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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 18:28

 

 

Je suppose que vous connaissez la fameuse émission télévisée de Jacques Roussel sur les Schadok, qui fut spécialement conçue pour les QI faramineux qui frisent 200 ? Souvenez-vous chers soixantuitards, que cette série sublime fut diffusée entre 1968 et 1973. Son contenu pédagogique était tel qu’il sublima en 2000 le niveau culturel de Canal+.

 

Les misérables Schadok sont les petits-fils dégénérés pour cause d’alcoolisme, – on s’en serait douté, – du célèbre capitaine Haddock. Leur dégénérescence physique est telle qu’ils sont pourvus de longues pattes en fil de fer et de petites ailes ridicules. Pour couronner le tout ils sont aussi bêtes et méchants que rondouillards.

Pourtant la liste de leurs inventions est impressionnante puisque la bêtise n’a pas de limites ! La plus admirable, la plus célèbre aussi, est la géniale « cosmopompe », au moteur à pédale d'où la fameuse phrase : « ... et les Shadoks pompaient... », destinée à pomper le cosmogol 999 à leurs ennemis juré : les Gibis.

 

Donc les Shadoks pompaient pompaient…  Oui, des pompes nous allons en parler, mais pas de celles qui aspirent le mystérieux cosmogol 999, puisque c’est un secret industriel. Nous n’allons pas parler non plus de celles qui vous font manger la descente de lit quand vos bras jettent l’éponge lors de votre exercice matinal de dérouillage. Non ! celles qui nous intéressent ici sont bien connues par les lycéens et étudiants roublards puisqu’elles empruntent les méandres marécageux et polissons du copier-coller !

 

Et bien je vous annonce que, d’après certains auteurs, l’abbé Montfaucon de Villars serait un Shadoks un pompeur (sans pédales) adepte du copier-coller, un véritable détenteur d’un modèle illicite de cosmopompe !

 

Ce n’est pas moi qui le dis, et je suis loin d’être convaincu, alors il va falloir que je me fasse l’avocat – face à la sainte inquisition, en réalité pas sainte du tout – de ce prêtre de mon terroir que j’ai décidé de défendre contre vent et marais. Après les belles choses que cet abbé poudré, un peu fripouille sur les bords ne lésinant pas sur la vendetta, m’a raconté, et le bonheur qu’il m’a donné, c’est le moins que je puisse faire !

 

De nos jours son livre, Le comte de Gabalis : entretiens sur les sciences secrètes, est réédité et préfacé par les maîtres de la littérature, tel Hubert Juin. Malheureusement ils ne font pas état de l’avertissement de l’éditeur de 1788 qui accrédite, à l’occasion de ce reprint, un fond emprunté. C’est donc un renseignement non négligeable sur un best-seller de l’occultisme qui traversa les siècles.

 

Soyons réaliste et non surréaliste : Qui n’a pas parlé et écrit bien avant l’abbé de Villars (1635-1695) à propos des gnomes nymphes et ondines ? À la sortie du moyen age l’illustre Paracelse (1495-1541) en est un brillant précurseur. Nul n’ignore son livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits (Liber de nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus) sur tout ce petit monde qu’il voyait.

Certes, dans la vallée de l’Aude ces êtres portent le nom de Gripes et Fantesti et leur présence est liée à toute vie domestique. L’aspect de commerce vénérien avec les Hommes est bien présent. Ainsi, par exemple, si une fille apercevait un tourbillon de vent, la solution n’était pas de s’agripper à sa culotte mais de faire diversion en répandant du grain devant sa maison et de rentrer chez elle en vitesse pour éviter une fécondation par un courant d’air. En ce temps-là le pouvoir procréateur de l’air était attribué aux êtres que l’on appelait « ventar » ou Bentadoro… qui ne sont autre que les Sylphes.

Des victimes innocentes en témoignent. Par manque de grain l’une d’elles hurla au fond d’une grange quand elle fut la proie de quelques vantards obscènes et libidineux. C’est ainsi qu’un bébé nymphe est né qui, par une magie démoniaque, était le portrait tout craché d’un séduisant palefrenier…

Nous retrouvons là tous les ingrédients légers et le fond humoristique du livre de Montfaucon de Villars. Donc le sujet de son roman était – si je puis dire – à portée de ses mains.

Pouvons-nous affirmer comme certains auteurs n’hésitent pas à le faire, que l'abbé de Villars a copié Paracelse dans sa théorie des « esprits élémentaires » ou un tout autre créateur ? Évidemment non ! Le seul emprunt qu’il ait pu faire est celui du folklore qu’il a adapté avec sa verve malicieuse qui n’a rien d’un copier-coller.

Soyons réaliste ! parler de plagia à propos des êtres élémentaires devient insoutenable tant le sujet était devenu, de son temps, un lieu commun !

 

Donc, ma ligne de défense se résume en ceci : Villards n’était pas un Shadoks !

 

 

 

Si vous dites que vous avez inventé quelque chose il y a toujours quelqu’un pour vous dire que les Grecs l’ont trouvé avant vous !

 

Monsieur Christian Attard (dont je vous conseille le site fort bien fait) m’informe que l’ouvrage de Montfaucon serait pour lui le plagia de lettres écrites en 1666, par un aventurier et alchimiste italien : Joseph-François Borri. Il en prend pour référence le dictionnaire de Pierre Bayle (1647-1706) qui le signale en note de ses articles :

 

« Le premier de ces deux ouvrages est intitulé : La Chiave del gabinetto del cavagliere Gioseppe Francesco Borri Milanese. Il contient dix lettres, dont les deux premières, datées de Copenhage l’an 1666, ne sont autres choses en substance que le Comte de Gabalis, que M. l’abbé de Villars publia l’an 1670. Je donne à examiner aux curieux lequel de ces deux ouvrages doit passer pour l’original. »

 

Cet écrit ne peut être analysé qu’au conditionnel car ces lettres furent attribuées en substance à Borri, par Bayle, sans réelle certitude :

 

« On publia à Genève, en 1681, quelques écrits qu’on lui attribue. »

 

La certitude de la paternité de ces écrits suisses est d’autant plus mise en cause qu’ils furent publiés 11 ans après la parution du Comte de Gabalis, alors que les ennemis se déchaînaient avec leur cortège de mauvaises langues osant tout pour amoindrir ou détruire l’œuvre et l’auteur lui-même. Il est donc difficile de ne pas douter de l’objectivité de ces lettres puisqu’elles sont introuvables. Existerait-elle que le doute subsisterait !

Restons donc raisonnable, l’ambiguïté est trop significative pour la transformer en certitude !

 

Il faut dire que Borri a pu fort bien emprunter le fond de son œuvre à Paracelse (1495-1541). Dans ce cas, l’œuvre de Villard ne serait en réalité qu’une super reprise pour allonger la vie d’une vieille chaussette !

Côté vieillerie, ne m’en parlez pas, c’est un roman sans âge par un humour maniéré non dépourvu d’une certaine élégance et gentillesse. Soyons réaliste : Le Comte de Gabalis ressemble étrangement au sacripant mystificateur Joseph Borri !

Et là nous sommes au cœur des confusions. Aucun préfacier ne s’aventure à dire que de Villars a copier Borris si ne n’est pour reconnaître qu’il est le sosie du Conte de Gabalis :

 

« Et le comte de Gabalis ?

Un mystificateur du temps pris en exemple : Joseph Borri peut-être…

Le même assure-t-on, que l’abbé Villas portraiture sous le nom de Comte de Gabalis. »  (Prédace « Du bon usage des nymphes » par Hubert JUIN en 1966)

 

 

Bas les masques ! je vous ai amené jusqu’ici sous le prétexte fallacieux du copier-coller, je dois vous avouer que les Shaddok m’ont bien servi… Que monsieur Françis Attard me pardonne si je me balade hors du sujet. N’oubliez jamais que je m’amuse !

 

J’ai une idée intéressante à vous exposer qui vaut, je crois, son pesant d’or !

 Dois-je vous souffler à l’oreille que sous cette histoire s’en dissimule un autre, un peu comme les poupées russes, et cette anecdote vaut le coup d’être contée.

 

C’est Borri qui va nous les livrer par sa vie de Milanais enthousiaste, charlatan, hérésiarque, prophète et fameux alchimiste de surcroît, oui…le Comte de Gabalis en personne !

Dès ses études Gabalis, alias Borri, manifesta une mémoire et une intelligence prodigieuse qui stupéfia les jésuites du séminaire. Nous retrouvons là un trait commun avec Montfaucon de Villars. Deux êtres à part qui vont comprendre ce que la quasi-totalité des humains ne comprennent pas et qui auront parfois des attitudes analogues. De ce fait attendons-nous à des actes répréhensibles de leur part et à de très mauvais jugement par leur entourage suivi de condamnations. Aussi je n’ai pas l’intention de m’appesantir sur la vie de forfaiture qui fut celle de Borris qui prend d’ailleurs une connotation burlesque, comme si les accusateurs étaient confus de leurs accusations. D’ailleurs, dès son arrestation Borri parvint a insinuer un conflit entre l’Église qui voulait sa peau et les aristocrates qui le protégeait. Quant il fut arrêté l’empereur Léopold Ier en personne intervint :

 

« Le nonce du pape avait audience de l’empereur, justement lorsque la lettre du comte de Goldingen fut apportée. Il n’eut pas plus tôt oui le nom de Borri, qu’il demanda au nom du pape que ce prisonnier lui fut livré. L’empereur, y ayant consenti, fit venir à Vienne le chevalier Borri, lui obtint promesse du pape qu’on ne le ferait point mourir… » (Bayle, dico. p586)

 

 C’est ainsi que la sentence de notre fripouille surdouée devint un vrai théâtre de vaudeville que je ne résiste pas au plaisir de vous faire déguster :

 

« Il fut condamné par l’inquisition le dernier dimanche du mois d’octobre 1672 de faire une abjuration de ses erreurs (…)

On le mena sur un échafaud qu’on avait fait exprès où l’une des parties, qui était un prêtre, lut le procès tout haut, avec sa confession et abjuration. La sentante fut prononcée par le Saint-office, lui étant à genoux avec un cierge à la main, pendant qu’on lisait son abjuration ; ce qu’étant fait il se leva, et remercia le sacré collège de la douceur dont il avait usé envers lui, en ne lui imposant point une plus dure punition, qu’il confessait avoir bien mérité. Cela se fit en présence d’une infinité de personnes, qui furent curieuses de voir un homme si fameux, et une action aussi solennelle et si extraordinaire. Il était environné d’une grande quantité d’archer et du clergé du saint Saint-office. Il y avait aussi quantité de prélats, qui y étaient présents, avec le sacré collège, et une innombrable multitude d’autres personnes. Ledit sieur Borri voyant tant d’archers et autres gens de même étoffe, autour de lui, tomba jusqu’à deux fois en pamoison. »

 

Avouez que comme comédie et comme comédien on ne saurait faire mieux, « je me pâme oyez braves gens ! ». Quel hommage camouflé ! La prison deviendra pour lui une résidence de luxe où il disposait de trois pièces et d’un spacieux cabinet-laboratoire. Il sortait quant il voulait et chez lui le grand monde se pressera pour lui rendre visite. La reine Christine de Suède en personne lui envoyait un carrosse pour qu’il se rende en son palais Riario. Qu’en pensez-vous cher lecteur ? Si ce n’est pas un simulacre, une esbroufe c’est à y perdre son latin !

 

On aurait voulu garder à portée de main l’illustre personnage qu’on n’aurait pu mieux faire. Justement voilà, on tenait absolument à le garder dans une prison symbolique pour l’empêcher de s’expatrier. Tout le monde voulait se l’approprier ! Mais pourquoi donc ?

 

Au moment où se déroulent ses évènements, la reine Christine recevait en son palais des gentilshommes italiens qui étaient subjugués et conquis par l’intelligence et la culture de cette femme hors du commun. Passionné par la philosophie et les lettres son intérêt pour l’alchimie ne la quittait jamais. Son plaisir était d’échanger, avec des adeptes, ses opinions sur les textes de cet art.

L'histoire raconte que le marquis Massimiliano Palombara, ami de Christine de Suède, recevait régulièrement en son domaine, de nombreux alchimistes. L’érudit Girolamo Francesco Cancellieri rapporte qu’un alchimiste, Giustiniani Bono qui n’était autre que Giuseppe Francesco Borri, demanda l'autorisation au marquis d'utiliser son laboratoire. Borri s'enferma une journée et une nuit.

Au matin, le marquis du faire défoncer la porte car Borri ne répondait plus. Il s'était enfui par une fenêtre, ne laissant qu'un creuset dont le fond contenait un peu d'or solidifié et quelques parchemins sur lesquels étaient écrits de nombreux symboles incompréhensibles.
Les parchemins furent étudiés mais jamais décryptés.
Massimiliano Palombara marquis de Pietraforte (1614-1680) décida de faire graver tous ses symboles autour d’une petite porte de son domaine, qui existe encore aujourd’hui, afin  que les alchimistes des temps futurs puissent élucider leur contenu...


porte alchimique 3

Oyez braves gens, bougez-vous les neurones, vous qui bricolez sur vos fourneaux, tentez donc votre chance pour vous en mettre plein les poches !  Attention, ces deux lignes sont méchantes, débiles et hors sujet.

Il faut dire que le prisonnier ne manquait pas d’impressionner ses contemporains et de réduire à néant son accusation de charlatanisme quant il soigna de son cancer en phase terminale le duc d’Etré condamné par les médecins. Le noble personnage attendait donc la mort, quand la médecine de Borri le guérit et tout Rome le porta aux nues en regardant cette guérison comme une résurrection.

Et voilà que la foule, qui n’était pas dupe, ne manqua pas de colporter qu’un hérésiarque condamné par l’Église avait fait un grand miracle dans Rome ! Il y a de quoi mettre mal à l’aise la sainte inquisition. Cette histoire, qui ridiculise l’autorité, c’est presque de l’Arsène Lupin avant l’heure ! Si j’étais artiste j’en ferais une comédie musicale !

Mais le fond du problème reste : Le chevalier Borri était un alchimiste compétant qui fréquentait les salons de la reine Christine avec le marquis de Palombara. Ce même marquis qui fit graver les écrits de Borri sur la petite porte. On ne peut qu’imaginer que notre prisonnier d’opérette fournit les clés de cette mystérieuse porte que l’on appelle aussi porte magique  (magie naturelle évidemment !). Ce qualificatif assure beaucoup plus son succès que celui de porte alchimique.

symboles portamagica2 0  

Symboles qui ornent le cadre de la porte alchimique que l’on trouve dans l’ouvrage de Johannes de Monte-Snyder, Commentatio de Pharmaco Catholico (Amsterdam 1666) à noter que la moitié  de ces 7 idéogrammes sont dans la nomenclature classique des anciens chimistes et alchimistes. Il faut remarquer l’interpénétration de symboles comme le montre Kernadec de Pornic (XVIIIeme siècle).  Il s’agit beaucoup plus d’un rébus que d’une série de signes « magiques ». Le cercle centré est le soufre et la lune le mercure. Ainsi se manifeste leur progressive conjonction jusqu’à disparition du creuset (croix). Les flèches indiquent le sens du mouvement comme dans les deux premiers signes qui montrent le « détassement » de la matière déposée au fond du ballon. Bon, je ne vais pas tout vous raconter, ce serait inconvenant !


Un jour j’ai rencontré en Corse une belle Italienne qui ne jurait que par la magie de cette porte qu’elle prenait pour la porte des étoiles rendue célèbre par une série télévisée ! Entre nous si vous voulez explorer les autres espaces, prenez-vous y autrement car en ce lieu vous pourriez vous casser le nez puisque la porte est murée ! Je ne nie pas cette possibilité mais de grâce, ne rêvons pas. Les portes de l’univers ne sont pas celle d’un moulin… Le hasard a voulu que je rencontre cette dame à Paris une semaine après et cela au milieu de la foule. Nous étions aux pieds de l’imposante statue de la fontaine Saint Michel où l’archange porte en main la même épée flamboyante que celle des chérubins qui garde les portes de l’Eden. Cela, à mon avis, est une réponse qui se passe de commentaire. Pour information sachez que je mets les pieds à Paris une fois tous les 2 ans en comptant mes stations à Orly entre deux avions. Bon, je ne sais pas si cette dame a compris car je ne l’ai jamais revue.


Mais si je vous ai emmené au seuil de cette porte, qui fait délirer les candidats du fantastique mais peut titiller raisonnablement les auteurs de science-fiction, ce n’est pas pour décrypter ses symboles ou vous apprendre la téléportation vers Sirius, mais pour vous montrer au-dessus de son linteau le sceau de Salomon, réplique exacte de celui qui se retrouve sur la couverture du livre d’Heinrich Madathanus : Aureum Seculum Redivivum, publié en 1625 (Heinrich Madathanus est le pseudonyme d’Adrian von Mynsicht).


Sceau palombara

Frontispice de l’Aureum Seculum Redivivum.


Disons en passant que si vous désirez des explications qui ne vous serviront à rien vous pouvez chercher sur le Web. C’est la simplicité et l’état d’esprit qui compte pas un amoncellement d’information ou le synthétiseur perd la boule.

Pour des explications plus constructives je ne saurais trop vous conseiller de lire Deux logis alchimiques d’Eugène Canseliet plus particulièrement la partie intitulée La villa Palombara et Christine de Suède et aussi G.F. Borri et l’herbe de transmutation.

 

Mais passons à autre chose.

 

Monfaucon de Villars était diocésain de l’alchimiste Nicolas Pavillon évêque d’Alet les Bains dans l’Aude lequel prélat était l’ami de l’alchimiste Vincent Depaul. Ce Monseigneur entretenait donc des relations avec l’abbé Villars et tout cela fut consigné dans ses archives, tout comme bien des mystères que devait découvrir le jeune abbé Béranger Saunière quand il fut nommé vicaire dans cette paroisse déchue de son évêché. Vous n’ignorez plus j’espère l’étrange histoire de ce Saunière futur curé alchimiste (ou supposé tel) et milliardaire desservant la cure, au XIXe siècle, de Rennes le Château ?

 

C’est ici que je voudrais attirer votre attention, comme je l’ai fait d’une autre manière dans mon livre Rennes le Château la carte des trésors. C’est que Saunière utilisait comme ex-libri le sceau de salomon identique à celui qui précède et que l’on trouve sur la porte de la villa Palombara. Cela signifie que Saunière fut membre des AA (Académie des Arcades) fondé par la reine Christine de Suède. D’ailleurs ce sceau est significatif puisqu’il est constitué par la lettre A à l’endroit et une autre à l’envers. Ne négligeons pas tout de même que dans la nomenclature chimique et alchimique des siècles passés ce signe était celui de la pierre philosophale porteuse de guérison et de transmutation.

 

Ce que j’essaye de vous dire c’est que Montfaucon de Villars était en un lieu où l’alchimie était reine, son évêque en tête. Et aucun alchimiste n’ignore l’existence des élémentaux sous peine de voir son travail en perpétuel échec,  le rocher de Sisyphe en témoigne…

 

Dans la mythologie Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, un rocher jusqu'en haut d'une colline dont il redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet. Toutefois, il est bon de se souvenir qu’Homère qui raconte cette histoire ne fait pas mention de la raison de ce châtiment.

Si vous la trouvez cette bonne raison, vous aurez compris… Et c’est l’archange Michel qui sera content !

 

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commentaires

CARRENO 11/02/2011 09:29


BONJOUR
TRES INTERESSANT VOTRE SITE
TRES BIEN FOURNI ET TRES BIEN DOCUMENTE
MIS EN FAVORI
JE VOUDRAIS VOUS POSER UNE QUESTION ESOTERIQUE
QUE SIGNIFIE CETTE PHRASE A MOITIE COMPLETE
" JE C?E?M??E?E?L?P?S??Q?R??A L?F?D?M?E??E?D?L'E??D?L'E??Q?E?AU??D?N? "
LUE DANS UN LIVRE SUR LA COMMANDE SUPREME DU POUVOIR PSYCHO - COMMANDE
D ' UN AUTEUR AMERICAIN ANNEE 1950 QUI QU ' ELLE VIENT DES ALCHIMISTES ANCIENS
MERCI
POUR VOTRE REPONSE
GAETAN CARRENO
Gaetan.Carreno@gan.fr


Hermophyle 13/02/2011 09:29



Répondu.



Vanina Krcek 11/11/2010 11:55


En fait, je parle d'Univers parceque pour tisser un cheminement comme celui là, il faut une carte interne complexe tout de même!

Oula! à part quelques fois où je me prends au Jeu... Je distingue les apparences et leurs subtilités.

Et si je viens visiter Montpelier un jour, je vous aimerai comme guide.


Hermophyle 11/11/2010 12:38


 

Bonjour, encore, Vanina,


 


Non, je n’ai pas voulu vous dire que vous êtes dupe des apparences ! Je suis mal élevé mais pas à ce point ! surtout en ce qui concerne une fidèle lectrice…


Vous savez la complexité des relations entre les choses se forme à partir des passions qu’on leur porte. Cette complexité se construit progressivement au fur et à mesure de l’approfondissement
des faits et des choses.


Mon unité centrale est la même que celle de tout ordinateur. J’aime mes lectrices et mes lecteurs (certaines, comme vous, le ressentent) aussi je fais de mon mieux pour leur donner le meilleur
qui n’est pas toujours aussi bon que je le voudrais..


Sans rien attendre je suis profondément ému et heureux quand je reçois certains messages comme le vôtre par exemple.


 


En toute amitié.


 


P. S. Vous serez accueillie à Montpellier les bras ouverts !



Vanina Krcek 11/11/2010 11:20


wow.

Votre esprit doit être un Univers en soi.


Hermophyle 11/11/2010 11:49



Allons Vanina, ne croyez pas aux apparences !


Merci, tout de même, pour ce mot gentil.



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  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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