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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:58

benitier 01

 

L’Eglise de nos pères, du premier millénaire, celle qui mérite le nom d’Eglise Universelle car indivise (à ne pas confondre avec son homonyme l’Eglise Catholique qui se dit universelle du seul fait qu’elle est  présente partout !), cette Eglise primitive n’avais pas subit les ravages égocentriques de l’intellectualisme et était encore imprégnée de l’enseignement du Christ. Elle pratiquait énormément le symbolisme dans la liturgie et ses relations avec le suprasensible. L’on comprend fort bien que les milieux de l’ésotérisme, notamment la Franc Maçonnerie, aient cherché à perpétuer cette dimension avec plus ou moins de bonheur.

Cependant les prêtres cultivés du XIXème siècle, siècle d’or de l’occultisme, pouvaient approfondir le sens spirituel des symboles d’une manière beaucoup plus pertinente que les laïcs car ils avaient à leur disposition des histoires « confidentielles » de l’Eglise conservés dans leurs bibliothèques presbytérales comme à Alet-les-Bains (ancien évêché ou régnait Nicolas Pavillon ami de l’alchimiste saint Vincent Depaul) administrée (au XIXeme siècle) par le curé érudit J.-Th. Lasserre accompagné de son  jeune vicaire l’abbé Béranger Saunière.

Actuellement le rejet, ou la séparation du symbolisme avec sa dimension mystique chrétienne fait passer à côté de bien des trésors et de bien des compréhensions comme cette irritante énigme du nombre 17, omniprésent à Rennes le Château, dont j’ai donné par ailleurs une interprétation (Rennes le Château la carte des trésors) mais dont l’origine liturgique fut quelque peu négligée alors que son importance, en fonction des protagoniste de cette histoire, est pourtant des plus évidente.

Evidemment nous ne pouvons que rester dans le symbolisme de la messe tridentine que célébrait l’abbé Saunière et ses successeurs jusqu’en 1968, année ou les réformes du concile Vatican II furent appliquées dans le désarroi que l’on connait au point de profondément perturber saint Padre Pio qui en perdit, non sans pertinentes raisons, son sourire…

La liturgie antique recèle des trésors insoupçonné car étroitement liée à l’esprit des premiers chrétiens dont la préoccupation essentielle était de tout sacraliser, y compris les lois de la nature, et surtout de se diviniser, ce qui permit une effervescence alchimique dans les officines des monastères. De ce genre de recherches spagiriquo-alchimique nous sont resté des vins ou liqueurs à fin thérapeutiques comme la bénédictine et la chartreuse ou encore la fameuse blanquette de Limoux (qui était élaborée selon la méthode non champenoise. Actuellement les producteurs nous abreuvent faussement de « blanquette champenoise » en cherchant à surfer sur la notoriété du champagne). La blanquette d’origine est un vin doux fruité naturel et pétillant. Il n’existait pas de blanquette brute ou demie brute. C’était donc un vin effervescent de dessert à consommer avant les sucreries, peu alcoolisé mais fruité sans adjonction de sucre. Son action était donc essentiellement énergétique et thérapeutique sans négliger pour cela le plaisir de la table.

Actuellement on abreuve les touristes d’un « vin » pétillant sec ou artificiellement sucré sous le nom de blanquette traditionnelle. Ceci étant dit pour prévenir celles et ceux qui veulent profiter pleinement de la quintessence du terroir de l’ancien comté de Razès. Ne vous fiez pas aux gros revendeurs mais aux tout petits producteurs… si vous en trouvez !

Il est vrai que je ne suis pas hors sujet puisque je vais parler de la messe (que les bouffeurs de curé me pardonnent mon outrecuidance !) durant laquelle le prêtre dégustait un vin doux qui n’était autre que du muscat comme dans les Pyrénées Orientale… Muscat dont on vient d’inventer la version sèche (comme il se doit !) à faire frémir d’indignation les dieux ! Je dis cela car notre monde a besoin de douceur au lieu de s’éclater le palais avec des produits décapants, pour les chiottes, sortis de l’imagination de  Belzébuth le dieu des mouches « à miel », bras droit de Mammon le saint patron du fric.

Durant cette messe, que pratiquent toujours les   Traditionnalistes, le prêtre encensait, dans la partie de l’office appelée « offertoire », les offrandes (hostie et calice). Avec l’encensoir il traçait, au dessus du pain et du vin eucharistique, trois croix qu’il entourait de trois cercles. Cette manière de procéder est très ancienne et remonte à la primitive Eglise des Gaules, à l’époque ou fleurissaient les voutes romanes du premier millénaire. La croix inscrite dans le cercle était un symbole fondamental de l’Eglise Gallicane ancienne ou Eglise primitive universelle. Donc ne croyons pas à sa simple adoption par l’Eglise Celtique, mais à son universalité. En effet, à l’occasion de l’ordination d’un clerc, moment ou on imposait la tonsure, l’évêque coupait – en signe d’adoption par l’Eglise – cinq mèches de cheveux à l’ordinant prélevées sur le front, la nuque, puis les tempes gauche et droite. On voit là que le cercle est symbolisé par la tête et la croix par les cinq coupes de cheveux.

Ce symbole était analogue au cercle du soleil se levant sur la croix de l’autel orienté à l’Est dans toutes les églises.

La tête de l’ordinant, ou l’ordinant lui-même dois se confondre avec le Christ solaire, en en mot entreprendre la démarche, vers la lumière, de sa divinisation dont les étapes successives seront les sept ordinations menant à l’épiscopat. Ces niveaux de croissance nécessaires furent malencontreusement supprimés par le concile Vatican II. De ce fait les prêtres et les évêques perdent la validité de leur ordination car non étayée et non murie par la réception de sacramentaux particuliers et le franchissement de paliers successifs nécessaires à la « maturation ». Ainsi, selon l’Eglise traditionnaliste, le pape Benoîts XVI n’est pas évêque (donc n’est pas pape légitime) car il fut invalidement consacré épiscope selon le cérémonial (Pontifical et cérémoniaire des évêques — invalide, je le répète —de Paul VI) issu des décisions imprudemment concoctées par les cardinaux du concile Vatican II. Je me suis permis cet aparté quelque peu iconoclaste et hérétique, pour les bons Catho et papistes inconditionnels, car il me fallait donner du bon grain à moudre à ceux qui s’intéressent à la prophétie des 111 papes attribuée à saint Malachie d’Armagh (1094-1148)…

Le cercle associé à la croix était un symbole fondamental, autant était-il celui de l’illumination intellectuelle que de l’illumination mystique. C’est pourquoi dans la cire du cierge pascal, (la flamme est assimilée à la lumière du Christ) de coupe circulaire étaient planté en forme de croix cinq clous symbole de la passion, et cela même si en réalité il n’y en eu que quatre ou peut-être même trois seulement.

Ces cinq clous étaient disposés d’une manière identique aux cinq coupes de cheveux lors de l’ordination à la cléricature ou premier ordre mineur (il y avait cinq ordinations mineures) symbole d’adoption provenant d’une pratique usité chez les romains qui s’officialisait, dans l’empire, par une cérémonie durant laquelle l’adoptant coupait une mèche de cheveux à l’adopté.

Actuellement l’officiant dispose d’une hostie monumentale dont la grandeur se rapproche tellement d’un ustensile de spectacle que j’en reste stupéfait avec une envie irrépressible de rigoler. Je dois me faire violence pour rester conciliant, en ce théâtre, car on ne saurait exiger des peoples de cultiver la discrétion !

Depuis fort longtemps il existe des hosties de huit à dix centimètres de diamètre à l’usage du prêtre, et cela depuis les temps immémoriaux ou la table de communion en sigma reproduisait le croissant lunaire… mais là n’est pas mon propos, même si l’analogie alchimique est fascinante… faut-il en être surpris ?

Durant l’office la grande hostie du célébrant était posée au centre d’un linge blanc ou  corporal (support de corps du Christ, d’où le nom de ce linge sacré). Mais le remarquable ouvrage La Messe, études archéologiques sur ses monuments (1883) de Charles Rohault de Fleury qui fut édité par A. Morel et Cie, libraires-Editeurs, nous livre bien des particularités en usage dans la liturgie des premiers siècles que l’on a pu relever dans les bas-reliefs des sarcophages, dans les miniatures du manuscrit de Cambridge ou dans l’ivoire du Dôme de Milan. Ainsi la page 32 du premier volume nous apprend que pour la Noël, à l’occasion de la Transfiguration (fêtée le 6 août) et à l’Ascension, la grande hostie était accompagnée de plusieurs petites, dont 4 formaient une croix avec la grande au centre, puis 12 autres étaient disposés en cercle autour de la croix, formant ainsi une croix celtique avec 17 hosties.

Nous retrouvons cette croix « celtique » autant au sommet de l’obélisque érigée sur la pierre tombale du vicomte de Chefdebien (sur l’ancienne route nationale de Narbonne à Couiza) que dans l’église de Rennes le Château agencée par l’abbé Béranger Saunière.

Au-dessus du bénitier, derrière les quatre anges qui forment le signe de la croix, on peut voir une belle croix celtique dont le cercle est agrémenté de 16 billes (4 fois 4) dont la 17ème est au centre de la croix.

Soulignons au passage que le grand œuvre alchimique (voie du cinabre) repose sur le facteur 4 à l’instar de bien des passages de la Genèse. Ainsi 40 est la clé alchimique du récit de Moïse.

Dans le Grand Œuvre, la phase dite Solve (la matière est soit en solution soit à l’état liquide comme l’eau du bénitier) se déroule en 8 mois philosophiques (ne correspondant pas à des mois de notre calendrier tout en lui étant proportionnel). Ce chiffre 8 est, comme l’on sait, un multiple de 4 (4X2). Solve caractérise donc « l’ouverture » de la matière première, son changement d’état, ici de l’état solide à l’état liquide, afin de pouvoir devenir apte à capter l’énergie nécessaire à sa mutation, laquelle poussée à l’extrême est une véritable métamorphose.

J’ouvre une parenthèse pour dire à ceux qui bidouillent dans un labo, pour trouver la pierre qui transmute en or, qu’ils peuvent s’atteler s’ils n’ont pas trouvé l’esprit. Je parles là à plus de 80% des « alchimistes ».

Il faut dire que la partie méridionale de notre pays est favorisée comme le souligne l’alchimiste Cambriel (qui fut, oh ! surprise, fabricant de draps à Limoux) d’autant plus favorisée qu’elle se trouve en hauteur comme le village de Rennes le Château.

Telle est, avec ce chiffre 8, l’une des raisons ésotérique de la forme octogonale des anciens baptistères dont l’eau baptismale correspond à la matière liquide (solve) chargée d’esprit lequel va se communiquer au baptisé lorsque le prêtre lui dira : « ephata (ouvre-toi) ».

Solve est une phase nécessaire et donc universelle qui caractérise toutes les « voies » alchimiques issues de la Genèse de Moïse, que ce soit celle du cinabre, du régule étoilé ou du verre avec la « rosée » dite aussi voie humide. C’est la raison pour laquelle les auteurs parlent tantôt de l’un, tantôt de l’autre, de ces procédés en se gardant bien de spécifier qu’ils mélangent tout. Evidemment cela ne fait pas la joie des chercheur (sauf de ceux qui ont lu et relu pour la énième fois), mais, comme disait l’ancien humoriste Fernand Reynaud : « C’est étudié pour »…

Il est en effet une maladie mortelle très répandue qui consiste à lire, pour s’informer et à oublier en se gardant de relire et relire, action qui caractérise uniquement les gens motivés. Sans lire, relire et relire autant faire pipi dans un violon… et après ça on veut connaître la musique ? L’attitude ne saurait être différente en ce qui concerne le décryptage de toute énigme y compris celle de Rennes le Château.

La croix celtique de notre bénitier est très particulière, puisque le cercle qui entoure le centre de la croix comporte 16 billes, plus exactement 4x4 ce qui est, dans la voie du cinabre, le nombre de mois philosophiques nécessaires pour fixer (solidifier) la pierre ou coagula. Mais ce n’est pas tout, une 17ème bille est placée au centre de la croix répondant au 17 constitué par les deux lettres surnuméraires du « LE » incongru de l’inscription : PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS qui aurait due s’écrire PAR CE SIGNE TU VAINCRAS. La lettre L est la 12 ème de l’alphabet et le E la 5ème. La somme donne un 17 très particulier puisqu’il correspond à la croix constituée avec 5 hostie dans un cercle de 12 Il y a donc un désir de désigner la croix celtique de l’aube de l’Eglise. Nous avons aussi une désignation de l’est avec insistance pour désigner un lieu sacré inviolable dans un carré bien défini.

A la lumière de ce que je viens de vous raconter il semble que le livre intitulé La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-Bains écrit par l’abbé Boudet ait une raison d’être des plus essentielles car le cercle d’hosties se superpose aisément au cercle du cromlech. Au chercheur de trouver la croix !

Aurais-je tord de croire que notre curé avait des accointances avec l’Eglise primitive ? Il est aisé de comprendre que face à une Eglise ayant perdu l’Esprit (et cela dès le XVIIème siècle), certains êtres profondément motivés aient éprouvé le besoin d’approcher davantage « le flambeau » de la vérité qui jaillit au centre de la croix (logique cruciforme). Trop souvent l’on ne prend pas conscience qu’une recherche de la rectitude, dans une profonde spiritualité active engendre, sans l’intermédiaire du livre ou de la logique rationnelle, la Connaissance.

Et cette connaissance conduit à bien des trésors, trésors des  plus concrets que l’intelligence la plus vive n’aurait jamais permis de découvrir.

Avec toute mon amitié.

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commentaires

Safari 30/10/2015 20:10

Bel article me suis régalée .
Merci Hermophyle.
✠ Safari✠

Domica 26/08/2012 21:17

Bonsoir Hermophyle !
Beaucoup de piment dans cet article très intéressant. Ravie de vous lire encore et longtemps ;
Merci & Belle Soirée à vous !
*DoMica*

Hermophyle 27/08/2012 00:48



Bonsoir DoMica !


Merci pour votre intérêt. Très heureux que vous ayez apprécié.


N'hésitez pas à me donner vos opinions car il m'est difficile


de savoir si les choses plaisent ou non.


Merci encore et bonne journée.


Hermophyle.



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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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