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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:12

Cet article est assez dispersé dans le sens où non seulement je donne mes opinions de ceci ou de cela mais en plus je me réfère à des auteurs tel André Malraux.

Vous pourrez remarquer que je suis polisson car je bouscule autant l’Église que l’ésotérisme.

Le programme débute par une opinion acide sur cette décision de l’Église d’évacuer certains saints du calendrier.

J’ai fini par me demander ce que signifiait la phrase d’André Malraux : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Je montre que cette spiritualité nous fut confisquée en excluant les saints sans histoire dont Jacques de Voragines nous conte les légendes dorées, c'est-à-dire PRECIEUSES.

Et à la fin j’interprète la vie d’une sainte évacuée du calendrier par l’Église : sainte Barbes.

 

Le 14 février 1969, le pape Paul VI approuva la refonte du calendrier catholique par le motu proprio : Mysterii Paschalis celebrationem. Il entra en vigueur le 1er janvier 1970.

Ce calendrier ne retient qu’un nombre réduit de saints. Ainsi certains – une quarantaine – ont disparu du calendrier catholique. La raison en est, disent les instances romaines, « si l’on ne peut affirmer qu’ils n’aient pas existé », les hagiographes « ne peuvent établir avec certitude les fondements historiques de leur culte ». Ainsi furent éliminés Christophe (pour la énième fois dans l’histoire !), Barbe (remplacée par Barbara), et Catherine.

Cependant l’Église est coutumière d’entorses pour sauvegarder ses visées politiques. L’inconvénient de vouloir le beurre avec l’argent du beurre c’est que ce comportement sape outre sa crédibilité spirituelle, celle de cette réforme elle-même et la rend nulle et non avenue, sauf évidemment pour la horde d’inconditionnels et conditionnés ayant définitivement abdiqués leur statu d’humain libre en s’imaginant aux cimes de la spiritualité.

Ainsi, St Georges — il faut ménager le saint national de l’Angleterre et ses Protestants — dont les actes sont tout aussi fragiles que ceux des saints éliminés, a été maintenu sous le prétexte fallacieux que son culte est « beaucoup plus enraciné dans le temps » selon Pierre Pierrard honorable professeur à l’institut catholique de Paris (in Dictionnaire des prénoms et des saints, p 8. Éditions Larousse. Canada. 1987.)

J’aimerais bien que monsieur le professeur Pierrard m’explique le sens de ce verbiage pseudo poétique : « Enraciné dans le temps ». Sainte Catherine n’est elle pas « enracinée dans le temps » ni sainte Barbes, ni saint Christophe ? Combien faut-il de générations à un culte  pour être « enraciné dans le temps » ? Je vais vous le dire, d’après le concile de Trente c’est trois siècles. Savez-vous que l’église de la commanderie Templière de la Couvertoirade (Larzac) portait le nom de saint Christophe ? ça fait un bail, vous ne trouvez pas ?

Quand je pense que ceux qui lisent ma prose me demandent parfois ce que l’Église Catholique a pu me faire pour que je la traite si durement ! C’est désespérant !

Si je parle de ces saints exclus par ignorance et balayés comme des détritus, c’est pour donner un exemple flagrant de la dégradation de l’Église devenant matérialiste et inconsciente depuis la rupture de sa symbiose avec l’ésotérisme. (pour une explication de cette symbiose voir l’article :   LA FRANC-MACONNERIE EST-ELLE INJUSTE ? )

Quels rapports me direz-vous entre ces saints mis au rancart et l’ésotérisme qu’il soit ou non franc-maçonnique ?

C’est que la vie de ces personnages, leur légende a un sens symbolique précis, comme les contes, destiné à véhiculer une connaissance dont l’Église s’est débarrassée par ignorance tel un  oripeau insignifiant encore accroché à ses basques.

Ces saints sans histoire sont un reliquat « pédagogique » dont les légendes étaient utilisée  (à l’instar des évangiles apocryphes) pour enseigner « l’envers du décor » avant que ne se consomme le naufrage de cette fabuleuse symbiose avec  l’ésotérisme et la Franc-Maçonnerie.

Avant le naufrage le triangle trônait au-dessus du tabernacle. Il signifiait les trois personnes de la Sainte-trinité : le Père le Fils et le Saint Esprit. C’était le sens enseigné au catéchisme. Mais il était des êtres plus avides de connaissance auxquels on apprenait alors qu’il s’agissait du triangle d’Hiram et de la triade alchimique : sel, soufre et mercure, tandis qu’un directeur de conscience enseignait toute la dimension mystique inséparable de cette « gnose chrétienne ».

Il ne s’agissait donc pas d’un secret mais de servir chacun à l’aune de ses aspirations et de ses capacités.

Après la rupture de la symbiose le triangle s’est, si je puis dire, divisé en deux. Il siège toujours au-dessus de l’autel de l’église mais aussi au-dessus du vénérable de la Loge maçonnique.

L’un ne veut pas entendre ce que dit l’autre.

L’un est dogmatique en disant qu’il ne l’est pas l’autre est anti- dogmatique en ignorant qu’il ne l’est pas.

Tous deux sont prisonniers d’un système dont l’ouverture est devenue impossible par un conditionnement tel que ce qui est accepté un moment est rejette en suivant l’ornière des habitudes qui procurent une béatitude sécurisante. Nous sommes tous paresseux et bornés donc inutiles de mettre les points sur les i.

L’Église refuse la connaissance et donc la gnose chrétienne. L’ésotérisme et surtout la franc-maçonnerie ont quant à eux perdu la connaissance. Dans le cas contraire la FM ne courrait pas après le « Parole perdue » ou les « archana arcanorum » (qui ne sont autre que l’alchimie). Quant aux alchimistes, ils n’auraient pas des prises de bec à propos de la meilleure façon de préparer la pierre philosophale, en plus de se chipoter sur la manière de comprendre et de réaliser une voie, notamment la voie dite « voie sèche ».

Je vous le dis sans ambages, c’est un cirque ou tout le monde est « perdant et perdant » au lieu d’être « gagnant et gagnant ».

Soyons lucide. L’Église et l’ésotérisme sont donc en réalité agnostiques. Les deux ignorent désormais le puissant lien qui les unissaient : la spiritualité transformante source de métamorphoses.

Et là je dis bravo à André Malraux d’avoir compris que le XXIeme siècle serait spirituel ou ne serait pas. Citation déformée pour la réduire à sa plus simple expression. Afin d’éviter l’interprétation du terme spirituel dans le sens matérialiste de souplesse de l’esprit ou de religion, voici l’extrait dans ses termes initiaux :

« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer leurs dieux. »

Nota : In  « L'homme et le fantôme » d’André Malraux, dans L'Express du 21 mai 1955. Elle est rapportée par Christian Laporte in L’autre François Perrin dans son livre, Franc-parler, édition Quorum, 1996, pp. 173 et 190. Perrin cite aussi un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuve, n° 49, mai 1955, p. 15.

Quant à la terrible menace en question elle ne peut que provenir de l’homme lui-même, même s’il est difficilement contestable que la vie et l’intelligence extraterrestre existe.

Nota :Ne nous attendons surtout pas à l’arrivée de petits hommes verts comme bon nombre en semblent convaincus au pied du pic de Bugarach dans les Corbière (Aude). Pendant 10 ans j’ai eu ce vénérable pic sous ma fenêtre, je n’ai jamais fait une rencontre du troisième type ! Il est vrai que certains affirment que je suis un matérialiste notoire… car je refuse d’entrer dans leur délire. Ils ne comprennent pas que je puisse être persuadé, pour de pertinentes raisons, de l’existence des extraterrestres sans les attendre au tournant.

N’oublions pas qu’André Malraux avait des connaissances importantes sur les traditions de l’humanité et qu’il avait énormément lu sans sujets tabous. Il connaissait plusieurs faces de l’ésotérisme oriental et occidental. Dans cette phrase il souligne le fait que notre tâche future sera de réintégrer nos dieux, et non pas nos croyances !

Remarquons d’abord que le terme réintégrer, veut dire que les dieux furent là à un moment donné et que nous les avons évacués. Il nous faut donc réintégrer ce que nous avons désintégré, c’est-à-dire jeté dehors, détruis et pour ce faire aller à rebrousse temps, toujours plus haut dans les sphères de la spiritualité. C’est abstrait, théorique tout ça, mais mieux vaut essayer de comprendre que d’adopter la bigoterie qui ronge et tue tout « bon » croyant !

Et oui croire c’est déjà déchoir mais communier dans un échange muet plein de grandeur, avec un cœur de feu, c’est grandir. La croyance entretenue par les religions, avec souvent un dialogue avec Dieu qui n’est qu’un affligeant monologue, est toujours aveugle quelque part. C’est la gangrène de toutes religions car elle fait se lever des armées de puritains et de terroristes. Tel est l’un des résultats (le moindre) de la rupture de la précieuse symbiose entre religion et ésotérisme.

Ne soyez pas surpris si j'ai particulièrement apprécié le livre plein de verve de Cavanna intitulé "Lettre ouverte aux culs-bénits" dont l'impertinence me réjouit:

"Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toute dans ce qu'ils est convenu d'appeler leur "foi". Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, il ont rencontré Dieu, ils l'on touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça." (page 8. Editions Albin Michel S.A. 1994, Paris.)

Inutile que je vous explique le pourquoi et le comment de la désintégration. Il suffit de regarder autour de vous, même et surtout si vous êtes dans un Temple ou une Église.

Remarquons que, dans la citation de Malraux, dieu est écrit avec une initiale minuscule. De ce fait il ne s’agit pas de réintégrer le Dieu de notre religion.

Alors, qu’est-ce qu’un dieu ?

Malraux s’exprime avec pertinence car, contrairement à la majorité des bons et fidèles chrétiens, il n’avait pas lu la Bible superficiellement, endormi par l’effet soporifique d’une croyance. Il avait pu constater, comme nous allons le faire, que la Bible parle des dieux sans les confondre avec Dieu.

Alors lisez s’il vous plait ce passage éminemment instructif du livre du Psaume LXXXII, 1 :

« Dieu se tient dans l’assemblée du Tout Puissant et au milieu des dieux il rend son arrêt ».

Et ne croyez surtout pas que cette citation soit seule, et pourquoi Malraux ne pouvait l’ignorer. Ainsi peut-on lire au verset 11 du chapitre XV de L’Exode :

« Qui est comme toi parmi les dieux, ô Yahweh ? »

Nota : Yahweh ou Yahvé est le nom de Dieu dans la Bible (ancien testament).

Réintégrer les dieux signifie donc en tenir compte, considérer leur existence et leur rôle dans notre vie de tous les jours. C’est ce que nous a transmis Deny l’Aréopagite dans sa hiérarchie céleste dont nous faisons potentiellement partie.

Il ne s’agit donc pas de redevenir croyant en Dieu avec la foi du charbonnier ou aucune lumière ne brille dans la noirceur.

Nous allons mieux comprendre avec ces versets 34 à 36 du chapitre X de l’évangile de Jean :

« Jésus dit : vous êtes tous des dieux ».

Et oui, réintégrer les dieux selon Malraux, c’est réintégrer les Hommes dans leur divinité initiale. C’est l’unique voie pour s’en tirer, et l’on ne s’en tire pas avec du baratin et cette componction qui caractérise les hommes d’Église dont je ne nie pas la bonne volonté et la bonté.

Oui il y a en notre âme un être divin recroquevillé comme un poussin dans son œuf, à nous de le faire éclore et je le répète : c’est la seule voie ! ! ! ça y est, vous saisissez le sens de l’œuf alchimique ?

À ce niveau point de magie débile et débilitante, point d’initiation orientale ou occidentale. Tout le monde est d’accord… sauf les mornes Églises actuelles et notre ésotérisme plus ou moins folklorique vestige de quelques cris de détresse avant que ne sombre ce magnifique vaisseau de pierre sur lequel s’était incrusté le « lichen » symbiotique des diverses et profondes connaissances spirituelles semé par le Christ. Seule la tradition orale et la vie « légendaire » de certains saints en était encore le véhicule :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait ». (Jean XXI,25)

Et ces saints viennent de nous être confisqué par l’ignorance et le désir matérialiste de crédibilité, réduisant à néant les magnifiques messages des légendes dorées.

Prenons l’exemple de sainte Barbe (dans le calendrier c’est Barbara maintenant pour noyer le poisson avec une habileté démoniaque), dont le culte se répandit à partir du IXe siècle et déchue illégalement du calendrier après plus de 1000 ans de bons et loyaux services, car insuffisamment « enraciné dans le temps ». Non, vous ne lisez pas du Pagnol ! où peut-être lisez-vous du Kafka ? ça dépend de votre tempérament.

Elle aurait vécu au milieu du IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous l’empereur Maximien. Voici son histoire.

Son père, Dioscore, aurait été un riche païen descendant de gouverneurs perses.

Pour la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter La Sainte-Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour.

Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.

Dioscore la décapita, mais fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbe qui lui fut donné.

Avant de commenter cette histoire lourdement chargée de connaissances, remarquez la stupidité du procédé destructif de remplacer dans le calendrier la fête de Barbe par celle de Barbara l’inexistante qui signifie exactement la même chose. Barbe, Barbare et Barbara, c’est du pareil au même ! ! ! C’est quoi ce procédé bidon !

Vous comprenez aisément qu’Héliopolis ou naquit notre héroïne est la ville du soleil et l’alchimie est l’œuvre du soleil et c’est pour cette raison que Fulcanelli dédicace ses ouvrages aux frères d’Héliopolis. Et bien, sainte Barbe est une sœur d’Héliopolis. C’est bien fait pour Fulcanelli qui n’a vu que des frères à Héliopolis. Et la parité il en fait quoi notre Adepte national ? Il enfonce le clou en disant qu’il est FCH ou frère Chevalier d’Héliopolis. Ben oui, mes chères sœurs et Perrenelle en tête avec toutes ces brillantes dames en l’art d’hermès dont la Reine Christine de Suède, vous pédalez dans la choucroute de l’incertitude ! Aussi je dédie cet article aux SFCH, c’est-à-dire aux Sœurs et Frères d’Héliopolis. En plus ça fait patriotique et hors d’atteinte des chasseurs débiles de sectes : Société Française des Chercheurs(e) Homologués.

Encore de nos jours, les zozos disent que tout passe par le zizi !

Je me mélange les pinceaux entre le zozo et le zizi. Sûr, je vois Zorro dans un champ de grosses asperges comme si j’avais reçu un madrier sur l’occiput. Depuis, je zozote.

Bon, ce n’est pas futé tout ça, aussi je redeviens chaste pour continuer à dénuder les intimes secrets de sainte Barbe. Qu’allez vous imaginer espèce de grossier personnage, Barbe n’est pas une femme à poil ! Non, ce n’est pas pour suivre les méandres prévaricateurs de votre pensée libidineuse qu’elle fut intronisée patronne des pompiers ! Je veux dire qu’elle n’a pas de barbichette. Peut-on rêver de la première femme à barbe du martyrologue ? Pourquoi pas, Rabelais ne se serait pas privé de saupoudrer le tout de farces grivoises pour achever par nous faire comprendre qu’il s’agit de la barbe de l’éternel que l’alchimiste Gébert appelle feu de cheveux. Et oui, le seul nom de notre ex-sainte est alchimique à souhait. Vous vous doutez que la suite est la même mayonnaise.


sainte-barbe-poissyStatue de sainte Barbes avec sa tour ou athanor des alchimistes.


Ce feu de cheveux a une structure capillaire d’où son nom. Le syntagme «  barbe de l’Éternel » précise que ces « poils » sont blancs. Il s’agit d’un feu particulier à l’alchimie, feu qui s’envole au vent comme une plume. C’est pourquoi on utilise parfois, lorsqu’on s’en sert, de l’expression « faire voler les aigles ». L’anagramme du mot aigle est liage dans le sens où la matière va se « lier » ou se coaguler et passer de ce fait de solve à coagula blanc.

Mais l’histoire de sainte Barbe, cette patronne des artificiers et de tout manipulateur de la poudre d’escampette est des plus édifiante sur le plan alchimique. Cette malheureuse jeune fille innocente est mise au piquet, non pas dans un coin comme je le fus à l’école primaire mais dans une tour, un piquet de luxe en quelque sortes. Elle est donc enfermée, par son féroce papas coléreux dans une tour percée par deux fenêtres. Vous avez compris le message ? Sans aller chercher la tour de l’échiquier arrêtons-nous au fou, celui du tarot évidemment, celui qui s’appelle aussi l’alchimiste. Vous pigez l’acrobatie sémantique de cette langue des oiseaux ? Et oui notre bâtisseur d’hagiographie alchimique a fait du bon bouleau avec ces deux fenêtres qui désignent le corps double de la matière première.

Et voilà que notre sainte se découvre de sérieux dons de bricoleuse puisqu’elle est capable, s’il vous plait, de percer une fenêtre dans la maçonnerie. Tiens, la maçonnerie, ça me dit quelques choses et les trois fenêtres arrivent à point.

Vous devez comprendre qu’il s’agit autant des trois personnes de la Sainte-trinité que du triangle de feu que des trois points maçonniques et alchimiques. Et n’allez pas me raconter que sainte Barbe était franc maçonne ! Avant le IXe siècle, ça fait un peu tôt !

Le message ici s’adresse aux connaissances des Maçons bâtisseurs de cathédrales. Et ces maçons étaient des fidèles de l’Église même si dans leurs baraques de chantier il avaient élaborés des rituels destinés à ceux qui voulaient avancer et se réaliser au sein de l’Église grâce à des connaissances orales transmises depuis les apôtres. On ne pouvait pas communiquer de pareilles connaissances dans un confessionnal. Ce fut la même chose pour les confréries de pénitents que l’église a interdit dans le cadre de cette séparation de sa symbiose avec l’ésotérisme chrétien.

Le méchant papa de Barbe mit donc le feu à la tour, ce qui, en fait un parfait athanor ou fourneau des alchimistes contenant la matière trine en train de cuire.


SteBbarbe

Deux statues de sainte Barbe patronne des mineurs, d’où la lampe de mineur posée à coté. La tour avec les trois ouvertures ou les trois personnes de la Trinité céleste se superposent aux trois corps alchimiques et aux trois points maçonniques. Le tout correspondant au triangle de feu, ce qui en fait la patronne des alchimistes, des pompier, des artificier et aussi des forgerons. D’après Wikipédia.


Mais ce n’est pas fini ! Le gentil papa ne trouva rien de mieux, pour manifester son immense tendresse paternelle de la faire condamner à mort. Ben oui, finalement l’amour et la mort, c’est pas si éloigné disent les poètes quant il sont un tantinet dépressifs.     Et puis comme nous devons tous mourir, autant le faire tout de suite !

Il était pragmatique le papa qui voulu manifester la profondeur de son amour en quémandant le privilège de raccourcir de sa tête sa fifille bien aimée. Ce fut fait d’un coup de maître car il avait l’habitude de trancher dans le vif le bougre.

Il avait le cœur en paix d’avoir fait retourner d’où elle venait cette ingrate tétue. Mais seulement voilà, d’où elle venait il n’en savait rien, et ce fut là son erreur fatale de croire que l’on peu bouffer un agneau sans recevoir le ciel sur la tête. Et badaboum, boum et reboum, un éclair lui chatouille les omoplates et durechef il rend son âme au diable, mais avant d’y aller il a dû se faire tirer les oreilles par son amour de petite fille.

Et là nos alchimistes comprendront que parfois l’alchimie nécessite une énergie qui repose dans l’atmosphère nuageuse et qu’il est bon de réaliser certaines opérations quand un orage éclate (pas avant) afin d’œuvrer dans une atmosphère chargée d’un dynamisme particulier. De là est venue la croyance que certains alchimistes œuvraient avec la foudre, ce qui n’est pas faux sans être vrai.

J’espère chères lectrices et cher lecteurs que je ne vous ai pas trop barbé avec cette histoire.

En tout cas je vous remercie d’avoir pris la peine de me lire malgré mes loufoqueries et mes graves fautes rédactionnelle.

Avec toute mon amitié.


P.S

Ce blog figure en 1960ème position jusqu'au prochain classement, dans 15 jours.

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commentaires

Valérie de la Vieille Ferté 19/03/2011 17:35


Oh vous n'êtes pas barbant le moins du monde, et j'ai personnellement grand plaisir à lire vos toniques articles.

Les lettres de l'aigle ont hier voleté à mon réveil (j'avais un jour entendu que Charlemagne en faisaient infusé entre les draps de son lit lorsqu'il apprenait à écrire), pour me dire que voyons,
c'est un double anagramme.

A I G L E
L I A G E
A G I L E

Bien à vous,


Hermophyle 19/03/2011 18:07



Bonsoir,


Merci pour votre intérêt et surtout de me confirmer que mes articles ne sont pas soporifiques.


Avec les anagrammes vous ne vous trompez pas.


Cependant je n’ai pas signalé le double anagramme car AGILE est hors contexte !


Cette remarque permet de saisir qu’à travers les jeux de mots il y a un chemin.


En d’autres termes celui qui écrit et celui qui interprète doivent connaître les phases du Grand  Œuvre. Ceci étant dit en toute amitié et sans vouloir vous heurter d’une
manière ou d’une autre.


En toute amitié.



hermophobe 16/03/2011 21:35


Aprés nous avoir bassinné,c'est vrai que c'est barbare en plus d'etre barbant mais sans faute de goût pour moi. Je reste surpris quand meme que tous ses maçons n'ont pas réussi a ouvrir une fenetre
avec l'aide de Barbara.... C'est bien lors d'une nuit prés d'un lac ou elle s'était endormie que l'aigle noir apparu courronné d'un diamant bleu, et ils ont rien vu par la fenetre , il faut croire
que non.........
J'ai peut etre l'esprit trop biscornu, c'est peut etre de rester des jours entier avec des chêvres en pleine nature. je voullais m'acheter un chapeau un tricorne c'était une bonne idée pour garder
le troupeau, avec quelques plumes de pie et de geai, je serais paré...... Mais je préfére mon passe montagne, version kagoule. Je perds la tête excusé moi Hermophyle.
Au plaisir de vous relire et de se revoir............


Hermophyle 17/03/2011 08:05



C'est mauvais ça de mettre un bicorne avec les cornues, ça fait distiller du gros rouge. Boire seul c'est triste, ça fait perdre la tête. Si on la passe par la fenètre elle risque de tomber,
allons allons reprenez vous ! Pas question de perdre la tête, vous auriez l'air de quoi ?


Avec une cagoule ça tomberais flasque au bord du lac et l'aigle noir n'y verrai que du feu.


On en revient toujours aux pompiers, pauvre Barbara !



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