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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 16:55

 

Dans mon livre Renne le Château la carte des trésors, j’aborde le problème de décryptage de la dalle mortuaire de la baronne d’Hautpoul de Blanchefort que le curé Béranger Saunière effaça, mais dont on retrouva l’inscription, fort heureusement, dans le bulletin scientifique de l’Aude. Les lettres de cette l’épitaphe présentent des anomalies que l’on remarque aisément sous la forme de lettre décalées, anormalement petites ou en minuscule alors que s’imposait la majuscule.

 

PIERRE TOMBALE 2

 

Dans mon ouvrage précité j’ai remarqué le dessin de l’épée brisée en joignant les lettres formant les mots : MORTE EPE : M décalé à droite, O dans le nombre romain MDCOLXXXI, le R d’ARLES au lieu d’ABLES, le T absent d’HAUTPOUL, le e minuscule de NOBLe, le E petit de NEGRE , le P petit et décalé de SEPT, le E petit de DE . C’est, évidemment une expression cabalistique qui intègre une certaine approximation. L’épée brisée se dessine sur la dalle en joignant le M décalé à droite à la lettre O de MDCOLXXXI. Sur son chemin cette ligne rencontre le E de DE et le P de SEPT , soit 4 lettres des 8 des mots MORTE EPE. A partir du O lieu de la brisure, d’autres lettres dont mises en évidence en montant vers le R d’ARLES, et le I absent de CT.

La garde de l’épée est formée par la lettre minuscule e de Le, le E de NEGRE et le E de DE.

J’ai établi le lien avec l’alchimie grâce à la tombe d’un chevalier alchimiste dite « tombe du croisé » qui, à la place d’une inscription mortuaire, comporte un tube de pierre contenant son épée morte ou brisée selon la disposition schématique ci-dessous.

 

11 DEUX PIERRES TOMBALES

 

 

J’ai montré aussi que cette interprétation ne nuisait nullement à la théorie de Jean-Pierre Monteil sur le déplacement du trésor. (Les dossiers secrets de Rennes le Château, page 50 et suivantes éditions Belfond 1981)


La polysémie est monnaie courante dans une histoire de cette envergure, cela évidemment en rapport étroit avec le moyen d’expression cher aux alchimistes.

Donc un autre sens s’attache à cette épée en étroit rapport avec la fin de la dynastie mérovingienne dont on entent souvent parler dans cette histoire de trésor. Je ne suis pas un fan de cette histoire et pourtant…


Dans les territoires gouvernés par les mérovingiens nous découvrons que l’Oie est devenue un instructeur de ce peuple en lui révélant à l’âge du fer des secrets analogues à ceux qu’enseignèrent les anges déchus aux hommes de l’âge du bronze. De la est née la légende de la reine Pédoque (reine à pieds d’oie) du languedoc.

Le pied d’oie signifie que c’est sur l’oie que tout repose. En effet, la dynastie mérovingienne reposait, à certains égards, et non dés moindres, à cette période de l’histoire, sur l’Oie !


Depuis longtemps, des races armées de fer ont expulsé même de Grèce les premier habitants aux armes et aux cuirasses de bronze. Le progrès chez les mérovingiens va être l’invention de l’acier. Il s’agira, bien entendu, d’un secret qui assurera pendant quelques siècles aux artisans mérovingiens une réputation exceptionnelle pour la qualité merveilleuse des lames d’épée qu’ils fabriquaient. Or, le dépositaire du grand secret, le laboratoire mystérieux d’où provenait ce métal qui battit les Arabes à Poitiers, métal qui rendait invincible et d’où dérive probablement le légende de l’épée Escalibur du roi Arthur, était symbolisé par l’oie.


Les procédés les plus modernes de recherche chimique ou spectrométriques ont mis en évidence la réalité de ces affirmations légendaires. Les recherches ont démontré que ces artisants utilisaient des lingots de fer puddlés en forme de fuseau dont une extrémité était étirée pour former une petite barre de fer pur. Ces éléments devaient ensuite être carburés pour former de l’acier, bien des siècles avant l’invention de nos procédés modernes. Les artisans devaient donc provoquer la cémentation au moyen d’une matière organique riche en carbone.


De vieilles légendes germaniques, recoupées par les chroniques d’historiens arabes de IXe siècle, racontaient que les mérovingiens réduisaient le fer pur en fins morceaux, les mélangeaient avec de la farine et donnaient le tout en pâture à des troupeaux d’oie soigneusement gardées, dont les excréments étaient utilisés pour forger les célèbres lames. La cémentation se faisait en vase clos à température relativement basse.


L’examen des épées ainsi forgées a confirmé les affirmations des Arabes. Une série de dosages du carbone et de l’azote dans ces lames fait toujours se dégager des teneurs en azote qui varient du simple au double entre les parties carburées ou non. Les experts actuels sont donc d’accord pour convenir que les excréments d’oies, en raison de leur richesse en carbone et en azote, ont certainement pu remplir le rôle d’agent de cémentation que lui attribuaient les légendes.


Ceci étant dit je voulais dire à propos des épées mérovingiennes qu’une épée brisée peut fort bien représenter la mort de la dynastie… ce qui ne saurait laisser insensibles les investigateurs des mystères du Razès à l’affût d’une nouvelle interprétation de la pierre tombale de la marquise de Blanchefort.

 

Voilà c’était un petit aperçu sur un sujet qui pourrait intéresser les chercheurs de rennes le château, les amis des Mérovingiens et ceux de la reine Pédoque.

 

Sur ces bons mots, je mets ma belle cravate caca d’oie pour aller rendre visite à des voisins dont l’amitié est solide comme… devinez !

 

Avec toute mon amitié.

 

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