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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 17:28

À La mémoire de Roland Soyer (disciple d'André Savoret) qui nous  a quitté la veille de l’ascension.

 

Le druidisme et le christianisme sont-ils si éloignés ?

C’était une interrogation fréquente dans le milieu cultivé de 1850 jusqu’à environ 1930.

En ce milieu du XIXe siècle le contre-amiral Réveillère (décédé en 1908), chrétien druidisant et auteur de « mégalithisme » et divers autres écrits celtisants estimait que le panceltisme devait renouveler la foi chrétienne. Paul Le Cour (1871-1954), fondateur de la revue Atlantis, en prend note dès 1950 dans le numéro 145, et cela avec un grand intérêt. Quant à l’alchimiste et druide André Savoret (1898-1977), il en fera sa profession de foi. Je suis d’autant plus sensible à cette orientation que mon chemin fut parallèle à travers l’Église celtique (Église des Gaules) ou Église Gallicane ancienne (et donc alchimique) qui fut appelée Église de la Nouvelle Alliance pratiquement absente de l’hexagone pour assurer sa pérennité.

Ensuite le hasard a voulu que la couverture de mon livre : l’alchimie expliquée par son langage soit réalisée en 2001 par le celtisant chrétien Roland Soyer à qui j’ai dédié cet article.

 

L’officier général, à deux étoiles, était proche, sur le plan des idées, de son contemporain l’abbé Boudet (1837-1915) curé de Rennes-les-Bains (Rennes-les-Bains est un village audois au nom d’origine celtique et jumelé avec la ville de Rennes en Bretagne) qui venait d’écrire « La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-Bains » (1886). Ce prêtre était un savant réservé qui n’avait pas la stature d’un apôtre défendeur du druidisme. De nos jours nous dirions que c’était un « rat de bibliothèque ». À l’aune de ses capacités il réserva donc pour notre futur, la diffusion du message littéraire gaélique associé à des clins d’œil appuyés vers l’alchimie dont la tradition bretonnante était pourvoyeuse et l’est encore abondamment.

 

Le sabre et le goupillon n’ont pas la même conception de la méthode à employer pour transmettre une connaissance. Ils diffèrent donc dans leurs actions non dépourvues de complémentarité. L’un dans la sagesse mystique, l’autre dans la fougue sacrée. D’un côté Don quichotte, de l’autre sa pensée.

 

Il est vrai qu’un prêtre a beaucoup plus de difficulté à foncer sabre au clair qu’un amiral, tel Réveillère aussi peu soucieux de contredire les autorités religieuses. Comme les druides il avait fait sien le concept, hérétique pour l’Église, de transmigration des âmes ou réincarnation. Et cette accusation d’hérésie il l’embrochait sabre au clair car il se savait dans le vrai.

 

Mais Béranger Saunière (1852-1917), le voisin de l’abbé Boudet, ne sera pas un savant du druidisme, mais saura s’en faire l’apôtre par son attitude. Il n’hésitera pas à se moquer des bas de soie de son évêque l’admonestant. Il suffit pour s’en convaincre de lire les lettres qu’il adressait à son monseigneur pour saisir une ironie telle que l’envie de rire ne vous lâche plus. Lisez-les attentivement et à haute voix et vous saisirez, la manière dont notre curé se fait petite nature. Il frise la clownerie qui traduit son immense liberté d’esprit acquise… devant son athanor ?

 

Le mépris de l’autorité religieuse marquera aussi l’amiral à un tel degré que tout en se disant chrétien il exigea des obsèques civiles !

 

De ces comportements on en déduit aisément que le personnel de l’Église frelatait bien des données traditionnelle et mystique et continue à le faire pour asseoir son autorité et cela évidemment au détriment de la vérité. Pour certains individus, ecclésiastiques ou non, cela était insupportable. Béranger Saunière et le contre-amiral Réveillère étaient de ceux-là.

Ces hommes étaient-ils nés un siècle trop tôt ? Ou plus étrange encore avaient-ils rêvé le futur ?

 

Nous vivons le printemps Arabe et l’Espagne se révolte contre les hommes politiques de tous bords. Assistons-nous aux prémisses d’une rébellion contre toutes dictatures qu’elles soient politiques ou religieuses ?

Le fait est là que notre humanité est fatiguée de ne plus savoir ou se trouve la vérité qui leur est volée par des beaux parleurs fins rhétoriciens bateleurs, avides de richesse, d’honneur et de puissance.

 

Dans le domaine scientifique se révèle de plus en plus l’existence du substrat immatériel structurant toute matière. À « coup » de cyclotron tout se désagrège et devient impossible à définir car devenu insaisissable. Avons-nous atteint la limite de la compréhension reposant sur un concept matérialiste ? Avons-nous touché le support non analysable, de cet esprit dont disserte longuement l’alchimiste Fulcanelli ? Est-ce lui l’ancien éther des physiciens qui serait dépositaire de toutes forces ? Est-ce lui qui fut le puissant géant maître d’œuvre des monuments mégalithiques et des cathédrales ?

 

L’émergence de cette force est de plus en plus manifeste. Serait-elle la Liberté qui s’apprête à éclairer le monde ?

Utopie ? Peut-être mais n’oublions pas que personne n’avait prévu la chute du mur de Berlin !

 

 

Dans l’histoire de notre pays les Ligures furent les premiers habitants de la future Gaule.

Les spécialistes ne sont pas d’accord sur le sens du nom Ligure. Pour certains, il proviendrait du grec « ligue », pour d’autre sa racine serait « liga » qui signifie « marais ».

Je lui préfère le sens d’« Aour », qui exprime la lumière « aurorale » des premiers jours de la création associé à « Lig ». Lig avec les voyelles permutantes devient le dieu Lug des Gaulois qui donna son nom antique à la ville de Lyon (Lugdunum)... la forteresse de Lug qui chaque année le 8 décembre fête la lumière présente en la vierge Marie (le Mère la Mater, la matière) précédant l’étoile de Noël…

En grec le mot Loug devint le Logos. Les Ligures sont donc le peuple du Logos, ce qui fait de la Gaule, véritable capitale de la France, le pays de la « lumière » du Verbe, celui de l’émergence de ce même Verbe, avec un avenir particulier qui demande à être précisé, car le Verbe ou Christ semblerait juif plutôt que liguro-gaulois.

 

Je voudrais souligner ici en passant que le cardinal catholique lyonnais a pris le titre de primat des Gaules. Il faut relever deux faits essentiels c’est que les Gaules comprenaient la majorité des pays de l’Europe et non uniquement la France. Deuxième point : le titre de Primat des Gaules a été usurpé par l’Église Catholique. En effet, le Primat des Gaule ne saurait être un prélat de l’Église catholique romaine. Ce titre revient à l’Église des Gaules c’est-à-dire à l’Église Gallicane ancienne comme son nom l’indique. Ici l’usurpation est sans ambiguïté possible et l’Église Gallicane est incontestablement spoliée par l’Église catholique.

 

Dois-je rappeler que le titre de fille aînée de l’Église n’est pas celui de l’Église Catholique de France mais celui de l’Église des Gaules donné par le pape à l’ancienne Église des Gaules qui allait le secourir lorsqu’il était attaqué.

À cela il faut ajouter les apôtres qui débarquèrent aux Sainte-Marie de la mer avec les restes de sainte Anne qu’ils déposèrent à Apt ou ils sont encore, puis fondèrent l’Église des Gaules avant que ne naisse l’Église catholique romaine, ce qui justifie encore le titre de Fille aînée de l’Église ! Car ce fut la première Église « rayonnante par ses grandes saintes et ses grands saints ». Est-il nécessaire de préciser qu’elle n’était pas l’Église Catholique Romaine qui n’existait pas encore !

 

Si les Bretons demandèrent à Charlemagne des reliques de la grand-mère du Christ et qu’ils la vénèrent particulièrement, c’est pour manifester la dimension celtique de son petit-fils crucifié. D’ailleurs des légendes attribuent une paternité bretonne à la Vierge. Joachin était, pour eux, son « père » adoptif.

 

Les Celtes, descendant de Japhet, fils de Noé, proviennent d’Asie Mineure et viennent fusionner avec les Ligures en prennent le nom de Gal, Gaël, qui est une inversion du nom « Lag » désignant les Ligures. Cette fusion eut lieu à environ 1600 ans avant notre ère.

La nation gauloise ainsi constituée en un seul grand royaume avait à sa tête le roi Ambigat, très riche, très brave et très puissant. Il gouvernait une immense multitude, nous dit l’historien Camille Jullian dans son Histoire des Gaules, de sa belle ville Avaric, qui était l’une des plus belle et des plus grande du temps (40 000 habitants).

 

Le roi devint très vieux ses Neveux Bellovèse et Ségovèse levèrent chacun une armée de cent cinquante mille hommes. Ségovèse choisit ses guerriers parmi les Volques Tectosages qui vivaient sur les rives de l’Atax (l’Aude) et partit vers le midi, tandis que Ségovèse partit vers l’Orient.

 

L’armée de Ségovèse conquit Rome. Ils continuèrent leur avancée en Macédoine puis en Grèce ou ils occupèrent le sanctuaire de Delphes dont il enlevèrent l’immense trésor. Un détachement de guerriers fut chargé de ramener une multitude de chariots emplis d’or au pied des Pyrénées, patrie des Volques Tectosages. Cette colossale fortune aurait été dissimulée, dit la légende, non loin de Rennes le Château. Cet immense dépôt précieux serait à l’origine de la fortune du curé Béranger Saunière et de bien d’autre de ses collègues devenus anormalement riches.

 

Pendant que le convoi précieux se rendait en Gaule, l’armée de Ségovèse quitta Delphes et poursuivi sa route pour se rendre en Asie mineure où elle établit des colonies portant le nom de Galatie et de Galilée. Il arrivèrent jusqu’à Constantinople ou ils laissèrent la trace de leur passage puisqu’un quartier porte le nom de Galata.

L’établissement des gaulois en Asie est souligné par l’abbé Boudet à la page 106 de son livre La vraie langue celtique et le Chromlech de Rennes les bains : 

 

« Gomer est la souche de la grande famille celtique, et saint Jérôme ainsi que Josèphe n’hésitent pas à appeler ses descendants Gomeriens et Cimmériens. Les Galates établis en Asie appartiennent, d’après saint Jérôme, à la même famille cimmérienne ou cimbrique. La plus grande partie de ces Galates étaient des Tectosages, venus du midi de la Gaule à la poursuite d’aventures guerrières. »

 

Dans la revue Ave Caesar, éditée en 1900, Boyer d’Agen écrit que les Gaulois  étaient descendus jusqu’au pays de Salomon et exploré la Palestine qui avait, par sa végétation luxuriante et le beauté de ses paysages, attirés certains d’entre eux qui s’y étaient établis. Cette colonie gauloise s’appela par la suite la Galilée. Les Galiléens, descendants des Gaulois étaient différents des Hébreux par leurs mœurs, leur vie tranquille de pêcheur sur les lacs de leur pays d’adoption. Leur aspect physique différerait de celui des hébreux puisqu’ils avaient les cheveux blonds et souvent les yeux bleus.

 

Cette constatation que les Gaulois fondèrent la Galilée conduit à cette troublante énigme de l’origine du plus célèbre des galiléen : Jésus ! La question que l’on se pose alors est : Jésus était-il Juif ? n’était-il pas plutôt descendant des Gaëls ?

Cette thèse de l’origine gauloise de Jésus fut soutenue par plusieurs auteurs dont Paul Le Cour dans son livre Hellénisme et christianisme ainsi que par M. de Lafont auteur de l’ouvrage Les Aryas de Galilée et les origines aryennes du christianise (1902).

Évidemment les catholiques ne l’entendent pas de cette oreille et protestent contre la pensée que le Christ soit autre chose qu’un juif qui baigne profondément dans la révélation de l’Ancien Testament.

Il faut souligner ici un confusion monumentale, et même inadmissible entre Jésus et le Christ. Je parle ici de l’origine du Christ, lequel n’a pas de nationalité, mais de celle de Jésus.

 

Il faut souligner encore que saint Paul a précisé que désormais le salut par la foi en Christ remplace le salut par la loi établie pas Moïse.

 

Soyons clair : Par Moïse les chrétiens sont égyptiens, ce qu’affirment les égyptologues et par Jésus ils sont Gaulois… ce qui bouleverse les règles établies et rabâchée à l’envie par les exégètes qui affirment que nous somme judéo chrétiens. En réalité nous sommes égypto celto chrétiens.

Si Jésus avait été Juif on ne l’aurait pas apostrophé en criant :

« On voit bien que tu es un Samaritain. »

Cette apostrophe est significative. Elle montre la non-appartenance de Jésus aux tribus habitant la Judée. Malgré cela on continuera d’affirmer que Jésus était Juif, sinon par Joseph, qui n’étant pas son père, en dépit des généalogies de Matthieu et de Luc, mais par Marie, alors qu’il n’existe aucun document établissant que Marie était Juive.

 

Quant aux différentes représentations de la fuite en Égypte ou l’on voit Marie montée sur un âne alors que Joseph est à pied, elles sont totalement étrangères au sémitisme car chez eux c’est l’homme qui est sur l’âne tandis que la femme marche à pied.

 260px-The Le fuite en Egypt-1500 Vittore Carpaccio


Bref, depuis des siècles on nous enseigne que Jésus était Juif et même qu’il fut le plus illustre des Juifs. Ors, il est beaucoup plus logique et raisonnable de penser que Jésus était un descendant de Japhet, c’est-à-dire gaulois volques Tectosage du midi de la Gaule.

Cette particularité explique autant le débarquement des proches du Christ sur la terre de ses ancêtres par Sainte Maries de la mer et aussi le dépôt des restes de sainte Anne en terre méridionale. Associé à cela est le mystère du Graal et aussi celui de Rennes le Château.

 

Nous rêvons ?  Certainement pas car dit la sagesse populaire il n’y a pas de fumée sans feu.

Cette histoire a une suite dont l’alchimie détient les clés car seule apte à décrypter les messages de ceux qui ont vu le ciel ouvert.

 

Avec toute mon amitié.

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commentaires

joelle bare-lesven 23/06/2014 00:05

Exellent comme tout vos artcles

Hermophyle 23/06/2014 08:37

Grand merci Joëlle.

Juliette 15/06/2011 13:15


Il ne faut jamais dire jamais :-) comme on dit "Impossible n'est pas Français" :):):)

Amitiés

Juliette


hermophyle 25/05/2013 05:07

Merci Britani terre d'éveil.

britani terre d'éveil 24/05/2013 20:01

Bonjour,
En réponse à plusieurs interrogations ci-dessus, nous vous amenons à passer sur notre site, où nos livres pourraient aider à la compréhension. Dans l'un deux, le tome III, nous donnons les explications concernant la fortune de l'abbé Saunière; dans notre livre IV, nous prouvons que le Christ n'était pas juif. Dans le deuxième tome, nous parlons de l'Alchimie, Davis et Ramsès. Et d'autres secrets... Et comme a dit le Christ (Luc,XII,(2)):"Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, et de secret qui ne doive être connu."

Hermophyle 15/06/2011 17:34



Oui évidemment, tous les espoirs sont permis mais ne nous berçons pas trop d'illusions non plus... Qui vivra verra !


Amitiés.


 



Juliette 15/06/2011 00:42


BonjoUr Léon, j'adhère complètement à cette définition d'autant plus que certains exégètes disent que DAVID AVAIT LES YEUX BLEUS ET ÉTAIT BLOND !!!

Amitiés

Juliette


Hermophyle 15/06/2011 10:18



Bonjour Juliette, oui, il y à longtemps déjà que cette thèse est avancée avec de plus en plus de preuves à l'appuie. Elle est toujours refusée car cela bouscule le concept des adeptes du
judéochristianisme. J'en parles dans l'article. Même si tout les égyptologues disens que nous sommes égypto-chrétiens par Moïse rien n'y fait pourtant le fait scientifique est là. Vous savez
Juliette les conditionnements nous transforment en chien de Pavlov.Les chrétiens actuels ne changerons jamais.



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