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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:13

mutus liber fin

Je réponds ici à la question que j’ai posée sur le site social Facebook, avec elle j’avais voulu établir un étroit rapport avec mon article intitulé « le zéro et l’infini » ; qui, selon l’écrivain britannique Artur Koestler, est une définition lapidaire de la condition humaine.  J’ai donc proposé à la sagacité de mes amis l’interrogation suivante afin que chacun propose, selon sa conception de la dimension humaine, une issue sur la ligne qui joint l’infiniment petit à l’infiniment grand :

Le zéro est trop petit, l’infini est trop grand, que choisir ?

J’ai obtenu plusieurs réponses, parfois sophistiquées jusqu’à proposer les nombres imaginaires, ces artifices de calcul utilisés dans des problèmes faisant intervenir  des équations différentielles. Evidemment une telle prouesse fictive, un tel jeu, ne saurait nous faire passer « de l’autre côté du miroir ». Il faut bien s’amuser comme le font nos fonctionnaires en affirmant « qu’il faut faire complique quand on peut faire simple », oui, l’intervenant en mettant ce grain de sel alchimique n’était pas dépourvu d’humour…

J‘ai eu droit aussi à des réponses mi figue me raisin dans le style : « restons entre les deux », plagiant ainsi ceux qui disent avec justesse que, dans l’ordre des grandeurs, l’Homme se situe entre l’atome et l’étoile. Réponse qui ne s’attire aucun suffrage puisque le Christ affirme que Dieu vomit les tièdes.

 D’une manière générale le zéro est mal vu même par des adeptes alchimistes chevronnés. En tout cas chaleureuses félicitations aux nuls mes frères ! C’est vraiment difficile d’accepter cette évidence criante que nous ne sommes rien, ce rien qui est indispensable pour pouvoir élaborer un homme véritable et lui ouvrir la porte de l’infini. Notre petit ego, qui nous affirme que nous sommes l’infinie grandeur, est vraiment un sale bête ! On a deux options vis-à-vis de lui: ou on le soigne bien pour qu’il engraisse ou on s’en débarrasse. A son propos seule est valide la loi du « tout ou rien ».

Seul le zéro conduit à la réalité et donc à l’absolu. Etre nul personne ne l’accepte. Personne n’accepte que nous devons nos glorioles à notre patrimoine génétique que nous n’avons pas fabrique ! Mais enfin, c’est une évidence ! Cette juste et logique reconnaissance correspond à accepter notre nullité, ce rien qui ouvre les portes du « Royaume »… en voici une approche fructueuse à travers l’œuvre de ces alchimistes initiateurs, d’immense portée spirituelle, que furent les époux Schwaller de Lubick amis de Fucanelli et de Julien Champagne lequel fut, comme l’on sait, l’illustrateur des ouvrages, fondamentaux pour l’alchimie : Le Mystère des Cathédrales et les Demeures Philosophales.

 

En la préface pour Verbe Nature de René Adolphe Schwaller de Lubicz (éditions Axis Mundis, Paris 1988) voici ce qu’écrit Michel Monereau avec lequel j’ai partagé, il y a plus de 25 années, la solide initiation orientale, celle qui caractérise l’enseignement que reçu le  « tchen jen » et alchimiste René Alleau comme le manifeste son ouvrage Aspects de l’alchimie traditionnelle.

Le texte qui suit pose les principes essentiels de l’alchimie universelle, plus exactement le dénominateur commun à toutes les pratiques au laboratoire. Dans son universalité, cette attitude psychique qui construit les Adeptes ou « hommes véritables », que l’Orient appelle « tchen jen », permet d’exprimer certains concepts parfois abstraits, tout en ne racontant pas de ces balivernes qui caractérisent notre temps ou règnent les bricoleurs joueurs de pipos:

« Le 7 décembre 1961 s’éteignait René Adolphe Schwaller de Lubicz, dit Aor, l’un des grands maitres spirituels de notre temps qui marqua l’égyptologie par l’élaboration de sa thèse symbolique.

AOR avait dédié sa vie à l’éveil de « l’intelligence du cœur » s’appuyant tout particulièrement sur les enseignements de la tradition hermétique dont il avait ardemment étudié les sources dans la symbolique de l’ancienne Egypte.

Cette culture de « l’intelligence du cœur » ouvre la voie lumineuse qui permet d’accéder à la réalité immanente masquée dans notre civilisation par l’activité prépondérante et trop souvent désordonnée du mental. En subissant le flux de la pensée chaotique qui submerge sa conscience innée, l’individu nourrit son ego et en vient à perdre sa souveraineté naturelle sur le monde manifesté qu’il ne perçoit plus que de façon illusoire, n’ayant plus de contact avec lui. »

Michel Monereau poursuit en citant les dernières paroles de Schwaller de Lubick, paroles d’un être qui quitte ce monde les yeux ouverts, « oculatus abis »… Tu t’en va clairvoyant proclame ce livre imagé d’alchimie qu’est le fameux Mutus Liber en sa 14ème et ultime planche représentant l’apothéose de l’alchimiste victorieux :

« Il faut situer son cœur au-delà de ce monde émotif pour s’en libérer… Le Réel, le Réel, je vois le Réel et ce n’est pas du tout ce que l’on imagine — il ne faut rien imaginer : il faut se taire… et écouter… il faut regarder dans le silence, sans vouloir voir et accepter le Rien car ce que l’homme appelle « rien » c’est cela la réalité. »

Tels furent les ultimes mots d’Aor avant de quitter ce monde de l’émotion, paroles riches d’enseignements pour qui veut bien les entendre…

« Rien imaginer » (tout un programme !), « se taire » (un supplice pour beaucoup !) 

Je pourrais arrêter là cet article puisque les lignes précédentes répondent à la question posée. Cependant le sujet est très lourd de sens et possède une infinie valeur qui nécessite une explication plus conséquente. Alors poursuivons la découverte de la véritable puissance initiatique liée à l’éveil qu’illustre et explique ce couple exceptionnel un peu trop marginalisé alors que leur seul amour réciproque devrait être une lumière dans notre monde de divorce pléthorique.

Le couple Isha et Adolphe Schawaller de Lubic fut, au XXe siècle, le principal vecteurs ce cette richesse initiatiquo-spirituelle qui accompagne l’alchimie au laboratoire.

Car la pratique de l’œuvre manifeste en permanence les dimensions  non matérielles, spirituelles, des lois de la matière dont il incombe à chaque adepte de développer la perception afin d’accéder réellement à la l’Esprit de vie. C’est là, la principale réussite de ce couple hors du commun d’être parvenu, à l’instar de Rudolf Steiner, à un échange avec « l’autre côté du miroir » pour le plus grand profit des aveugles que nous sommes dans notre divinité occultée que nous rappelle en permanence le Christ en disant : « Vous êtes tous des dieux » (Evangile de Jean, chapitre 10, verset 34).

 

Isha (Jeanne Germain de son nom de Jeune fille) et Adolphe s’épousèrent en 1921. Ils formèrent un couple initiatique ayant, à la manière de deux alchimistes du moyen âge Dame Perenelle et Nicolas Flamel, une totale unité de vie et de pensée et, si vous voulez bien me pardonner la rustique analogie alchimique, ils constituaient ensemble, par leur communion, une « pierre » humaine d’une valeur infinie.

Leurs travaux pratiques débouchèrent sur de nombreuses réalisations parmi lesquelles l’extraction de la quintessence des plantes à travers la spagirie et la redécouverte de la qualité des verres des anciens vitraux dont les fameux bleu et rouge « de chartres ».

 

L’alchimie ayant de solides racines dans l’Egypte ancienne, puisque sa première manifestation scripturale, non hiéroglyphique, se fit dans l’Egypte hellénisée, près de deux siècles avant notre ère, sous la plume d’un certain Bolos Démocritos.

Dans un sentiment de « retour aux sources » les Schwaller de Lubicz s’installèrent à Louxor (Egypte) en 1938. A travers la symbolique de Louxor Aor découvre la totale connaissance du Moyen Empire (- 2106 à -1786). Au même moment Isha reçoit la révélation  du véritable alphabet hiéroglyphique. Pour vérifier la réalité de leur découverte, ils associent à leurs travaux Alexandre Varille et Clément Robichon, formant ainsi avec le peintre Alexandre Stoppelaere le Groupe de Luxor.

Soulignons au passage qu’Alexandre Varille fut membre de l’Institut français d’Archéologie orientale du Caire, expert scientifique au Service des Antiquités d’Egypte et membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Pendant ce séjour qui dura 15 ans, Lucy Lamy (fille du premier mariage d’Isha qui fut veuve) relève sous l’égide de Clément Robichon les plans, reliefs et inscriptions de la plupart des murs du temple. Ces travaux d’une précision admirable, faits sous la direction d’Aor, permettront la composition de l’ouvrage magistral Le Temple de l’Homme. Les bases essentielles de la connaissance pharaonique et les principaux éléments de l’enseignement pythagoricien issus de cette connaissance y seront exposés.

les Schwaller vont traduire la vision cosmique et universelle des choses, en replacent les faits matériels dans un contexte spirituel beaucoup plus élevé et large.

C'est l’étude des grandes lois universelle, valables pour l'alchimie mais aussi dans d'autres domaines. En réalité il s’agit de la recherche et de la perception du monde des causes auquel nulle science ne peut accéder puisque axées sur l’analyse des effets. Donc les scientifiques, avec leur état d’esprit actuel (surtout les néo cartésiens français), ne pourrons jamais comprendre et encore moins pratiquer l’alchimie, car on ne réalise pas le grand œuvre par hasard ou en suivant un protocole volé. Devinez quelle grosse pièce il manque au puzzle ?

 

J’ouvre une parenthèse pour parler un instant de l’alchimiste Don Pernéty (1716-1801) dont une seule partie de sa préface du Dictionnaire mytho-Hermétique démontre qu’il s’agissait d’un compilateur, comme beaucoup l’affirment, et non d’un véritable adepte surtout quant il écrit le texte suivant pour justifier le langage énigmatique des alchimistes:

« Si l’on exposait au grand jour cette science dans sa simplicité, les femmes, les enfants même voudraient en faire l’épreuve : le paysan le plus stupide quitterait sa charrue pour labourer le champ de Mars comme Jason : il cultiverait la terre philosophique, dont le travail serait pour lui qu’un amusement, et dont les moissons abondantes lui procureraient d’immenses richesses, avec une vie très longue, et une santé inaltérable pour en jouir » (p 14 Edition Denoël, Paris 1972)

Cette citation laisse supposer que le grand œuvre n’est qu’une suite de manipulations au laboratoire, qu’il suffit de connaitre pour réaliser l’œuvre des alchimistes. La même chose me fut affirmée péremptoirement, il y a peu de temps, par un chercheur se disant disciple d’Hermès.

Je reste déconcerté qu’une telle affirmation puisse provenir d’un alchimiste ou se disant tel !  Si l’alchimie est réellement cela Je n’hésite pas un seul instant, j’abandonne sur le champ ma communion avec l’Esprit de vie pour erreur manifeste !

La raison d’être d’un langage obscur, cabalistique, a un tout autre fondement. C’est celui  d’éveiller des potentialités endormies. Non, cent fois non, la seule connaissance de la pratique ne conduit pas systématiquement au « don de Dieu », à la réussite… A moins que tous les auteurs les plus crédibles, que ce soit celui du Mutus Liber ou Fulcanelli, nous aient trompés. En toute cohérent, permettez-moi de douter d’une telle duplicité planétaire.

 

Les préoccupations alchimiques du couple d’égyptologues apparaissent dans Le Roi de la Théocratie Pharaonique où Schwaller s’exprime au sujet de la pierre philosophale et du but du Grand Œuvre des alchimistes. Il s’interroge sur le feu vital, dont on trouve de longues explications dans les ouvrages de Fulcanelli.  En réalité il cherchait à « Faire comprendre la réalité de la Science sacrée...raison d'être de ce petit livre. »

Autant l’œuvre d’Aor est celle d’un chercheur autant celle d’Isha est celle d’une traductrice à partir du moment où en 1938 elle reçoit la révélation  du véritable alphabet hiéroglyphique.

Elle va donc, à travers ses ouvrages, illustrés par sa fille Lucie Lamy décrire l’initiation Egyptienne dans deux livres fondamentaux : Her-Bak « pois chiche » et Her-Bak « disciple »… Que tout prétendant à la spiritualité et à l’ésotérisme se doit d’avoir non pas seulement lu, mais aussi médité…

L’extrapolation dans la vie actuelle, des trésors exposés dans ces deux ouvrages, avec une simplicité et une clarté sans pareille reste son œuvre fondamentale. Ainsi peut-on déguster de véritables joyaux initiatiques à travers L’ouverture du chemin et La lumière du chemin. Au fil de la lecture on reconnaît bien des symboles abordés par Fulcanelli dans son Mystère des Cathédrales. Mais Isha en développe non pas le versant alchimique mais le versant initiatique nécessaire à la réalisation du Grand Œuvre et dont la dimension est et reste universelle puisque ses rudiments existent autant dans le Taôisme que dans le Tchanisme. Mais faut-il s’en étonner puisque le cerveau humain est unique sur toute la terre comme le désigne cette corne d’Amon que l’on retrouve dans les représentations égyptiennes analogues à la structure interne du limbe profond de notre cerveau qui porte le même nom ? La corne d’Ammon de notre encéphale cérébral est partie intégrante de l’hippocampe (également par analogie de structure avec l’enroulement du « cheval marin » dont a su user à bon escient un certain cabaliste appelé Julien Champagne). Signalons au passage que cette formation cérébrale est le siège de la mémoire…Par ailleurs Amon a donné Amen par permutation d’une voyelle comme dans beaucoup de langues orientale. Amen ne signifie pas « ainsi soit-il » mais « cela est vrai ». L’expression égyptienne Amon Ra signifie d’ailleurs que « cela est vrai comme le soleil (Ra)… dans le ciel ».

 

Mais le plus fascinant dans la philosophie des Schvaller de Lubicz est que les neurosciences actuelles leur donne complètement raison. Nous nous retrouvons là encore face à un mystère Egyptien tel celui de l’érection des pyramides répondant aux neurones pyramidaux à la surface de notre cortex cérébral caractérisant, par leurs activités diverses, notre conscience humaine.

A travers cette œuvre commune émerge avec une puissance impérieuse la nécessité du silence mental répondant au « rien » de la mystique universelle. Ce « rien » revient comme un lei motif à travers les expériences de saints comme St Jean de la Croix, sainte Thérèse d’Avila, sainte Thérèse de l’enfant Jésus ou encore sainte Angèle de Foligno ou même sainte Catherine de Sienne… Evidemment la maitrise de ce rien n’est pas l’apanage des saintes et des saints mais de toutes celles et de tous ceux qui sont parvenus à un stade d’éveil conséquent pour percevoir ou voir l’Esprit des choses, son feu vital, qui n’est autre que le Saint-Esprit de la tradition chrétienne.

« En rien git tout » disaient les vieux maitres cabalistes dont le double visage est dissimulé derrière les vapeurs du chaos primordial.

L’être réalisé ou élite ou surhumain n’as pas ici le même sens que celui défini par les enseignants des grandes écoles. Les misérables élites en question ont du chemin à faire et leur enseignants encore plus. Donc, pas de méprises… Laissons parler Isha Schwaler de Lubicz :

« Que ce soit dans les évangiles ou que ce soit par Lao-Tsé, ou les maîtres Egyptien, il est dit que le « royaume divin » — le Tao, le chemin de Maât — est à découvrir en nous-mêmes. Ce qui revient à dire que l’élection — ou sélection — de l’Elite se décide en chacun de nous, selon nos réticences ou notre obéissance à nos impulsions supérieures.

Aucun sage n’a désigné comme étant spécialement favorisés les hommes renommés pour leur science ou leur puissance, encore moins les savants « docteurs de la loi !»

Mais tous ont été d’accord pour attribuer cette élection aux êtres qui ont retrouvé, dans leur pleine conscience d’homme, la simplicité de l’enfant. » In L’ouverture du chemin, p.304, Editions de La Table d’Emeraude. Paris 1985 (fac-similé des Editions « Aryana » de 1980)

Et Isha définit enfin, avec une précision dénuée de tout artifice littéraire, le cœur du sujet qui relègue à des dessous d’escaliers les gesticulations verbeuses des centres initiatiques actuels :

« Il n’est donc pas question de définir l’Elite comme une sélection d’êtres privilégiés par leur culture, leurs pouvoirs ou leurs connaissances.

Ses membres sont ceux qui cherchent, par n’importe quel moyen à contacter « ce qui ne peut pas mourir » en eux-mêmes et en l’Univers ; ceux qui se sentent héritiers non pas de leurs ancêtres terrestres mais des êtres déjà parvenus à l’état de « vivant incorruptibles »… Opuscule cité p 36.

Je sais, par expérience, que les ergoteurs « docteurs de la loi » vont ramener tout ce qui précède à leur convenance. Ils font partie de l’inéluctable destruction entropique à l’image de ces « trous noirs » impitoyables destructeurs et dévoreurs de tout ce qui passe à leur portée. Ces êtres, victimes de croyances, sont détruits à leur insu par une pensée matérialiste que favorise notre société. Depuis longtemps déjà les psycho-physiologistes en démontré les raisons d’être d’une pareille attitude génératrice de croyances et conséquemment de violences.

 

La bipolarisation (limbe-cortex) de notre encéphale cérébral est créatrice de multiples conflits dans notre comportement. Le plus connu est l’attitude d’un chasseur attaqué par un lion qui voudrait fuir mais est paralysé par la peur. Il y a là antagonisme d’action entre la partie corticale la plus évoluée de notre cerveau qui dicte au chasseur l’attitude raisonnable de sauver sa peau et la partie la plus ancienne (limbique) et plus profondes aussi qui s’affole car elle est très émotive. Comme cette zone archaïque est imperméable à toute logique, son message puissant et prépondérant de peur annihile l’ordre raisonnable de fuite et paralyse sur place notre chasseur.

C’est ainsi que les plus purs, mais un peu naïfs, sont souvent piégés par les brute épaisse et ignares, dépourvus de la moindre étincelle de conscience, qui manient sans état d’âme la rhétorique ou la menace avec une logique diaboliquement biaisée ou, selon la direction du vent, se transforment derechef en gentils hypocrites jolis cœurs devenus sensibles et repentants.

Cette période de campagne électorale est extrêmement enrichissante pour sonder la duplicité humaine sous ses plus beaux atours. En se donnant la peine d’observer sérieusement chacun pourra extrapoler… Leçon irremplaçable et théoriquement facteur de progrès et d’éveil car c’est un exemple illustré de tout ce qu’il ne faut pas faire.

Puis-je vous confier que si j’étais à la place de certains acteurs de cette quinquennale comédie je n’oserais plus jamais passer ma main sur mon visage de crainte d’être profondément brûlé par ma laideur.

 

A la bipolarité limbe-cortex s’ajoute celle de l’encéphale gauche et droit. L’un est rationnel, l’autre ne l’est pas. Opposition donc entre l’artiste du cerveau droit et du scientifique de cerveau gauche. A ces quatre « cerveaux » s’en ajoute un cinquième qui est le cerveau reptilien fait de réflexe. Et tout ce petit monde forme une véritable société ou chacun tien sa place le mieux qu’il peut. C’est la raison pour laquelle le professeur Michael S. Gazzaniga, spécialiste mondial des neuroscience a intitulé l’un de ses ouvrages The Social Brain, « Le cerveau social ».

Toutes ces structures vivent donc ensemble en se bousculant parfois l’une l’autre.

Par exemple vous décidez de vous rendre chez un ami en voiture et pendant le trajet vous pensez à autre chose, vous êtes distrait. C’est alors que vous vous retrouvez sur la route qui conduit à votre travail. Dans ce cas, votre distraction a laissé la place à votre cerveau reptilien, cerveau le plus élémentaire fait de réflexes, c'est le pilote automatique. C’est lui qui, en votre absence, a pris les commandes et vous a dérouté.

Enfin, obstacle quasiment infranchissable pour un être qui désire se réaliser et donc accéder à la connaissance c’est que la croyance est à la base de nos activités cognitives ! C’est cela qui fait dire au psycho-physiologiste Michael Gazzaniga: « Croire est ce que les humains font le mieux »

Donc, des croyances pivots de l’expérience humaine nous devons nous évader pour accéder à notre véritable dimension. Disons d’emblée que la voie de la spéculation est sans issue car elle fait tourner en rond nos réflexions dans une autosatisfaction quelque peu narcissique. C’est en réalité un brassage de croyances et même leurs exaltations, œuvre brillante des « non-nuls » si je puis m’exprimer ainsi.

La seule voie qui existe consiste à se déconnecter des pensées et donc à suivre le chemin de RIEN, d’accéder au silence des pensée afin de ne plus laisser s’exprimer ces multiples croyance qui tissent dans notre cerveau un véritable filet que endors notre vigilance luttant contre les effets de notre formation réticulaire (sorte de « filet », d’où le nom, qui est fait d’enchevêtrement de cellules nerveuses occupant tout le cerveau) qui l’active et la régule. Ce filet nerveux, connu des anciens par intuition, tout comme la corne d’Amon, et cela depuis les temps immémoriaux n’est évidemment pas sans analogie avec le rets des alchimistes que l’on trouve parfois tracé sur la galette des rois…

C’est pourquoi les orientaux parlent d’éveil quand l’être a réussi à ne plus être tributaire de ses croyances. Car cette « main mise » sur notre vigilance fait que même si nous nous croyons éveillés, en réalité nous dormons. Parvenu à cet éveil, nous voyons le monde autrement et même, c’est souvent le cas, pour la première fois.

Isha traduit cela en son Ouverture du Chemin :

« Vigilance ne veut pas dire introspection.

Veiller c’est ne pas dormir. Les préoccupations de notre existence quotidienne absorbent toutes nos facultés aux dépends de notre vie intérieure, et l’éveil de notre conscience est trop souvent le moindre de nos soucis ! Or cette absence de vigilance nous met en état de sommeil, quelle que soit par ailleurs notre activité intellectuelle ou professionnelle, car cette inattention ne nous permet aucun contact avec le réel. » p 184 éditions La Table d’Emeraude, Paris 1985.

Les croyants de nos Eglises cherchent à être irréprochables, par peur de perdre ce qu’ils ne possèdent pas et finalement s’aveuglent sur leurs tentations et s’en remettent à leur « directeur de conscience » qui traite le problème pour eux. Ainsi sont-il sécurisés et content d’eux-mêmes car ils on suivi, en qualité de croyant, les préceptes de leur Eglise. De ce fait ils sont endormis et leur conscience reste somnolente jusqu’à leur décès.

« Les candidats à « l’irréprochable vertu » s’aveuglent sur leurs tentations secrètes, et de cacher leur responsabilité sous celle des autorités dirigeantes et de leur lois.

Ainsi remplacent’ ils la brûlure de l’expérience par la sécurité de l’obéissance, et la leçon d’une erreur par le contentement de soi-même.

Mais cette obéissance est un somnifère pour la conscience dont l’éveil nécessite à chaque pas l’épreuve du choix et du libre examen.

Celui qui refuse l’expérience nécessaire à son âme, par crainte de ternir sa vertu, aime sa forme terrestre, et non la vie éternelle. » Opuscule cité p. 256.

 

Donc nous avons le choix entre prendre une route dangereuse dépourvue de toute signalisations routières et donc à parcourir à nos risque et périls ou descendre à un arrêt de bus pour embarquer dans un véhicule confortable ou un chauffeur nous conduira indemne jusqu’à la case décès.

La route sans panneaux de signalisation est évidemment très dangereuse, la prudence et la vigilance s’impose afin de ne pas être surpris par le danger. Et si nous nous faisons surprendre inutile de s’apitoyer sur son sort, nous repartons d’un bon pied en étant encore plus vigilent. Ne croire en rien et vivre l’ici et le maintenant, telle est la voie qui nous divinise progressivement. Certains appellent cette métamorphose la manifestation du corps glorieux… ne jouons pas sur les mots, ne pensez-vous pas que c’est le résultat qui compte !

Les apprentis sorcier qui, dans leur abri de bus, torturent la matière dans le but de lui extraire sa quintessence ou quelque lingots précieux assortit d’une longévité sans pareille ont trouvé leur hochet jusqu’à la fin de leur pauvre vie. Et ils vont devenir chevronnés, de véritables maîtres dans l’art de critiquer ce que font tous les autres. Bien sur ils vont  asseoir leurs affirmations sur l’auréole de leur expérience. Seigneur pourquoi se préoccuper de l’autre si ce n’est pour lui manifester notre bienveillance ou notre amitié ? Mille excuses, j’oubliais que nous sommes dans une voie de garage, un abri de bus…

L’alchimie est à vos pieds avec ses rutilantes et multiples facettes, partez sur la route dangereuse de sa découverte, foncez ! Essayez celle-ci, et aussi celle-là sans en négliger aucune. Si vous vous arrêtez à une en croyant que c’est la bonne vous êtes piégé à un arrêt de bus pour refus de vous casser les dents. La vie est mouvement, changement et son comportement exploratoire est essentiel pour l’être humain et tout animal, même pour les rats !

La voie royale, l’unique, se découvre en prenant des risques. Progressivement elle se dessine au fil des épreuves et c’est la plus émouvante des découvertes qui ne trouve personne pour être partagée, mais oh combien de « commandeurs des croyants » pour la critiquer.

Claude d’Ygé en sa Nouvelle Assemblée des Philosophes Chimiques confirme tout ce qui précède :

« Que si le moyen paraît rebutant, la route ardue et difficile, nous ne nous étonnons pas. Ceux qui ne sont point fait pour le but, ne sont point faits non plus pour le chemin. Ce n’est pas la moindre précaution du Ciel d’avoir mis les résultats rares hors de portée des multitudes. « La Science fait beaucoup de promesses ; elle en tient d’avantage encore, mais envers ceux-là seuls qui en méritent l’accomplissement. » p. 30 Editions Dervy-livres (actuellement Dervy-Médicis), Paris 1972.

 

Le moral gonflé à bloc j’ai décidé d’être méritant et d’arriver jusqu’au bout… vous m’accompagnez ?

 

Avec toute mon amitié.

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:51

CRIST AU FALUN

Depuis près de 2000 ans nul historien sérieux ne l’ignore : l’Eglise catholique Romaine n’est pas l’Eglises du Christ. Seul les véritables mystiques et les chercheurs, non assujettis à un courant de pensée politico-religieux le savent. Evidemment le Vatican ne l’ignore pas d’où sa grande peur si des documents compromettants pour sa légitimité viennent à être découverts à Rennes le Château ou ailleurs.

Péniblement je remets de l’ordre dans ma bibliothèque après son changement d’adresse dont je vous tairais les chamboulements structurels! Evidemment l’intérêt n’est pas là mais dans l’exhumation de documents qui n’existent maintenant qu’à la Bibliothèque Nationale dissimulés dans quelques recoins des « oubliés » afin que les autorités en place ne s’aventurent à perdre les électeurs catholique fort prisés pour leur crédulité les rendant  sensibles aux discours idéologiques et donc aisément manipulables.

J’en ai assez de m’entendre dire que je déteste l’Eglise Catholique ! Si je la tacle, preuves à l’appuis, sur certaine de ses affirmations je ne la déteste pas pour cela.

Mon credo le voici : Oui je suis chrétien à l’instar de nos pères bâtisseurs de cathédrales et de ce fait ami de cette vérité qui m’interdit tous compromis et me rend opposant à tout encroutement qui n’est autre que l’opium du peuple.

Ne faisons pas de confusion, je tance le personnel de l’Eglise, pas  l’Eglise puisque, comme je viens de le dire, je suis profondément chrétien et que de ce fait le Christ est très réellement au centre de ma vie.

Oui j’ai retiré ma confiance au pouvoir ecclésial catholique. Je suis donc un électron libre et compte le rester. Faut-il que je me plonge dans les évènements récents et la parution de certains livres pour vous expliquer pourquoi ? Refuser le mariage des prêtres et comptabiliser les pédophiles est assassin. Dans ce milieu malsain les petits crimes en  famille pullulent créant une atmosphère délétère. Refuser le préservatif pour se protéger du Sida est aussi assassin. Donc je n’accorde plus de crédit à ce qu’a inventé (fausse décrétales, fausses donations de Constantin, diriment de complaisance pour les princesses de Monaco… et j’en passe) et qu’invente encore l’Eglise.

Alors quand des documents me tombent entre les mains qui montrent combien la première Eglise n’est pas l’Eglise Catholique Romaine, je n’hésite pas à vous en faire part pour aiguiller vos recherches, et je n’ignore pas que le nombre de chercheur est de plus en plus important.

Je suis ici affirmatif :

LA PREMIERE EGLISE EST CELLE CREE PAR LES FEMMES ET LES COMPAGNONS DU CHRIST AYANT DEBARQUES AUX SAINTES MARIES DE LA MER AVEC LA DEPOUILLE DE SAINTE ANNE.

Dépouille de sainte Anne qui fut déposée en l’église d’Apt et redécouvertes (avec les cryptes) par Charlemagne (en 801), à l’occasion de sa consécration après profanation par les musulmans. Dans ces cryptes se trouvent, tout comme en l’église saint Paul Serge de Narbonne, les plus anciennes sépultures de la chrétienté (cimetière paléo chrétiens) plus anciennes que celles de Rome.

Pour éviter que cela ne soit découvert l’Eglise Catholique s’efforce de répandre qu’il s’agit d’une légende avec cette attitude paradoxale d’ériger en lieu saint la grotte ou aurait résidée Marie Madeleine. Paradoxal ? Pas tant que ça ! Car ce lieu fut choisi au hasard pour amoindrir l’importance de sa découverte en un autre lieu. En effet,  nul ne sait en quelle région méridionale se trouves la véritable grotte ou méditait la sainte. Donc nous ne pouvons exclure que cette anfractuosité ne soit  dans l’Aude puisque Saint Paul Serge qui débarqua aux Saintes Maries de la mer, avec Marie-Madeleine et Lazare le ressuscité, fut le premier évêque de Narbonne, lequel résidait non loin de là avec d’autres compagnons de la première heure du christianisme. Le hasard a voulu que j’assiste, étant enfant, à ces découvertes qui valurent à l’église saint Paul Serge le titre de Basilique décerné par le pape Pie XII. Par la suite tout cela est resté discret, la basilique est toujours  église malgré son « parapluie » et le minuscule cimetière paléochrétien est visités par de rares curieux. Ma mémoire d’enfant se souvient que les ecclésiastiques affirmaient que cette nécropole était aussi ancienne que les plus anciennes de Rome, ce qui est un demi-aveu !

Mais revenons à ma bibliothèque chamboulée ou des livres quelque peu ignoré surgissent en surface à l’occasion d’une remise en ordre.

1818 vit paraître un ouvrage au gallicanisme pur montrant l’enracinement en notre pays des traditions NON CATHOLIQUES de l’Eglise de France. Il s’agit de Les vrais principes de l’Eglise Gallicane éditée par l’imprimerie d’Adrien Leclère, imprimeur  de N.S.P. Le Pape et de l’Archevêché, quai des Augustins, n° 35. Pour une Eglise d’engeance démocratique considérant l’autorité des conciles au-dessus de celle du pape ; imprimer sous les presses du pape est un paradoxe gaulois qui montre que le gallicanisme était bien ancré en notre pays.

L’ouvrage en question est plus tardif puisqu’il porte le date 1845, il est à l’usage des Gallicans du XIXe siècle puisque son titre n’est autre que :  Défense de l’Eglise Gallicane par Bossuet. (Editeurs : De Perrodil et Cie, 211, place du palais Royal.) Il fut publié par M. de Genoude qui l’agrémenta d’une préface extrêmement significative quant à mon propos. Paru 7 ans seulement avant la naissance d’un certain abbé Saunière il est lié aux curieux comportements d’ecclésiastiques marginaux des prêtres de Rennes le Château et de Rennes-les-Bains. Et Béranger Saunière aura une attitude de rejet caractéristique d’un gallican qui considère l’Eglise Romaine comme sujette à caution et comme une Eglise usurpatrice de l’Eglise primitive crée dès le premier siècle en gaule méridionale.

« Commençons par établir, écrit M de Genoude en sa préface de Défense de l’Eglise Gallicane, que nous ne disons pas l’Eglise Française mais l’Eglise Gallicane, pour indiquer que cette Eglise née dans les Gaules existait avant les Francs, elle a conquis sa puissance spirituelle sur les Romains. La religion catholique n’était pas religion d’état avant Constantin, et l’Eglise était déjà fondée dans les Gaules. »

 

Cette Eglise fondée avant celle de Rome s’insurgea contre Rome jusqu’à nos jours, mais le lien qu’entretenait l’Etat du Vatican avec les autres nations lui donna politiquement gain de cause pour venir détruire le gallicanisme perturbateur.

Mais cette destruction n’est pas totale et ne l’a jamais été car subsistent des documents qui furent dissimulés de cache en cache à la manière des archives de la Compagnie du Saint Sacrement er celle des AA qui lui succéda.

Il reste donc une grosse épine dans le pied de l’Eglise Catholique. Et cette épine a de fortes chances de se trouver dans  l’ancien comté du Razès.

 

Toute mon amitié.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 15:28


En période électorale où tout le monde est partagé entre deux candidats il est bon de se souvenir que le bon peuple Gaulois n’est pas binaire comme le système bête d’un ordinateur.

Le partage idéologique en deux de notre société est inhumain et de surcroit mensonger. Deux forces impérialistes se partagent le gâteau du pouvoir et de l’argent dans un ballet cucul pour désigner (permettez-moi de crier au scandale) le patron de tous les Français ! De la politique je m’en fous, mais de la justice  non. J’ai voté blanc, le troisième choix, mais on va m’imposer de force un guignol à l’Elysée. C’est quoi cette foutaise calquée sur le faux système aristotélicien du « tiers exclu » ? Figurez vous que ce tiers que l’on exclu c’est mon bulletin blanc ! Chacun sait actuellement, depuis l’émergence de la sémantique générale, que le concept binaire « oui-non » est faux et que les ordinateurs sont des attardés mentaux.

Cette dichotomie issue du notre vieux cerveau « Reptilien », relève de l’artificiel dégradant puisque le nom des individus que nous sommes, ce simple nom, signifie indivisible ! L’être et la société sont inséparables et l’on voudrait nous faire vivre dans une société charcutée en deux ! Ce partage est celui des antiques jeux du cirque avec le sang dans l’arène, ou celui des matches de foot. Cela relève, — et vous l’avez compris, — du surréalisme combinatoire…

Notre société n’a à être  ni  coupée en deux ni en trois et encore moins en quatre. Cette dernière division ne concerne que les cheveux et c’est forts heureux.

Faut-il vous dire que la division en deux (dia) se trouve dans diable ? Notre société est diabolisée par l’œuvre d’une ridicule minorité à la langue bien pendue et aux dents de requin déguisé en pèlerin. Cela tout le monde le sait et tout le monde s’en balance, mais « c’est étudié pour » dirait le regretté humoriste Fernand Reynaud.

On vit les élections comme un matche de rugby avec les petits drapeaux, les lampions et les messages subliminaux. A la fin on est bourré comme un coing avec  l’esbroufe d’un grand spectacle où la débilité des petits slogans qui s’exaltent en connardes gloriole. Ainsi s’élèvent lyriques des gros mots bidon. Ils sont tellement attrape couillons (pour attardés mentaux pourrait-on dire) qu’ils sont finies, usés, avant d’avoir servies.

Messieurs les candidats, qui nous conditionnez comme des rats, vos devises idiotes, sont à la gloire de nos vieilles chaussettes qui ne sont pas en odeur de sainteté. Telle est votre marotte de « sous hommes », comme le dirait notre regretté et tonitruant Georges Frêches, qui lui au moins savait nous divertir par ses frasques de carabin en goguette.

Le temps n’est pas loin ou avec vos oncles picsous magnat du pétrole et de tout ça, vous vous trouverez à poil  face à vos œuvres. Vous aurez à choisir entre le haut et le bas.  Et le cornu vous séduira avec ce que furent vos courbettes et vos sourires tordus, et cela dans un discours aussi élogieux qu’obséquieux. Votre alter ego sulfureux vous démontrera avec votre mauvaise foi que vous devez voter pour lui, que vous n’avez pas le choix, que c’est votre plus grand bonheur de vous laisser gentiment rissoler dans son gentil barbecue en n’oubliant pas de chanter la Marseillaise pour rester patriotiques jusqu’au bout.  

Mortalité, pardon, moralité: Monsieur Robespierre se croyait à l’abri, bien mal lui en pris.

Ceci étant dit pour ne pas déroger aux commentaires d’une période électorale ennuyeuse, il nous faut aborder les choses sérieuses… selon ma définition évidemment !

En déménageant j’ai fait le nettoyage de printemps. J’ai trouvé de vieux bouquins digne de figurer dans une poubelle, d’autre m’ont étonné par leur qualités actuelle même si leur imprimatur date des années 1970, année ou jeune étudiant je tentais de comprendre le monde dans lequel un « hasard » malicieux m’avait parachuté.

Si je connaissais Artur Koestler (1905-1983) par ses ouvrages tels « Le zéro et l’infini », ou « Les somnambules » je ne m’étais pas attardé sur son chemin terrestre allant progressivement vers la face invisible et caché de l’homme. A travers des brochures j’ai ainsi découvert une vie d’explorateur de l’univers dont l’intuition remarquable avait la perception du futur développement des neurosciences et de la noétique dont un certain Dan Brown a su tirer partie, d’une manière quelque peu discutable, dans son ouvrage « Le symbole perdu » (2009). Pour le sérieux des documentations je ne saurais trop vous déconseiller ce roman fort captivant par ailleurs. Reconnaissons qu’il est difficile d’amuser la galerie sous l’œil pisse-froid des barbes académiques !

Koestler avait comme formation initiale la psychologie à laquelle il retourna après de décevantes excursions dans la politique notamment vers le communisme. En Espagne, dans les prisons fascistes de Franco il fut marqué à jamais car il entendait au petit matin les cris de détresse des condamnés qu’on allait fusiller. Là il a commencé à comprendre ce qu’était la liquidation politique, et tout a changé d’un coup, il a compris cette phrase d’André Malraux : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie. » Il précise ce changement, en lui, dans un entretien avec le quotidien l’Express :

« J’ai compris tout bonnement ce que cela voulait dire de mettre un homme à mort, de sang-froid. L’homme ne se réduit pas à une équation mathématique. L’homme se comporte, dans une équation mathématique, comme le zéro et l’infini — c’est pourquoi j’ai choisi ce titre —. L’individu c’est un zéro mais c’est aussi un infini… » (L’express va plus loin avec ces théoriciens, p. 215, Editions Robert Laffont, Paris 1973)

L’homme un zéro et un infini

Vous en connaissez beaucoup des individus qui pensent être zéro ?

J’ai cherché longtemps, surtout dans ma tasse de thé qu’est le milieu spirituel et je n’ai rien trouvé. Je n’ai pas débusqué grand chose si ce n’est une fausse modestie chronique, du baratin quoi ! On en dit de belles choses au nom de la spiritualité de l’humilité, grand Dieu ça fait frémir de plaisir dans une exaltation trompeuse. Pour avoir dénoncé ça je me suis fait des ennemis sur Facebook et ailleurs, car nos spiritualistes décadents nagent dans une confiture hypersucré moralisante et ça devient écœurant. C’est le Sacré cœur à l’envers ou la sensiblerie fait office de grandeur alors qu’il s’agit d’une petitesse humaine.

Je ne vous parle pas de ça pour m’entendre dire que j’ai raison. L’important est de parvenir aux racines de la spiritualité pour tenter de comprendre « comment ça marche » afin d’éviter des attitudes débiles ou débilitantes des cœurs saignants ; sans exclure la sensibilité et la tendresse bien au contraire. En bref mettre chaque choses à sa place et non la niche dans le chien.

J’ai voulu vous montrer que le progrès des neurosciences est tel depuis les années 70 que l’histoire vaut d’être contée à travers cet écrivain de grand talent, défenseur de la noétique, que fut cet Hongrois naturalisé Anglais : Artur Koestler.

Le cerveau triunique.

Après son abandon de la politique Koesler revint à la psychologie et il devint l’assistant du célèbre médecin neurobiologiste américain MacLean (1913-2007)

MacLean est l’auteur de la théorie dite du cerveau triunique selon laquelle l’évolution du cerveau dans le règne animal se retrouve dans la structure du système nerveux central humain. Les biologiste on résumé cela par l’expression : « L’embryogénèse résume la phylogénèse » ainsi par exemple l’embryon humain possède, à un moment donné, des branchies comme les poissons et, à l’état adulte, il gardera des vestiges du cerveau de poisson qui fera partie de ce que MacLean appelé le cerveau reptilien, au-dessus duquel se trouve un cerveau plus évolué ou cerveau limbique, lequel sera coiffé par le néocortex (matière grise épaisse comme une feuille de papier à cigarette) qui caractérise l’intelligence humaine.

Certain partisans de G.I. Gurdjeff (1886-1949), ce « maître » ésotériste très controversé quant à son honnêteté, affirment qu’il avait déjà exposé cette tri-cérébralité dans son livre Récit de Belzébuth à son petit fils (chap. 17).  Le doute vient  à l’esprit quant on sait que bien avant 1949 MacLean avait développé cette théorie d’une manière non officielle.  Si la publication se fit en 1949 date de son fameux article Psychosomatic Disesse and the visceral brain paru dans la revue Psychomatic Medecine (1949-11, p. 338 à 253), des « fuites » ont pu se produire bien avant cette date pour alimenter la verve de Gurdjeff. (sur la particularité de Gurdjeff voir mon article sur l’énéagramme) ENNEAGRAMME, Alchimie, Église & Franc-Maçonnerie

Ce détour par MacLean était nécessaire pour ceux qui acceptent difficilement que la spiritualité est autre chose que des mots ou des bonnes intentions. Oubliant ainsi l’adage « Qui veut faire l’ange fait la bête » et cette bête « angélique » est dangereuse pour l’homme ! En tout cas ces procédés si fréquents pour ne pas dire uniques dans le milieu spirituel ont la désagréable particularité de remplir de brumes un horizon ensoleillé

  Notre cerveau fonctionne selon des lois physiologiques qui ne peuvent être ignorées. Pour plus d’information autant sur le plan mystique que physiologique vous pouvez vous référer à mon livre. Holoscopie de la spiritualité Occidentale.

Le piège des émotions

Les anciens cerveau (reptiliens et limbiques) ne fonctionnent pas de la même manière que le cerveau cortical le plus évolué. Il y a donc entre-elles un décalage. Une doublure de fonction, mais pas d’intégration, pas d’harmonie.

LES PLUS ANCIENNES PARTIES DU CERVEAU SONT DOMINEES PAR LES EMOTIONS.

Si nous jouons sur les émotions des bons mots spirituels nous jouons en sous-homme. Cela ne veut pas dire que l’émotion artistique ne soit pas un fleuron de l’humanité. Cela ne veut pas dire non plus que la sensibilité, la tendresse est bannie. Ici la sphère spirituelle est seule concernée.

Une forte émotion déforme notre bon sens. Les amoureux aveugles sont bien connus !

On peut très bien être à la foi physicien tout à fait matérialiste et catholique croyant. Les deux coexistent, sans intégration, dans le cerveau. Voila comment de plus en plus de croyants ne peuvent plus surmonter cette contradiction et quittent l’Eglise qui n’a su accompagner ces hommes et ses femmes en restant un Eglise de croyance et se refusant à devenir une Eglise de connaissance ou gnostique comme l’était celle des premiers siècles.

Cerveau droit, cerveau gauche

La même année que MacLean naquit le futur neurophysiologiste Américain (Californie) Roger W.Sperry (1913-1994) reconnu par ses travaux sur les connections entre les hémisphères cérébraux qui lui ont valu le prix Nobel de médecine en 1981.

Les travaux du Dr Sperry mirent en évidence une des plus formidables particularités du cerveau humain ; l’asymétrie cérébrale fonctionnelle. En d’autres termes l’homme est le seul être vivant dont les deux hémisphères ne font pas le même travail.

Cette particularité permet de dire que la société humaine n’est pas (ou n’est plus) une société animale, que l’homme est, en fait, le représentant du règne humain avec en son sein des variantes de structures et de pigmentation.

Pascal parlait déjà de l’esprit de géométrie (cerveau gauche) et de l’esprit de finesse (cerveau droit).

Sri Aurobindo (philosophe Indou) écrivait en 1910 :

« L’intelligence est un organe composé de différents groupes de fonctions qui peuvent se répartit en deux catégories principale les fonctions et facultés de la main droite et celle de la main gauche.

Les facultés de la main droite sont globales, créatives, synthétiques, elle saisit ce qui est encore incertain.

Les facultés de la main gauche sont critiques et analytiques, elles se limitent à des vérités reconnues. »

Ces deux groupes de fonctions sont essentielles pour l’intégrité de la raison humaine.

L’hémisphère gauche est responsable de « ce que nous disons », le droit de « comment nous le disons ».

Ce sujet est des plus passionnant et mystérieux, puisqu’il est au cœur des initiations « d’éveil » de très haut niveau,  qui se comptent sur les doigts d’une seule main. Dans cette particularité de notre double encéphale cérébral réside aussi le substrat de la noétique, ou spiritualité fondamentale, et celui subsidiaire des phénomènes  parapsychologiques.  

Je ne puis me permettre en quelque page un développement comme j’ai pu le faire dans les 500 de  Holoscopie de la spiritualité Occidentale. Contentons nous donc d’un résumé suffisant pour saisir l’essentiel.

L’hémisphère gauche est le support du langage, le l’écriture, du calcul, des chiffres, du raisonnement. En lui repose la capacité d’analyse et d’abstraction et le souci de procéder méthodiquement.

L’hémisphère gauche s’intéresse aux arbres au détriment de la forêt, car il ne voit même pas la forêt…

Nous avons la l’illustration de la pensée caractérisant la quasi-totalité des  scientifiques… Il y a des exceptions bien sur comme Isaak Newton et Albert Einstein.

L’hémisphère droit est l’univers de la pensée sans langage, de la compréhension non verbale, de la reconnaissance des formes, de la perception spéciale. Il est le siège du rythme, de la musique, de la phonétique, des images, des analogies de formes, de couleurs, de sonorités. L’image et l’intuition sont chez lui des fonctions dominantes, c’est pourquoi il est le siège de la compréhension artistique et musicale.

Un prétendant à la vie spirituelle qui mésestime cela est sans avenir. Un alchimiste qui méconnais cela est un mort-née.

Nous voyons ici quel est le rôle essentiel de la cabale (phonétique) qui est de stimuler l’encéphale cérébral droit pour lui permettre progressivement d’accéder à l’intuition.

Le silence des pensées permet de « déconnecter » le bavardage de l’encéphale gauche. C’est la « technique » universelle de tout centre spirituel digne de ce nom. Dans un second temps c’est apprendre à écouter le silence qui met en contact avec les forces universelles et permet d’accéder à la véritable spiritualité. De cela aucun chrétien et aucun alchimiste ne saurait être dispensé. Ces choses là s’apprennent dans de très rares centres initiatiques. On ne saurait y accéder après la simple lecture de ce texte.

Voici une expérience impressionnante qui démontre que ceux qui parlent trop ne peuvent éviter le mensonge.

Spécifions d’abord que seul l’encéphale gauche s’exprime par la parole.

Le lien entre les deux cerveaux étant « endormi » avec un produit chimique, l’expérimentateur parles à l’oreille du cerveau droit et lui dit de sortir et de revenir un moment après.

Sans rien dire le patient se lève et sort. Lorsqu’il est de retour l’expérimentateur demande au patient ce qu’il vient de faire. Il répond (par l’intermédiaire du cerveau gauche seul capable de parles) « je viens de boire de l’eau ». C’est donc un mensonge du cerveau gauche qui cherche des explications à tout. Ne cherchez pas ailleurs l’insistance du Christ à répéter : « En vérité, en vérité de vous le dit »

En d’autres termes je puis m’exprimer dans la vérité, mais vous  ne parlez pas de spiritualité si vous voulez rester dans la vérité.

Comprenez mon exaspération d’entendre ou de lire des savantasses spirituels qui distillent des  discours à l’eau de rose.

Les mystères du cerveau droit.

Le cerveau droit est extraordinaire et développe ses capacités lorsque l’individu est vrai avec lui-même (bonjour les hommes politiques). Sa mémoire est d’une puissance incomparable et certain  pédagogues savent l’exploiter.

Voice ce qui m’est arrivé lorsque j’étais étudiant en biologie. Lors de l’examen de travaux pratiques de Zoologie il me fut demandé le nom des différentes pièces buccales de l’abeille. J’étais catastrophé car jamais je n’avais pu retenir les différentes pièces constituant une « bouche » de crustacé ou de moustique. Alors je décidais que j’étais planté, fini ! Je pris les choses avec philosophie et m’assis confortablement en regardant autour de mois en m’imaginant le prof qui nous dispensais ces cours. D’un seul coup il y eu une sortes de « déclic » dans ma tête et le prof que j’imaginais se mit à faire le cours sur les pièces buccales de l’abeille. Je recopiais donc servilement ce qu’il racontait. Quand vint le moment des résultats je rougis un peu de la mention à cet examen… Je vous dis cela non pas pour me faire mousser  mais pour vous parler de l’extraordinaire mémoire de l’encéphale cérébral droit.

Un jour le JT parla d’une expérience pédagogique extraordinaire réalisée par un prof de math. Les formules trigonométriques sont difficiles à retenir. Alors le prof. Fit composer à ses élèves un Rapp avec comme paroles les formules de trigo. En d’autres termes grâce à la musique et au chant le prof avait sollicité l’immense mémoire de l’encéphale droit. Une semaine après tous les élèves (30) connaissaient toutes les formules ! Ne nous attendons pas à voir l’Education Nationale adopter ce procédé trop puéril car chez eux seule est accréditée la logique de l’encéphale gauche.

Evidemment les deux encéphales ont des qualités complémentaires c’est pour cela que les neurosciences parlent de logique cruciforme.

Il est aisé de concevoir que des particularités de notre cerveau droit ressemblent étrangement à ce qui est appelé paranormal.  Telle est la raison pour laquelle Arthur Koestler fit un don à l’université d’Edimbourg pour que soit instaurée une chaire de Parapsychologie.

Alchimie et cerveau droit

L’alchimie par la Cabale permet l’éveil du cerveau droit et son entrée progressive en activité se concrétisant par un véritable « dialogue » muet avec la matière. La lecture des anciens permet de s’apercevoir de ce phénomène ou l’alchimiste parle en qualité de matière de son œuvre. C’est la première étape vers l’acquisition d’une intuition de plus en plus importante reposant sur un élargissement de plus en plus grand de la sensibilité.  

Le fait de côtoyer l’Esprit fait jouer à cet Esprit le rôle de « catalyseur spirituel » comme il le joue sur la pierre d’une manière beaucoup plus « mécanique ». Autant pour la pierre que pour l’être. L’alchimie équivaut à apprendre à recevoir cet enseignement dont parles le Christ en disant « L’esprit-Saint vous enseignera » Mais ce qu’il est nécessaire de ne point omettre c’est que la croyance détruit  l’harmonie profonde de l’être dans sa cohabitation avec la connaissance.  

L’alchimie aurait beaucoup à gagner en ne négligeant pas l’importance de notre système nerveux central afin de mesurer l’extraordinaire puissance mise à notre disposition pour découvrir l’univers et les hommes. Il est fondamental de ne plus ignorer que par son encéphale droit l’homme est un infini qui lui permet d’accéder à l’absolu. Cherchez un autre chemin, vous n’en trouverez pas.

Avec toute mon amitié.

                          regule.JPG

 Attention ce dessin est protégé.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:21

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Un matin je flânais devant les étals hétéroclites du marché aux puces de Montpellier, quand mon attention fut attirée par un petit livre rouge perdu dans les paperasseries d’un bouquiniste maigrichon. Son prix modique autant que son titre m’encouragea à l’acheter. Il s’agissait d’un ouvrage du talentueux Gérard de Sède, bien connu pour ses diverses publications sur le mystère de Rennes le Château. Le titre eu le don d’éveiller une vieille passion  qui m’incita à l’ouvrir sans plus tarder, et cela au milieu d’une foule nonchalante de chineurs. En un instant leur procession s’effaça. Ils devinrent des ombres puis disparurent dans le nuage bienfaisant de ma béatitude dominicale. Ainsi balloté par des bousculades et des « pardons m’sieur! », je m’enfonçais dans la lecture du bouquin Les Templiers sont parmi nous.

Le premier chapitre m’accrocha par son curieux titre : Un exorciste dans l’étable.

L’auteur décrit sa rencontre avec un vieil homme jardinier du château de Gisor. La première chose qui l’intrigue, chez ce paysan, est sa mauvaise maitrise de la peur des cochons. Cet être simple et étrange cachait un chercheur de trésor pugnace et renseigné énigmatiquement par une source inconnue mais sure. Il devait être le seul au monde à découvrir le fabuleux trésor des templiers qui par la suite ne fut jamais  retrouvé un peu comme s’il se dissimulait dans un autre continuum spatio-temporel. Cet être étrange s’appelait Roger Lhomoy.

Ce mystique discret ne manqua pas d’intriguer Gérard de Sède qui lui fit part, en riant, de son étonnement à fuir les porcs. Rien ne vaut le témoignage de l’auteur pour traduire la curieuse réponse de l’énigmatique porcher :

« — Sait-on jamais, répondit Lhomoy, plaisantant lui aussi. Ces bêtes sont peut-être bien les démons de l’Evangile que Jésus changea un jour en pourceaux. Remarquez, enchaina-t-il sur le même ton, que si c’est le cas je ne serai pas en peine pour les chasser.

Et à ma profonde stupéfaction il se mit à réciter en latin la formule de l’exorcisme.

 Ou diable, Roger, avez-vous été cherché ça ?

 C’est bien simple, répondit-il calmement. Vous me voyez aujourd’hui porcher, mais jadis j’ai été ecclésiastique. J’ai même reçu les ordres mineurs et l’un de ceux-ci, vous ne l’ignorez pas, est celui d’exorciste. » (Edition J’ai Lu, L’Aventure mystérieuse, Paris 1962, p.10.)

 

Sur mon nuage je m’entendis héler d’un bistro ambulant.  Mon ami Hermophyle attablé sirotait béatement son café matinal. La mine réjouie il me fit signe, avec des moulinets du bras, de venir m’asseoir.

 —Ben dis donc, heureusement que je tai appelé sans ça avec ton bréviaire à la main tu as failli te faire étrangler pas une opulente poitrine qui te fonçait dessus !

Mon ami était toujours à l’affut d’une bonne blague, parfois un peu épaisse mais toujours de bon aloi. Le bruit courrait qu’il rédigea un blog qui ressemblai parfois aux farces des gaités de l’escadron.

      —Tu vois bien que ce n’est pas un bréviaire !

« T’a raison, t’as pas la tête d’un curé », il se mit à rire et ajouta en faisant semblant de regarder attentivement mon bouquin : « Mais oui ! C’est le petit livre rouge de Mao tzétoug !».

Je le jetais sur la table. Il s’en empara et l’ouvrit à la première page en lisant à haute voie : 

« Un exorciste dans l’étable… bigre, le pauvre hère est comme Job sur son fumier. »

Je lui résumais le chapitre et lui confiait que cette histoire d’ordre mineur m’était totalement inconnue et je m’attendais à ce qu’il abonde dans mon sens.

A mon grand étonnement il m’apprit qu’il y avait quatre ordinations mineures qu’il cita dans l’ordre croissant: Clercs, Portiers, Lecteurs, Exorciste et Acolyte, et  s’empressa d’ajouter que la cléricature n’était pas un ordre mais une cérémonie d’adoption par l’Eglise.

Je le regardais médusé car je n’aurais jamais soupçonnés chez lui si hilare et même parfois un peu mal embouché, ce genre de connaissances. Imperturbable il poursuivi son explication en spécifiant que les ordres mineurs s’appelaient ainsi car ils préparaient aux ordres majeur qui sont le sous-diaconat, le Diaconat et la Prêtrise. Inconsciemment j’eu la même apostrophe que Gérard de Sède à l’égard  de Lhomoy.

- Ou diable Hermophyle est-tu allé chercher ça ?

- C’est simple, ton copain celui que tu regardes en ce moment, est évêque des plus valides qui soit !

- Toi évêque ? La bonne blague, tu as été marié et je ne t’ai jamais vu à l’évêché de Montpellier.

Il se mit à rire, puis reprenant son souffle il m’expliqua qu’il n’était pas évêque de l’Eglise catholique. Qu’il ne pouvait être catholique car cette Eglise refusait de l’entendre et n’acceptait pas sa philosophie à caractère trop gnostique. Ordonner prêtre des hommes ou des femmes mariés (au nom de l’Eglise des premiers siècles) avait le don d’irriter l’Elise Catholique. Il était donc illicite, rejeté  par le Vatican, une sorte de brebis galeuse. Mais toutes les ordinations qu’il célébrait étaient considérée comme valides par Rome, même s’il était illicite ! Cette remarque eut le don de déclencher en moi un rire inextinguible. Les larmes aux yeux je lui demandais si ce n’était pas un plagia de Marcel Pagnol. Reprenant mon souffle je lui dis :

- Si tu baptise ma fille Amélie et qu’elle aille dans l’Eglise Catholique. Ils la rebaptiseront ?

- Non ! 

- Ils considèrerons qu’elle a été baptisée comme si un prêtre catholique l’avait fait ?

- Sans l’ombre d’un doute !

- Si tu célèbre mon mariage, Rome considérera qu’il est valide?

- Bien sur que oui !

- Si j’assiste à ta messe et que je communie, ce n’est surement pas valide.

- Détrompe-toi c’est valide aussi.

- Mais alors, leur attitude de te considérer comme illicite est absurde…

- Je ne te le fait pas dire ! J’ajouterais que si je désire devenir Catholique ils garderont mon grade d’évêque et ne me réordonnerons pas.

- Raconte-moi Hermo. comment est ordonné un exorciste.

La tasse à ses lèvre il me regarda avec c’est air espiègle qui effaçait la moitié de son âge, et  repris comme s’il professait un cours :

« Après avoir reçu les ordinations de Clerc, Portier et Lecteur, on envisage alors l’ordination à l’exorcistat. Ces trois ordres mineurs préparent l’ecclésiastique à cette importante ordination. La cérémonie est courte mais très puissante. Personnellement j’ai choisi de la célébrer en français, d’autre préfèrent le latin, c’est au choix car l’efficacité est identique. D’autre part le célébrant doit être évêque. Avant le concile Vatican II, tout cela se déroulait de la même manière dans l’Eglise catholique. Je les perpétue car beaucoup de passages proviennent des premiers siècles. En cela je suis en désaccord avec l’Eglise Catholique qui les a bazardés car elles ont un sens profond qu’elle ne comprend plus et trop proche de la gnose. D’ailleurs c’est pour cela que certains centres initiatiques les ont adoptés en leur donnant un nom particulier. Mais tu t’imagine aisément que l’effet n’y est pas et ne peut y être.

L’évêque qui ordonne a la particularité d’être inscrit dans ce que l’on appelle une table de succession apostolique. En d’autres termes les évêques qui l’ont précédé sont reliés par transmission de l’Esprit, par imposition des mains, à des cardinaux, à des papes et à des Apôtres du Christ. Il y a donc une diffusion de l’Esprit provenant du cénacle quand les Apôtre reçurent les langues de feu. Inutile de préciser que c’est sur ce même Esprit que travaille l’alchimiste au laboratoire et il le cajole cet Esprit car même s’il est donneur de vie (ou parce qu’il l’est) il est d’une fragilité extrême. C’est la raison pour laquelle l’alchimiste possède un oratoire, afin de se purifier pour pouvoir être digne d’approcher la manifestation terrestre la plus pure et la plus extraordinaire qui soit. »

—Ca alors, je croyais que l’alchimiste était un joyeux dingue essayant de renflouer sa bourse en cherchant bêtement à transmuter du plomb en or ! Tu dérapes tout de même car, à ma connaissance les seules relations de l’Eglise avec l’alchimie c’est pour la condamner.

—C’est normal puisque de petits rigolos et faux monnayeurs vendaient de l’or « alchimique » ou or de la sainte farce.

—L’alchimie, la véritable, s’appelle art sacerdotal. Ou trouver le sacerdoce si ce n’est dans l’Eglise ? J’ouvre une parenthèse pour te signaler que les prêtres alchimistes exorcisent, puis bénissent touts les matières qu’ils utilisent. Dans les rituels il existe des exorcismes pour des substances comme le soufre.

Revenons à notre exorciste.

Lors de l’ordination d’un exorciste il est nécessaire que l’évêque prononce certaines paroles et fasse certains geste sans cela l’ordination n’est pas valide. Deux points essentiels doivent être respectés :

1 – L’instruction préparatoire.

2 – La collation de l’Ordre.

L’instruction préparatoire spécifie au futur exorciste que son devoir est de chasser les démons, d’éloigner ceux qui ne communient pas à la messe (service « d’ordre ») et surtout de veiller à l’eau, c’est-à-dire l’eau bénite qu’il peut exorciser avec le prêtre lors de sa fabrication. Il s’occupe aussi de l’eau baptismale. En dernier lui, à l’occasion de chaque messe l’exorciste devra exorciser l’eau et le vin des burettes, eau et vin qui seront ensuite bénis par le prêtre.

La collation de l’Ordre a le don de transformer le Lecteur en exorciste. Dans sa simplicité cette ordination est capitale.

L’ordinant touche de la main droite le livre des exorcismes. Ce contact n’est pas banal car il va imprimer à l’ordinant un lien puissant avec ce rituel spécifique. Cela va être amplifié par la bénédiction de l’évêque. Les physiciens actuels diraient que s’établit un lien d’inséparabilité ou intrication. De ce fait à partir de cet instant l’exorciste porte un lui une sorte d’exorcisme puissant, mais muet et permanent qui indispose les esprits mauvais par sa seule présence. Au bout d’un lap de temps, les mauvaises pensées de ceux qui côtoient l’exorciste subissent aussi des réflexes de recul. Evidemment encore faut-il que l’exorciste œuvre sur lui-même.

Pour que ce processus d’imprégnation se réalise l’évêque doit prononcer les paroles conservatoires particulières, ainsi qu’une bénédiction, qui se trouve dans les « statuta » gallicanes du Ve siècle.

Voici ce que dit l’évêque :

 

« Recevez ce livre, confiez-en le contenu à votre mémoire, et recevez le pouvoir d’imposer les mains aux énergumènes, qu’ils soient baptisés ou simplement catéchumènes. »

 

Et les bénédictions suivantes très anciennes :

 

« Dieu tout puissant, sœurs et frères bien aimés, qu’il daigne bénir (l’évêque bénit l’exorciste ses serviteurs (ou servantes) dans leur office d’exorciste, afin que désormais ils (ou elles) soient comme des empereurs spirituels, choisis pour chasser du corps des possédés les démons, avec leur malice et leur fourberies… »

 

« Dieu éternel, daignez bénir vos nouveaux serviteurs (servantes) dans l’Ordre des exorcistes, afin que, par l’imposition de leurs mains et par leurs paroles ils puissent victorieusement chasser les esprits immondes et qu’ils soient dans votre Eglise comme des médecins expérimentés, réputés pour leur guérisons multiples et pour leur puissance toute céleste…. »

 

 —L’exorciste est aussi guérisseur ?

—Partout ou il y a le mal il y a le malin, d’où le mot mal diminutif de malin. Ne prend pas ça à la lettre. Mais pour devenir guérisseur l’Exorciste doit grandir en sagesse. La cérémonie ne fait pas tout. Son effet dépend de sa préparation.  Etre exorciste dépend aussi de l’attitude après l’ordination.

—Comment se prépare l’exorciste pour recevoir son ordination ?

—Je t’ai dis que les ordinations situées avant celles d’exorciste jouaient un rôle essentiel. La formation de l’exorciste commence par se familiariser avec plusieurs exorcismes. Pour pouvoir adapter l’un d’eux à la circonstance rencontrée. Ca commence par la prière de saint Cyprien qui est très  puissante pour lier et conjurer le Malin. Si cela ne suffit pas l’exorciste peut utiliser celui de Léon XIII orienté contre Satan. Enfin, dans les cas grave est employé le Grand Exorcisme de l’Eglise Romaine ou le grand exorcisme du rituel de Maline. Il y en a d’autres qui s’appliquent autant aux individus qu’aux maisons hantées. L’exorciste doit être familiarisé avec le plus grand nombre possible.

Ensuite, et surtout, l’exorciste  doit connaître la mystique diabolique, apprendre la liturgie du sabbat, étudier les visions infernales des Saints.

Il doit prendre garde à ne pas faire de confusion et pour cela être en rapport avec un psychiatre.

Finalement l’exorciste doit connaitre ce que l’on appelle actuellement les phénomènes paranormaux.

 

—Que penses-tu des exorcistes et guérisseurs non ordonnés exorcistes ?

—Ils ne peuvent être efficaces que s’ils sont de réels mystiques. Sils ne le sont pas c’est à leur risque et péril car l’Ordination est une puissante protection. Ceux qui disent faire des rituels de protection ne sont pas protégés. Cela ne veut pas dire qu’ils n’obtiennent pas de résultat, jusqu’au jour ou… se manifeste leur impuissance. Alors cela peut dégénérer en maladie grave ou en folie d’énergumène.

—Tu as déjà exorcisé ?

—Oui mais c’est désagréable pour deux raisons, c’est celle de voir des manifestations très étranges et ensuite c’est extrêmement fatiguant quand les forces obscures refusent de vider les lieux.

Une fois l’exorcisme a duré plus de huit heures. Les forces noires refusaient de quitter cette femme qui se tordait comme si elle était en couche. J’ai donné l’ordre au démon de sortit par la bouche. Cette femme eut des rictus affreux comme si une entité invisible sortait par l’orifice buccal. D’un seul coup une odeur de corne brûlée à envahit la pièce…

—Tu me ferrais presque peur ! Le diable sent réellement le soufre c’est impressionnant ! Là on ne peut pas parler d’imagination ou d’hystérie…Oui le rôle d’exorciste n’est pas réjouissant.

—Il peut parfois être très dangereux pour ceux qui on un égo trop important. J’ai vu un exorciste (médecin de son état) poser des questions à une possédée qui répondait en faisant d’extraordinaires révélations. Il était fasciné et continuait à l’interroger. Il a fallu que je l’attrape  par le colbac car il était à deux doigts d’être convaincu. Tu comprends pourquoi cet homme n’est pas resté dans l’Eglise ?

—Il y a beaucoup de cas de possession ?

—Non car beaucoup de « possessions » sont imaginaires et concernent la psychiatrie.

—Et bien monseigneur tu m’en as appris des choses.

—Je te demanderais de ne jamais m’appeler monseigneur. Laissons ce titre aux évêques catholiques licites. En qualité de hors la loi ou illicite je suis un ami et non un seigneur.

—Que ferais-tu si je continuais à t’appeler Monseigneur.

—Pas grand-chose, je t’étranglerais !

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 09:26

 

© 2009, Février 2012


Le titre de cet article, écrit en lettres majuscules, peut prêter à confusion pour les lecteurs distraits ou pressés, oubliant que l’Église n’est pas l’église. D’autre part Béranger n’est pas le nom d’un éventuel chef de secte, évangélique ou gnostique, mais le prénom de l’abbé Béranger Saunière l’ancien curé richissime de Rennes le Château dans l’Aude.

 

Donc, l’Église en question n’est pas l’église St Marie-Madeleine du village de Rennes le Château, c’est l’Église Romaine ou Église Catholique dont le curé du village devait entrer en conflit pour des raisons dont les fondements restent obscurs.

 

L’Église est donc l’institution qui au XIXe siècle (surtout depuis 1870) était traversée par des courants contestataires énergiques. En un étrange contrepoint, il en était de même avec la IIIe République de notre pays. Après un oubli de près d’un siècle elle venait de créer (en 1880), sous les hospices de la gauche républicaine anticléricale la fête nationale du 14 juillet. Cette fête ne manquait pas de contestataires car la violence de la prise de la bastille était critiquée par de nombreux députés. Mettre le sang à la fête n’était pas du goût de tous et particulièrement des chrétiens. Elle fut malgré tout proposée à l’assemblée par le député gauchiste Benjamin Raspail.  

 

220px-Prise de la BastilleLa prise de la Bastille


Inutile de dire que l’abbé Saunière, chrétien et royaliste, ne sera pas un fervent admirateur de ces festivités. Ainsi s’explique en partie son refus de laisser les pompiers accéder à l’eau de son logement pour éteindre l’incendie allumé par les feux d’artifice de cette  antichrétienne réjouissance.

Peut-être serait-il plus juste de spécifier à nos écoliers que le 14 juillet est la fête de la fédération et non celle d’un massacre.

 

1870, 1880, notre abbé audois sera donc pris en sandwich entre deux bévues institutionnelles : l’infaillibilité pontificale et la fête de la prise de la Bastille qui n’est pas sans contrepoint avec les massacres abhorrés de la Terreur ou la guillotine ne chômait pas. Le mélange des deux promulgations, à 10 ans, d’intervalle, a quelque chose de dramatique pour l’âme des plus raisonnables.

 

Cette fin du XIXe siècle apparaît, dans notre pays, comme une éclipse sur le plan spirituel. Et ce n’est pas le curé d’Ars qui pourra arranger les choses malgré toute sa sainteté.

 

Fidèle et droit, notre abbé devint quelque peu marginal. Il ne faut donc pas s’étonner des conflits avec son évêque, comme avec les politiques, désireux de rappeler à « l’ordre » ce pasteur récalcitrant un peu trop « libertaire » (dans une Église liberticide, vous l’avez compris.) autant dans sa manière de vivre que dans celle d’envisager son sacerdoce. La république aura la même attitude en lui supprimant pendant plusieurs mois ses honoraires pour prêche intempestive.

Son cœur était révolté… d’autant que venait d’être institué la fête du Sacré-Cœur de Jésus pour contrer le Jansénisme et le gallicanisme ancien reposant sur l’intégrité (et non pas sur l’intégrisme), l’amour non sentimental et la plus profonde honnêteté. Si le Sacré-Cœur, avec son amour fait de sensibleries a de quoi fédérer les foules, il est sans issue sur le plan de la réalisation de l’être. Sa fête fût instituée en 1765, elle s’étendit à toute l’Église en 1856.

 

N.B. Si sur le plan spirituel le Sacré-Cœur est sans avenir, il repose sur une puissante symbolique que l’alchimie met en évidence, d’où sa présence dans la demeure de Béranger Saunière (villa Béthanie).

 

Nous avons donc affaire avec un homme qui sait ce qu’il veut et ne s’en laissera conter par personne, surtout pas par son évêque.

 

Ainsi, dans un élan de lucidité qui le caractérise, notre curé aurait pu s’exclamer : « L’Église s’est-elle trompée ou me trompe-t-elle ? » . Vous vous doutez fort bien que l’ecclésiastique campagnard n’est pas resté longtemps dans l’expectative.

 

Notre curé manœuvra difficilement en eaux troubles puisqu’il fut attaqué par son évêque pour des raisons qui ne le sont pas, et cela de l’aveu même de Monseigneur qui l’accusait de trafic de messe (simonie) sans y croire. Cet aveu fut fait à l’occasion d’une réception chez un châtelain (Fondi de Nior) du diocèse. Où est la vérité sacerdotale ?   

Croyez-moi, il peut s’époumoner le mendigot de Nazareth à répéter à qui veut l’entendre en montrant de son index levé les cimes de la félicité : « En vérité en vérité je vous le dis ! ».

C’est cette difficulté d’intégration à l’actualité spirituelle et religieuse qui explique son attitude étrange. Dévoué à son sacerdoce il ne pouvait qu’être profondément perturbé par le comportement libertaire de la hiérarchie ecclésiastique peu regardante vis-à-vis des vérités fondamentales et essentielles du christianisme, dont on perçoit un lointain ressac jusque dans les discours de Jean-Paul II. Quand le journaliste Victor Missori lui demande :

 

« Ce n’est pas par hasard que les catholiques vous appellent « très saint Père » ou « sainteté » ?

 

Lisez cette réponse attentivement car elle est lourde de sens et permet de comprendre Saunière, car des êtres intègres ne peuvent qu’être choqués, par cet état d’esprit qui perdure jusqu’à nos jours avec de folles prétentions d’œcuménisme impérialiste :

 

« Je peux me dire : « N’aie pas peur lorsqu’on t’appelle « Vicaire du Christ », lorsqu’on te dit « Saint Père » ou « sainteté », lorsqu’on emploie des expressions semblables, même si elle peuvent paraître contraires à l’évangile. »

 

Ça, pour être contraire à l’évangile, ces expressions le sont, et il ne s’agit pas d’une apparence ! D’ailleurs, avant que le patriarche de Rome ne s’autoproclame pape, face au patriarche de Jérusalem et à ceux d’Antioche et d’Alexandrie, l’appellation des patriarches était : « Votre béatitude » lors des auditions et « Sa Béatitude » dans le courrier.

 

Je souligne en passant que les papes ont toujours voulus placer leur autorité au-dessus de celle des conciles pour des raisons aisément compréhensibles puisque le Concile de Nicée (325), présidé par l’empereur Constantin, avait proclamé l’égalité des patriarcats.

Écouter les conciles c’était donc anéantir le désir de suprématie du patriarcat de Rome. Vous vous imaginez aisément toutes les roueries déployées au fil des siècles pour en arriver à un souverain pontife à l’autorité autoproclamée quitte à institutionnaliser le mensonge comme celui bien connu des fausses décrétales (lettre de papes anciens rédigés par un faussaire français mais considéré comme vraies même actuellement car elle accrédite la supériorité des papes sur les autres patriarches) ou des fausses donations de Constantin.

Vous me croirez sûrement pas si je vous dis qu’il existait des monastères entiers fabricant de faux documents pour asseoir l’autorité du pape, document qui furent même utilisés par Paul VI (fausses décrétales) lors du concile Vatican II et cela pour « prouver » que le pape était supérieur au concile, même si 80% de évêques (non ignorants par définition) avaient voté pour la démocratie conciliaire… Nous sommes encore loin d’être sorties de l’auberge ! Vous vous imaginez la rigidité étouffante du XIXe siècle dans lequel un homme plein de vie et de sincérité tel Béranger Saunière se débattait.

 

N. B. Outre l’alchimie et la mystique fondamentale, j’ai abordé tous ces sujets dans mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale, que certains vendent 110 € d’occasion sur internet. Bonne nouvelle, je puis vous le procurer neuf pour 39€, port 1€… Nombre très limité.

 

Ces histoires, pas très catholiques, ça affûte les dents et l’on comprend mieux ceux qui « bouffent du curé » ! C’est un chrétien qui vous le dit… pas un Franc Maçon, pas un libre penseur, pas un coco mais bien un chrétien !

Le Christ n’est plus au cœur de la vie de l’Église. Que les théologiens qui manient avec brio l’apologétique se taisent ! Trouver des arguments, aussi séduisants que fallacieux, pour masquer le mensonge ne fait pas partie de la philosophie chrétienne. Et Saunière ne devait pas penser autrement tout en assurant le plus sérieusement du monde son sacerdoce.

 

Mais revenons au texte de Jean-Paul II :

 

« En effet, nous dit le bientôt saint homme, le Christ lui-même n’a-t-il pas dit : « Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appelé maître, car vous n’avez qu’un seul maître : le Christ. » (Mat. XXII, 9 -10)

 

Traduction :

 

« N’ayez pas peur de tricher puisque je vous y autorise car en qualité de vicaire du Christ je reçois mes instructions directement de lui. »

 C’est une supposition ou une erreur ? C’est à vous de juger.

Allez n’ayez pas peur de falsifier, appelez tous les prêtres père ou abbé (abbé signifie père) – Alors que leur vrai nom est « révérend » – et moi-même pape (pape est aussi un synonyme de père) alors que sa véritable appellation est, comme celle de tous les patriarches : « Votre Béatitude ».

 

De grâce, n’ayez pas peur puisque vous avez ma bénédiction qui n’est autre que celle du père du Christ. Pardon pour ce lapsus. Vous allez finir par croire que ma plume est trempée dans le vitriol… 

 

Vous voyez la sauce piquante ? Je suis d’accord avec vous, elle est indigeste ! Bon, j’ai la dent un peu dure, peut-être bien que oui, peut-être bien que non, ça dépend évidemment du degré de conditionnement et de « papiste » inconditionnel qui sommeille en chacun de nous (et que les politiques de tous bords soutiennent – en gardant sous le coude les musulmans – puisque c’est bon pour les urnes) et surtout du niveau d’information que l’on souhaite acquérir…

 

Qui ne fait rien n’a rien et roupille paisiblement dans son ornière en attendant d’être emporté avec les balayures. Les dormeurs, c’est connu on leur fait avaler toutes les couleuvres, ils ne s’en aperçoivent même pas. N’en doutez pas, le catholicisme actuel n’est pas catholique, il est réellement l’opium du peuple, et je dis ça en étant profondément chrétien ! Excusez-moi de me répéter. Les politiques le savent, et comme le catholicisme est devenu une idéologie religieuse dictatoriale dans un gant de velours, l’avenir s’extrapole aisément.

 

Avouez que le sincère disciple du Christ qu’était Béranger a dû traverser, dans sa lucidité, des moments difficiles.

 

Dans l’Église des « cato », on n’autorise la réflexion que dans les sentiers gardés, les sentiers battus. Pour cela on emploie l’omission des évènements gênants. Les épluchures qui dépassent et risquent de dévoiler le pot aux roses, sont passées sur le lit de Procuste. Telle est l’œuvre des apologistes au verbiage jésuitique spécialistes de la langue de bois.

 

Donc, les « vérités » proclamées sont imposées avec arbitraire par une autorité souveraine et inhumaine (attrapez le sida, mais ne mettez pas de préservatifs). Cela à partir du moment où, en 1870, le pape fut déclaré infaillible à l’occasion du concile Vatican I. C’était un retour à l’impérialisme de la Rome antique avec la déification du souverain, faisant du pape l’égal d’un dieu en s’autoproclamant vicaire du Christ.

Cette démarche malheureuse donne à la hiérarchie de juridiction, hiérarchie non sacrée car non assujettie à une ordination, tel le grade de chanoine, d’archevêque, de cardinal ou de pape une valeur qu’elle n’a pas.  Soyons clair : le pape, tout comme un cardinal, est promu, intronisé dans ses fonctions, mais ne reçoit pas d’ordination. La remise du pallium papal (bande de tissu passée autour du coup et ornée de 5 croix rouges) n’en est pas une, c’est une distinction honorifique comme une médaille. Le pape intronisé reste évêque comme tous les évêques. Donc, donner une dimension sacramentaire à une hiérarchie qui n’en a pas c’est tromper. Cela a le don de perturber bien des âmes profondément spirituelles amies de la vérité.

 

Qu’on le veuille ou non, cette attitude se situe à contre courant de l’esprit néo gallican (de Charles VII a nos jours) et gallican ancien et orthodoxe (de 1054 jusqu’à nos jours) qui a tant marqué l’histoire du Razès et dont les ruines de la cathédrale romane Sainte Marie d’Alet restent un des plus poignants témoignages. En ce lieu les romantiques, tel Prosper Mérimée (1803-1870), venaient se recueillir devant cette grandeur irrémédiablement violée par les guerres de religions alors que le protestantisme aurait pu s’en inspirer. En ces instants, où régnaient l’aveuglement et la violence, il y eut confusion entre le nécessaire dépouillement des esprits avec celui du temple chrétien.

 

À l’occasion de ses voyages à Paris Saunière rencontra des responsables de centre d’ésotérisme. Il les féconda par ses découvertes. Pour s’en convaincre il suffit de constater, aux alentours de 1892, une effervescence dans ces milieux à la suite de son passage. Référez-vous au tableau chronologique que j’ai placé à la fin de mon livre Rennes le Château la carte des trésors.

Pourquoi cette transformation si ce n’est par des explications fondées et véhiculées par notre curé érudit ?

 

Les centres d’ésotérismes, tout comme l’Église transmirent des erreurs qui s’amplifièrent tellement au fil des siècles que le christianisme commençait à perdre son vrai visage, pour le perdre totalement de nos jours.

Saunière démontra que la dégradation de l’Église provoqua une extension immense du mouvement occultiste dont le XIXe siècle connu un essor considérable. Cet élan reposait sur la faillite de l’Église dans son rôle fondamental d’enseignement de la théologie mystique.

 

À la fin du XIXe siècle les cinq ordres mineurs précédant le sacerdoce se dispensaient par quatre ou cinq à la fois, sans tenir compte d’une préparation intermédiaire nécessaire à une maturation.

Devant cet effondrement de l’Églises les ordinations furent récupérées par les loges pour en faire des degrés initiatiques.

 

Tout cela serait heureux pour les centres initiatiques si les différentes ordinations-initiations étaient précédées et accompagnées d’un travail spirituel digne de ce nom.

Donc, à leur tour les centres d’ésotérismes perdirent leur sens, accompagnant l’Église dans sa chute en se transformant tous deux en utopie spiritualiste reposant en réalité sur des idéologies politique ou syndicaliste. Aucun travail autre qu’intellectuel (et donc caduc) n’était fait.

Béranger Saunière assista impuissant à cela, il parvint cependant à leur montrer le fait. Il y eut un frémissement vite oublié, et les choses reprirent leurs cours : comme d’habitude.

 

Un de mes respectables professeurs de paléontologie humaine définissait l’homme comme adapté à l’adaptation. J’ai l’impression que cet honorable universitaire s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Moralité : La fumisterie est reine du monde. Ce n’est pas Béranger Saunière qui me contredira. Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Avec toute mon amitié. 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:19

Finis Gloriae Mundi

Attention, chère lectrice et chers lecteurs, l’article suivant est un article de fond, long et pénible à lire pour ceux qui sont en vacance. Alors, courage, avec une tasse de café ça pourra passer ! Je sais que les chercheurs de trésor n’aime pas ma littérature car je tourne autour du pot alors qu’ils sont fidèle à l’immortelle devise de l’O.M. : « Droit au but » Heureusement qu’ils le manque tout le temps le but… ça leur laisse un peu de temps pour venir bailler sur mes articles. Bonne lecture mes chères  amies et chers amis …

 

L’histoire aussi étrange que fabuleuse de l’antique comté du Razès (Aude), avec essentiellement les chroniques de son trésor et le comportement de ses curés, — aussi étranges que turbulents — demande, pour saisir l’essence d’une pareille attitude, d’être analysée d’une manière globalisante, holistique, dirons les doctes.

 

Cette façon de voir permet de réunir, plusieurs phénomènes sous un dénominateur commun, que ce soit certaines légendes de la Haute vallée de l’Aude, où encore ce livre aussi déroutant que  mystérieux, comme le fut l’histoire de son auteur l’abbé Montfaucon de Villard, qui aurait finit sa vie d’abbé poudré « assassiné » sur la route de Lyon après avoir divulgué les secrets des Rose-Croix dans son best-seller sulfureux : « Le comte de Gabalis ou Entretien sur les sciences secrètes » qu’il faut lire « Les contes cabalistiques sur les sciences tercées ».

De même peut-on intégrer sous ce dénominateur commun l’attitude réactionnaire, vis-à-vis de l’Eglise, de Mgr Nicolas Pavillons  cet évêque gallican d’Alet, dont la dimension vertueuse et sociale était égale à celle de son ami le futur St Vincent Depaul.

N’est nullement liée aux caprices du hasard la présence en ce lieu isolé de Déoda Rocher, l’un des maitres du Catharisme.

Enfin pour clore cet ensemble, aux apparences hétéroclites mais non dépourvue de liens, n’oublions pas les tribus apocalyptiques du village de Bugarach.

Evidemment j’inclus en premier chef l’étrange histoire des prêtres  Béranger Saunière et de son ami Henri Boudet, pour ne parler que d’eux !

 

Cette unité, entre tout ce qui précède, deviendra de plus en plus évidente au fur et à mesure que nous prendrons de la hauteur sur le plan historique et sociétal. Je puis dire dès maintenant que cette histoire est loin d’être une simple histoire de trésor contenant des espèces sonnantes et trébuchantes car elle s’ouvre sur l’envers du décor de notre civilisation décadente. Et c’est pour contrer cette déchéance que touts ces faits précédents interfèrent pour livrer un unique et fondamental message aux être désireux de vivre réellement au-delà de tout conditionnements, tout en ouvrant une autre perspective à notre humanité afin que perdure notre civilisation refondée sur un nouveaux substrat aux angles moins matérialiste.

 

Le comportement du richissime abbé Saunière curé de Rennes le Château tout comme celui de son voisin et ami l’abbé Boudet curé de Rennes-les-Bains est la résultante, que nous le voulions ou non, d’une attitude de l’Eglise depuis les premiers instants de la Renaissance. C’est cette position ecclésiale qui a favorisé, et favorise encore, et de nos jours à son corps défendant, la société matérialiste et dé-spiritualisée dans laquelle nous nous débattons actuellement.

Ce ne sont pas des ouvrages tels « Les confins de la science et de la foi » du bon et savant abbé Th. Moreux qui vont résoudre le problème. Il s’agit là, avec tous les livres de la même eau, de tentatives désespérées assimilables à tir d’arrière-garde. D’une manière quelque peu béotienne (j’aurais du employer ce mot bien, bien avant !) je dirais que nous sommes dans un sacré pétrin, et que ce n’est pas le moment de ne nous mettre la main devant les yeux !

 

Face à notre société, une interrogation surgit : Par quel modèle d’éthique faudrait-il remplacer celle  du profit et plus globalement celle du  matérialisme qui s’avèrent inaptes, reconnaissons le, à permettre un développement harmonieux de l’humanité ? Nos deux curés audois on tenté de répondre à leur manière, dès le XIXème siècle finissant, en attirant l’attention du monde entier, ce qui n’est pas une mince prouesse, même si l’aura du lieu s’y prête puissamment. 

Essayons de voir un peu plus clair dans les raisons de ces signaux d’urgence allumés par Saunière et Boudet. Pour y parvenir il me semble essentiel de s’émanciper un peu des mystères de ces deux villages du Razès. A la suite de cette excursion, extra muro, pourrait-on dire, peut être y verrons-nous plus clair pour localiser ce trésor qui fait couler tant d’encre trop souvent noire.

 

Les lois écrites dans l’herbe.

 

Commençons par le commencement et donc par les faits fondamentaux… spécifions d’abord que les lois qui gouvernent l’évolution des sociétés humaines sont tout aussi universelles que celles qui gouvernent la physique, la chimie ou la biologie.

C’est un fait qui est généralement considéré par nos contemporains comme abstrait et finalement dépourvu d’intérêt. Pourtant, dans un entrelacs extrêmement serré ces principes fondamentaux interfèrent avec ceux de la société humaine. Tous ensemble ces liens   vitaux maintiennent les équilibres naturels sans lequel l’humanité ne saurait vivre tant sur le plan physique que psychologique et spirituel… Non ! Je ne fais pas la pub pour les écolos !

 

Il émerge de cela un fait essentiel qui est au cœur du problème. Il se résume en peu de choses mais très lourdes de conséquences.  Le voici dans sa plus grande sobriété : les lois naturelles qui régissent l’évolution des sociétés humaines et animales ont pour fonction d’éliminer systématiquement, à plus où moins brève échéance, tout les êtres vivants qui s’opposent à ce délicat équilibre naturel, par lequel la nature maintient l’harmonie en son sein.

Voici, pour éclairer la question ce que déclare le Dr Yve Porc’Her (Cahiers de l’institut de la vie, N° V) :

 

« Les civilisations naissent, grandissent, déclinent et meurent, en donnant parfois des rejetons qui, à leur tour, se développent dans une expansion nouvelle, avec une  physiologie fort différente.

A la période de croissance des civilisations, on voit prendre corps un certain nombre de croyances qui, peu-à-peu se structurent, se cristallisent en un ensemble systématique.

Cette croyance est acceptée par tous sans discussion, comme allant de soi, elle est révérée par tous comme quelque chose de sacré. Cette croyance est en quelque sorte le ciment de l’édifice social. Ainsi, cette croyance, dont les racines plongent dans le mysticisme et les concepts religieux, a des implications politiques. Son apogée coïncide avec l’apogée des civilisations et quand cette foi est mise en question et se dégrade, alors la civilisation dont elle était le ciment décline et meurt.

De même la croissance et l’apogée de la chrétienté Occidentale sous l’égide des papes, du Vème au XIIème siècle — témoin de la floraison des cathédrales et d’abbatiales imposantes, véritable acte de foi de pierre —  coïncide avec la propagation et l’acceptation des dogmes catholiques, et la préoccupation générale du salut. »

 

Toutes les religions enseignent que le noyau de l’être humain est esprit (ou âme) et que cet esprit survit après la mort du corps dans lequel il est incarné.

Toutes les spiritualités enseignent que l’esprit, qui est de nature immatérielle, n’a rien à voir avec les facultés intellectuelles avec lesquelles on les confond aujourd’hui.

L’ethnologue et sociologue Jean Servier (professeur à l’Université Paul Valéry de Montpellier) l’exprime en ces termes dans son ouvrage L’homme et l’invisible :

 

« Il a fallu de longues années de recherches patientes pour pouvoir affirmer Qu’il ne se trouve nulle part de civilisation sans métaphysique, c'est-à-dire sans opinion sur l’existence d’un monde invisible plus réel que ses mains de chasseur, plus présent que ses  vêtements de peau ou son épieux de bois : un hôte invisible dont il s’est préoccupé au point d’ignorer ce qui fait la fierté de l’Occident, le téléphone, l’électricité et le compte en banque. » (p. 63)

 

Le grand œuvre des requins

 

Des morales du rendement utilitaires, comme la morale du profit, qui caractérise l’Occident, ne possèdent pas de source spirituelle, puisque ces morales sont matérialistes et que, pour elles, l’esprit et l’intellect sont une seule et même chose, émanée du cerveau. La transcendance n’existe pas, et ne saurait exister, dans les systèmes matérialistes.

 

C’est pourquoi la morale du profit ne se maintient, dans le système capitaliste, que parce que les possédants (qui sont aussi les puissants) y trouvent leur intérêt.

L’artificiel de notre société est donc issu et entretenu par une contrainte permanente (pouvoir de coercition) des puissances financières essentiellement par le biais d’un marketing agressif s’exerçant aux limbes du viol des consciences.

 

Un « catoch» bidon

 

Les morales utilitaires — c’est-à-dire ces règles morales qui ont été conçues par des politiques et juristes  en vu de règlementer la vie sociale — sont donc imposées aux citoyens  de l’extérieur par les institutions qu’ils se sont donné. Admirons en passant le chef d’œuvre de surréalisme intolérant dont  l’absurdité despotique brille en la fameuse assertion : « nul n’est sensé ignorer la loi ! ». Pourquoi ne pas dire aussi que « nul n’est sensé ignorer les fluctuations boursières » ? Bon j’ai du pain sur la planche, je dois apprendre toute les lois de tous les codes. Quand j’aurais fini je serais dingue ou un juriste génial...  Vous aussi vous devez vous y mettre !

 

La conscience morale, quant à elle, ne s’apprend pas comme un savoir  quelconque. C’est pourquoi le catéchisme des Eglises s’avère être la première erreur fondamentale à l’instar des cours de morale professés à l’école publique et laïque. Tout ça fait frissonner  seulement les neurones sans plus ! Non ! Ce n’est pas de cette manière que l’on s’évade du système carcéral généré par l’omniprésente pensée matérialiste.

 

En bref, la morale ne s’apprend par elle est une émergence naturelle qui provient du fond de l’être, elle n’a donc pas besoin d’être apprise dans le sens ou nous l’entendons et encore moins d’être fliquée.

 

Un enseignement à la sauce de Saunière.

 

La véritable morale est opposée à celle imposée.Elle est éveillée par une métanoïa, c’est-à-dire un changement de la manière de penser (comme le dit l’étymologie : méta comme dans métamorphose et noïa = pensée) et ça ce n’est pas demain la veille qu’une bigote qui fait le catéchisme va l’apprendre à sa turbulente assemblée de moutards énervés qui feraient mieux d’aller s’amuser comme ce fut mon cas et je ne m’en porte pas plus mal ! Je rougis un peu parce que je dois vous avouer que je faisait aussi l’école buissonnière… pour ça non plus je ne m’en porte pas plus mal sauf que je fais des fautes d’orthographes qui dévalorisent mon pédigrée.

 

La conscience morale est une manifestation de l’esprit vivant qui habite chaque femme et chaque homme. Et cette conscience s’impose naturellement de l’intérieur. Elle ne s’enseigne donc pas par un discours mais par des exercices particuliers de maitrise de la pensée. Apprendre à « jouer » avec, apprendre à l’observer. Apprendre à la rendre moins dominatrice… c’est cela la métanoïa. Evidemment, qui change la pensée change l’être. Et dans le cadre de cet enseignement rien n’a été fait si ce n’est en Orient ou dans les véritables sociétés initiatiques occidentales (elles se comptent sur les doigts d’une seule main !).

 

Saisissez-vous un peu le message de Saunière qui se moquait ouvertement de son évêque (son courrier est éloquent à ce propos) et plaçait dans son église des représentations inconvenantes comme le diable ou encore prêtant à confusion avec les doctrines de la société théosophique, comme les deux enfants Jésus?

Quant à son enseignement à Antugnac, il laisse transparaître des concepts non catholiques derrière une apparente religion dont l’orthodoxie est presque irréprochable. Je ne vais pas relever ici les multiples « coquilles » (ce n’est pas mon propos) de ce curieux manuscrit. Peut-être le ferais-je un jour… si le vent souffle du bon côté ! En tout cas je suis surpris qu’un prêtre n’ai pas relevé toutes ces anomalies avant moi, mais il est vrai qu’aucun prêtre catholique n’a de culture ésotérique suffisante pour découvrir ce genre d’allusions.

 

L’anti-culture de l’Eglise.

 

Le seul ecclésiastique qui ai tenté un pareil rapprochement est l’abbé Henri Stéphane de son vrai nom abbé Gircourt (1907-1985) il devait être exclu sous les foudres ecclésiastiques pour cause de modernisme ! Il lui fut interdit d’exercer un ministère théologique officiel. Une aberration pour une recherche liée aux plus anciennes traditions. Quoi qu’il en soit il fut reconnu par ses disciples comme D.G.M. C’est-à-dire Dernier Grand Maitre (de l’ésotérisme chrétien). L’attitude de l’Eglise à l’égard de ce prêtre démontre la responsabilité du Vatican dans le rejet des chercheurs et par là sa lourde responsabilité dans leur orientation vers le matérialisme. On conçoit aisément  l’influence sur la société d’une pareille attitude. Le plus comique c’est qu’ensuite les ecclésiastiques viennent pleurer parce que le monde est matérialiste !

Quand j’étais étudiant mon prof de biochimie à la fac était un jésuite conditionné à mort et matérialiste jusqu’aux bout des ongles… une aberration significative ! Il suivait d’un coté les dogmes de la science, de l’autre je ce sais trop comment il interprétait les dogmes de l’Eglise en qualité de la pire des « peaux de vache ». Il devait trainer une sacré névrose cousine de celles des inquisiteurs !  Cela démontre que l’enseignement est défectueux dès le séminaire. C’est ce genre de lacune qui transforme les prêtres en pédophiles.

 

La matière vidée de son esprit.

 

La séparation de la matière et de l’Esprit est funeste car elle est à l’origine des divisions dans l’âme des être, une sorte de pré schizophrénie. Et chacun sait que le mot diable est lié à la division (dia, chizo=division). Non, nous n’avons pas besoin du diable pour tourner dingue !

 

Actuellement nul ne dispense un enseignement spirituel réel et de ce fait notre conscience morale reste dangereusement atrophiée.  Il s’ensuit que, si développé que soit devenus les hommes intellectuellement, ils ont complètement perdu le sens de l’essentiel et de l’accessoire. Du juste et de l’injuste. Ils ne connaissent plus que ce qu’ils considèrent comme leur intérêt. Et dans la poursuite de ce qu’ils croient être leur intérêt, ils creusent leur propre tombeau comme les circonstances actuelles le montrent de plus en plus clairement, et cette attitude précipite la mort de leur monde, de notre monde.

La cause, qu’avaient déjà détectée Saunière et Boudet, réside en l’absence  quasi-totale de nos jours de toute évolution spirituelle, alors que, au contraire, jamais l’évolution intellectuelle de l’humanité n’est parvenue (à ma connaissance)  au niveau qu’elle a atteint aujourd’hui. Ce déséquilibre fondamental entre l’absence d’évolution spirituelle d’une part et la prodigieuse évolution intellectuelle de l’humanité, d’autre part, est la cause profonde de tous les autres déséquilibres que nous avons sous les yeux.

Il n’est en effet pas très difficile de comprendre que, par la conduite qu’elle génère chez l’homme, seule une métanoïa est capable d’asseoir comme naturelle et évidente des limites aux penchants et aux sollicitations qui poussent les hommes à tous les excès à tous les abus, dans lesquels s’enlisent de plus en plus la civilisation actuelle, mais peut-on parler de civilisation puisqu’elle est depuis les années 70 à l’agonie ?

 

Car lorsqu’elle est véritablement éveillée la conscience spirituelle est beaucoup plus exigeant que les plus rigoureux tribunaux répressifs. Si cette attitude était généralisée, nul besoin de police et de tribunaux et les députés ne serviraient pas à grand-chose !

 

Les joies de la société de consommation

 

Sous l’égide de la société de consommation la conscience morale est en train de s’éteindre et donc les tribunaux ne parviendront plus à endiguer les vagues de criminalités et d’émeutes de tout genre qui sont l’occasion de piller. Si les tribunaux parvenaient à punir ce qui est punissable la moitié de la population serait sous les verrous. Monsieur ou madame le ministre, vous pouvez en construire des prisons, elles seront toujours insuffisantes pour les crapules que nous devenons en votre compagnie.

Actuellement l’Eglise demande pardon à tour de  bras et cela depuis le règne du pape Jean XXIII, mais est incapable (ou ne souhaite pas, ou ne peut pas, pour des raisons politico économiques) trouver remède à ses très graves carences.

A cette prise de conscience croissante des graves fautes du passé de l’aire dite chrétienne, il faut ajouter la contestation fondamentale qui, après le concile Vatican II, s’est élevée dans l’Eglise, au vu et au su de tous, de la base jusqu’au somment de la hiérarchie. Actuellement chaque évêque décide à sa guise sans tenir compta de l’opinion du pape, si bien que la plus puissante des institutions religieuses de l’Occident — celle qui avait précisément pour mission, de cultiver la conscience spirituelle des Occidentaux — est aujourd’hui ballotée comme un fétu de paille par la fantastique tempête de contestation, qui agite et bouleverse les esprits.

Pour s’être trop longtemps et trop souvent occupée de politique temporelle, et parce qu’elle ne sut pas adapter son enseignement à l’évolution intellectuelle progressive de l’humanité, « faillissante » ainsi à sa mission essentielle d’éducation spirituelle des populations, l’Eglise vacille sur ses bases, tout en menaçant d’être simultanément engloutie dans le naufrage de la civilisation occidentale, qu’elle aurait pu et du empêcher.

 

Le surréalisme de l’enseignement de l’Eglise.

 

La cause principale de cette irréligion des populations, dont découle l’absence de développement de leur conscience morale est due fondamentalement à l’enseignement du christianisme qui n’a jamais été formulé de façon claire (lisez les imbuvables catéchismes pour adulte actuels et vous ne comprendrez rien) telle qu’il demeure en parfait accord avec la physiologie humaine et plus généralement  avec les lois de la nature que nous avons sous le yeux. Oui, le christianisme est devenu surréaliste ! Oui le christianisme n’est plus une religion. Oui le christianisme est devenu une idéologie déconnectée de la réalité et favorisant le matérialisme.

L’enseignement de l’Eglise fut accepté longtemps sans objections, mais il est devenu inacceptable pour les hommes du XXIe siècle. En effet, leur évolution intellectuelle, scientifique et technique leur a surabondamment prouvé qu’aucune théorie, explication ou affirmation, si catégorique soit-elle, ne peuvent être prises au sérieux si elles ne sont pas en parfait accord avec les faits réels, lesquels sont toujours conforme avec les lois naturelles. Cette sorte de référence à la nature a fait émerger une écologie matérialiste salutaire et politisée qui va à contre-courant d’un individualisme délétère pour la société mais qui gène considérablement les politiques inféodés à la société de consommation. Ce courant est la première manifestation d’une révolution culturelle en marche, mais elle n’est pas suffisante pour entrainer un processus de profonde transformation.

L’homme actuel éprouve confusément que la cause fondamentale de tout (que les chrétiens appellent Dieu), ne peut se manifester que d’une façon absolument naturelle.

C’est parce que la formulation actuelle de trops nombreux dogmes chrétiens est en opposition avec la simple réalité naturelle que chacun peut constater, que les fidèles sont mis dans l’obligation de croire aveuglément et sans comprendre !

C’est parce qu’ainsi formulées ces doctrines sont incompréhensibles et impossible à admettre que l’on constate une telle désaffectation des masses  humaines à l’égard des religions.

C’est pourquoi il est devenu impossible à la plupart des hommes d’accorder encore crédit à des dogmes de foi obligatoire, dont beaucoup sont diamétralement opposés à toutes les lois et réalités que la nature offre immuablement à notre observation, à notre étude, et même à notre utilisation.

Se détournant alors de la voie religieuse, les masses humaines se tournent vers les sciences physiques et leurs techniques, dont les succès grandissants les éloignent toujours plus des profondes réalités spirituelles, sus jacentes à l’aspect immédiat du monde sensible.

 

Et l’enseignement de Saunière ?

 

L’enseignement de Béranger Saunière montre une différence profonde avec ce que prônait et prône l’Eglise encore actuellement. Si nous regardons son enseignement à Antugnac on est immédiatement frappé par une anomalie qui ne correspond pas à une manière de s’exprimer d’un curé de campagne. Ses paroissiens sont des paysans dont la culture ne devait pas dépasser, au XIXe siècle, celle de leur jardin.

Que fait Saunière : il s’adresse à eux comme à des êtres cultivés, il leur explique les étymologies pour leur faire comprendre le sens d’un dogme. A travers tout ces prônes on perçoit le désir de faine comprendre, et chaque dimanche c’est le même discours explicatif. Il ne leur dit jamais qu’il faut croire sans comprendre. C’est cela la particularité l’enseignement explicatif de Saunière par rapport à son Eglise qui demande la foi aveugle sans chercher à comprendre. Epoque ou l’Eglise allait jusqu’à interdire la lecture de la Bible par crainte de se trouver confrontée à des interprétations gênante.

C’est cette attitude pour le moins curieuse de ce prêtre qui montre qu’il c’était passé un phénomène particulier dans sa vie qui lui permit une prise de conscience par rapport à la spiritualité. Et cela est déjà un trésor !

Si Saunière avait adopté cette manière d’enseigner c’est qu’elle avait un sens autre que le sens immédiat, il œuvrait pour l’avenir, mais à quelle échéance ?  A la lumière de la catastrophe spirituelle de notre temps, il est fort probable que Saunière en fut informée d’une manière qui reste à découvrir.  

Cette information fut à l’origine de la décoration de son église. Les chercheurs peuvent y découvrir de multiples sens mais le sens fondamental est celui d’un lien avec les lois de la nature.

Comment a-t’il pu transmettre l’importance des lois naturelles pour accéder à une spiritualité compréhensible, permettant à toutes les femmes et à touts les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur culture, d’accéder à son esprit ? Notre prêtre a utilisé la symbolique alchimique qui permet de saisir l’universalité de certains fais rapportés par les Ecriture, je parlais précédemment des Rois Mages, mais on peut aussi voir que le massacre des saint Innocents a son reflet dans le monde matériel. Toutes ces références bibliques qui ont leur écriture dans la nature changent les esprits, change leur vision du Christ. Mais il y a un revers de la médaille, c’est que le personnel de l’Eglise est discrédité et cela il ne le veut pas. Je vous laisse deviner pourquoi Saunière eut des difficultés avec ses supérieurs…

 

Et l’enseignement de Boudet ?

 

L’enseignement de Boudet est contenu dans son livre « La vrai langue Celtique et le Cromlech de Rennes les Bains ». Tout comme Saunière il pointe du doigt l’importance de l’Esprit qui habite la nature. De ce fait son Chomlech est invisible à l’instar de l’Esprit invisible en toutes choses. Puis, tout comme Saunière il va aborder cette science de la nature qu’est l’alchimie. Evidemment il s’y prend différemment que son collègue et ami de Renne le château. Comme la référence fondamentale auquel tout alchimiste doit se référer est la Bible, et bien Boudet vas en user et même en abuser, chose étrange pour un livre lié au cromlech. Mais il ne va pas souligner n’importe quel livre de la Bible, il va particulièrement insister sur les références de la Genèse, on en compte 30 dans son livre de 310 pages. Or, pour tout alchimiste la Genèse est fondamentale dont on peut dire que c’est le plus ancien livre d’alchimie permettant de comprendre la spiritualisation de la matière. Cette seule remarque est étayée par huit références à Louis Figuier qui écrivit un livre sur les alchimistes. Par ailleurs il cite plusieurs fois Joseph de Maistre contre-révolutionnaire mais surtout ésotériste et prophète notoire qui prédit une nouvelle Eglise

 Tout cela en dit long sur les livres contenus dans la bibliothèque de notre brave curé et donc sur l’orientation de ses intérêts.

 

Qu’en conclure ?

Le nouveau visage de notre société ne seras pas la déchristianisation, bien au contraire nous aurons une puissante rechristianisassions mais elle sera accompagnée du rejet des ecclésiastiques. En d’autres termes nous assisterons en même temps à une « dés-ecclésialisation ». Car l’indifférence vis-à-vis de l’Eglise n’est pas une indifférence vis-à-vis de l’Esprit et vis-à-vis de Dieu. Les centres initiatiques ne désemplissent pas et montrent sans ambigüité l’intérêt pour l’Esprit qu’ils veulent dépourvu de dogmes.

Nos deux curés du Razès furent informés bien avant l’heure. Ils avaient donc un rôle à jouer, et le jouèrent fort bien comme le montre l’afflux permanent de visiteurs attirés par ces lieux. Chez chacun la perception se limite bien souvent à une recherche du trésor mais leur esprit est marqué  définitivement sans qu’ils en aient conscience.  

Toute les histoires et traditions de la Haute Vallée de l’Aude vont dans ce sens que se soit l’ouvrage sur les sciences secrètes de Montfaucon de Villard ou encore la marque profondément prégnante de Mgr Nicolas Pavillon.

Le phénomène apocalyptique de Bugarach s’inscrit dans la même perspective d’une fin du monde que nous vivons, en d’autre terme de la fin de notre monde. Nos ecclésiastiques le surent, ce qui laisse supposer l’existence de documents que l’Eglise souhaiterait récupérer, d’où son omniprésence à Rennes le Château.

L’alchimie participera, à sa manière à ce renouveau car elle est fondamentalement la science de l’Esprit. C’est pourquoi nos ecclésiastiques la prirent comme représentante des futurs bouleversements.

 

Avec toute mon amitié.

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 07:33

 


Vous savez, chère lectrices et chers lecteur, je ne suis pas fréquentable pour diverses raisons mais la plus fleurie est que j’ai du persil dans les oreilles. Quand je retrouve mes amis martiniquais c’est inénarrables car pour que je puisse être à l’écoute ils ne veulent absolument pas essayer de changer leur merveilleux accent ensoleillé et cela au nom de leur culture. Remarquez que je les comprends tellement que je leur pardonne tout car ils sont mes meilleurs amis, ma famille même, et cela depuis longtemps. Ce qui est inénarrable c’est que ce qui leur manque dans leur prononciation, je l’ai en trop dans la mienne ! En effet en qualité de méridional je roule sur les R comme devait le faire un certain abbé Saunière le curé richissime de Rennes le Château. Mon oreille est habituée à ce chant qui roule en cascades et j’ai pris mes marques dans ces trilles d’opérette. En un mot pour moi le R est un Repaire, un phare ! Et bien figurez vous que les ma’tiniquais ne le p’ononcent pas ! J’ai beau leur dire qu’ils manquent d’air et bien ils ne veulent rien changer pour, me disent-ils, pour ne pas être comme des chats. Des chats? Qu’est-ce que cette histoire, les métropolitains miaulent ? Au niveau énigme ça défonce Fulcanelli et son chat noir ! Et c’est pire que le mystère de Rennes le Château. Et bien j’ai mis un an avant que la lumière vienne éclairer ma lanterne sourde. Oui les Martiniquais estiment que les métropolitains sont des chats non pas parce qu’ils miaulent mais essentiellement parce qu’ils ronronnent ! Peut-être que c’est pour ça que les Egyptiens avaient divinisé le chat ? Allez savoir ! En tout cas le soleil de la Ma’tinique est toujours estival, Il chauffe comme en France à la mi août…

Je vais dire des choses qui ne doivent pas vexer car ne n’ai pu résister au côté rigolo... Je prie jour et nuit pour ne pas me faire gronder.

Dans cette ile merveilleuse sont fabriquées des liqueurs qui ensoleillent l’estomac. L’une d’elles est le schrum. Quand j’en ai gouté on m’a dit « C’est du sch’um »

Comment dis-tu ?

Du sch’um !

Ah ! du schum !

Non, du sch’um

J’ai lu le nom sur la bouteille en m’écriant :

Mais c’est du schrum, avec un R ! »

Ben oui c’est ce que je te disais…

À se flinguer !

 

Si les martiniquais enlève des lettre, moi j’en ajoute, comme un certain Béranger. Au lieu de dire pain et vin je dis paing et ving… N’en déduisez pas pour cela que je vénère la lettre G que les francs Maçons coincent entre l’équerre et le compas… Tout ça c’est inc’oyable et ce ne sont pas mes amis martiniquais qui le disent.

Il fut une époque ou l’on se faisait raccourcir pour un oui ou pour un nom et à l’Assemblée Nationale les députés avaient droit autant que les nobles au raccourcissement systématique. La terreur était telle que les députés eux même étaient terrifiées. Alors ils se liguèrent et raccourcirent le raccourcisseur qui s’appelait Robespierre. Et à partir de la plus personne ne fut raccourci. Tout le monde fut soulagé et certains étaient tellement contents qu’ils firent les andouilles. Il y avait des andouilles mâles que l’on appelait les Incroyables et des andouilles femelles que l’on appelait Merveilleuses.

C’est un résumé quelque peu succin qui ne s’écarte pas trop de la réalité sauf au niveau terminologique ou des expressions peuvent scandaliser les fins lettrés. Je reconnais humblement que J’aurais du laisser l’emploie du mot andouille au seul bénéfice du charcutier.

 

Les Incroyables et les Merveilleuse s’habillaient d’une manière extravagantes, farfelue. Les Incroyables  faisant semblant de cacher des difformités : bosse, goitre, claudication, défigurations diverses. Les Merveilleuses portaient des robes transparentes avec une impudeur à faire se damner les bigots du monde entier et en plus leurs manières étaient guignolesques.

Quant un Incroyable rencontrait une Merveilleuse c’était des dialogues d’extraterrestres.

 

Oh ma chè’e Me’veilleuse c’est inc’oyable de se rencont’e’.

La Merveilleuse lève le bras au ciel se contorsionne et laisse échapper un oui langoureux.

Oh chè’e Me’veilleuse, c’est inc’oyable que vous soyez aussi g’ande o’at’ice.  Si je n’avais pas un g’os goit’e et un jambe plus cou’te que l’aut’e je vous au’ais fait la cou’. Que dis-je la basse cou’…

 

Heureusement que je suis limité dans l’espace et dans le temps, sans ça je vous aurais mitonné un petit dialogue à se taper la tête parterre.

Cette faune burlesque, mais heureuse, signe d’une libération, rendait lumineuse la tristesse du Directoire qui allait se faire étriller par un certain Napoléon.

Mais la question que l’on se pose est pourquoi cette jeunesse libérée des tabous avait-elle supprimé la lettre R de son langage ?

Les historiens vous disent que c’était pour ne pas prononcer le R de Révolution. Après l’épisode des coupeurs de tête on le comprend fort bien, mais est-ce la seule raison ?

Cette jeune société d’Incroyables post-thermidoriens était royaliste et son mot de passe était 17. Evidemment c’était une allusion à Louis XVII mort dans la prison du Temple. La lettre R est la 18ème de l’alphabet. Or la lettre J ne fut ajoutée que tardivement et de ce fait la lettre R est bien la 17ème.

Ce nombre 17 se retrouve comme un leitmotiv dans l’histoire de Rennes le Château. Peut-on établir une relation entre la période postrévolutionnaire et ce qui s’est déroulé à Rennes le Château ?

Je suis fortement persuadé que oui !

Sans vouloir vous rebattre les oreilles avec une vieille histoire qui sent le rance, je dois tout de même en extraire quelques babioles  pour rendre crédible ce que je vous raconte.

La dernière Dame d’Hautpoul, seigneresse de Rennes le Château rendit l’âme le 17 janvier 1781 ( il y en a des 17 !). Elle eut le temps de recevoir les derniers sacrements de la main de l’Abbé Jean Bigou curé du village. A cette occasion la mourante se confesse, et comme elle a une confiance absolue à ce prêtre qui est au village depuis sept ans, elle lui confie un terrible secret transmis dans sa famille de génération en générations. Bigou comprenant son énorme responsabilité devant l’importance exceptionnelle de ce terrible secret, fait ériger la pierre tombale de la marquise avec des anomalies dissimulant des renseignements précieux pour qui est capable de la déchiffrer. La Révolution venant d’éclater, Bigou est déclaré prêtre réfractaire et de ce fait considéré comme ennemi de la république. Craignant pour sa vie il s’exile en Espagne ou il rencontra  l’abbé François Pierre Cauneille qui était son voisin à la cure de Rennes-les-Bains et à qui il transmit donc son secret. A la fin des évènements Cauneille retourna à sa cure de Rennes-les-Bains en 1800 ou il mourut en 1804. Quant à Bigou, il  meurt quelques mois plus tard après son arrivée en exil.

Cauneille laissa des notes pour transmettre son secret à son successeur qui fut l’abbé Jean Vié (1808-1870). Il prit, et on le comprend, une précaution supplémentaire en transmettant ce secret de bouche à oreille à l’abbé Emile Cayron, du Razes, qui s’occupa d’Henri Boudet futur curé de Rennes-les-Bains.

L’un des prêtres devenu âgé (on ne sait lequel) confia son secret, à l’occasion d’une tournée de confirmation, à Mgr de Bonnechose (1800-1883) évêque de Carcassonne et futur cardinal ; qui le transmettra à son successeur Mgr Billard l’évêque de Béranger Saunière et d’Henri Boudet ; lequel Boudet reçu par ailleurs, je le rappelle, les confidences de l’abbé Cayron et de plus découvrit, dans le presbytère de Rennes les Bains, le message de Jean Vié qu’il transmit à son ami Saunière.

 

En bref le secret passa des Hautouls à Bigou, puis de Bigou à Cauneille qui initia Jean Vié en même temps qu’Emile Cayron.

Le secret passa ensuite à Boudet (1837-1915) curé de Rennes-les-Bains par l’intermédiaire de Cayron. Boudet hérita également  des documents laissés dans son presbytère par Jean Vié.

C’est donc apparemment, je dis bien apparemment, par Boudet que Saunière (1852-1917) aurait eu connaissance du trésor et qu’il organisa la décoration de son église en conséquence. Et là nous observons la permanence du nombre 17 comme s’il était essentiel pour découvrir le trésor.

Dans le cimetière de Rennes-les-Bains vous trouverez facilement la tombe de l’abbé Jean Vié sur laquelle est gravé :

ICI REPOSE

Jean VIE

Né en 1808

Nommé Curé en 1870

Mort le 1er7bre 1872.

PRIEZ POUR LUI.

 

janvie 01

 

Vous pourriez penser que c’est le fruit d’un hasard. Et bien non ! Car ce prêtre est mort le 30 septembre. On a donc arrangé la date pour pouvoir écrire ce 17 qui fait référence à la tombe de la dame d’Hautpoul de Rennes le Château.  En d’autres termes pour signaler que Jean Vié était dépositaire du secret de cette aristocrate qui était membre du groupe d’alchimistes des Frères Ainés de la Rose- CROIX. Voir mon livre Rennes le château : la carte des trésors.

 

Disons en passant que l’alchimie permet de découvrit de fabuleux mystères. La transmutation d’un métal en or en est la démonstration, mais la transmutation est très marginale pour l’alchimiste. Il y a plus fabuleux encore, mais ne rêvons pas même si cette noble dame fait tout pour nous faire rêver en laissant  aisément supposer que son grand secret est de cet ordre.

 

Quant à Béranger Saunière, l’agencement de son église de Rennes le Château va également dans ce sens.

Evidemment je ne vais pas réécrire mon livre « Rennes le Château : la carte des trésors ». Mais la valeur qu’il atteint sur le marché de l’occasion est suffisamment évocatrice par rapport à ses 22€ de mise en vente. Jugez-en, il est proposé à 80 €, d’occasion, sur Price Minister (prix de vente chez moi 30€).

 

Bon inutile de s’attarder sur les spéculateurs qui nous pourrissent la vie.

Donc je vais m’arrêter à l’entrée de l’église agencée méticuleusement par Saunière. Il s’agit du fameux diable qui porte le bénitier. Au dessus du bénitier, sur le socle supportant quatre anges, On peut lire cette inscription :

PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS.

Alors que la véritable inscription est :

PAR CE SIGNE+TU VAINCRAS

Au premier abord cela laisse supposer que par le signe de la croix on peu vaincre LE diable qui porte le bénitier.

Une analyse plus attentive montre que le « LE » qui fut ajouté fait passer le nombre total de lettes de l’inscription de 20 à 22.

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Donc notre curé nous aiguille vers le jeu de tarot dont il avait appris l’existence avec Emma Calvet qui, sur scène, se tirait très réellement les cartes comme l’écrivait son ami Camile Flammarion (voir mon livre pour les références)

Alors, dans quel but attire-t-il l’attention sur les 22 arcanes majeurs du jeu dont chacun porte un numéro associé à un nom ? C’est incontestablement pour nous dire qu’il va désigner une carte et donc révéler un nom.

Comme l’ange agenouillé montre ce LE surnuméraire qui se superposé au signe + , cela signifie qu’il faut faire l’addition L+E. La lettre L est la 12ème de l’alphabet et le E est la 5eme. 12+5=17. Mais le fait d’avoir attiré l’attention sur le tarot désigne la carte 17, qui a pour nom l’étoile… Le voilà enfin notre nom ! Mais, pourquoi l’étoile ?


Pour y voir un peu plus clair regardons les 4 anges qui sont au-dessus du bénitier. L’un fait la génuflexion à l’envers en posant le genou gauche sur le sol au lieu du droit. Disons en passant que ce n’est pas très instructif pour les enfants du catéchisme !

Nous trouvons donc 17 lié à la croix et aux 4 anges (ce qui est normal puisqu’ils font le signe de croix) pour la simple raison que celui du bas, faisant la génuflexion à l’envers, montre de l’index non seulement ces deux lettres « LE » mais aussi son genou gauche qui aurait du être levé à la place de l’autre. En d’autres termes ce geste signifie que ce genou plié, pas plus que « LE » n’ont leur place à cet endroit !

Le genou  gauche a la réputation d’être celui de l’initié. Je laisse ce genre de spéculation aux Franc Maçons. Qu’ils retroussent leurs manches… de pantalon!  Que les Francs Maçons n’y voient aucun outrage car rire est le propre de l’homme…

Sur le plan cabalistique (cabale phonétique) le genou désigne la génération symbolisée par la lettre G. Or l’alchimie est la science des genèses. Ce qui ne manque pas de poser dès l’entrée le fond du problème que notre curé veut proposer à notre investigation.

C’est la raison pour laquelle on représente parfois en trompe l’œil, comme dans l’église de Rennes-les-Bains, un lièvre sur un genou. L’anagramme de lièvre étant « levrie » (l’œuvre y est) ce qui se passe de commentaires.

A ce stade il faut continuer à utiliser la phonétique chère à la langue des oiseaux des alchimistes.

L’ange qui fait la génuflexion à l’envers est donc un ailé qui ment, c'est-à-dire un élément (d’ailleurs « le LE » surnuméraire se traduit phonétiquement par « l’aile » montrant la cohésion de l’ensemble dans un pur esprit du XIXème siècle finissant)

D’autre part l’ensemble des 4 anges est incohérent. Si l’on suit la manière dont ils font le signe de la croix, nous restons dans l’expectative, jugez-en :

Nous somme debout en nous touchant le front  puis nous faisons une génuflexion, à l’envers, le genou gauche à terre pour nous toucher la poitrine à la suite de quoi nous nous relevons pour toucher l’épaule gauche, et enfin, toujours debout, nous touchons notre épaule droite.

Avouez que c’est un drôle de signe de la croix, signe qui est destiné à vaincre je ne sais encore quoi, mais dont on ne saurait louer la simplicité et encore moins l’orthodoxie. En d’autres termes les quatre ailés nous mènent un bateau, et oui, les quatre ailés mentent. Ce qui veut dire que ces quatre anges personnifient les quatre éléments. Ne dites pas qu’une bourde pareille dans une église n’a pas été faite sciemment !

 

ANGES DU BENITIER.

Qu’est-ce que les quatre éléments ?

Dans la tradition ésotérique ils sont appelés Feu, Terre, Air et Eau. Ils sont représentés par des triangles utilisés par les alchimistes et anciens chimistes jusqu’au milieu du XVIIIe siècle

ELEMENTS

Ces quatre triangles résultent de la décomposition de l’étoile à six branches, ou Sceau de Salomon qui est pour l’alchimiste le signe du monde, en tant que création divine. C’est la raison pour laquelle cette étoile est mise en évidence autant dans les vitraux de l’église saint André d’Alet que dans ceux de saint Martin de Limoux.

Vitrail alet  

Mais ce sceau de Salomon se trouve aussi sur les armes de la dame d’Hautpoul de Rennes le Château, dame qui était détentrice du grand secret. Je laisse à la sagacité des chercheurs le soin d’interpréter la présence de cette étoile gravée sur la poutre d’un avant-solier de bois d’une vieille maison d’Alet. Il est accompagné d’autres symboles éminemment révélateurs sur les activités chéries par certains ecclésiastiques du Razès et en premier chef Mgr Nicolas Pavillon ami de l’alchimiste St Vincent Depaul (d’après les signature de cet adepte, son nom est « Depaul » et non « de Paul ».

Ceci étant dit, dans notre église de Rennes, ne cherchons pas plus loin l’étoile 17. Vous pourriez ma rétorquez, je ne vois pas à quoi tout cela rime ? Vous nous baladez où, au juste ? Réaction normale car on peut vous pardonner de la pas avoir fouillé dans la masse himalayenne des papiers alchimique du génial physicien Isaac Newton tout comme on ne saurait vous reprocher de n’avoir compulsé des manuscrits tel Le Procédé de Monsieur d’Anvers qu’il eut fallu débusquer au fond d’une bibliothèque chamboulés par la sarabande nocturne des rats, et copieusement empoussiérés depuis 1722.

Voici ce qu’il dit ce Monsieur d’Anvers :

 

« Mais le signe de la bonne opération c’est la couleur dorée des scories et l’étoile. » p. 17 des éditions Jean-Marc Savary de Carcassonne. 1993.

 

Et ce Monsieur d’Anvers persiste dans le même manuscrit :

« Si vous avez bien opéré le régule sera blanc comme argent, marqué d’une étoile rayonnante sur le dessus » idem supra p 40.

 

Tout cela vous montre bien que je ne suis pas le génial créateur (là je me flatte l’ego en ronronnant) de l’étoile qui caractérise en alchimie le procédé que l’on appelle « voie sèche ».

Telle est la raison pour laquelle Béranger Saunière fit un bien curieux collage composé de deux illustrations tirées du journal La Croix (sans commentaire). La partie supérieure représente trois angelots portant dans un drap un nouveau né vers le ciel. Ce collage est accompagné de la légende : L’ANNÉE 1891 PORTÉE DANS L’ETERNITÉ AVEC LE FRUIT DONT ON PARLE CI-DESSOUS. Au-dessous, Saunière a collé une seconde gravure figurant l’adoration des trois rois mages offrant à Jésus l’or, la myrrhe et l’encens ; la légende est la suivante : MELCHIOR : REÇOIS, ÔROI, L’OR SYMBOLE DE LA ROYAUTÉ. GASPARD : REÇOIS LA MYRRHE, SYMBOLE DE LA SEPULTURE. BALTHASAR : REÇOIS L’ENCENS, Ô TOI QUI EST DIEU.

La voilà encore notre étoile, c’est celle que suivirent les trois rois mages ! Elle les guida jusqu’au lieu ou était né le Sauveur.  Cela doit aussi s’interpréter de la façon suivante : en suivant le 17 et l‘étoile on découvre le lieu ou est l’or issu d’une royauté. N’oublions pas que les constellations célestes ont leurs projections sur terre par la disposition des villages. Ainsi sur les corbières se projette la constellation du corbeau. Apprendre les constellations célestes et les reconnaitre n’est pas négligeable dans cette histoire. Monsieur Fatin,  propriétaire du château de Rennes le Château,  décédé depuis près de trente ans, avait réalisé un travail d’investigation important à ce propos.

 

Cette étoile Béranger la vue dans son creuset (symbolisé par une croix) à la surface du compost, c’est pourquoi l’année 1891 est portée dans l’éternité ! Si vous voyez une autre raison pour que ce curé rende grâce à l’inoubliable année 1891, je vous écoute !

Mais le diable sous le bénitier traduit aussi cela. Il est nécessaire de procéder par analogie pour saisir le sens de cet ensemble.

Le bénitier n’est autre que le creuset. L’eau est un métal en fusion sous un feu diabolique ! Les initiales B. S. Sont les initiales des  matières en fusion. En se refroidissant apparait alors l’étoile à la surface du compost. Etoile qui à l’instar des rois mages indique que l’on est sur la bonne route… Pour obtenir le régule ou petit roi.

Et ce régule se superpose aussi à un petit roi… perdu !

Les Incroyables et les Merveilleuses avaient donc leur raison d’être et pour cela ils entrèrent dans l’histoire en marquant fortement leur époque à la manière dont firent les Zazous durant la seconde guerre mondiale.

Je ne résiste pas pour clore cet article de vous conter une histoire vraie de Zazous cabalistiques.

Paris était occupé quand apparut une troupe de Zazous accoutré bizarrement qui firent rire les allemands qui applaudissaient. Ils tenaient à la main une gaule et défilèrent sur les champs Elysées et passèrent sous l’arc de triomphe en scandant, « de ! de ! de !... » tout en tapant sur le sol avec le manche de leur gaule.

Alors ? l’incroyable, on ne dit rien ?

Ils étaient ic’oyables les Zazous vous ne c’oyez pas ? Dis moi he’mophyle on leu’ à coupé la tête à ces b’aves ?

Non, ils vécurent honorés par les uns et déshonorés par les autres qui les traitaient de voyous. 

Ceux qui les t’aitaient de voyous se disaient être des gens bien, pas v’ai he’mophyle ?

Dis-moi l’incroyable tu pourrais, avant de retourner à ton époque, me dire le secret du R et du 17 ?

Mais tu le connais puisque tu es venu me che’che’ dans mon di’ectoi’e quand j’étains en t’ain de lutine’ une me’veilleuse !

Dis-moi un mot, un seul…

Templie’.

 

Toute mon amitié.

Les chênes verts Montpellier.

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 12:03

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Depuis six ans environ la célébrité de Rennes le Château n’a cessé de grandir, notamment à la suite de la publication du livre Da Vinci Code qui est devenu un bestseller ayant passionné le monde entier même si l’exactitude des faits, rapportés dans l’ouvrage, prêtent à caution. L’auteur a su éveiller la fibre du merveilleux à un tel degré qu’un film fut réalisé alimentant le désir d’en savoir un peu plus chez les amateurs de mystères et les chercheurs de trésor ! Le film qui a suivi n’a fait qu’amplifier le phénomène même s’il a parfois déçu. Tout cela a provoqué une certaine ébullition de la sphère imaginaire paralysant les raisonnements les plus élémentaires…

J’ai rencontré une jeune femme qui m’a dit s’être rendus sur les lieux avec une pelle et qu’elle était déçue car elle n’a rien trouvé ! Finalement, en ce lieu, on parle tellement de l’or d’un trésor que certains s’imagine qu’il suffit de se baisser pour ramasser des lingots ! Mais où est donc le raisonnable ? Nous ne pouvons que constater que l’appât de l’or a bien le don de détruire l’humanité en nous. Non seulement il nous rend bête mais en plus il nous rend méchant. J’ai connu un chercheur de trésor qui ne se déplaçait jamais sans son fusil !

La déferlante de passion inspira nos écrivains. Aussi les romanciers français saisirent l’occasion. Le dernier cru mad in France est L’héritière de l’abbé Saunière de Jean-Michel  Thibaux et Martine Alix Coppier. 

Mais là ne s’arrête pas l’expansion véritablement exponentielle de cette sorte d’exaltation qui s’empare des femmes et des hommes attirés par cet endroit. Ainsi des baba cool promènent leur étrangetés non loin de là dans le village de Rennes les Bains et ils ont fini par trouver un lieu de ralliement, tout à côté, au pied du pic de Bugarach où quelque allumés ou chanel médiumniques, fan du calendrier Maya, ont décrétés que ce serait le seul endroit épargné par la fin du monde et pas ailleurs !  Nous serions actuellement dans un cycle que les Indiens d'Amérique centrale ont appelé le « Cinquième Soleil ». Sa fin surviendrait le 21 décembre 2012, juste avant le coucher du soleil.

Sous l’égide d’un auteur au pseudo de Jean d'Argoun il est de notoriété publique qu’une cavité au sein du pic de Bugarach abrite depuis 9 000 ans un vaisseau spatial, renfermant en son sein tout le savoir des Atlantes, le peuple disparu de l'Atlantide… Il n'en fallait pas plus pour que certains imaginent la fin du monde certaine en ce lieu et à cette date. Pénétrés d'études ufologiques, d’autres y viennent, persuadés que le pic est un garage à ovni. Si vous dites que personne n'a jamais vu un seul de ces engins on vous rétorquera que c'est normal en raison de leur vitesse !

Vous ne me croirais pas si je vous dis qu’autant en Europe qu’en Chine ou aux Amériques et au Japon, tout le monde connait ce village de 200 habitants. La fin du monde est donc, prévue le 21 décembre 2012 (pourquoi pas le 12/12/2012) comme la date approche il faut se presser d’acheter une place pour pouvoir embarquer sur le vaisseau spatial qui va venir récupérer le bon grain de l’humanité tandis que les autre, l’ivraie des indignes, c’est-à-dire vous et moi, crèveront comme des mouches ! La sélection naturelle, quoi, en fonction du degré d’illumination et de l’épaisseur du portefeuille ! Et attention, on vend maintenant sur internet les caillasses de Bugarach en pendentif certifié par huissier, à des prix astronomique. Jugez-en : le kilo de cette pierre « précieuse » authentifiée est de 1500 euros ! Mais il y a plus et c’est normal puisque la folie n’admet pas de limites.Le village dispose maintenant, même si personne ne les à jamais vues, de 10 places dans un "bunker VIP" avec 5 ans d'autonomie alimentaire pourvu, s’il vous plait, d’un téléviseur. Le tout pour la modique somme de 35.000 euros seulement et cette annonce, figurant sur Internet, est réservée à des "personnes sérieuses" ! ! !

Attention, à l’ombre du pic on ne connait pas les soldes ! Oui, dans le Razès l’or pousse partout comme l’herbe folle !

Pouvons-nous nous attendre à l’arrivée de la « famille » Sicilienne ou de la mafia Russe ? Dans ce cas nous aurons de l’espace car les trottoirs naitrons ou s’élargiront pour recevoir des demoiselles de petite vertu et nos baba cool ne manqueront plus de pétard. Heureusement que monsieur le maire a décidé de se mettre sous la  protection de l’armée (sic). Mais déjà les seconds couteaux du rapport parlementaire des sectes sont très officiellement à l’œuvre pour « secouer le marronnier ».

En observant le phénomène de Sirius (ou d’une autre étoile !) on a l’impression que la folie des zozos de Rennes le Château a explosés pour se répendre, comme une coulée de lave, dans un village proche par manque de place et par besoin d’oxygène.

Le lien avec l’histoire de Rennes le Château est incontestable puisque nombreux sont les visiteurs qui viennent pour tenter de localiser le trésor de l’abbé Saunière. Nous sommes en pleine diversification des objectifs ou l’aliénation guette à tous les tournants.

Les groupes de chercheurs qui se forment à Rennes le Château commencent aussi à se trouver à l’étroit à force de ressasser le même sujet. Aussi assistons-nous à une diversification vers l’étude des mystères et même de l’alchimie où la chasse aux spécialistes s’effectue dans les réseaux sociaux. Puisque l’on ne trouve pas l’or, essayons donc d’en faire !

Il est vrai que les chercheurs on mit longtemps à découvrir la dimension alchimique de cette histoire. Si Richard  Khaitzine s’efforce depuis de nombreuses années de faire passer le message, ce n’est que maintenant que les consciences semblent s’éveiller à cette évidence. Je souhaite de tout cœur que cette tentative ne reste lettre morte et surtout ne finisse pas, comme c’est trop souvent le cas, en fanfaronnades de quelques scribouillards savantasse avides d’épater la galerie avec des épluchures de connaissances.

 

Les chênes verts, Montpellier le 2 février 2012.

Jean d’Argoun est connu à Rennes les Bains depuis moult années comme « mage » et pour ses conférences hallucinantes ou il séduisit de nombreux adeptes. Sa production littéraire est des plus édifiante. Si la fin du monde n’a pas lieu cette année Jean d’Argoun n’abandonneras pas sa défroque de prophète.

En terme journalistique « secouer le marronnier » c’est ressasser la même chose pour maintenir l’attention du public en éveil, en se pliant ici à des exigences politiques, autant qu’aux nécessaires « enquêtes » des Renseignements Généraux..

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:00

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Dans un midi gelé sous le soleil (moins 2 à ma fenêtre), j’ai reçu des messages de la part de fan de ces troubadours qui déclamaient ou chantaient avec les cigales. On ma demandé d’où pouvait provenir leur connaissance alchimique lié à l’enseignement qu’ils recevaient comme le montre le grade d’enseigné qui caractérise leur premier pas vers la connaissance ? Un de mes correspondants et ami de longue date m’a même affirmé que ce savoir n’était pas tombé du ciel, qu’il y avait bien quelqu’un là dessous pour tenir le rôle d’instructeur. A la suite de quoi la question simple, naïve, la bouche en cœur posée à monsieur-je-sais-tout: « Qui est- ce ? ».

Quand j’étais jeune marin on me répondait (à propos de la signature de mon contrat d’engagement qui ne m’engageait plus) « T’a signé t’à qua morfler ». Ici c’est pareil, on me renvoi la même baffe : « du moment que t’a écrit, t’as qu’a assumer ! »

Demande pour le moins indigeste pour ne pas dire surréaliste. Me fallait-il consulter la cartomancienne du coin ? Finalement j’ai décidé de garder mes euros pour m’acheter des serpillères et un balai.

Elle était terrible cette interrogation car elle me collait aux basques comme un diablotin… Je devenais aussi curieux que mes correspondants et même plus ! A la fin, n’y tenant plus je plongeais dans ma bibliothèque et torpillait sans sommation internet ! Après une longue plongée en apnée à côtoyer les grenouilles et des vieilleries rouillées, j’ai fais surface en tenant à la main le trésor que je cherchais, que vous cherchez…

Suite de LES TROUBADOURS ETAIENT-ILS ALCHIMISTES ?

Chrétien de Troyes (né vers 1135, mort vers1183), état un poète de la littérature courtoise,  un trouvère (à ne pas confondre avec un troubadour méridional), qui écrivit de nombreux romans chevaleresques en vers octosyllabiques (vers à huit syllabes) qu’il déclamait de château en château. Actuellement on dirait qu’il en fit une solide promotion ! La preuve, c’est qu’on en parle encore près de 800 ans après !

Ces aventures mythiques sont donc des œuvres qui expriment l'idéal chevaleresque et exaltent l’amour. Le qualificatif de « courtoise » caractérisant cette littérature vient du mot « court » qui, en ancien français, désignait la cour seigneuriale. Plus exactement la cour imaginaire du roi Arthur dans les romans de la Table Ronde devint l'idéal des cours réelles. Les habitudes raffinées et les beaux usages s'y imposent comme règle. La fidélité à une Dame, l'art de bien parler et chanter, la politesse, la générosité s'opposent, d'une part, aux manières grossières des guerriers et, d'autre part, deviennent signe de reconnaissance de la classe aristocratique. Précisons que la fidélité à une Dame n’a pas le même sens en Languedoc dont la culture est différente de celle du nord de la Loire ou Eléonore d’Aquitaine, qui fut la protectrice de Chrétien de Troyes, devint souveraine, mais n’anticipons pas…

Cette saga de Chrétien fut donc commandée par Eléonore d’Aquitaine (duchesse d’Aquitaine) (1122 ˷ 24 – 1204) très belle femme qui épousa successivement le roi de France Louis VII, puis Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre Henri II.

À la cour fastueuse qu'elle tient en Aquitaine, Eléonore favorise l'expression poétique des troubadours en langue d’oc car son grand père Guillaume IX duc d’Aquitaine était troubadour. La cour d’Aquitaine, était l’une des plus raffinées du XIIe siècle, c’est celle qui voit naître l’amour courtois (le fin amor). C’est un fait capital pour la suite de cette histoire.

L’œuvre de Chrétien de Troyes est imaginaire mais il s’est inspiré de faits qui lui furent révélés à la cour de d’Aquitaine Si l’histoire du Graal repose sur une réalité, elle est loin de la traduire. C’est ce qu’affirma, quelques années plus tard, Wolfram von Eschenbach.

Wolfram von Eschenbach (vers 1170- vers 1220) est né dans le village d’Eschenbach en Bavière. C’est un poète épique considéré comme l'un des plus grands de son temps. Il est l’équivalent germanique d’un "troubadour".

On ne connaît pas grand-chose de la vie de Wolfram, sinon ce qu'on peut déduire de ses œuvres. On sait est qu'il est né à Eschenbach (maintenant appelé Wolfram-Eschenbach) en Bavière. De plus, qu’il était chevalier et qu’il fut surnommé le Templier Souabe. Il suivi un certain nombre de cours dans sa vie, dont celle d’Aquitaine fort probablement, où il rencontra des troubadours qui chantaient la quête du graal de Chrétien de Troyes.

Aujourd'hui, Wolfram est avant tout connu pour son Parzival, qu'on considère comme la plus grande de toutes les épopées allemandes de ce temps. Basé sur Perceval de Chrétien de Troyes, c'est le premier travail en allemand dont le sujet est le Saint-Graal.

Dans son Parzival, Wolfram exprime le dédain pour la version inachevée de Chrétien de Troyes, et déclare que sa source était un poète appelé Kyot qui vivait en Provence. Quelques spécialistes croient que Wolfram a fait allusion au trouvère Guiot de Provins. Ici il ne faut pas confondre Guiot qui vivait à Provins avec Kyot qui vivait en Provence. C’est donc un jeu cabalistique (phonétique) cher à l’ésotérisme. Cela explique pourquoi, aucun des derniers travaux sur la vie du trouvère Guiot ne se relie aux thèmes de Perceval.

Wolfram, dans sa version de la quête du Graal,– avec Parzival, puis avec son Titurel – donne au mythe une sonorité ésotérique beaucoup plus prononcée que chez Chrétien de Troyes : le Graal est gardé par des Templiers, et il est réservé à quelques « élus » seuls susceptibles de s'en approcher. Ces élus sont liés par une lignée commune. Evidemment cette « lignée » commune représente une fraternité par la connaissance de l’alchimie, comme nous allons le voir. Dans son Parzival, Wolfram parle son instructeur Kiot, le méridional, en ces termes :

« Kiot, le maître illustre, trouva à Tolède, parmi des manuscrits abandonnés, la matière de cette histoire, notée en écriture arabe. »

L’alchimie gréco-égyptienne d’Alexandrie nous fut transmise par les arabes. Il est donc normal de trouver en Espagne des informations précises à son propos. Qu’a donc découvert maître Kiot dans ces grimoires ? Qu’un certain Flagétanis très savant écrivit l’histoire du graal (voir à ce propos mon livre Rennes le Château : Hermestine). C’était un homme de grand savoir de la lignée de Salomon, en des temps ou le baptême n’existait pas, donc avant le Christ !  Comme son père était arabe et qu’avant l’islam les arabes adoraient n’importe quoi, Flagétanis (toujours d’après Wolfram) adorait un veau comme d’autre adoraient un chameau ou une pipistrelle. Son savoir était tel qu’en examinant le ciel il découvrait de profond mystères dont il ne parlait qu’avec frayeur :

« Le païen Flagétanis découvrit, en examinant les constellations, de profonds mystères dont il ne parlait qu’en tremblant. »

Et les étoiles lui avaient révélé l’existence du Graal :

«  Il était, disait-il, un objet qui s’appelait le Graal.  Il en avait clairement lu le nom dans les étoiles. Une troupe d’anges l’avait déposé sur terre. Depuis lors, c’était des homes devenus chrétiens par le baptême et aussi pur que les anges qui devaient en prendre soin. »

Curieusement ce passage concorde étrangement avec les visions de la célèbre mystique allemande Anne Catherine Emerick. Graal qui fut confié à Abraham par l’étrange Melkisédec…

De ce qui précède on comprend que la version originale semble être venue, depuis les Pyrénées, de l’Espagne arabisée et de Tolède plus précisément, centre important d’étude ésotérique ou se trouvait plus particulièrement des manuscrit d’alchimie sur la pierre philosophale, que vinrent traduire en latin des érudit comme les anglais Abélard de Bath et Robert de Chester accompagné du  lombard Gérard de Crémone.

Qu’est donc le Graal ?

« La dame qui avait reçu du Graal lui-même mission de le porter avait pour nom Répanse de joie »

Voila qui n’est pas sans rapport avec la dame du fin amor des troubadours qui dispense, répand la joie.

Le graal est une pierre gardée par des Templiers qui a les mêmes pouvoirs que la corne d’abondance. La présentation qu’en fait Wolfram est associée au phénix qui est le symbole de la pierre philosophale :

« On l’appelle « lapsit exillis ». C’est par la vertu de cette pierre que le phénix se consume et devient cendre ; mais de ces cendres renait la vie ; c’est grâce à cette pierre que le phénix accomplit sa mue pour reparaître dans tout son éclat, aussi beau que jamais. »

Inutile de polémiquer, le graal est la pierre philosophale accompagnée de toutes les merveilles que Wolfram décrit. Elle est gardée par les Templiers car ils ont conservé le secret de sa fabrication. Par ailleurs il est indispensable d’être pur pour l’approcher, c’est-à-dire tenter de la fabriquer.

Tout cela correspond aux différents degrés de formation chez les troubadour afin d’acquérir cette nécessaire blancheur et pouvoir courtiser la dame ou la matière.

Qui est maître Kiot si ce n’est le premier initiateur qui transmit ensuite son savoir à un troubadour pour qu’il puisse se perpétuer ? Chercher son identité véritable est aussi vain que de chercher actuellement celle de Fulcanelli.

Avec toute mon amitié.

Et merci à celui qui m’a « titillé » sur ce sujet ! ! !

 PHOTO HERMESTINE-01

 

 

Chrétien de Troyes écrivit Lancelot ou le Chevalier de  Charrette (1177), Yvain ou le chevalier au lion (vers 1176) ou encore Perceval ou le Comte du Graal (vers 1180).

Le mariage d’Eléonore d’Aquitaine avec Louis VII roi de France fut considéré par le pape comme nul pour consanguinité, alors que la même consanguinité existait avec le roi d’Angleterre Henri II. Comprenne qui voudra !

Le trouvère Guiot de Provins est né à Provins vers 1150, visita en récitant ses vers les principales villes de l'Europe, alla en pèlerinage à Jérusalem, et finit par se faire religieux à Cluny.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 21:26


Dans le texte suivant ne voyez pas une critique contre un auteur particulier mais surtout contre une certaine forme chronique de bêtise humaine.  

Le manque d’information provoque des rejets, aveugles, non motivés sérieusement. Ainsi se crée une sorte de pensée unique… dépourvue de pensée réelle et ou s’engouffrent les biens pensants.

Il est malséant de prendre l‘alchimie au sérieux et d’oser regarder tout ce qui n’est pas intégré au continent des intégristes matérialistes.

Aussi ne soyez pas outré si je suis satisfait que le continent de l’Atlantide ait coulé. Espérons qu’au mois de décembre un grand con-tinent disparaitra, et dans ce cas je jubilerais car ce seras très réellement la fin d’un monde !

 

J’ai longtemps rêvé de pouvoir écrire en tressant élégamment les analogies et les métaphores, afin de rédiger un texte étincelant.

Hélas, trois fois hélas, en lisant ce genre de littérature aussi enivrante qu’un punch Martiniquais, j’ai découverts, en faisant fi de la séduction du langage, un verbiage masquant habilement une incertitude voire une platitude si ce n’est une ignorance.

On écrit sans posséder un savoir réel en se référent à des lieux communs qui émanent des « on dit » lesquels prennent couleur de dogmes.  Point d’esprit, et le texte se poursuit vide de toute substance tout en gardant une séduction uniquement esthétique. L’âme est morte mais la coque survit et bavarde dans le vide. C’est ainsi que de l’ignorance on passe à l’erreur puis au mensonge.

« Les mots, dit l’adage, sont à l’origine de bien des maux »

Voici une seule phrase de Michel Leiris qui illustre mon propos :

« Or, ce n'est ni dans la nature, ni au-delà de la nature que le Merveilleux existe, mais intérieurement à l'homme, dans la région la plus lointaine en apparence, mais sans doute en réalité la plus proche de lui-même, celle dont les territoires échappent à cette atroce féodalité des causes qui déciment ses fiefs humains à grands coups d'édits rationnels et de potences pragmatiques. »

Le merveilleux n’existe pas dans cette nature dont l’homme fait partie ? Je ne puis partager une pareille affirmation qui a pour rôle de décider péremptoirement que le merveilleux est là où l’auteur a décidé de le mettre… Peut-on accréditer le reste de la phrase ? Evidemment non ! Le merveilleux n’est pas seulement à l’intérieur de l’homme ! Sans cela nous serions  en pleine négation de la nature ! Car la nature est merveilleuse. Qui pourrait en douter ?

Accréditer une pareille idée c’est condamner autant l’astrophysique, l’astronomie, la biologie et même, et surtout, l’alchimie. Point n’est besoin de démonstration. De ce fait tout le reste du texte repose sur de sérieuses incertitudes qui tiennent par la seule armature des mots.

Le merveilleux est à l’intérieur de l’homme ? Curieux anthropocentrisme qui n’est pas sans rappeler celui des moines occidentaux qui marginalise la nature puisque le Christ est venu pour sauver notre âme et non pas celle des taupes (en supposant qu’elles en aient une) ou celle des grillons !

 Nous ne pouvons nier notre appartenance à l’harmonie universelle. Pourquoi alors restreindre le merveilleux à cette part incongrue qui est à l’intérieur de nous même, laquelle échappe, dit l’auteur, à la rationalité et au pragmatisme…

L’idée est séduisante mais ne saurait avoir de rapport avec un merveilleux cantonné à ce seul endroit, alors que le meilleur en l’homme permet d’accéder au merveilleux universel, que dis-je aux forces sacrées créatrices de l’univers et perpétuellement en action !

Le cœur de l’alchimie est là, pas ailleurs, et l’alchimiste n’admire pas le merveilleux en lui-même mais le merveilleux universel, cosmique qui va lui permettre d’œuvrer avec le secrets de la création. Il va sentir palpiter toutes les énergies potentielles du monde, entrer en harmonie avec elles et voir naitre un être, un monde, un univers.

N’est-ce pas merveilleux cet homme, humble élève du créateur qui tient entre ses puissantes mains l’océan de toutes causes ? Si tout cela est ignoré, comment ne pas raconter de balivernes ?

Oui la première matière de l’alchimiste est le spiritus mundi, l’esprit du monde, le sculpteur de la création.

L’alchimiste Isaac Newton avait compris cela. C’est pourquoi il disait qu’il avait pu comprendre le monde car il était sur les épaules de géants. Les géants furent ses initiateurs et le plus grand était le Créateur lui-même. Balivernes tout cela ?

Allez le demander à ma pipelette !

 Avec toute mon amitié.

 

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