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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:48

UNIVER SEL 02

Ce que je vais vous raconter paraîtra aussi invraisemblable que les apparitions de la vierge, en 1873, à ce brave Auguste Arnaud de Saint-Bauzille-de-la-Sylve. Comme vous êtes maintenant un peu habitué à mes histoires quelque peu fâchées avec le conformisme, je suis sûr que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Si ce n’est pas le cas soyez sûr d’une chose : je ne vais pas pleurer.

Sur notre terre des femmes et des hommes exceptionnels existent. Leur comportement dans la vie et ce qu’ils disent nous apparaissent invraisemblable car nous ne connaissons pas l’univers, nous ne savons absolument pas quelles sont ses lois. Personne ne saurait me désavouer si j’affirme que les physiciens et les astronomes ne connaissent rien si ce n’est une très fine pellicule qui enveloppe et masque la réalité.

Étant conditionné par un discours scientifique ou qui se veut tel, nous ne pouvons nous en émanciper par crainte du ridicule. Parfois quand je regarde ces gaspillages publicitaires qui constipent ma boîte à lettres, je lis fréquemment, sur un prospectus, une inscription surréaliste en grosses lettrées rouges barrant l’image d’un produit : « scientifiquement prouvé ». La « science » bidon de nos publicistes fait vendre aussi, je ne me roule pas par terre de béatitude quand ce surréaliste label de « qualité » s’encrotte pour devenir l’affirmation débile et grassement payée :« Vu à la télé ». Il faudrait que l’univers soit borné pour livrer ses secrets à cette bande de tocards dont hélas je fais partie à ma manière.

Ainsi va la misère humaine qui vit dans l’illusion et qui accuse les être éveillés de vivre dans l’aberration alors qu’ils soulèvent un coin du voile de notre réalité.

Une femme vivait dans cette réalité, qui est évidemment pour nous irréelle, et que d’aucuns ont décrié ou ignoré. il s’agit de la religieuse allemande de l’ordre des Augustins : Anna Katharina Emmerick ou encore bienheureuse Anne Katherine Émmeric. Elle est née en 1774 et décédée en 1824. Un demi-siècle de vie extraordinaire qui lui valut d’être béatifiée ou « promue » bienheureuse, en 2004, par le pape Jean-Paul II.

Ce que je vais vous dire n’a évidemment aucune accointance avec un prêche de curés catholiques ou autres. Fort heureusement car les catholiques (comme les Orthodoxes et les Protestants) se refusent généralement à comprendre, sous des dehors de libertinages, ce qui pourrait mettre en péril leur conception du monde prédéfini au fil des siècles.

Je vous ai déjà dit que je suis profondément chrétien et, de ce fait, je refuse absolument ce qui s’inscrit dans le concept de croyance qui a remplacé et perverti la magnifique avenue de la connaissance qui conduit au pur christianisme de nos aïeux dont je suis, à mon corps défendant, l’un des trop rares pontifes conservateurs de sa pérennité.

La mystique allemande Anna Katharina Emmerick est née dans une famille de modestes paysans. En 1802 elle entre dans dans le cloître des augustines de Dülmen. Bientôt elle devient si malade qu'elle ne peut plus sortir de chez elle et reçu les stigmates ou plaies du Christ. Par la suite elle eut des clairvoyances qui représentait des événements de l'histoire de la création et du Christ. Elle eut même des visions du tombeau d'Adam et Ève.

Entre 1816 et 1824 le poète Clément Brentano de la Roche vient à son chevet et prend en note ses visions. Ses retranscriptions remplissent 40 cahiers in-folio. Il décrit en détail des scènes et des récits (avant tout) du Nouveau Testament et de la vie de Marie. 

L’acteur et cinéaste Mel Gibson a utilisé les visions du Chemin de Croix dans son film La Passion du Christ diffusé en 2004, le mercredi des Cendres de la même année où fut béatifié (le 2 octobre) Catherine Emmerich. Cela laisse supposer que ce film favorisa les procédures de béatification.

Étrange Catherine ! Dans cet himalaya de notes et de récits que nous laissa  le poète romantique allemand Clément Brentano de la Roche qui sacrifia, en écoutant son intuition, une gloire déjà bien assise pour se faire le secrétaire prolixe d’une paysanne visionnaire.

Que de révélations singulières et d’une totale nouveauté ! Nouveauté, qui l’est, hélas encore de nos jours tellement notre science de la mystique et du sacré, stagne à son niveau d’aveuglement le plus bas qui soit. Nous sommes au rez-de-chaussée d’une tour de 1000 étages, non pas d’une tour de Babel ou d’une tour d’ivoire mais d’un immense phare éclairant les immenses espaces mystiques de la connaissance.

Évidemment, ce genre de nouveauté éclairant d’un jour particulier les lois du l’univers et nos connaissances mystiques et historiques jetèrent un trouble puis un doute sur la valeur des révélation de cette humble mystique.

Ors, ce qui était hier, cause de trouble et de réticence pourrait bien demain devenir, gage et sceau d’authenticité… peut-être après-demain car la métamorphose réticente de nos pensées, imbibée d’un « scientifiquement prouvé », refuse absolument d’être  bousculée. Ben oui la « science » n’est pas pressée !

Un bref rappel de ces faits inconnus ou sortis de la mémoire des hommes : c’est à la suite des visions d’Anne-Catherine sur la vie de la Sainte Vierge à Éphèse après son départ de Jérusalem que l’on retrouva sa maison. Non seulement la mystique voyante en indiquait le plan avec une rare précision, mais en outre, elle décrivait le site et son environnement ainsi que la vue qui, de là, s’étend à l’horizon. Les historiens, dont l’attention fut ainsi éveillée, retrouvèrent les documents qui permirent d’affirmer la présence de Marie à Éphèse. Les archéologues, fouillant les ruines — les infrastructures demeuraient étonnamment intactes —, apportèrent leur caution. Et le pape Paul VI se rendit en pèlerinage en ces lieux, en ces murs, où vécu la Vierge Marie, sur la colline de PANAYA KAPULU.

Vous n’apprendriez rien si j’affirme que les néo cartésien de notre sombre Gaule ne virent là que coïncidence alliée à la rêverie. Avec cette attitude, nous ne pourrons pas décrocher la Lune. Aussi ces messieurs au complet veston ne risquent point de se mouiller en lisant le livre dégradant des Visions d’Anne-Catherine. Rien à faire ! La caravane passe et laisse ses crottes de chameaux…

L’aveuglement et le rejet est tel que non seulement les laïques ont peurs, mais les ecclésiastiques tremblent. Les dires de cette femme sont invérifiables et inconsistants… jusqu’à preuve du contraire !

Mais, bon sang ! pour prouver l’inconsistance ou quoi que ce soit d’autre, il faut lire les visions et effectuer, au minimum, une analyse du contenu ! Personne ne veut y toucher car c’est empoisonné pour l’esprit catésien, cela risque de démolir des pans entiers de croyance… et oui, la croyance, voila le fléau, la camisole de force… nous vivons dans une société d’aliénés. En doutez-vous petit prince ?

Comme personne ne veut faire référence, aux écrits d’Anne-Catherine, nous sommes dans un cercle vicieux dans tout les sens du terme. Oh! oui il y a du pain sur la planche pour décoincer les prisonniers de nos systèmes fermés. L’ouverture à la connaissance est par définition (en supposant qu’elle en ait une) non systémique.

Alors, nous ne sommes pas sorti de l’auberge avec nos universitaires qui palabrent dans l’analyse des systèmes ! Ah le structuralisme quelle aubaine !

Mais les systèmes sont pervers car ils finissent par élaborer  une ossature de plus en plus ankylosée… et les psychorigides deviennent nos chefs d’orchestres. l’organisation de l’Église Catholique est un exemple de cette progressive minéralisation à contrario de ce qu’elle devrait être dans la liberté des cimes de la connaissance et donc au cœur de la vie et de l’évolution spirituelle.

Non, je ne nie pas l’importance des diverses analyses linguistiques, qui bien souvent rejoignent les idées cabalistiques de nos pères. Ce qui me chagrine c’est l’exagération, le bouillon verbal avec ses vermicelles spécifiques, finalement le manque de simplicité  des concepts répondant à l’adage non démocratique: « faisons compliqué alors que nous pouvons faire simple. » C’est une recherche du pouvoir, par une simili connaissance, pire que celle d’un pseudo alchimiste fasciné par les lingots d’or et le désir d’immortalité.

Dieu est mort, il a été remplacé par un « inconscient structural » qui, évidemment, s’effrite !

Avec des optiques similaires, ce que raconte Anne-Catherine Emerich ne saurait attirer l’attention de ceux qui prétendent dévoiler le sens de notre réalité.

Ce que dit notre voyante est de ce fait totalement ignoré même si ce qu’elle révèle aurait pu faire progresser de plus d’un siècle les connaissances du milieu, dans lequel vivait le Christ.

Depuis la découverte des manuscrits de Qumram, dans les grottes et les rochers de la mer Morte, l’on est désormais instruit de l’existence des Esséniens. Avant cette découverte nul n’avait connaissance de cette secte. Enfin, on le dit ! Évidemment, on n’a jamais compulsé les documents (qui content pour du beurre) c’est-à-dire les visions d’Anne-Catherine !

Et bien, plus de 150 ans avant la découverte archéologique, Anne-Catherine en parlait beaucoup. Il suffit de lire quelques pages pour le découvrit ! Il est possible de comprendre l’attitude des néo cartésiens sorbonards, mais celle des ecclésiastiques me laisse perplexe. En effet, le monument qu’est le Dictionnaire de la Bible, de Vigouroux, dans une édition de 1910 ne fait même pas mention du mot : Esséniens.

Je veux parler d’une autre révélation très insolite qui apparaît invraisemblable et pratiquement personne n’a relevé ce fait extraordinaire qui n’intéresse évidemment pas les esprits étroitement critiques qu’ils qualifient de rêverie.

Ces pauvres d’esprit, ne considèrent pas comme vrai (même si c’est vrai !) la connaissance de la maison de la Sainte Vierge et l’existence des Esséniens. Eh oui nous en arrivons à l’absurdité inhérente aux bornés !  C’est faux même si c’est vrai ! Je l’ai déjà dit : Toutes les visions d’A-C Emmeric son fausse avant de les lire. Leur pire erreur, c’est d’exister…

Ceci étant dit, il faut de tout pour faire notre monde, alors inutile de s’appesantir sur la société de Sirius.

Ce qui est moins connu c’est que tous ceux qui sont acquis par avance à toute forme de merveilleux et bien, ils ont de sérieux problèmes aussi. Depuis que je traîne sur les blogs et réseaux sociaux, j’ai pu le découvrir avec une immense déception. Enfin tout le monde n’est pas parfait, même si je m’abstiens de mesurer à l’aune de mes concepts qui ne sont que provisoire et en tout cas très loin d’être immuables.

Les êtres acquits au merveilleux sont sélectifs dans le sens ou ils effacent de leur mémoire, ce qui ne saurait entrer dans le moule d’une tradition reçu. Ce drame est aussi pathétique au pied de la croix qu’au pied de l’athanor.

Pour Anne-Catherine le Paradis terrestre n’était pas SUR la terre, mais était toutefois DE la terre, L’AUTRE TERRE, celle des « eaux supérieures ».

Alors, comment expliquer un si total silence sur de pareilles révélations, à considérer les lecteurs innombrables des visions de C. Emmeric ?

Il s’agit donc bien d’un refus, non de croire, pour ces êtres si manifestement disposés, mais un rejet inconscient venant d’une impuissance à intégrer ces faits dans leur univers, fut-il profondément surnaturel.

Alors, paix aux sorbonnards !

Je puis donner un embryon de compréhension à ceux que cela intéresse, n’oublions pas que l’Homme n’a pas toujours été matériel dans le sens où nous l’entendons, de ce fait, il était de la terre mais pas sur terre avec ses deux pieds. La terre de sa naissance n’est pas la même que l’actuelle, c’est ainsi que l’on parle du monde sublunaire… Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet inséparable des hiérarchies spirituelles (immatérielles) et que nul alchimiste ne saurait ignorer s’il désire réussir sa mise en harmonie avec l’image de son grand œuvre.

Avec toute mon amitié.

 

 

 

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