hermetisme

Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 22:09
- Par Hermophyle

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T

out commence au XVIIe siècle. Le maitre à penser de l’époque dans le domaine de la… pensée est incontestablement René Descartes qui, en cinq pages de son ouvrage le fameux  Discours de la méthode a influencé l’opinion de plusieurs générations jusqu’à nos jours. L’instinct et la raison, écrit-il, marques de deux natures. Et nous voilà embarqué dans un quiproquo qui orienta l’esprit scientifique d’une manière unilatérale vers la raison raisonnante, alors qu’il faut crever le tambour dit pertinemment René Alleau. Et de ce fait tout ce qui sort de ce cadre subit l’ostracisme des barbes académiques, lesquelles sont gardiennes du dogme scientifiques à l’instar de la curie romaine qui veille sur les dogmes religieux. Nul n’est fait académicien s’il s’inscrit en marge des paradigmes officiels comme nul évêque ne sera nommé cardinal s’il s’avère un tantinet hétérodoxe. Tout cela s’établi dès les grandes écoles et dès le séminaire, tout deux fabriquent les futur cadre autour d’une idée unique qui engendre la pensée unique : celle du maintenir les structures !

Autant dire qu’il s’agit là du même canevas qui préside à l’instinct animal qui est celui de la perpétuation de l‘espèce. Dans ce but la nature les a pourvu, et nous a pourvus aussi, d’un cerveau formaté pour cela et qui est le plus bas qui puisse exister, que les neurophysiologistes appellent cerveau reptilien. Cette structure encéphalique est pratiquement identique à celle des animaux. C’est par la que je vais commencer.


I

l fut un temps où les hommes ne devaient pas savoir  compter. Mais ne pas savoir compter n’implique nullement que l’on n’ait aucune notion du nombre ; seulement, cette notion se trouve limitée à une sorte de sensation numérique, c’est-à-dire à ce qu’une perception immédiate permet de reconnaitre d’un seul coup d’œil. L’homme primitif devait très probablement se trouver dans l’incapacité mentale de concevoir les nombres pour eux-mêmes, c’est-à-dire sous l’angle de l’abstraction.

De grâce, de cette incapacité n’en concluez pas que nos ancêtres étaient des abrutis ! D’ailleurs peut-être utilisons-nous trop vite le terme d’« incapacité ». J’y reviendrais…

J’appelle sensation numérique une capacité de discernement de l’importance d’un petit groupe d’objets.

Ainsi, dans des cas très simple, une mère prouve par des signes non équivoques, qu’elle sait si un ou plusieurs de ses petits lui ont été enlevé. Pas plus tard qu’hier l’un de mes correspondant me disait avoir trouvé un jeune corbeau tombé du nid, aussitôt il subit l’attaque en règle des parents qui voulaient récupérer leur progéniture.

Chez les oiseaux cette particularité est très développée, justement chez le corbeau. Un exemple célèbre est rapporté par Tobias Dantzig (Le nombre et le langage de la science, pp. 1-25. Edition française 1974).

Ainsi, un corbeau est-il capable de différencier des qualités concrètes allant de « un » jusqu’a « quatre » et cela évidemment sans aucun dressage. Voici donc l’histoire :

Un châtelain avait pris la ferme décision de tuer un corbeau qui avait eu la malencontreuse idée de faire son nid dans la tour de gué du château. Il avait essayé, plusieurs fois, de surprendre l’oiseau, mais, à son approche, le corbeau désertait son nid, se perchait sur un arbre voisin et revenait dès que notre homme quittait la tour.Le châtelain eut alors recours à un habile stratagème : il fit entrer deux de ses compagnons dans la tour ; au bout de qualque minutes, l’un s’éclipsait pendant que l’autre restait. Mais loin dêtre la dupe de ce stratagème, le corbeau attendait que le second fut parti pour regagner sa place. La foi suivante, l’on fit entrer trois hommes dont deux s’éloignèrent ensuite ; le troisième put alors attendre tant qu’il le voulait l’occasion d’attraper le corbeau, ce rusé volatile attendait plus patiemment encore que lui. Les fois suivantes, on recommença l’expérience avec quatre hommes, mais toujours sans succès. Finalement, la ruse s’avéra concluante avec cinq personnes, notre corbeau n’étant plus en mesure de distinguer quatre hommes de cinq…

Il convient de noter que cette sensation numérique est limitée. Donc en réalité les animaux ne peuvent pas compter, sauf si on le leur apprend évidemment. Dans ce cas ils dépassent largement cette sensation numérique.

Il y a donc, en réalité, la capacité d’abstraction chez les animaux, ce qui l’empêche de se développer c’est qu’ils ne transmettent pas à leurs enfants leur connaissance, sauf dans des cas particulier comme certains anthropoïdes dressés transmettent à leur petit leur connaissance. Ce fait fut observé en laboratoire seulement.

Cela est suffisant pour constater que cette capacité d’abstraction n’est pas inhérente à l’homme.

Sans vouloir faire un exposé sur le comportement animal, n’importe quel bouquin d’éthologie ou de psychophysiologie animale peut y pourvoir, passons au fond du problème.

Dans notre cerveau nous avons cette structure « animale » mais pourvue en plus d’un cerveau beaucoup plus élaboré qui nous permet l’abstraction associée à une bonne mémoire liée à une transmission de génération en génération de notre savoir.

Chez l’homme il s’est passé un phénomène de rupture à un moment donné ou la perception directe des faits et des choses a cédé la place à un besoin d’abstraction. Ainsi chaque partie de notre corps est devenu un aide mémoire en plus des dix doigts qui bien plus tard donnèrent le système décimal que nous utilisons pour compter.

Progressivement notre besoin d’abstraction augmenta tout en vivant une cohabitation harmonieuse avec notre perception immédiate similaire à la sensation numérique.

Cette sensation était beaucoup plus importante chez nous que chez l’animal au point de saisir des choses invisibles que nous ne voyons plus… mais que l’animal perçoit encore.

L’exemple d’Oscard, ce chat d’une clinique américaine qui perçoit quant un patient va mourir en est un bel exemple.

En d’autres termes au fur et à mesure du développement de notre capacité d’abstraction nous avons perdu notre contact avec le réel que notre perception nous permettait de saisir. De ce fait se sont développées des « mystères » comme ceux d’Eleusis pour exercer ces capacités et faire découvrir à l’homme l’univers invisible et multitemporel.

Tout cela c’est perdu et nous vivons actuellement dans le monde artificiel de l’abstraction et des sciences. Cela permet de comprendre combien nous sommes loin du Réel. Nous avons donc devant nous une immense reconquête à faire sans pour cela renier la science mais en lui donnant un autre esprit.

Cet esprit n’est malheureusement pas prêt de changer car il lui faudra passer du rationnel au sur rationnel, ce qui dépasse notre raisonnement habituel. C’est dans ce domaine que se situe l’alchimie qui ne rencontrera donc jamais la science qui est aux antipodes de sa pensée.

Je précise cela car beaucoup veulent croire que l’alchimie n’est qu’un ancêtre de la science et plus particulièrement de la chimie alors qu’elle n'a absolument rien de commun avec elle. Ainsi les chimistes qui veulent croire à la dimension « scientifique » de l’alchimie perdent leur temps notamment le chimiste Pierre Lazlo qui par ailleurs a réalisé un travail remarquable sur la langage de la matière. Si celle attitude est de bonne volonté, tout cela reste prisonnier de l’abstraction qui supprime la vison directe. Telle est la raison pour laquelle dans le langage courant l’expression « je vois » est devenu identique à celle « je comprend ».

Avec toute mon amitié.

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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 19:24
- Par Hermophyle

Hendaye lune 

Vous visitez un musée et fasciné par une peinture, vous ne cessez de l’admirer pendant près de 15 minutes. Assis devant ce tableau vous hésitez tellement  à quitter les lieux que le gardien en a la larme à l’œil. Il est tellement bouleversé le brave homme qu’il vous en aurait fait volontiers cadeau de cette œuvre. Non, il ne viendra pas vous consoler mais ce n’est pas l’envie qui lui manque !

Vous ne pouvez pas reste là toute la journée à déguster couleurs et lumières, il faut vous arracher à cette brulure amoureuse.

D’un seul coup vous vous levez et déchirez ce tissu coloré qui vous emprisonne dans cette toile. Vous quittez le musée sous l’œil attendri du gardien qui vous suit jusqu’à le porte. Vous êtes l’un de ces visiteurs rarissime auquel il voudrait serrer la main avant de le voir partir.

Bien évidemment il ne vous viendra pas à l’esprit de remettre en cause le fait que vous avez décidé parfaitement librement de l’instant précis où vous avez pris la décision de vous arracher à votre contemplation… Et pourtant sachez que vous n’avez fait que vouloir quelque chose… qui avait été déjà prévu par votre cerveau quelque centaines de milli secondes avant et cela sans que vous vous en rendiez compte. Soit, en d’autres termes tout à fait indépendamment de votre conscience (laquelle pouvant être très sommairement définie comme la perception claire que nous avons de nos pensées et comportements). Plus encore les neurones de l’encéphale avaient commencés à stimuler les aires motrices nécessaires à l’action de nous lever de votre siège pour quitter le musée. Rassurez-vous tout de même, les larmes de tendresse du gardien n’étaient pas programmées par votre matière grise… en réfléchissant bien peut-être que l’inséparabilité quantique… Tout ça soulève le problème des « atomes crochus » dont les crochets pourraient bien être préfabriqués. Je m’égare !

Ne vous imaginez surtout pas que ma cervelle avide de sensationnel invente ce qui précède, qu’elle invente que notre cerveau est déjà au courant des décisions que nous n’avons par encore prises. C’est un constat qui fut publié en 2005 par le professeur de neurobiologie Patrick Haggard de l’University College of  London (Grande Bretagne) Pour les puristes voir sa publication de juin 2005 intitulée « Conscious intention and motor cognition » in revue Trends in Cognitive Science.

Cet enseignant a analysé les résultats d’expériences menées dès les années 80 jusqu’en 2004… La conclusion de ces travaux est cette troublante découverte, qui révèle que lorsque nous décidons de faire un geste quel qu’il soit nous ne faisons que vouloir ce que certaines zones de notre cerveau viennent de décider à notre insu !

 

« Nous sommes généralement convaincu que lorsque nos effectuons une action par exemple tendre le bras pour attraper une veste lorsqu’il fait froid, nous le faisons parce que nous l’avons voulu, expose le Pr Haggard. Or c’est faux ! L’exécution de ce geste est d’abord initiée par notre cerveau indépendamment de notre conscience. Et ce n’est qu’ensuite que nous prenons conscience de notre volonté d’effectuer ce geste, et que nous le faisons ».

 

Plus précisément, si nous sommes évidemment conscients des motivations qui guident nos actes, c’est le choix de l’instant précis qui nous voit les réaliser qui, lui, échappe à notre volonté.

Ainsi le visiteur de musée quitte bel et bien les lieux comme il avait prévu, mais il ignorait quand cela se produirait exactement car c’est une décision prise à son insu.

Pour ceux qui doivent prendre un avion et sont en retard et s’en retournent chez eux furieux en mettant la radio à fond qui leur apprend brusquement que leur avion c’est scratché, d’où  provient le signal retard salvateur du cerveau des rescappés ? Et puis zut, je m’égare encore !

Ainsi notre libre arbitre, soit la faculté d’agir sous l’influence de notre seule volonté, s’avère bien plus mince que ce que nous aimons à croire.

C’est un constat passablement humiliant pour la « liberté » républicaine et qui révolutionne un débat philosophique vieux de plusieurs siècles.

Si l’apport des neuroscience ne permet pas encore de trancher sur la nature du libre arbitre, il éclaire en tout cas d’un nouveau jour les positions défendues par les philosophes à ce sujet… quitte à les contredire tout net ! Tel René Descartes (1596-1650) pour qui chaque action est le fruit d’un choix librement effectué par l’individu entre les différentes possibilités qui se présentent à lui : une vision rudement malmenée par les travaux des neurophysiologistes. Ne sentez-vous point venir les lézardes dans le fameux « Discours de la méthode » sur lequel s’appuie toute démarche scientifique ? Il faut dire pour ce brave Descartes que nous avons fait preuve de discrimination à son égard (Charles Darwin a subit les mêmes torture) car personne ne parles du Descartes et sa nuit mystique, personne ne parles non plus de celui qui cherchait à entrer en relation avec les alchimistes Rose-Croix et tout le monde fait silence sur ses relation avec la Reine Christine de Suède brillante alchimiste. Pauvre philosophe qui fut passé sur le lit de Procuste et ne nous livre que l’ombre de lui-même ou néo-cartésianisme réduit au scientifiquement correct.

A l’opposé des concepts de Descartes nous avons celle de l’écossais David Hume (1711-1776), elle aussi battue en brèche. En effet pour ce philosophe la sensation de vouloir effectuer un acte donné est une sorte d’illusion rétrospective générée par le fait que nous sommes déjà en train d’effectuer cette action. Or, d’après B. Libet et A Sirigu de 1983 (voir mon Holoscopie de la spiritualité Occidentale) la conscience du geste survient quelque millisecondes avant son exécution, même si la décision de l’exécuter est prise avant d’en avoir conscience.

Comme je suis un brin cocardier je dois souligner que les conclusions de Patrick Haggard reposent essentiellement sur les travaux de Angéla Sirigu de l’institut des sciences cognitives de Lyon. Je passe sur le protocole expérimental que les puristes pourront aisément découvrir dans les diverses publications des sciences cognitives.

La conclusion est toujours la même : Le déclanchement du geste est bel et bien initié par le cerveau avant que le sujet décide consciemment de le faire !

Cependant le libre arbitre existe si nous avons le temps de réfléchir à ce que nous faisons. Si nous voulons acheter une voiture en pesant le pour ou le contre afin de prendre une décision, l’action d’acheter sera faite en toute liberté, c’est pourquoi nous pouvons dire que notre palais Bourbons n’est pas sous la coupe d’une bande de cerveaux de députés faisant la loi pour nous, hélas avec les magouilles en vigueur cela ne change pas grand-chose !

D’où peuvent provenir ces ordres d’agir précoces ? Les neurosciences donneront peut-être un jour une réponse. Mais cette réponse risque fort d’être biaisée si le corps est uniquement perçu comme matière.

 

 

Voila chère lectrice et cher lecteur Jevous ai parlé pour l’ultime fois  de notre cervelle. Je n’y reviendrais plus car presque personne ne lit ce genre de prose, emporté que je suis par ma formation, grâce à laquelle je barbe abondement. Ne voulant point empoisonner mes gentilles lectrice et mes aimables lecteurs je vais laisser ce genre de sujet au fond de mon escarcelle ou il se déposera pour former un dépôt poussiéreux ou de rares individu viendrons pécher leur poisson d’argent

J’ai toujours été passionné par le système nerveux central et plus particulièrement le cerveau. C’est une structure très complexe mais bourrée d’énigme et dont nous ne somme pas prêt à découvrit le fonctionnement intime qui parfois s’avère fascinant.

Le parallélisme est à faire avec l’étrangeté de la physiqiue quantique. Ces deux aspects de la science qui bousculent quelque peu ce que l’on croyait définitivement acquis prépare une période charnière ou les mentalités deviendront différentes et plus aptes à envisager un univers inséparable de l’être.

Nous ignorons généralement que notre cerveau est capable d’effectuer des « extractions d’invariances » c’est-à-dire de résoudre, de tête, une équation mathématique très complexe et cela instantanément comme le montrent certains calculateurs prodiges. Evidemment il est difficile de vulgariser un pareil sujet sans trahir quelque peu la réalité comme le font bien souvent les amateurs du nouvel âge en schématisant à l’excès les activités des encéphales droits et gauche.

 

Avec toute mon amitié.

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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 10:13
- Par Hermophyle

mutus liber fin

Je réponds ici à la question que j’ai posée sur le site social Facebook, avec elle j’avais voulu établir un étroit rapport avec mon article intitulé « le zéro et l’infini » ; qui, selon l’écrivain britannique Artur Koestler, est une définition lapidaire de la condition humaine.  J’ai donc proposé à la sagacité de mes amis l’interrogation suivante afin que chacun propose, selon sa conception de la dimension humaine, une issue sur la ligne qui joint l’infiniment petit à l’infiniment grand :

Le zéro est trop petit, l’infini est trop grand, que choisir ?

J’ai obtenu plusieurs réponses, parfois sophistiquées jusqu’à proposer les nombres imaginaires, ces artifices de calcul utilisés dans des problèmes faisant intervenir  des équations différentielles. Evidemment une telle prouesse fictive, un tel jeu, ne saurait nous faire passer « de l’autre côté du miroir ». Il faut bien s’amuser comme le font nos fonctionnaires en affirmant « qu’il faut faire complique quand on peut faire simple », oui, l’intervenant en mettant ce grain de sel alchimique n’était pas dépourvu d’humour…

J‘ai eu droit aussi à des réponses mi figue me raisin dans le style : « restons entre les deux », plagiant ainsi ceux qui disent avec justesse que, dans l’ordre des grandeurs, l’Homme se situe entre l’atome et l’étoile. Réponse qui ne s’attire aucun suffrage puisque le Christ affirme que Dieu vomit les tièdes.

 D’une manière générale le zéro est mal vu même par des adeptes alchimistes chevronnés. En tout cas chaleureuses félicitations aux nuls mes frères ! C’est vraiment difficile d’accepter cette évidence criante que nous ne sommes rien, ce rien qui est indispensable pour pouvoir élaborer un homme véritable et lui ouvrir la porte de l’infini. Notre petit ego, qui nous affirme que nous sommes l’infinie grandeur, est vraiment un sale bête ! On a deux options vis-à-vis de lui: ou on le soigne bien pour qu’il engraisse ou on s’en débarrasse. A son propos seule est valide la loi du « tout ou rien ».

Seul le zéro conduit à la réalité et donc à l’absolu. Etre nul personne ne l’accepte. Personne n’accepte que nous devons nos glorioles à notre patrimoine génétique que nous n’avons pas fabrique ! Mais enfin, c’est une évidence ! Cette juste et logique reconnaissance correspond à accepter notre nullité, ce rien qui ouvre les portes du « Royaume »… en voici une approche fructueuse à travers l’œuvre de ces alchimistes initiateurs, d’immense portée spirituelle, que furent les époux Schwaller de Lubick amis de Fucanelli et de Julien Champagne lequel fut, comme l’on sait, l’illustrateur des ouvrages, fondamentaux pour l’alchimie : Le Mystère des Cathédrales et les Demeures Philosophales.

 

En la préface pour Verbe Nature de René Adolphe Schwaller de Lubicz (éditions Axis Mundis, Paris 1988) voici ce qu’écrit Michel Monereau avec lequel j’ai partagé, il y a plus de 25 années, la solide initiation orientale, celle qui caractérise l’enseignement que reçu le  « tchen jen » et alchimiste René Alleau comme le manifeste son ouvrage Aspects de l’alchimie traditionnelle.

Le texte qui suit pose les principes essentiels de l’alchimie universelle, plus exactement le dénominateur commun à toutes les pratiques au laboratoire. Dans son universalité, cette attitude psychique qui construit les Adeptes ou « hommes véritables », que l’Orient appelle « tchen jen », permet d’exprimer certains concepts parfois abstraits, tout en ne racontant pas de ces balivernes qui caractérisent notre temps ou règnent les bricoleurs joueurs de pipos:

« Le 7 décembre 1961 s’éteignait René Adolphe Schwaller de Lubicz, dit Aor, l’un des grands maitres spirituels de notre temps qui marqua l’égyptologie par l’élaboration de sa thèse symbolique.

AOR avait dédié sa vie à l’éveil de « l’intelligence du cœur » s’appuyant tout particulièrement sur les enseignements de la tradition hermétique dont il avait ardemment étudié les sources dans la symbolique de l’ancienne Egypte.

Cette culture de « l’intelligence du cœur » ouvre la voie lumineuse qui permet d’accéder à la réalité immanente masquée dans notre civilisation par l’activité prépondérante et trop souvent désordonnée du mental. En subissant le flux de la pensée chaotique qui submerge sa conscience innée, l’individu nourrit son ego et en vient à perdre sa souveraineté naturelle sur le monde manifesté qu’il ne perçoit plus que de façon illusoire, n’ayant plus de contact avec lui. »

Michel Monereau poursuit en citant les dernières paroles de Schwaller de Lubick, paroles d’un être qui quitte ce monde les yeux ouverts, « oculatus abis »… Tu t’en va clairvoyant proclame ce livre imagé d’alchimie qu’est le fameux Mutus Liber en sa 14ème et ultime planche représentant l’apothéose de l’alchimiste victorieux :

« Il faut situer son cœur au-delà de ce monde émotif pour s’en libérer… Le Réel, le Réel, je vois le Réel et ce n’est pas du tout ce que l’on imagine — il ne faut rien imaginer : il faut se taire… et écouter… il faut regarder dans le silence, sans vouloir voir et accepter le Rien car ce que l’homme appelle « rien » c’est cela la réalité. »

Tels furent les ultimes mots d’Aor avant de quitter ce monde de l’émotion, paroles riches d’enseignements pour qui veut bien les entendre…

« Rien imaginer » (tout un programme !), « se taire » (un supplice pour beaucoup !) 

Je pourrais arrêter là cet article puisque les lignes précédentes répondent à la question posée. Cependant le sujet est très lourd de sens et possède une infinie valeur qui nécessite une explication plus conséquente. Alors poursuivons la découverte de la véritable puissance initiatique liée à l’éveil qu’illustre et explique ce couple exceptionnel un peu trop marginalisé alors que leur seul amour réciproque devrait être une lumière dans notre monde de divorce pléthorique.

Le couple Isha et Adolphe Schawaller de Lubic fut, au XXe siècle, le principal vecteurs ce cette richesse initiatiquo-spirituelle qui accompagne l’alchimie au laboratoire.

Car la pratique de l’œuvre manifeste en permanence les dimensions  non matérielles, spirituelles, des lois de la matière dont il incombe à chaque adepte de développer la perception afin d’accéder réellement à la l’Esprit de vie. C’est là, la principale réussite de ce couple hors du commun d’être parvenu, à l’instar de Rudolf Steiner, à un échange avec « l’autre côté du miroir » pour le plus grand profit des aveugles que nous sommes dans notre divinité occultée que nous rappelle en permanence le Christ en disant : « Vous êtes tous des dieux » (Evangile de Jean, chapitre 10, verset 34).

 

Isha (Jeanne Germain de son nom de Jeune fille) et Adolphe s’épousèrent en 1921. Ils formèrent un couple initiatique ayant, à la manière de deux alchimistes du moyen âge Dame Perenelle et Nicolas Flamel, une totale unité de vie et de pensée et, si vous voulez bien me pardonner la rustique analogie alchimique, ils constituaient ensemble, par leur communion, une « pierre » humaine d’une valeur infinie.

Leurs travaux pratiques débouchèrent sur de nombreuses réalisations parmi lesquelles l’extraction de la quintessence des plantes à travers la spagirie et la redécouverte de la qualité des verres des anciens vitraux dont les fameux bleu et rouge « de chartres ».

 

L’alchimie ayant de solides racines dans l’Egypte ancienne, puisque sa première manifestation scripturale, non hiéroglyphique, se fit dans l’Egypte hellénisée, près de deux siècles avant notre ère, sous la plume d’un certain Bolos Démocritos.

Dans un sentiment de « retour aux sources » les Schwaller de Lubicz s’installèrent à Louxor (Egypte) en 1938. A travers la symbolique de Louxor Aor découvre la totale connaissance du Moyen Empire (- 2106 à -1786). Au même moment Isha reçoit la révélation  du véritable alphabet hiéroglyphique. Pour vérifier la réalité de leur découverte, ils associent à leurs travaux Alexandre Varille et Clément Robichon, formant ainsi avec le peintre Alexandre Stoppelaere le Groupe de Luxor.

Soulignons au passage qu’Alexandre Varille fut membre de l’Institut français d’Archéologie orientale du Caire, expert scientifique au Service des Antiquités d’Egypte et membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Pendant ce séjour qui dura 15 ans, Lucy Lamy (fille du premier mariage d’Isha qui fut veuve) relève sous l’égide de Clément Robichon les plans, reliefs et inscriptions de la plupart des murs du temple. Ces travaux d’une précision admirable, faits sous la direction d’Aor, permettront la composition de l’ouvrage magistral Le Temple de l’Homme. Les bases essentielles de la connaissance pharaonique et les principaux éléments de l’enseignement pythagoricien issus de cette connaissance y seront exposés.

les Schwaller vont traduire la vision cosmique et universelle des choses, en replacent les faits matériels dans un contexte spirituel beaucoup plus élevé et large.

C'est l’étude des grandes lois universelle, valables pour l'alchimie mais aussi dans d'autres domaines. En réalité il s’agit de la recherche et de la perception du monde des causes auquel nulle science ne peut accéder puisque axées sur l’analyse des effets. Donc les scientifiques, avec leur état d’esprit actuel (surtout les néo cartésiens français), ne pourrons jamais comprendre et encore moins pratiquer l’alchimie, car on ne réalise pas le grand œuvre par hasard ou en suivant un protocole volé. Devinez quelle grosse pièce il manque au puzzle ?

 

J’ouvre une parenthèse pour parler un instant de l’alchimiste Don Pernéty (1716-1801) dont une seule partie de sa préface du Dictionnaire mytho-Hermétique démontre qu’il s’agissait d’un compilateur, comme beaucoup l’affirment, et non d’un véritable adepte surtout quant il écrit le texte suivant pour justifier le langage énigmatique des alchimistes:

« Si l’on exposait au grand jour cette science dans sa simplicité, les femmes, les enfants même voudraient en faire l’épreuve : le paysan le plus stupide quitterait sa charrue pour labourer le champ de Mars comme Jason : il cultiverait la terre philosophique, dont le travail serait pour lui qu’un amusement, et dont les moissons abondantes lui procureraient d’immenses richesses, avec une vie très longue, et une santé inaltérable pour en jouir » (p 14 Edition Denoël, Paris 1972)

Cette citation laisse supposer que le grand œuvre n’est qu’une suite de manipulations au laboratoire, qu’il suffit de connaitre pour réaliser l’œuvre des alchimistes. La même chose me fut affirmée péremptoirement, il y a peu de temps, par un chercheur se disant disciple d’Hermès.

Je reste déconcerté qu’une telle affirmation puisse provenir d’un alchimiste ou se disant tel !  Si l’alchimie est réellement cela Je n’hésite pas un seul instant, j’abandonne sur le champ ma communion avec l’Esprit de vie pour erreur manifeste !

La raison d’être d’un langage obscur, cabalistique, a un tout autre fondement. C’est celui  d’éveiller des potentialités endormies. Non, cent fois non, la seule connaissance de la pratique ne conduit pas systématiquement au « don de Dieu », à la réussite… A moins que tous les auteurs les plus crédibles, que ce soit celui du Mutus Liber ou Fulcanelli, nous aient trompés. En toute cohérent, permettez-moi de douter d’une telle duplicité planétaire.

 

Les préoccupations alchimiques du couple d’égyptologues apparaissent dans Le Roi de la Théocratie Pharaonique où Schwaller s’exprime au sujet de la pierre philosophale et du but du Grand Œuvre des alchimistes. Il s’interroge sur le feu vital, dont on trouve de longues explications dans les ouvrages de Fulcanelli.  En réalité il cherchait à « Faire comprendre la réalité de la Science sacrée...raison d'être de ce petit livre. »

Autant l’œuvre d’Aor est celle d’un chercheur autant celle d’Isha est celle d’une traductrice à partir du moment où en 1938 elle reçoit la révélation  du véritable alphabet hiéroglyphique.

Elle va donc, à travers ses ouvrages, illustrés par sa fille Lucie Lamy décrire l’initiation Egyptienne dans deux livres fondamentaux : Her-Bak « pois chiche » et Her-Bak « disciple »… Que tout prétendant à la spiritualité et à l’ésotérisme se doit d’avoir non pas seulement lu, mais aussi médité…

L’extrapolation dans la vie actuelle, des trésors exposés dans ces deux ouvrages, avec une simplicité et une clarté sans pareille reste son œuvre fondamentale. Ainsi peut-on déguster de véritables joyaux initiatiques à travers L’ouverture du chemin et La lumière du chemin. Au fil de la lecture on reconnaît bien des symboles abordés par Fulcanelli dans son Mystère des Cathédrales. Mais Isha en développe non pas le versant alchimique mais le versant initiatique nécessaire à la réalisation du Grand Œuvre et dont la dimension est et reste universelle puisque ses rudiments existent autant dans le Taôisme que dans le Tchanisme. Mais faut-il s’en étonner puisque le cerveau humain est unique sur toute la terre comme le désigne cette corne d’Amon que l’on retrouve dans les représentations égyptiennes analogues à la structure interne du limbe profond de notre cerveau qui porte le même nom ? La corne d’Ammon de notre encéphale cérébral est partie intégrante de l’hippocampe (également par analogie de structure avec l’enroulement du « cheval marin » dont a su user à bon escient un certain cabaliste appelé Julien Champagne). Signalons au passage que cette formation cérébrale est le siège de la mémoire…Par ailleurs Amon a donné Amen par permutation d’une voyelle comme dans beaucoup de langues orientale. Amen ne signifie pas « ainsi soit-il » mais « cela est vrai ». L’expression égyptienne Amon Ra signifie d’ailleurs que « cela est vrai comme le soleil (Ra)… dans le ciel ».

 

Mais le plus fascinant dans la philosophie des Schvaller de Lubicz est que les neurosciences actuelles leur donne complètement raison. Nous nous retrouvons là encore face à un mystère Egyptien tel celui de l’érection des pyramides répondant aux neurones pyramidaux à la surface de notre cortex cérébral caractérisant, par leurs activités diverses, notre conscience humaine.

A travers cette œuvre commune émerge avec une puissance impérieuse la nécessité du silence mental répondant au « rien » de la mystique universelle. Ce « rien » revient comme un lei motif à travers les expériences de saints comme St Jean de la Croix, sainte Thérèse d’Avila, sainte Thérèse de l’enfant Jésus ou encore sainte Angèle de Foligno ou même sainte Catherine de Sienne… Evidemment la maitrise de ce rien n’est pas l’apanage des saintes et des saints mais de toutes celles et de tous ceux qui sont parvenus à un stade d’éveil conséquent pour percevoir ou voir l’Esprit des choses, son feu vital, qui n’est autre que le Saint-Esprit de la tradition chrétienne.

« En rien git tout » disaient les vieux maitres cabalistes dont le double visage est dissimulé derrière les vapeurs du chaos primordial.

L’être réalisé ou élite ou surhumain n’as pas ici le même sens que celui défini par les enseignants des grandes écoles. Les misérables élites en question ont du chemin à faire et leur enseignants encore plus. Donc, pas de méprises… Laissons parler Isha Schwaler de Lubicz :

« Que ce soit dans les évangiles ou que ce soit par Lao-Tsé, ou les maîtres Egyptien, il est dit que le « royaume divin » — le Tao, le chemin de Maât — est à découvrir en nous-mêmes. Ce qui revient à dire que l’élection — ou sélection — de l’Elite se décide en chacun de nous, selon nos réticences ou notre obéissance à nos impulsions supérieures.

Aucun sage n’a désigné comme étant spécialement favorisés les hommes renommés pour leur science ou leur puissance, encore moins les savants « docteurs de la loi !»

Mais tous ont été d’accord pour attribuer cette élection aux êtres qui ont retrouvé, dans leur pleine conscience d’homme, la simplicité de l’enfant. » In L’ouverture du chemin, p.304, Editions de La Table d’Emeraude. Paris 1985 (fac-similé des Editions « Aryana » de 1980)

Et Isha définit enfin, avec une précision dénuée de tout artifice littéraire, le cœur du sujet qui relègue à des dessous d’escaliers les gesticulations verbeuses des centres initiatiques actuels :

« Il n’est donc pas question de définir l’Elite comme une sélection d’êtres privilégiés par leur culture, leurs pouvoirs ou leurs connaissances.

Ses membres sont ceux qui cherchent, par n’importe quel moyen à contacter « ce qui ne peut pas mourir » en eux-mêmes et en l’Univers ; ceux qui se sentent héritiers non pas de leurs ancêtres terrestres mais des êtres déjà parvenus à l’état de « vivant incorruptibles »… Opuscule cité p 36.

Je sais, par expérience, que les ergoteurs « docteurs de la loi » vont ramener tout ce qui précède à leur convenance. Ils font partie de l’inéluctable destruction entropique à l’image de ces « trous noirs » impitoyables destructeurs et dévoreurs de tout ce qui passe à leur portée. Ces êtres, victimes de croyances, sont détruits à leur insu par une pensée matérialiste que favorise notre société. Depuis longtemps déjà les psycho-physiologistes en démontré les raisons d’être d’une pareille attitude génératrice de croyances et conséquemment de violences.

 

La bipolarisation (limbe-cortex) de notre encéphale cérébral est créatrice de multiples conflits dans notre comportement. Le plus connu est l’attitude d’un chasseur attaqué par un lion qui voudrait fuir mais est paralysé par la peur. Il y a là antagonisme d’action entre la partie corticale la plus évoluée de notre cerveau qui dicte au chasseur l’attitude raisonnable de sauver sa peau et la partie la plus ancienne (limbique) et plus profondes aussi qui s’affole car elle est très émotive. Comme cette zone archaïque est imperméable à toute logique, son message puissant et prépondérant de peur annihile l’ordre raisonnable de fuite et paralyse sur place notre chasseur.

C’est ainsi que les plus purs, mais un peu naïfs, sont souvent piégés par les brute épaisse et ignares, dépourvus de la moindre étincelle de conscience, qui manient sans état d’âme la rhétorique ou la menace avec une logique diaboliquement biaisée ou, selon la direction du vent, se transforment derechef en gentils hypocrites jolis cœurs devenus sensibles et repentants.

Cette période de campagne électorale est extrêmement enrichissante pour sonder la duplicité humaine sous ses plus beaux atours. En se donnant la peine d’observer sérieusement chacun pourra extrapoler… Leçon irremplaçable et théoriquement facteur de progrès et d’éveil car c’est un exemple illustré de tout ce qu’il ne faut pas faire.

Puis-je vous confier que si j’étais à la place de certains acteurs de cette quinquennale comédie je n’oserais plus jamais passer ma main sur mon visage de crainte d’être profondément brûlé par ma laideur.

 

A la bipolarité limbe-cortex s’ajoute celle de l’encéphale gauche et droit. L’un est rationnel, l’autre ne l’est pas. Opposition donc entre l’artiste du cerveau droit et du scientifique de cerveau gauche. A ces quatre « cerveaux » s’en ajoute un cinquième qui est le cerveau reptilien fait de réflexe. Et tout ce petit monde forme une véritable société ou chacun tien sa place le mieux qu’il peut. C’est la raison pour laquelle le professeur Michael S. Gazzaniga, spécialiste mondial des neuroscience a intitulé l’un de ses ouvrages The Social Brain, « Le cerveau social ».

Toutes ces structures vivent donc ensemble en se bousculant parfois l’une l’autre.

Par exemple vous décidez de vous rendre chez un ami en voiture et pendant le trajet vous pensez à autre chose, vous êtes distrait. C’est alors que vous vous retrouvez sur la route qui conduit à votre travail. Dans ce cas, votre distraction a laissé la place à votre cerveau reptilien, cerveau le plus élémentaire fait de réflexes, c'est le pilote automatique. C’est lui qui, en votre absence, a pris les commandes et vous a dérouté.

Enfin, obstacle quasiment infranchissable pour un être qui désire se réaliser et donc accéder à la connaissance c’est que la croyance est à la base de nos activités cognitives ! C’est cela qui fait dire au psycho-physiologiste Michael Gazzaniga: « Croire est ce que les humains font le mieux »

Donc, des croyances pivots de l’expérience humaine nous devons nous évader pour accéder à notre véritable dimension. Disons d’emblée que la voie de la spéculation est sans issue car elle fait tourner en rond nos réflexions dans une autosatisfaction quelque peu narcissique. C’est en réalité un brassage de croyances et même leurs exaltations, œuvre brillante des « non-nuls » si je puis m’exprimer ainsi.

La seule voie qui existe consiste à se déconnecter des pensées et donc à suivre le chemin de RIEN, d’accéder au silence des pensée afin de ne plus laisser s’exprimer ces multiples croyance qui tissent dans notre cerveau un véritable filet que endors notre vigilance luttant contre les effets de notre formation réticulaire (sorte de « filet », d’où le nom, qui est fait d’enchevêtrement de cellules nerveuses occupant tout le cerveau) qui l’active et la régule. Ce filet nerveux, connu des anciens par intuition, tout comme la corne d’Amon, et cela depuis les temps immémoriaux n’est évidemment pas sans analogie avec le rets des alchimistes que l’on trouve parfois tracé sur la galette des rois…

C’est pourquoi les orientaux parlent d’éveil quand l’être a réussi à ne plus être tributaire de ses croyances. Car cette « main mise » sur notre vigilance fait que même si nous nous croyons éveillés, en réalité nous dormons. Parvenu à cet éveil, nous voyons le monde autrement et même, c’est souvent le cas, pour la première fois.

Isha traduit cela en son Ouverture du Chemin :

« Vigilance ne veut pas dire introspection.

Veiller c’est ne pas dormir. Les préoccupations de notre existence quotidienne absorbent toutes nos facultés aux dépends de notre vie intérieure, et l’éveil de notre conscience est trop souvent le moindre de nos soucis ! Or cette absence de vigilance nous met en état de sommeil, quelle que soit par ailleurs notre activité intellectuelle ou professionnelle, car cette inattention ne nous permet aucun contact avec le réel. » p 184 éditions La Table d’Emeraude, Paris 1985.

Les croyants de nos Eglises cherchent à être irréprochables, par peur de perdre ce qu’ils ne possèdent pas et finalement s’aveuglent sur leurs tentations et s’en remettent à leur « directeur de conscience » qui traite le problème pour eux. Ainsi sont-il sécurisés et content d’eux-mêmes car ils on suivi, en qualité de croyant, les préceptes de leur Eglise. De ce fait ils sont endormis et leur conscience reste somnolente jusqu’à leur décès.

« Les candidats à « l’irréprochable vertu » s’aveuglent sur leurs tentations secrètes, et de cacher leur responsabilité sous celle des autorités dirigeantes et de leur lois.

Ainsi remplacent’ ils la brûlure de l’expérience par la sécurité de l’obéissance, et la leçon d’une erreur par le contentement de soi-même.

Mais cette obéissance est un somnifère pour la conscience dont l’éveil nécessite à chaque pas l’épreuve du choix et du libre examen.

Celui qui refuse l’expérience nécessaire à son âme, par crainte de ternir sa vertu, aime sa forme terrestre, et non la vie éternelle. » Opuscule cité p. 256.

 

Donc nous avons le choix entre prendre une route dangereuse dépourvue de toute signalisations routières et donc à parcourir à nos risque et périls ou descendre à un arrêt de bus pour embarquer dans un véhicule confortable ou un chauffeur nous conduira indemne jusqu’à la case décès.

La route sans panneaux de signalisation est évidemment très dangereuse, la prudence et la vigilance s’impose afin de ne pas être surpris par le danger. Et si nous nous faisons surprendre inutile de s’apitoyer sur son sort, nous repartons d’un bon pied en étant encore plus vigilent. Ne croire en rien et vivre l’ici et le maintenant, telle est la voie qui nous divinise progressivement. Certains appellent cette métamorphose la manifestation du corps glorieux… ne jouons pas sur les mots, ne pensez-vous pas que c’est le résultat qui compte !

Les apprentis sorcier qui, dans leur abri de bus, torturent la matière dans le but de lui extraire sa quintessence ou quelque lingots précieux assortit d’une longévité sans pareille ont trouvé leur hochet jusqu’à la fin de leur pauvre vie. Et ils vont devenir chevronnés, de véritables maîtres dans l’art de critiquer ce que font tous les autres. Bien sur ils vont  asseoir leurs affirmations sur l’auréole de leur expérience. Seigneur pourquoi se préoccuper de l’autre si ce n’est pour lui manifester notre bienveillance ou notre amitié ? Mille excuses, j’oubliais que nous sommes dans une voie de garage, un abri de bus…

L’alchimie est à vos pieds avec ses rutilantes et multiples facettes, partez sur la route dangereuse de sa découverte, foncez ! Essayez celle-ci, et aussi celle-là sans en négliger aucune. Si vous vous arrêtez à une en croyant que c’est la bonne vous êtes piégé à un arrêt de bus pour refus de vous casser les dents. La vie est mouvement, changement et son comportement exploratoire est essentiel pour l’être humain et tout animal, même pour les rats !

La voie royale, l’unique, se découvre en prenant des risques. Progressivement elle se dessine au fil des épreuves et c’est la plus émouvante des découvertes qui ne trouve personne pour être partagée, mais oh combien de « commandeurs des croyants » pour la critiquer.

Claude d’Ygé en sa Nouvelle Assemblée des Philosophes Chimiques confirme tout ce qui précède :

« Que si le moyen paraît rebutant, la route ardue et difficile, nous ne nous étonnons pas. Ceux qui ne sont point fait pour le but, ne sont point faits non plus pour le chemin. Ce n’est pas la moindre précaution du Ciel d’avoir mis les résultats rares hors de portée des multitudes. « La Science fait beaucoup de promesses ; elle en tient d’avantage encore, mais envers ceux-là seuls qui en méritent l’accomplissement. » p. 30 Editions Dervy-livres (actuellement Dervy-Médicis), Paris 1972.

 

Le moral gonflé à bloc j’ai décidé d’être méritant et d’arriver jusqu’au bout… vous m’accompagnez ?

 

Avec toute mon amitié.

 

 

Publié dans : hermetisme - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 15:28
- Par Hermophyle


En période électorale où tout le monde est partagé entre deux candidats il est bon de se souvenir que le bon peuple Gaulois n’est pas binaire comme le système bête d’un ordinateur.

Le partage idéologique en deux de notre société est inhumain et de surcroit mensonger. Deux forces impérialistes se partagent le gâteau du pouvoir et de l’argent dans un ballet cucul pour désigner (permettez-moi de crier au scandale) le patron de tous les Français ! De la politique je m’en fous, mais de la justice  non. J’ai voté blanc, le troisième choix, mais on va m’imposer de force un guignol à l’Elysée. C’est quoi cette foutaise calquée sur le faux système aristotélicien du « tiers exclu » ? Figurez vous que ce tiers que l’on exclu c’est mon bulletin blanc ! Chacun sait actuellement, depuis l’émergence de la sémantique générale, que le concept binaire « oui-non » est faux et que les ordinateurs sont des attardés mentaux.

Cette dichotomie issue du notre vieux cerveau « Reptilien », relève de l’artificiel dégradant puisque le nom des individus que nous sommes, ce simple nom, signifie indivisible ! L’être et la société sont inséparables et l’on voudrait nous faire vivre dans une société charcutée en deux ! Ce partage est celui des antiques jeux du cirque avec le sang dans l’arène, ou celui des matches de foot. Cela relève, — et vous l’avez compris, — du surréalisme combinatoire…

Notre société n’a à être  ni  coupée en deux ni en trois et encore moins en quatre. Cette dernière division ne concerne que les cheveux et c’est forts heureux.

Faut-il vous dire que la division en deux (dia) se trouve dans diable ? Notre société est diabolisée par l’œuvre d’une ridicule minorité à la langue bien pendue et aux dents de requin déguisé en pèlerin. Cela tout le monde le sait et tout le monde s’en balance, mais « c’est étudié pour » dirait le regretté humoriste Fernand Reynaud.

On vit les élections comme un matche de rugby avec les petits drapeaux, les lampions et les messages subliminaux. A la fin on est bourré comme un coing avec  l’esbroufe d’un grand spectacle où la débilité des petits slogans qui s’exaltent en connardes gloriole. Ainsi s’élèvent lyriques des gros mots bidon. Ils sont tellement attrape couillons (pour attardés mentaux pourrait-on dire) qu’ils sont finies, usés, avant d’avoir servies.

Messieurs les candidats, qui nous conditionnez comme des rats, vos devises idiotes, sont à la gloire de nos vieilles chaussettes qui ne sont pas en odeur de sainteté. Telle est votre marotte de « sous hommes », comme le dirait notre regretté et tonitruant Georges Frêches, qui lui au moins savait nous divertir par ses frasques de carabin en goguette.

Le temps n’est pas loin ou avec vos oncles picsous magnat du pétrole et de tout ça, vous vous trouverez à poil  face à vos œuvres. Vous aurez à choisir entre le haut et le bas.  Et le cornu vous séduira avec ce que furent vos courbettes et vos sourires tordus, et cela dans un discours aussi élogieux qu’obséquieux. Votre alter ego sulfureux vous démontrera avec votre mauvaise foi que vous devez voter pour lui, que vous n’avez pas le choix, que c’est votre plus grand bonheur de vous laisser gentiment rissoler dans son gentil barbecue en n’oubliant pas de chanter la Marseillaise pour rester patriotiques jusqu’au bout.  

Mortalité, pardon, moralité: Monsieur Robespierre se croyait à l’abri, bien mal lui en pris.

Ceci étant dit pour ne pas déroger aux commentaires d’une période électorale ennuyeuse, il nous faut aborder les choses sérieuses… selon ma définition évidemment !

En déménageant j’ai fait le nettoyage de printemps. J’ai trouvé de vieux bouquins digne de figurer dans une poubelle, d’autre m’ont étonné par leur qualités actuelle même si leur imprimatur date des années 1970, année ou jeune étudiant je tentais de comprendre le monde dans lequel un « hasard » malicieux m’avait parachuté.

Si je connaissais Artur Koestler (1905-1983) par ses ouvrages tels « Le zéro et l’infini », ou « Les somnambules » je ne m’étais pas attardé sur son chemin terrestre allant progressivement vers la face invisible et caché de l’homme. A travers des brochures j’ai ainsi découvert une vie d’explorateur de l’univers dont l’intuition remarquable avait la perception du futur développement des neurosciences et de la noétique dont un certain Dan Brown a su tirer partie, d’une manière quelque peu discutable, dans son ouvrage « Le symbole perdu » (2009). Pour le sérieux des documentations je ne saurais trop vous déconseiller ce roman fort captivant par ailleurs. Reconnaissons qu’il est difficile d’amuser la galerie sous l’œil pisse-froid des barbes académiques !

Koestler avait comme formation initiale la psychologie à laquelle il retourna après de décevantes excursions dans la politique notamment vers le communisme. En Espagne, dans les prisons fascistes de Franco il fut marqué à jamais car il entendait au petit matin les cris de détresse des condamnés qu’on allait fusiller. Là il a commencé à comprendre ce qu’était la liquidation politique, et tout a changé d’un coup, il a compris cette phrase d’André Malraux : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie. » Il précise ce changement, en lui, dans un entretien avec le quotidien l’Express :

« J’ai compris tout bonnement ce que cela voulait dire de mettre un homme à mort, de sang-froid. L’homme ne se réduit pas à une équation mathématique. L’homme se comporte, dans une équation mathématique, comme le zéro et l’infini — c’est pourquoi j’ai choisi ce titre —. L’individu c’est un zéro mais c’est aussi un infini… » (L’express va plus loin avec ces théoriciens, p. 215, Editions Robert Laffont, Paris 1973)

L’homme un zéro et un infini

Vous en connaissez beaucoup des individus qui pensent être zéro ?

J’ai cherché longtemps, surtout dans ma tasse de thé qu’est le milieu spirituel et je n’ai rien trouvé. Je n’ai pas débusqué grand chose si ce n’est une fausse modestie chronique, du baratin quoi ! On en dit de belles choses au nom de la spiritualité de l’humilité, grand Dieu ça fait frémir de plaisir dans une exaltation trompeuse. Pour avoir dénoncé ça je me suis fait des ennemis sur Facebook et ailleurs, car nos spiritualistes décadents nagent dans une confiture hypersucré moralisante et ça devient écœurant. C’est le Sacré cœur à l’envers ou la sensiblerie fait office de grandeur alors qu’il s’agit d’une petitesse humaine.

Je ne vous parle pas de ça pour m’entendre dire que j’ai raison. L’important est de parvenir aux racines de la spiritualité pour tenter de comprendre « comment ça marche » afin d’éviter des attitudes débiles ou débilitantes des cœurs saignants ; sans exclure la sensibilité et la tendresse bien au contraire. En bref mettre chaque choses à sa place et non la niche dans le chien.

J’ai voulu vous montrer que le progrès des neurosciences est tel depuis les années 70 que l’histoire vaut d’être contée à travers cet écrivain de grand talent, défenseur de la noétique, que fut cet Hongrois naturalisé Anglais : Artur Koestler.

Le cerveau triunique.

Après son abandon de la politique Koesler revint à la psychologie et il devint l’assistant du célèbre médecin neurobiologiste américain MacLean (1913-2007)

MacLean est l’auteur de la théorie dite du cerveau triunique selon laquelle l’évolution du cerveau dans le règne animal se retrouve dans la structure du système nerveux central humain. Les biologiste on résumé cela par l’expression : « L’embryogénèse résume la phylogénèse » ainsi par exemple l’embryon humain possède, à un moment donné, des branchies comme les poissons et, à l’état adulte, il gardera des vestiges du cerveau de poisson qui fera partie de ce que MacLean appelé le cerveau reptilien, au-dessus duquel se trouve un cerveau plus évolué ou cerveau limbique, lequel sera coiffé par le néocortex (matière grise épaisse comme une feuille de papier à cigarette) qui caractérise l’intelligence humaine.

Certain partisans de G.I. Gurdjeff (1886-1949), ce « maître » ésotériste très controversé quant à son honnêteté, affirment qu’il avait déjà exposé cette tri-cérébralité dans son livre Récit de Belzébuth à son petit fils (chap. 17).  Le doute vient  à l’esprit quant on sait que bien avant 1949 MacLean avait développé cette théorie d’une manière non officielle.  Si la publication se fit en 1949 date de son fameux article Psychosomatic Disesse and the visceral brain paru dans la revue Psychomatic Medecine (1949-11, p. 338 à 253), des « fuites » ont pu se produire bien avant cette date pour alimenter la verve de Gurdjeff. (sur la particularité de Gurdjeff voir mon article sur l’énéagramme) ENNEAGRAMME, Alchimie, Église & Franc-Maçonnerie

Ce détour par MacLean était nécessaire pour ceux qui acceptent difficilement que la spiritualité est autre chose que des mots ou des bonnes intentions. Oubliant ainsi l’adage « Qui veut faire l’ange fait la bête » et cette bête « angélique » est dangereuse pour l’homme ! En tout cas ces procédés si fréquents pour ne pas dire uniques dans le milieu spirituel ont la désagréable particularité de remplir de brumes un horizon ensoleillé

  Notre cerveau fonctionne selon des lois physiologiques qui ne peuvent être ignorées. Pour plus d’information autant sur le plan mystique que physiologique vous pouvez vous référer à mon livre. Holoscopie de la spiritualité Occidentale.

Le piège des émotions

Les anciens cerveau (reptiliens et limbiques) ne fonctionnent pas de la même manière que le cerveau cortical le plus évolué. Il y a donc entre-elles un décalage. Une doublure de fonction, mais pas d’intégration, pas d’harmonie.

LES PLUS ANCIENNES PARTIES DU CERVEAU SONT DOMINEES PAR LES EMOTIONS.

Si nous jouons sur les émotions des bons mots spirituels nous jouons en sous-homme. Cela ne veut pas dire que l’émotion artistique ne soit pas un fleuron de l’humanité. Cela ne veut pas dire non plus que la sensibilité, la tendresse est bannie. Ici la sphère spirituelle est seule concernée.

Une forte émotion déforme notre bon sens. Les amoureux aveugles sont bien connus !

On peut très bien être à la foi physicien tout à fait matérialiste et catholique croyant. Les deux coexistent, sans intégration, dans le cerveau. Voila comment de plus en plus de croyants ne peuvent plus surmonter cette contradiction et quittent l’Eglise qui n’a su accompagner ces hommes et ses femmes en restant un Eglise de croyance et se refusant à devenir une Eglise de connaissance ou gnostique comme l’était celle des premiers siècles.

Cerveau droit, cerveau gauche

La même année que MacLean naquit le futur neurophysiologiste Américain (Californie) Roger W.Sperry (1913-1994) reconnu par ses travaux sur les connections entre les hémisphères cérébraux qui lui ont valu le prix Nobel de médecine en 1981.

Les travaux du Dr Sperry mirent en évidence une des plus formidables particularités du cerveau humain ; l’asymétrie cérébrale fonctionnelle. En d’autres termes l’homme est le seul être vivant dont les deux hémisphères ne font pas le même travail.

Cette particularité permet de dire que la société humaine n’est pas (ou n’est plus) une société animale, que l’homme est, en fait, le représentant du règne humain avec en son sein des variantes de structures et de pigmentation.

Pascal parlait déjà de l’esprit de géométrie (cerveau gauche) et de l’esprit de finesse (cerveau droit).

Sri Aurobindo (philosophe Indou) écrivait en 1910 :

« L’intelligence est un organe composé de différents groupes de fonctions qui peuvent se répartit en deux catégories principale les fonctions et facultés de la main droite et celle de la main gauche.

Les facultés de la main droite sont globales, créatives, synthétiques, elle saisit ce qui est encore incertain.

Les facultés de la main gauche sont critiques et analytiques, elles se limitent à des vérités reconnues. »

Ces deux groupes de fonctions sont essentielles pour l’intégrité de la raison humaine.

L’hémisphère gauche est responsable de « ce que nous disons », le droit de « comment nous le disons ».

Ce sujet est des plus passionnant et mystérieux, puisqu’il est au cœur des initiations « d’éveil » de très haut niveau,  qui se comptent sur les doigts d’une seule main. Dans cette particularité de notre double encéphale cérébral réside aussi le substrat de la noétique, ou spiritualité fondamentale, et celui subsidiaire des phénomènes  parapsychologiques.  

Je ne puis me permettre en quelque page un développement comme j’ai pu le faire dans les 500 de  Holoscopie de la spiritualité Occidentale. Contentons nous donc d’un résumé suffisant pour saisir l’essentiel.

L’hémisphère gauche est le support du langage, le l’écriture, du calcul, des chiffres, du raisonnement. En lui repose la capacité d’analyse et d’abstraction et le souci de procéder méthodiquement.

L’hémisphère gauche s’intéresse aux arbres au détriment de la forêt, car il ne voit même pas la forêt…

Nous avons la l’illustration de la pensée caractérisant la quasi-totalité des  scientifiques… Il y a des exceptions bien sur comme Isaak Newton et Albert Einstein.

L’hémisphère droit est l’univers de la pensée sans langage, de la compréhension non verbale, de la reconnaissance des formes, de la perception spéciale. Il est le siège du rythme, de la musique, de la phonétique, des images, des analogies de formes, de couleurs, de sonorités. L’image et l’intuition sont chez lui des fonctions dominantes, c’est pourquoi il est le siège de la compréhension artistique et musicale.

Un prétendant à la vie spirituelle qui mésestime cela est sans avenir. Un alchimiste qui méconnais cela est un mort-née.

Nous voyons ici quel est le rôle essentiel de la cabale (phonétique) qui est de stimuler l’encéphale cérébral droit pour lui permettre progressivement d’accéder à l’intuition.

Le silence des pensées permet de « déconnecter » le bavardage de l’encéphale gauche. C’est la « technique » universelle de tout centre spirituel digne de ce nom. Dans un second temps c’est apprendre à écouter le silence qui met en contact avec les forces universelles et permet d’accéder à la véritable spiritualité. De cela aucun chrétien et aucun alchimiste ne saurait être dispensé. Ces choses là s’apprennent dans de très rares centres initiatiques. On ne saurait y accéder après la simple lecture de ce texte.

Voici une expérience impressionnante qui démontre que ceux qui parlent trop ne peuvent éviter le mensonge.

Spécifions d’abord que seul l’encéphale gauche s’exprime par la parole.

Le lien entre les deux cerveaux étant « endormi » avec un produit chimique, l’expérimentateur parles à l’oreille du cerveau droit et lui dit de sortir et de revenir un moment après.

Sans rien dire le patient se lève et sort. Lorsqu’il est de retour l’expérimentateur demande au patient ce qu’il vient de faire. Il répond (par l’intermédiaire du cerveau gauche seul capable de parles) « je viens de boire de l’eau ». C’est donc un mensonge du cerveau gauche qui cherche des explications à tout. Ne cherchez pas ailleurs l’insistance du Christ à répéter : « En vérité, en vérité de vous le dit »

En d’autres termes je puis m’exprimer dans la vérité, mais vous  ne parlez pas de spiritualité si vous voulez rester dans la vérité.

Comprenez mon exaspération d’entendre ou de lire des savantasses spirituels qui distillent des  discours à l’eau de rose.

Les mystères du cerveau droit.

Le cerveau droit est extraordinaire et développe ses capacités lorsque l’individu est vrai avec lui-même (bonjour les hommes politiques). Sa mémoire est d’une puissance incomparable et certain  pédagogues savent l’exploiter.

Voice ce qui m’est arrivé lorsque j’étais étudiant en biologie. Lors de l’examen de travaux pratiques de Zoologie il me fut demandé le nom des différentes pièces buccales de l’abeille. J’étais catastrophé car jamais je n’avais pu retenir les différentes pièces constituant une « bouche » de crustacé ou de moustique. Alors je décidais que j’étais planté, fini ! Je pris les choses avec philosophie et m’assis confortablement en regardant autour de mois en m’imaginant le prof qui nous dispensais ces cours. D’un seul coup il y eu une sortes de « déclic » dans ma tête et le prof que j’imaginais se mit à faire le cours sur les pièces buccales de l’abeille. Je recopiais donc servilement ce qu’il racontait. Quand vint le moment des résultats je rougis un peu de la mention à cet examen… Je vous dis cela non pas pour me faire mousser  mais pour vous parler de l’extraordinaire mémoire de l’encéphale cérébral droit.

Un jour le JT parla d’une expérience pédagogique extraordinaire réalisée par un prof de math. Les formules trigonométriques sont difficiles à retenir. Alors le prof. Fit composer à ses élèves un Rapp avec comme paroles les formules de trigo. En d’autres termes grâce à la musique et au chant le prof avait sollicité l’immense mémoire de l’encéphale droit. Une semaine après tous les élèves (30) connaissaient toutes les formules ! Ne nous attendons pas à voir l’Education Nationale adopter ce procédé trop puéril car chez eux seule est accréditée la logique de l’encéphale gauche.

Evidemment les deux encéphales ont des qualités complémentaires c’est pour cela que les neurosciences parlent de logique cruciforme.

Il est aisé de concevoir que des particularités de notre cerveau droit ressemblent étrangement à ce qui est appelé paranormal.  Telle est la raison pour laquelle Arthur Koestler fit un don à l’université d’Edimbourg pour que soit instaurée une chaire de Parapsychologie.

Alchimie et cerveau droit

L’alchimie par la Cabale permet l’éveil du cerveau droit et son entrée progressive en activité se concrétisant par un véritable « dialogue » muet avec la matière. La lecture des anciens permet de s’apercevoir de ce phénomène ou l’alchimiste parle en qualité de matière de son œuvre. C’est la première étape vers l’acquisition d’une intuition de plus en plus importante reposant sur un élargissement de plus en plus grand de la sensibilité.  

Le fait de côtoyer l’Esprit fait jouer à cet Esprit le rôle de « catalyseur spirituel » comme il le joue sur la pierre d’une manière beaucoup plus « mécanique ». Autant pour la pierre que pour l’être. L’alchimie équivaut à apprendre à recevoir cet enseignement dont parles le Christ en disant « L’esprit-Saint vous enseignera » Mais ce qu’il est nécessaire de ne point omettre c’est que la croyance détruit  l’harmonie profonde de l’être dans sa cohabitation avec la connaissance.  

L’alchimie aurait beaucoup à gagner en ne négligeant pas l’importance de notre système nerveux central afin de mesurer l’extraordinaire puissance mise à notre disposition pour découvrir l’univers et les hommes. Il est fondamental de ne plus ignorer que par son encéphale droit l’homme est un infini qui lui permet d’accéder à l’absolu. Cherchez un autre chemin, vous n’en trouverez pas.

Avec toute mon amitié.

                          regule.JPG

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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:11
- Par Hermophyle

 

Mes articles suscitent une curiosité qui parfois frise l’indiscrétion et révèlent surtout l’incompréhension.

 

Je demande à mon correspondant de ne pas prendre ombrage car les réponses qui sont ici reste de l’ordre du « pédagogique » étant donné que son message est un cas « d’école » tant il entre dans la catégorie des lieux communs de ceux qui ont du mal à saisir les fondements de l’alchimie. Donc ma réponse ne cherche pas à meurtrir mon correspondant, mais intéresse toutes les lectrices et tous les lecteurs.

 

Ainsi le lecteur X m’a écrit :

 

« Aimeriez-vous, avant de faire le Grand Voyage, voir la Pierre (et tous ses pouvoirs) ?


Grand dieu ! cela est sans importance ce que j’aime ou n’aime pas ! C’est une manière de me demander si j’ai ou n’ai pas l’objet de SES désirs !

Le mot pouvoir n’est pas dans mon vocabulaire. Je lui préfère celui de capacités de la pierre dans le sens où il faut découvrir ce dont elle est capable. Le pouvoir c’est comme le plomb, c’est dangereux pour la santé et ça dénote l’orientation des intérêts.

 

Mon lecteur pose alors franchement l’équation qui l’intéresse :


Avez-vous vu le (ou les ?) SOLVE et COAGULA ?

 

C’est un retour plus précis à la question précédente, je dois répondre par oui ou par non, mais je répondrais que ça ne regarde personne. C’est très réellement un interrogatoire policier basé sur la pure curiosité. C’est cela qui me fait dire lors de mes conférences que je répondrais à toutes les questions sauf à celles qui me concernent. Et j’entends des soupirs de dépit !

 

Le lecteur en question pose enfin en des termes précis l’objet de sa demande :

 

J'ai beaucoup de mal à vous " perce-voir " !


En effet :

 
- Soit vous possédez la " Chose " et je ne comprends pas ce que vous cherchez   à  " transmettre " !


- Soit vous n'avez rien et vous errez dans le labyrinthe, et je ne vois pas non plus ce que vous cherchez à démontrer par vos écrits... si ce n'est l'étalement de votre culture ésotérique qui, elle, est réelle !


         Donc, quand un alchimiste possède la pierre il n’a rien à transmettre. C’est ignorer, entre autres, le rôle des Adeptes auprès des scientifiques durant les XVIIè et XVIIIe siècle. C’est ignorer aussi les écrits pour transmettre l’Art avec en tête la Table d’Émeraude et ceux de Fulcanelli.

 

D’autre part d’après la réaction des lecteurs et de ceux qui assistent à mes conférences ce que je leur raconte sert à quelque chose. Si je me trompe j’invite les lectrices et lecteurs à laisser un message qui pourra être lu par tous.

 

Je vais être plus précis : l’alchimie est en train de sombrer. L’une de ses voies d’eau est j’injustice, l’autre est un manque de communication.

L’injustice repose sur le fait que certains futurs adeptes ne sont plus choisis dans les classes sociales les plus humbles.

La communication est des plus vestigiale et chaque adepte tend à œuvrer dans son coin en oubliant qu’il a un rôle social à jouer.

 

J’ajouterais que l’alchimie spirituelle ou alchimie interne est en perte de vitesse à tel point que cette dimension est passé sous silence et qu’actuellement une armée de bidouilleurs trafiquent dans un coin de cuisine dans l’espoir de décrocher le jack pot !

 

J’erre peut-être dans le labyrinthe et donc j’étale ma culture ésotérique pour m’astiquer le nombril. Cependant le scripteur reconnaît que ma culture ésotérique est réelle. Il s’agit là d’une contradiction. Si ma culture ésotérique est réelle comment puis-je parler avec autant de précision de l’alchimie en m’astiquant le nombril ?

 

Après ce bref article qui n’accuse personne mais ne saurait être  dépourvu d’importance je demande aux lectrices et aux lecteurs de donner leur opinion afin que mes interprétations ne soient pas considérées comme le fruit de mon nombril en ignition.

 

Merci de votre attention.




Publié dans : hermetisme - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 14:09
- Par Hermophyle

 

« Ça y est ! » vont s’écrier les Francs-Maçons, en se mettant les mains sur la tête, « encore un ouvrier de la dernière heure qui va essayer de nous démolir ! »

Les vieux de la vieille qui maçonnent et maçonnent encore comme les guêpes du même nom vont sortir leur épée empoisonnée pour tenter de répondre à mes tirs d’armes lourdes.

 

Je les entends d’ici marmonner au fond de leurs tranchées : « C’est comme en 40. Encore une réincarnation de Philippe Pétain ! »… « tu te goure mon pote, Pétain n’a pas eu le temps de se réincarner. Je te le fous en mille que c’est le retour de Léo Taxil ! »… « Moi je te dis que c’est Pétain, ça pue Pétain, je mets le masque à gaz, comme en 14 ».

 

Vous pouvez constater que tout ces marmitons « politico-humano-symbolico-spiritualo-ésotérico-et-touti-quanto » cherchent des antidotes contre le venin du cobra égyptien et le retour du jet d’ail!

 

Nota : Le nom de Jedi (prononcez « Jidaille » ou « jet d’ail ») de la fiction Star Wars est en français dans le texte. Traduction du dictionnaire encyclopédique de la société de transfusion Transylvanienne  D.R.A.Q.L.A. 

 

Ben je vais les rassurer nos cuistots révolutionnaires, qu’ils remettent leur tablier et reprennent paisiblement leurs tambouilles là où ils l’ont laissée car je n’ai nullement l’intention de les anéantir. En réalité je n’ai jamais eu une pareille idée, même quand je leur envoie des coups de griffes histoire de les empêcher de roupiller.

 

Dans cet article que vous pourrez considérer comme bidon, je vais pousser la mémé dans les orties et lui faire gueuler une chansonnette qui ne plaira pas aux bons professeurs de science, et à tous ceux qui marchent tambours battants vers la conquête de l’auréole universitaire. Ben quoi, tout le monde n’est pas décoré de la prestigieuse palme académique, la même que celle de Canne qui récompense le bon cinéma !

 

Tous les alchimistes douteux, ceux que l’on appelle souffleurs[1], et tous les vrais alchimistes aussi, de même que ceux qui se gargarisent, ont mis en avant les deux mots-clés de l’art :

 

Solve et Coagula.

 

Qu’est-ce que j’ai entendu comme bêtise à leur propos ! En avant le secret des esséniens ! Sûrement aussi celui de Jésus car c’est grâce à ce secret qu’il disparaît et réapparaît, et qu’il nous aurait fait avaler la couleuvre de sa divinité.

 

Quant aux ésotéristes symbolisants qui ne sont jamais à court d’arguments, regardez les dire avec componction le grand secret, ce gros (sic) mot de l’Art Royal. Regardez-les vous souffler à l’oreille qu’il n’est autre que celui des pôles, de tous les pôles dont on peut lire la liste dans tous les bouquins élémentaires d’occultisme dont un certain Papus, médecin de son état, fut le premier à pondre une abondante littérature ou le « sanglot long des violons » ne manquent pas d’égayer les partitions. Balancez-vous sur votre chaise et lisez :

 

Soleil-Lune

Jour-Nuit

Or-Argent

Raison-Imagination

Donner-Recevoir

Commander-Obéir

Soufre –Mercure

Solve-Coagula

Jakin-Bohas.

 

On pourrait ajouter oui et non, pair et impair, bien et mal et j’en passe pour nos équilibristes du système binaire qui est venu de la lointaine Chine avec son ying et son yang pour atterrir dans les entrailles de nos ordinateurs avec leur bite non pornographique.

 

Là, je devient macho. Pardon mesdames… tien j’avais oublié le blanc et le noir de notre damier. Ça me rappelle le fameux cri du « cœur » d’un grand macho de l’histoire « Souvent femme varie, bien fol à qui s’y fie » normal, c’est tantôt blanc tantôt noir quand la dame y est.

 

J’exagère de m’amuser comme un gamin diabolique en quête de quelques farces sanglantes… Le rouge et le noir, ça vous dit quelque chose ? Le fameux Stendhal qui nous a pondu ce bouquin en connaissait un rayon sur l’œuvre au noir qui manifeste le rouge cardinalice afin de pouvoir couper la tête du beau corps.

 

Bon pour ceux qui ont oublié leur lettre disons que le beau Julien Sorel, héro de l’histoire, incarné au cinéma par Gérard Philippe, est décapité et sa tête reçoit le baiser final de la Dame. Ainsi l’histoire est moins triste quand on sait qu’elle fut construite, en ce début du XIXe siècle, pour se calquer sur le Grand Œuvre alchimique avec toutes ses répercussions analogiques, un vrai… chef d’oeuvre.

 

Récupérer la tête du corbeau à la fin, il faut le faire, c’est digne d’un Victor Hugo tricoté avec du Cambriel ou du Fulcanelli.

 

Pour votre mémento je vous signale que Cambriel était le plus grand alchimiste du XIXe siècle. Autant pour vous si vous le saviez déjà ! Fulcanelli vous ne connaissez pas ? Dans ce cas adressez-vous à votre libraire, il vous le vendra. Non, ce n’est pas une BD !

 

Bon j’arrête de faire le cabotin. De temps en temps j’ai des poussées printanières, les oiseaux qui se bécotent sur un fil à haute tension, ça me laisse rêveur et pantois… l’amour et la mort sous le même toit !

 

Ne croyez surtout pas que je fais des galipettes hors de mon sujet, que non, nous sommes en plein dedans.

À quoi correspond le mot solve si ce n’est à la solution, ou plutôt à la dissolution. Je ne vais pas vous faire l’injure de vous expliquer à quoi sera confronté votre bel organisme lorsqu’il aura largement dépassé sa date de péremption.

 

Au risque d’être accusé de morbide je ne vais pas revenir sur l’ange de la mort qui porte le nom d’entropie, et dont la faux cisaille nos hélices d’ADN qui ne sont plus capables de conserver dans leur rondeurs parfaites les hanches et les mollets des jeunes femmes insouciantes. Non je ne vais pas pleurer mais vous épouvanter en criant sur tous les toits : « Heureusement que l’usure existe ! ! ! » J’imagine aisément les usuriers de nos banques en pleine effervescence. Heureusement que le pognon qu’ils ont mis à droite ne leur empêche pas de passer l’arme à gauche. Et là, inéluctablement des milliards de pétrodollars ne valent pas, pour notre temps de vie, une seconde de sursis.

 

Ces choses étant dites, je dois justifier auprès de vous cette horreur de laisser éclater ma joie pestilentielle quand vient la camarde.

 

Connaissez-vous l’histoire des Hommes ? Vous allez me raconter l’évolution des sciences, la Révolution, les guerres de religion, l’élan des cathédrales, l’histoire de Clovis. Vous me parlerez des moustaches de Vercingétorix, des druides, de l’age du fer, de celui du bronze, puis de la pierre polie et taillée magdalénienne du fin fond des grottes préhistoriques.

« Et avant ? » Ben avant il y a la paléontologie humaine : les hommes de Cromagnon et de néanderthal, nos ancêtres de Tautavel ou d’Afrique, le pithécanthrope et puis peut-être avons-nous un pépé et une mémé en commun avec les lémuriens de Madagascar ?

 

« Avant ! avant ! s’il vous plait ? » Ben avant on ne sait pas ! Vous pouvez toujours farfouiller dans la Bible si vous êtes catho ou un truc de la même eau ! En Amérique les fondamentalistes bigots et puritains ont de bons résultats ! Et puis votre « avant ! avant ! » il commence par me sortir par les narines, je suis un scientifique, pas un voyant ! ! !

 

Ben voilà ! c’est exactement où je voulais en venir, j’ai lâché le mot que je ne voulais pas prononcer, c’est celui de VOYANT.

 

Quand vous serez sexagénaire vous aurez sérieusement besoin de lunettes pour lire. Si vous n’en portez pas vous verrez d’une manière imprécise et vaporeuse. Les lettres seront indéchiffrables. Elles seront illisibles car leur contour sera agrémenté (si je puis dire) d’une aura floue si large qu’elle masquera le dessin de la lettre.

C’est de ce flou qu’il faut parler car les anciens, ceux qui percevaient encore mal les perspectives, distinguaient dans cette aura vaporeuse entourant lettre et objets, et même planètes et étoiles dans le ciel, tout un monde que nous ne voyons plus.

 

À l’époque apostolique, et donc du Christ, c’était le cas. Aussi Denys l’Aréopagite pus décrire la hiérarchie céleste. Son patron qui était saint Paul n’a pas levé les yeux au ciel en s’écriant « qu’est-ce que ces balivernes ? » au contraire il semble avoir trouvé ça normal puisque lui-même devait les voir aussi. D’ailleurs il nous en a donné un aperçu avec sa vision sur le chemin de Damas.

 

Disons en passant que les Églises actuelles sont bien embêtées avec cette histoire, aussi cette bizarre hiérarchie céleste est au fond de leurs poches avec un mouchoir dessus. Black-out, plus personne n’en parle et personne ne veut en parler car plus personne ne sait en parler. On retrouve le même phénomène à propos de Fulcanelli, nul n’ose aborder sa croyance du soleil habité. Même nos alchimistes actuels, ou qui se disent tels, ne cachent pas leur incrédulité passant ainsi à côté de ce qui fit la grandeur d’un Paracelse ou d’un Rabelais.

 

Le regard des anciens n’était pas le même que le nôtre car autour des objets, des plantes et des animaux, gravitait des êtres devenus invisibles pour nous dont les gnomes les ondines les sylphes et les salamandres des traditions populaires sont des vestiges. Ainsi autour de la lune s’ébattaient les anges.

 

Au fil du temps nous nous sommes enfoncés dans la matière et notre vision a suivi et au lieu de voir l’aura des planètes, leurs caractères disait Paracelse, nous ne voyons plus que la matière et la vison trouble des bigleux ne contient plus rien.

 

Mais d’où peut provenir ce phénomène d’enfoncement dans la matière au point de faire de nous des matérialistes invétérés ?

 

Et bien elle provient de l‘histoire des hommes au-delà des moustaches de Vercingétorix et de celles des australopithèques, ça remonte à beaucoup, beaucoup plus loin que ça.

 

Rationaliste accrochez-vous car je vais raconter des inepties !

Il fut un temps où l’homme était à peine matérialisé et où déjà ses désirs n’étaient pas très clairs et c’est à cette époque qu’il fut chassé du jardin d’Eden. Et, croyez-moi, il voyait fort bien les chérubins qui lui barraient l’entrée du paradis avec leur épée flamboyante. Et les chérubins sont, avec les séraphins, les plus hautes entités de la hiérarchie angélique.

 

Bon, vous semblez souhaiter que je vous raconte ce qui c’est passé même si au fond de votre esprit se trouve une bonne couche de scepticisme.

 

Les Séraphins et les Chérubains forment avec les Trônes la hiérarchie spirituelle la plus élevée.

Si les Chérubins furent chargés de nous chasser du paradis, les Trônes eurent pour mission de nous tailler un costar ! C’est à peine une métaphore.

 

Ces entités créèrent la matière pour enfermer les dieux vilains que nous sommes et leur faire déguster un moment les joies de la vie. Périodiquement on les libère pour les faire replonger. ça dure depuis pas mal de temps ces histoires de mort et de réincarnation, car nous sommes durs de la comprenette.

 

Vous voulez une preuve que ce sont les Trônes qui sont responsables des aléas de la vie en enfermant le petit dieu punis dans un monde matériel ?

 

C’est simple, les Trônes sont la septième hiérarchie et ils ont marqué les atomes de la matière en la constituant par sept niveaux énergétiques qui sont les orbites sur lesquelles gravitent les électrons de toute matière, pas une de plus, pas une de moins ! C’est ainsi que la matière est le reflet de ses inventeurs.

 

« Ben alors puisque vous êtes aussi bien informés, pourriez-vous me dire, où ils sont ? »

 

L’endroit où siègent les Trônes ? Je vous préviens ce n’est pas la porte à côté comme le domicile des anges sur la lune. Bon, si je ne vous ne le dis pas vous allez pleurer !

 

Les Trônes constituent dans le ciel la … ceinture zodiacale ! ça fait loin, pas vrai. S’il vous plait, ne prenez pas cet air ahuri comme si je vous avais raconté une insanité !

 

Les zodiacaux non seulement formèrent les planètes et les étoiles par coagulation de leur nuage de poussières (à ce propos la cosmogogénétique des scientifiques a raison) mais en plus ils imprègnent d’une caractéristique bien définie ceux qu’ils habillent de chair dans le secret du ventre de leurs mamans ! Aussi avant de s’enfermer dans leur prison charnelle les futurs bébés protègent celle qui va être l’amour de leur vie et que probablement ils connaissent depuis longtemps.

 

Je ne suis pas le seul à délirer de la sorte, les Orientaux en général et Rudolf Steiner en particulier partage la quasi-totalité de cette opinion.

Bon, ne me regardez pas comme ça, je n’ai pas une chauve-souris dans le beffroi !

 

À bon vous semblez y croire un peu, histoire de me tirer les vers du nez comme tout bon journaliste patenté ? À voir votre tête j’ai tapé dans le mille. Qu’est-ce que vous voulez savoir, je vous écoute.

Vous voulez savoir si, selon mon délire, ces entrées et sorties dans notre « costar » comme je dis, vont s’arrêter ?

 

Évidemment que ça s’arrêtera un jour ! À ce moment la matière deviendra de moins en moins dense, d’une manière imperceptible d’abord. Cette dégradation libératrice nous ouvrira une vision nouvelle similaire à celle que nous avions mais d’une manière beaucoup plus consciente. Vous vous doutez qu’il faut mériter cette libération. Sans cela l’enfermement n’aura servi à rien. C’est ce que certains mystiques appellent la réintégration.

 

Ce n’est pas possible ! Vous voulez encore me poser une question. J’écoute.

Vous demandez s’il y a des signes avant coureurs de la dégradation de la matière ? Entre nous vous commencez à me pomper l’air. Comme vous n’avez pas l’air tout à fait idiot je vais faire un effort pour vous répondre convenablement !

 

Le signe de la dégradation c’est celui de l’existence de la radioactivité naturelle qui n’a pas toujours existé. Les atomes radioactifs comme ceux des roches comme le granite, ou ceux qui sont formés par les rayonnements cosmiques sont un signe de dégénérescence. Les noyaux d’atomes lourds comme celui de l’uranium ou du Thorium n’arrivent plus a conserver leur intégrité, ils se dégradent en atomes plus petits constituant le gaz radon ou le potassium 40. Ces phénomènes sont les symptômes précurseurs de la dématérialisation de notre environnement. Mais attention, ce n’est pas demain la veille que nous allons perdre notre « costard ».

 

Ceci étant dit le solve et coagula des alchimistes se situe à un autre niveau que la récitation naïve de phénomènes contraires qui manifestent seulement la loi fondamentale de coagula c’est-à-dire de la stabilité de la matière par des charges électriques contraires comme celle positive du proton dans le noyau d’un atome et celle négative d’un électron qui gravite autour.

On retrouve la même polarisation dans toutes les cellules des êtres vivants (animaux comme végétaux) ou l'intérieur de la membrane cellulaire c'est-à-dire l'intérieur de la cellule est de charge électrique négative alors que l'extérieur est de charge positive. C’est cette particularité qui permet notre motricité, l’automatisme cardiaque et respiratoire ainsi que l’élaboration de certaines de nos pensées rationnelles, « digitales ».

 

Finalement nos performances sportives comme nos pensées flamboyantes reposent sur le fait que l’intérieur de nos cellules contient 35 fois plus, qu’à l’extérieur, d’ion potassium (chargés positivement K+).

 

Alors, alchimiste mes frères, le « K barré » de nos ivrognes a un sens qui ne manque pas de sel. Ainsi pouvons-nous saisir que l’alchimie est inséparable de la vie.

 

L’expression « bûche et potasse », des potaches, telle est la loi fondamentale de notre vie… C’est exactement ce que dit la Bible quand nous nous sommes fait expulser du Paradis ! La feuille de vigne très riche en potassium cache le sexe, mais révèle aussi qu’il est étroitement lié à la perpétuation de la vie.

 

En alchimie la première phase est solve dont l’œuvre au noir est la principale manifestation. C’est une dissolution qui permet une purification. La coagulation de la matière qui va suivre est une agglomération atomique qui n’a pas la même lourdeur inébranlable que celle de la matière qui nous entoure et nous constitue.

 

La matière de la phase coagula est sur le chemin de la dématérialisation, d’où la nécessité d’une coque.

La preuve en est que la succession des réitérations du Grand Œuvre provoque d’abord une transparence lumineuse (lampe éternelle) et ensuite (à la neuvième réitération) la disparition de la pierre.

 

Je présume que le lecteur aura compris que cette loi de dématérialisation ne peut se révéler à des êtres cupides. Donc l’alchimie pratique est inséparable de la dimension mystique.

Ceux qui cherchent uniquement au laboratoire ne réussiront jamais.

Ceux que pratiquer une spiritualité faite de bondieuserie ne réussiront jamais.

Ceux qui pratiquent une spiritualité faite de préceptes ne réussiront jamais.

Ceux qui pratiquent une spiritualité faite de bons sentiments ne réussiront jamais.

Ceux qui débitent de belles phrases sur l’amour ne réussiront jamais car l’amour ne se dit pas, plus ou moins sirupeusement, il se pratique.

 

Alors, croyez-moi ou non : l’accession à la spiritualité nécessite une formation, une initiation, précise.

 

Nous voyons que l’alchimie consiste à diminuer la cohésion matérielle afin que puisse se manifester l’esprit harmonisateur. Telle est la raison de la dimension thérapeutique de la pierre qui réharmonise l’organisme et lui insuffle une nouvelle vitalité qui prolonge la vie.

 

Donc, la clé de notre évolution nécessite la dissolution de la maçonnerie, ou matière, pour la purifier et lui donner un nouvel élan vital. Seule l’alchimie permet d’accéder, avec l’autorisation des Trônes, à une telle manipulation salvatrice.

 

Que les Trônes de leur zodiaque exaucent les futures mamans et vous coagulent un chapelet de bonheurs !

 

Avec toute mon amitié.




 

 

 



[1] Il sont appelés souffleurs car il activent un gros soufflet de forge pour attiser leur feu alors qu’en réalité ce feu ne sert pas à l’alchimiste pour fabriquer sa pierre philosophale.

Publié dans : hermetisme - Communauté : Enigma
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 19:39
- Par Hermophyle

 

Depuis que s’est développée l’empreinte génétique, les groupes sanguins entrèrent dans l’ombre, par leurs incertitudes comme source de renseignement sur une éventuelle paternité.

 

À 18 ans, quand j’étais marin, je portais au poignet une gourmette en fer blanc (fournie par les contribuables) dont personne n’aimait regarder les inscriptions. Outre le nom et le matricule poinçonné à la « vas vite » on pouvait lire le groupe sanguin. Le moins intéressant et le plus morbide pour le moral des troupes était sa division en deux avec possibilité de découper suivant les pointillés. La partie détachable était percée d’un trou pour pouvoir être clouée sur notre cercueil…  Le reste, tout le reste, revenait à la famille avec ronflonflons et honneurs.

 

Un de mes bons copains est passé par là. Il m’avait emprunté une belle paire de chaussettes blanches, je lui en ai fait cadeau en gage au frère d’arme. Des années après cette paire de chaussettes est un fil du souvenir. Il traverse le temps et le vécu immortel de ce que fut notre quotidien à jamais disparu. Combien ignorent, qu’au-delà de l’objet dérisoire ce fut une couronne mortuaire ridicule aux yeux du monde mais qui fut en réalité plus belle que celle d’un fleuriste.

Nous avions 17 et 18 ans âge ou maman inquiète cajole son fils qui va passer son bac. Nous passions d’autres épreuves ou se faire étendre n’était pas une métaphore.

 

En tripotant cette gourmette disgracieuse au possible avec sa chaîne style « supermarché rayon quincaillerie », j’étais intrigué par sa forme ovale qui correspondait au O de mon groupe sanguin et me faisait penser à un œuf. C’est ainsi que je fus amené à confronter l’œuf et la mort, la naissance et le décès, le commencement et la fin, l’alpha et l’oméga qui se rejoignent comme ce serpent qui se mord la queue, celui que les alchimistes appellent ouroboros.

 

L’O a un charme érotique que je ne puis contredire car je l’ai dans mes veines.

Si j’avoue que je suis le meilleur vous n’allez pas me croire et vous aurez raison. Comme tout le monde je fais partie de plusieurs clubs, de ceux qui aiment le bois et les vieux arbres, de ceux qui tendent la main vers l’invisible, de ceux qui s’imaginent aimer les femmes ou aimer tout court, de ceux qui dépassent d’un bon chouïa un mètre quatre-vingt, de ceux dont le QI frise 140, de ceux qui ont une gueule à ne pas attirer les mignonnes mouches à miel etc. Monsieur tout le monde sans rien qui dépasse avec une tendance à se foutre du monde.

 Amiral, petit prof ou petit con j’aurais pu être. Amiral je ne le suis pas par incompétence, petit prof je ne le suis pas par nouvelle incompétence, petit con je le suis peut-être, c’est à vous de juger.

 

J’ai remarqué, grâce aux gourmettes que nous portions, que ceux qui étaient devenus mes amis avaient presque tous le groupe sanguin O. C’est à cette occasion que pour la première fois j’entrevoyais dans cette mystérieuse relation sang-harmonie ou sang-caractère tout le pouvoir magique de l’homme. D’une manière plus triviale je supputais des inestimables valeurs musicales à notre viande rouge.

 

À partir de cet instant je devins un mauvais marin au service de ma patrie et je révisais en très forte baisse les formules de notre fier corps d’armée : « Honneur, patrie, valeur et discipline ». Même si je devais astiquer parfois ces devises gravées sur de superbes plaques de fontes, Je les remplaçais en mon cœur et dans ma tête par un amour profond de la vie autant au sens biologique que spirituel du terme.

 

L’armée m’avait fait faire le tour du monde et découvrir un secret de sa rondeur. C’est pour cela que malgré tout je lui suis reconnaissant et j’ai revu dans la vie civile, non sans un réel plaisir, mon vieux commandant qui m’avait compris et m’envoyait souvent en mission dans la brousse malgache ou dans quelques coins reculés pour que j’explore le monde et lui foute la paix.

 

À partir de cette découverte de l’union harmonique des êtres dont le sang était une sorte de manifestation physique, concrète, matérielle, j’en veins, en toute logique, à m’interroger sur la dimension vibratoire des voyelles.

 

Ainsi trouve-t-on que le « i » monte, c’est un son de « tête », alors que le « u » (prononcez-le en lisant) provoque une vibration qui descend vers la poitrine et le ventre en sollicitant les organes.

 

Quant à la lettre « o », elle s’énonce par une bouche ouverte circulairement comme le dessin de la voyelle. Prononcez là et vous constaterez que la poitrine se contracte et le ventre est en avant… comme celui d’une femme enceinte ! Cette forme n’est donc pas fortuite par rapport à l’œuf ! ça y est, vous venez de comprendre qu’il existe la cabale du corps qui n’est autre que son véritable langage.

 

Curieusement, ceux qui sont du groupe sanguin O sont plus portés à l’étonnement que les autres car leur caractère en fait des découvreurs et surtout des sortes de poètes qui s’émerveillent devant chaque choses. C’est, si je puis dire, de la même eau que leur propension à la bienveillance et à la tolérance qui n’est autre qu’une manifestation de cette empathie qui les caractérise et les rend sujet à de fréquents étonnements.

 

La bouche en oviducte dit ce qu’elle veut dire, c’est la bouche en œuf, la bouche qui parle d’œuf et en terme plus élaboré directement lié à la perpétuation des espèces… tous les alchimistes vous le diront eux qui élaborent leur œuf philosophal dans leur ballon de verre ; tient, future maman, ça ne vous dit pas quelque chose le ballon bien rebondi qui contient l’œuf ?

 

J’ai parlé de cabale du corps, parlons de cabale tout court où l’O est aussi l’eau. L’eau fait en effet partie du même symbole que l’O parce qu’elle est une substance non figée qui s’étale et prend une envergure illimitée. En ce sens on comprend pourquoi les alchimistes lui donnent parfois le nom de mercure qui s’étale, lui aussi, mais avec cette particularité de se mettre en boule à l’image de l’O… Combien est significative cette expression populaire quant elle dit que c’est la goutte qui fait déborder le vase. Ce n’est pas le débordement qui est important mais la goutte ovale comme un œuf, comme un œuf dans l’eau.

 

C’est dans l’eau que s’est développée la vie et cette eau nous la portons en nous dans nos liquides organiques qui ne doivent pas se déhydrater sous peine de dérèglements sévères. Oui, l’eau c’est la vie dans tous les sens du terme comme je viens de le montrer.


OEUF 02

 J’ai eu la bouche en O d’émerveillement lorsque j’ai vu sous le microscope, au bout d’environ 20 minutes, un œuf se diviser en deux pour commencer à lutter contre l’entropie destructive qui domine notre monde et amorcer la construction d’un nouvel individu à contre courant de cette entropie qui remplie poubelles et cimetières.

 

Oui, j’ai vu un œuf de poisson à tous les stades de sa division et quand, Oh émerveillement, une cellule s’est mise mystérieusement à pulser marquant la naissance des battements d’un cœur qui n’existait pas encore ! Oui, nous avons beaucoup de choses à découvrir sur l’activité réelle du code génétique et le sens de sa molécule spiralée, cet escalier qui monte jusqu’aux cieux…

 

J’ai vu ces divisions se dérouler dans une membrane transparente sphérique analogue à un ballon de verre contenant son œuf en pleine transformation. Vous comprenez pourquoi l’alchimie est inséparable de la vie, elle est même Vie ?

 

En tout biologiste ou médecin qui aime son métier sommeille un alchimiste. Encore faut-il que l’ignorante crasse des formateurs finissent par les voir uniquement comme des faiseurs d’or.

 

Vous voulez découvrir l’O dans l’eau ? Jetez une pierre dans l’eau calme et vous verrez l’eau crier OOOOO à partir du point d’impact ! Vous n’avez pas besoin d’un dessin j’espère ? Ce point ou le caillou est tombé, donc ce point central dans un cercle est le symbole du soleil des astrologues et astronomes. C’est aussi celui de l’or !

Oui, le soleil est dans l’eau. C’est grâce à l’action du soleil conjointe à celle de l’eau que se perpétue la vie.

Avant de transmuter un métal en or c’est cela qu’il faut comprendre et en fin de compte c’est toute l’assise de la symbologie qui doit sortir de la spéculation et donc du matérialisme pour devenir symbosophie et donc sagesse par l’étude surrationnelle (au-dessus du rationnel) des symboles.

 

En alchimie le symbole du sel est un cercle coupé par son diamètre comme un panneau routier de sens interdit.

Si vos faites glisser la partie supérieure vous obtiendrez le schéma d’une onde sinusoïdale identique à celle générée par la chute d’un caillou dans l’eau.

Si vous placez la partie inférieure « u » à côté de celle du haut « n » vous obtiendrez « un », alors que le O dessinera le zéro. Si vous faites tourner le mot « un » sur son axe vertical par rapport à cette page, vous obtiendrez toujours « un ». C’est pourquoi cabalistiquement l’univers est l’unité inversée… En chacune de ses partie est son unité : « un en tout, tout en un », le tout étant zéro, l’œuf. C’est ainsi que l’on découvre que les anciens savait que l’univers est holographique et que leur pensée holoscopique (capable de voir l’unité partout) était le levier d’or pour soulever le monde.

 

Que le Grand UN soit dans votre petit un et vous ouvre l’œil du cœur… Amicalement.

 

 

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 19:12
- Par Hermophyle

Cet article est assez dispersé dans le sens où non seulement je donne mes opinions de ceci ou de cela mais en plus je me réfère à des auteurs tel André Malraux.

Vous pourrez remarquer que je suis polisson car je bouscule autant l’Église que l’ésotérisme.

Le programme débute par une opinion acide sur cette décision de l’Église d’évacuer certains saints du calendrier.

J’ai fini par me demander ce que signifiait la phrase d’André Malraux : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Je montre que cette spiritualité nous fut confisquée en excluant les saints sans histoire dont Jacques de Voragines nous conte les légendes dorées, c'est-à-dire PRECIEUSES.

Et à la fin j’interprète la vie d’une sainte évacuée du calendrier par l’Église : sainte Barbes.

 

Le 14 février 1969, le pape Paul VI approuva la refonte du calendrier catholique par le motu proprio : Mysterii Paschalis celebrationem. Il entra en vigueur le 1er janvier 1970.

Ce calendrier ne retient qu’un nombre réduit de saints. Ainsi certains – une quarantaine – ont disparu du calendrier catholique. La raison en est, disent les instances romaines, « si l’on ne peut affirmer qu’ils n’aient pas existé », les hagiographes « ne peuvent établir avec certitude les fondements historiques de leur culte ». Ainsi furent éliminés Christophe (pour la énième fois dans l’histoire !), Barbe (remplacée par Barbara), et Catherine.

Cependant l’Église est coutumière d’entorses pour sauvegarder ses visées politiques. L’inconvénient de vouloir le beurre avec l’argent du beurre c’est que ce comportement sape outre sa crédibilité spirituelle, celle de cette réforme elle-même et la rend nulle et non avenue, sauf évidemment pour la horde d’inconditionnels et conditionnés ayant définitivement abdiqués leur statu d’humain libre en s’imaginant aux cimes de la spiritualité.

Ainsi, St Georges — il faut ménager le saint national de l’Angleterre et ses Protestants — dont les actes sont tout aussi fragiles que ceux des saints éliminés, a été maintenu sous le prétexte fallacieux que son culte est « beaucoup plus enraciné dans le temps » selon Pierre Pierrard honorable professeur à l’institut catholique de Paris (in Dictionnaire des prénoms et des saints, p 8. Éditions Larousse. Canada. 1987.)

J’aimerais bien que monsieur le professeur Pierrard m’explique le sens de ce verbiage pseudo poétique : « Enraciné dans le temps ». Sainte Catherine n’est elle pas « enracinée dans le temps » ni sainte Barbes, ni saint Christophe ? Combien faut-il de générations à un culte  pour être « enraciné dans le temps » ? Je vais vous le dire, d’après le concile de Trente c’est trois siècles. Savez-vous que l’église de la commanderie Templière de la Couvertoirade (Larzac) portait le nom de saint Christophe ? ça fait un bail, vous ne trouvez pas ?

Quand je pense que ceux qui lisent ma prose me demandent parfois ce que l’Église Catholique a pu me faire pour que je la traite si durement ! C’est désespérant !

Si je parle de ces saints exclus par ignorance et balayés comme des détritus, c’est pour donner un exemple flagrant de la dégradation de l’Église devenant matérialiste et inconsciente depuis la rupture de sa symbiose avec l’ésotérisme. (pour une explication de cette symbiose voir l’article :   LA FRANC-MACONNERIE EST-ELLE INJUSTE ? )

Quels rapports me direz-vous entre ces saints mis au rancart et l’ésotérisme qu’il soit ou non franc-maçonnique ?

C’est que la vie de ces personnages, leur légende a un sens symbolique précis, comme les contes, destiné à véhiculer une connaissance dont l’Église s’est débarrassée par ignorance tel un  oripeau insignifiant encore accroché à ses basques.

Ces saints sans histoire sont un reliquat « pédagogique » dont les légendes étaient utilisée  (à l’instar des évangiles apocryphes) pour enseigner « l’envers du décor » avant que ne se consomme le naufrage de cette fabuleuse symbiose avec  l’ésotérisme et la Franc-Maçonnerie.

Avant le naufrage le triangle trônait au-dessus du tabernacle. Il signifiait les trois personnes de la Sainte-trinité : le Père le Fils et le Saint Esprit. C’était le sens enseigné au catéchisme. Mais il était des êtres plus avides de connaissance auxquels on apprenait alors qu’il s’agissait du triangle d’Hiram et de la triade alchimique : sel, soufre et mercure, tandis qu’un directeur de conscience enseignait toute la dimension mystique inséparable de cette « gnose chrétienne ».

Il ne s’agissait donc pas d’un secret mais de servir chacun à l’aune de ses aspirations et de ses capacités.

Après la rupture de la symbiose le triangle s’est, si je puis dire, divisé en deux. Il siège toujours au-dessus de l’autel de l’église mais aussi au-dessus du vénérable de la Loge maçonnique.

L’un ne veut pas entendre ce que dit l’autre.

L’un est dogmatique en disant qu’il ne l’est pas l’autre est anti- dogmatique en ignorant qu’il ne l’est pas.

Tous deux sont prisonniers d’un système dont l’ouverture est devenue impossible par un conditionnement tel que ce qui est accepté un moment est rejette en suivant l’ornière des habitudes qui procurent une béatitude sécurisante. Nous sommes tous paresseux et bornés donc inutiles de mettre les points sur les i.

L’Église refuse la connaissance et donc la gnose chrétienne. L’ésotérisme et surtout la franc-maçonnerie ont quant à eux perdu la connaissance. Dans le cas contraire la FM ne courrait pas après le « Parole perdue » ou les « archana arcanorum » (qui ne sont autre que l’alchimie). Quant aux alchimistes, ils n’auraient pas des prises de bec à propos de la meilleure façon de préparer la pierre philosophale, en plus de se chipoter sur la manière de comprendre et de réaliser une voie, notamment la voie dite « voie sèche ».

Je vous le dis sans ambages, c’est un cirque ou tout le monde est « perdant et perdant » au lieu d’être « gagnant et gagnant ».

Soyons lucide. L’Église et l’ésotérisme sont donc en réalité agnostiques. Les deux ignorent désormais le puissant lien qui les unissaient : la spiritualité transformante source de métamorphoses.

Et là je dis bravo à André Malraux d’avoir compris que le XXIeme siècle serait spirituel ou ne serait pas. Citation déformée pour la réduire à sa plus simple expression. Afin d’éviter l’interprétation du terme spirituel dans le sens matérialiste de souplesse de l’esprit ou de religion, voici l’extrait dans ses termes initiaux :

« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer leurs dieux. »

Nota : In  « L'homme et le fantôme » d’André Malraux, dans L'Express du 21 mai 1955. Elle est rapportée par Christian Laporte in L’autre François Perrin dans son livre, Franc-parler, édition Quorum, 1996, pp. 173 et 190. Perrin cite aussi un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuve, n° 49, mai 1955, p. 15.

Quant à la terrible menace en question elle ne peut que provenir de l’homme lui-même, même s’il est difficilement contestable que la vie et l’intelligence extraterrestre existe.

Nota :Ne nous attendons surtout pas à l’arrivée de petits hommes verts comme bon nombre en semblent convaincus au pied du pic de Bugarach dans les Corbière (Aude). Pendant 10 ans j’ai eu ce vénérable pic sous ma fenêtre, je n’ai jamais fait une rencontre du troisième type ! Il est vrai que certains affirment que je suis un matérialiste notoire… car je refuse d’entrer dans leur délire. Ils ne comprennent pas que je puisse être persuadé, pour de pertinentes raisons, de l’existence des extraterrestres sans les attendre au tournant.

N’oublions pas qu’André Malraux avait des connaissances importantes sur les traditions de l’humanité et qu’il avait énormément lu sans sujets tabous. Il connaissait plusieurs faces de l’ésotérisme oriental et occidental. Dans cette phrase il souligne le fait que notre tâche future sera de réintégrer nos dieux, et non pas nos croyances !

Remarquons d’abord que le terme réintégrer, veut dire que les dieux furent là à un moment donné et que nous les avons évacués. Il nous faut donc réintégrer ce que nous avons désintégré, c’est-à-dire jeté dehors, détruis et pour ce faire aller à rebrousse temps, toujours plus haut dans les sphères de la spiritualité. C’est abstrait, théorique tout ça, mais mieux vaut essayer de comprendre que d’adopter la bigoterie qui ronge et tue tout « bon » croyant !

Et oui croire c’est déjà déchoir mais communier dans un échange muet plein de grandeur, avec un cœur de feu, c’est grandir. La croyance entretenue par les religions, avec souvent un dialogue avec Dieu qui n’est qu’un affligeant monologue, est toujours aveugle quelque part. C’est la gangrène de toutes religions car elle fait se lever des armées de puritains et de terroristes. Tel est l’un des résultats (le moindre) de la rupture de la précieuse symbiose entre religion et ésotérisme.

Ne soyez pas surpris si j'ai particulièrement apprécié le livre plein de verve de Cavanna intitulé "Lettre ouverte aux culs-bénits" dont l'impertinence me réjouit:

"Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toute dans ce qu'ils est convenu d'appeler leur "foi". Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, il ont rencontré Dieu, ils l'on touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça." (page 8. Editions Albin Michel S.A. 1994, Paris.)

Inutile que je vous explique le pourquoi et le comment de la désintégration. Il suffit de regarder autour de vous, même et surtout si vous êtes dans un Temple ou une Église.

Remarquons que, dans la citation de Malraux, dieu est écrit avec une initiale minuscule. De ce fait il ne s’agit pas de réintégrer le Dieu de notre religion.

Alors, qu’est-ce qu’un dieu ?

Malraux s’exprime avec pertinence car, contrairement à la majorité des bons et fidèles chrétiens, il n’avait pas lu la Bible superficiellement, endormi par l’effet soporifique d’une croyance. Il avait pu constater, comme nous allons le faire, que la Bible parle des dieux sans les confondre avec Dieu.

Alors lisez s’il vous plait ce passage éminemment instructif du livre du Psaume LXXXII, 1 :

« Dieu se tient dans l’assemblée du Tout Puissant et au milieu des dieux il rend son arrêt ».

Et ne croyez surtout pas que cette citation soit seule, et pourquoi Malraux ne pouvait l’ignorer. Ainsi peut-on lire au verset 11 du chapitre XV de L’Exode :

« Qui est comme toi parmi les dieux, ô Yahweh ? »

Nota : Yahweh ou Yahvé est le nom de Dieu dans la Bible (ancien testament).

Réintégrer les dieux signifie donc en tenir compte, considérer leur existence et leur rôle dans notre vie de tous les jours. C’est ce que nous a transmis Deny l’Aréopagite dans sa hiérarchie céleste dont nous faisons potentiellement partie.

Il ne s’agit donc pas de redevenir croyant en Dieu avec la foi du charbonnier ou aucune lumière ne brille dans la noirceur.

Nous allons mieux comprendre avec ces versets 34 à 36 du chapitre X de l’évangile de Jean :

« Jésus dit : vous êtes tous des dieux ».

Et oui, réintégrer les dieux selon Malraux, c’est réintégrer les Hommes dans leur divinité initiale. C’est l’unique voie pour s’en tirer, et l’on ne s’en tire pas avec du baratin et cette componction qui caractérise les hommes d’Église dont je ne nie pas la bonne volonté et la bonté.

Oui il y a en notre âme un être divin recroquevillé comme un poussin dans son œuf, à nous de le faire éclore et je le répète : c’est la seule voie ! ! ! ça y est, vous saisissez le sens de l’œuf alchimique ?

À ce niveau point de magie débile et débilitante, point d’initiation orientale ou occidentale. Tout le monde est d’accord… sauf les mornes Églises actuelles et notre ésotérisme plus ou moins folklorique vestige de quelques cris de détresse avant que ne sombre ce magnifique vaisseau de pierre sur lequel s’était incrusté le « lichen » symbiotique des diverses et profondes connaissances spirituelles semé par le Christ. Seule la tradition orale et la vie « légendaire » de certains saints en était encore le véhicule :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait ». (Jean XXI,25)

Et ces saints viennent de nous être confisqué par l’ignorance et le désir matérialiste de crédibilité, réduisant à néant les magnifiques messages des légendes dorées.

Prenons l’exemple de sainte Barbe (dans le calendrier c’est Barbara maintenant pour noyer le poisson avec une habileté démoniaque), dont le culte se répandit à partir du IXe siècle et déchue illégalement du calendrier après plus de 1000 ans de bons et loyaux services, car insuffisamment « enraciné dans le temps ». Non, vous ne lisez pas du Pagnol ! où peut-être lisez-vous du Kafka ? ça dépend de votre tempérament.

Elle aurait vécu au milieu du IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous l’empereur Maximien. Voici son histoire.

Son père, Dioscore, aurait été un riche païen descendant de gouverneurs perses.

Pour la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter La Sainte-Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour.

Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.

Dioscore la décapita, mais fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbe qui lui fut donné.

Avant de commenter cette histoire lourdement chargée de connaissances, remarquez la stupidité du procédé destructif de remplacer dans le calendrier la fête de Barbe par celle de Barbara l’inexistante qui signifie exactement la même chose. Barbe, Barbare et Barbara, c’est du pareil au même ! ! ! C’est quoi ce procédé bidon !

Vous comprenez aisément qu’Héliopolis ou naquit notre héroïne est la ville du soleil et l’alchimie est l’œuvre du soleil et c’est pour cette raison que Fulcanelli dédicace ses ouvrages aux frères d’Héliopolis. Et bien, sainte Barbe est une sœur d’Héliopolis. C’est bien fait pour Fulcanelli qui n’a vu que des frères à Héliopolis. Et la parité il en fait quoi notre Adepte national ? Il enfonce le clou en disant qu’il est FCH ou frère Chevalier d’Héliopolis. Ben oui, mes chères sœurs et Perrenelle en tête avec toutes ces brillantes dames en l’art d’hermès dont la Reine Christine de Suède, vous pédalez dans la choucroute de l’incertitude ! Aussi je dédie cet article aux SFCH, c’est-à-dire aux Sœurs et Frères d’Héliopolis. En plus ça fait patriotique et hors d’atteinte des chasseurs débiles de sectes : Société Française des Chercheurs(e) Homologués.

Encore de nos jours, les zozos disent que tout passe par le zizi !

Je me mélange les pinceaux entre le zozo et le zizi. Sûr, je vois Zorro dans un champ de grosses asperges comme si j’avais reçu un madrier sur l’occiput. Depuis, je zozote.

Bon, ce n’est pas futé tout ça, aussi je redeviens chaste pour continuer à dénuder les intimes secrets de sainte Barbe. Qu’allez vous imaginer espèce de grossier personnage, Barbe n’est pas une femme à poil ! Non, ce n’est pas pour suivre les méandres prévaricateurs de votre pensée libidineuse qu’elle fut intronisée patronne des pompiers ! Je veux dire qu’elle n’a pas de barbichette. Peut-on rêver de la première femme à barbe du martyrologue ? Pourquoi pas, Rabelais ne se serait pas privé de saupoudrer le tout de farces grivoises pour achever par nous faire comprendre qu’il s’agit de la barbe de l’éternel que l’alchimiste Gébert appelle feu de cheveux. Et oui, le seul nom de notre ex-sainte est alchimique à souhait. Vous vous doutez que la suite est la même mayonnaise.


sainte-barbe-poissy Statue de sainte Barbes avec sa tour ou athanor des alchimistes.


Ce feu de cheveux a une structure capillaire d’où son nom. Le syntagme «  barbe de l’Éternel » précise que ces « poils » sont blancs. Il s’agit d’un feu particulier à l’alchimie, feu qui s’envole au vent comme une plume. C’est pourquoi on utilise parfois, lorsqu’on s’en sert, de l’expression « faire voler les aigles ». L’anagramme du mot aigle est liage dans le sens où la matière va se « lier » ou se coaguler et passer de ce fait de solve à coagula blanc.

Mais l’histoire de sainte Barbe, cette patronne des artificiers et de tout manipulateur de la poudre d’escampette est des plus édifiante sur le plan alchimique. Cette malheureuse jeune fille innocente est mise au piquet, non pas dans un coin comme je le fus à l’école primaire mais dans une tour, un piquet de luxe en quelque sortes. Elle est donc enfermée, par son féroce papas coléreux dans une tour percée par deux fenêtres. Vous avez compris le message ? Sans aller chercher la tour de l’échiquier arrêtons-nous au fou, celui du tarot évidemment, celui qui s’appelle aussi l’alchimiste. Vous pigez l’acrobatie sémantique de cette langue des oiseaux ? Et oui notre bâtisseur d’hagiographie alchimique a fait du bon bouleau avec ces deux fenêtres qui désignent le corps double de la matière première.

Et voilà que notre sainte se découvre de sérieux dons de bricoleuse puisqu’elle est capable, s’il vous plait, de percer une fenêtre dans la maçonnerie. Tiens, la maçonnerie, ça me dit quelques choses et les trois fenêtres arrivent à point.

Vous devez comprendre qu’il s’agit autant des trois personnes de la Sainte-trinité que du triangle de feu que des trois points maçonniques et alchimiques. Et n’allez pas me raconter que sainte Barbe était franc maçonne ! Avant le IXe siècle, ça fait un peu tôt !

Le message ici s’adresse aux connaissances des Maçons bâtisseurs de cathédrales. Et ces maçons étaient des fidèles de l’Église même si dans leurs baraques de chantier il avaient élaborés des rituels destinés à ceux qui voulaient avancer et se réaliser au sein de l’Église grâce à des connaissances orales transmises depuis les apôtres. On ne pouvait pas communiquer de pareilles connaissances dans un confessionnal. Ce fut la même chose pour les confréries de pénitents que l’église a interdit dans le cadre de cette séparation de sa symbiose avec l’ésotérisme chrétien.

Le méchant papa de Barbe mit donc le feu à la tour, ce qui, en fait un parfait athanor ou fourneau des alchimistes contenant la matière trine en train de cuire.


SteBbarbe

Deux statues de sainte Barbe patronne des mineurs, d’où la lampe de mineur posée à coté. La tour avec les trois ouvertures ou les trois personnes de la Trinité céleste se superposent aux trois corps alchimiques et aux trois points maçonniques. Le tout correspondant au triangle de feu, ce qui en fait la patronne des alchimistes, des pompier, des artificier et aussi des forgerons. D’après Wikipédia.


Mais ce n’est pas fini ! Le gentil papa ne trouva rien de mieux, pour manifester son immense tendresse paternelle de la faire condamner à mort. Ben oui, finalement l’amour et la mort, c’est pas si éloigné disent les poètes quant il sont un tantinet dépressifs.     Et puis comme nous devons tous mourir, autant le faire tout de suite !

Il était pragmatique le papa qui voulu manifester la profondeur de son amour en quémandant le privilège de raccourcir de sa tête sa fifille bien aimée. Ce fut fait d’un coup de maître car il avait l’habitude de trancher dans le vif le bougre.

Il avait le cœur en paix d’avoir fait retourner d’où elle venait cette ingrate tétue. Mais seulement voilà, d’où elle venait il n’en savait rien, et ce fut là son erreur fatale de croire que l’on peu bouffer un agneau sans recevoir le ciel sur la tête. Et badaboum, boum et reboum, un éclair lui chatouille les omoplates et durechef il rend son âme au diable, mais avant d’y aller il a dû se faire tirer les oreilles par son amour de petite fille.

Et là nos alchimistes comprendront que parfois l’alchimie nécessite une énergie qui repose dans l’atmosphère nuageuse et qu’il est bon de réaliser certaines opérations quand un orage éclate (pas avant) afin d’œuvrer dans une atmosphère chargée d’un dynamisme particulier. De là est venue la croyance que certains alchimistes œuvraient avec la foudre, ce qui n’est pas faux sans être vrai.

J’espère chères lectrices et cher lecteurs que je ne vous ai pas trop barbé avec cette histoire.

En tout cas je vous remercie d’avoir pris la peine de me lire malgré mes loufoqueries et mes graves fautes rédactionnelle.

Avec toute mon amitié.


P.S

Ce blog figure en 1960ème position jusqu'au prochain classement, dans 15 jours.

Publié dans : hermetisme - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 18:34
- Par Hermophyle

Ce titre est la traduction exacte d’un bref commentaire qui me fut proposéé sur mon blog à propos de mon article Les couleurs alchimique dans la Franc-Maçonnerie et l’Église.

LES COULEURS ALCHIMIQUES dans la Franc-Maçonnerie & l’Église.

 

Vous avez entendu parler de l’entropie, cette usure inéluctable de tout ce qui existe qui a la particularité peu réjouissante de transformer au fil du temps un séduisant jeune homme en vieillard sénile édenté se contentant d’émettre des bulles de savon.

Rien n’échappe à cette entropie de telle sorte que donner la vie à un nourrisson c'est en même temps lui donner la mort. Ne croyez surtout pas que je broie du noir en vous disant cela, bien au contraire, et quelque part je m’amuse de la frousse de monsieur tout le monde qui a assimilé la mort à la catastrophe des catastrophes à tel point qu’il préfère ne pas en parler, et en Amérique du nord ceux qui ont passé l’arme à gauche sont maquillé et amenés en terre l’œil vif comme des rois feignants.( Il faut lire « roi fait néant », il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette dynastie, mais c’est une autre histoire)

Si j’étais à votre place je remercierais le ciel ou le hasard de m’avoir gardé en l’état et je ferais de mon mieux ce que j’ai a faire sans penser au mot retraite.

Évidemment, il y en a qui vont me dire que je suis un cousin germain de celui qui proposais de ne pas prendre de retraite pour travailler plus afin de gagner plus ! Allons soyons raisonnable je sais que l’économie politique est partout, mais elle ne saurait mettre ses pattes nauséabondes dans un phénomène universel qui ronge inéluctablement chaque choses dans un sens bien précis : savoir que notre monde est éphémère et que la pérennité se trouve ailleurs.


Le préambule précédent n’est pas éloigné du sujet qui consiste à savoir si les frères en tablier sont injustes.

En effet, tout étant soumis à l’entropie ou inéluctable destruction il en est de même pour cette honorable société même si elle spécule doctement sur la manière spirituelle de découvrir l’élixir de longue vie des alchimistes dont elle affirme être la seule dépositaire digne d’intérêt sur cette terre peuplée d’affabulateurs !


Quand on commence à affirmer qu’on est le dépositaire de l’éternelle et unique vérité sa craint pour les neurones qui doivent souffrir d’une névrose carabinée.

Ne nous trompons pas d’échelle. Nul n’ignore que chacun de nous se trimbale avec sa petite névrose secrète ou pas, Mais de grâce ne nous trompons pas d’échelon. Celle des honorables sociétés sont au plus haut et défoncent même le plafond surtout quand un Vénérable chamarré pète les plombs.


Mais ne croyez surtout pas que je suis à couteaux tirés avec les Francs-Maçon puisque ce que je dis sur eux (s’était le sujet) s’extrapole aisément sur toute société humaine. Cela est normal puisque l’entropie n’épargne rien ni personne.


La franc-maçonnerie est-elle injuste ? Oui évidemment mais elle l’est à son corps défendant comme les Églises, Temples Synagogues et Mosquées.


Vous avez entendu parler des lichens qui se fixent sur les roches et s’y accrochent. Ce sont des organismes très particuliers puisqu’ils sont constitués de l’union d’un champignon et d’une algue verte. Cest une association ou algue et champignons vivent grâce à cette union que l’on appelle symbiose.

La symbiose est donc une association intime et durable entre deux espèces différentes, parfois plus.

La symbiose est une association à bénéfices réciproques « gagnant et gagnant » dans le sens où :


« SURVIVRE C’EST TRANSFORMER LES INCONVENIANTS EN AVANTAGE ET EVITER QUE LES AVANTAGES DEVIENNENT DES INCONVENIENTS ».


C’est au prix de cet équilibre que la survivance s’instaure durablement.


Ce que je veux dire, c’est que l’Église des premiers temps et l’ésotérisme vivaient en étroite symbiose, « gagnant et gagnant ».

Puis est venu le temps de la séparation liée à une diminution de la perception du monde au-delà de notre réel quotidien.


De là est né le mouvement Rose+Croix pour tenter de maintenir la symbiose et utiliser des canaux particulier de certains mystiques afin de renouer avec la Réalité du monde suprasensible. Sur le plan social ce fut un échec, mais surnagent de rares maîtres discrets non assujettis à ces sociétés rosicruciennes qui recrutent de braves gens en déshérence ou allumés.


Des informations provenant de ces « canaux » est issue l’alchimie. L’alchimie plonge ses racines dans un très, très lointain passé, mais elle n’est pas passéiste puisqu’elle est particulièrement adaptée à l’émergence d’une nouvelle culture hermétique pour assurer une véritable sauvegarde.

Alors, cessez de tripatouiller au laboratoire avant de savoir qu’elle est une voie initiatique à part entière et comment on la pratique dans sa tête et dans son cœur.


Ne pas négliger non plus que l’union des contraires est indissociable d’un couple qui s’aime comme l’illustre Nicolas Flamel et Pernelle. Il est trop souvent oublié que le spirius mundis et l’Esrit Saint sont unions, et donc symbiose, et non séparation. Du mot division est d’ailleurs issu le mot diabolo ou diable.


Lagneau-d-finitif.jpg

Mais revenons à la rupture entre Église et ésotérisme.

La vision directe telle que nous l’on transmise un Denys l’Aréopagite et d’autres « visionnaires », c’est transformée des deux côtés en interprétation intellectuelle dépourvue des références issues des observations concrètes. Ce que l’on ne voit plus est alors qualifié de rêverie, phantasme, obscurantisme et besoin d’évasion.


Ainsi l’Église et les ésotérismes quittèrent leur bénéfique symbiose pour aller chacun de leur côté en transformant leur ancien lien en rejet mutuel frôlant la bêtise et même l’idiotie ! Ils sont devenus aussi bornés l’un que l’autre.


Quand dans mes conférences je lâche le mot Église, j’entends grommeler, signe avant coureur d’un lynchage !

Quand je parle d’alchimie à un prélat il m’affirme doctement que ça sent le soufre !

Vous vous rendez compte de leur couche géologique de crasse ?


Ainsi la survivance de chacun est morte car ils ne pouvaient plus transformer leurs inconvénients en avantages et ne purent éviter que leurs avantages se transforment en inconvénients.


Au fil des siècles les choses se sont empiré et la mystique perdue est devenue baratin intello (sous le couvert d’herméneutique, de théologie ou d’acrobaties sur les symboles) chez les uns et les autres.


Écoutez-les pérorer à leur chaire de Vénérable, et regardez le prêtre « dans le coup » devenir « loubard » ou animateur. C’est du carnaval.

Oui, les maçons sont injustes, tout est injuste, même la justice. Jean-Paul Sartre (1905-1980) l’a fort bien traduit dans sa pièce de théâtre Le diable et le bon dieu (1951) en écrivant :

« Malheur, dit le soleil, ma belle chevelure d’or trempe dans la merde. »


Nous avons le choix, soit rester planter là dans l’ambiance méphitique soit prendre une voir initiatique vers la lumière et l’air des alpages.


Ben oui, je me poile en voyant le sac de crabe de notre humanité. Depuis toujours je suis un crabe à part entière, alors faisons ensemble un trou dans ce sac et barrons-nous…

 

Dans un bateau de la royale j’entends encore le cri du second maître de service chargé du réveil matin de l’équipage : « Debout les crabes, la mer monte ! ». Bon inutile de vous dire à quoi correspond ici la mer surchargée d’une consonne et d’une voyelle finale…


Malgré tout cela il n’y a aucun doute, la vie est magnifiquement belle comme ces fleurs sauvages des chemins et comme cet amour profond qui rayonne d’un couple qui s’est compris… d’un couple en symbiose !


Avec mes amitiés…

Je vous souhaite un amour symbiotique plein de joie et de lumière inextinguible.

 

 

 

 

 

Publié dans : hermetisme - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 19:28
- Par Hermophyle

© novembre 2010.

 

Dans les articles sur les « A », j’ai présenté succinctement le fameux A de Charlemagne, cet objet précieux qui fait partie du trésor de la magnifique église romane de Conque (Aveyron).

 

 Ce reliquaire matérialise la légende de cet édifice qui dit que Charlemagne a légué aux abbayes de son Empire des lettres d'orfèvrerie. La première de l'alphabet aurait été attribuée à Conques en témoignage de l'importance qu'il accordait à ce monastère.

 

a.de charlemagne

    Photographies d'André KUMURDJIAN

 

Ce curieux cadeau, enchâssé en son sommet d’une boule de cristal contenant des reliques, symbolise un mystère que bien des chercheurs se sont efforcés d’éclaircir quitte à confondre parfois cette lettre sans barre horizontale (avec tout de même son amorce de part et d’autre des jambages) avec le compas des Francs Maçons !

 

Il n’est pas sans intérêt d’observer attentivement la petite sphère de verre placée dans l’angle supérieur aurait contenu une relique.  

Soulignons ici que la sphère cristalline, tout comme la surface convexe du bain de mercure, a toujours représenté, en alchimie, le microcosme reflet fidèle du macrocosme. Cette analogie est due à l’image panoramique et réduite, qui se réfléchit à sa surface convexe. C’est pour cela que les adeptes parlent du « Miroir de l’Art » capable de contenir le grand monde ou macrocosme.

L’Adepte Fulcanelli le précise en ses Demeures philosophales lorsqu’il décrit la prudence constituant l’un des gardes du corps du mausolée de François II plus connu à Nantes sous le nom de tombeau des Carmes :

 

« C’est dans ce miroir, disent les maîtres, que l’homme voit la nature à découvert. C’est grâce à lui qu’il peut connaître l’antique vérité en son réalisme traditionnel. Car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. Et pour montrer que c’est bien là notre microcosme et le petit monde de sapience, le sculpteur a façonné le miroir en lentille convexe, laquelle possède la propriété de réduire les formes en conservant leur proportion respective. L’indication du sujet hermétique, contenant en son minuscule volume tout ce que renferme l’immense univers, apparaît donc voulue, préméditée, imposée par une nécessité ésotérique impérieuse, et dont l’interprétation n’est pas douteuse. De sorte qu’en étudiant avec patience cette unique et primitive substance, parcelle chaotique et reflet du grand monde, l’artiste peut acquérir les notions élémentaires d’une science inconnue, pénétrer dans un domaine inexploré, fertile en découvertes, abondant en révélations, prodigue de merveilles, et recevoir enfin l’inestimable don que Dieu réserve aux âmes d’élite : la lumière des sages. »

 

Fulcanelli nous parle ici, trente ans avant sa découverte, de sa connaissance de la structure holographique de l’univers où chaque partie contient le tout. Il précise plus exactement la nécessité d’acquérir une pensée holoscopique, hologramorphique (forme holographique) dirions-nous aujourd’hui, afin d’apprendre à réfléchir (le mot est significatif) de telle sorte qu’il soit possible de saisit la totalité de l’univers à partir de l’une de ses parties. Voir à ce propos mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale.

 

L’importance est telle, de cette manière de voir, qu’Eugène Canseliet insiste en sa deuxième préface (1958) de ce même ouvrage en citant l’alchimiste dit le Cosmopolite et en l’accompagnant d’un commentaire des plus instructif :

 

« Au royaume du soufre, insiste Cosmopolite, existe un Miroir dans lequel on voit tout le Monde. Quiconque regarde en ce Miroir peut y voir et apprendre les trois parties de la Sagesse de tout le Monde, et de cette manière il deviendra très savant dans ces trois Règnes, tels que le furent Aristote, Avicenne et plusieurs autres qui, de même que le reste des Maîtres, virent dans ce Miroir comment le Monde fut créé. » (De Sulphure, Coloniae, 1616, p.65.)

Eugène Canseliet poursuit :

 

« Assurément, le double secret de la naissance et de la mort impénétrable aux plus savants « selon le siècle », celui de la création du Monde et de sa fin tragique en châtiment de l’avidité et de l’orgueil des hommes, également incommensurables, ne sont pas les moindres révélations visuelles que fournit à l’Adepte le Miroir de l’Art. Mercure éclatant et précieux, réfléchissant, en la légère convexité du bain, les vicissitudes de la boule crucifère… »

 

Nous découvrons là les prémisses de l’ouvrage non édité Finis Gloria Mundique Fulcanelli devait consacrer à la fin de notre cycle terrestre et qu’il  décida de soustraire de son œuvre mais dont le chapitre consacré à la croix cyclique d’Hendaye fut extrait pour venir se greffer in fine du Mystère des Cathédrales.

 

 

La boule de cristal (cabalistiquement et aussi symboliquement : boule crucifère) incrustée au sommet du A de Charlemagne représente la porte du macrocosme ou seul l’éveil de la conscience permet d’accéder. Les reliques en elles-mêmes enfermées dans ce globe signifient notre relation avec le monde divin d’où l’impérieuse nécessité de les inclure (cette inclusion est négligée, voire exclue, de nos jours) dans les pierres d’autel consacré afin que se réalise durant l’office la jonction entre notre microcosme et le macrocosme divin.

À partir de ce cristal s’élève donc vers le macrocosme un V virtuel s’ouvrant vers le cosmos et inverse du A. Ainsi obtenons-nous aussi bien le « Avé… Maria » ou hymne à la Vie-rge, par laquelle l’histoire du Christ, débute. Ce départ en étroite analogie avec le X ou croix de saint André ou la fête du saint débute l’année liturgique des saints, ou cycle sanctoral, le 30 novembre pour s’achever le 29 novembre suivant pour la Saint Saturnin.

Telle est la raison profonde de la création de la cathédrale Saint-André sur les berges de l’Aude à Alet-les-Bains dont les lettres initiales À ne sont pas dépourvus de pertinence.

 

15 TRIANGLE BOUDET

Fin en calligramme triangulaire du livre manuscrit de l’Abbé Francis Boudet de l’Aude. Une fin logique comme l’annonce le macrocosme et Fulcanelli dans son Finis Gloria Mundi.

 

Vitrail alet

Le sceau de Salomon dissimulant à peine six A et la rose croix dans les vitraux de l’ancienne cathédrale Saint-André d’Alet-les-Bains sur les rives de l’Aude. Cette figure résulte de l’interpénétration du macrocosme et du microcosme. C’est pourquoi elle est le symbole de la pierre philosophale.


vierge d'alet

Photo Alain Gros.

À travers les grilles de protection du trésor de l’ancien évêché d’Alet-les-Bains on découvre les ostensoirs présentés aux fidèles lors de la cérémonie de présentation du Saint-Sacrement qui donna son nom à la société secrète de Saint-Vincent Depaul ami de Nicolas Pavillon évêque d’Alet. Ces vases sacrés sont de formes hexagonales comme les vitraux de l’édifice, ce qui définit bien le désir de souligner cette structure géométrique particulière qui caractérise notre territoire national.

L’ostensoir permet au prêtre de présenter l’hostie enfermée au centre dans un vase de verre ou lunule. Ce nom est des plus expressifs puisque la lune est le reflet du macrocosme solaire et l’hostie point de jonction entre notre monde et l’univers divin..

 

Seul, un Adepte-évêque ayant reçu la flamme du cénacle christique, tel Nicolas Pavillon, pouvait saisir l’importance ésotérique de cet X dont l’interpénétration de la partie haute et de la partie basse donne le sceau de Salomon qu’il représenta dans ses ostensoirs et les armatures de pierre des vitraux de sa cathédrale.

Il faut souligner ici que le vase de verre inclus dans l’hexagone de l’ostensoir et contenant l’hostie blanche est appelé lunule dont l’analogie avec l’alchimie est incontestable :

 

« Miroir particulier, nous dit Eugène Canseliet, miroir de l’Art, qui se présente alors sous l’aspect d’un corps très brillant, blanc d’argent, et qui pour cette raison, reçut encore le nom de Lune des philosophes. » (« La tour Saint-Jacques », n°3, p.76.)

 

L’hexagone miroir de l’Art est la forme de notre territoire national qui recueillit les restes de Sainte-Anne et qui malgré son actuel néo cartésianisme réducteur reste une terre d’élection ou le Verbe prendra « corps » en une sphère encore insaisissable, pour la majorité des Hommes, en son rôle de miroir du macrocosme divin.

 

Cette sphère immense n’est autre que le corps de Vie de la terre qui fut bouleversée en ce point de fécondation qui fut le Golgotha.

 

Oui, entre la lettre A et l’Empereur il y eut des faits qui montre son attachement à ce caractère pour des raisons qui ne relèvent pas de la banale réflexion.

 

 

La dépouille de sainte Anne, la grand-mère du Christ, fut amenée d’Orient dans la barque des saintes Maries de la mer. Elle était conservée dans un coffre de bois blanc précieux qui fut transporté jusqu’à la ville d’Apt, situé à environ 40 km au nord d’Aix-en-Provence. Nous voyons immédiatement l’évidence de la lettre A en qualité d’initiale prégnante à un tel degré que certains se précipitèrent sur l’Antimoine qu’ils qualifièrent de matière première de l’œuvre Alchimique.

 

Charlemagne effectua à Apt un pèlerinage après son couronnement afin de rechercher les reliques d’Anne qu’il découvrit dans une chapelle souterraine le 26 juillet 801.

À la suite de quoi il en distribua de nombreux fragments et laissa la majeure partie à l’évêque d’Apt, ou elles sont encore.

Ainsi peut-on dire que le seul lieu saint au monde où Sainte-Anne repose et fait des miracles est la cathédrale d’Apt.

 

Apt cathédrale crypte

Photo Wikipedia.

Crypte inférieure de l’église Sainte-Anne d’Apt où furent retrouvées en 801, par Charlemagne, les reliques de Sainte Anne.

 

Par la suite de nombreux fragments de reliques furent dispersés un peu partout et notamment en Bretagne où la région voue un culte aussi ancien qu’ardent à sainte Anne.

La raison de cette ferveur en est la parenté de Dana la déesse celtique, la notre Dame noire de dessous terre, qui s’appelait aussi Anna. Telle est aussi la raison de son exportation dans les pays à population noire.

De se fait Anne entra tout naturellement dans la légende en qualité de Bretonne. Cette légende affirme que dans le sud du Morbihan Anne était l’épouse d’un seigneur têtu et violent qui lui interdisait d’avoir des enfants. Enceinte de Marie elle fut chassée par son époux et erra à travers la Bretagne pour aboutir sur une plage ou un ange les attendait à côté d’une barque. Notre ange capitaine et fin manœuvrier propulsa la barque jusqu’en Galilée qui était, comme son nom l’indique, un pays des Celtes Gaulois !

Ben quoi, vous trouvez à redire que le Christ soit un Breton têtu de pure race croisé avec le Saint-Esprit ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour tirer la couverture à soi ! Ah, l’esprit cocardier rend créatif au-delà de toute espérance ! Passons…

 

Il y a plus sérieux car cette légende repose sur des fondements permettant de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu !

 

Anne de Bretagne vouait un culte fervent à sa sainte patronne. C’est elle qui forma le projet, vers 1502, de réunir dans un mausolée, les corps de ses parents défunts. C’est ainsi que fut érigé le tombeau des Carmes que l’on peut admirer à l’église Saint-Pierre de Nantes. C’est ce tombeau que décrit Fulcanelli en ses Demeures Philosophales en insistant sur le symbolisme alchimique des quatre vertus cardinales placées aux angles du magnifique cénotaphe dont l’une tient le miroir de l’Art laissant supposer une connaissance alchimique de la haute aristocratie celto-bretonne.

Il est bien évidant que le nom d’Anne donnée à la duchesse des Bretons ne seras pas sans conséquence sur la pérennité de ce prénom en Armorique. Il sera exalté par Anne d’Autriche épouse de Louis XIII, qui se rendit à Apt pour remercier Sainte Anne de lui avoir ôté sa stérilité. Bon, que l’histoire croustillante du charitable Mazarin en qualité de géniteur sauveur soit mise de côté !

 

Pour mieux saisir le sens de tous ces événements il est nécessaire de s’élever au niveau global, macrocosmique… si je puis dire.

 Il est un fait qui doit être mis en évidence sans que je l’aie précédemment signalé, c’est que la sépulture d’Anne reposait au sein d’un édifice sacré qui fut érigé à l’image de Rome, annonçant par là que la Rome véritable, la nouvelle Romme, celle des chrétiens et non celle des empereurs Romains se trouve en réalité en ce lieu, dans le cœur de la fille aînée de l’Église.

 

« Remarquons,dit l’archéologue Jérôme Carcopino, que cette disposition (des bâtiments) est la même qu’à Saint-Pierre-de-Rome dont elle reproduit, à une échelle moindre, certaines des particularités. »

 

De ce fait l’on saisit la raison profonde de la présence des papes à Avignon, les seuls qui furent légitimes.


Que Saint Anne vous protège.

 

Publié dans : hermetisme - Communauté : Enigma
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