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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:09

bre04

Un jour le ciel de tout noir qu’il était se mit à scintiller d’étoiles, c’était à l’aube de la création du monde.

Chacune de ces milliards d’étoiles avait un nom et une destinée.  C’est pourquoi, dès le commencement du temps les étoiles se mirent à dessiner un bœuf et un âne entourant une mystérieuse  nativité.

Les hommes aimaient les regarder car elle glissait leurs lumières dans leurs cœurs et faisait naître amour et bonté.

Et puis un jour vint le marqueting, la TV et l’ordinateur et les hommes eurent trop à faire pour admirer le cœur des étoiles dont la lueur bienfaisante ne pouvait plus pénétrer la lueur aveuglante des villes. Leur coeur s'abscurcit et devint si dur qu'l apprit le désamour.

Dieu s’offusqua de cette légèreté,  de ces hommes qui un jour avaient vécu quand les étoiles et les animaux parlaient. Il décida de punir l’humanité.

Désormais, à chaque jour qui passait, une centaine d’étoiles s’éteindraient, et avec elles, l’espoir d’une naissance humaine, si les hommes poursuivaient sur la voie de l’indifférence.

Plusieurs centaines d’années passèrent sans que personne ne remarque rien. Il y avait tellement d’étoiles que nul ne pouvait rien deviner du dessein divin. Lorsqu’il ne resta plus que cent de ces astres, Dieu ne les fit s’éteindre qu’une par une… mais aucun être humain ne s’aperçut de rien. Pourtant, la terre s’était considérablement dépeuplée… et à présent, il n’y avait plus un seul cri d’enfants depuis fort longtemps.

Ce n’est que le 21 décembre prévu pour la fin du monde, qu’un vieillard, las de la vie, leva les yeux au ciel pour se plaindre à Dieu d’être trop vieux… C’était le premier être humain à s’être enfin arrêté pour contempler le ciel après des milliers d’années d’indifférence…

Subjugué, il vit alors les trois étoiles danser une ronde folle, changeant de couleurs à tout instant. À elles trois, elles réussissaient à peupler le ciel d’une infinité de diamants lumineux. Cette nuit-là, les quelques vieillards qui peuplaient encore la planète contemplèrent la danse des étoiles et aucun d’eux ne s’endormit. Lorsque enfin elles se calmèrent, elles se rassemblèrent, se soudant l’une à l’autre, et montrèrent le chemin du premier enfant des étoiles. C’était à Bugarach, dans une crèche, entre un bœuf et un âne. Que dis-je beaucoup d’ânes !

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:07

260px-The Le fuite en Egypt-1500 Vittore Carpaccio

Je ne voulais pas achever l’année 2012, en ce jour du 21 décembre supposé de la fin du monde (en espérant qu’il sera le début d’un autre monde différent de celui de notre « déshumanité ») sans parler de ce solstice d‘hiver qui se confond avec Noël.

Noël, jour de la naissance du Christ . Si nous allons en Palestine, le froid pendant la nuit est vif. Les étoiles scintillent et le monde entier sent confusément qu’en cette nuit quelque chose, quelque chose de grand, quelque chose de mystérieux va se passer…

Il y a deux mille ans, un petit d’homme naissait et sa mère le déposait dans la crèche toute proche… Quelle étrange histoire… Oui, quelle étrange histoire…

Marie, nous est-il dit, était sur le point d’accoucher. Joseph marchait à côté d’elle et, la nuit venue, ils ne trouvèrent point de place à l’auberge.

Mais voici que les douleurs de l’enfantement commencent – et comme personne ne leur cédait de lit – , Marie accouche et place son premier né dans la crèche…

Soyons attentifs à cette histoire et réfléchissons un instant sur cette phrase : « Ils ne trouvèrent point de place à l’auberge… » Quel est l’homme au monde, fut-il le plus fruste, qui ne céderait son lit à une femme en couche ? Mieux : nous sommes en Orient, où la loi de l’hospitalité est la première des obligations. Non, il n’est pas possible que tous ces hommes, toutes ces femmes aient été si endurcis ; il y a là, assurément un sens cahé qu’il faut découvrir.

Aucun texte ne  précise que Marie se réfugie dans une étable : elle accouche et place l’enfant dans une crèche, car il n’y avait pas de place à l’auberge, comme le dit simplement l’évangile de Luc (II,7). Les autres évangiles ne sont pas plus explicites.

Comment résoudre cette énigme ?

Pour y parvenir demandons-nous qui est Marie ? Quelle est donc cette femme extraordinaire qui va accoucher sans avoir conçu autrement que de l’Esprit ? Aucun texte mieux que les versets 1 et 2 du chapitre XII de l’Apocalypse ne l’explique plus clairement. En voici la traduction littérale, issue du texte grec (il est dommage que je n’ai la traduction d’André Chouraqui) dont on sait que les adaptations des différentes Bibles actuelles ne sont bien souvent que des arrangements, surtout dans les commentaires,  pour accréditer des idées préconçues et dont la TOB est un chef-d’œuvre d’infidélité que j’ai flanqué à la poubelle.

Au-delà des contresens des traducteurs de la vulgate (Bible expurgée par st Jérôme sous les ordres du Pape Damase au IVe siècle1) voici le passage qui nous intéresse :

« Il parut un grand signe dans le ciel ; une femme enceinte du soleil, avec la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était grosse et elle criait, étant en travail, et souffrant les douleurs de l’enfantement. »

De nombreux sculpteurs du Moyen Age, de nombreux maîtres verriers nous ont montré la Vierge Marie debout sur le croissant de lune. Qu’est-ce à dire ? Cette femme, enceinte du soleil (et non recouverte ou revêtue, ou encore enveloppée2 du soleil comme le dit pudiquement mais faussement le texte latin, provoquant ainsi un contresens regrettable dans toutes les bibles qu’elles soient Catholiques ou Protestantes). Je dois souligner trois fois que cette femme est qualifiée de « signe dans le ciel ».

Que se passe-t-il, dans le ciel, la nuit de Noël ?

Le soleil se trouve, à ce moment-là dans le signe du Capricorne. Mais à minuit dans la nuit de Noël, le ciel étoilé nous montre le signe opposé, soit celui du Cancer, qui culmine au firmament, accompagné du signe du Lion et du signe de la Vierge.

Ces trois signes vont donner la clé de l’énigme de cette nuit sacrée.

Dans le signe de la vierge brille la constellation du bouvier. C’est donc, près de la Vierge, le bœuf de la nativité, que conduit son maître dont je reparlerais bientôt.

Le signe voisin est le signe du Lion, dont nous savons qu’il représente Judas. (Non pas Judas, le disciple qui trahit Jésus, mais Juda, fil de Jacob, fondateur de la tribu de Judas, d’où est issu Joseph, père de Jésus, ainsi que le dit l’évangile de Matthieu. Le livre de la Genèse dit : Judas est un jeune lion… S’il se couche, qui le fera lever ? 3(Genèse, XLIX,9-10)

Notons ? car cela est important, que l’Eglise primitive a placé dans le signe du Lion, de façon significative, les fêtes la Vierge (15 août) de Joachim (16 août), son père et de Anne (26 juillet) sa mère.

Voici donc Juda, le jeune lion, c’est-à-dire Joseph, à côté de la Vierge Marie et du bœuf de la Nativité. Mais la crèche, et l’âne ?

L’âne s’y trouve également. Il y en a même deux, car l’un portera la Vierge et l’enfant, lors de la fuite en Égypte, l’autre portera le maître triomphant, montant vers Jérusalem, en prélude au dernier acte de son passage sur terre.

Dans le signe du Cancer se trouve l'amas stellaire NGC 2632 (1000 étoiles) des ânes, dont deux étoiles, Gamma et Delta sont, précisément, les deux ânes, l'un est dit l'âne boréal, l'autre est l'âne austral.

Ces observations permettent de saisir le sens sibyllin du veset de l’évangile de Luc (XIX, 30) : « Vous trouverez un ânon attaché que personne n’a jamais monté. ». Il est bien attaché, en effet, et ne risque pas de quitter sa constellation ; et personne ne l’a jamais monté, et pour cause…

C’est encore cette constellation des ânes qui va nous livrer l’ultime secret de la Nativité. Elle s’appelait, chez les anciens Grecs : Phatnè et en latin Praesepe qui signifie précisément la crèche.

Ainsi sont réunis, dans les trois signes qui brillent dans la nuit de Noël, tous les éléments de la nativité ; la Vierge céleste avec Joseph à son côté, le bœuf et l’âne et enfin, pièce maîtresse culminant au firmament, la crèche, ou seras déposé, à minuit, Jésus, le jeune Homme-Dieu solaire, au milieu de a paille qui, dans nos crèches actuelle, figure, déjà, les faibles rayons du soleil renaissant.

La lune étant maîtresse du signe astrologique du Cancer, où se trouve la crèche, la Vierge est bien, à ce moment, comme le dit l’Apocalypse, « debout sur le croissant de lune et ayant autour de la tête la couronne d’étoiles. » ou les douze signes zodiacaux.

Oui, le mystère de la Nativité est un mystère à dimension cosmique dans tous les sens du terme. On ne saurait le voir avec une mentalité terre à terre, mais il faut le lire dans le ciel.

Ce n’est pas pour rien que le Père Noël (ce messager de Dieu ou « mercure ») de nos enfants, précisément… descend du ciel le jour  où le soleil renaît, rapportant  dans sa hotte inépuisable tous les bienfaits que la nature, grâce au soleil, va répandre en cadeaux sur la terre – tous les bienfaits que le Père, grâce au fils, va répandre, par sa grâce, dans le cœur des hommes…

Sous le drame humain de la naissance de l’Homme-Dieu, se cache un enseignement hautement ésotérique ayant, à l’instar de l’alchimie, une portée cosmique.

Dans le ciel est la fécondation de la matière, ou mère, par la lumière solaire… réfléchie par la lune.

Il est une anomalie significative dans cette crèche céleste, c'est que le Bouvier est dans la crèche, pas le boeuf. Remarquons que les boeufs sont l'axe du monde puisque le nom de septention (septentrionne) signifie sept boeufs désignant les sept étoile de la petite ourse proche du Bouvier. Le boeuf est donc lié autant à la crèche qu'à l'axe du monde. 

Que signifie ce bouvier ? Nous allons voir que l''empereur Frédérik III de Habsbourg (1415-1493) ne l'ignorait pas et voulu s'en servir, d'une manière quelque peu répréhensible, à ses propres fins.

Le bouvier de la crèche méridionale chantait une sorte d'hymne national prophétique profondément attaché au Languedoc.

Il répétait inlassablement le chant des labours, et cela depuis la nuit des temps non pas pour remplacer un baladeur, mais pour accompagner les bœufs dans leurs efforts, pour leur « parler ». George Sand  sut très bien comprendre « ce chant dont l’origine fut peut–être considérée comme sacrée et auquel de mystérieuses influences ont dû être attribuées jadis » (La petite fadette). Il chantait comme un coq en répétant, en apparence, la même chose. Le bouvier du golfe du Lion Répétait donc inlassablement les voyelles comme refrain :

« Quant le bouyé ben de laura

Planto soun agulhoado

A, E, I, O, U,

Planto soun agulhado.

Trobo sa henno al pé del foc

Triste, descounsoulado

A, E, I, O, U… (la suite de la chanson est pourvue de six refrains de voyelles supplémentaires.)

Les musicologues sont d’accord sur l’antiquité de cette mélodie parsemée d’archaïsmes. Certaines tournures permettent de la dater du XIIIe siècle. Cette chanson était aussi chantée par les pèlerins occitans du Moyen Age se rendant à Compostelle.

Outre la dimension cabalistique, dont Artur Rimbaud a su traduire bien des aspects, cette suite des voyelles revient donc comme un leitmotiv.

La question est pourquoi, que signifient exactement ces cinq lettres, sorte de quintessence, si nécessaires à notre langage?

  A.E.I.O.U. ou AEIOU est le monogramme de la devise utilisée par les empereurs de la famille des Habsbourg. L'empereur Frédéric III, qui était amateur de formules ésotériques, et avait l'habitude de signer de ce monogramme sa vaisselle de table, ses armoiries et ses châteaux. Frédéric III n'a pas donné la signification de cet acrostiche, mais peu de temps avant sa mort, il aurait affirmé (rien n'est moins certain) qu'il signifie :  Alles Erdreich Ist Oesterreich Untertan ou Toute la terre est sujette à l'Autriche. Cependant, face au mystère de l'origine de ces lettres, d’autres interprétations ont été avancées à partir de phrases latines:

Austria est imperio optime unita (L'Autriche est l'empire le plus uni).

Austria erit in orbe ultima (L'Autriche sera l'ultime nation du monde).

Austriae Est Imperare Orbi Universo (La destinée de l'Autriche est de diriger le monde entier)

En réalité Frédéric III a recopié cette dernière devise de la chanson du bouvier occitan en ajoutant seulement deux lettres au terme « Austri » qu’il a transformé en « Austriae » puisé dans la formule méridionale :

Austri Est Imperare Orbi Universo.

Ce qui signifie :

Il appartient au Midi de gouverner le monde…

N’oublions pas que les comtes de Toulouse s’appelaient tous Raymond… Roi du monde ! Et les femmes de l'aristocratie se prénommaient Esclarmonde, ce qui signifie lumière du monde...

Mais de quel règne du Midi s’agit-il ? Peut-être est-ce le rameau, chanté par le cathare Marty, prophétisant, le 16 mars 1244 en montant sur le bûcher de Montégur:

"Les lauriers refleuriront sur les cendres des martyrs, passé la cap des sept cents ans."

Dans le mot laurier on peut lire que "l'or y est". Il ne saurait s’agir que d’une voie précieuse, d'une voie d'or, ou encore d'une via nova (route nouvelle) débarrassée de ses fleurs du mal. Donc d'une religion régénérée.

 

Dans la confiance en l’avenir, levons nos yeux vers la voûte étoilée et regardons la crèche scintillante avec un cœur d’enfant.

Je vous souhaite à toutes et à tous et surtout à tous les marmots en fête de la terre un joyeux Noël. Avec mon amitié chaleureuse !

 

 

1De ce fait certaines Bibles comme la biblia sacra de 1580, comptent plusieurs LIVRES en plus que les bibles actuelles, comme si après la purge qui donna la vulgate cette même vulgate fut encore expurgée..

2Ce qui enveloppe ou entoure une ville est une enceinte.

3Allusion astronomique très nette : quand le signe du Lion disparaît, qui pourra le faire lever… ?

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:09

 Fee.jpg

LA FEE DE ROC DE FA linteau d'une maison du village.

Je dois dire pour la énième fois que mes articles sont le résultat de ma compréhension, à un moment donné, de certains faits ou de certains concepts. Ils ne sont donc que le reflet de ce que j’ai cru saisir au moment ou je les écrits. Comprenez qu’ils sont en perpétuelle évolution et ne sont donc pas le duplicata de ce que j’ai exprimé hier où dirais demain… reflets, ils le sont surtout de ce que j’ai envie de dire un peu comme si je m’imaginais lequel, parmi vous tous, allait faire l’effort de lire.

Oui il y a parfois une sorte de communion avec vous qui fréquentez mon terrier et de cela, j’en suis profondément heureux car, avec cette étrange communion, vous devenez, toute et tous, mes amis.

Je ne suis pas attaché à mes écrits, ils ne sont pas inscrits dans la pérennité et c’est la raison pour laquelle je les laisse à votre disposition pour que vous puissiez en profiter au mieux, et leur donner même une suite selon vos goûts, sans pour cela vous les approprier…

Ce que j’apprécie le plus, ce sont les critiques car du moment qu’elles sont dénuées de cette agressivité qui caractérise les constipés et plus particulièrement les snobinards qui se disent « branchés ». Je dois avouer que  j’ignore si le branchement lumineux en question se fait par-devant ou par-derrière, étrange dilemme car nous sommes à l’époque des prises universelles. Eh oui, notre société dépravée  négocie un retour in petto aux activités vénériennes de Sodome et Gomorrhe. C’est là, vous vous en doutez, une constatation et non un jugement.

Parmi ces naufragés outre les fofolles gravement atteintes figures ceux qui cherchent à me faire dire que c’est « la queue qui remue le chien ». Décidément, vous pouvez le constater, l’appendice de contentement semble à l’origine de bien des méfaits.

Exception faite de ces deux cas gravissimes de recherche insensée du plaisir à pavaner en affichant une différence souvent artificielle, les critiques sont pour moi fructueuses. C’est une matière à réflexion qui efface cette impression, difficile à assumer, d’être le seul à parler.

Sans vous connaître toutes et tous, je pense souvent à vous car j’ai parfois envie de vous faire des cadeaux. Certaines et certains m’écrivent pour me dire qu’ils ont, en effet, reçu un cadeau. C’est un bref moment ou comme un vieux corbeau, je me lisse un peu l’ego. Ah l’esprit ! il fait communier et laissez-moi rigoler quand certains affirment qu’il vient aux tables et je ne crois pas qu’il soit question des « saintes tables » de nos chapelles. Car la sainteté de nos jours a bien triste mine puisque naufragée quelque part dans cette mer de chaises vides qui inonde  nos églises.

Dans les églises le tabernacle contenant les hosties ne furent pas toujours au centre de l’autel, pour des raisons sanitaires, car les rats vecteurs de la peste pullulaient et pouvaient endommager la « présence réelle » ou réserve d‘hosties. Elle était donc enfermée dans un récipient en métal précieux accroché au plafond, du côté de l’Épître (côté droit en regardant l’autel lorsque le prêtre tourne le dos aux fidèles en regardant l’Est) par une longue chaîne. C’était la colombe de l’eucharistie ou péristère.

Les religieux des siècles passés associaient dont la colombe avec le saint Esprit comme le souligne les évangiles lors du baptême du Christ, dans le Jourdain, par Jean-Baptiste (Luc III, 21).

Cette forme symbolique du péristère, qui sera appelé plus tard le ciboire et deviendra une coupe, non sans analogie avec le Graal, est significative quant au sens intrinsèque des hosties. Pour nos anciens la communion était essentiellement une réception de la colombe de l’Esprit saint à travers le sacrifice du Christ. Ce fait étant le prolongement de cette affirmation du Christ : « L’Esprit Saint, vous enseigneras ».

Cela étant dit pour ceux qui confondent la communion avec du cannibalisme… manger de la viande humaine, celle du Christ, et boire son sang comme Dracula et les vampires. J’ai souvent entendu cela y compris chez des gens censés être cultivés comme cette jeune femme, major de science po., fille d’une amie. Je ne vous cache pas que cette belle femme m’a laissé les bras ballants pour tout autre chose que pour l’harmonie suggestive de son personnage.

J’ai souvent entendu des incohérences par ceux qui ne seraient pas supposés, vu leur culture, ne pas analyser les faits au premier degré.

Que les choses soient claires : Je ne cherche pas à défendre une position doctrinale, Je me limite à souligner l’importance de l’Esprit saint (si étroitement assujettit au laboratoire alchimique) chez nos pères et surtout leur manière de le comprendre.

Le mot colombe contient de multiples sens qui indiquent combien les Églises de connaissance (et non les Églises de croyance telle les Églises Catholiques Orthodoxes ou Protestantes ) savaient mettre en exergue des sens ayant trait aux travaux d’alchimie interne (physio-psycho-spirituelle) et plus précisément au laboratoire ou l’alchimie externe qui est donc une résultante ou s’exalte une spiritualité à l’état pur. Ce qui veut dire que parvenu à ce stade l’œuvre au laboratoire devient plus spirituelle que celle de l’oratoire. C’est pourquoi d’Opéra, il devient grand opéra ou Grand Œuvre.

Beaucoup d’alchimistes restent au stade de l’Opéra car ils ne savent pas faire la jonction avec l’esprit.

Évidemment, les spiritualisant ne sauraient accepter ce genre de manipulations qui leur paraissent pour le moins curieuses et même incongrues par rapport au confort béat de l’édredon qu’est  la spiritualité méditative ou l’être dialogue souvent avec lui-même dans un bien-être douillet. Impossible, dans ce cas, de saisir la transcendance de la matière, Impossible, de surprendre l’Esprit en action dans les fondements de la matière à travers ses pulsations vitales.

Méditez et prévenez-moi quand vous saurez ou vous en être et si vous estimerez avoir parcouru un chemin important sans être assujetti à des puissances que vous êtes incapables de reconnaître. Bonne chance.

La voie initiatique occidentale qu’est l’alchimie demande autant d’effort que les autres voies et ceux qui ne foutent rien et bricolent dans leur coin, ceux qui veulent affirmer leur liberté d’en faire à leur guise car ils savent tout ou pire encore sont des « chanels » divinement inspirés, ou presque, ceux là ne risquent pas de décrocher le pompon. De grâce Non ! vous n’allez pas me parler du Nouvel Age !

La langue grecque étant celle de la rédaction initiale des Évangiles, c’est dans l’étymologie grecque que le mot colombe livre toutes ses acceptions.

Ne voulant pas survolter vos neurones (ni les miens), je ne vais donc pas étaler les multiples bravades gaillardes d’un étymologiste vétéran, je vais me cantonner à résumer le strict nécessaire à la compréhension pour les fatigués que nous sommes depuis notre sortie de la classe terminale… de maternelle ou lire est devenu une perte de temps et un ennuie souverain.

 En grec le mot colombo ce n’est pas un flic célèbre (ça, vous le savez déjà mais je n’ai pu résister à le dire) mais un oiseau aquatique  que l’on appelle le plongeon.

Donc colombo est aussi bien la colombe qu’un oiseau qui plonge pour poursuivre le poisson dans l’eau.

Ces deux sens se complètent car dans l’iconographie religieuse l’oiseau qui survole le baptême du Christ et donc la descente de l’Esprit est souvent représentée à la façon d’un oiseau plongeant… à la manière d’un faucon, ce qui ne caractérise pas (vous vous en doutez) la blanche colombe !

Je signale en passant que le colombin est un minerai de plomb à ne pas confondre avec des crottes.

Le terme Péristéra est synonyme de phassa qui se dit aussi phatta en grec, terme voisin de l’ancien français fata = fée (occitan fada, fado ou fa. ) le village Roc de fa (rocher des fées) dans l’Aude en est l’illustration d’autant que l’on peut rapprocher ce terme de phasma (grec) ayant le sens d’apparition, vision, signe des dieux, phénomènes céleste extraordinaire dont la descente de l’Esprit réjouit le cœur des alchimistes.

Roc de fa est donc un lieu particulier ou le fantasme (invisible) se superpose à la réalité. Mais cela a une raison d’être en ce  royaume de l’antique société initiatique des corbeaux.

Mais ce prétendu fantasme ne serait-il pas la descente de cet esprit, ce columbos dont les alchimistes de la région avaient nécessairement besoin pour que leur matière puisse se faire pêcher afin de pouvoir être mondifiée ?

Alors, nous comprenons mieux la colombe qui survole la vierge et l’enfant Jésus dans ce tableau de la sacristie d’Arques non loin de Roc de fa. Au fait ce rocher sacré ne serait-il pas cette pierre qui nous vient de la blanche colombe, laquelle plonge en ce lieu pour lui donner une dimension qui ne demandait qu’à être découverte... par les petits corbeaux !

Avec toute mon amitié.

 

Corbeau est le nom du premier degré initiatique d’une école de mystère qui siégeait dans les Corbières.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:31

nostradamus-copie-2.jpg


À quatre siècles de distance, Nostradamus reste un marginal un exclu des fichiers de l’état civil de l’histoire. Le monde lui jette au visage : « On parle de toi mais tu n’existes pas, tu n’es pas réel ». Nous lui disons, nous les érudit flamboyant, en suivant scrupuleusement  l’expression consacrée par un de nos présidents de la République : « Casse-toi pauvre c… ».  Eh oui ! Nostradamus est un surnuméraire des annales officielles, un caillou dans son soulier.

Autant les spirituels que les « ésotéristes » et aussi les religieux ignorent, et ne peuvent accepter, que c’est le médecin, l’humaniste et l’alchimiste qui ont engendré le prophète. Et que, de même, c’est en ces lieux que s’est forgé le génie de Rabelais.

Et les humanistes en question n’étaient pas des théoriciens de la bonne action. C’étaient des participants à la souffrance des autres des êtres mus par la compassion au point de se confondre avec le sacrifice. Des années durant, au péril de leur vie, ils allaient soigner les pestiférés ou les accompagner dans leurs derniers instants.

Nostradamus est un grand homme qui n’aura jamais sa place au Panthéon.

Sage humaniste et médecin, il le fut ; écrivain de l’insolite et de la meilleure tradition sacrée, il le fut également ; philosophe, on peut le considérer ; comme astrologue et alchimiste, il fut connu et reconnu. Néanmoins, sur Nostradamus le prophète, on n’avait pas encore malgré tout, TOUT dit. Certains points d’interrogation subsistaient, surtout quant au vrai ou prétendu tel de certaines de ses prophéties, auxquelles les critiques reprochaient la malencontreuse habitude de ne pas être mise en clair qu’après… coup. On reconnaît là l’opinion des ignorants du suprasensible, et des lois subtiles de l’Esprit, où le vrai ne saurait dépasser le bout de leur nez dont la seule extravagance se limite aux beuveries qui le transforment en fer à souder.

Sort bien curieux, ce grand intellectuel du XVIe siècle ne figure point aux côtés de Rabelais, Ronsard, Du Bellay ou Agrippa d’Aubigné. Il ne figure nulle part, ne serait-ce qu’à titre anecdotique, dans l’histoire de la civilisation (mondiale ou française). Tout individu bien né est censé l’ignorer. Notre écrivain aux vers mystérieux et à la plume trempée de symboles est banni par le racisme « matérialiste » des cols empesés de nos dogmatiques académiciens dont les épouses lisent en catimini leur horoscope journalier. Il est banni cet érudit encyclopédique, et lui-même fort encyclopédiste qui demeure néanmoins un des plus remarquables esprits de son temps, digne d’être inscrit dans la lignée des Bacon, Lulle, Villeneuve, Rabelais…

Malgré sa renommée, son esprit, ses écrits, ce témoin de son temps est encore royalement et à dessin ignoré par l’histoire officielle de la culture de son siècle. Un véritable chauvinisme rationaliste primaire exercé d’une manière illogique, non scientifique (car les auteurs doivent être toujours jugés à l’aune de leur époque) élimine à tout jamais un grand nom de l’histoire vraie et de la littérature de la Renaissance en France.

Ceux qui l’apprécièrent n’ont pu suffisamment exalter les qualités d’érudit du mage de salon ; ceux qui le critiquèrent de façon posthume le condamnèrent a posteriori à la mort par le silence, n’ont pu totalement nier ses qualités, effacer son rayonnement, ne pouvant oublier que Nostradamus représente un extraordinaire phénomène culturel (ne serait-ce qu’à travers le formidable impact de son œuvre sur quatre siècles d’exégèse ultérieure). Quoiqu’il en soit les choses en restèrent là pour ce vilain petit canard de l’histoire.

Ce black-out imposé par ceux qui vouèrent l’hermétisme aux gémonies interdit l’accès du prophète dans les œuvres d’anthologie dite de raison. « Exit » Nostradamus inscrit dans la politique éditoriale de la très sérieuse collection de « la pléiade ». Malgré cet acharnement à faire disparaître son empreinte, il est impossible d’empêcher un succès de librairie – à travers des générations – à une création littéraire que l’on peut considérer comme un tout premier des best-sellers de la littérature ésotérique. L’œuvre nostradamienne traversa le temps et même l’histoire en la marquant de son empreinte parfois évidente. La propagande Nazie se servit-elle pas des prophéties pour tenter d’atteindre psychologiquement le peuple européen ? Oui, notre alchimiste médecin suscite encore et toujours des commentaires et des essais critiques ou d’interprétation.

Tout comme l’Atlantide de Platon détermina de façon soutenue plus de travaux d’exégèse ou de mise en question que les œuvres de Ptolémée et de Copernic prises ensemble (il ne s’agit pas ici de les juger du point de vue de leur bien-fondé mais de celui de l’impact sur l’esprit des générations), l’œuvre de Nostradamus suscité, elle aussi, une bibliographie immense.

Malgré cette universelle majorité de lecteurs des œuvres liées à Nostradamus, notre médecin prophète n’existe toujours pas.

Si je vous ai conduit jusqu’ici c’est pour mettre en évidence combien il est utopique de croire qu’un jour la science et la pensée ésotérique feront UN. C’est un œcuménisme impossible car au cœur de la culture scientifique se sont réfugiés des blattes que l‘on appelle rationalistes inconditionnels incapables d’accepter la plus criante évidence si elle ne correspond pas à leur credo.

Notre humanité est partagée en deux… choisissons le bon côté !

Que dans vos rêves le grand Nostradamus vous éclaire de ses « pronostications ».

Avec toute mon amitié.

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:59

LEON n

Des correspondants m’ont écrit (manifestement ulcérés par mon interprétation du pavé mosaïque et bien d’autres choses encore) pour commenter mon article sur la mort. Ils me disent, fort raisonnablement, que de vouloir allonger la durée de vie ne servirait pas à grand-chose vu les turpitudes de notre humanité. En cela je ne puis qu’être d’accord.

Ce faisant ils ont mis en évidence, ce qu’il fallait… les phénomènes organiques sont le reflet de notre manière d’être, de notre société. Donc vouloir allonger la vie biologique au cœur d’une humanité comme la nôtre, avec ses valeurs criminogènes, est incohérent si l’individu est d’accord avec toutes ses bassesses ! Mais s’il ne l’est REELLEMENT pas c’est une autre histoire ! Dans ce cas l’être ne demande qu’une chose, c’est de se « tirer » de ce bourbier au plus tôt. Évidemment, au-delà de ce désir de fuite, généralement d’autres choix sont adoptés.

Je présume que vous savez que ce poisson de mer qu’est le saumon, de vos assiettes de Noel, a une vie étrange. Il naît dans le gravier d’une rivière. Quand c’est un alevain capable de se nourrir, il se laosse glisser jusqu’ç la mer ou il passe sa vie d’adulte.  Au moment de frayer les mâles et les femelles retournent, depuis la mer, dans leur rivière de naissance pour pondre et là ils meurent tous brutalement, alors qu’ils sont encore vigoureux… Morts en bonne santé car programmés ainsi. Cependant, il en est quelques-uns qui retournent à la mer pour doubler leur durée de vie…

Comprenne qui voudra.

En tout cas un féru d’ésotérisme et « initié » de surcroît ne saurait mal interpréter cette parabole, à moins de jouer à la brodeuse verbale de connivence avec les langue de bois.

Donc, je voudrais signaler que l’objet de mon article n’était pas de désirer allonger la vie à l’aide d’un élixir ou de rêvasser sur l’immortalité, mais de montrer, autant que faire se peut, que cela n’était pas impossible et moins idiot que des « scientifiques » et, surtout, des « ésotéristes » et psychologisants le pense. De grâce que l’on ne me prête pas des désirs que je n’ai pas et donc que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit.

Cependant, il est vrai que l’écrit a ses infidélités…, ce qui légitimise ce court billet.

Certains m’accusent d’être un macho. Je n’ai pas l’impression de l’être, mais parfois mes exaltations peuvent me jouer des tours (un fond boueux qui, peut-être, remonte ?). En tout cas je n’ai jamais cherché, en toute conscience, à diminuer les femmes. De badiner avec… oui ! J’en fais un plaisir, que dis je : une douceur. Peut-on me le reprocher ?

En toute bonne foi et en toute lucidité, en tout cas, j’ai une estime pour ces dames, estime qui bien souvent dépasse celle que j’ai pour le comportement de beaucoup hommes. Ce dont je suis conscient c’est que, systématiquement, elles font preuve d’un courage admirable autant face aux épreuves physiques que morales. Quoi qu’il en soit si mes propos en ont blessé certaines je leur demande de bien vouloir me pardonner, et je leur renouvelle ici qu’elles ont très réellement toute mon amitié.

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:49

OEIL DE L'ANGE-JPG

Sur le petit phare de Sète qui signale l’entrée du port est gravée une phrase d’un célèbre fils de la ville Paul Valéry : « La mer, la mer toujours recommencée. »

En imitant ce vers du cimetière Marin (1920),  J’ai choisi d’intituler cet article : « La vie, la mort toujours recommencée » alors qu’il est plus juste et harmonieux de dire « la mort, la mort toujours recommencée. » Évidemment, les deux sont toujours recommencées puisque l’une puise son énergie dans l’autre. Je ne vais pas chipoter : c’est de la camarde que je vais vous parler. Ce n’est pas une amie personnelle, mais ça viendra… Non je ne déprime pas, non je ne suis pas suicidaire. J’ai le défaut d’aborder les choses qui gênent et dont on préfère éviter de parler alors qu’elles sont si riches d’enseignements ben voyons avouez, mes amis, que pour vous, misérable mortel, c’est: « la peur, la peur toujours recommencée ! ». Je me réjouis de vous sentir trembler dans vos bottes alors que mon tremblement est celui d’un rire incoercible. Peut-être sui-je sado à mes moments perdus ?

La mort cellulaire est pourvue d’un nom technique qui évite d’apeurer ceux qui défilent chez leur bon docteur, c’est « l’apoptose » qu’il ne faut pas confondre avec « le pop » d’un bouchon de champagne ou avec l’apothéose, même si s’en est une…

Si j’ai dit un jour que la cellule est immortelle, évidemment elle n’est pas à l’abri d’un accident ou d’un message suicidaire envoyé par un gène spécifique. Et si nous mourrons c’est que notre fin biologique est programmée et nos cellules sont progressivement « assassinées »… nous nous transformant tout doucement en pépé et mémé. Comme disait l’humoriste  Fernand Reynaud : « Tout ça c’est étudié pour ! ».

 

Point de discours technique ici mais un retour vers le carrée mosaïque des Francs Maçons ou l’échiquier avec ses dalles blanches et noires. Vous avez compris que l’alternance des cases noires et blanches correspond au passage de la vie à la mort puis de la mort à la vie. Curieusement les Francs Maçons n’en parlent pas beaucoup alors que c’est là l’essentiel. Mais mon vieux bouquin de Jules Boucher (La symbolique maçonnique, 3e édition de 1948) vénérable sexagénaire en décrépitude me parle de ce pavé avec moult contorsions si familières aux Francs Maçons cherchant désespérément à saisir l’Esprit de leur fraternité.

Il est question du lien entre lumière et ténèbre, si l’on traverse le damier en suivant une colonne et donc en passant alternativement du noir au blanc. C’est un chemin de la largeur des cases comparables à la figure populus des géomanciens, ou voie du peuple.

Notre érudit Jules Boucher, nous parles aussi de cette voie de l’initié qui passe sur le trait qui sépare les colonnes. Il appelle cette ligne droite la voie de l’initié. Mais écoutez donc ce discours sur cette voie de l’initié :

« Il ne doit pas rejeter la morale ordinaire, mais s’élever au-dessus d’elle. Il faut se garder de tout ce qui se rapporte à l’éthique. » (p. 149-150.)

Donc, chers frères, soyez au-dessus du panier ! comment ? Gardez-vous de l’éthique… Donc, méfions-nous de la morale, alors que votre morale doit être sans tache ! Soyons réaliste, c’est du baratin, car si se méfier de l’éthique reste vrai, l’essentiel est de donner la manière d’y parvenir, et c’est là que les francs-Maçons sont en faillite et qu’ils ont perdu leur appellation de société initiatique car ils ne donnent rien, débrouille-toi tout seul mon coco, pond quelques planches (laïus) et règle ta cotisation. Tout cela est en opposition avec les mères et pères fondateurs et vides le rituel de sa substantifique moelle.

Passer entre les colonnes n’a aucun sens, nous sommes obligés de suivre une colonne de carreaux blancs et noirs. Le « fil du rasoir » entre les colonnes ou voie de l’initié a un sens qui dépasse toutes spéculations. En d’autres termes il faut d’abord emprunter le chemin du profane qui fait passer d’une case blanche à une noire et inversement. C’est cela le chemin que nous ne pouvons éviter. C’est celui qui nous fait passe de notre vie biologique de la case noire à notre vie non biologique de la dalle blanche.

Oui le noir, c’est notre monde comme le dit fort bien le mot enfer ou in ferno (en soi), et j’ajoute ce qui me semble opportun de dire aussi in vivo (dans la vie). Donc l’enfer ce n’est pas uniquement les autres comme aimait à le dire Jean-Paul Sartre. Le jeu d’échec, d’échec à la mort évidemment, répond au titre de cet article : la vie (noir) la mort (blanc) toujours recommencée… Quand le roi est couché par « échec et mat », il ne fait que dormir pour recommencer une autre partie.

Sur le plan biologique, tout en étant immortels nous sommes programmés pour passer de vie à trépas. Cette apoptose généralisée varie assez peu dans le temps qui nous est impartie mais qui reste de l’ordre de quelques dizaines d’années. Je présume que vous avez froid dans le dos. Sinon c’est parfait, je puis continuer mon petit jeu morbide ! hi ! hi !

Si nous sommes immortels (sauf accident) que se passes-t-il donc pour nous éteindre généralement avant de devenir centenaire ?

Et bien dès la fin de notre adolescence, nous commençons tout doucement à mourir. Des tueurs à gages que l’on appelle « caspades » (CAD) attaquent notre organisme casse l’ADN et détruisent les structures cellulaire en l’empêchant de s’autoréparer. Ainsi sommes-nous affaiblis et altérés progressivement avec des rides et des affaissements tissulaires, adieu les fesses bien rebondies ! arrivent des fatigues et évidemment des maladies qui nous achèvent à l’état fripé comme de vieilles pommes reinettes. C’est rigolo tout ça, vous ne trouvez pas ? Enfin, je parle d’un rire jaune !

À la suite du passage vers la lumière, vers l‘Orient NON ETERNEL (les Francs Maçons parlent à mauvais escient d’Orient éternel, car dans l’Orient nous n’y restons pas éternellement), notre substrat non biologique traverse une dalle blanche pour retrouver un support biologique en parcourant, d’un côté à l’autre, une case noire… tel est le cycle des profanes mais que tous les Maçons se disant « initiés » suivent ! Alors la voie des initiés c’est une autre paire de manche et donc autre chose que des histoire de morale ou de spiritualité bon enfant ! Quand on dit, «je t’aime », c’est bien souvent (sauf très rares exceptions) pour spécifier que l’on s’aime soi-même, d’une manière très subtile, à travers l’autre. Car si ce terme était proféré autrement, au-delà de tous parasites mentaux et affectifs, alors nous serions un véritable initié ! Mais pas question ici d’être stupidement extrémiste. C’est très heureux de dire « je t’aime » même si cet amour est un peu « tordu » du moment que l’on tend la main, car cette main est précieuse, elle a une valeur infinie indépendamment de nos pensées, et nous fait grandir.

Les tueurs à gage (caspades ou CAD) sont poursuivis par des flics qui les arrêtent (ICAD), malheureusement, ces inhibiteurs des CAD deviennent ripoux et se transforment à leur tout en CAD ou tueurs à gage qui à leur tout cassent l’ADN… Vous voyez, nous ne sommes pas sorti de l’auberge !

Le programme d’auto-destruction de notre corps est retors et impitoyable. Il s’amplifie au cours du temps et nous réserve une canne pour marcher.

Parfois le processus s’emballe et les tueurs à gages sont une grande armée, d’où les vieillissement prématurés qui caractérise le syndrome de Verner. Dans ce cas un trentenaire est sexagénaire et meurt de vieillesse à 45 ans. Quant à la Progéria (vieillissement précoce ) elle fait mourir de vieillesse des enfants de 13 ans.

Vous demandez-vous pourquoi je vous raconte ces horreurs ?

Je vous ai dit tout ce qui précède pour faire remanquer que le processus inverse existe, que les démolisseurs sont parfois ralentis d’une manière naturelle, comme le montre Jeanne Calman décédée à 122 ans ou ce centenaire qui a parcouru 100 km à vélo le mois dernier pour fêter son 101e anniversaire…

En d’autres termes, le processus capable d’annihiler les destructeurs de cellules existent bel et bien mais nos scientifiques ne savent pas les activer (à ce propos, je suis dubitatif car nous ne connaissons pas les résultats obtenus par des laboratoires privés car il est impossible de mettre sur le marché — pour des raisons d’ordre démographiques et économiques — une substance qui double ou triple la durée de la vie).

Vous devez, vous douter où je désire en venir, c’est qu’il n’est pas utopique et absurde d’affirmer que la beauté humaine peut se conserver longtemps, très longtemps. Les explications qui précèdent  tout en n’étant pas exhaustives sur le plan physiologique n’en sont pas moins significatives et invitent à mettre de côté la raillerie, qui frise la bêtise, quand les alchimistes parlent d’élixir de longue vie.

Sur le plan purement biochimique, nous ne savons pas si un métal ou une molécule simple ne peut avoir un effet inhibiteur des caspades (CAD) en évitant autant l’apoptose que la prolifération cellulaire.

Je souhaite de tout cœur que les dames qui lisent cet article vivent un éternel printemps.

Avec toute mon amitié.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:02

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Au premier abord l’Église est incompatible avec l’ésotérisme qui sous-tend l’alchimie la franc-maçonnerie et aussi  le rosicrucianisme.

Ce jugement est juste si l’on considère les Églises chrétiennes telles quelles sont actuellement, c’est-à-dire bardées de dogmes.

Mais les Églises disent que ce n’et pas vrai. Les catholiques affirment que les dogmes ne sont pas imposés. Vous comprenez la suite, Ils minimisent très fortement la doctrine et sa dimension carcérale en disant que c’est la spiritualité et la mystique qui sont importants. C’est ainsi que beaucoup de jeunes sont séduits. Ils demandent le baptême puis finissent par comprendre que le discours qui les a séduit est biaisé. Ils quittent l’Église qui les a trompé et ne veulent plus entendre parler de ce qu’il faut appeler par son nom : l’hypocrisie.

Une chose est certaine : l’Église réelle est adogmatique et puissamment mystique. De ce seul fait, elle est incompatible avec les grandes Églises actuelles que ce soit le catholicisme, l’orthodoxie ou le protestantisme.

Le rôle de ces grands groupements est essentiellement de pacifier les foules, de faire en sortes que le prochain existe et de leur donner toutes raisons d’espérer au-delà de la mort. C’est une fonction qu’elles ont bien assumée pendant longtemps et de cela, ils faut leur rendre hommage.

Un grand nombre d’individus réunis requiert évidemment un règlement intérieur pour éviter la zizanie. La doctrine avec les dogmes est issue de cette nécessité.

Ces règlements finirent par étouffer, au fil des siècles, la spiritualité et la mystique et cela d’une manière irréversible au fur et à mesure que s’affirmait une hiérarchie de juridiction supplantant celle issue de la connaissance et des charismes qui caractérisaient les prophètes (évêques) de l’aube du Christianisme, comme le spécifie le plus ancien texte chrétien : la Didakée.

 

Actuellement certains ecclésiastiques un peu moins rationalistes que les autres laissent supposer que l’esprit du christianisme primitif existe au sein de leur Église. Alors, je me dois d’être net au-delà de toutes ambiguïtés: J’affirme que cela est faux ! Les Églises chrétiennes actuelles ont perdu tous liens avec leurs racines… et donc avec le christianisme lui-même !

Évidemment, je me dois d’être plus explicite à la suite d’une affirmation si catégorique. Eh bien c’est l’objet de cet article !

 

Le Christ n’a jamais affirmé qu’il y avait une rupture entre son enseignement et celui de la tradition l’ayant précédée. Cela est un point important, capital même, pour saisir l’esprit du christianisme.

Quand on parle de tradition, on entend généralement tradition judéo-chrétienne. Cela sous-entend que le christianisme prend ses racines dans le judaïsme…, ce qui est, absolument faux.

En effet, trop souvent les historiens comme les théologiens négligent le fait que Moïse était Égyptien et « petit-fils » du Pharaon et que de ce fait, il fut initié dans les plus hautes sphères du clergé d’Égypte. En d’autres termes Moïse fut formé par l’école initiatique d’Égypte et que de ce fait, il reproduira dans son judaïsme ce qu’il avait appris dans le secret des temples.

Il est en effet important de bien saisir que le peuple juif qui suivit Moïse parlait et pensait égyptien car la période de captivité de ce peuple fut de 400 ans, ce qui laisse le temps à un peuple d’oublier sa langue d’origine et sa culture.

Ce que je veux dire, avec l’accord des égyptologues, c’est que nos racines ne sont pas judéo-chrétiennes mais Egypto-chrétiennes.

La langue hébraïque fut inventée par Moïse pour donner à son peuple sa particularité. C’est pourquoi la langue et la culture Hébraïque primitives, issues de l’ancien Égyptien et source de l’arabe, sont inséparables de la culture initiatique égyptienne.

Toute la mystique de Moïse était celle des Écoles de Mystère d’Égypte qui, comme toutes les écoles de mystères, possédaient sept degrés initiatiques.

Sept étant inséparable de la matière et de la vie, toutes les écoles initiatiques antiques sans exception reposèrent sur cette valeur scandant la progressons mystiques des êtres vers leur éveil.

De ce fait l’Église des premiers siècles ayant cette connaissance, elle va organiser en sept étapes la progression de ses évêques vers le sacerdoce.

Ces sept étapes seront espacées chacune de six mois à un an afin de permettre une maturation entre les étapes. Le concile de Trente spécifie avec sagesse :

« Observant entre les Ordres, des intervalles ordinaires des temps que l’on appelle communément interstices. »

« Nul ne pourra être promu aux Ordres sacrés (majeurs  à partir de sous-diacre), qu’un an après avoir reçu le dernier des Ordres mineurs. » (session du 11 novembre 1563)

À la Renaissance l’Église savait encore combien les espaces de maturation entre chacun des Ordres étaient importants pour dispenser un enseignement autant théorique que mystique. Il restait encore certains embryons de connaissances dans la formation des ecclésiastiques.

Par la suite la formation devins intellectuelle. Ainsi, au XIXeme siècle les quatre Ordres mineurs étaient donnés à l’occasion d’une seule cérémonie.

Cet aspect particulier montre la dérive de l’Église vers une Ecclésia de croyance alors que ses prédécesseurs étaient une Église de connaissance.

C’est pourquoi certaines sociétés initiatiques conservèrent, dans leurs degrés initiatiques, le même cérémonial que celui des ordinations. Malheureusement, ces degrés sont invalides car pour être valables, ils doivent transmettre l’ESPRIT, et donc être dispensés par un évêque valide (c’est-à-dire non autoproclamé) ayant la filiation historique depuis les langues de feu du cénacle. Cela est évidemment un atout majeur pour les alchimistes face à leur athanor.

Les grandes Églises actuelles sont devenue des Églises de croyance qui s’apparente de plus en plus à une idéologie religieuse.

Les Églises de connaissance ne pouvant plus vivre en symbiose avec les Églises actuelles, elles ont été obligées de prendre leur autonomie car son discours devenait diamétralement opposé à celui des Églises de croyance. Son enseignement est essentiellement axé sur la mystique et la découverte des lois de la nature dans lequel tout être spirituel doit pouvoir se situer. Dans ces conditions le mariage des prêtres et le sacerdoce féminin s’imposent… comme dans l’Église primitive !

Certains peuvent remarquer que des religieux comme ceux qui furent dans le monastère de Cimièz, vivaient en harmonie avec l’Église de croyance.

Les monastères furent en effet pendant très longtemps le refuge de l’Église de Connaissance. Mais jamais au grand jamais elle ne fut une « succursale » de l’Église de croyance.

Je dois rappeler qu’un monastère est sous l’autorité d’un seul évêque qui est le supérieur. Tout monastère est indépendant de l’Église séculière de l’extérieur, personne ne peut « fourrer son nez » dans ses affaires, pas même un cardinal. Un monastère est une Église indépendante. C’est cette particularité qui permis pendant longtemps de conserver l’Église de connaissance avec les moines alchimistes de Cimiez par exemple.

Une seule obligation est demandée au supérieur d’un monastère, c’est celle de se rendre tous les cinq ans à Rome pour serrer la main du pape, avec photo à l’appuis, et lui dire que le monastère est toujours catholique.

Comprenez-vous pourquoi à Cimiez les ecclésiastiques actuels de l’Eglise de croyance cherchent à détruire les vestiges d’une Église qui les gênent et qu’ils ne comprennent plus ?

Avec toute mon amitié.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:48

UNIVER SEL 02

Ce que je vais vous raconter paraîtra aussi invraisemblable que les apparitions de la vierge, en 1873, à ce brave Auguste Arnaud de Saint-Bauzille-de-la-Sylve. Comme vous êtes maintenant un peu habitué à mes histoires quelque peu fâchées avec le conformisme, je suis sûr que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Si ce n’est pas le cas soyez sûr d’une chose : je ne vais pas pleurer.

Sur notre terre des femmes et des hommes exceptionnels existent. Leur comportement dans la vie et ce qu’ils disent nous apparaissent invraisemblable car nous ne connaissons pas l’univers, nous ne savons absolument pas quelles sont ses lois. Personne ne saurait me désavouer si j’affirme que les physiciens et les astronomes ne connaissent rien si ce n’est une très fine pellicule qui enveloppe et masque la réalité.

Étant conditionné par un discours scientifique ou qui se veut tel, nous ne pouvons nous en émanciper par crainte du ridicule. Parfois quand je regarde ces gaspillages publicitaires qui constipent ma boîte à lettres, je lis fréquemment, sur un prospectus, une inscription surréaliste en grosses lettrées rouges barrant l’image d’un produit : « scientifiquement prouvé ». La « science » bidon de nos publicistes fait vendre aussi, je ne me roule pas par terre de béatitude quand ce surréaliste label de « qualité » s’encrotte pour devenir l’affirmation débile et grassement payée :« Vu à la télé ». Il faudrait que l’univers soit borné pour livrer ses secrets à cette bande de tocards dont hélas je fais partie à ma manière.

Ainsi va la misère humaine qui vit dans l’illusion et qui accuse les être éveillés de vivre dans l’aberration alors qu’ils soulèvent un coin du voile de notre réalité.

Une femme vivait dans cette réalité, qui est évidemment pour nous irréelle, et que d’aucuns ont décrié ou ignoré. il s’agit de la religieuse allemande de l’ordre des Augustins : Anna Katharina Emmerick ou encore bienheureuse Anne Katherine Émmeric. Elle est née en 1774 et décédée en 1824. Un demi-siècle de vie extraordinaire qui lui valut d’être béatifiée ou « promue » bienheureuse, en 2004, par le pape Jean-Paul II.

Ce que je vais vous dire n’a évidemment aucune accointance avec un prêche de curés catholiques ou autres. Fort heureusement car les catholiques (comme les Orthodoxes et les Protestants) se refusent généralement à comprendre, sous des dehors de libertinages, ce qui pourrait mettre en péril leur conception du monde prédéfini au fil des siècles.

Je vous ai déjà dit que je suis profondément chrétien et, de ce fait, je refuse absolument ce qui s’inscrit dans le concept de croyance qui a remplacé et perverti la magnifique avenue de la connaissance qui conduit au pur christianisme de nos aïeux dont je suis, à mon corps défendant, l’un des trop rares pontifes conservateurs de sa pérennité.

La mystique allemande Anna Katharina Emmerick est née dans une famille de modestes paysans. En 1802 elle entre dans dans le cloître des augustines de Dülmen. Bientôt elle devient si malade qu'elle ne peut plus sortir de chez elle et reçu les stigmates ou plaies du Christ. Par la suite elle eut des clairvoyances qui représentait des événements de l'histoire de la création et du Christ. Elle eut même des visions du tombeau d'Adam et Ève.

Entre 1816 et 1824 le poète Clément Brentano de la Roche vient à son chevet et prend en note ses visions. Ses retranscriptions remplissent 40 cahiers in-folio. Il décrit en détail des scènes et des récits (avant tout) du Nouveau Testament et de la vie de Marie. 

L’acteur et cinéaste Mel Gibson a utilisé les visions du Chemin de Croix dans son film La Passion du Christ diffusé en 2004, le mercredi des Cendres de la même année où fut béatifié (le 2 octobre) Catherine Emmerich. Cela laisse supposer que ce film favorisa les procédures de béatification.

Étrange Catherine ! Dans cet himalaya de notes et de récits que nous laissa  le poète romantique allemand Clément Brentano de la Roche qui sacrifia, en écoutant son intuition, une gloire déjà bien assise pour se faire le secrétaire prolixe d’une paysanne visionnaire.

Que de révélations singulières et d’une totale nouveauté ! Nouveauté, qui l’est, hélas encore de nos jours tellement notre science de la mystique et du sacré, stagne à son niveau d’aveuglement le plus bas qui soit. Nous sommes au rez-de-chaussée d’une tour de 1000 étages, non pas d’une tour de Babel ou d’une tour d’ivoire mais d’un immense phare éclairant les immenses espaces mystiques de la connaissance.

Évidemment, ce genre de nouveauté éclairant d’un jour particulier les lois du l’univers et nos connaissances mystiques et historiques jetèrent un trouble puis un doute sur la valeur des révélation de cette humble mystique.

Ors, ce qui était hier, cause de trouble et de réticence pourrait bien demain devenir, gage et sceau d’authenticité… peut-être après-demain car la métamorphose réticente de nos pensées, imbibée d’un « scientifiquement prouvé », refuse absolument d’être  bousculée. Ben oui la « science » n’est pas pressée !

Un bref rappel de ces faits inconnus ou sortis de la mémoire des hommes : c’est à la suite des visions d’Anne-Catherine sur la vie de la Sainte Vierge à Éphèse après son départ de Jérusalem que l’on retrouva sa maison. Non seulement la mystique voyante en indiquait le plan avec une rare précision, mais en outre, elle décrivait le site et son environnement ainsi que la vue qui, de là, s’étend à l’horizon. Les historiens, dont l’attention fut ainsi éveillée, retrouvèrent les documents qui permirent d’affirmer la présence de Marie à Éphèse. Les archéologues, fouillant les ruines — les infrastructures demeuraient étonnamment intactes —, apportèrent leur caution. Et le pape Paul VI se rendit en pèlerinage en ces lieux, en ces murs, où vécu la Vierge Marie, sur la colline de PANAYA KAPULU.

Vous n’apprendriez rien si j’affirme que les néo cartésien de notre sombre Gaule ne virent là que coïncidence alliée à la rêverie. Avec cette attitude, nous ne pourrons pas décrocher la Lune. Aussi ces messieurs au complet veston ne risquent point de se mouiller en lisant le livre dégradant des Visions d’Anne-Catherine. Rien à faire ! La caravane passe et laisse ses crottes de chameaux…

L’aveuglement et le rejet est tel que non seulement les laïques ont peurs, mais les ecclésiastiques tremblent. Les dires de cette femme sont invérifiables et inconsistants… jusqu’à preuve du contraire !

Mais, bon sang ! pour prouver l’inconsistance ou quoi que ce soit d’autre, il faut lire les visions et effectuer, au minimum, une analyse du contenu ! Personne ne veut y toucher car c’est empoisonné pour l’esprit catésien, cela risque de démolir des pans entiers de croyance… et oui, la croyance, voila le fléau, la camisole de force… nous vivons dans une société d’aliénés. En doutez-vous petit prince ?

Comme personne ne veut faire référence, aux écrits d’Anne-Catherine, nous sommes dans un cercle vicieux dans tout les sens du terme. Oh! oui il y a du pain sur la planche pour décoincer les prisonniers de nos systèmes fermés. L’ouverture à la connaissance est par définition (en supposant qu’elle en ait une) non systémique.

Alors, nous ne sommes pas sorti de l’auberge avec nos universitaires qui palabrent dans l’analyse des systèmes ! Ah le structuralisme quelle aubaine !

Mais les systèmes sont pervers car ils finissent par élaborer  une ossature de plus en plus ankylosée… et les psychorigides deviennent nos chefs d’orchestres. l’organisation de l’Église Catholique est un exemple de cette progressive minéralisation à contrario de ce qu’elle devrait être dans la liberté des cimes de la connaissance et donc au cœur de la vie et de l’évolution spirituelle.

Non, je ne nie pas l’importance des diverses analyses linguistiques, qui bien souvent rejoignent les idées cabalistiques de nos pères. Ce qui me chagrine c’est l’exagération, le bouillon verbal avec ses vermicelles spécifiques, finalement le manque de simplicité  des concepts répondant à l’adage non démocratique: « faisons compliqué alors que nous pouvons faire simple. » C’est une recherche du pouvoir, par une simili connaissance, pire que celle d’un pseudo alchimiste fasciné par les lingots d’or et le désir d’immortalité.

Dieu est mort, il a été remplacé par un « inconscient structural » qui, évidemment, s’effrite !

Avec des optiques similaires, ce que raconte Anne-Catherine Emerich ne saurait attirer l’attention de ceux qui prétendent dévoiler le sens de notre réalité.

Ce que dit notre voyante est de ce fait totalement ignoré même si ce qu’elle révèle aurait pu faire progresser de plus d’un siècle les connaissances du milieu, dans lequel vivait le Christ.

Depuis la découverte des manuscrits de Qumram, dans les grottes et les rochers de la mer Morte, l’on est désormais instruit de l’existence des Esséniens. Avant cette découverte nul n’avait connaissance de cette secte. Enfin, on le dit ! Évidemment, on n’a jamais compulsé les documents (qui content pour du beurre) c’est-à-dire les visions d’Anne-Catherine !

Et bien, plus de 150 ans avant la découverte archéologique, Anne-Catherine en parlait beaucoup. Il suffit de lire quelques pages pour le découvrit ! Il est possible de comprendre l’attitude des néo cartésiens sorbonards, mais celle des ecclésiastiques me laisse perplexe. En effet, le monument qu’est le Dictionnaire de la Bible, de Vigouroux, dans une édition de 1910 ne fait même pas mention du mot : Esséniens.

Je veux parler d’une autre révélation très insolite qui apparaît invraisemblable et pratiquement personne n’a relevé ce fait extraordinaire qui n’intéresse évidemment pas les esprits étroitement critiques qu’ils qualifient de rêverie.

Ces pauvres d’esprit, ne considèrent pas comme vrai (même si c’est vrai !) la connaissance de la maison de la Sainte Vierge et l’existence des Esséniens. Eh oui nous en arrivons à l’absurdité inhérente aux bornés !  C’est faux même si c’est vrai ! Je l’ai déjà dit : Toutes les visions d’A-C Emmeric son fausse avant de les lire. Leur pire erreur, c’est d’exister…

Ceci étant dit, il faut de tout pour faire notre monde, alors inutile de s’appesantir sur la société de Sirius.

Ce qui est moins connu c’est que tous ceux qui sont acquis par avance à toute forme de merveilleux et bien, ils ont de sérieux problèmes aussi. Depuis que je traîne sur les blogs et réseaux sociaux, j’ai pu le découvrir avec une immense déception. Enfin tout le monde n’est pas parfait, même si je m’abstiens de mesurer à l’aune de mes concepts qui ne sont que provisoire et en tout cas très loin d’être immuables.

Les êtres acquits au merveilleux sont sélectifs dans le sens ou ils effacent de leur mémoire, ce qui ne saurait entrer dans le moule d’une tradition reçu. Ce drame est aussi pathétique au pied de la croix qu’au pied de l’athanor.

Pour Anne-Catherine le Paradis terrestre n’était pas SUR la terre, mais était toutefois DE la terre, L’AUTRE TERRE, celle des « eaux supérieures ».

Alors, comment expliquer un si total silence sur de pareilles révélations, à considérer les lecteurs innombrables des visions de C. Emmeric ?

Il s’agit donc bien d’un refus, non de croire, pour ces êtres si manifestement disposés, mais un rejet inconscient venant d’une impuissance à intégrer ces faits dans leur univers, fut-il profondément surnaturel.

Alors, paix aux sorbonnards !

Je puis donner un embryon de compréhension à ceux que cela intéresse, n’oublions pas que l’Homme n’a pas toujours été matériel dans le sens où nous l’entendons, de ce fait, il était de la terre mais pas sur terre avec ses deux pieds. La terre de sa naissance n’est pas la même que l’actuelle, c’est ainsi que l’on parle du monde sublunaire… Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet inséparable des hiérarchies spirituelles (immatérielles) et que nul alchimiste ne saurait ignorer s’il désire réussir sa mise en harmonie avec l’image de son grand œuvre.

Avec toute mon amitié.

 

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:03

 

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La patronne des alchimistes est sans conteste sainte Barbe, celle qui trône discrètement dans cette ancienne chapelle castrale du village en ruine de Périllos. Malgré l’usure du temps ce lieu reste sacré, c’est un germe de vie, niché dans le massif des Corbières, qui pose l’énigme du feu secret des alchimistes. C’est un lieu à l’image de cette grotte ou vécu le plus vieil homme d’Europe (homme de Tautavel) découvert dans la grotte dite « Caune de l’Arago » nom suffisamment suggestif — désignant, par analogie paillarde, un creuset — pour me dispenser de philosopher sur des grossièretés et surtout de me faire déchiqueter par les dames vertueuses en furie.

À Périllos, les mannes de son richissime châtelain Raymond de Perillos, d’hermétique mémoire, plane en ce lieu où il repose au sein d’un espace sacré, beaucoup plus sacré que l’île de Malte dont il fut le souverain Grand Maître. Ce village abandonné est maintenant fusionné à Opoul. C’est ainsi que disparaît le flamboyant passé d’un des plus grands seigneurs du roi d’Aragon qui eut juste le temps, dans un message d’outre-tombe, de transmettre la flamme des trois poires alchimiques de son blason au garçonnet François Cambriel né tout à côté à la Tour de France.

Raymond de Perrillos était le dignitaire d’une prestigieuse société d’alchimistes des Corbières : les Frères Aînés de la Rose-Croix. C’était le bras droit d’une fameuse adepte en alchimie: Thérèse de Lubac. J’y reviendrais.

Je rappelle au passage que le corbeau était le premier grade des sept d’une initiation pré chrétienne et puissamment mystique, laquelle avait son temple dans les Corbières. Le second grade s’appelait l’occulte, avec ce que cela suggère comme formation. Le troisième grade était le guerrier qui s’est fusionné par la suite avec l’exorciste dans l’initiation chrétienne. Car être guerrier c’est combattre les forces du mal avec les armes de toutes les connaissances de l’occultes. Le quatrième niveau était le Lion ou l’accès au premier degré de l’illumination et donc une première manifestation de haute maîtrise. Le nom de golfe du lion est l’une des marques de ce degré comme les corbières sont la marque des corbeaux. Le cinquième niveau était un nom générique, c’était celui du peuple dans lequel vivait l’initié : Narbonne, Carcassonne, Gaulois, Occitan, Provençal, Razès… Certains de ces noms sont restés comme patronymes. Le sixième degré était le héros solaire… Je vous dispense du dernier degré en précisant que ces initiations n’avaient rien d’un tourniquet cérébral, et que le moi devait être un peu moins majestueusement et tonitruant que celui de nos bretteurs en occultisme, toutes catégories confondues.

Beaucoup plus tard, à partir de l’an mil environ le centre de formation alchimique fut Montpellier autour de la faculté de Médecine ou la dimension altruiste nécessaire pouvait se manifester en toute efficacité. De ce fait, les personnalités de la ville furent des hauts dignitaires de la science d’Hermès. Ce fut le cas pour le Lieutenant Général du Languedoc, le comte de ROURE qui fut, en 1697, à la tête du petit groupe d’alchimistes des Frère Aines de la Rose-Croix. Son bras droit était LAMOIGNON de BASSEVILLE, chef de la maréchaussée.

C’est Basseville qui insista pour que la future place royale de Montpellier, que l’on peut admirer de nos jours, porte le nom de Peyrou. Cette appellation n’est pas anodine et signifie beaucoup plus de choses que « la pierre » selon l’expression occitane. Elle désigne la pierre alchimique, et cela d’une manière géographiquement précise. Le mont du Peyrou de Montpellier est l’écho d’un autre Peyrou qui donne un certain relief à l‘énigme de Rennes le Château inséparable des mystères alchimiques.

Le responsable successeur de ROURE fut, en 1706, Thérèse de LUBAC qui eut la réputation d’être une grande adepte admirée de tous pour son grand savoir et qui n’était pas sans rappeler celui de la reine Christine de Suède décédée quelques années plus tôt en 1689. Cette grande dame de l’hermétisme eut comme bras droit le grand seigneur aragonais, Raymond de Périllos qui fut aussi grand maître de l’ordre de Malte. Sa fortune fut aussi brusque que mystérieuse, fortune qui rendit soudain richissime une modeste famille de petit châtelain du village de Tautavel dans les Corbières.

Lamoignon de Basseville ne pouvait que connaître son sucesseur Raymond de Périllos puisqu’ils étaient ensemble dans le même groupement. Il y eut donc des échanges et des secrets confiés à des frères en Hermès, car Perillos était sans descendance. (voir mon livre Rennes le Château le carte des trésors)

Entre les villages de Opoul et Vingrau, au bord de la route départementale D8 (ancienne D9) est un mont de 351 mètres qui jadis s’appelait Pilou Mont PEYROU, c’est-à-dire Tas du Peyrou. Dans les cartes IGN actuelles ce lieu est devenu mystérieusement Sarrat de Montpeyrous, c’est-à-dire Colline du Mont Peyrou.

Il semble que nos géographes se soient renseignés à des sources locales qui employèrent différents termes occitans pour désigner la même chose. Ces noms qui changent d’une année à l’autre sont révélateurs de la carence linguistique de nos géographes paumés qui font valser les terminologies sans pitié pour ceux qui s’égarent en consultant  leur chef-d’œuvre lyrique.  

Si mon délire paranoïde exprime ses états d’âme, il vous parle de complot car en plus de changer le nom de lieu de Pilou mont Peyrou en Sarrat Montpeyrous, l’entrée de cette zone est interdite car c’est un champ de tir pour bombe atomique, enfin presque ! alors il est bien gardé comme s’il était une succursale du palais de l’Élysée.

Quoi qu’il en soit, le mont du Peyrou (ancien mont de l’Echine) de la place royale du Peyrou à Montpellier rappelle ce « mont creux » (Mont cau en occitan) ou aiguille creuse du pays de Caux de Maurice Leblanc, dans lequel Arsène Lupin découvre la cache des trésors du royaume de France. Fin du délire aussi sévère qu’aigu !

Cela étant dit le mont Peyrou, non loin de Périllos, n’est pas sans attirer l’attention car l'alchimiste Lamoignon de Basseville, cet amis de Raymond de Périllos,  aurait pu choisir un autre nom pour perpétuer la mémoire des rois de France à Montpellier. Croyez-le ou non je digère mal cette coïncidence qui provoque chez moi des bouffées délirantes.

Je me suis égaré quelques instants dans les méandres de l’énigme de Rennes le château. J’espère que vous me pardonnerez ce bavardage qui vous a fait perdre le fil d’un propos axé sur les saints dépositaires du feu secret des alchimistes comme saintes Barbes du château de Périllos.

 

À côté de sainte Barbe saint Éloi apparaît dans toutes hagiographies comme le maître du feu. Il est analogue à Prométhée qui déroba ce feu mystérieux des forges de Vulcain (lire feu du ciel ou du soleil) et dont les alchimistes ne peuvent se passer.

À ce feu provenant de Vulcain et Hélios (Ellie), Fulcanelli (union de Vulcain et Hélie) rendit le plus juste hommage en son pseudonyme signant ses deux chefs-d’œuvre sur l’Art d’Hermès.  

Oui, ce feu est aussi simple qu’évident et dont les « branchés » — je me demande d’ailleurs à quoi peuvent être branchés les snobinards — incorrigibles bavards le comparent à celui aussi furieux que destructeur de nos centrales nucléaires.

Éloi est tout à la fois orfèvre et forgeron, il est celui qui travaille exclusivement sur l’enclume. De ce fait, certains alchimistes eurent un patronyme prédestiné (ce qui ne doit surprendre personne), tel le docteur Pierre-Jean Fabre (fabre = forgeron en occitan) de Castelnaudary qui fit son apprentissage spagyrique en la Faculté de Montpellier en ces années, de poule au pot, où régnait le bon roi Henry IV.

En qualité de forgeron, notre saint changeait très souvent les fers des bœufs et des chevaux. Pour y parvenir il lui fallait placer la bête dans un appareil appelé « travail » afin de la maintenir pendant qu’on lui clouait ses fers

Notre orfèvre forgeron quelque peu fatigué de se baisser pour attraper une patte ne trouva rien de mieux, nous dit la légende, que :

« afin de ferrer plus à son aise un cheval rétif, saint Éloi lui aurait coupé une patte de devant, l’aurait placé sur son enclume et après avoir ferré le sabot, l’aurait rajustée. D’après une variante ce miracle aurait été accompli par son compagnon qui n’était autre que le Christ déguisé » (in Iconographie de l’art chrétien, tome 1, page 422 PUF, Paris 1955)

Notre bon st Éloi est au-dessus des lois et nous coupe les chevaux en quatre. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il insiste sur les pieds de la cavale ou groupe phonétique pour s’exprimer en vers et contre tout (secrètement). En d’autres termes st Éloi va forger, en bon orfèvre qu’il est, des mots reposant sur la phonétique, pratique linguistique encore appelée cabale bien connue sous le nom de langue des oiseaux.

Une peinture pariétale de la cathédrale de Bayeux montre par ailleurs l’orfèvre en train de travailler un calice tandis qu’à côté de lui un enfant lui tend l’extrémité d’une jambe de cheval.

Tout cela rappelle certes la légende. Mais au-delà de la puérilité populaire cette œuvre recèle, on s’en doute, une dimension éminemment symbolique.

Le mot sabot est utilisé en symbolique alchimique car ce mot est polysémique et permet donc de tenir un double langage. Celui qui s’adresse à une chaussure en bois ou celui qui s’adresse à une toupie.

Si le sabot du cheval possède un plan solaire, (partie concave de la voûte plantaire formée de corne sèche) c’est-à-dire une sole en forme de lune, il unit symboliquement le soleil et lune non pas pour jouer sur les mots et en faire un discours intelligent et surtout pléthorique mais pour désigner le rayonnement des deux luminaires dans ce qu’ils ont de nécessaire au laboratoire. L’un était le relais et le filtre de l’autre afin que la matière puisse s’en rassasier. C’est grâce à l’effet de ces deux astres que la dimension spirituelle du laboratoire grandit de jour en jour. Le sabot a donc sa raison d’être dans l’iconographie religieuse.

Le sabot est aussi une toupie dont le profil est en forme de croix. Elle reproduit le signe graphique correspondant au nom vulgaire de la matière utilisée. C’est le globe crucifère, inverse de celui de Vénus, que Dieu, le Christ et quelques empereurs (y compris celui du tarot) sont représentés tenant dans la main.

Je vais être un poil folichon en affirmant, avec mes gros sabots, que l'alchimie consiste à prendre son pied !

Quant au graal, il semble totalement étranger au sabot. Le mot graal dérive de l’occitan grasal qui désigne un plat en terre cuite, ce qui me dispense d’explication après ce que je viens de dire sur la toupie. Graal et sabot sont une seule et même chose.

Mais le graal est aussi d’ordre mystique et bien concret fort bien décrit par la mystique sainte Catherine Emerik. C’est un calice à deux anses qui fut cédé à Abraam par le souverain prêtre Melchisédech. Il existe bel et bien sur terre en un lieu verrouillé. Le chemin passe d’abord par la découverte du graal alchimique.

Excusez-moi si j’arrête là mon petit topo car il y a devant moi une barrière que je ne puis franchir.

Un conseil cultivez une humeur chevaline et vous avancerez au triple galop !

Avec toute mon amitié.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:43

vierge d'alet

Plusieurs lectrices m’ont demandé des précisions sur  l’apparition de St-Bauzile-de-la-sylve. Je vais donc raconter l’essentiel de l’histoire. Ensuite je dirais ce que j’ai compris. Évidemment, il s’agit seulement d’une opinion qui vaut ce qu’elle vaut. Puis-je vous prier de ne pas faire de mon petit laïus une parole d’Évangile ?

C’était un dimanche, plus exactement le dimanche 8 juin 1873. Ce matin-là un homme descendait le chemin qui va du village de Saint-Bauzille-de-la-Sylve à Aumelas. Il s’appelait Auguste Arnaud ; il avait trente ans ; marié depuis six ans, il était père de deux enfants.

Catholique pratiquant, il respectait tous les préceptes de l’Église, sauf celui qui interdisait de travailler le dimanche... Il était parti de bonne heure pour aller « descaucelar », c’est-à-dire enlever les mauvaises herbes qui à cette période de l‘année tendaient à envahir les pieds de sa vigne, celle qui bordait le chemin à 700 mètres du village.

Ayant compris que le dimanche devait être réservé à l’office religieux, il avait l’intention de retourner vers 11 heures pour assister à la messe.

Donc, s’il travaillait ainsi le dimanche, c’est parce que, engagé toute la semaine au service d’un patron, il n’avait guère que ce jour pour s’occuper de ses quelques lopins de terre et ainsi pouvoir fabriquer son vin de table et vendre quelques hectolitres d’excellente qualité pour subvenir aux besoins de sa famille.

C’était un travail harassant, où la vie s’usait vite sous l’érosion du soleil, du froid et de la pluie. Le dimanche était nécessaire puisque les jours de pluie étaient chômés. Nous étions en un siècle ou 60% de la population était analphabète et ou le droit du travail somnolait dans les limbes de son devenir.

En ce début juin la poussée vitale du printemps faisait se développer le pampre et le raisin en fleur exhalait son effluve de vie. Arnaud aimait la terre avec cette simplicité profonde des laboureurs qui savent compenser leur ignorance culturelle par leur connaissance intuitive de la culture. Il savait que les pousses printanières étaient à l’heure cette année et lourdement chargées de promesses, signe d’une excellente santé.

Cette belle santé des ceps était vraiment exceptionnelle en ce moment ou le phylloxéra faisait des ravages terribles en tuant inexorablement les vignes. Et ce fléau était là, derrière les collines. De tous côtés on scrutait avec anxiété l’avance inexorable du désert.

Car en cette année 1873 Le vignoble de Lunel était anéanti, et l’insecte parasite avait totalement détruit le vignoble de 78 communes de l’arrondissement de Montpellier.

Ce fut la ruine de multiples propriétaires. Arnaud avait toutes les raisons de bichonner sa vigne un dimanche avec cette sollicitude  propre aux soins « palliatifs » accompagnant une vie, encore vigoureuse, mais qui doucement s’éteint. Pour un homme de la terre voir mourir une plante estimée et soignée avec sollicitude pendant des années c’est voir disparaître un enfant affectionné.

Il faut dire que le salaire de misère d’Arnaud était insuffisant pour que puisse vivre sa famille. Aussi la belle récolte de sa vigne lui aurait assuré le pain pour toute sa famille… alors le dimanche était secondaire façe à cette nécessité vitale. C’est en pensant à cela que Arnaud ce mit au travail ce matin là. Il travailla deux heures environ, puis fit une pause pour un casse-croûte et un peu de repos. Comme la chaleur commençait à être fatigante il se mit à l’ombre d’une petite plantation d’oliviers dont il reste encore un bosquet de aux troncs énormes et tortueux, pratiquement millénaires, ayant miraculeusement échappé au terrible hiver de 1956.

Il bourra sa pipe et s’apprêtait à l’allumer pour prendre un moment de repos en rêvassant aux fruits de sa belle récolte.  C’est à ce moment là qu’il vit apparaitre devant lui un personnage sous la forme d’une femme de taille ordinaire toute vêtue de blanc. Elle portait une ceinture frangée, sa tête était coiffée d’une couronne haute, semblable à une mitre d’évêque. Un grand voile blanc, partant du sommet de la couronne, l’enveloppait de toute part jusqu’aux pieds, couvrant même ses mains que le personnage tenait croisées sur sa poitrine. Tous ces divers ornements étaientd’une éclatante blancheur. La figure de cette femme était belle, calme, sans exprimer ni joie, ni tristesse. Elle ne souriait pas et paraissait avoir 25 à 28 ans et était noyée dans une atmosphère lumineuse.

Quand il la vit à deux ou trois mètres de lui, Arnaud stupéfait bondit du talus herbeux sur lequel il était assis et lui adressa la parole en occitan couramment parlé dans le village :

 « Qué dès vos ? » : Qui êtes-vous ?

Elle a répondu dans la même langue :

« Soi la Santa Vèrge » : Je suis la Sainte Vierge.

« N’agès pas paur » : N’ayez pas peur.

Arnaud fut immédiatement rassuré et son émotion fut à son comble. Il ne comprenais pas la raison de sa présence et la réponse lui fut donné sous la forme d’une constatation évidente et pourtant significative :

« Abès la malautia de la vinha » : Vous avez la maladie de la vigne.

Il est évident que cette constatation banale, et connue de tous, n’a aucune raison d’être signalée. On ne peut supposer que c’est  parler pour ne rien dire à moins de prendre notre apparition pour une disciple de Lapalisse. Si on donne un sens figuré à cette remarque, elle prend alors un singulier relief et devient très pertinente. En effet, le phylloxéra doit sa redoutable efficacité destructrice au fait que cet insecte (Daktulosphaira vitifoliae), ou phylloxéra de la vigne) s’attaque aux racines et tue les souches inexorablement. De ce fait dire : « Vous avez la maladie de la vigne », signifie que vous aussi, Hommes, vous avez la maladie de la vigne. C’est affirmer que l’humanité est atteinte d’un mal mortel dans ses racines. C’est une véritable prophétie puisque autant le phylloxéré que le mal de nos racines n’a pas disparu. En effet, dans les années 1970 le vignoble californien est attaqué par une forme mutante (biotype B) et en 1980 la Turquie est atteinte (région de Tokat). Dernière attaque en ma connaissance en Australie (2006) dans l’État de Victoria. Il semble évident que ce fléau est à l’image de notre société dont les racines sont pourries.

En d’autres termes, les principes de base sur lesquels reposent nos systèmes financiers économiques et moraux ne peuvent nous conduire qu’au désastre. Et la pourriture de nos racines gagne l’Europe entière jusqu’à sa destruction dans d’effroyables drames psychologiques (suicides liés à une organisation du travail totalement inhumaine) et humanitaires : migrations, bidonvilles, famines... La réponse au racket (impôts déments) légitimé par l’État ne peut que produire des vols, des rackets, et des assassinats… plus la haute société est rapace plus le bas de cette même société le sera… à sa manière évidemment.

Si mon interprétation ne vous sied pas, il vous reste à dire que le brave Arnaud à été victime d’un épisode hallucinatoire ou d’un délire mystique. Malheureusement, personne ne sait ce qu’est une hallucination, pas même les pontes de l’académie de médecine. Les choses deviennent surréalistes quand une hallucination donne rendez-vous dans un mois pour une autre hallucination, ce fut le cas d’Arnaud :

« Dins un mes bendrai vos remerciar » : Dans un mois je viendrais vous remercier.

Nous étions le 8 juin, Rendez-vous fut pris pour le 8 juillet !

Heureusement qu’il existe un critère, assez fidèle, pour savoir si le phénomène est maladif. Dans le cas d’une pathologie mentale le phénomène est vécu dans le mal-être ou la souffrance. Ce ne fut pas le cas pour Arnaud qui retourna chez lui tout ému et heureux le cœur illuminé de bonheur et d’un amour joyeux dont il ignorait la puissance, et même l’existence, jusqu’alors.

Voulant éveiller la foule à la dimension spirituelle, la Vierge demanda ensuite à Arnaud des offices religieux et processions et aussi de dresser des croix à des endroits particuliers. Puérilité ? Non car la prière est un puissant levier pour changer bien des choses dans le monde, dans les racines du monde, même une prière « non religieuse », c'est-à-dire une demande VRAIE, issue des profondeurs du cœur. Ce genre de prière n’a point besoin d’être dictée ou canalisée par un autorité religieuse et encore moins définie par elle. L’oraison dite « jaculatoire » dit bien ce qu’elle veut dire… Ce terme « jaculatoire » vient du mot latin "jaculum" qui veut dire flèche, javelot. C'est une prière très brève, un cri du cœur qui s'élance vers Dieu. Le reste est de la foutaise.

Voici donc Arnaud dans sa vigne le mardi 8 juillet. Il travaille toujours à « déchausseler », travail ardu, fatiguant, car plié jusqu’au sol, la tête dans les sarments avec la poussière concentrée sous les sarments et la chaleur qui provoque une intense transpiration du visage, il faut se relever périodiquement pour prendre une « bocada d’aire » ou une « bouchée » de bon d’air.

C’est au moment de cette « boucada » qu’il est droit, la tête levée, les yeux grandement ouvert, fixé vers le haut. Sa main droite saisit son chapeau et le jette à terre. En même temps ses bras s’élèvent, son visage est pâle, très pâle, ses mains paraissent démesurées allongées (rapports de témoins) ses yeux grandement ouverts n’éprouvent aucun mouvement de paupières ; ils sont fixés sur un objet qui l’attire.

Pendant un court instant il se balance sur lui-même, et puis tout à coup il est emporté avec une rapidité foudroyante (concordance de tous les témoignages) vers la croix.

Pour tous les paysans familiers de la terre qui savent combien il est malaisé de circuler dans une vigne à cette époque de l’année, cette course leur est apparue humainement inexplicable car Arnaud ne regardait pas à terre qu’il ne pouvait voir puisque recouverte par le feuillage. Ors, il n’a pas trébuché, il n’a pas sauté, il semblait « nager » disent les témoins. Pour lui poins d’obstacles, le corps paraissait être porté plus qu’avancer par ses propres moyens.

Pour les vignerons présents, un homme parcourant le même chemin en regardant en l’air, et tentant de se déplace à travers les sarments entrelacés n’aurait pu faire trois pas sans tomber ou sans s’embarrasser ses pieds dans la vigne et les mottes de terre.

Quant à Arnaud, interrogé pour savoir si ses pieds ne furent pasembarassés pendant cette marche rapide Il répond qu’il n’a rien vu car il était absorbé par l’Apparition qui était la même jeune femme que la première fois avec des vêtements de forme similaires mais lacouleur était d’or avec une atmosphère lumineuse de quelque centimètres de large. Sa figure était pleine de clarté, les mains croisés sur le poitrine et sous le voile, étaient entourées d’un chapelet toujours de couleur or. »

L’apparition se plaça à l’extrémité supérieure de la croix et dit à Auguste :

« Cal pas trabalhar lou dimenge » : Il ne faut pas travailler le dimanche.

Elle fit glisser le chapelet sur la main gauche et, de sa main droite, elle donna la bénédiction à la foule.

« Que canto dé cantica » : Qu’elle chante des cantiques.

Et elle disparut.

Alors la foule présente se mit à chanter spontanément le magnificat (on prononce le t final) qui est le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation lors de la visite qu’elle rend à sa cousine Élisabeth. Ce chant est aussi appelé Cantique de Marie, il fut tiré de l’évangile selon Luc (chapitre 1, versets 46 à 56)

Deux messages a l’apparente banalité laisse perplexe au premier abord.

Pourtant, le fait de ne point travailler le dimanche est étroitement lié à la décomposition des racines de notre société. Actuellement, ce repos dominical tend à ne plus être respecté 

Ce cycle septénaire de la vie (par exemple renouvellement de nos cellules tous les sept ans) et de la matière (comme les sept niveaux énergétiques de l’atome, sur lesquels gravitent les électrons) ce cycle donc (si souvent signalé dans la Bible) a donc son importance autant sur le plan physique que sur l’impérieuse nécessité de réharmoniser notre manière d’être et de méditer en harmonie avec les lois fondamentales de l’univers. Cela des auteurs tel Rudolf Steiner l’ont très bien mis en évidence.

Le deuxième point est la nécessité de chanter. Là encore la banalité est désarmante… une apparition pour dire ; « chantez » ! n’est pas sérieuse direz-vous. Et pourtant c’est extrêmement important, que dis-je c’est capital pour développer la spiritualité et la vie mystique.

Les neurosciences ont découvert que le fait de chanter avait la particularité de stimuler la même partie du cerveau que celles responsables de la vie mystique.

Comme au XIXeme siècle on ignorait ces choses là, les apparitions furent classées sans suite, et pourtant elles sont supérieures à celles de Lourdes car elle s’inscrivent dans notre actuel.

Les hermétistes auront goûté la couleur blanche de l’apparition, qui deviendra dorée un mois après.

Enfin, n’oublions pas l’étrange extase d’Arnaud qui n’a plus fait partie du domaine terrestre lorsqu’il s’est joué des obstacles et s’est déplacé à une vitesse foudroyante. Cette extase mystique fut la même que celle des soufis, des moines chrétiens des bouddhistes ou zen des anachorètes et des derviches. Et pourtant Arnaud était un paysan… conclusion ? La vie mystique est à la portée de tous ceux qui ont une vie professionnelle… Ne la croyons pas réservée aux moines.

Je voudrais souligner un petit fait qui caractérise notre société bavarde : Parler d’extase n’est pas l’extase. Rien de commun avec   l’ivresse du papotage !

Avec toute mon amitié.

 

 

Ce terme occitan « descaucelar » exprime le fait de déchausser autant un pied humain en lui enlevant son soulier qu’un pied de vigne en lui enlevant les mauvaises herbes. Dans les campagnes méridionales ce terme est couramment francisé (sans être pour cela dans le snobinard petit Larousse des rats de villes) sous l’expression « déchausseler ».

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