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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 07:44

© 2009 Pour tout le blog..

 

Je vous transmets ici une interview avec un journaliste d’une revue connue. Je suis persuadé que ceux qui lisent mon blog qu’ils soient alchimistes, Francs-Maçons, anthroposophes et spiritualistes de tous horizons, y trouveront matière à se fixer les idées où tout au moins à s’orienter, en tout cas c’est ce que je souhaite.

Souvent il m’a été demandé de définir l’alchimie. La tache était si ample que j’ai maintes fois reculé car l’alchimie ne se laisse pas circonscrire facilement puisque, sa « dimension » varie en fonction du point de vue où l’on se place. À son propos une image me vient à l’esprit : l’alchimie est un continent. Continent qui reste à explorer et à ré explorer au fur et à mesure que notre éveil et nos connaissances progressent.

Cette série de questionnements réponds donc en grande partie à ceux qui cherchent à circonscrire le continent alchimique.

Je m’excuse d’avoir été obligé de pénétrer un peu dans les terres de la physique quantique, notamment à propos du principe anthropique. Il était difficile de faire autrement pour aborder le concept de hiérarchies qui nous concerne de très près et fut matérialisé à Notre Dame de Parie par l’échelle à neuf  barreaux que présente l’alchimie à la porte du temple chrétien.

Les anciens, notamment Paracelse, et plus près de nous Rudolf Steiner, traduisirent les états hiérarchiques par les symboles planétaires. Paracelse joignit à ces planètes des carrés magiques, sortes de matrice mathématique illustrant, selon les procédés des anciens, les « déplacement » des constantes en fonction de chaque univers planétaire. Ainsi, par exemple, la « constante » de Saturne correspond à 15, celle du soleil à 111, et celle de la lune à 369.

Par ailleurs j’ai employé le terme de néo cartésianisme pour bien spécifier qu’il n’avait rien de commun avec le cartésianisme et donc avec René Descartes qui était un mystique comme la Reine Christine de Suède qu’il rencontrait. Les scientifiques Français ont mis Descarte sur le lit de Procuste, coupant tout ce qui ne leur convenait pas, créant ainsi le néo cartésianisme, et un concept quelque peu tendancieux de la science dont on commence actuellement à mesurer les effets délétères.

 

 

Question : Des recherches alchimiques se poursuivent-elles aujourd’hui ?

 

Réponse :

 

Parler de recherche en alchimie est quelque peu paradoxal puisque l’alchimiste n’est pas un chercheur dans le sens où on l’entend actuellement.  

Il est nécessaire de ne pas perdre de vue que l’alchimiste n’est pas confronté à un processus opératoire qu’il doit adapter pour découvrir un phénomène physique, biologique ou autre en employant divers procédés qu’ils soient logiques ou hasardeux.

Tout alchimiste digne de ce nom sait où il va, ce qu’il doit faire, il a en main le protocole expérimental qu’il a appris durant des années afin de bien l’approfondir en ses multiples sens analogiques, et aussi de parfaitement le mémoriser.

Nous nous écartons déjà considérablement du processus expérimental classique et ce n’est pas fini car, pour être complet, je dois aborder des concepts qui provoqueront des réactions violentes de rejets de la part des fervents supporters du néo cartésianismes. L’alchimie est ce qu’elle est et non ce que nous voudrions qu’elle soit.

Si un alchimiste n’a pas développé une logique globale du langage libérée de ses référents habituels, s’il n’a pas un sens aigu de l’analogie sur divers plans, que ce soit celui de l’image, de la couleur et des sons, s’il n’est pas attentif à la synchronicité et qu’il cherche au hasard sans connaître la manière de procéder et les substances à employer, il est appelé « souffleur », c’est-à-dire un faux alchimiste. Le terme de « souffleur » est employé par dérision vis-à-vis de ceux qui activent leur feu avec un gros soufflet de forge, alors que ce feu n’est pas toujours nécessaire car il est fréquemment exothermique à la suite d’une réaction chimique.

Nous voyons déjà combien la pédagogie alchimique s’éloigne de celle de nos universités et grandes écoles, ce qui n’empêche nullement à des polytechniciens ou centraliens et docteurs scientifiques, qui ne se prenant plus pour l’élite de la nation, d’être d’excellents alchimistes.

Quand un alchimiste passe au laboratoire, il n’est pas un chercheur puisqu’il a parcouru plus de la moitié du chemin en apprenant à observer. Son seul souci est de mener à bien, avec les procédés dont il dispose, le protocole que lui a transmis son maître et qu’il a intégré. Ce protocole est simple et identique depuis des siècles, mais très difficile à saisir dans son essence car il nécessite le développement d’un langage non verbal et, comme je l’ai dit, d’un sens aigu de l’observation.

Comme il y a un monde entre la théorie et la pratique, la réussite peut demander plusieurs années. Par exemple, il a fallu trois ans à l’alchimiste parisien Nicolas Flamel pour réussir après qu’il eut connaissance de la théorie. Remarquez que plusieurs décennies furent nécessaires à cet alchimiste parisien du moyen Age pour comprendre la théorie alchimique.

 

 

Êtes-vous un alchimiste ?

 

Dans mes conférences je préviens toujours le public que je ne répondrais à aucune question me concernant.

 

Avez-vous été l’élève d’Eugène Canseliet ?

 

J’ai échangé de la correspondance avec lui. Je ne l’ai pas fréquenté en qualité d’élève attitré.

 

Eugène Canseliet a-t-il été l’élève de Fulcanelli ?

 

Je ne me suis jamais intéressé à la question, pas plus qu’à l’identité de Fulcanelli.

Canseliet était pince sans rire, mais il m’est impossible de croire qu’il fut menteur. Quand il affirme avoir été l’élève de Fulcanelli pour moi, cela ne fait aucun doute.

Eugène Canseliet, montre par ses écrits, qu’il fut un maître digne de ce nom et très inspiré par Fulcanelli.

 

Les alchimistes sont-ils organisés en sociétés comme les Francs-maçons ou les compagnons ?

 

Un alchimiste est libre et n’a besoin de personne, ci ce n’est de son maître qui l’a initié. D’où les fières devises comme celle de Jacques Cœur : « Jacques Cœur fait ce qu’il veut, le roi fait ce qu’il peut. » Cependant les alchimistes peuvent se retrouver au sein d’association, mais ils ne travaillent jamais ensemble. Le rôle de ces associations peut être caritative ou encore de transmission du savoir pour palier aux graves carences de la Franc-Maçonnerie et des rosicruciens qui ont déformé à outrance l’alchimie, depuis environ 200 ans, au point de la rendre méconnaissable.

Le chimiste du XIXe siècle François Jolivet Castelot avait tenté de créer une association d’alchimistes qu’il appela Société alchimique de Françe. mais ce fut un échec car il n’avait pas saisi l’esprit de l’alchimie qui est une quête personnelle et nécessite l’élaboration de nouveaux paradigmes et dont la démarche n’a pas de rapport avec celle de la science actuelle. Cela n’empêche nullement les alchimistes d’avoir un impact social souvent très important comme St Vincent Depaul. Leur action se fait toujours dans la discrétion et l’anonymat.

 

Est-il possible de savoir combien d’adeptes pratiquent l’alchimie aujourd’hui ?

 

Difficile à évaluer. Il y en a beaucoup qui travaillent au laboratoire, mais il y en a très peu qui travaillent correctement. Souvent est négligée la dimension psychologique et spirituelle.

Ceux qui pratiquent uniquement au laboratoire, ceux qui pratiquent uniquement l’alchimie psychologique comme celle de Carl Gustav Jung ou d’Etienne Perrot, ceux qui pratiquent uniquement l’alchimie spirituelle comme les Francs Maçons, et ceux qui pratiquent uniquement l’alchimie du verbe ou l’alchimie mystique ne sont pas alchimistes. L’alchimie c’est tout cela ensemble plus un effet synergique résultant de cette union qui ne peut être mesurée ni prévu.

Pour répondre précisément à votre question, je ne puis que vous donner des approximations personnelles : J’évalue à peu près à une réussite par an sur la planète entière pour quatre mille pratiquants environ dont la quasi-totalité est anonyme. À l’université de Montpellier j’ai connu un professeur de physique en activité qui pratiquait l’alchimie. Je l’ai su sous le sceau de la discrétion par l’intermédiaire de sa fille mathématicienne qui était ma voisine de pallier.

 

L’alchimie est-elle une science au sens moderne du terme ?

 

J’ai déjà répondu à cette question. J’ajouterais que l’alchimie peut se définir comme philosophie ou plutôt mystique expérimentale à connotation biologique. C’est assez saugrenu pour un esprit néo cartésien et pourtant l’alchimie est inséparable des phénomènes vitaux qu’elle aborde avec des procédés différents de ceux de la biologie et médecine actuelle.

C’est une méthode différente de celle de la science pour aborder les lois universelles. Pour elle les constantes universelles, comme la vitesse de la lumière, ou la constante de plank n’existent pas, ce sont des paramètres plus difficiles à faire varier que les autres… j’en parlerais plus tard.

L’alchimie est pourvue d’une terminologie différente, car ses vieux maîtres puisèrent dans les mythologies qu’ils créèrent pour pérenniser leur protocole à l’instar de certains contes.  La manière de procéder est donc différente, et surtout l’état d’esprit n’est pas le même, puisque la dimension spirituelle est fondamentale pour réussir, ce qui n’a jamais fait partie d’un protocole expérimental scientifique. Cependant les démarches scientifiques et alchimiques partagent le même sens de la logique et de la rigueur, évidemment chacun dans leur secteur très particulier d’activité.

 

La notion de progrès a-t-elle un sens en alchimie ?

 

J’ai dit que l’alchimiste travaille suivant un protocole expérimental qui lui fut transmis. Le seul progrès qui se manifeste est dans l’utilisation de certains appareils comme ceux qui permettent de mesurer la densité optique de l’huile de lin qui blanchit au soleil de mars montrant l’apparition de rayons « durs » capable de rompre de longues molécules. C’est à ce moment qu’il est bon de débuter le travail. Les anciens avaient beaucoup de difficultés à discerner ce moment. Je vais répondre sur le fond de votre question par une autre question : Peut-on faire progresser une science parvenue à son plus haut degré d’évolution ?

 

Que pensez-vous de l’idée selon laquelle l’alchimie est l’ancêtre de la chimie ?

 

Puisque l’alchimiste exécute un protocole manipulatoire existant depuis des millénaires, il ne saurait être le fondateur de la chimie, et ceci même s’il travaille au laboratoire.

Cependant, en attendant que certaines réactions alchimiques se déroulent il expérimente sur des matières qui n’ont pas de rapports avec son activité d’alchimiste. Par leurs découvertes les alchimistes furent en effet les premier chimistes. Donc, on ne peut pas dire que l’alchimie est l’ancêtre de la chimie. En résumé, si les alchimistes furent les pères de la chimie, l’alchimie n’en est pas pour cela la mère. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne peut séparer la symbolique chimique des anciens, comme celle de Nicolas Lémery, de celle des alchimistes que les vieux maîtres élaborèrent.

 

Pensez-vous que certains domaines de la science moderne doivent quelque chose à l’alchimie ? Lesquels et pourquoi ?

 

Les sciences ne veulent pas entendre parler de l’alchimie même s’ils s’en inspirent.

En physique théorique l’alchimie a toujours été en avance, mais elle fut mal comprise et même méprisée. Les choses n’ont pas changé.

Cela ne permet pas d’obtenir le moindre atome de crédibilité. Impossibles donc d’être écouté par les gens qui se disent sérieux. Nous devons cette méprise aux chercheurs d’or avide de richesses et aux patachons avide de longue vie pour pouvoir jouir éternellement des plaisirs de la chair ou de la puissance. Ces gens-là ne reculèrent devant rien et pratiquèrent le charlatanisme depuis les temps les plus reculés. C’est ainsi que l’alchimie perdit toute crédibilité. Mais actuellement avec une prise de conscience de l’importance de la nature, il semble que l’alchimie, science de la nature par excellence, ait une nouvelle chance à conditions évidemment que le monde de l’occultisme finisse par être éjecté et remis à la place qui est la sienne. Tout ce qui gravite autout du paranormal, de la magie et de la sorcellerie constitue, pour l’alchimie, une légion d’arapèdes qui, comme tout parasite s’accroche à tout ce qui pourrait lui apporter un brin de crédibilité ou de prestige.

 

Posons « l’axiome », ou plutôt la lapalissade :les lois de l’univers sont les mêmes pour tous. De ce fait il est normal qu’il y ait convergence de certains concepts, dont la science s’empresse de s’attribuer la paternité, en disant que les alchimistes l’ont rêvé ! On ne pourra jamais lire que la science doit quelque chose à l’alchimie, mais que le délire alchimique a donné des prémonitions exactes ! Le plus important est celui de l’unité de la matière et celui de la transmutation, comme celle du mercure en or qui fut réalisé dans un cyclotron.

L’alchimie connaît depuis toujours le phénomène « anthropique fort » que l’on doit de nos jours au physicien quantique Brandon Carter. Pour l’alchimie ce phénomène est évident, il est la marque de notre « exil », de notre enfermement dans un monde particulier à des fins bien précises dont l’explication n’a pas sa place ici.

Si, d’après le phénomène anthropique, les lois de la nature et les caractéristiques de l’univers sont telles qu’elles permettent l’existence de l’homme, ce phénomène met aussi en évidence notre « prison » dont les murs sont les constantes universelles qui en maintiennent les structures.

Pour l’alchimiste l’univers anthropique n’est pas tout l’univers, c’est seulement un sous-ensemble (qui caractérise le principe anthropique fort ). Disons, pour résumer d’une manière abrupte, que l’alchimiste va être capable de « repousser les murs » de l’univers humain. Certains physiciens actuels, je pense à Jean-Philippe Uzan et à Bénédicte Leclerc, s’interrogent sur les constantes notamment sur leur valeur permanente dans l’espace et le temps. D’ailleurs, la théorie des cordes peut fort bien imaginer des univers avec des constantes différentes des nôtres.

Si cette remise en cause des constantes s’avère évidente, alors nous assisterons à une révision fondamentale des conceptions de l’univers, rejoignant ainsi les idées alchimiques qui les ont précédés depuis des siècles.

Il faut ici spécifier qu’un univers à constantes différentes des nôtres implique l’impossibilité pour l’homme et la vie de se manifester avec les mêmes structures biologiques. Nous avons là une notion connue par les anciens sous le nom de hiérarchies qui sont représentées au portail de Notre Dame de Paris par une échelle à neuf barreaux, ou chaque barreau correspond à une hiérarchie et donc à un univers particulier avec constantes particulières. À une structure correspond un état que les anciens alchimistes (Gébert, VIIIe siècle) formulaient par la théorie de la balance : à toute genèse, ou élaboration de structures nouvelles, correspond une exégèse ou état d’esprit différent.  Le contraire étant vrai.

Dois-je spécifier que de nombreux « spiritualistes » et « alchimistes » bricoleurs au laboratoire ou désireux d’expliquer l’alchimie par la science passent sous silence tout ce qui concerne le principe anthropique fort qui laisse supposer des dimensions évolutives successives en harmonie avec les biocycles de la nature.

 

 

Dans une interview récente, en ligne sur votre site, vous répondez, à la journaliste qui vous demande si l’alchimie pourrait nous aider, par exemple, à gérer nos déchets nucléaires, par l’affirmative. Mais pourriez-vous être plus précis ? En quoi l’alchimie a-t-elle quelque chose à dire sur la transmutation ?

 

Dans l’interview dont vous parlez, j’ai bien spécifié que la gestion des déchets nucléaires, par le biais de l’alchimie, ne pouvait être envisageable et envisagée de nos jours essentiellement pour une fin énergique de non recevoir de la part du milieu scientifique cartésien suivi du refus absolu de coopération. D’autre part une pareille intervention est contraire à l’esprit des alchimistes qui refusent d’orchestrer des démonstrations tapageuses.

 

Sur le plan théorique je puis seulement dire que si l’atome est détruit par la fission nucléaire, l’alchimie procède par fusion à la température ambiante. Un atome en morceaux peut donc être « recollé ». C’est cela que j’ai voulu dire à propos de la gestion des déchets radioactifs.

En supposant que le procédé soit autorisé (ce n’est pas demain la veille) pour réaliser un pareil « recollage », les techniciens du nucléaire recommenceraient à pratiquer la fission à plus grand échelle en disant que ce n’est plus grave. Ceci pour vous dire que les mentalités ont besoin de changer. Un alchimiste ne saurait se manifester à contrario de nos mentalités. C’est une loi irréfragable. Non, on ne peut faire entrer un alchimiste « rêveur » dans un labo de chimie ou de physique…

 

Il semble que l’alchimie du 13è et du 14è siècle ait été plus proche des sciences modernes, cherchant notamment à comprendre la matière et son évolution dans la nature. Plus tard, elle semble avoir été bien plus spéculative. Où en est-on aujourd’hui ? L’alchimie cherche-t-elle à comprendre la matière en mettant à jour des lois ou est-elle toujours plus spéculative ?

 

J’ai lu les vieux textes, j’ai même consulté les remarquables travaux du chimiste Pierre Lazlo. Ce dernier a trouvé plus facile d’expliquer l’alchimie à partir des textes du 13e ou 14e siècle. Cela ne signifie nullement que l’alchimie de cette époque soit plus proche de la science, mais que certains scientifiques on trouvé plus facile d’appliquer sur ces textes leur grilles de décryptage.

Quant à la dérive spéculative de l’alchimie elle n’est pas due aux alchimistes mais aux Franc-Maçon.

 

Pourquoi l’alchimie n’évolue-telle pas ?

Change-t-on une formule qui gagne ?

 

Pourquoi selon vous y a-t-il encore aujourd’hui des alchimistes ?

 

Un véritable alchimiste est équilibré psychologiquement parlant. Ceci pour évacuer ceux qui courent après l’or et leur désir d’immortalité. En excluent ces individus qui ont tant fait de mal à l’alchimie et qui continuent à en faire en promettant monts et merveilles, les raisons de la persistance de l’alchimie sont diverses.

La première est une déception vis-à-vis de la science et du comportement des politiques. Le refus du vaccin, par de nombreux soignants, contre la grippe porcine en est une illustration.

La deuxième est l’abdication de la religion catholique qui est devenue incapable, depuis longtemps déjà, de faire accéder ses ouailles au suprasensible. À la suite de cela se manifeste alors un flux social vers les centres initiatiques et l’alchimie qui ne pourra jamais être endigué par le biais du rapport parlementaire des sectes.

 

Un laboratoire alchimique d’aujourd’hui est-il semblable à un laboratoire du 13è ? En quoi est-il différent ?

 

Dans un laboratoire d’alchimiste actuel, au lieu d’utiliser de lourds baquets de bois, on se servira de bassines en plastique dans laquelle on fera la même chose que nos ancêtres avec leur baquet. De nos jours le laboratoire sera beaucoup plus encombré qu’au moyen age car tous les produits vendus dans le commerce sont impropres à l’œuvre. Cela est dû aux procédés de purification qui ne sont plus adaptés depuis les années 50. Quant aux produits d’origine électrolytiques ils sont aussi impropres malgré, où à cause, de leur pureté. Il faut donc que l’alchimiste devienne d’abord chimiste pour fabriquer certaines substances selon les anciens procédés. Pour le reste, le tube de venturi peut aider, ainsi que le densimètre optique dont j’ai déjà parlé.

 

Peut-on visiter un laboratoire alchimique ?

Si un alchimiste vous fait visiter son laboratoire, il n’est pas alchimiste. L’expérimentateur a une « empreinte » que l’alchimiste se garde bien de « brouiller ». Son « dialogue » avec sa matière ne saurait supporter la présence de visiteurs. On peut comparer l’entrée d’un étranger dans un labo d’alchimie à un adultère.

C’est encore une différence avec le labo scientifiques qui peut être ouvert à tout vent.

 

Pourquoi êtes-vous si remonté contre les francs-maçons et leur usage de la symbolique alchimique ?

Vous avez raison de dire que je suis remonté contre les FM. Mais je tiens à préciser qu’ils ne sont absolument pas mes ennemis, bien au contraire. Je suis fatigué et irrité par cette attitude qui consiste à prendre la symbolique alchimique au sens figuré. Le laboratoire est proscrit et méprisé. Tout ce qui est raconté chez eux, n’est pas de l’alchimie ce sont des paroles qui stérilisent l’alchimie. Dans leur communauté personne n’est Franc, c'est-à-dire libre car il y a toujours un haut gradé qui vient remettre les pendules à l’heure. C’est à prendre ou à laisser. J’ai reçu du courriel de la part de jeunes Francs-Maçons qui ne supportent plus le mandarinat. Aucun dialogue n’est possible car ils considèrent qu’eux seuls pratiquent l’alchimie véritable. Personne n’a le droit de penser en dehors des règles établies arbitrairement. Le discours de René Guénon et son attaque larvé de l’œuvre de Fucanelli sont suffisamment éloquents à ce propos.

 

La franc-maçonnerie est-elle incompatible avec l’alchimie ?

 

La Franc-Maçonnerie est fondamentalement et merveilleusement alchimique, en disant cela je pèse mes mots. C’est un endroit idéal pour enseigner l’alchimie et ce fut d’ailleurs une école d’alchimie extraordinaire. Quant aux Francs-Maçons leur état d’esprit les rend incompatibles avec l’alchimie. C’est très dommage et c’est pour cela que j’ai tendance à sortir de mes gongs quand je voie cet insupportable gâchis !

 

N’y a-t-il pas beaucoup d’alchimistes francs-maçons ?

 

Il y a partout des alchimistes. Ceux qui proviennent de la Franc-Maçonnerie sont rares. La quasi-totalité ne parviennent pas à être formés car leur état d’esprit ne se prête plus à une remise en question sérieuse. Fort aimables au demeurant, ils restent d’honnêtes gens dont l’amitié est indéfectible. Avec tout ce que je leur dis d’énergique sur mon blog, ils sont restés d’une amabilité exemplaire. C’est tout à leur honneur, et je le pense réellement.

 

 

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commentaires

Mustapha 12/04/2014 17:58

je laisse un mail , il est temps de dévoiler le secret des alchimistes

bendubois10gmail.com

Hermophyle 13/04/2014 07:12

Oui, chez Monsieur. Il y a des fumistes dans la monde et en plus chacun a son Kant à soi. D'autre part les voies de Dieu son impénétrables. Je vous souhaite de réussir.
Hermophyle.

Mustapha 12/04/2014 17:54

Vous raconter un peu n'importe quoi. J'ai fabriqué la pierre philosophale et je fais volontiers montrer mon laboratoire.

Pour preuve, je vais vous donner la terre qui sert à élaborer la pierre. Cette terre ces la mousse qui pousse sur certaines pierres ( pas toutes )

Cette mousse tombe sur la pierre qui recouvre le sol , et devient terre. Par la suite, des graines se fixent dans le terre, l'eau arrose et la vie commence.

le crapaud qui vit dans la pierre se nourrit des substrats de la pierre et de l'eau.Il vient de l'oeuf de basilique.

Un seul alchimiste dit la vérité et c'est el asard dans sa poésie. La tourbe des philosophes est aussi un livre précieux puisqu'il organise à la façon de Platon, un dialogue constructif.

Les autres tels que Fulcanelli, Canseliet,etc sont des fumistes car, non seulement ils ne donnent pas d'infos mais se moquent des gens. Ce sont de grands fumistes. La pierre ne donne pas l'immortalité et ne soigne pas les maladies, elle sert à comprendre le sens du monde et à ne plus avoir peur de la mort.

Elle sert aussi à autre chose.

Adelphiquement, Mustapha

Filipe 15/12/2009 21:13


"L’expérimentateur a une « empreinte » que l’alchimiste se garde bien de « brouiller ». Son « dialogue » avec sa matière ne saurait supporter la présence de visiteurs. On peut comparer l’entrée
d’un étranger dans un labo d’alchimie à un adultère."
HO ! Comme je comprends cela ! Mais non entant qu’alchimiste mais entant qu’artiste !
En qualité d'artiste lorsque je suis en processus de création je ferme ma porte à clef ! Je me suis toujours dis que lorsque je faisais certains dessins, qu’il y avait quelque chose de sacré qui ne
pouvait être dérangé. C’est quelque chose de très intime. Curieusement, les meilleurs résultats projetés sur la toile sont ceux où je me sens en harmonie avec le cosmos. Si cette harmonie fait
défaut... Rien de beau/bon en sort ! Ce processus est intuitif, souvent je commence par guider le dessin à mon gré, mais très rapidement c’est lui qui me guide et me possède. Si j’insiste a y
imposer ma volonté rationnel, une fois de plus rien de bon/beau ne sort ! A ce titre je suis comme un enfant innocent… Cela me semble concomitant avec l’alchimie vous ne trouvez pas ?
Amicalement,
Filipe


pierre B 11/12/2009 21:16


Bonsoir,
Merci de votre réponse, mais l'entropie exprime l'énergie interne de toute substance ici-bas, est homogène à une énergie potentielle qui ne demande qu'à être libérée, et qui n'a aujourd'hui aucun
besoin d'être mystifiée par tant de termes obscurs...
Le grand secret est un peu plus loin...
Cordialement


Hermophyle 12/12/2009 08:50


Bonjour,
Si je confond entropie et enthropie, vous pouvez alors me reprochez à juste titre de mystifier par des termes obscur ma terminologie redondante. Ce serait prétentieux et scientiste de faire monter
une mayonnèse pour parler de la dégradation de l'énergie à double terminologie qu'elle soit potentielle dans un verre que je n'ait pas encore brisé ou non potentielle.
Mais l'anthropie n'a pas de rapport avec l'énergie.
Elle se définie par les constantes universelles, comme la vitesse de la lumière, la constante de Plank, la gravitation ou la constante de structure fine. Toutes ces constantes  maintiennent
notre univers pour permettre à l'homme de vivre.
C'est simple et sans prétention ou le désir de vouloir parler d'un secret quelconque. D'ailleurs je n'aime pas faire des ronds de jambe et jouer au dépositaire d'un mystère. Mes articles peuvent
vous convaincre dans ce sens.
Vous pouvez vérifier la véracité de mes dires en tapant dans Google "Brandon Carter" et "principe anthropique".
Bonne fin de semaine.


pierre B 11/12/2009 16:02


Bonjour,
Je partage votre opinion concernant les FM.
J'approuve l'approche matérielle et spirituelle, revue à la modernité, que vous avez de cette science.
Il est bien question d'entropie (au sens thermodynamique du terme)pour le poisson et l'eau du bocal.
J'ai mis trente ans pour comprendre de quoi parle Limojon...
Cordialement


Hermophyle 11/12/2009 17:43


Bonjour,
Merci de partager mes opinions.
Dans mon texte il s'agit d'anthropie inséparables des paramètre qui caractérisent notre univers "d'anthropoide" humain et notre condition humaine, notre bocal si vous voulez, Ce mot
autant que son sens est bien établi par la physique quantique. Rien de commun avec l'entropie au sens thermodynamique du terme. J'emploie les expressions de notre physique quant à
Limojon il exprime la même chose. Mais au-dela des mots il y a unité. Cependant l'entropie n'a jamais désigné autre chose, à ma connaissance, que la dégradation de l'énergie. Le mot anthropie est
d'utilisation récente peut-être que les anciens, avec leur orthographe incertaine... 
Bien à vous.


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  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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