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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:19

Finis Gloriae Mundi

Attention, chère lectrice et chers lecteurs, l’article suivant est un article de fond, long et pénible à lire pour ceux qui sont en vacance. Alors, courage, avec une tasse de café ça pourra passer ! Je sais que les chercheurs de trésor n’aime pas ma littérature car je tourne autour du pot alors qu’ils sont fidèle à l’immortelle devise de l’O.M. : « Droit au but » Heureusement qu’ils le manque tout le temps le but… ça leur laisse un peu de temps pour venir bailler sur mes articles. Bonne lecture mes chères  amies et chers amis …

 

L’histoire aussi étrange que fabuleuse de l’antique comté du Razès (Aude), avec essentiellement les chroniques de son trésor et le comportement de ses curés, — aussi étranges que turbulents — demande, pour saisir l’essence d’une pareille attitude, d’être analysée d’une manière globalisante, holistique, dirons les doctes.

 

Cette façon de voir permet de réunir, plusieurs phénomènes sous un dénominateur commun, que ce soit certaines légendes de la Haute vallée de l’Aude, où encore ce livre aussi déroutant que  mystérieux, comme le fut l’histoire de son auteur l’abbé Montfaucon de Villard, qui aurait finit sa vie d’abbé poudré « assassiné » sur la route de Lyon après avoir divulgué les secrets des Rose-Croix dans son best-seller sulfureux : « Le comte de Gabalis ou Entretien sur les sciences secrètes » qu’il faut lire « Les contes cabalistiques sur les sciences tercées ».

De même peut-on intégrer sous ce dénominateur commun l’attitude réactionnaire, vis-à-vis de l’Eglise, de Mgr Nicolas Pavillons  cet évêque gallican d’Alet, dont la dimension vertueuse et sociale était égale à celle de son ami le futur St Vincent Depaul.

N’est nullement liée aux caprices du hasard la présence en ce lieu isolé de Déoda Rocher, l’un des maitres du Catharisme.

Enfin pour clore cet ensemble, aux apparences hétéroclites mais non dépourvue de liens, n’oublions pas les tribus apocalyptiques du village de Bugarach.

Evidemment j’inclus en premier chef l’étrange histoire des prêtres  Béranger Saunière et de son ami Henri Boudet, pour ne parler que d’eux !

 

Cette unité, entre tout ce qui précède, deviendra de plus en plus évidente au fur et à mesure que nous prendrons de la hauteur sur le plan historique et sociétal. Je puis dire dès maintenant que cette histoire est loin d’être une simple histoire de trésor contenant des espèces sonnantes et trébuchantes car elle s’ouvre sur l’envers du décor de notre civilisation décadente. Et c’est pour contrer cette déchéance que touts ces faits précédents interfèrent pour livrer un unique et fondamental message aux être désireux de vivre réellement au-delà de tout conditionnements, tout en ouvrant une autre perspective à notre humanité afin que perdure notre civilisation refondée sur un nouveaux substrat aux angles moins matérialiste.

 

Le comportement du richissime abbé Saunière curé de Rennes le Château tout comme celui de son voisin et ami l’abbé Boudet curé de Rennes-les-Bains est la résultante, que nous le voulions ou non, d’une attitude de l’Eglise depuis les premiers instants de la Renaissance. C’est cette position ecclésiale qui a favorisé, et favorise encore, et de nos jours à son corps défendant, la société matérialiste et dé-spiritualisée dans laquelle nous nous débattons actuellement.

Ce ne sont pas des ouvrages tels « Les confins de la science et de la foi » du bon et savant abbé Th. Moreux qui vont résoudre le problème. Il s’agit là, avec tous les livres de la même eau, de tentatives désespérées assimilables à tir d’arrière-garde. D’une manière quelque peu béotienne (j’aurais du employer ce mot bien, bien avant !) je dirais que nous sommes dans un sacré pétrin, et que ce n’est pas le moment de ne nous mettre la main devant les yeux !

 

Face à notre société, une interrogation surgit : Par quel modèle d’éthique faudrait-il remplacer celle  du profit et plus globalement celle du  matérialisme qui s’avèrent inaptes, reconnaissons le, à permettre un développement harmonieux de l’humanité ? Nos deux curés audois on tenté de répondre à leur manière, dès le XIXème siècle finissant, en attirant l’attention du monde entier, ce qui n’est pas une mince prouesse, même si l’aura du lieu s’y prête puissamment. 

Essayons de voir un peu plus clair dans les raisons de ces signaux d’urgence allumés par Saunière et Boudet. Pour y parvenir il me semble essentiel de s’émanciper un peu des mystères de ces deux villages du Razès. A la suite de cette excursion, extra muro, pourrait-on dire, peut être y verrons-nous plus clair pour localiser ce trésor qui fait couler tant d’encre trop souvent noire.

 

Les lois écrites dans l’herbe.

 

Commençons par le commencement et donc par les faits fondamentaux… spécifions d’abord que les lois qui gouvernent l’évolution des sociétés humaines sont tout aussi universelles que celles qui gouvernent la physique, la chimie ou la biologie.

C’est un fait qui est généralement considéré par nos contemporains comme abstrait et finalement dépourvu d’intérêt. Pourtant, dans un entrelacs extrêmement serré ces principes fondamentaux interfèrent avec ceux de la société humaine. Tous ensemble ces liens   vitaux maintiennent les équilibres naturels sans lequel l’humanité ne saurait vivre tant sur le plan physique que psychologique et spirituel… Non ! Je ne fais pas la pub pour les écolos !

 

Il émerge de cela un fait essentiel qui est au cœur du problème. Il se résume en peu de choses mais très lourdes de conséquences.  Le voici dans sa plus grande sobriété : les lois naturelles qui régissent l’évolution des sociétés humaines et animales ont pour fonction d’éliminer systématiquement, à plus où moins brève échéance, tout les êtres vivants qui s’opposent à ce délicat équilibre naturel, par lequel la nature maintient l’harmonie en son sein.

Voici, pour éclairer la question ce que déclare le Dr Yve Porc’Her (Cahiers de l’institut de la vie, N° V) :

 

« Les civilisations naissent, grandissent, déclinent et meurent, en donnant parfois des rejetons qui, à leur tour, se développent dans une expansion nouvelle, avec une  physiologie fort différente.

A la période de croissance des civilisations, on voit prendre corps un certain nombre de croyances qui, peu-à-peu se structurent, se cristallisent en un ensemble systématique.

Cette croyance est acceptée par tous sans discussion, comme allant de soi, elle est révérée par tous comme quelque chose de sacré. Cette croyance est en quelque sorte le ciment de l’édifice social. Ainsi, cette croyance, dont les racines plongent dans le mysticisme et les concepts religieux, a des implications politiques. Son apogée coïncide avec l’apogée des civilisations et quand cette foi est mise en question et se dégrade, alors la civilisation dont elle était le ciment décline et meurt.

De même la croissance et l’apogée de la chrétienté Occidentale sous l’égide des papes, du Vème au XIIème siècle — témoin de la floraison des cathédrales et d’abbatiales imposantes, véritable acte de foi de pierre —  coïncide avec la propagation et l’acceptation des dogmes catholiques, et la préoccupation générale du salut. »

 

Toutes les religions enseignent que le noyau de l’être humain est esprit (ou âme) et que cet esprit survit après la mort du corps dans lequel il est incarné.

Toutes les spiritualités enseignent que l’esprit, qui est de nature immatérielle, n’a rien à voir avec les facultés intellectuelles avec lesquelles on les confond aujourd’hui.

L’ethnologue et sociologue Jean Servier (professeur à l’Université Paul Valéry de Montpellier) l’exprime en ces termes dans son ouvrage L’homme et l’invisible :

 

« Il a fallu de longues années de recherches patientes pour pouvoir affirmer Qu’il ne se trouve nulle part de civilisation sans métaphysique, c'est-à-dire sans opinion sur l’existence d’un monde invisible plus réel que ses mains de chasseur, plus présent que ses  vêtements de peau ou son épieux de bois : un hôte invisible dont il s’est préoccupé au point d’ignorer ce qui fait la fierté de l’Occident, le téléphone, l’électricité et le compte en banque. » (p. 63)

 

Le grand œuvre des requins

 

Des morales du rendement utilitaires, comme la morale du profit, qui caractérise l’Occident, ne possèdent pas de source spirituelle, puisque ces morales sont matérialistes et que, pour elles, l’esprit et l’intellect sont une seule et même chose, émanée du cerveau. La transcendance n’existe pas, et ne saurait exister, dans les systèmes matérialistes.

 

C’est pourquoi la morale du profit ne se maintient, dans le système capitaliste, que parce que les possédants (qui sont aussi les puissants) y trouvent leur intérêt.

L’artificiel de notre société est donc issu et entretenu par une contrainte permanente (pouvoir de coercition) des puissances financières essentiellement par le biais d’un marketing agressif s’exerçant aux limbes du viol des consciences.

 

Un « catoch» bidon

 

Les morales utilitaires — c’est-à-dire ces règles morales qui ont été conçues par des politiques et juristes  en vu de règlementer la vie sociale — sont donc imposées aux citoyens  de l’extérieur par les institutions qu’ils se sont donné. Admirons en passant le chef d’œuvre de surréalisme intolérant dont  l’absurdité despotique brille en la fameuse assertion : « nul n’est sensé ignorer la loi ! ». Pourquoi ne pas dire aussi que « nul n’est sensé ignorer les fluctuations boursières » ? Bon j’ai du pain sur la planche, je dois apprendre toute les lois de tous les codes. Quand j’aurais fini je serais dingue ou un juriste génial...  Vous aussi vous devez vous y mettre !

 

La conscience morale, quant à elle, ne s’apprend pas comme un savoir  quelconque. C’est pourquoi le catéchisme des Eglises s’avère être la première erreur fondamentale à l’instar des cours de morale professés à l’école publique et laïque. Tout ça fait frissonner  seulement les neurones sans plus ! Non ! Ce n’est pas de cette manière que l’on s’évade du système carcéral généré par l’omniprésente pensée matérialiste.

 

En bref, la morale ne s’apprend par elle est une émergence naturelle qui provient du fond de l’être, elle n’a donc pas besoin d’être apprise dans le sens ou nous l’entendons et encore moins d’être fliquée.

 

Un enseignement à la sauce de Saunière.

 

La véritable morale est opposée à celle imposée.Elle est éveillée par une métanoïa, c’est-à-dire un changement de la manière de penser (comme le dit l’étymologie : méta comme dans métamorphose et noïa = pensée) et ça ce n’est pas demain la veille qu’une bigote qui fait le catéchisme va l’apprendre à sa turbulente assemblée de moutards énervés qui feraient mieux d’aller s’amuser comme ce fut mon cas et je ne m’en porte pas plus mal ! Je rougis un peu parce que je dois vous avouer que je faisait aussi l’école buissonnière… pour ça non plus je ne m’en porte pas plus mal sauf que je fais des fautes d’orthographes qui dévalorisent mon pédigrée.

 

La conscience morale est une manifestation de l’esprit vivant qui habite chaque femme et chaque homme. Et cette conscience s’impose naturellement de l’intérieur. Elle ne s’enseigne donc pas par un discours mais par des exercices particuliers de maitrise de la pensée. Apprendre à « jouer » avec, apprendre à l’observer. Apprendre à la rendre moins dominatrice… c’est cela la métanoïa. Evidemment, qui change la pensée change l’être. Et dans le cadre de cet enseignement rien n’a été fait si ce n’est en Orient ou dans les véritables sociétés initiatiques occidentales (elles se comptent sur les doigts d’une seule main !).

 

Saisissez-vous un peu le message de Saunière qui se moquait ouvertement de son évêque (son courrier est éloquent à ce propos) et plaçait dans son église des représentations inconvenantes comme le diable ou encore prêtant à confusion avec les doctrines de la société théosophique, comme les deux enfants Jésus?

Quant à son enseignement à Antugnac, il laisse transparaître des concepts non catholiques derrière une apparente religion dont l’orthodoxie est presque irréprochable. Je ne vais pas relever ici les multiples « coquilles » (ce n’est pas mon propos) de ce curieux manuscrit. Peut-être le ferais-je un jour… si le vent souffle du bon côté ! En tout cas je suis surpris qu’un prêtre n’ai pas relevé toutes ces anomalies avant moi, mais il est vrai qu’aucun prêtre catholique n’a de culture ésotérique suffisante pour découvrir ce genre d’allusions.

 

L’anti-culture de l’Eglise.

 

Le seul ecclésiastique qui ai tenté un pareil rapprochement est l’abbé Henri Stéphane de son vrai nom abbé Gircourt (1907-1985) il devait être exclu sous les foudres ecclésiastiques pour cause de modernisme ! Il lui fut interdit d’exercer un ministère théologique officiel. Une aberration pour une recherche liée aux plus anciennes traditions. Quoi qu’il en soit il fut reconnu par ses disciples comme D.G.M. C’est-à-dire Dernier Grand Maitre (de l’ésotérisme chrétien). L’attitude de l’Eglise à l’égard de ce prêtre démontre la responsabilité du Vatican dans le rejet des chercheurs et par là sa lourde responsabilité dans leur orientation vers le matérialisme. On conçoit aisément  l’influence sur la société d’une pareille attitude. Le plus comique c’est qu’ensuite les ecclésiastiques viennent pleurer parce que le monde est matérialiste !

Quand j’étais étudiant mon prof de biochimie à la fac était un jésuite conditionné à mort et matérialiste jusqu’aux bout des ongles… une aberration significative ! Il suivait d’un coté les dogmes de la science, de l’autre je ce sais trop comment il interprétait les dogmes de l’Eglise en qualité de la pire des « peaux de vache ». Il devait trainer une sacré névrose cousine de celles des inquisiteurs !  Cela démontre que l’enseignement est défectueux dès le séminaire. C’est ce genre de lacune qui transforme les prêtres en pédophiles.

 

La matière vidée de son esprit.

 

La séparation de la matière et de l’Esprit est funeste car elle est à l’origine des divisions dans l’âme des être, une sorte de pré schizophrénie. Et chacun sait que le mot diable est lié à la division (dia, chizo=division). Non, nous n’avons pas besoin du diable pour tourner dingue !

 

Actuellement nul ne dispense un enseignement spirituel réel et de ce fait notre conscience morale reste dangereusement atrophiée.  Il s’ensuit que, si développé que soit devenus les hommes intellectuellement, ils ont complètement perdu le sens de l’essentiel et de l’accessoire. Du juste et de l’injuste. Ils ne connaissent plus que ce qu’ils considèrent comme leur intérêt. Et dans la poursuite de ce qu’ils croient être leur intérêt, ils creusent leur propre tombeau comme les circonstances actuelles le montrent de plus en plus clairement, et cette attitude précipite la mort de leur monde, de notre monde.

La cause, qu’avaient déjà détectée Saunière et Boudet, réside en l’absence  quasi-totale de nos jours de toute évolution spirituelle, alors que, au contraire, jamais l’évolution intellectuelle de l’humanité n’est parvenue (à ma connaissance)  au niveau qu’elle a atteint aujourd’hui. Ce déséquilibre fondamental entre l’absence d’évolution spirituelle d’une part et la prodigieuse évolution intellectuelle de l’humanité, d’autre part, est la cause profonde de tous les autres déséquilibres que nous avons sous les yeux.

Il n’est en effet pas très difficile de comprendre que, par la conduite qu’elle génère chez l’homme, seule une métanoïa est capable d’asseoir comme naturelle et évidente des limites aux penchants et aux sollicitations qui poussent les hommes à tous les excès à tous les abus, dans lesquels s’enlisent de plus en plus la civilisation actuelle, mais peut-on parler de civilisation puisqu’elle est depuis les années 70 à l’agonie ?

 

Car lorsqu’elle est véritablement éveillée la conscience spirituelle est beaucoup plus exigeant que les plus rigoureux tribunaux répressifs. Si cette attitude était généralisée, nul besoin de police et de tribunaux et les députés ne serviraient pas à grand-chose !

 

Les joies de la société de consommation

 

Sous l’égide de la société de consommation la conscience morale est en train de s’éteindre et donc les tribunaux ne parviendront plus à endiguer les vagues de criminalités et d’émeutes de tout genre qui sont l’occasion de piller. Si les tribunaux parvenaient à punir ce qui est punissable la moitié de la population serait sous les verrous. Monsieur ou madame le ministre, vous pouvez en construire des prisons, elles seront toujours insuffisantes pour les crapules que nous devenons en votre compagnie.

Actuellement l’Eglise demande pardon à tour de  bras et cela depuis le règne du pape Jean XXIII, mais est incapable (ou ne souhaite pas, ou ne peut pas, pour des raisons politico économiques) trouver remède à ses très graves carences.

A cette prise de conscience croissante des graves fautes du passé de l’aire dite chrétienne, il faut ajouter la contestation fondamentale qui, après le concile Vatican II, s’est élevée dans l’Eglise, au vu et au su de tous, de la base jusqu’au somment de la hiérarchie. Actuellement chaque évêque décide à sa guise sans tenir compta de l’opinion du pape, si bien que la plus puissante des institutions religieuses de l’Occident — celle qui avait précisément pour mission, de cultiver la conscience spirituelle des Occidentaux — est aujourd’hui ballotée comme un fétu de paille par la fantastique tempête de contestation, qui agite et bouleverse les esprits.

Pour s’être trop longtemps et trop souvent occupée de politique temporelle, et parce qu’elle ne sut pas adapter son enseignement à l’évolution intellectuelle progressive de l’humanité, « faillissante » ainsi à sa mission essentielle d’éducation spirituelle des populations, l’Eglise vacille sur ses bases, tout en menaçant d’être simultanément engloutie dans le naufrage de la civilisation occidentale, qu’elle aurait pu et du empêcher.

 

Le surréalisme de l’enseignement de l’Eglise.

 

La cause principale de cette irréligion des populations, dont découle l’absence de développement de leur conscience morale est due fondamentalement à l’enseignement du christianisme qui n’a jamais été formulé de façon claire (lisez les imbuvables catéchismes pour adulte actuels et vous ne comprendrez rien) telle qu’il demeure en parfait accord avec la physiologie humaine et plus généralement  avec les lois de la nature que nous avons sous le yeux. Oui, le christianisme est devenu surréaliste ! Oui le christianisme n’est plus une religion. Oui le christianisme est devenu une idéologie déconnectée de la réalité et favorisant le matérialisme.

L’enseignement de l’Eglise fut accepté longtemps sans objections, mais il est devenu inacceptable pour les hommes du XXIe siècle. En effet, leur évolution intellectuelle, scientifique et technique leur a surabondamment prouvé qu’aucune théorie, explication ou affirmation, si catégorique soit-elle, ne peuvent être prises au sérieux si elles ne sont pas en parfait accord avec les faits réels, lesquels sont toujours conforme avec les lois naturelles. Cette sorte de référence à la nature a fait émerger une écologie matérialiste salutaire et politisée qui va à contre-courant d’un individualisme délétère pour la société mais qui gène considérablement les politiques inféodés à la société de consommation. Ce courant est la première manifestation d’une révolution culturelle en marche, mais elle n’est pas suffisante pour entrainer un processus de profonde transformation.

L’homme actuel éprouve confusément que la cause fondamentale de tout (que les chrétiens appellent Dieu), ne peut se manifester que d’une façon absolument naturelle.

C’est parce que la formulation actuelle de trops nombreux dogmes chrétiens est en opposition avec la simple réalité naturelle que chacun peut constater, que les fidèles sont mis dans l’obligation de croire aveuglément et sans comprendre !

C’est parce qu’ainsi formulées ces doctrines sont incompréhensibles et impossible à admettre que l’on constate une telle désaffectation des masses  humaines à l’égard des religions.

C’est pourquoi il est devenu impossible à la plupart des hommes d’accorder encore crédit à des dogmes de foi obligatoire, dont beaucoup sont diamétralement opposés à toutes les lois et réalités que la nature offre immuablement à notre observation, à notre étude, et même à notre utilisation.

Se détournant alors de la voie religieuse, les masses humaines se tournent vers les sciences physiques et leurs techniques, dont les succès grandissants les éloignent toujours plus des profondes réalités spirituelles, sus jacentes à l’aspect immédiat du monde sensible.

 

Et l’enseignement de Saunière ?

 

L’enseignement de Béranger Saunière montre une différence profonde avec ce que prônait et prône l’Eglise encore actuellement. Si nous regardons son enseignement à Antugnac on est immédiatement frappé par une anomalie qui ne correspond pas à une manière de s’exprimer d’un curé de campagne. Ses paroissiens sont des paysans dont la culture ne devait pas dépasser, au XIXe siècle, celle de leur jardin.

Que fait Saunière : il s’adresse à eux comme à des êtres cultivés, il leur explique les étymologies pour leur faire comprendre le sens d’un dogme. A travers tout ces prônes on perçoit le désir de faine comprendre, et chaque dimanche c’est le même discours explicatif. Il ne leur dit jamais qu’il faut croire sans comprendre. C’est cela la particularité l’enseignement explicatif de Saunière par rapport à son Eglise qui demande la foi aveugle sans chercher à comprendre. Epoque ou l’Eglise allait jusqu’à interdire la lecture de la Bible par crainte de se trouver confrontée à des interprétations gênante.

C’est cette attitude pour le moins curieuse de ce prêtre qui montre qu’il c’était passé un phénomène particulier dans sa vie qui lui permit une prise de conscience par rapport à la spiritualité. Et cela est déjà un trésor !

Si Saunière avait adopté cette manière d’enseigner c’est qu’elle avait un sens autre que le sens immédiat, il œuvrait pour l’avenir, mais à quelle échéance ?  A la lumière de la catastrophe spirituelle de notre temps, il est fort probable que Saunière en fut informée d’une manière qui reste à découvrir.  

Cette information fut à l’origine de la décoration de son église. Les chercheurs peuvent y découvrir de multiples sens mais le sens fondamental est celui d’un lien avec les lois de la nature.

Comment a-t’il pu transmettre l’importance des lois naturelles pour accéder à une spiritualité compréhensible, permettant à toutes les femmes et à touts les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur culture, d’accéder à son esprit ? Notre prêtre a utilisé la symbolique alchimique qui permet de saisir l’universalité de certains fais rapportés par les Ecriture, je parlais précédemment des Rois Mages, mais on peut aussi voir que le massacre des saint Innocents a son reflet dans le monde matériel. Toutes ces références bibliques qui ont leur écriture dans la nature changent les esprits, change leur vision du Christ. Mais il y a un revers de la médaille, c’est que le personnel de l’Eglise est discrédité et cela il ne le veut pas. Je vous laisse deviner pourquoi Saunière eut des difficultés avec ses supérieurs…

 

Et l’enseignement de Boudet ?

 

L’enseignement de Boudet est contenu dans son livre « La vrai langue Celtique et le Cromlech de Rennes les Bains ». Tout comme Saunière il pointe du doigt l’importance de l’Esprit qui habite la nature. De ce fait son Chomlech est invisible à l’instar de l’Esprit invisible en toutes choses. Puis, tout comme Saunière il va aborder cette science de la nature qu’est l’alchimie. Evidemment il s’y prend différemment que son collègue et ami de Renne le château. Comme la référence fondamentale auquel tout alchimiste doit se référer est la Bible, et bien Boudet vas en user et même en abuser, chose étrange pour un livre lié au cromlech. Mais il ne va pas souligner n’importe quel livre de la Bible, il va particulièrement insister sur les références de la Genèse, on en compte 30 dans son livre de 310 pages. Or, pour tout alchimiste la Genèse est fondamentale dont on peut dire que c’est le plus ancien livre d’alchimie permettant de comprendre la spiritualisation de la matière. Cette seule remarque est étayée par huit références à Louis Figuier qui écrivit un livre sur les alchimistes. Par ailleurs il cite plusieurs fois Joseph de Maistre contre-révolutionnaire mais surtout ésotériste et prophète notoire qui prédit une nouvelle Eglise

 Tout cela en dit long sur les livres contenus dans la bibliothèque de notre brave curé et donc sur l’orientation de ses intérêts.

 

Qu’en conclure ?

Le nouveau visage de notre société ne seras pas la déchristianisation, bien au contraire nous aurons une puissante rechristianisassions mais elle sera accompagnée du rejet des ecclésiastiques. En d’autres termes nous assisterons en même temps à une « dés-ecclésialisation ». Car l’indifférence vis-à-vis de l’Eglise n’est pas une indifférence vis-à-vis de l’Esprit et vis-à-vis de Dieu. Les centres initiatiques ne désemplissent pas et montrent sans ambigüité l’intérêt pour l’Esprit qu’ils veulent dépourvu de dogmes.

Nos deux curés du Razès furent informés bien avant l’heure. Ils avaient donc un rôle à jouer, et le jouèrent fort bien comme le montre l’afflux permanent de visiteurs attirés par ces lieux. Chez chacun la perception se limite bien souvent à une recherche du trésor mais leur esprit est marqué  définitivement sans qu’ils en aient conscience.  

Toute les histoires et traditions de la Haute Vallée de l’Aude vont dans ce sens que se soit l’ouvrage sur les sciences secrètes de Montfaucon de Villard ou encore la marque profondément prégnante de Mgr Nicolas Pavillon.

Le phénomène apocalyptique de Bugarach s’inscrit dans la même perspective d’une fin du monde que nous vivons, en d’autre terme de la fin de notre monde. Nos ecclésiastiques le surent, ce qui laisse supposer l’existence de documents que l’Eglise souhaiterait récupérer, d’où son omniprésence à Rennes le Château.

L’alchimie participera, à sa manière à ce renouveau car elle est fondamentalement la science de l’Esprit. C’est pourquoi nos ecclésiastiques la prirent comme représentante des futurs bouleversements.

 

Avec toute mon amitié.

 

 

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commentaires

dom 03/03/2012 17:46

bonjour
dans la langue du cheval
tu m as mis la puce à l'oreille
ton "nul n est sensé ignorer la loi"
et devenue " nul n est sens et ignorer la loi"
par le détour de "nul n est censé ignorer la loi"
je tiens à relever le solve et le coagula
qui sont pour moi "je sais" première étape puis "le sens est" deuxième étape qui s enchaine selon la vibration
ici déclenché par ton sens
cordt
dominique
domi

Hermophyle 03/03/2012 20:31



Voilà Domi qui ne manque pas de sens.


Que ton Esprit soit étoile dans le ciel.


Amitié.


Hermo.



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