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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:07

 

À mon amie au casque d’argent… merci Miranda pour cette illustration.

Chevalier

La belle Maguelone médite en son temple. Du berceau des cieux, elle anime ses songes bleus sur le miroir ondulé de l’eau.

Sur l’aile des goélands se tend, de l’Est à l’Ouest un long fil d’argent. L’eau et l’azur s’y fusionnent. Alors, se  dessine une gracieuse silhouette  turquoise mouchetée de flamants roses.

Puissance magmatique de cet îlot de feu qui  roule ses flammes quand s’unissent les êtres à l’horloge des cieux. Vagissement des causes et naissance des légendes.

Nous sommes trop aveugles pour sentir au-delà du réel la magie du temple de Maguelone protégé par la lourde carapace de pierre soutenant la voûte des cieux.

Voûtes romanes sous lesquelles s’abritait une civilisation magique d’un Christ omniprésent en qualité de Dieu ou de prophète. Lieu sacré où fraternisent la saga du Graal et toutes les épopées chevaleresques qu’elles soient sous le miroir de la lune ou face au cercle du soleil posé sur la croix.

En ce lieu la belle Maguelone au geste impérial et gracieux tend son index vers cet arc de triomphe ou passe une voie royale une voie nouvelle qui conduit vers une réalité difficile à imaginer, car l’océan des causes peut à tout moment rompre ses digues et tout bouleverser.

À vous toutes, à vous tous qui êtes sous le pavillon de sang signé de la croix d’or cléchée, réveillez la belle  la   dame des troubadours endormie depuis sept siècles dans son île, l’Avalon sacrée.

C’est l’heure cabalistique ou va éclore l’œuf de pierre qui fut placé jadis au cœur d’une cité par les serviteurs sans âge de Parsifal et de l’éternel féminin.

Avant d’aborder les racines du savoir ésotérique et de danser avec la belle Maguelone en son île d’Avalon, ce mont St Michel de la Méditerranée, sondons les richesses de cette grande dame cousine de l’Église actuellement défigurée. C’est elle l’Église de Jean qui fut à l’origine des courants mystiques transmettant des trésors initiatiques et qui de nos jours est devenu verbiage, fadeur et insignifiance dans ses réformes nécessaires mais combien écervelées.

Pour la comprendre débarrassons-nous de nos souvenirs d’enfance, de ces faces grimaçantes de grenouilles de bénitier de ces curés pervers et surtout des pets parfumés de bigots endimanchés.

Posons la question hors de tous traumatismes psychologiques hors de tous rejets inscrit dans le génome de notre vie perturbée. Quant aux bons croyants, ils peuvent arrêter là leur lecture, car je ne voudrais avoir sur la conscience leur révolte de conditionnés répétant infiniment leur litanie de pauvre martyr incompris et cependant détenteur de l’unique et inaltérable vérité.

Alors, qu’est-ce que l’Église ?

Évidemment, il ne saurait être question de parler de l’église, avec un « e » minuscule comme initiale, en qualité d’édifice religieux, de bâtisse où se réunissent les fidèles, mais de l’Église, avec un « E » majuscule en initiale, qui désigne la communauté se réunissant dans l’église. Si l’église est une structure visible, L’Église est en partie invisible. C’est l’institution religieuse, son édifice intellectuel, ses structures philosophiques et théologiques, ainsi que ses fondements liturgiques. L’Église est  doctrines et discipline ecclésiastique, elle est analogue au règlement intérieur d’une Université ou d’une corporation.

Les premières structures invisibles de l’Église furent instituées par les précurseurs des évêques et leurs assistants ou diacres qui étaient ordonnés prêtres car les prêtres n’existaient pas avant le IVeme siècle. La lettre de saint Paul à Thimoté (Première épître de Paul à Timothé, chapitre III, versets 1 à 13) est suffisamment expressive car l’apôtre donne des conseils aux évêques puis aux diacres sans nommer les prêtres.

Pour éviter de commettre des erreurs dans l’interprétation des anciennes structures ecclésiales autant que dans la compréhension du Nouveau Testament, il ne faut donc pas négliger les glissements sémantiques. Comprenez, chères lectrices et lecteur que le jeu terminologique favorise les doctrinaires désireux d’imposer leurs lois. C’est ce qui s’est passé tout au long de l’histoire à tel point que l’Église, au fil de ses exégèses, a perdu ses liens avec ses racines qui ne sont pas de l’ordre doctrinaire ou encore dogmatique, de ces dogmes qui ne font que cristalliser un corpus de croyances.

Fort heureusement pour les bons chrétiens, quelle que soit leur obédience, la dimension caritative est au-dessus de ces combats de chef ou de scribes et reste payée en monnaie universelle indépendamment de ce que les doctrinaires peuvent raconter.

Non, l’Église ne saurait revendique l’aura d’un abbé Pierre, lequel n’hésita pas à la traiter de criminelle devant l’absurdité assassine, décrétée par les mitrés des hautes sphères du Vatican, qui firent déconseiller aux bons chrétiens le port du préservatif au risque d’être contaminé par le virus mortel du Sida.

Hélas, beaucoup de concepts modernistes de la doctrine catholique sont susceptibles de générer une sorte d’axiomatique criminogène autant pour la vie biologique que pour la dimension mystique.

Soyons brefs, les scribes intellectuels sont de véritables dangers pour la voie spirituelle comme tout théoricien d’une technique quelle qu’elle soit est à cent lieues de saisir les adaptations pratique dont fait preuve le génie d’un bon ouvrier qualifié. Et le théoricien est tellement désincarné qu’il finit par raconter des bêtises, voire des monstruosités, car il est incapable de faire la différence entre une carte et le terrain, entre la lettre et l’esprit. L’Esprit est un espace de liberté ou règne créativité et adaptabilité faisant dire fort justement aux anthropologues que l’Homme est adapté à l’adaptation. Quant à la croyance, quelle quelle soit, elle a pour fruit l’immobilisme. Ors l’immobilisme caractérise la mort.

Les premiers chrétiens n’ignoraient pas cela, ils n’ignoraient pas que la vie spirituelle ne saurait se traduire pas la dictée de règles de vie, car chaque individu a son histoire a sa perception particulière. Si l’individualisme est un danger qui disparaît cependant dans la rencontre de l’autre à travers (et par) la célébration d’une liturgie non moderniste, non issue d’un esprit d’artifice, et snobinard, sacrifiant à la mode. La véritable liturgie n’est pas de l’opéra ou de l’opérette elle est enracinée dans la vie biologique et mystique intemporelle et y pourvoit sans pour cela dicter des lois. Évidemment, je suis à cent lieues de parler d’un quelconque traditionalisme, je tente seulement d’exprimer l’harmonie avec la « musique des sphères » si chères à Pythagore... Oui, cette harmonie devrait être liturgie.

La religion véritable est mystique de ce fait, elle s’insère dans l’universalité et dépasse toute croyance, toutes directives, toutes règles canoniques ou théologiques. Mahomet le savait quand il décida que le Christ était un prophète.

Dire cela repose sur une logique suffisamment contradictoire et insoutenable pour qu’il n’y ait pas un sens caché révélé à ceux qui savent s’affranchir de la lettre.

Pour montrer l’incohérence souriante de la présence du Christ dans le Coran, voici une anecdote. Un de mes amis évêque gallican roman ou gallican ancien reçut un jour le recteur d’une célèbre mosquée. La conversation aborda la présence du Christ en qualité de prophète dans le Coran.

« Vous êtes sur » dit mon ami « que le Christ est pour vous un prophète ? »

Cela ne fait aucun doute Monseigneur.

Pour vous il n’est pas plus que cela ?

Absolument rien de plus et rien de moins.

Vous m’en voyez réjouis. Puis-je vous poser une question ?

Avec le plus grand plaisir.

Mon ami le regarda dans les yeux et dit :

Croyez-vous qu’un prophète puisse mentir ?

Aucun musulman ne saurait mettre sa parole en doute !

Alors dites-moi, cher ami, le Christ quand il a dit qu’il était Dieu, as-il menti ?

L’échec et math étaient tels, que le musulman pâlit et silencieux et digne se leva et gagna la porte. Mon ami en fut affecté, car l’échange à un niveau supérieur en fut confisqué.

Je raconte cela pour montrer une subtilité de ce livre dans le sens d’un œcuménisme mystique sous-jacent qui ne peut qu’être mal compris quand on l’aborde avec une logique cartésienne. Cette dimension est évidemment hors de portée de tous fondamentalismes.

L’islam à ses débuts le savait, c’est de cet esprit mystique fondamental, que sont issus (au début du VIIIeme siècle) les Ismaéliens.

La mentalité de l’ismaélisme est exactement la même que celle du gallicanisme Roman qui devait régner dans la cathédrale de Maguelone. Les deux religions prônaient essentiellement la liberté. Autant dans le Romanisme Gallican, que dans l’ismaélisme, était prôné la recherche du triomphe de l’esprit sur la lettre et celui de la vérité sur la loi.

Il ne pouvait donc y avoir qu’une entente profonde et la cathédrale de Maguelone était un lieu sacré autant pour les chrétiens que pour les Ismaéliens qui venaient de port Sarasin tout à côté.

Cela explique l’attitude de Charles Martel qui détruisit (en 737) non seulement les infrastructures du port Sarasin mais aussi la cathédrale. S’il avait ignoré cette connivence, il n’aurait pas détruit le temple chrétien. En réalité il a voulu punir autant les baptisés que les musulmans de cette entente sacrée qu’il jugeait hérétique par son esprit conditionné montrant par là que son nom de Martel fut choisi à bon escient par le bon peuple friand de jeux de mots... C’était autant un marteau militaire qu’un militaire marteau.

Ce lien entre la mystique chrétienne et la mystique musulmane est concrétisé par la présence, quelque peu incohérente dans le Coran, du Christ en qualité de prophète. C’est au-delà de la logique qu’il devient possible de saisir l’importance de sa présence.

La communion des Chrétiens et des Musulmans se réalise dans le silence qui court dans l’univers, c’est celui qui nous écoute et qui parle.

« Homme ! dit une mystérieuse voix goguenarde, tu t’imagines grand et superbement intelligent alors que tu es vermisseau et bourré de vanité. N’as-tu pas honte freluquet de t’imaginer que ton bagou mène à tout ? »

La prière n’est pas récitée, elle n’est pas non plus pensée mais communion dans l’ici et le maintenant, où les mots à peine formulés sont vapeur d’encens et s’élèvent au sein du silence sacré, de ce silence d’où monte en suavité un hymne rédempteur.

« En rien gît tout. » Disaient les vieux maîtres alchimistes à l’écoute des autres, à l’écoute de leur matière, à l’écoute de la profondeur de leur être.

À cette époque l’ésotérisme était indissociable des deux courants de pensée. D’où le partage des connaissances des lois de l’univers et de la vie si bien illustrées par l’alchimie, germe fécond, pour créer une faculté de médecine à Montpellier ou chrétiens, Juifs et musulmans allaient officiellement enseigner avec la bénédiction de l’évêque de Maguelone grand maître de l’université.

L’Église véritablement Universelle est l’Église Unie du premier millénaire, ou l’Orient et l’Occident vivait harmonieusement sous le même toit, avec ce que cela implique sur le plan de la formation mystique et initiatique. Cette église avait une autre vision du Christ et du monde alors que les Églises actuelles tendent a devenir des idéologies plus ou moins assujetties au pouvoir politique et qui raisonnent résonnent, alors qu’il faut crever le tambour...

Cette Église UNE était l’Église des Gaules, de toutes les Gaules c’est-à-dire de l’Europe et du bassin méditerranéen car les Gaules n’était pas uniquement celle de Versingétorix mais aussi celle d’Espagne d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne d’Autriche, d’Italie, de Constantinople des Balkans, des pays Baltes de Russie et de ses pays limitrophes, et aussi d’Afrique du Nord. C’était cela les Gaules spirituelles, celles du coq qui annonce la lumière et qu’il ne faut pas associer à notre petite Gaule d’Astérix. C’est d’ailleurs pour éviter des confusions entre les Gaules que notre pays s’appela la France.

Donc l’Église des premiers siècles s’appelait Eglise Gallicane qui n’a rien de commun avec les Églises Gallicanes actuelles issues de la Pragmatique Sanction de Bourges qui fut établie tardivement en 1438.

Cette Église Gallicane de Charles VII caractérise l’Église de France émancipée du Vatican collecteur d’impôts d’une manière outrancière dont la dégradation spirituelle commençait à s’amorcer sérieusement. Oui, le roi conscient de cette déchéance voulait se séparer d’elle,  car elle n’était déjà plus mystique. Cette Église au Christ désincarné, antinomique des puissances vitales génératrices de toutes causes, devenait imperméable aux lois de l’univers et de notre nature mais perméable aux discours fallacieux branchés au tout à l’égo.

Non, cette Église qui ose afficher sur les murs de ses temples sacrés des calicots à connotation syndicalistes et sacrifiant à la mode des musiques Rock n’a aucun rapport avec l’Église Gallicane éternelle du premier millénaire qui se juxtaposait avec la période historique de l’architecture romane ce qui en fait le « Gallicanisme ancien » ou « Gallicanisme Roman ».

Quant aux Églises qui, actuellement, portent le nom de Gallicane, elles sont proches de l’Église Catholique.

L’évêché de Maguelone fut créé au VIème siècle par les Wisigoths (Le premier évêque connu avec certitude est Boèce qui débutât son pontificat en 589). Il eut un prédécesseur dont on ignore le nom. Quoi qu’il en soit, cet évêché fut fondé plus d’un demi-millénaire avant la fondation de Montpellier. Ce sont les pontifes de cette île qui vont guider la jeune cité dans son développement. Ils vont lui insuffler son âme.

Ces premiers évêques vivaient, comme je l’ai dit, en bonne compagnie avec les Sarrasins (comme le feront plus tard les chevaliers du Christ devenus Templiers) qui avaient établi un port à côté de la cathédrale. Malgré la présence de musulmans, la liberté de culte est maintenue sans être perturbés par les mahométans. Nous avons là une énigme évidente. Une pareille cohabitation ne saurait s’instaurer sans tolérance mutuelle et probablement une connivence, et des échanges secrets. En tout cas cette ouverture d’esprit, ce respect mutuel, se perpétuera chez les évêques et chez les Sarrasins. Peut-on parler d’une forme discrète de collaboration ? Nul ne le sait, mais Charles Martel en fut convaincu et détruisit tout sans discrimination. Il aurait pu s’écrier, comme plus tard Simon de Monfort au massacre de Béziers : « tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

Montpellier est fille de la belle Maguelone, qui à façonné son esprit, elle a Inspiré ce haut lieux de connaissance. L’initié et évêque Jean Ier de Montlaur, grand maître de l’université, était à son chevet pour que musulmans, chrétiens et juifs suivent la même avenue des champs Élyséen. Les troubadours sont venus chanter sa beauté et l’évêque les a aussi protégés. Les poètes l’ont sublimée, même les plus grands tel Arioste, le grand Cervantes et notre Clément Marot et plus récemment Maurice Clavel né tout à côté à Frontignan.

Le félibre naissant en a fait un lieu sacré. Ainsi dans « Mireille » Frédéric Mistral compare son héroïne à « Magalouno » et le 21 mai 1900, il préside la fête de la « Santa Estella » à Maguelone.

Ainsi, s’imbriquent autour de l’œuf alchimique de Montpellier nouvellement né, sous l’inspiration cabalistique du Dr alchimiste Grasso et sous le ciseau du sculpteur Etienne Baussan, toute une dimension alchimique dont Folco de Baronchelli traduit la profondeur en son poème ou l’amour sublime décrit les principes fondamentaux sur lesquels repose la fin amour des troubadours et l’Art d’Amour ou alchimie :

« Jeunes gens qui parlez de l’amour

Comme de toute chose agréable et mortelle

Taisez-vous : l’amour est la grande force éternelle

Qui agrège les mondes et féconde les fleurs. »

L’amour s’avère être l’aspect essentiel des forces d’attraction qui constitue l’élément fondamental de l’univers. Il est la forme la plus haute de ce fil d’or qui est le « champ Unitaire » organisateur du cosmos. Il est donc la clé de l’alchimie autant au laboratoire qui se résume en un seul mot : Coagula ou coagulation ou agrégation… des mondes. Mais avant cela, il faut trouver la solution (solve) à bien des problèmes. Quelle épreuve pour notre pauvre cervelle malmenée puisque dispersée dans les tourments du sentimentalisme associé à notre friandise de  complexité.

Certaines légendes guident notre intuition vers le juste savoir. Devrais-je souligner que l’homme est ainsi conçu, physiologiquement, qu’il est capable de saisir le symbole d’un conte pour en conclure un fait ? Encore faut-il apprendre à extraire d’une partie la totalité, de savoir la déduire d’une fraction de donné, en un mot d’acquérir la pensée holoscopique comme je l’explique dans Holoscopie de la spiritualité occidentale.

Folco de Baronchelli se battit pour que les Gitans puissent sortir de l’église la vierge noire vénérée dans la  crypte pour la conduire chaque année vers la mer là où débarquèrent Lazare, Joseph d’Arimathie avec le Graal, Marthe, Marie-Madeleine et aussi la dépouille de Sainte Anne qui fut transférée à Apt. L’Église était réticente, car elle ne voulait pas accréditer la fondation d’une Église plus ancienne que celle de Rome. Aussi Rome traina les pieds et accepta de mauvaise grâce et ce n’est que depuis les années 50 que les prêtres accompagnèrent la procession. Telle est la raison pour laquelle l’Église de France est appelée Fille Aînée de l’Eglise.

Folco de Baronchelli était manadier, il aimait ses bêtes et tendait à les soustraire au drame de la corrida en participant activement à la naissance des courses camarguaises.

Le transfert de sa dépouille d’Avignon à la tombe actuelle au cœur des immenses prairies des Saintes-Maries-de-la-Mer marqua à jamais la mémoire de tout camarguais. Quand, le 21 juillet 1951 veille de la Sainte-Marie Madeleine, le convoi mortuaire traversa lentement le vaste espace où les taureaux paissaient en liberté, un phénomène étrange se produisit. Les animaux de son ancienne manade se regroupèrent et silencieusement s’approchèrent pour regarder passer la procession mortuaire puis lentement l’accompagnèrent, derrière les hommes profondément bouleversés, jusqu’à sa dernière demeure.

L’amour qui agrège les mondes a d’étranges sonorités qui vont au-delà de l’audible et parfois du compréhensible car il englobe tout ce qui est vivant.

Le golfes du Lion correspond non seulement au roi des animaux mais aussi , pour les astrologues et les grands médecins comme Paracelse, au soleil et surtout au cœur. Dans le golfe du soleil et du cœur est vénus, la belle Maguelone, car Vénus en occitan s’écrit et se prononce Maguelono. Magnifique spectacle céleste ne trouvez-vous pas ? Vénus est aussi Marie-Madeleine cette étrange « prostituée » à qui le Christ affirmait : « Il te sera pardonné, car tu as beaucoup aimé ».

Marie-Madeleine se serait-elle retirée sur l’îlot qui porta désormais son nom latin de Magdalena ? nul ne le sait.

Quoiqu’il en soit la légende de Maguelone est une belle histoire d’amour. La voici en résumé :

Au Moyen Âge, Pierre, fils d'un comte de Provence, aurait entendu parler de la beauté d’une princesse napolitaine qui s’appelait Maguelone. Dès qu’ils se virent, les deux jeunes gens tombèrent éperdument amoureux l’un de l’autre. Comme gage de son amour, Pierre offrit trois anneaux d’or à sa promise. Un soir, ils décidèrent de s’enfuir à cheval. Ils firent une halte au bord de la mer afin de se reposer. C’est alors qu’un corbeau déroba les trois anneaux d’or de la princesse et s’enfuit en direction du large. Pierre décida de poursuivit l’oiseau sur une barque, mais soudain, une tempête se leva et fit chavirer la petite embarcation. Heureusement, un navire maure venant d’Afrique passa par là et sauva Pierre d’une mort certaine.

Pendant ce temps, Maguelone attendait désespérément. Inquiète, triste, elle marchait sur la plage attendant le retour de son bien-aimé. Elle arriva sur une petite île qu’on appelait alors « Port Sarrazin ». Dans toute sa détresse, elle comprit qu’elle ne pouvait compter que sur Dieu, aussi décida-t-elle de fonder un hôpital et une église sur ce tout petit îlot. Lorsqu’elle donna un nom à l’église, elle n’hésita pas et ses pensées se figèrent sur son amour disparu : l’édifice allait s’appeler Saint-Pierre, en hommage à son courageux bien-aimé.

Pierre était quant à lui parvenu à accomplir de grands faits d’armes auprès de l’armée du sultan. Pour le récompenser, celui-ci lui redonna sa liberté.

Pierre partir pour retrouver sa princesse, mais il fut abandonné sur une île déserte par son propre équipage !   Là des pécheurs le retrouvèrent et le ramenèrent à l’hôpital de « Port Sarrazin » où il retrouva la belle Maguelone.

Ainsi naquit la cathédrale de Maguelone.

 

Nul ne doit se tromper sur la dimension symbolique des trois anneaux après lesquels Pierre court et pour cela il surmonte des épreuves où la chance n’est pas étrangère. Les trois anneaux ne sont autres que les trois corps ou trois principes alchimiques : le soufre, le mercure et le sel. Pierre qui passe ses épreuves n’est autre que les épreuves subies par la Pierre des alchimistes ou Pierre philosophales. Histoire que ne saurait mieux illustrer la présence de l’art d’amour (qui est un nom de l’alchimie) à la cathédrale de Maguelone, ce que confirme l’attitude des évêques et la perpétuelle présence de l’alchimie et de la spagyrie au sein de la faculté de médecine.

Mystiques, poètes, romanciers, musiciens, troubadours et Félibres, glorifiaient le dame, le fin amour des troubadour dont la dimension céleste s’épanouit dans le légendaire.

Impossible de tout dire ici, mais soyez persuadé que ce lieu sacré est un endroit particulier pour accompagner les démarches spirituelles fondamentales pour ouvrir à tous mystique sincère une voie nouvelle. La belle Maguelone n’est autre que la via nova… Elle vous attend !

 

Avec toute mon amitié.

 

P. S. : À la demande de mes lecteurs et de ceux qui assistèrent à mes conférences et firent la balade alchimique dans Montpellier, voici des renseignements succincts sur les diverses Églises Gallicanes.

Le gallicanisme actuel est uniquement Français. Il est issu d’une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l'organisation de l'Église catholique en France de façon largement autonome par rapport au pape.

Cette Église est née officiellement, en 1438, avec la pragmatique sanction de Bourge promulguée par le roi Charles VII.

Ses prêtres et évêques peuvent se marier, cependant les femmes n’accèdent pas au sacerdoce. Leur droit est le même que celui des catholiques sauf qu’ils n’obéissent pas au pape. Ils rejettent tout ésotérisme et l’alchimie. C’est une Église de croyance, proche des Catholiques. Les différentes Églises gallicanes sont les suivantes :

l’Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet.

l’Église Catholique Apostolique et Gallicane.

La paroisse Sainte-Rita à Paris 15eme

l’Église catholique gallicane de France.

l’Église catholique gallicane de Belgique.

Mission gallicane en Provence.

 

L’Eglise gallicane Romane est l’Église européenne antique. Comme les premiers évêques étaient mariés, leur clergé peut se marier. De même les femmes peuvent devenir prêtre, car à l’aube du christianisme, elles étaient prêtresses sous le nom de diaconesse et évêques sous la non d’abbesses mitrées. Cette Église considère que la spiritualité et l’ésotérisme , notamment l’alchimie bien comprise, sont des tremplins considérables pour se réaliser et découvrir la puissance christique en action dans la matière et l’univers.

Petite particularité par rapport aux autres Églises qu’elles soient gallicanes ou non : ses services sont gratuits (baptêmes, mariages etc.)

Cette Eglise Gallicane ancienne est une Église de Connaissance et non de croyance. Dans le cas contraire, elle n’aurait aucune raison d’exister, car c’est là son caractère fondamental.

Depuis 1972 il n’existe qu’une seule Église Gallicane ancienne au monde. Son siège central est à Montpellier. Son siège des Antilles (Guadeloupe, Martinique, st Martin et St-Barthélemy) est à la Martinique (le Robert).

Cette Église a choisi de privilégier la valeur de ses membres et non leur nombre.

L’évêque alchimiste fondateur (en 1972), Mgr Roger CARO 1992, lui a donné le nom d’Église Universelle de la Nouvelle Alliance.

 

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