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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 14:10
BETHANIE : DE LAZARE… AU CURÉ DE RENNES LE CHATEAU

Villa Béthanie du curé de Rennes le Château.

Tous les exégètes et théologiens sont unanimes pour qualifier le IVe évangile (évangile de Jean) comme l’Évangile de l’Esprit. Les connaisseurs en la matière ésotérique disent qu’elle renferme le secret des secrets. Et derrière ces initiés, dont on a perdu toutes traces de nos jours, un véritable chœur de thuriféraires répète à l’envi que cet évangile contient le grand secret mais ils ignorent ce qu’il est. Pour avoir du bagou ils en ont ! Ainsi, certaines sociétés initiatiques ont sur leur établi l’évangile de Jean et racontent depuis des siècles des balivernes. Bon, je suis direct mais au moins les choses sont claires !

Mais alors quelles sont les particularités de cet évangile vénéré par ces « joannites » qui n’en portent que le nom sans en avoir la sublime connaissance ?

Sa principale particularité, c’est que les récits qu’il contient sont bien souvent seulement dans cet évangile. Il est le seul à rapporter certains faits. C’est notamment le cas pour la curieuse résurrection de Lazare.

D’autre part, il s’est avéré que la trame est quelque peu fantasque puisqu’elle est souvent chaotique, non suivie ou indubitablement désordonnée. Les récits, son parfois si filandreux qu’ils frisent parfois l’incohérence, ce qui rend impossible de lui accorder une valeur réelle et historique. Les faits relatés donnent parfois l’impression d’être de l’ordre de l’imaginaire, ou du symbolique, à l’instar de l’Apocalypse, quelque peu échevelée, rédigée par ce même saint Jean devenu nonagénaire.

Alors ? Alors, il faut bien convenir que cet évangile a une autre portée et que sous l’apparence des faits relatés, se cache une vérité. Et cette vérité ne peut qu’être essentielle pour l’humanité. Oui, en effet, elle véhicule LA VERITE sous forme allégorique. Mais quelle vérité ? Je ne parle pas ici de ces discours des philosophes de comptoir qui m’ont usé les oreilles, et qui affirment péremptoirement que la vérité, une et unique, n’existe pas. Cette vérité lumineuse étant totalement invisible pour les hypertrophiés de l’ego, ils ne peuvent qu’affirmer qu’elle elle est aussi polymorphe que les enfantements de leur imaginaire. Imaginaire hélas impossible à écraser sous les fourches Caudines de notre univers étriqué d’intello pur et dur. Athés, Zététiciens et Freudiens, reposez-vous s’il vous plait. Allongez-vous sur votre divan et piquez une bonne sieste, c’est bon pour la santé !

Saint Jean et les sorbonnards.

Oui, cet évangile cache la vérité avec un « V » majuscule, celle de l’Esprit qui anime toute choses ici-bas… tout est dit, mais combien ont compris ? Alors mettons les points sur les « i ».

Cet aspect les exégètes et les théologiens l’ont bien compris et affirmé, mais n’ont pas pour autant révélé cette vérité cachée sous la trame des récits pour la simple raison que leur intellectualisme les empêche de la comprendre car ̶ oh paradoxe ! ̶ cette vérité ne se comprend pas dans le sens où nous l’entendons ! Elle se révèle, je parle évidemment dans le sens où notre logique discursive est incapable de la saisir alors que nos capacités intellectuelles non discursives procèdent par « révélations »[1]. Quelle en est la raison ? Tout simplement la compréhension de cette vérité est beaucoup trop facile et hors de portée des gens compliqués aux intelligences les plus brillantes et les plus exercées. Tel est le drame de ceux qui savent tout mais ne comprennent rien !

Il manque une chose aux gens brillants, c’est d’accepter leur bêtise intrinsèque, que (excusez mon expression) la « connerie » est bien humaine et qu’ils n’en sont pas exclus. Ces Sganarelle du savoir pratiquent, dans leur incertitude ou ignorance, l’art opaque du fumigène pour dissimuler leur laideur. Combien s’écoutent parler ? Combien de croix de bois sur les cadavres de langue de bois ?

Les charbonniers de la foi

Quant aux gens simples cette connaissance n’est pas non plus directement à leur portée pour leur éviter de terribles épreuves car le blasphème contre l’Esprit n’est pas pardonné. Le piège universel, même auprès des gens très simples, est la difficulté d’accepter la profonde candeur des faits qui peuvent provoquer, en leur fort intérieur, une néfaste déconsidération.

Nous sommes là dans le même cas de figure que celui de la fameuse nouvelle littéraire « La lettre volée » (1844) d’Edgard Alland Poe. Les choses sont si évidentes et devant notre nez que nous ne croyons pas cela possible et envisageable.

Les culs-bénis et les grenouilles de bénitier

Quant aux exégètes et théologiens, ils souffrent d’un handicap supplémentaire, c’est celui d’être pétris de croyances. Ils croient que leur Dieu est invisible (en cela ils ont raison) et, de ce fait, l’Esprit Saint l’est aussi et là ils n’ont pas raison. J’entends ricaner tous les bons et intelligents chrétiens (« il se prend pourquoi le cave qui danse le tango des concaves de nos cousin du Québec ! ») mais ce texte n’est pas pour eux car il ont la foi !

Cavana appelle cela les culs-bénits (avec un « t » de dérision comme dans « eau bénite ») qui juge avec une magnifique lucidité et impertinence qui réjouit les mécréants mais ne va pas à l’encontre de l’esprit des vrais chrétiens qui ne peuvent tolérer le crasseux conformisme et de ce fait se réjouissent aussi ! Lisez, cela vaut le détour :

« Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toute dans ce qu’il est convenu d’appeler leur « foi ». Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, ils ont rencontré Dieu, ils l’ont touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça. » (in « Lettre ouverte aux culs-bénits » p. 7. Éditions Albin Michel 1994)

Cela pour dire que de pareils individus ont les neurones coincés dans du coton hydrophile qui pompe l’eau et même… l’air ! Ces individus-là ne sauraient saisir le sens caché des Évangiles puisqu’ils sont prisonniers de la lettre et ont laissé échapper l’esprit, c’est-à-dire la connaissance. Réquiem aetérnam dona eis… Donne-leur le repos éternel… C’est ce qu’ils attendent… non ?

L’histoire à dormir debout du sieur Lazare de Béthanie.

Essayons de comprendre ce que nous apporte un certain Lazare de Béthanie qui occupe tout le chapitre XI de saint Jean qu’il est le seul à rapporter.

Je vais tenter de faire un résumé pour vous éviter de mourir d’ennui. Je commence !

Deux sœurs, Martes et Marie, habitaient chez leur frère Lazare, dans le village de Béthanie. Elles envoient prévenir le Christ pour lui annoncer que Lazare est malade, et Jésus de leur répondre bizarrement :

« Cette maladie ne va pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié. »

Pour un Fils de Dieu, ce n’est pas glorieux car notre homme-Dieu n’est pas fichu de concurrencer Madame Irma qui tire les cartes non loin de la place Vendôme ! Et bien la maladie de Lazare ira jusqu’à la mort, oui, Lazare mourra ! Elle commence déjà de guingois cette histoire. Une fausse prédiction, une erreur de Dieu et personne de nos jours ne prend note, ne s’en étonne, pas plus les théologiens que ceux qui claironnent que cet Évangile est secret. En agissant de la sorte ils ne risquent pas de le découvrir ce fameux secret !

Le récit évangélique se poursuit semé d’affirmations spécifiant que Jésus aimait Marie, Marthe et Lazare.

Le comportement de Jésus est des plus curieux puisque au lieu de se rendre à Béthanie pour guérir Lazare, il reste sur les lieux :

« Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Lors donc qu’il eut appris qu’il était malade, il resta au lieu où il était, deux jours encore. »

Non seulement Jésus ne se dérange pas, pour des amis qu’il aime, mais en plus il propose à ses disciples d’aller se balader ailleurs, en Judée :

« Allons de nouveau en Judée. »

Évidemment, ses apôtres ne comprennent pas :

« Maître, tout à l’heure les Juifs voulaient te lapider et tu vas de nouveau là-bas ? »

Non seulement cette décision de revenir se faire lapider est illogique et surprenante, mais en plus la réponse à cette interrogation des apôtres est totalement énigmatique, incohérente et, disons-le, totalement déjantée dans le contexte :

« N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche durant le jour, il se heurte pas parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu’un marche durant la nuit, il se heurte parce que la lumière n’est alors pas en lui. »

Après cela les choses totalement farfelues s’accumulent car il continue en disant :

« Lazare notre ami s’est endormi, mais je vais aller le réveiller »

Les apôtres sont paumés, ils croyaient Lazare malade et le voilà endormi. Dans ce cas, c’est bon signe pour sa guérison ! D’où leur réponse :

« Seigneur, s’il dort il guérira. »

Tout cela est logique mais voilà que le texte dérape en contredisant ce qui vient d’être dit :

« Or Jésus avait parlé de la mort, mais eux se figurèrent qu’il parlait du repos du sommeil. »

Les apôtres ont tout l’air d’être cinglés car ils ne savent pas interpréter le contraire de ce que l’on dit ! Si chaque fois que l’on me dit qu’un tel dors, il me faut comprendre qu’il est mort ou peut-être pas, je me ferais en permanence un sang d’encre. C’est quoi cette manière de parler ?

Jésus finit par dire :

« Lazare est mort… Mais allons vers lui. »

C’est à ce moment que se situe un passage profondément significatif, celui où Thomas Didyme qui a compris le sens des paroles du Chris. Il s’écrit alors, plein de joie, en s’adressant aux autres disciples :

« Allons, nous aussi, pour mourir avec lui. »

Et ils partirent pour l’abattoir… pardon, ils partirent pour Béthanie de Judée située à quinze stades environ de Jérusalem et le Christ trouva Lazare qui depuis quatre jours déjà était dans le tombeau.

Là les sœurs de Lazare lui reprochèrent de ne pas être venu le guérir avant sa mort. Il affirma alors qu’il était la résurrection et la vie et donc que Lazare allait ressusciter. Il s’approche du caveau ou repose le corps de Lazare. Une pierre est placé dessus et il demande qu’on l’enlève, ce à quoi Marthe répond que son frère étant mort depuis quatre jours, il sent déjà… On ôta donc la pierre et il cria d’une voie forte :

« Lazare vient dehors ! »

Le mort sortit, lié de bandelettes aux pieds et aux mains, son visage couvert d’un suaire. Le Christ dit alors :

« Déliez-le et laissez-le aller. »

La vérité sous une peau d’âne.

Pris à la lettre, ce récit, il faut en convenir, comprend des passages pleins d’obscurité allant jusqu'à l’exclamation absurde de Thomas : « Allons mourir avec Lazare !» et avec cela des contradictions totalement aberrantes dans le style: « Mon ami est mourant allons nous promener dans le bois en attendant qu’il crève ! »

En prime un passage totalement surréaliste et déjanté à la Georges Feydeau :

- Lazare dort et ne va pas mourir.

- Parfait il se repose et va guérir

- Qu’est-ce que vous ma raconter, bande de caves, Vous êtes sourds ou quoi ? je viens de vous dire qu’il est mort !

- Super, comme c’est un bon copain, allons mourir avec lui !

Non seulement Jean raconte des choses difficilement compréhensibles et incohérentes mais en plus il relate un évènement très important que les trois autres évangélistes ignorent. Car il n’est point question de résurrection de Lazare en l’évangile de Mathieu, ou celle du Luc et de Marc !

Par ailleurs, Jean ne parle qu’une seule fois de Lazare, ce qui est étrange pour un ami que Jésus aimait avec ses sœurs Marthe et Marie. Oui on comprend mal étant donné, cette amitié signalée que le Christ ait attendu 48 heures avant de se décider à se mette en route pour aller voir Lazare et que, de plus, ce soit le quatrième jour après sa mort, qu’il opère la résurrection, en ayant d’abord déclaré que Lazare son ami s’était « endormi », qu’il allait le réveiller, alors qu’en son fort intérieur il le savait réellement mort.

Pour débrouiller cet écheveau il faut s’attarder sur les plus grosses incohérences qui ne peuvent être que préméditées. La plus manifeste est cette confusion entre sommeil et mort. L’interprétation est somme toute simple : Même vivants ceux qui dorment sont morts. Le Christ va donc éveiller des morts-vivants, ce qui rend alors compréhensible cette exclamation de Thomas Didymes : Allons mourir avec Lazare pour être éveillé par le Christ…

Le Christ se comporte donc comme un éveilleur car chacun de nous est endormi. Pour cela, il faut enlever la pierre et le voile du linceul qui est devant nos yeux. La Christ fait présent de Lazare ressuscité à Marthe et à Marie. Comprenez qu’il s’agit de vivre le présent qui permet d’accéder à l’éternité laquelle se définit comme l’absence de temps. Donc pour se réaliser spirituellement il faut d’abord s’éveiller au présent. Sans cela rien n’est possible. Comprenons pourquoi les pauvres chevaliers du Christ prirent le nom de Templier dans leur recherche de la maîtrise du temps. Templier, c’est cabalistiquement « plier » le temps… le maîtriser ! Telle est la seule manière de recevoir la lumière de la connaissance éternelle. Et Jean ne manque pas de le spécifier quand la Christ désire retourner en Judée où il risque d’être lapidé :

« Il y a un jour et il y a la nuit. Si quelqu’un marche durant le jour parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu’un marche durant la nuit, il se heurte parce que la lumière n’est alors pas en lui. »

On ne fait pas assez attention à ces derniers mots : « la lumière n’est pas en lui ». La lumière que l’on porte en soi nous maintient à l’état d’éveil et nous empêche de nous heurter aux obstacles de la vie (et de la nuit) et plus encore de voir le monde et l’univers autrement.

Cela me rappelle une définition de l’alchimie par Eugène Canseliet qu’il donna, je ne sais où, et que je cite donc de mémoire :

« Parvenu à cette extrémité glorieuse de sa carrière l’Adepte meurt simultanément au présent des contingences illusoires et naît à la réalité unique et sans antagonisme dans l’omniprésence et la perpétuité. »

Certes, le style est ampoulé mais le sens très juste. Il montre l’illusion qui structure la « réalité » dans laquelle nous vivons à l’état de veille. En fait, cette « réalité » de notre état éveillé de chaque jour est illusoire car elle n’est guère différente du rêve de notre sommeil.

Pour le Christ qui est la vérité et la vie, la mort telle que nous l’entendons : (Thanatos) n’existe pas.

Et la grandeur autant que l’originalité de ce récit est que le Christ propose l’éveil avant la mort biologique. Et cet éveil est une résurrection puisque nous dormons habituellement. Éveillés dans notre vie biologique, nous le restons donc à notre mort biologique, c’est cela le message essentiel, nous mourrons les yeux ouverts exactement comme l’affirme la quatorzième planche du livre d’alchimie appelé mutus liber ou livre sans parole…

Comprenons-nous maintenant pourquoi Thomas didyme est heureux de mourir avec Lazare ! et pourquoi il cherche à entraîner les apôtres à sa suite…

Si la Christ est réellement ce qu’il prétend être, c'est-à-dire l’émanation consubstantielle de la puissance créatrice que certains appellent Dieu d’autres le Grand Manitou ou encore le Grand Architecte de l’univers ; la meilleure preuve de sa divinité ̶ seule capable de nous guider, en fonction de nos efforts, vers notre « éveil » et ensuite vers notre divinisation, ̶ ne saurait être scripturaire mais de l’ordre de l’harmonie avec les lois de la nature. Oui le Christ est en harmonie avec les lois qui structurent toutes matières et que les scientifiques actuels sont bien loin de découvrir car une science des causes, de l’ordre de l’intangible, est éminemment supérieure à celles des effets étudiés par nos scientifiques. Reconnaissons qu’il leur est impossible de faire autrement tant que leur état d’esprit n’aura pas changé et qu’une réflexion sérieuse ne sera pas engagée face aux « anomalies » insaisissables, pour notre logique aristotélicienne, de la physique des quanta.

Le siècle des lumières n’est pas du passé mais du proche avenir. À côté du véritable siècle des lumières, celui du XVIIIe siècle est obscur. Notre manière de penser sera retournée… excusez l’expression rustique, comme un gan de toilette, puisque le décrassage de nos idéologies sera très réel.

Le fait que le Christ ait attendu quatre jours avant de ressusciter Lazare est l’image des quatre jours nécessaire pour que les alchimistes parviennent à L’œuvre au noir et dont l’odeur de putréfaction est incontestable. Les adeptes disent d’ailleurs, dans leurs écrits, qu’il s’agit d’une odeur de sépulcre. Dans cette noirceur est la pierre qu’il faut enlever, c’est pourquoi l’évangile précise : « et la pierre du sépulcre fut ôtée ». Parvenu à ce stade le voile blanc du linceul qui masquait sa vue fut enlevé. En d’autres termes, la couleur noire est remplacée par la blanche signe de la transfiguration et donc de la résurrection… L’être est ainsi « libéré », « éveillé », comme le spécifie le texte disant que les bandelettes des pieds et des mains furent enlevées et Lazare fut libre comme tout alchimiste ayant réussi l’est. Ces analogies avec les lois alchimiques sont inévitables car elles sont la manifestation de celles de la nature. De ce fait l’évangile, autant que l’Ancien Testament, ne saurait passer outre.

Le curé de Rennes le château ou Lazare en soutane ?

Le curé richissime de Rennes le Château à fait couler beaucoup d’ancre avec son introuvable trésor. Et nous savons qu’il fit construire une belle villa qu’il appela Bethanie du même nom que le lieu où demeurait Lazare le ressuscité. À côté de cette villa, il aménagea un jardin d’agrément avec une tour et un belvédère. Et cette tour, il l’appela Magdala prénommée Marie sœur de Lazare. Difficile donc de ne pas établir de rapport avec la résurrection de Lazare et sa sœur Marie-madeleine, dont le récit est uniquement présent dans l’évangile de Jean. Quant à son église entièrement restaurée par ses soins, les symboles alchimiques ne manquent pas. Béranger Saunière mort à Magdala était-il un éveillé ? je n’en doute pas un instant car il est décédé en ce lieu unique ou ressuscita Lazare. Lieu voulu par lui. Béranger est donc parti les yeux ouverts pour faire de son domaine un puissant pôle d’attraction du monde entier. Lieu où un levain se manifeste pour que de plus en plus de chercheurs de trésors et de rêveurs réalisent que le temps leur est compté et que la richesse égoïste si elle procure une aisance personnelle, uniquement personnelle, ne sait que faire s’effondrer les bases de notre société en engloutissant riches et pauvres dans le même néant « préhistorique » ou les harpagons crèveront asphyxiés dans leurs propres miasmes. Ainsi finit probablement une certaine Atlantide ? Nul ne le sait, sauf que nous sommes sur le fil du rasoir et que notre incurable bêtise pourrait nous faire condamner à la peine capitale pour génocide.

Je n’aime pas ce genre de prédiction apocalyptique Mais il est de plus en plus difficile à croire que nous allons vers des lendemains qui chantent ! Cela ne doit pas nous empêcher de chanter sans déchanter car comme nous l’ont montré bien des alchimistes et aussi Béranger Saunière nous pouvons comprendre les lois de l’univers et communiquer avec lui et beaucoup plus de choses encore. C’est un rêve de fada dites-vous ? Allez donc le dire aux grands mystiques de l’histoire de l’humanité et à Bérenger Saunière et juste après lui à Fulcanelli… Évidemment, si vous le dites aux ombres du cercle zététique, vous n’êtes pas sorti de l’auberge !

« Nous sommes sur des épaules de géants » aimait dire l’alchimiste Isaac Newton, ce cauchemar du dortoir des Zététistes qui ne peuvent le traiter de cinglé.

Avec toute mon amitié.

[1] Ce terme de « révélation » remet en cause le sens profond de ce que l’on appelle « religion révélée » comme le christianisme. Actuellement nos religions dites révélées ne sont autres que des religions « dictée »…

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commentaires

Muriel 23/08/2013 23:14

Jamais autant rit qu'en lisant votre texte et votre interprétation des dialogues des apôtres !
Je le garde sous mon aile, histoire d'en rire...Ne vous lassez pas d'écrire, ne vous lassez pas :)

Khaitzine Richard 11/08/2013 11:50

Toujours aussi net et précis Hermophyle. Quel plaisir de lire un texte de cette qualité...
Avec toute mon amitié.
Richard Khaitzine

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