont la longévité, pour un homme de constitution chétive laisse planer, si je puis dire, un point d'interrogation (Nota:l'auteur n'écrit pas les dernièrs termes qui sont de mon cru). 

En plaçant les armes de ce souverain pontife sur la clé de voûte Saunière illustre son antimaçonnisme républicain et par la même occasion son idéologie royaliste.  

En réalité, affirme l'auteur, cette disposition des armes pontificales montre qu’ « il s’agit bien là de la lutte d’une maçonnerie chrétienne contre une maçonnerie laïque. »


 

Dans le blason officiel de Léon XIII, l’étoile de la comète possède six raies (branches) et elle se dirige vers la gauche (vers l’ouest) et donc vers le couchant.

Disons en passant que j'ai signalé précédemment la correspondance de l’étoile avec l’arcane 17 du jeu de tarot qui s'apelle "l'étoile"...

Chez Saunière, à l’entré de l’église, cette étoile n’a plus que 5 raies et se dirige en sens inverse vers la droite et donc vers l’est, vers le levant. Ce serait donc, d’après l’auteur, l’étoile maçonnique à 5 branches dite « étoile flamboyante ».

blason03

Armes officielles de Léon XIII.

D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout

La formule « Lumen in coele » (une lumière dans le ciel) est inscrite sous lee armes. Elle correspond à la formule associé à ce pape dans la prophétie de St Malachie que l’Eglise met en doute.

La devise est en réalité, nous dit toujours Dugès, le nom du chapitre qui devait donc s’appeler « Une lumière dans le ciel ».

Le blason de Léon XIII s'avère être un prétexte pour placer  l’étoile maçonnique et le nom du chapitre dès l’entrée de l’église, annonçant ainsi, si je puis dire, la couleur ! C’est, là encore une brillante interprétation.


Mes commentaires…

Ce blason ecclésiastique met en évidence l'opposition du maçonnisme gallican avec le maçonnisme républicain(condamné par le propriétaire de ces armes), car cette maçonnerie liée idéologiquement à la république, n'est qu'un arctefact de la maçonnerie galicane puissamment mystique. Elle est une adaptation, considérablement appauvri, d'une connaissance bi-millénaire, tranmise par le Christ, de processus initiatiques, symboliques et spirituels.

La maçonnerie révolutionnaire, vestigiale pourrait-on dire, n'a pas d'histoire ni d'héritage et n'a pu dépasser la lettre et ses abstractions. Le discours antidogmatique et trop souvent politico-social ne correspond pas aux exigeances de l'être, pas plus que le spiritualisme spéculatif. Prisonnier des mots le néo-maçonnisme révolutionnaire est devenu lettre morte,  un "attachement" frein du développement diraient les orientaux. Ceci étant dit la maçonnerie actuelle reste une fraternité non dépourvue d'intérêts sur d'autres plans que celui de la connaissance.

De la même manière que la religion décadente la croyance a effacé la connaissance. Tout est fait, par des équilibristes de la réthorique, pour transformer en synonymes ces deux termes diamétralement opposés...

 

L'écusson va donc êtres chargé de sens afin de montrer, dans la mesure du possible, la présence de cette maçonnerie christocentrique inséparable du roi chef de l’Eglise de France. Je rapelle que l'Eglise attachée au souverain est l'Eglise gallicane. Le chef de l'Etat français (souverain ou non !) était chef et protecteur de l'Eglise. Il reste qelques vestiges de cette tradition puisque pendant longtemps le chef de l'état francais remettait à un prélat la barette cardinalice. J'ai vu une photo où le président de la République René Coty remettait dans les salons du palais de l'Elysée la barette cardinalice à Mgr Roncalli, le futur pape Jean XXIII.  

Cette Eglise des Gaules avait deux faces l'une maçonnique réservée à « l’élite » l'autre aux simples « croyants ». Sa particularitét résidait au fait qu'un "croyant" pouvait devenir « connaissants » et qu'un "connaissant" pouvait accéder au sacerdonce et à l'épiscopat (consécration d'évêque) car avant le Concile de Trente (1545-1563) et même jusqu'au XVIIIe siècle les séminaires étaient souvent embryonnaires et n'existaient pas dans tous les diocèses. Seule les Université dispensaient un véritable enseignement de théologie.


Arrivé à la fin de son périple initiatique (dans la sacristie de l'église) le chevalier Rose Croix est face à un vitrail représentant la crucifixtion. Derrière la croix on remarque un immense pont, allusion au pont qui menait à Jérusalem mais qui ici prend un autre sens. C'est celui de pontife, nom latin que portait les prêtres rois (et Melchisédek). Ce nom de pontife fut donné ensuite aux aux évêques. Car les évêques sont cencés établir un "pont" entre le ciel et la terre, le visible et l'invisible a l'instard de tout alchimiste digne de ce nom, ce qu'était notre Rose-Croix.

Cela veut-dire que secrètement, comme l'indique cabalistiquement le nom de sacristie, le chevalier Rose Croix était intronisé évêque. Remarquons ici que St Jean et la Vierge Marie ont la tête proche de ce pont, ce qui souligne leur qualité de pontife et les désignent comme représentant ESSENTIELS de l'Eglise.

Cet écu papal a donc sa raison d’être pour signaler un chapitre monarchique et gallican détenteur d’une tradition de grande portée mystique.

Je précise, à qui qui me soupçonne de vouloir propager une idéologie royaliste ou d'extrême droite, qu'il faut comprendre ici le monarchisme beaucoup plus dans le sens de protection par le chef de l'état (qu'il porte une couronne ou non) que politique.

Sur le plan initiatique le changement de régime politique du manarchisme à la République ne s'est pas fait sans mal, en réalité il ne s'est pas fait du tout ! 

 J’imagerais ce fait par une grossière analogie. La maçonnerie chrétienne devenue laïque c’est comme si, à un charretier, on confisquait cheval et charrette, chargée d’un lourd fardeau,  pour les remplacer par une trottinette ! Nous somme donc loin du compte pour pouvoir véhiculer un pesant charroi (chargé ici des connaissances et de « techniques » mystiques millénaires).

Donc le charretier désespéré cherchera un autre « cheval » (Béranger Saunière) et une autre « charrette » (L’église de Rennes le château). La trottinette c’est évidemment la maçonnerie républicaine (intellectuelle abstraite et, à son corps défendant, matérialiste) bien incapable de véhiculer les valeurs essentielles de la mystique caractérisant l’initiation Occidentale, ce que certains appellent la tradition primordiale, en ignorant de quoi il s’agit. Ainsi, à la suite de Saunière, ces connaissances furent-elles perdues et se réfugièrent-elles en quelques rares officines discrètes d’alchimistes que l’on pourrait appelé des « aigles blancs »… à la retraite !

Cette Eglise royaliste (je répète: royaliste pour des raisons non politiques) véhiculait donc de précieuse « techniques » mystiques ancestrales pour favoriser le développement de certains êtres demandeur de connaissances au-delà des dogmes qui imprègne l'esprit des croyants qui ont une foi du "charbonnier"... Mais tout le monde n'a pas l'esprit "charbonnier" !

En ces temps là, et depuis l'Eglise primitive, cohabitaient donc harmonieusement une Eglise de croyance (exotérique) liée aux rituels tels la messe et les divers sacrements avec une Eglise discrète de connaissance (ésotérique) liée aux rituels maçonniques. Les deux rites étant complémentaires ils ne pouvaient que cohabiter puisque l’un est la structure de l'autre et l'un est la lumière de l’autre.

De ce fait il est normal de trouver une concondance entre les sept ordinations de l’Eglise et les sept étapes initiatiques maçonniques, tout comme il y a sept heures "canonniales" dans la journées c'est-à-dire sept heure de prières (différentes l'une de l'autre) réparties dans la journée d'un moine. Ces étapes étant le reflet d'une connaissance intuitive des lois de la matière dont les sept champs énergétiques de l'atome, sur lequel gravitent les électrons, est une belle illustration.


Le temple maçonnique était donc généralement l’église… Tout en célébrant certaines cérémonies en des oratoires privés, cela dans certaines conditions.

Ces oratoires privés se sont transformés en temple maçonnique républicain dès la révolution. Et les Maçons n'ont plus jamais mis les pieds dans les Eglises et se sont mis bien souvent à "bouffer du curé" ! Et les curés le leur on bien rendu en disant que le diable était en goguette dans les loges ! Nous ateignons là le summum de l'absurde...


C’est d’ailleurs pour avoir un oratoire privé que Béranger Saunière avait aménagé, dans sa villa, une véranda avec un autel surmonté de la statue de Marie Madeleine dans la même posture que sous l’autel de l’église (cette statue de la sainte accroupie avec les doigts croisés sur ses genoux a disparue mais je l’ai vue sur ce petit autel il y à plus de 35 ans. Il n’est pas impossible qu’à l’origine elle devait figurer dans la grotte du jardin de l’église mais j’en doute vu le parfait état des peintures lorsque je l’ai examinée).

 

C’est ce processus de réalisation spirituelle, en marge des Ecritures (Bible) mais sous-entendue par elles comme dans les paraboles du Christ— que l’Eglise attribuait à la tradition orale,— qui fut véhiculée par la maçonnerie chrétienne.  De ce fait, elle ne pouvait avoir la moindre accointances avec la maçonnerie laïque de pure invention lié à une adaptation à un gouvernement laïque qui, actuellement, offre divers couleurs allant de la politique psychologisante à une tradition chrétienne biaisée comme dans différents rites tel Menphis Misraim que Rudolph Steiner a tenté en vain de faire renouer avec le christianisme ésotérico-mystique des « élites » de l’Eglise initiatique.

Les élans brisés, pour diverses raisons, aboutirent à tout un spectre de petites Eglises « gnostiques » (souvent éphémères ou rococo) qui ne sont que des projets avortés se dissolvant dans l’inutilité et l’indifférence générale en servant tout au plus à assouvir le besoin d’autorité de quelques évêques avides de notoriété et bien souvent autoproclamés.

 

A ces deux courants de connaissances parallèles et complémentaires  (esotérique= maçonnisme et éxotérique= religion)  correspondent deux moyens de transmission de la tradition, l'une écrite (exotérique) l'autre verbale (ésotérique)

 

On ne peut nier l'existence d'une tradition orale dans l'Eglise des premiers temps, puisque nous en percevons les échos depuis Saint Paul :

«Retenez les traditions que nous vous avons données soit par notre parole soit par notre lettre.» (2 Thessaloniciens III, 6, 1 Corinthiens XI, 2).

 

Dans les évangiles, il apparaît très clairement que le Christ était un enseignant, et tout spécialement dans sa relation avec ses disciples. Cela signifie bien plus que le simple fait de prêcher en leur présence. Il les a instruits, et en cela il fait penser mutatis mutandis à la méthode des rabbins. Cela implique que Jésus a entraîné ses disciples, en particulier les douze, à apprendre, et plus encore, il les a entraînés à apprendre par cœur… mais quelle quantité de connaissance leur as-t-il inculqué comme le dit très clairement St Jean en TERMINANT son évangile :


 « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne penses pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. » (St Jean XXII, 25… ou Evangile de Jean Chapitre 21, verset 25)

 

Certes, il n’y eut rien de secret… pour les apôtres ! Et de cette immense bibliothèque verbale croyez-vous que nous connaissons tout ? Croyez-vous que le Christ n’a pas livré a ses apôtres, sans faire de secret, certaines lois fondamentales de la réalisation des Hommes ? Des connaissances que l’on croit oubliées ne pourrait-il rester des parties précieusement conservées pour structurer cette Eglise de Jean qui n’est autre que la maçonnerie christique protégée par les rois et alliée à celle de la « pierre » ou de Pierre ?

L’Eglise Gallicane ancienne (à ne pas confondre avec les Eglises Gallicanes actuelles) n’était pas formée uniquement de croyants, comme actuellement, mais aussi de connaissant. Et la « sainteté » des connaissant a toujours échappée, comme elle échappe encore aux commandeurs des croyants.

Les connaissant ayant maintenant  disparus de l’Eglise, elle est de ce fait en très grand péril car la demande de savoir est, chez les âmes qui s’incarnent, de plus en plus forte et, en ce moment, autant l’Eglise que la maçonnerie et les multiples centres d’ésotérisme sont incapable d’étancher leur soif.

 

Abordons maintenant l’analyse du blason du pape Léon XIII…

A dextre (à droite correspondant à la gauche quant on regarde le blason) se trouve une comète dont l’étoile comporte 5 branches ou rais, alors que sur le blason officiel il est de 6 rais.

Précisons que le nombre de rais de la comète n’est pas toujours de 6 puisqu’il est parfois de 5 si l’on en croit le blason gravé en 1902, du vivant de Léon XIII, sur un mémorial de Toulouse. L’étoile du blason de Rennes le château est de ce fait difficilement imputable, d’une manière certaine, à un désir de signaler une étoile maçonnique à 5 branches.

220px-Armoiries du pape Léon XIII

Dans les manuels d’héraldique le « meuble » que l’on appelle comète obéit à des règles précises fixant le nombre de raies.

 

Ainsi quant la comète est radiée de 8 pointes on ne signale pas le nombre dans le texte qui accompagne le blason. Si ce nombre est supérieur ou inférieur à 8, il doit être signalé dans le texte : Etoile radie de 5 ou 6 pointes… Dans l’écu de ce pape le nombre de raies n’étant pas signalé, l’étoile a obligatoirement 8 pointes. Comme ce n’est pas le cas il y a donc une erreur soit dans le texte soit dans la représentation des armes. Cela fragilise donc considérablement l’interprétation du sens symbolique de la comète de Rennes le Château et il est donc aléatoire de lui attribuer in petto le statue d’étoile flamboyante des francs maçons.

 

Remarquons en passant qu’exceptionnellement un héraldiste français accepte la présence de 6 raies ou 8 à une comète. C’est le cas du Comte Alphonse O'Kelly de Galway dans son  Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason qui fut publié en 1901, c’est-à-dire après la reproduction du blason papal au fronton de l’église de Rennes le Château.

Le lecteur aura remarqué que dans le texte qui décrit la comète d’or il est spécifié qu’elle se situe en FRANC Quartier, c'est-à-dire que sa lumière se manifeste au lieu ou résident (quartier) les Francs. Ce sens est souligné  par l’inversion du l’orientation de la comète qui au lieu de se diriger vers l’occident (à gauche de la porte) se dirige vers l’Orient (à droite de la porte) et nous savons que la queue d’une  comète est toujours orientés à l’opposé de l’endroit ou brille le soleil. Elle désigne donc le soleil levant ou, « l’Orient de Rennes le Château » ce qui signifie qu’il s’agit du lieu maçonnique de rencontre du village. Par exemple si un FM veut désigner un lieu de rencontre à  Couiza il dira « à l’orient de Couiza ». L’orient a aussi un sens très important pour le laboratoire des alchimistes. C’est également  pour cette raison que le prêtre était tourné vers l’orient pour célébrer la messe.

 

Il y a trois sources essentielle d’énergies cosmiques pour l’alchimiste, celle provenant du nord issue de la Terre Mère, et c’est l’une des raisons pour lesquelles la chapelle de la vierge est orientée vers le nord. Dans la littérature médiévale cette importante particularité fut immortalisée par l’épopée du roi Arthur dont le nom désigne le pole Arctique ou le pôle nord…. C’est une autre histoire. Ce « feu » particulier est symbolisé par une étoile à 5 branches liée à la Vierge.

Nous avons aussi l’énergie solaire qui est parfois nécessaire et enfin son filtre nocturne, si indispensable, qui est la lune.

Le blason de Rennes le Château, tout comme celui de Toulouse, présente donc une importante anomalie par rapport aux armes officielles.

Une barre horizontale appelée « fasce » par les héraldistes est infléchie vers le haut pour être transformée en arc-en-ciel dans les blasons de Rennes le Château et celui de Toulouse. Il semble que cette forme arquée ait voulue faire coïncider le sens avec la 102e prophétie de St Malchie : Lumen in caelo « Lumière dans le ciel » puisque l’arc en ciel s’écrit « arcus caelestis » qui signifie aussi « météore en forme d’arc » cette lumière « météoritique » étant pourtant déjà représentée par la comète. C’est donc une insistance dans le sens de « feu du ciel », marquant par la l’importance de la « manne » céleste des alchimistes, ce qui est confirmé par la devise sous les armes.

En effet « Lumen in caelo » est écrit ici vec une orthographe différente « Lumen in coelo ».  Le a est remplacé par la lettre o, ce qui exprime cabalistiquement que « le A est comme le O » ou plus clairement « le bas est comme le haut ». Le lieu est donc hermétique puisque la table d’Emeraude, texte alchimique par excellence dit :

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut 

Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »

Nos alchimistes Rennais ont même précisé qu’ils recueillaient l’O (eau) du ciel, ce qui est spécifié par les chardons représentés sur la tapisserie de la villa Béthanie.

Ce chapitre maçonnique était donc dépositaire de la science sacerdotale inséparable du christianisme mystique bien compris.

 

Avec toute mon amitié.

 

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