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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 17:28

À La mémoire de Roland Soyer (disciple d'André Savoret) qui nous  a quitté la veille de l’ascension.

 

Le druidisme et le christianisme sont-ils si éloignés ?

C’était une interrogation fréquente dans le milieu cultivé de 1850 jusqu’à environ 1930.

En ce milieu du XIXe siècle le contre-amiral Réveillère (décédé en 1908), chrétien druidisant et auteur de « mégalithisme » et divers autres écrits celtisants estimait que le panceltisme devait renouveler la foi chrétienne. Paul Le Cour (1871-1954), fondateur de la revue Atlantis, en prend note dès 1950 dans le numéro 145, et cela avec un grand intérêt. Quant à l’alchimiste et druide André Savoret (1898-1977), il en fera sa profession de foi. Je suis d’autant plus sensible à cette orientation que mon chemin fut parallèle à travers l’Église celtique (Église des Gaules) ou Église Gallicane ancienne (et donc alchimique) qui fut appelée Église de la Nouvelle Alliance pratiquement absente de l’hexagone pour assurer sa pérennité.

Ensuite le hasard a voulu que la couverture de mon livre : l’alchimie expliquée par son langage soit réalisée en 2001 par le celtisant chrétien Roland Soyer à qui j’ai dédié cet article.

 

L’officier général, à deux étoiles, était proche, sur le plan des idées, de son contemporain l’abbé Boudet (1837-1915) curé de Rennes-les-Bains (Rennes-les-Bains est un village audois au nom d’origine celtique et jumelé avec la ville de Rennes en Bretagne) qui venait d’écrire « La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-Bains » (1886). Ce prêtre était un savant réservé qui n’avait pas la stature d’un apôtre défendeur du druidisme. De nos jours nous dirions que c’était un « rat de bibliothèque ». À l’aune de ses capacités il réserva donc pour notre futur, la diffusion du message littéraire gaélique associé à des clins d’œil appuyés vers l’alchimie dont la tradition bretonnante était pourvoyeuse et l’est encore abondamment.

 

Le sabre et le goupillon n’ont pas la même conception de la méthode à employer pour transmettre une connaissance. Ils diffèrent donc dans leurs actions non dépourvues de complémentarité. L’un dans la sagesse mystique, l’autre dans la fougue sacrée. D’un côté Don quichotte, de l’autre sa pensée.

 

Il est vrai qu’un prêtre a beaucoup plus de difficulté à foncer sabre au clair qu’un amiral, tel Réveillère aussi peu soucieux de contredire les autorités religieuses. Comme les druides il avait fait sien le concept, hérétique pour l’Église, de transmigration des âmes ou réincarnation. Et cette accusation d’hérésie il l’embrochait sabre au clair car il se savait dans le vrai.

 

Mais Béranger Saunière (1852-1917), le voisin de l’abbé Boudet, ne sera pas un savant du druidisme, mais saura s’en faire l’apôtre par son attitude. Il n’hésitera pas à se moquer des bas de soie de son évêque l’admonestant. Il suffit pour s’en convaincre de lire les lettres qu’il adressait à son monseigneur pour saisir une ironie telle que l’envie de rire ne vous lâche plus. Lisez-les attentivement et à haute voix et vous saisirez, la manière dont notre curé se fait petite nature. Il frise la clownerie qui traduit son immense liberté d’esprit acquise… devant son athanor ?

 

Le mépris de l’autorité religieuse marquera aussi l’amiral à un tel degré que tout en se disant chrétien il exigea des obsèques civiles !

 

De ces comportements on en déduit aisément que le personnel de l’Église frelatait bien des données traditionnelle et mystique et continue à le faire pour asseoir son autorité et cela évidemment au détriment de la vérité. Pour certains individus, ecclésiastiques ou non, cela était insupportable. Béranger Saunière et le contre-amiral Réveillère étaient de ceux-là.

Ces hommes étaient-ils nés un siècle trop tôt ? Ou plus étrange encore avaient-ils rêvé le futur ?

 

Nous vivons le printemps Arabe et l’Espagne se révolte contre les hommes politiques de tous bords. Assistons-nous aux prémisses d’une rébellion contre toutes dictatures qu’elles soient politiques ou religieuses ?

Le fait est là que notre humanité est fatiguée de ne plus savoir ou se trouve la vérité qui leur est volée par des beaux parleurs fins rhétoriciens bateleurs, avides de richesse, d’honneur et de puissance.

 

Dans le domaine scientifique se révèle de plus en plus l’existence du substrat immatériel structurant toute matière. À « coup » de cyclotron tout se désagrège et devient impossible à définir car devenu insaisissable. Avons-nous atteint la limite de la compréhension reposant sur un concept matérialiste ? Avons-nous touché le support non analysable, de cet esprit dont disserte longuement l’alchimiste Fulcanelli ? Est-ce lui l’ancien éther des physiciens qui serait dépositaire de toutes forces ? Est-ce lui qui fut le puissant géant maître d’œuvre des monuments mégalithiques et des cathédrales ?

 

L’émergence de cette force est de plus en plus manifeste. Serait-elle la Liberté qui s’apprête à éclairer le monde ?

Utopie ? Peut-être mais n’oublions pas que personne n’avait prévu la chute du mur de Berlin !

 

 

Dans l’histoire de notre pays les Ligures furent les premiers habitants de la future Gaule.

Les spécialistes ne sont pas d’accord sur le sens du nom Ligure. Pour certains, il proviendrait du grec « ligue », pour d’autre sa racine serait « liga » qui signifie « marais ».

Je lui préfère le sens d’« Aour », qui exprime la lumière « aurorale » des premiers jours de la création associé à « Lig ». Lig avec les voyelles permutantes devient le dieu Lug des Gaulois qui donna son nom antique à la ville de Lyon (Lugdunum)... la forteresse de Lug qui chaque année le 8 décembre fête la lumière présente en la vierge Marie (le Mère la Mater, la matière) précédant l’étoile de Noël…

En grec le mot Loug devint le Logos. Les Ligures sont donc le peuple du Logos, ce qui fait de la Gaule, véritable capitale de la France, le pays de la « lumière » du Verbe, celui de l’émergence de ce même Verbe, avec un avenir particulier qui demande à être précisé, car le Verbe ou Christ semblerait juif plutôt que liguro-gaulois.

 

Je voudrais souligner ici en passant que le cardinal catholique lyonnais a pris le titre de primat des Gaules. Il faut relever deux faits essentiels c’est que les Gaules comprenaient la majorité des pays de l’Europe et non uniquement la France. Deuxième point : le titre de Primat des Gaules a été usurpé par l’Église Catholique. En effet, le Primat des Gaule ne saurait être un prélat de l’Église catholique romaine. Ce titre revient à l’Église des Gaules c’est-à-dire à l’Église Gallicane ancienne comme son nom l’indique. Ici l’usurpation est sans ambiguïté possible et l’Église Gallicane est incontestablement spoliée par l’Église catholique.

 

Dois-je rappeler que le titre de fille aînée de l’Église n’est pas celui de l’Église Catholique de France mais celui de l’Église des Gaules donné par le pape à l’ancienne Église des Gaules qui allait le secourir lorsqu’il était attaqué.

À cela il faut ajouter les apôtres qui débarquèrent aux Sainte-Marie de la mer avec les restes de sainte Anne qu’ils déposèrent à Apt ou ils sont encore, puis fondèrent l’Église des Gaules avant que ne naisse l’Église catholique romaine, ce qui justifie encore le titre de Fille aînée de l’Église ! Car ce fut la première Église « rayonnante par ses grandes saintes et ses grands saints ». Est-il nécessaire de préciser qu’elle n’était pas l’Église Catholique Romaine qui n’existait pas encore !

 

Si les Bretons demandèrent à Charlemagne des reliques de la grand-mère du Christ et qu’ils la vénèrent particulièrement, c’est pour manifester la dimension celtique de son petit-fils crucifié. D’ailleurs des légendes attribuent une paternité bretonne à la Vierge. Joachin était, pour eux, son « père » adoptif.

 

Les Celtes, descendant de Japhet, fils de Noé, proviennent d’Asie Mineure et viennent fusionner avec les Ligures en prennent le nom de Gal, Gaël, qui est une inversion du nom « Lag » désignant les Ligures. Cette fusion eut lieu à environ 1600 ans avant notre ère.

La nation gauloise ainsi constituée en un seul grand royaume avait à sa tête le roi Ambigat, très riche, très brave et très puissant. Il gouvernait une immense multitude, nous dit l’historien Camille Jullian dans son Histoire des Gaules, de sa belle ville Avaric, qui était l’une des plus belle et des plus grande du temps (40 000 habitants).

 

Le roi devint très vieux ses Neveux Bellovèse et Ségovèse levèrent chacun une armée de cent cinquante mille hommes. Ségovèse choisit ses guerriers parmi les Volques Tectosages qui vivaient sur les rives de l’Atax (l’Aude) et partit vers le midi, tandis que Ségovèse partit vers l’Orient.

 

L’armée de Ségovèse conquit Rome. Ils continuèrent leur avancée en Macédoine puis en Grèce ou ils occupèrent le sanctuaire de Delphes dont il enlevèrent l’immense trésor. Un détachement de guerriers fut chargé de ramener une multitude de chariots emplis d’or au pied des Pyrénées, patrie des Volques Tectosages. Cette colossale fortune aurait été dissimulée, dit la légende, non loin de Rennes le Château. Cet immense dépôt précieux serait à l’origine de la fortune du curé Béranger Saunière et de bien d’autre de ses collègues devenus anormalement riches.

 

Pendant que le convoi précieux se rendait en Gaule, l’armée de Ségovèse quitta Delphes et poursuivi sa route pour se rendre en Asie mineure où elle établit des colonies portant le nom de Galatie et de Galilée. Il arrivèrent jusqu’à Constantinople ou ils laissèrent la trace de leur passage puisqu’un quartier porte le nom de Galata.

L’établissement des gaulois en Asie est souligné par l’abbé Boudet à la page 106 de son livre La vraie langue celtique et le Chromlech de Rennes les bains : 

 

« Gomer est la souche de la grande famille celtique, et saint Jérôme ainsi que Josèphe n’hésitent pas à appeler ses descendants Gomeriens et Cimmériens. Les Galates établis en Asie appartiennent, d’après saint Jérôme, à la même famille cimmérienne ou cimbrique. La plus grande partie de ces Galates étaient des Tectosages, venus du midi de la Gaule à la poursuite d’aventures guerrières. »

 

Dans la revue Ave Caesar, éditée en 1900, Boyer d’Agen écrit que les Gaulois  étaient descendus jusqu’au pays de Salomon et exploré la Palestine qui avait, par sa végétation luxuriante et le beauté de ses paysages, attirés certains d’entre eux qui s’y étaient établis. Cette colonie gauloise s’appela par la suite la Galilée. Les Galiléens, descendants des Gaulois étaient différents des Hébreux par leurs mœurs, leur vie tranquille de pêcheur sur les lacs de leur pays d’adoption. Leur aspect physique différerait de celui des hébreux puisqu’ils avaient les cheveux blonds et souvent les yeux bleus.

 

Cette constatation que les Gaulois fondèrent la Galilée conduit à cette troublante énigme de l’origine du plus célèbre des galiléen : Jésus ! La question que l’on se pose alors est : Jésus était-il Juif ? n’était-il pas plutôt descendant des Gaëls ?

Cette thèse de l’origine gauloise de Jésus fut soutenue par plusieurs auteurs dont Paul Le Cour dans son livre Hellénisme et christianisme ainsi que par M. de Lafont auteur de l’ouvrage Les Aryas de Galilée et les origines aryennes du christianise (1902).

Évidemment les catholiques ne l’entendent pas de cette oreille et protestent contre la pensée que le Christ soit autre chose qu’un juif qui baigne profondément dans la révélation de l’Ancien Testament.

Il faut souligner ici un confusion monumentale, et même inadmissible entre Jésus et le Christ. Je parle ici de l’origine du Christ, lequel n’a pas de nationalité, mais de celle de Jésus.

 

Il faut souligner encore que saint Paul a précisé que désormais le salut par la foi en Christ remplace le salut par la loi établie pas Moïse.

 

Soyons clair : Par Moïse les chrétiens sont égyptiens, ce qu’affirment les égyptologues et par Jésus ils sont Gaulois… ce qui bouleverse les règles établies et rabâchée à l’envie par les exégètes qui affirment que nous somme judéo chrétiens. En réalité nous sommes égypto celto chrétiens.

Si Jésus avait été Juif on ne l’aurait pas apostrophé en criant :

« On voit bien que tu es un Samaritain. »

Cette apostrophe est significative. Elle montre la non-appartenance de Jésus aux tribus habitant la Judée. Malgré cela on continuera d’affirmer que Jésus était Juif, sinon par Joseph, qui n’étant pas son père, en dépit des généalogies de Matthieu et de Luc, mais par Marie, alors qu’il n’existe aucun document établissant que Marie était Juive.

 

Quant aux différentes représentations de la fuite en Égypte ou l’on voit Marie montée sur un âne alors que Joseph est à pied, elles sont totalement étrangères au sémitisme car chez eux c’est l’homme qui est sur l’âne tandis que la femme marche à pied.

 260px-The Le fuite en Egypt-1500 Vittore Carpaccio


Bref, depuis des siècles on nous enseigne que Jésus était Juif et même qu’il fut le plus illustre des Juifs. Ors, il est beaucoup plus logique et raisonnable de penser que Jésus était un descendant de Japhet, c’est-à-dire gaulois volques Tectosage du midi de la Gaule.

Cette particularité explique autant le débarquement des proches du Christ sur la terre de ses ancêtres par Sainte Maries de la mer et aussi le dépôt des restes de sainte Anne en terre méridionale. Associé à cela est le mystère du Graal et aussi celui de Rennes le Château.

 

Nous rêvons ?  Certainement pas car dit la sagesse populaire il n’y a pas de fumée sans feu.

Cette histoire a une suite dont l’alchimie détient les clés car seule apte à décrypter les messages de ceux qui ont vu le ciel ouvert.

 

Avec toute mon amitié.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:45

 

Blog créé le 16 mai 2006. Avec un an environ d’inactivité.

 

Le nombre d’articles publiés depuis l’ouverture du blog est de 216.

 

Le nombre de pages vues ce mois est de 9225 (9500 en avril et 11 435 en mars)

 

Le total des pages vues depuis la création du blog est de 250 177 pages.

 

Le nombre de visites depuis la création du blog est de 128 944 visites.

 

Les articles suivants furent publiés au mois de mai :

 

RENNES LE CHÂTEAU ; l’esprit de Brenac, trésor de Saunière.

RENNES LE CHATEAU L’esprit de Brénac, trésor de Saunière.


LA PIERRE DU CHRIST, de l’alchimie & des Franc-Maçons

LA PIERRE DU CHRIST, de l’alchimie & des Franc-Maçons


ASPECTS DE L'INITIATION ALCHIMIQUE

ASPECTS DE L'INITIATION ALCHIMIQUE


RENNE LE CHÂTEAU : L’ÉPÉE BRISÉE DES MÉROVINGIENS

RENNE LE CHÂTEAU : L’ÉPÉE BRISÉE DES MÉROVINGIENS


RENNES LE CHÂTEAU : L’UNIVERS SELON SAUNIERE.

RENNES LE CHÂTEAU : L’UNIVERS SELON SAUNIERE.


LETTRE AUX CARNIVORES, FUMEURS ET DISCIPLES DE BACCUS

LETTRE AUX CARNIVORES, FUMEURS ET DISCIPLES DE BACCUS

 

Les articles les plus lus dans le mois sont les suivants :

LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie. 618 lectures (630 en avril)

LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.


LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix. 282 lectures.( 331 en avril)

LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.


LES SYMBOLES de l’apprenti Franc-maçon 249. lectures.

LES SYMBOLES de l’apprenti Franc-maçon


LA PIERRE DU CHRIST, de l’alchimie & des Francs-Maçons 248 lectures.

LA PIERRE DU CHRIST, de l’alchimie & des Franc-Maçons

 

Comme à l’accoutumée les articles sur la Franc-Maçonnerie sont les plus lus.

Les articles sur Rennes le Château sont assez peu lus et encore moins ceux qui sont consacrés à l’alchimie.

 

645 Visites ne sont pas consacrées à un article en particulier mais à l’ensemble du blog.

Beaucoup de lecteurs visitent donc le blog en général.

 

L’article qui me parait le plus important est :

 

ASPECTS DE L'INITIATION ALCHIMIQUE.

ASPECTS DE L'INITIATION ALCHIMIQUE

L’alchimie est spirituelle y compris dans son exercice au laboratoire. Il n’existe donc pas d’alchimie spirituelle sans laboratoire. Cependant l’alchimie initiatique existe dans le sens où elle initialise et permet, par la suite, d’accéder à la spiritualité dans toute sa plénitude lord de la pratique de l’Art d’Hermès. Tel est le but recherché par cet article.

 

Plusieurs articles de ce blog sont traduits dans les 11 langues suivantes :

Anglais, Espagnol, Catalan, Portugais, Italien, Allemand, Néerlandais, Polonais, Russe, Hébreux et Roumain.

 

A bientôt.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 12:20


  

L’une de mes correspondantes m’a fait parvenir un courrier en me reprochant de ne pas défendre sa cause qui est le végétarisme ou végétalisme. À l’appui de sa lettre descriptive du malheur des animaux elle cherche à convertir mes lecteurs à remplacer la viande par de la salade ou tout autre végétal bon à brouter, même s’ils ne sont pas des broutards !

 

Une chose est certaine, c’est que jamais au grand jamais je ne conseillerais à personne de devenir végétarien ou de ne pas fumer ou encore d’aller mollo sur la bouteille. Mais si quelqu’un a trop flirté avec la fiole je l’empêcherais de conduire.

 

Pourquoi cette attitude jugée criminelle par les enflammés d’une idéologie alimentaire et les intégristes d’une hygiène de vie à connotation puritaine ?

 

La raison en est que je laisse la liberté à chacun de faire ce qu’il veut de son corps : habeas corpus act !

De ce fait j’accepte mal les tentatives d’intégrisme dans mon jardin. Et remarquez que j’aurais pu effacer ce message provégétarien. Je ne l’ai pas fait car je croyais indispensable cette mise au point. Cela permet à celles et ceux qui me lisent de savoir où ils mettent les pieds.

 

L’essentiel est, pour moi évidemment, que les amis de la bouteille ne soient pas dangereux.

Les évangéliser à un régime sec ou à s’abstenir de ceci ou de cela est une autre histoire qui n’a rien de commun avec la persuasion des bons samaritains mais engendre des psychorigides et des intégristes constipés. Telle est mon opinion... Qui veut faire l’ange fait la bête dit le proverbe !

 

J’ai compris l’inanité de campagnes d’évangélisation en observant le phénomène de « rebond ». Un obèse de 150 k qui se prive de manger pour maigrir parvient à 80 k. À ce moment il arrête son régime alimentaire. Que se passe-t-il alors ? Son cerveau ayant enregistré la pénurie est soudain libéré, il meurt de faim. Il va se rattraper et notre adepte du régime se met alors à bouffer comme une vache et atteint allègrement les 160k en moins de deux et les pleurs en plus: 10 kg en rab par phénomène de rebond. C’est identique pour tout ce qui impose une restriction quelconque.

 

Certains individus qui commencent une démarche initiatique peuvent être des carnivores fumeurs ou des fervents disciples de Baccus. Cela ne leur interdit pas de se présenter sur le parvis du temple une bouteille dans une main, une cuisse de poulet dans l’autre avec une cigarette au bec.

 

Le corps « parle », apprendre à l’écouter est un premier pas sur le chemin initiatique qui progressivement amène à réduire les excès et à rééquilibrer le régime alimentaire, à ressentir le besoin de moins fumer et de moins boire ou d’être moins carnivore. Le phénomène de « restriction » se fait d’une manière douce et naturelle sans effort ou privation. Il y a une réharmonisation progressive et définitive des différentes manières de vivre. Chi va piano va sano !

C’est mettre en exergue la patience si nécessaire dans les voies initiatiques et plus particulièrement l’alchimie. Changer de régime nécessite de bien négocier le levier de vitesse afin que le moteur ne force pas.

 

Sans cette écoute rien ne peut faire changer les choses. Les images de cancéreux rongés par l’excès de tabac ne découragent pas les accrocs, sauf ceux qui ont décidés d’arrêter de fumer. C’est pour tout excès le même processus.

 

Être conduit à changer quoi que ce soit sous l’influence d’un individu qui cherche, par de multiples arguments valides, à vous convertir à son idéologie, fut-elle basée sur des faits réels, est un coup de bâton dans l’eau.

 

Sur un autre plan, l’individu qui parvient à rallier en force à ses conceptions est voué à créer des énergies négatives qui se matérialisent et perturbent l’humanité tout entière.  Mais cela est une autre histoire qui ne nous dispense pas d’y réfléchir.

 

Amen ! En toute amitié.

 Sceau palombara

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 18:12

 

Les nombres ont toujours joué un rôle important dans notre vie et Pythagore en est le chantre incontestable. Leur représentation géométrique a laissé des traces dans le langage populaire comme l’expression : « Un point c’est tout ! » pour marquer l’achèvement. Cela montre que l’unité est la notion essentielle, cependant on ne peut l’exprimer. Elle est à la foi le tout et l’infime partie composante de ce tout. Telle est la raison pour laquelle les sages on dit :

 

« Tout est en tout »

 

Cette affirmation passait pour folle et incompréhensible dans la première moitié du XXe siècle et cette expression hermétique fut raillée et a jeté le discrédit sur les partisans de cette philosophie alchimique.

 

Actuellement les choses ont changé depuis la découverte de l’hologramme. Une photographie prise sous un éclairage laser se traduit par une image indéchiffrable à la lumière normale. Si on l’éclaire au laser l’image rendue est en 3D. Si ce cliché est brisé (il est sur plaque de verre), chaque fragment éclairé au laser restitue une image entière en 3D : Chacune des parties de la plaque contient le tout. Les physiciens appellent cela la multiplicité simultanée.

 

Nous pouvons dire que tout est dans tout, cela est d’autant plus manifeste que l’univers a une structure holographique. Il ne reste plus à nos philosophes railleurs qu’à s’incliner devant les vieux maîtres dont le front studieux se penche sur leur matière, en gestation, qui manifeste le tout, c’est-à-dire l’univers en miniature.

 

Telle est la raison pour laquelle Béranger Saunière écrivit en grosses lettres sur son cahier : UNIVER SEL

Certes, cabalistiquement c’est l’univers seul, ou le sel un et vert qui correspond à Gullivers (le printemps de la geule ou celui du... gouleau), mais ici notre curé gardien d’athanor a associé l’univers au sel, le même sel que celui de la langue « seltique » de son collège l’abbé Boudet dont tout chercheur connaît son fameux livre : « La vraie langue celtique et le cromlech de Rennes-les-bains ».

En alchimie le sel est fondamental. Évidemment, et vous l’avez compris, ce n’est pas le chlorure de sodium de nos salières. Telle est la raison pour laquelle notre alchimiste en soutane l’a mis en évidence.

 

Ce support de l’esprit qui pénètre cette matière et la rend vivante puis se diversifie en quatre éléments de formes triangulaires est synthétisé par l’étoile à 6 banches ou sceau de Salomon, qui est cabalistiquement le sel des monts ou sel provenant des hauteurs qui féconde la terre. Ces choses-là n’arrivent qu’au printemps. Alors ne soyons pas surpris si l’ex libri de Béranger Saunière était justement un sceau de Salomon.

 

Sceau palombara

 

Cet ex libri est très particulier puisqu’il comporte un cercle surmonté d’une croix qui est le symbole du cinabre et de l’antimoine.

À la pointe du triangle d’eau est le symbole du soleil, qui est un point dans un cercle ou un point dans l’O. C’est donc une mise en évidence de l’importance de solve qui se caractérise par la liquéfaction qui est une fusion métallique dans la voie dite voie sèche.

 

D’ailleurs Béranger Saunière a fort bien représenté l’univers sel ou sel de l’univers, planant au-dessus des eaux comme le dit la genèse. Il a bien représenté l’énergie sous forme de nuages au-dessus des  vagues. Sa signature montre qu’il s’agit d’un document lui ayant appartenu, montrant pas là qu'il était possesseur du mystère d'Archadie. Oui, lui aussi était en Archadie. L'académie des Archades en était la manifestation sociale avec le pape Léon XIII en tête.

De ce fait on ne saurait mettre en doute certaines activités de notre énigmatique curé.

Remarquons que de la surface des eaux partent deux courants (en bas à gauche) qui vont imprégner toutes matières.

 

UNIVER SEL 02

 

Vous pouvez toujours penser que Saunière n’était pas adepte. Cependant la particularité de l’église de Brénac associée aux « farces » cabalistique de l’abbé Boudet sans oublier ce que je viens de vous raconter, tout ça est suffisant, me semble-t-il pour s’interroger sérieusement. Pour moi le doute n'est plus possible.

 

Je vous laisse à vos cogitations et je vous souhaite plein de bonnes choses. En toute amitié.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 16:55

 

Dans mon livre Renne le Château la carte des trésors, j’aborde le problème de décryptage de la dalle mortuaire de la baronne d’Hautpoul de Blanchefort que le curé Béranger Saunière effaça, mais dont on retrouva l’inscription, fort heureusement, dans le bulletin scientifique de l’Aude. Les lettres de cette l’épitaphe présentent des anomalies que l’on remarque aisément sous la forme de lettre décalées, anormalement petites ou en minuscule alors que s’imposait la majuscule.

 

PIERRE TOMBALE 2

 

Dans mon ouvrage précité j’ai remarqué le dessin de l’épée brisée en joignant les lettres formant les mots : MORTE EPE : M décalé à droite, O dans le nombre romain MDCOLXXXI, le R d’ARLES au lieu d’ABLES, le T absent d’HAUTPOUL, le e minuscule de NOBLe, le E petit de NEGRE , le P petit et décalé de SEPT, le E petit de DE . C’est, évidemment une expression cabalistique qui intègre une certaine approximation. L’épée brisée se dessine sur la dalle en joignant le M décalé à droite à la lettre O de MDCOLXXXI. Sur son chemin cette ligne rencontre le E de DE et le P de SEPT , soit 4 lettres des 8 des mots MORTE EPE. A partir du O lieu de la brisure, d’autres lettres dont mises en évidence en montant vers le R d’ARLES, et le I absent de CT.

La garde de l’épée est formée par la lettre minuscule e de Le, le E de NEGRE et le E de DE.

J’ai établi le lien avec l’alchimie grâce à la tombe d’un chevalier alchimiste dite « tombe du croisé » qui, à la place d’une inscription mortuaire, comporte un tube de pierre contenant son épée morte ou brisée selon la disposition schématique ci-dessous.

 

11 DEUX PIERRES TOMBALES

 

 

J’ai montré aussi que cette interprétation ne nuisait nullement à la théorie de Jean-Pierre Monteil sur le déplacement du trésor. (Les dossiers secrets de Rennes le Château, page 50 et suivantes éditions Belfond 1981)


La polysémie est monnaie courante dans une histoire de cette envergure, cela évidemment en rapport étroit avec le moyen d’expression cher aux alchimistes.

Donc un autre sens s’attache à cette épée en étroit rapport avec la fin de la dynastie mérovingienne dont on entent souvent parler dans cette histoire de trésor. Je ne suis pas un fan de cette histoire et pourtant…


Dans les territoires gouvernés par les mérovingiens nous découvrons que l’Oie est devenue un instructeur de ce peuple en lui révélant à l’âge du fer des secrets analogues à ceux qu’enseignèrent les anges déchus aux hommes de l’âge du bronze. De la est née la légende de la reine Pédoque (reine à pieds d’oie) du languedoc.

Le pied d’oie signifie que c’est sur l’oie que tout repose. En effet, la dynastie mérovingienne reposait, à certains égards, et non dés moindres, à cette période de l’histoire, sur l’Oie !


Depuis longtemps, des races armées de fer ont expulsé même de Grèce les premier habitants aux armes et aux cuirasses de bronze. Le progrès chez les mérovingiens va être l’invention de l’acier. Il s’agira, bien entendu, d’un secret qui assurera pendant quelques siècles aux artisans mérovingiens une réputation exceptionnelle pour la qualité merveilleuse des lames d’épée qu’ils fabriquaient. Or, le dépositaire du grand secret, le laboratoire mystérieux d’où provenait ce métal qui battit les Arabes à Poitiers, métal qui rendait invincible et d’où dérive probablement le légende de l’épée Escalibur du roi Arthur, était symbolisé par l’oie.


Les procédés les plus modernes de recherche chimique ou spectrométriques ont mis en évidence la réalité de ces affirmations légendaires. Les recherches ont démontré que ces artisants utilisaient des lingots de fer puddlés en forme de fuseau dont une extrémité était étirée pour former une petite barre de fer pur. Ces éléments devaient ensuite être carburés pour former de l’acier, bien des siècles avant l’invention de nos procédés modernes. Les artisans devaient donc provoquer la cémentation au moyen d’une matière organique riche en carbone.


De vieilles légendes germaniques, recoupées par les chroniques d’historiens arabes de IXe siècle, racontaient que les mérovingiens réduisaient le fer pur en fins morceaux, les mélangeaient avec de la farine et donnaient le tout en pâture à des troupeaux d’oie soigneusement gardées, dont les excréments étaient utilisés pour forger les célèbres lames. La cémentation se faisait en vase clos à température relativement basse.


L’examen des épées ainsi forgées a confirmé les affirmations des Arabes. Une série de dosages du carbone et de l’azote dans ces lames fait toujours se dégager des teneurs en azote qui varient du simple au double entre les parties carburées ou non. Les experts actuels sont donc d’accord pour convenir que les excréments d’oies, en raison de leur richesse en carbone et en azote, ont certainement pu remplir le rôle d’agent de cémentation que lui attribuaient les légendes.


Ceci étant dit je voulais dire à propos des épées mérovingiennes qu’une épée brisée peut fort bien représenter la mort de la dynastie… ce qui ne saurait laisser insensibles les investigateurs des mystères du Razès à l’affût d’une nouvelle interprétation de la pierre tombale de la marquise de Blanchefort.

 

Voilà c’était un petit aperçu sur un sujet qui pourrait intéresser les chercheurs de rennes le château, les amis des Mérovingiens et ceux de la reine Pédoque.

 

Sur ces bons mots, je mets ma belle cravate caca d’oie pour aller rendre visite à des voisins dont l’amitié est solide comme… devinez !

 

Avec toute mon amitié.

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:18

 

Rassurez-vous je ne suis pas un gourou en quête de couronne et de vapeurs d’encens. Je ne suis pas non plus un enrhumé chronique qui se gargarise en permanence pour se faire reluire ce qui lui reste de cervelle. Cette faune d’astiqueur on la trouve errant ex cathedra dans nos  universités et aussi au sein de  sociétés qui se vautrent dans les secrets. Ben oui, c’est là que se distingue les plus glorieux enfoirés ! ça postillonne dur dans ces prétoires.

 

Quel lèse majesté je fais, quelles horreurs je dis là ! Ce n’est pas gentil ça, vraiment pas ! J’ai presque honte de ce que j’ose raconter sur ces phares de la connaissance dont j’ose dire que leur ampoule est grillée.

 

Tout ça pour vous dire que je ne me rallie nullement à nos falots de la culture, qu’elle soit universitaire ou ésotérique. De toute façon les plus délicats de la plume, les fin lettrés, on remarqué depuis longtemps, et à juste titre, que j’étais indigne de leur tenir compagnie tant mon analphabétisme est tonitruant. Je pourrais rire d’eux mais je ne le ferais pas car ils me coupent la chique les cuistres.

 

Je vous informe aussi que, malgré mon envie irréfragable de me tirer de notre infâme bourbier terrestre, je ne fais pas partie des trouillards désireux de se réfugier dans les soutes des OVNIS. Vous savez, ces vaisseaux spatiaux d’extraterrestres qui stationnent en permanence, mais en état d’invisibilité, à côté du pic de Bugarach ce sommet névrotique des Corbières ? Ben oui c’est là qu’ils attendent la fin du monde en rangs serrés. Il ne faut pas leur en vouloir de confondre la fin du monde avec la fin des haricots. Vous savez que le cassoulet de Castelnaudary n’est pas loin, ça pète à tout vent à bugarach, sa pète même le plombs !

Là encore je suis méchant et injuste, va falloir que je révise ma prose insultante de mal embouchée. J’arrête là mon autocritique sans ça je vais pleurer sur votre belle veste cher lecteur ou sur votre mignon corsage parfumé chère lectrice.

 

Ne me dites pas que vous n’avez pas entendu parler de cette troupe internationale qui attend le 30 décembre 2012 la fin du monde pour s’embarquer in extremis via la planète Esbroufe, dans la constellation de la girafe qu’il ont pour mission d’aller peigner ?

  

Ah bon, vous n’étiez pas au courant ! C’est pas grave, nous en reparlerons le 1ER janvier 2013. Je vous assure que si ce 1er de l’an on accroche une casserole à tous ceux qui se sont fait avoir, le monde ne s’entendra pas bringuer !

 

Oui, notre monde va changer. Oui il ne peut plus tourner dans son caca pour la simple et évidente raison que nous nous heurtons violemment au mur de l’absurde, au point maximal possible de connerie, de cette bêtise qui coupe tout en rondelle comme un saucisson saus la haute autorité des spécialistes de la spécialisation.

Ils ont oublié, les blaireaux, que le mot individu qui nous désigne signifie indivisible et que rien n’est divisible sauf le beurre et l’argent du beurre. Si on cherche à diviser un individu il se flingue comme à Franc télécoms ou chez Renault dont les logos dégoulinent de sang.

 

Toutes ces horreurs dans le crime impuni perpétré au nom de la productivité ne peuvent que provoquer un brusque renversement de notre axe, une véritable inversion de nos pôles d’intérêts. Y aura-t-il un élément déclencheur ? peut-être. En tout cas ce ne sera pas moi, je suis trop idiot pour ça !

 

Je vais donc faire mon possible pour vous exposer ce que j’ai compris sur certaines étapes du cheminement initiatique associé à l’alchimie. Vous le prendrez comme bon vous semble et le mettrez ou vous voudrez !

 

J’ai écrit le texte suivant car j’en ai assez de voir présenter l’alchimie dans les envolées lyriques de ceux qui parlent pour ne rien dire ou encore comme succursale de l’embrouillamini des théories alchimico-jungiennes servant de béquille aux spiritualistes de tout poil.

J’en ai soupé de lire au hasard des sites sociaux que l’alchimiste doit être végétarien par décret de la SPA et par celui « spiritualisé » des pontes du nouille-age.

 

Alors n’allez pas crier au scandale si je pointe ma gueule enfarinée pour faire des signaux qui vous orientent dans ce pastis qui n’est pas de Marseille.

 

Le parcours du combattant des alchimistes se définit en sept points qui ne se succèdent pas toujours selon l’ordre que je vais donner car le tempérament et les particularités de celui, ou de celle, qui s’engage sur cette voie, va définir un parcours individuel. Mais d’abord voici les sept points :

 

1 l’étude.

2 l’acquisition de la connaissance imaginative.

3 l’acquisition de l’écriture de l’esprit.

4 la préparation de la pierre philosophale.

5 La correspondance entre macrocosme et microcosme.

6 l’élévation dans le macrocosme.

7 l’adepte couronné ou béatitude divine.

 

Nous sommes toujours confrontés aux étapes de notre chemin quand nous décidons d’en suivre un, notamment ici celui de l’alchimie. Par où, et par quoi, commencer ?

 

Un point n’est pas précisé ici car il est évident, c’est le travail de l’élève pour se familiariser avec les textes des alchimistes. Cette étape préparatoire, même si elle est nécessaire, ne fait pas partie de l’étude telle qu’elle est comprise en alchimie et donc dans l’un de ces sept points. Si elle nécessite une familiarisation avec les écrits des principaux adeptes de tout temps et la sensibilisation aux jeux verbaux ou cabale, ce n’est qu’un prélude à l’étude telle qu’elle est comprise ici.

 

Il est vrai que l’étape initiale fait partie de tous périples. Il est même impossible de débuter autrement au risque de ne plus s’y retrouver. Ce n’est pas tout de dire qu’il faut travailler avec l’esprit encore faut-il avoir l’esprit pour travailler. Comme l’esprit ne s’attrape pas avec un bocal, comme une mouche, alors c’est à nous de ruser, d’observer, de réfléchir, de jouer avec lui et en fait d’être fine mouche. L’assise alchimique n’est pas dépourvue d’humour de légèreté, de cette légèreté qualifiée, comme il se doit, de spirituelle. N’en doutez pas cet art n’a pas d’affinité avec la magnificence « draculéenne » des mystiques tristes ou constipés. L’alchimie est un jeu d’esprit avec l’esprit, un papillon qui passe dans un flamboiement coloré.

 

Mettre le pied à l’étrier c’est savoir écouter grâce au petit os de notre oreille interne, c’est savoir cavaler sur le chemin qui nous mène je ne sais trop où puisque je ne suis pas allé au bout. De ce fait vous pouvez tout réfuter et envoyer ce texte promener.

 

J’ai fait une petite trotte et déjà je ne vois plus le début qui se perd derrière moi dans les brumes matinales. Alors je puis vous parler un peu de ce chemin pour que vous puissiez à votre tour l’emprunter et aller loin, très loin, et même jusqu’au bout. En tout cas c’est ce que je vous souhaite.

 

1 L’étude.

 

Le néophyte aborde donc l’étude dans un premier temps. À cela, pas de surprise sauf s’il ne s’agit pas de l’étude telle que nous la concevons.

Saisissons d’abord que l’alchimiste va œuvrer sur l’impalpable dont sa matière première sert de support et par la suite d’accumulateur. L’étude sera, de ce fait, l’acquisition de représentations et de concepts associés à une perception et pensée non sensorielle, L’étude repose sur l’apprentissage d’un vide de sensations correspondant à un travail sur l’immatériel ou vide de matière.  

N’oublions pas la permanente analogie et correspondance entre les processus. De ce fait aux phénomènes non sensoriels du laboratoire répond une pensée non sensorielle. C’est une mise en résonance nécessaire. Telle est l’importante raison pour laquelle tout alchimiste est passé par cette acquisition d’une manière ou d’une autre. Il n’en a pas toujours eu conscience. Si cette étape initiale n’est pas franchie les travaux au laboratoire ne peuvent aboutir.

C’est par ailleurs la raison fréquente de stagnation de la compréhension ou des travaux se heurtant à un barrage contrecarrant systématiquement l’indispensable synchronicité pendant des années voire des dizaines d’années. Inutile de souligner que la synchronicité, qui fait partie des belles découvertes de C. G. Jung, n’est autre, en alchimie, que l’imprimatur du tout Puissant, un prélude au Don de Dieu qui conditionne la réussite.

 

Cette attitude mentale du non sensoriel, comme l’hésychasme, était intégrée à l’enseignement de l’Église mystique avant le schisme de 1054, période bénie où l’Église Orientale et Latine vivaient sous le même toit. C’est l’esprit de cette Église qui actuellement s’appelle gallicanisme ancien qui n’a rien de commun avec le gallicanisme actuel.

 

Toute pensée et perception sont habituellement liées au sensoriel extérieur. Posez une main sur la table, vous sentirez le contact avec la table et ce faisant vous penserez à la table, même si vous avez les yeux fermés. C’est cette pensée qui associe la perception à l’objet table qui est pensée sensorielle.

 

Pour parvenir au non sensoriel, la perception du contact avec la table doit être débarrassée de l’image de la table. Seule doit persister la perception sans image.

 

Il est important que le néophyte s’habitue à penser même lorsque la source de sa pensée ne se trouve que dans son for intérieur, dénuée de lien avec le monde extérieur.

 

La seule pensée détachée d’image que l’on pratique est le calcul. Le nombre n’étant pas associé à des images, les calculs mathématiques restent dans le non sensoriel. L’alchimiste Newton est certainement parvenu à d’extraordinaires résultats grâce à l’exercice de cette perception, ce qui lui a facilité l’accès à l’alchimie. Évidemment tout le monde n’aime pas les maths.

 

Je le répète : nous n’obtiendrons aucun résultat satisfaisant aussi longtemps que nous devrons, pour nous forger des représentations, nous aider des béquilles que sont les images extérieures.

 

Si nous dessinons un carré sur une feuille de papier, les traits ne sont qu’un ensemble de taches microscopiques support de la pensée. Le vrai carré est le carré pensé. Le carré est construit en esprit, il est uniquement pensé, c’est pour cela que la géométrie dans l’espace, comme les courbes de fonctions mathématiques uniquement imaginées, dépourvues de liens avec le monde extérieur illustre parfaitement ce que je veux dire.

 

Pour les non-matheux, s’imaginer des choses que l’on n’a jamais vues et ne sont pas visibles est la meilleure façon d’exercer cette pensée non reliée aux sens. Par exemple, lire les premières lignes de la genèse :

 

« Or la terre était un chao, et il y avait des ténèbres au-dessus de l’abîme, et l’esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.

Dieu dit « Que la lumière soit », et la lumière fut. »

 

 S’imaginer le chao, les ténèbres et l’esprit de Dieu planant sur les eaux obscures et voir la lumière jaillir de la nuit, naître, s’élaborer à partir de la nuit, et jaillir pour la première fois, quel feu d’artifice au-dessus de votre tête quelle beauté que la lumière qui révèle , come un rideau que l’on tire, d’immenses horizons…

Tout cela n’est pas visible par nos perceptions habituelles, tout cela est « extrasensoriel ». Ce sont des images isolées de notre réalité actuelle et donc pensées, uniquement pensées, sans perceptions associées.

 

Par ce genre d’images « insensées » nous pouvons nous libérer de ce que nous voyons autour de nous. En considérant les conditions qui régnaient dans un passé lointain, nous voyons que le non-sens devient sens. Nous nous éduquons ainsi à quitter nos conditions sensorielles. Nous mettons devant nous l’image de choses que nous ne connaissons pas aujourd’hui. Notre pensée se distance ainsi de ce qui est de l’ordre du possible aujourd’hui.

 

L’étude c’est cela, elle repose sur des images de situations qui ne sont pas là ou qui ne sont plus là. Ce que l’on appelle étude dans le sens initiatique repose sur l’exercice d’une réflexion sur des images de conditions qui n’existent plus. En bref, l’étude n’est accessible que par la pensée dépourvue de toute réalité sensorielle.

 

Inutile de dire que cela prépare à certains changements que je vous laisse l’attitude de comprendre et que l’exercice lui-même révèle (le fiat lux se fait aussi dans la tête du néophyte)

.

Cette étude est également fructueuse pour saisir l’esprit à l’œuvre dans la matière, ce qui est des plus précieux pour saisir d’autres dimensions des travaux au laboratoire, de percevoir intuitivement les effets des transformations dans un espace différent du notre.

 

Seule est saine la pratique intérieure d’une logique de qualité détournée de toute perception sensorielle. Tel est l’un des sens donné par Eugène Canceliet à l’esprit sain.

 

L’esprit sain ne saurait se manifester par de brûlants désirs qui caractérise notre monde habituel.

Quand notre esprit n’est pas sain, nous ne pouvons que pécher contre l’esprit et cela d’une manière très concrète lorsque nous abordons la fabrication de la pierre philosophale.

 

Quand la première étape est franchie, il n’est pas obligatoire de passer à la suivante, il est possible d’aborder directement le laboratoire. Cependant quel que soit l’ordre choisi tout doit être fait.

D’autre part il est aussi possible de mener de front deux étapes, comme le numéro 2, l’acquisition de la connaissance imaginative et le  numéro 4, la préparation de la pierre philosophale.

Cependant j’ai déjà dit que la phase d’étude, dans tous les sens du terme, est en tête, et cela en toute logique.

 

2 L’acquisition de la connaissance imaginative.

 

La deuxième activité est, en quelque sorte, complémentaire de la première. C’est œuvrer sur la connaissance imaginative. Dans l’étude précédente on avait fait disparaître les images issues de l’actuel, maintenant c’est le travail sur les images d’un actuel rattaché à des concepts évolutifs. En bref, tout être vivant sera intégrée à une globalité non pas statique, mais en évolution. Dans ce dessein il est nécessaire de se méfier de ce que nous avons appris, ce n’est généralement pas cela qui doit être imagé.

 

Le concept de base est d’aborder la notion d’évolution non matérialiste considérée à travers les divers règnes de la nature. Aborder ce phénomène ce n’est pas, par exemple s’imaginer qu’un singe se transforme en homme. C’est plus global et surtout totalement indépendant des théories actuelles.

 

La globalité de la vie en fonction des correspondances et analogies interrègnes est prise en considération indépendamment des théories scientifiques qui pourraient les juger totalement absurdes. Ce qui n’est pas surprenant si on se place dans l’optique matérialiste qui puise sa réalité dans le mirage bien structuré et palpable de la matière.

L’alchimie, quant à elle, ne se réfère qu’apparemment à la matière, même si ses effets sur la matière sont incontestables comme le montrent les multiples comptes rendus de transmutation.

 

La science explore la matière à partir du visible. L’alchimie opère sur la matière à partir de l’invisible. De ce fait elle ne saurait être comprise autrement qu’une pré-chimie balbutiante cherchant ses repères en se référant à des concepts qui nous apparaissent comme étant naïfs ou même absurdes.

 

Sur terre les plantes nous ont précédées pour enrichir l’atmosphère terrestre en oxygène afin de préparer notre venue. Il existe, de ce fait, un lien avec nous et quelque part, par leur plus grandes ancienneté elles manifestent des perfectionnements qui préfigurent, sur le plan de certaines structures, notre évolution future.

 

Regardons donc une plante si associée à la vie des hommes et des animaux, et qui plonge ses racines en terre. Observons ce végétal en ayant l’esprit attentif à toutes correspondances et analogie par rapport aux autres règnes qui vivent grâce à elle. Cette attitude « analogique » est celle des alchimistes et en constitue même leur cheville ouvrière autant à l’oratoire qu’au laboratoire.

Nous finissons par remarquer que la plante est l’être humain retourné puisque les organes de reproduction sont en l’air, et l’équivalent de la tête sont les racines enfoncées dans le sol. Donc, en retournant à 180° la plate nous obtenons la disposition des organes chez l’homme. Si nous la retournons à 90° seulement nous obtenons la disposition horizontale des organes constituant l’animal.

 

Par la représentation imaginative de tels faits, nous pénétrons dans notre monde non seulement par la pensée, mais aussi par la sensibilité et l’affectif. Ainsi nous découvrons un lien intérieur entre la plante et l’homme. Nous observons la chasteté de la fleur offrant son calice au soleil, aux abeilles et aux papillons. Elle est épargnée des désirs et des passions de l’être humain qui est son inverse.

 

Cependant la plante dort, c’est très réellement un « légume », mais l’être humain a conquis sa claire conscience en s’incarnant dans une chair «  à l’envers » traversés de désirs, de passions et d’instincts. Le programme est clair : Il doit donc opérer son retournement complet. Comprenez-vous le programme ?

 

Il est vrai que l’animal, entre l’homme et la plante, connaît des désirs et des passions, mais n’a pas encore la claire conscience.

Ressentir cela est capital, ressentir que l’âme du vivant est « crucifiée » sur le corps de la terre… Le choix de la croix par le Christ n’est pas anodin : il fut crucifié pour alléger la charge des crucifiés que nous sommes. Évidemment cela n’est perceptible que par les hommes de bonne volonté.

 

À ce stade il n’est pas question d’une pensée seulement, il ne s’agit pas non plus d’une prouesse de l’imaginaire, mais d’une union fructueuse entre la pensée et le ressentir. En adoptant cette manière de percevoir le devenir on se sent accéder peu à peu, par les images à la connaissance imaginative.

 

Il est bien évident que les phénomènes se déroulant dans l’athanor vont être perçu de plus en plus différemment. Progressivement, dans cette communion avec l’esprit s’affirmera une perception du devenir des phénomènes ce qui peut parfois être à l’origine de rectifications fructueuses et de compréhensions plus abouties.

 

3 L’écriture ésotérique.

 

L’image est une écriture. La contemplation d’une image ou d’un phénomène naissant au laboratoire traduit les grandes forces de la nature. Elles n’agissent pas seulement sur l’imagination mais aussi sur la volonté de l’adepte. Car la force originelle créatrice qui vit dans la volonté humaine est la même que celle qui agit dans tout l’univers créé extérieur. Donc la volonté humaine est indissociable de la volonté créatrice et de celle du créateur lui-même. Le travail au laboratoire la renforce par une sorte d’osmose si je puis dire due au contact fréquent. Cela montre d’ailleurs que le travail au laboratoire est de l’ordre de la spiritualité.

 

Inutile de spécifier la nécessité d’un état d’esprit de l’opérateur similaire par sa pureté. L’esprit du cosmos qui nous a donné les tables de la loi ne saurait répondre à une approximative bonne volonté, mais à un esprit sain qui se renforce chaque jour comme la matière condense l’Esprit dans l’athanor.

 

J’entends d’ici les incorrigibles spiritualistes à tête de fourneau déblatérer de long discours sur l’inanité d’une alchimie au laboratoire. C’est désespérant car je ne sais comment leur enfoncer dans le crâne que la forge de Vulcain ne fut pas créée pour rien.

 

Sans cette connivence entre créateur et être créé, à travers ce dénominateur commun qu’est l’Esprit, l’alchimie ne pourrait exister. Sans cette alliance sacrée de l’ordre de l’impondérable l’élaboration du microcosme philosophal devient une folie.

 

J’ai parlé d’images issues du laboratoire car nous sommes en alchimie, mais les images peuvent avoir une autre origine. Lorsque nous laissons agir en nous des clichés comme celui du graal ouvert tel le calice d’un bouton d’or épanoui au soleil, nous accueillons en nous l’action de l’écriture secrète de la nature.

Regarder une plante au soleil entouré d’être butineurs voir les lances du soleil féconder les êtres, caresser la fleurs et traverser la goutte de rosée qui miroite d’esprit, c’est cela lire l’écriture secrète de la nature. Vous pouvez penser que c’est devenir poète, c’est vrai, mais cette poésie est lecture des secrets de la nature par des contemplations sur les magnificences de la vie. Savoir s’arrêter devant un calice de fleur qui s’ouvre au bord du chemin est une assurance que bientôt l’écriture secrète de la nature sera à notre portée et que même le bruit « incohérent » des orchestres d’insectes formera l’étrange mélodie d’un texte déclamé… « Que ceux qui ont des oreilles entendent » disait le Christ… encore faut-il avoir des oreilles !

 

C’est la raison pour laquelle les anciens chrétiens (avant 1054) disait qu’il existe deux livres sacrés qui transmettent le même message : celui des Écritures et celui de la Nature, ce que n’ignoraient pas les alchimistes chrétiens comme dom Belain ou Pierre-Jean Fabre.

 

4 La pierre philosophale.

 

En ce lieu, nous sommes évidemment au cœur du sujet. Il ne peut porter ses fruits que par l’accomplissement des six autres étapes. La lecture de ce qui précède a due vous en convaincre. Tout cela doit évoluer à son rythme sans vouloir à tout prix bousculer les choses.

 

Lors de la création Dieu imprégna le monde de son esprit afin que toutes choses puissent exister. De se fait l’Esprit est présent partout et tout peut faire office de matière première sur laquelle œuvrera l’alchimiste.

Inutile de souligner combien la différence est grande avec la science matérialise. Il n’existe même pas de rapport possible car la science travaille sur la matière et l’alchimie œuvre par l’intermédiaire de la matière. L’un travaille sur le visible l’autre sur l’invisible sur lequel aucun protocole expérimental matérialiste ne peut s’élaborer.

 

Le choix de la matière première est restreint du simple fait que toutes les matières ne sont pas faciles à fondre ou à pulvériser.

Par ailleurs toutes ne sont pas imprégnées d’esprit de la même manière. Les plus appropriés sont des métaux qui ne sont pas encore des métaux, du moins en apparence. Nous avons le mercure qui est à l’état liquide et n’est donc pas encore métallique. D’autres minerais présentent des conditions tout aussi intéressantes. De ce fait les alchimistes ne travaillèrent pas toujours sur la même matière, ainsi Fulcanelli oeuvra pour la voie sèche sur l’antimoine et la cobaltine mais en suivant le même principe d’élaboration.

 

Le fait de s’adresser aux créations les plus anciennes, car plus « proche » du début, désigne le monde minéral car les végétaux et les animaux contiennent, eux aussi, l’Esprit, mais leur degré d’évolution, de spécialisation, les rendent impropres à l’œuvre car trop éloignés du fiat lux.

Si l’on voulait définir la matière première ce serait comme étant une parcelle du chaos originel.

 

Il est un autre phénomène auquel l’alchimiste prête la plus grande attention : Quand on chauffe une matière son esprit s’échappe et de ce fait c’est une matière morte alors que sa composition chimique n’a pas changé.

Nous trouvons un phénomène inverse lors de la messe dominicale (avant 1968) lorsque le prêtre (correctement ordonné après les six ordres nécessaires) consacre les hosties qui deviennent sacrées alors que leur composition chimique n’a pas changé.

À ce moment, par imposition des mains, le prêtre leur insuffle l’esprit provenant du Christ à travers la succession apostolique qui remonte, (par imposition des mains d’une génération d’évêque à l’autre à travers les siècles) au feu-Esprit de la pentecôte.

 

L’Église traditionnelle et non traditionaliste est éminemment alchimique tant à travers ses ordinations ses vêtements sacerdotaux notamment leur couleur, qu’à travers l’agencement de ses rituels aujourd’hui disparus depuis près de 50 ans maintenant. Eugène Canseliet l’a démontré à plusieurs reprises, ainsi l’étole du prêtre qui se croisait sur sa poitrine n’est autre, cabalistiquement parlant, que l’étoile, concrétisée par le croisement correspondant au creuset. L’étole croisée c’est l’étoile dans le creuset de la voie sèche, etc.

L’étoile se manifeste en fin de coagula. Cette particularité du vêtement ecclésiastique a été périmée par le concile Vatican II.

Quant à la voie humide elle utilise plusieurs procédés de captation de la rosée, l’un en traînant des draps sur l’herbe, l’autre en captant cette rosée nocturne par différents procédés dont le plus courant est une substance fortement hydrophile.

Dans toutes les voies Solve se caractérise par une liquéfaction qui permet de capter l’esprit et par coagula ou solidification (ou fixation) qui permet de fixer cet esprit, ainsi capté, dans la substance.

En résumé la pierre philosophale est une substance quelconque « débordante » d’esprit à un tel degré qu’elle acquiet des propriétés régénératrices et transmutatoires.

 

5 La correspondance entre microcosme et macrocosme.

 

Cet aspect est décisif au point de permettre de saisir les points 6 et 7 qui en découlent.

À tout ce qui se déroule dans l’univers correspond dans la matière première en gestation et dans l’être humain un processus miniature analogue.

Nous savons que l’alchimiste recrée, en imitant Dieu, un « monde » à partir d’un reste de chaos originel. Cette matière animée va évoluer jusqu’à manifester des correspondances avec l’univers et l’homme. Mes derniers articles sont suffisamment évocateurs à ce propos.  RENNES LE CHATEAU L’esprit de Brénac, trésor de Saunière.

Mais l’alchimiste découvre surtout les correspondances entre lui-même et l’univers afin de pouvoir établir un lien de plus en plus solide avec lui qui verra son apothéose dans l’Adeptat final ou de citoyen du monde il devient citoyen de l’univers.

 

L’homme en se concentrant sur ce qui se déroule en lui et dans l’athanor parvient intuitivement et par analogie et liens cabalistiques, à saisir les processus se déroulant à l’extérieur dans le cosmos.

 

Par exemple, en méditant sur toutes les analogies de l’œil récepteur de la clarté qui fut formé par, et pour, la lumière du soleil. L’œil a une nature solaire que le symbolisme du soleil, un cercle avec un point au centre, traduit fidèlement.

 

De cette manière il devient possible de connaître la totalité de l’univers à travers l’intérieur de l’être humain. Àu moment où l’astrologie était une science initiatique c’était le but recherché et illustré par les anciennes gravures représentant les correspondances entre les organes et les signes du zodiaque. C’est ainsi que se développe le sens des correspondances entre l’homme et la totalité de la création.

 

D’autre part une certaine concentration sur le cœur humain fournit une connaissance de la nature du lion qui est, évidemment, à l’extérieur de lui-même. Il ne s’agit pas là de théorie ou de mots en l’air.

 

Le programme est le suivant : en s’observant lui-même et en observant sa matière en devenir dans l’athanor, l’adepte découvre les chemins particuliers conduisant au grand univers après que naîtra en lui un solide sentiment de ne faire qu’un avec le tout cosmique. Évidemment cette progression est patiente à l’image de ce qui se déroule dans l’athanor.

 

C’est ainsi qu’il étend son organisme à la totalité de l’espace. On parle alors d’homme galactique. Cet homme se trouve en tous les êtres et devient capable d’éprouver le sentiment de divine béatitude.

Ainsi il s’élèvera en laissant la peau du vieil homme comme l’illustre la dernière planche du Mutus Liber.

 

mutus liber finDernière planche du mutus liber.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 14:49

 

Ce titre peut paraître présomptueux, à moins de me lancer dans des explications amphigouriques qui n’ont d’égales que les usines à gaz proposés à la méditation des survoltés des neurones.

 

Donc, vous avez compris, je vais faire simple mais ne croyez pas que pour ça que je vais vous raconter des balivernes. Ben oui dans notre actuelle civilisation de branchés ceux qui font simple ont des grains en moins ! C’est la loi du paon majestueux regardant de haut l’oiseau-mouche capable de voler en arrière et de se nicher dans toutes les anfractuosités où le paon laisserait ses plumes pour apparaître nu dans la peau rose bonbon d’une grosse dinde de noël.

Voilà, mon introduction saignante achevée, je suis en paix pour vous raconter une histoire.

 

Dans les évangiles il y a parfois des surprises car la traduction du Grec initial n’est pas toujours facile. André Chouraqui (1917-2007) l’a montré en mettant à jour de multiples ambiguïtés liées au langage particulier des écrivains d’ascendance sémitique. Il faut souligner que Chouraqui a adopté dans son travail « un parti pris révolutionnaire, qui a permis de redécouvrir des textes que l'on croyait usés ». 

Alors ne soyez pas étonnés outre mesure si je révise certains points essentiels de l’histoire du chemin de croix et du Golgotha au point de faire émerger une dimension insoupçonnée beaucoup plus fondamentale et universelle que le laissent apparaître les interprétations coutumières et une sorte d’imagerie d’Épinal consacrée par l’habitude.

Car la pierre du Christ dont je vais parler à la particularité d’unir en une seule voie le christianisme fondamental adogmatique et laïque pourrait-on dire mais profondément spirituel, avec l’alchimie et la franc-Maçonnerie.

Donc, que ce soit clair, tout cela n’est pas un exercice funambulesque pour vous faire avaler n’importe quoi.

 

 

 

La question que je pose est la suivante : « La croix du Christ était-elle comme on la représente habituellement ? » La réponse est sans ambiguïté aucune : NON !

Les évangiles furent écrits dans une langue grecque particulière ou koiné qui n’a pas la même pureté que celui de l’empire.

Les exemples les plus remarquables de constitution d'une koinè sont le Grec sémitisé des apôtres, le français (mélange linguistique) et l’occitan (mélange linguistique encore plus important que le français). Une koinè peut aussi être une langue particulière permettant la communication entre des interlocuteurs parlant des langues différentes. Ainsi, actuellement l’anglais (plus ou moins baragouiné) par les touristes ou dans le monde des affaires est une koinè. Le français a servi, jusqu'au milieu du XXe siècle, de « koinè » diplomatique, entre autres. Ceci étant dit pour qu’il n’y ai pas de confusion entre le grec classique et la koiné des compagnons du Christ. Il faut donc être attentif aux termes en se méfiant d’un certain académisme consacré par les exégètes…

Je veux dire ici que le mot croix fut mal traduit.

Chaque fois qu’on lit le mot « croix » ou « crux » en latin dans les évangile on trouve dans le texte grec correspondant le mot σταυρος. Le terme crucifier s’exprime par : σταυροω. Le fameux dictionnaire académique de Bailly, donne à ces termes in fine de ces indications, celle de croix et de crucifier, et il note que ce sens est particulier aux traducteurs chrétiens, donc une koiné de « grenouille de bénitier », un peu comme il existe un latin de sacristie.

En effet, les traducteurs chrétiens sont allés un peu vite en besogne pour des raisons qui ne nous intéressent pas ici.

 

Le mot σταυρος traduit habituellement par croix signifie : un pieu, un poteau planté à la verticale. Ce nom est composé de la racine στα qui signifie : se tenir debout, et du mot ορος qui désigne une borne une pierre limite, une stèle.

σταυρος c’est donc : la pierre levée, le menhir fiché en terre. Nous voyons immédiatement que cela ne figure pas une croix du Calvaire comme on la voit dans l’imagerie.

D’ailleurs la croix faite de l’assemblage de deux poutres entrecroisées s’écrit en grec : χιαμα et χιαξω qui est le verbe disposer en forme de croix, croiser. Ces termes ne sont jamais employés dans les évangiles alors qu’ils le devraient ! On a dont littéralement « inventé » le terme de crucifixion tel que nous le connaissons. De ce fait le déroulement de la crucifixion est à revoir et revêt de ce fait des sens nouveaux indécelables jusqu’alors.

Donc il existait au mont des oliviers des pierres levées, des menhirs, peut-être même un cromlech, qui servaient de piloris. Il n’est pas impossible que ces mégalithes soient d’une origine plus ancienne que la fondation de Rome. Ils marquaient peut-être une Haut-Lieu comme celui de la sépulture d’Adam, ce qui lui aurait valu, selon la tradition, le nom de Golgotha qui signifie mont du crâne. Et c’est ce lieu particulier que le Christ aurait choisi de mourir pour le rachat du premier homme et donc de l’humanité tout entière. Tout cela reste inchangé si ce n’est qu’à la possibilité d’une rédemption générale il offre une rédemption particulière que n’a pas souhaité divulguer l’Église, et qu’elle a même fortement déconseillée. Pour l’instant les raison « doctrinales » de ce rejet ne font pas partie de mes oignons.

Le long du chemin qui menait au Golgotha, Le Christ n’aurait donc pas porté sa « croix », mais une poutre sur laquelle au terme du parcours, on lui étendit les bras et les immobilisa avec des clous et des cordes. Les membres supérieurs ainsi fixés à l’horizontale, on le hissa avec sa poutre qu’on déposa sur le sommet du menhir. Les pieds furent alors cloués sur l’extrémité biseautée d’un support de bois planté dans le sol au pied du menhir, ce que représentent d’ailleurs la plupart des crucifix.

De ce fait la forme de l’instrument de supplice ressemblait alors à celle d’un T (tau) et non à celle d’une croix +.

L’expression « porter sa croix » qui signifie être chargé de peine et de malheurs, d’épreuves et de souffrances tel que le Christ les endura n’est donc pas réelle en qualité de représentation effective d’une croix.

 

« Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il porte sa croix, et me suive. » (Marc VIII, 34)

 

C’est ce passage de l’évangile qui a donné naissance à l’expression « porter sa croix » que l’on retrouve dans les versions latines et françaises mais qui ne correspond en rien à ce qu’exprime la koiné grecque ! Disons au passage que ce genre de déformation par les traducteurs de la Bible est monnaie courante dont le pompon est remporté haut la main par une infâme salade que l’on appelle  Traduction Œcuménique de la Bible (TOB). Dans ce torchon tout est fait de manière à satisfaire chaque râtelier dans un « jemenfoutisme » royal vis-à-vis de la vérité. Quelle injure vis-à-vis de celui qui commençait ses discours par l’expression : « En vérité je vous le dis »… le faire mentir me laisse la bouche en oviducte, et à vous ?

Je montre certaines de ces entorses graves, destinées à accréditer une doctrine, dans mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale.

Mais revenons à nos moutons.

 

Alors qu’en latin et en français nous lisons : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même et porte sa croix et me suive » le grec dit très exactement :…χαι αρατω του σταμρου αμτον… soit en traduction littérale : … et qu’il laboure son pieu et me suive…

Inutile de préciser que cette traduction donne un tout autre sens à ce passage des évangiles !

Nous avons vu précédemment que le pieu n’est autre qu’une pierre levée, d’où la traduction exacte :

« Si quelqu’un veut me suivre qu’il renonce à lui-même et qu’il laboure sa pierre et me suive »

En d’autres termes le Christ définit la voie de notre rédemption individuelle en deux points : renoncer à soi-même et labourer sa pierre.

Dans ce passage il n’est pas question de « porter » (sa croix), de se « charger » qui en grec comme en latin se dit : « fero », mais bien de « labourer » : αροω. Et encore une fois nous trouvons : σταυρος (storos, d’où est issu le mot anglais stone, lapider) le pieu, le menhir.

Donc il est bien question de labourer sa pierre. Que peut donc vouloir dire cette expression ?

La pierre n’est pas sans rapport avec le passage de l’évangile ou le Christ dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon Église ». Il est bien évident que Pierre est en rapport direct avec la pierre sur laquelle fut sacrifié le Christ.  L’apôtre Pierre est le représentant de cette pierre sacrificielle qui deviendra la pierre d’autel des églises catholiques, pierre gravée de cinq croix grecques (à branches égales) qui symbolise les cinq blessures faites avec les trois clous et la lance. Après cette curieuse coïncidence, qui n’en est pas une, ne me dites pas que les autorités religieuses des premiers siècles ignoraient que le Christ a été été « crucifié » sur une pierre qui est devenue pierre d’autel sur laquelle se célèbre son sacrifice !

Si la messe avait été uniquement la « commémoration de la scène la présence d’une pierre consacrée aurait été inutile. En plus il existait des autels dits « portable » qui n’étaient autres qu’une table avec une pierre centrale. Ors, la messe n’était pas valide (avant 1968) si le calice du prêtre était posé sur la table mais à côté ou n’importe où ailleurs que sur cette pierre. En d’autres termes : le sacrifice de la messe était associé à la pierre. C’était une tradition irréfragable et scrupuleusement respectée qui avait sa raison d’être dans les écrits sacrés. Ou sont ces écrits si ce n’est dans une traduction correcte des récits de la crucifixion ?

Quant au verbe labourer, il ne doit pas dire grand-chose aux chrétiens actuels si ce n’est qu’ils doivent, comme dans le labourage champêtre, s’arracher, se détacher, à tout ce qui les retient enracinés aux choses terrestres.

 

Il faut tout de même signaler que l’expression « labourer sa pierre », ce qui est l’équivalent de « labourer sa terre » est commune en alchimie, elle fait partie d’une manière habituelle de s’exprimer.

Par exemple l’alchimiste Cambriel dès la première ligne de sa treizième leçon de son cours de philosophie hermétique s’exprime de la sorte :

 

« De même que les laboureurs des champs, le philosophe hermétique est obligé de travailler la terre philosophale. »

 

Les alchimistes s’appellent les laboureurs et ce « labour » aboutit exactement à la rédemption du laboureur à la suite de l’élaboration de la pierre philosophale qu’il qualifie de Don de Dieu ! Nous voyons immédiatement que cela est en complète harmonie avec le message christique de la « crucifixion ».

Si nous voyons la crucifixion dans sa globalité nous pouvons en déduire que l’alchimie est chrétienne dans le sens le plus achevé du terme.

Par ailleurs le travail de la pierre n’est pas étranger à la Franc-Maçonneries qui à son début se confondait avec l’alchimie aussi bien théorique que pratique, comme le montre le symbolisme éminemment alchimique des loges.

Le franc-maçon qui taille sa pierre devrait effectuer exactement le même travail que l’alchimiste, mais cette connaissance est maintenant perdue.

Il est un fait regrettable, c’est de croire que l’alchimie pratique n’est pas spirituelle. Seule celle des bricoleurs ne l’est pas ! Tous les alchimistes véritables, réellement initiés, vous diront qu’elle l’est tout autant que les passages à l’oratoire car l’alchimiste ne travaille pas sur la composition moléculaire de sa pierre, mais sur son esprit immatériel, qui se confond avec celui du Christ et le relie à la trinité divine. Le « labourage » de cet esprit n’est pas sans conséquence sur l’opérateur qui l’attire et peut-être fécondé et transformé par lui lors d’une descente massive pour vivifier la Nature. Tel est le Don de Dieu. Et je souhaite de tout cœur que les Francs-Maçons m’aient compris. En effet, le grand mystère de leur pierre « labourée » est à l’intérieur de leur monolithe parfaitement taillé.

 

Que l’esprit Saint vous dégrigole sur la tête.

 

Avec toute mon amitié.


Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 15:34

 

Être chercheur de trésor se conçoit aisément tant les mystères qui nous entourent et nous constituent sont de grands et immenses trésors. Ces trésors ne peuvent, si nous ne sommes pas trop obtus, que nous passionner. Nous sommes aussi bougrement intéressés par la chasse aux lingots d’or parce que nous ne sommes pas riches (si vous l’êtes la suite ne vous concerne pas !).

Dans notre monde de crapules les politiques et les financiers sont au balcon pour nous rendre la vie dure non seulement en nous délestant de notre patrimoine personnel (la demeure campagnarde de mes grands-parents du Razès, habitée par mes rêves d’enfant, appartient maintenant à une famille allemande) mais surtout parce qu’ils détournent habilement le flux monétaire, secrètement amassé dans des caves anonymes dont ils ont les clés.

Bon, voilà c’était ma petite crise introductive dédiée aux lingotières de la banque de France !

 

Je ne m’attarderais pas sur ceux qui croient être les maîtres du monde alors qu’ils sont incapables d’allonger leur vie d’un iota. Pourtant leur impulsion meurtrière leur fait assassiner les trouveurs pour les remplacer par des chercheurs. L’affaire du biologiste Mirko Beljanski en est un bel exemple (voir le livre de son épouse Monique Beljanski : Mirko Beljanski Chronique d’une « fatwa » scientifique, édité chez Trédaniel en 2003).

L’avidité de richesse qui leur fait surveiller fiévreusement leur trésor, les rend prédateurs inconditionnels. Tout est bon à bouffer comme ces requins qui avalent les poubelles qui flottent dans le sillage des navires. Oui, ils sont tellement dominés qu’ils n’hésitent pas à tuer la poule aux œufs d’or et donc à s’autodétruire.

Cela caractérise l’époque-charnière de notre histoire. Elle est d’autant plus heureuse que le phénomène s’accentue et de plus en plus de « picsous » s’investissent bien malgré eux dans des œuvres philanthropiques. Nous assistons à l’émergence du pôle opposé des « antpicsou » dont les mouvements écologiques font partie ainsi que l’intérêt mondial suscité par le mystère de Rennes le Château. Les premiers veulent protéger notre terre et pensent à leurs enfants. Les seconds sont divisés en deux clans : les minables « picsous » qui se baladent avec une pelle et une pioche, et l’écrasante majorité des autres qui sentent que ce mystère repose sur une énigme en rapport direct avec les « erreurs » profondes des Églises et surtout en étroite harmonie avec les lois de « l’univer sel », comme l’écrit Béranger Saunière dans un de ses manuscrits et que j’ai signalé à la page 147 de mon livre Rennes le Château, les cartes des trésors, puis repris et interprété par Aline Ximénès dans son beau livre : Etude de la biographie de Béranger Saunière. Ce développement s’effectue dans son ouvrage qui étudie autant la dimension psychologique que spirituelle permettant de découvrir un nouveau visage de ce curé et de comprendre que l’alchimie a pu être son pôle d’intérêt.

BIOGRAPHIE ORIGINALE DE BERANGER SAUNIERE.


Le ressentir particulier d’une autre dimension et du spirituel, qui, pour l’alchimiste siège en toute matière, ne manque pas d’attirer des sociétés dites sociétés initiatiques qui prennent conscience que leur substrat ésotérique demande à être relié aux sources, relié à la lumière.

Après avoir parlé d’une centaine manière de l’art d’Hermès au point de laisser dans l’expectative certains élèves de l’école de Fulcanelli et Canseliet, je puis ici, pour clore cette étude, aborder les fondements de l’alchimie en espérant que cessent certaines incompréhensions.

Pour illustrer ce substrat essentiel de l’alchimie le plafond peint de l’église de Brenac, non loin de Montazel (où naquit Béranger Saunière ), s’y prête à merveille tant les médaillons symboliques sont expressifs. J’ai déjà développé le sens alchimique de certains.

RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 OISEAUX DE BRENAC 

RENNES LE CHÂTEAU : LES 2 VAISSEAUX DE BRENNAC

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC


Je vais maintenant poursuivre et terminer l’explication des images qui agrémentent ce plafond.

 

 

Le sujet central de l’alchimie est l’énergie. Cependant la notion telle que la conçoit la physique actuelle est étrangère à l’idée qu’en a la philosophie alchimique. En effet, la force expérimentée par les alchimistes est encore insaisissable par les procédés expérimentaux des physiciens actuels. Et pourtant... ça tourne ! aurait dit un astronome célèbre.

Par ailleurs peut-on parler de « philosophie alchimique » ? Je ne crois pas puisque les concepts de l’alchimie découlent directement d’expérience et d’états intérieurs, plus exactement d’états spirituels. De ce fait l’appellation de « mystique expérimentale » comme le prône fort justement René Alleau (voir son livre Aspects de l’alchimie traditionnelle aux éditions de Minuit) me semble plus approprié.

Le médaillon suivant permet de mieux saisir ce que j’essaye de dire.

 

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Sortant des nuées célestes, la main et l’esprit ou lumière de Dieu

planent sur la création après avoir plané sur les eaux.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 

Une main va se saisir d’un animal couché qui semble être un loup[1]. Autour de lui quatre volatiles. Les deux qui sont à droite regardent le loup. Alors que les deux qui sont à gauche regardent la main. Le triangle d’or rayonne sur tout avec une moindre intensité après avoir traversé les nuages.

Ici est exprimé clairement un conseil prodigué aux alchimistes : un ciel nuageux fait écran aux rayonnements, que pour l’instant j’appelle « rayonnement cosmique ».

Quant à l’interprétation religieuse elle semble exprimer la création faite par Dieu dès les premières pages de la Genèse :

C’est donc de la genèse qu’il nous faut partirpour constater que Dieu créa les oiseaux le cinquième jour avec les autres animaux tel le loup. Avec ces cinq animaux, c’est de ce cinquième jour qu’a voulu parler le peintre, cinquième jour qui correspond aux cinq doigts de la main. Cela ne saurait mieux désigner les manipulations.

 

Tous les alchimistes sont unanimes pour assimiler l’œuvre de l’alchimiste à la création de l’univers.

Entendons-nous bien, le travail au laboratoire est similaire à la création, mais il n’est pas identique, le mot comparable est plus approprié.

Donc, pas d’ambiguïtés : l’alchimiste ne cherche pas à s’introniser créateur comme Dieu, a être l’égal de Dieu lui-même. Donc prière aux psychologues qui sont en embuscade entre les cuisses de Freud de ne pas se précipiter pour vilipender des désirs d’érections immodérés (là ça chauffe !)

.

Certes, parmi ceux qui se disent alchimistes il en existe d’assez fous pour affirmer leur position de démiurge. Dans ce cas vous aurez compris que nous sommes aux portes de l’hôpital psychiatrique.

 

L’alchimiste va donc imiter l’œuvre de création de Dieu dans le modèle réduit que constitue le Grand Œuvre, ce qui n’a pas échappé à Serge Hutin :

 

« Le Grand Œuvre alchimique se trouve traditionnellement assimilé à l’organisation du chaos terrestre par la lumière divine : dans la cornue ou le creuset, l’adepte contemplerait donc – estime-t-il – ce qui s’est passé à l’origine même du présent cycle terrestre. Il ne s’agit pas là d’une simple formule symbolique, mais d’un processus concret, tangible, palpable : l’alchimiste se construit une sorte de véritable modèle réduit animé de la création, avec reproduction sur ce globe en miniature du jeu même des cycles solaires, lunaires et planétaires qui régissent la Terre. L’alchimiste Canseliet nous racontait ainsi comment, une nuit, il vit se reproduire sous ses yeux, en petit, tout le déroulement de l’éclipse de lune qui se produisait dans le même temps sur la voûte céleste.

Les alchimistes occidentaux n’ont pas manqué de faire un parallèle entre le déroulement du Grand Œuvre et les étapes successives du processus cosmogonique décrites dans la Genèse. » (Serge Hutin, Histoire de l’alchimie, p 45-46, Éditions Marabout ? Vervier Belgique 1971. Les parties soulignées le sont par moi-même)

 

Cette citation à elle seule pose les fondements de l’alchimie comme l’a bien illustré l’abbé Courtade au plafond de son église de Brénac.

Mais la réussite d’une pareille expérience ne saurait reposer seulement sur un mélange d’ingrédients. D’autre part il serait naïf de s’imaginer qu’il s’agit là d’une influence du psychisme de l’alchimiste sur la matière. Une histoire pareille est bonne pour faire briller les yeux des crédules qui ne cherchent qu’à titiller leur insatiable besoin de mystère. « Faite moi peur que je puisse me régaler » est leur devise !

Aujourd’hui la mode, chez les « allumés », est de se « chouter » à l’étrange et au surnaturel. Croyez-moi car je vois cette jouissance, à faciès de perdition, dans beaucoup d’yeux. À la moindre de mes causeries elle s’éveille et puis s’envole comme une sorcière sur son balai ! Je sais alors que les disciples d’Harry Potter ne pourront maîtriser leurs fascinations. Ainsi naissent des fantasmes, qui ont la redoutable particularité de piéger dans un univers artificiel. C’est de cette manière que se dresse un obstacle obstruant l’accès à un réel intérêt seul capable d’ouvrir les portes de l’initiation. Les questions qui me sont posées démontrent ce naufrage irréversible dans les brumes de l’imaginaire.

Il faut le dire : tout le monde est appelé mais tout le monde ne répond pas et reste bloqué, en qualité de non élu, dans la couche épidermique du phénomène mystérieux. Le reste est une affaire de sieste. Si l’on se régale, pourquoi faire un effort ? De ce fait on vient quémander son biberon au ventilateur qui passe et l’on ingurgite goulûment les absurdités du premier venu pourvu qu’il y ait, dans son discours, moult mystères. Le livre Da Vinci Code le démontre avec ses aberrations qui vont jusqu’à tordre (de rire peut-être) le méridien de Paris pour qu’il puisse se balader dans la blanche Albion.

 

À la place de la « puissance » de notre misérable psychisme pour faire se promener des planètes dans l’athanor il faut quelque chose de plus sérieux et de plus conséquent que l’activité d’un petit dieu à la pensée étriquée s’imaginant être l’égal du créateur lui-même. Ça sent le dingue tout ça ! ! ! Et comme le dit si justement mon amie la judicieuse Marie-Thérèse c’est digne du « nouille-age ».

 

Le petit dieu doit accepter d’être un singe, le singe de la création, disent les alchimistes. Imiter, tel est le fin mot de l’histoire. L’alchimiste passe sur les empreintes du créateur en utilisant une matière déjà crée par lui, un chao originel (ou matière première) qui lui reste à modeler. Oui, l’homme est créateur, mais n’est pas LE Créateur ! De ce fait il entre dans l’Église de Pierre avec sous le bras la mystique de Jean.

J’espère avoir été suffisamment explicite pour dissuader les exaltés de la carafe qui rêvent de chaparder le sceptre à Jupiter.

 

«  C’est que l’alchimiste, dans son patient travail, doit être le scrupuleux imitateur de la nature, le singe de la création, suivant l’expression génuine de plusieurs maîtres. Guidé par l’analogie, il réalise en petit, avec ses faibles moyens et dans un domaine restreint, ce que Dieu fit en grand dans l’univers cosmique. Ici, l’immense ; là, le minuscule. À ces deux extrémités, même pensée, même effort, volonté semblable en sa relativité. Dieu fait tout de rien : il crée. L’homme prend une parcelle de ce tout et la multiplie : il prolonge et continue. Ainsi le microcosme amplifie le macrocosme. Tel est son but, sa raison d’être ; telle nous paraît être sa véritable mission terrestre et le cause de son propre salut. En haut, Dieu ; en bas, l’homme. Entre le Créateur immortel et sa créature périssable, toute la Nature crée. Cherchez : vous ne trouverez rien de plus ni ne découvrirez rien de moins, que l’Auteur du premier effort, relié à la masse des bénéficiaires de l’exemple divin soumis à la même volonté impérieuse d’activité constante, d’éternel labeur.

Tous les auteurs classiques sont unanimes à reconnaître que le Grand Œuvre est un abrégé, réduit aux proportions et aux possibilité humaines, de l’Ouvrage divin. » (Les demeures Philosophales, tome 1, pages 255-256. Éditions J. J. Pauvert. Paris 1973)

 

Donc il nous faut revenir à la Bible au moment de la création. André Chouraqui traduit le premier verset de la sorte :

 

« La terre était tohu-et-bohu,

une ténèbre sur les faces de l’abîme,

mais le souffle d’Elohims planait

sur la face des eaux. » (Bible d’André Chouraqui, la genèse verse 1)

 

Le tohu-et-bohu est le chao primordial. Le souffle d’Elohims désigne toutes sorte de déplacement d’air (air qui n’existait pas encore) mais ici le souffle[2] d’Elohims est le souffle de la vie et de l’esprit source de toute création et de toute vie.

Ainsi, le souffle ou l’esprit divin imprègne le chao primordial est de ce fait la matière première qui permettra de réaliser le Grand Œuvre alchimique capable de réaliser une nouvelle création.

D’où l’expression de récréation hermétique employée parfois par les alchimistes pour désigner leur nouvelle création ou recréation hermétique. C’est pourquoi récréation hermétique est le titre d’un manuel d’alchimie très prisé par les « amoureux de science » ou alchimistes en herbe.

 

Ne croyez surtout pas que je vous balade hors sujet. Je n’ai jamais perdu de vue la description de l’image précédente.

Ainsi l’esprit divin qui planait sur la création est-il bien représenté sur cette peinture par le nuage d’où sort la main pour bien spécifier que cette nuée est bien celle du souffle de Dieu à l’aube des temps. Cet esprit est représenté ici corporifié dans le règne animal, mais il l’est également dans le règne végétal minéral et humain. Ne soyez pas étonné si je ne fais pas descendre l’homme du singe ! Ne soyez pas non plus étonné si je n’ai pas prêché une « fatwa » à mort contre Darwin et les évolutionnistes… Il faut que « connerie » passe ! Mais là n’est pas, pour l’instant, mon propos et je n’ai pas l’intention de caresser quelqu’un à rebrousse-poil.  Ce qu’il faut retenir ici c’est que TOUTE MATIERE possède, en potentiel, la possiblilité de réaliser le Grand Œuvre. D’où des expressions disant qu’on foule la matière première aux pieds. Évidemment un choix judicieux doit être fait correspondant aux capacités des minéraux, et au climat. On n’œuvre pas de la même manière à Paris que dans le midi ou en Amérique du sud. Mais le message des alchimistes du monde entier et de toutes les époques ne changera pas d’un iota car le principe est immuable est le restera à jamais dans… Les siècles des siècles !

Il serait temps de prendre conscience du sens de l’Église solaire ou mystique à séparer impérativement des caricatures que sont (hélas) nos religions chrétiennes actuelles ! L’église de Courtade est si expressive en ce sens que l’on peut supposer que cette église abritait une Église indépendante de l’Église catholique regroupant les ecclésiastiques initiés. La chapelle initiatique l’accrédite et l’ancienne photo de plusieurs prêtre autour d’un livre , dont Béranger Saunière, (voir l’article sur la chapelle initiatique LIEN) est probablement le livre de la genèse qui s’inscrit dans la logique de ce que je dit.

Si vous croyez que je vous dit cela parce que je vois des mysères partout, c’est à désespérer… Revenons à la toison d’or de nos moutons…

 

L’esprit divin corporifié est appelé « esprit astral » par cet alchimiste anonyme du début du XIXe siècle qui signa son célèbre opuscule du pseudonyme Cyliani, que vous trouverez dans toutes les librairies. Il est également appelé « or astral, dont le centre est dans le soleil »

Dans l’un de mes précédents articles je développe la particularité de la lumière dorée du soleil qui donnait lieu à une initiation Rose+Croix non folklorique comme dans nos actuelles sociétés bidon. Tout alchimiste est Rose+Croix sans adhérer à quoi que ce soit et payer une cotisation, et il est Rose+Croix dans le sens ou seul il sait  cueillir les roses de la création. Le praticien de cet Art « dialogue » avec l’esprit astral primordial qui imprègne tout et se laisser guider par lui, imite Dieu avec humilité, comme tout brave singe qui se respecte ! Après cela notre artiste singe mais confident de Dieu obtient la rose (pierre rouge) sur sa croix (creuset). Un rose+Croix est celui qui est capable de cueillir la Rose pour explorer les mystères de tout l’univers, et croyez-moi sur parole il y a des choses à voir à faire pâlir de jalousie les meilleurs auteurs de science fiction !

LUMIERES SUR L’ALCHIMIE ET L’ASTROLOGIE 


Ce « dialogue » avec la lumière solaire permet de saisir que l’Esprit est véhiculé par la lumière, comme le montre fort bien l’image que je décris. Donc il n’est pas surprenant que certains auteurs affirment parfois que l’esprit et la lumière désignent la même chose et comme l’abbé Courtade l’illustre dans les symboles de son église ou ses rayonnement jaune d’or sont dans toutes les images.

Ainsi peut-on parler de l’eau primordiale ou onde , ce qui se représente par des ondulations comme celles que l’on peut observer quant on jette une pierre dans une mare. En mer les vagues en sont de belles illustrations.

Le symbole alchimique du sel en est l’expression lorsque les deux parties sont décalées constituant ainsi le schéma d’une sinusoïde qui caractérise toutes les ondes qu’elles soient visibles ou non comme les ondes sonores.

SEL SINUSOIDE

À Brenac l’onde est représentée symboliquement par l’ancre qui plonge dans l’eau, ce qui est une illustration d’autant plus judicieuse qu’elle est baignée d’une lumière ne provenant plus d’un triangle mais d’une étoile qui ne saurait mieux représenter l’éther du firmament nocturne ou l’Esprit. Mais c’est aussi le signe distinctif de la Vierge mère. La fixation (ou coagulation) est ici figurée par l’ancre organe stabilisateur des vaisseaux (vaissels). Ce phénomène est à l’origine de la fable du rémore, ce petit poisson capable d’arrêter, selon la légende, les plus grands vaisseaux. La symétrie de l’ancre montre son lien, si ce n’est son identité, avec le « rebis » ou corps double.

 

« Cette eau, nous dit Eugène Canseliet, donne naissance à l’homuncule alchimique, au tout petit poisson que les hermétistes dénommèrent rémore et qu’ils nous conseillent sans cesse, avec leur coutumier amour du jeu d’esprit, de pêcher dans leur mer, cabalistiquement, leur mère. » (Alchimie, p 130, éditions J. J. Pauvert, Paris 1978)

 

Nota : Le lecteur notera le double sens du jeu d’esprit, qui ne se cantonne pas seulement aux jeux de mots mais à la matière fondamentale dépositaire de l’esprit.

 

bre10L'encre noire qui s'accorde avec la nuit.

  Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 

La matière première de l’alchimie est donc en dormance en attendant le printemps provoqué par l’adepte et l’éveil de la nature. Pour désigner cette particularité l’expression végéter est employer. Cela n’a évidemment pas de rapports avec le règne végétal. Fulcanelli l’exprime sans ambages :

 

« C’est un fruit vert et acerbe, comparé au fruit rouge et mur. C’est la jeunesse métallique, sur laquelle l’Évolution n’a pas ouvré, mais qui contient le germe latent d’une énergie réelle, appelée plus tard à se développer. C’est l’imperfection actuelle d’où sortira la plus grande perfection future. » (Le mystère des cathédrales p 121 Éditions J-J. Pauvert, Paris 1964)

 

Mais le symbole de l’ancre est, comme de nombreux symboles alchimiques polysémiques. Ainsi il désigne aussi la voie alchimique dite voie humide.

L’ancre a aussi, comme je l’ai dit, le sens d’œuvre au noir, ce qui est montré par l’étoile qui brille la nuit.

Une autre signification est liée à l’anagramme du mot ancre qui est crâne. Les alchimistes parlent de caput mortum ou tête morte. C’est un résidu sans vie et donc sans valeur qui est séparé et rejeté ou jeté… comme l’ancre. Dans la sténographie alchimique la tête morte ou caput mortum est représentée par un crâne.

 

Chacune de ces significations prête leurs sens à des niveaux différents de l’œuvre et à différentes voies. Leur signification précise se définit en fonction de ce qui est réalisé.

 

L’éveil va donc se réaliser dans l’athanor souvent représenté par une tour, une tour qui loge l’or ou tour de l’horloge comme le nom premier de la tour Magdala de Béranger Saunière curé de Rennes le Château. Endroit particulièrement prisé par notre ecclésiastique pour préparer différentes « sauces » à chacun des trois niveaux dont j’ai explique le sens dans mon livre Rennes le Château : la carte des trésors.

 

bre07La tour athanor recevant l'esprit.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

  

La tour désigne aussi le tour de main nécessaire pour les travaux au laboratoire que Rabelais appelle Trinc. Si la tour désigne l’athanor avec son immense porte afin que pénètre largement l’indispensable lumière ou esprit, la main qui lui est associée est celle du créateur qui sort des nues dans la première image de cet article.

À gauche de cette tour est un palmier dont le stipe semble brisé dans sa partie supérieure comme si le végétal se redressait après avoir été avachi. À côté on devine un personnage appuyé contre son « tronc ». L’explication nous est fournie par l’évangile de l’enfance de Kessæus qui narre l’accouchement de Marie et que cite Fulcanelli à la page 274 du tome 2 des Demeures Philosophales (op. cit.):

 

« Lorsque le moment de sa délivrance approcha, elle sortit au milieu de la nuit de la maison de Zacharie, et elle s’achemina hors de Jérusalem. Et elle vit un palmier desséché ; et lorsque Marie se fut assise au pied de cet atbre, aussitôt il refleurit et se couvrit de feuilles et de verdure, et il porta une grande abondance de fruits par l’opération de la puissance de Dieu. Et Dieu fit surgir à côté une source d’eau vive, et lorsque les douleurs de l’enfantement tourmentaient Marie, elle serrait étroitement le palmier de ses mains. »

 

Il s’agit ici de la matière première (Marie) ayant l’esprit en son sein qui ranime le palmier avec l’esprit qui est en elle. Comment dire autrement que seul l’esprit peut agir ? Rien n’est plus clair pour désigner la dimension alchimique de cette tour-athanor ayant à sa droite une arche de pierre qui sert de portique naturel à l’entrée du terre-plein qui est au pied de l’athanor de pierre. Il s’agit ici d’un jeu cabalistique qui fait corresponde l’arche de pierre avec l’art de la pierre ou alchimie. Je ne saurais passer sous silence le rôle essentiel de la ville d’Arque non loin de Rennes le Château avec sa tour et ses autres particularités.

 

Cette précieuse énergie présente ici-bas dès les premières lignes de la genèse est conserve dans le saint des saints qui n’est autre que l’Arche d’alliance… Cet Art qui fait alliance avec Dieu.

 

bre05

L'arche d'alliance qui crée un lien permanent entre le Créateur et les hommes.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 

L’arche ou l’arque d’alliance gardée par les chérubins, est Arche de Noé salvatrice pour ceux qui suivent la route pleine d’épines de leur rédemption individuelle. Car l’alchimie est bien là route de rédemption par excellence pour les hommes de bonne volonté qui œuvrent autant au laboratoire qu’à l’oratoire avec l’esprit.

 

À la place du triangle divin habituel on voit au-dessus de l’arche un disque solaire rayonnant, montrant que lumière et esprit sont confondus pour irradier l’arche sur le couvercle de laquelle sont agenouillés deux Chérubins. Les chérubins étant la hiérarchie spirituelle la plus élevée et la plus proche de Dieu et que les mystiques voyaient comme les autres membres de la hiérarchie dont les anges occupent le plus bas niveau et sont donc les plus proches des hommes. Elle renferme les tables de la loi qui, lorsqu’elles seront respectées par tous les hommes alors apparaîtra la Jérusalem céleste décrite pas saint Jean.

Ici le message nous dit, je le répète, que la rédemption peut être individuelle. L’esprit aidera, revivifiera à la condition d’œuvrer au laboratoire la matière pétrie de vie portant l’empreinte du Créateur et aussi qu’entre les manipulations l’oratoire voit la purification de notre propre esprit. Qui se doit d’être esprit saint.

 

L’esprit est lumière ce que confirme l’abbé Courtade en utilisant en dominante la couleur jaune signe de son omniprésence. Elle s’exprime avec plus de force dans la chapelle initiatique où le néophyte s’incline vers le Christ couché à ses pieds pour lui prêter une allégeance éternelle.

 

Et l’abbé Boudet, me direz-vous, comment a-t-il manifesté son statue de « Fil de Science » ? Je ne vous surprendrais pas en vous disant qu’il a dévoilé ses batteries avec son livre La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains.

Dès le titre il nous parle de l’expression du vrai sel (vaissel) alchimique qu’il appelle vraie langue celtique et dont il donne la composition comme composé lié au potassium.

C’est pourquoi dès les premières lines de son avant-propos il affirme sans ambage :

« Le titre de cet ouvrage semble, au premier abord, trop prétentieux pour être rigoureusement exact. »

 

En effet, son titre n’est pas rigoureusement exact puisqu’il écrit Cromleck, au lieu de Cromlech. Il attire ainsi notre attention sur le k, dont on se demande ce qu’il vient faire là ! sauf si on l’associe au symbole chimique du potassium. Ici le k est mis à la place de la lettre h qui aurait du y figurer.

Le H étant le signe de l’esprit invisible, de l’esprit qui est donc dans le sel de K. La forme circulaire du cromlech, ou œuvre de pierre, se superpose au symbole solaire, reliant ainsi l’esprit à la lumière. Il insiste sur le H de l’esprit de la genèse dont il développe dans son livre les faits en disant que :

 

« Dieu s’oblige et s’astreint pour ainsi dire à faire servir sa puissance à la conservation des choses crées. » (p. 30),

 

La puissance de Dieu pour conserver (si l’on peut dire !) les choses crées est symbolisée par H, son éternelle présence. Boudet  confirme cela en écrivant menir au lieu de menhir… toujours une œuvre de pierre., toujours un H invisible dans la pierre, pierre sur laquelle, n’en doutez pas, le Christ a construit son Église. Actuellement cette pierre est détruite et les portes de l’enfer claquent dessus à tout vent.

Quant au sieur Pomiés éditeur fantôme, il porte la même pomme que l’enfant Jésus que Béranger Saunière a découpé dans le journal Lacroix pour le coller sur son cahier. Cette pomme avec une croix au-dessus se trouve dans la nomenclature alchimique comme symbole de l’antimoine et du cinabre.

Je laisse aux chercheurs érudits le soin de décrymper l’ouvage de Boudet qui nous signale fort à propos :

 

« Qu’il ne faut pas descendre fort longuement dans la généalogie des enfants d’Adam pour y rencontrer la science des métaux. » (p 40)

Mais admirez la suite :

« Les hommes habitaient le monde depuis seulement trois cent quatre-vingt-quinze ans. Adam était encore au milieu de ses descendants pour les aider de ses conseils et les initier aux travaux industriels… Adam assistait aux travaux de ses enfants, et sa présence indique suffisamment d’où venait les connaissances acquises. »

 

Inutile de savoir lire entre les lignes pour trouver le secret de la longévité d’Adam, 389 ans s’il vous plait ! Adam, un véritable dieu de la forge, porté à travailler les métaux (Boudet ne nous parles pas d’objets manufacturés) et surtout à transmette son savoir dont l’origine est due à qui ? Question à 1 euro !

Je vais vous faire une confidence, j’ai bien rigolé en lisant Boudet. À la suite de quoi on comprend aisément que les aristocrates, souvent initiés à l’alchimie, aient reçu ce livre avec beaucoup de déférence. Quant à nos barbes académiques, toujours à côté de la plaque, elles ont démontré leur proverbiale cécité.

 

Que vous souhaiter de plus sinon que vous puissiez voir l’esprit comme les anciens le voyait ?

 

Avec toute mon amitié.

 

FIN.

 

P. S. Je ne saurai trop vous inciter à relire mes articles en ne perdant pas de vue ce que je viens de dire. Car il est de rigueur, comme le veulent les noces de Cana, de garder le meilleur pour la fin.

 

bre09Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 

 



[1] L’antimoine, appelé par les alchimistes « Loup gris », est capable de purifier de sa gangue métallique le plus noble des métaux qui est l’or. L’image se traduit donc par : « dans ma création prenez le loup gris et rendez-le volatil. »

[2] Le livre de Jasher le Juste (Jasher portait le bâton de commandement de Moïse) il est dit :

« Au commencement les ténèbres s’étendaient sur toute la nature.

Et l’éther s’élevait à la surface du chaos. »

De là est venu le terme éther des anciens physiciens (cher à l’alchimiste Newton) pour désigner une structure  fluide immatérielle remplissant l’espace à priori vide. Un moment abandonnée après l’avènement de la Relativité, la physique actuelle tend à réacréditer ce concept.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 15:39

 

La spiritualité sombre, depuis le début de XIXe siècle, dans le baratin onctueux, fait de paroles séduisantes et de textes ronflants qui se veulent édifiants alors qu’ils ne sont que des spéculations. Ces écrits ne manquent pas d’intérêt théorique, mais ne donnent rien au point de vue pratique. L’un des exemples est celui des vers dorés de Pythagore ou encore celui des missels de l’église catholique vous disant de vous mettre en présence de Dieu, mais ils ne disent pas comment procéder ! Le milieu de l’ésotérisme est truffé de textes de la même eau. Lisez la sourate du vide et vous comprendrez peut-être qu’on vous en met plein la tête… aux antipodes du vide :

 

 

« Désapprendre. Déconditionner sa naissance. Oublier son nom.

 Etre nu. Dépouiller ses défroques. Dévêtir sa mémoire. Démodeler ses masques. Déchirer ses devoirs. Défaire ses certitudes.

Désengranger ses doutes. Désemparer son être.

Débaptiser sa source. Dérouter ses chemins. Défeuiller ses désirs.

Décharner ses passions.

Désacraliser les prophètes. Démonétiser l'avenir.

Déconcerter l'antan. Décourager le temps.

Déjouer la déraison. Déflorer le délire. Défroquer le sacré. Dégriser le vertige.

Défigurer Narcisse. Délivrer Galaad. Découronner Momoch. Détrôner Léviathan.

Démystifier le sang. Désencombrez votre âme. Déséchouez vos échecs. Déchantez le désespoir. Désenchaînez l'espoir.

Désamorcez vos peurs. Désarrimez vos cœurs. Désespérez la mort.

Dénaturez l'inné. Désincrustez l'acquis. Désapprenez-vous. »

 

 

 

Mes très chères sœurs et mes très chers frères… Vous voilà substanté au point de couler !

 

Si vous avez compris les mots commençant par D sans aide, c’est déjà pas mal. Si vous en tirez une philosophie je dirais c’est mieux mais peut-être marécageux. Si vous en tirez une ligne de vie je dirais que vous mentez sans en avoir obligatoirement conscience.

 

Pour moi c’est du délire. Pourquoi ? Parce que ce texte est une sorte de récapitulatif mnémonique pour ceux qui font le point ! Il s’adresse à ceux qui sont très avancés sur la route de leur réalisation et non pour guider les néophytes. C’est un récapitulatif qui, s’il est utilisé par le premier venu, est indigeste et impossible à saisir dans ses fondements. Utilisé tel quel, sans formation préalable, c’est un véritable remède contre la spiritualité dont le mot-clé est SIMPLICITE ! ! !

Commencer par ce texte c’est mettre la charrue devant les bœufs.

Où est le mode d’emploie pour appliquer ce programme ? Tout simplement ceux qui l’ont rédigé en étaient pourvus ! Ils n’en parlaient pas car c’était pour eux une évidence que sans ce mode d’emploie tout est incompréhensible, « infaisable ».

Quant à ceux à qui ce texte était destiné ils avaient déjà réalisé pratiquement tout. Ils vérifiaient donc si tout était complet pour savoir s’ils pouvaient aborder l’échelon supérieur.

 

Si vous me dites comment faire et donc par où commencer pour pouvoir réaliser ce programme alors je dirais que vous êtes un initié.

 

Si vous vous contentez de lire et de pavaner sur ces propos et de proposer des « méditations » avec la gravité qui sied aux connaisseurs, psychologisants alors vous n’êtes rien.

 

C’était ma crise chronique de mauvais coucheur contre le blablabla qui empoisonne le chemin initiatique plein de bouses de vaches.

 

Avec toute mon amitié.

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 00:26

 

Le nombre d’articles publiés depuis l’ouverture du blog est de 208.

Le blog fut créé le 16 /05/ 2006, il y a donc 5 ans. Cependant il resta une année sans activités. Donc une moyenne de 50 publications par an, soit environ un article par semaine.

Le nombre de pages vues ce mois d’avril est de 9500 (11 435 en mars et 10 168 en février)

La chute des pages vues est due à l’orientation alchimique un peu difficile d’accès. Les articles sont moins populaires, ils intéressent moins les Francs-Maçons et les autres catégories de lecteurs notamment les chercheurs de Rennes le Château.  

Même en simplifiant au maximum l’intérêt n’est pas au rendez-vous. Donc je dois réviser ma manière de procéder. Si vous avez des suggestions, je suis tout ouï avec grand plaisir.

 

Le total des pages vus depuis la création du blog est de 240 400.

Le nombre total de visites est de 123 300.

Donc chaque visiteur lit en moyenne deux pages.

 

Les articles suivants furent publiés au mois d’avril :

 

BIOGRAPHIE ORIGINALE DE BERANGER SAUNIERE (152 visites)

BIOGRAPHIE ORIGINALE DE BERANGER SAUNIERE.


RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENAC (215 visites).

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC


RENNES LE CHATEAU: LES 2 VAISSEAUX DE BRENAC (118 visites).

RENNES LE CHÂTEAU : LES 2 VAISSEAUX DE BRENNAC


IL FAUT DISSOUDRE LA FRANC MACONNERIE ! ! ! (162 visites).

IL FAUT DISSOUDRE LA MAÇONNERIE ! ! !


REPONSE A UN LECTEUR DANS LA LUNE. (117 visites)

REPONSE A UN LECTEUR DANS LA LUNE


RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 OISEAUX. (70 visites)

RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 OISEAUX DE BRENAC


Le peu de nombre de visites des trois dernier articles s’expliquent par la date récente de leurs publications. Cependant la Chapelle initiatique de Brenac a attiré le plus de visiteurs car beaucoup moins alchimiques que les autres articles. Quant au terme initiation il est beaucoup plus universel pour attirer la curiosité.

 

L’article : LES TROIS POINTS ALCHIMIQUES DE LA FRANC MACONNERIE reste le plus lu avec 630 lectures contre 717 en mars.

LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.


Il est suivi, comme à l’accoutumé, par l’article :

LE NOMBRE TROIS CHEZ LES FM ET LES R+C avec 331 lectures contre 431 en mars.

LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.

 

Les statistiques offrent le même visage depuis des mois en relation directe avec le contenu des articles. Ce mois-ci le manque de diversité dû au fait que j’analyse alchimiquement l’église de Brénac (Aude) a fait chuter le nombre de lecteurs. Comme il reste beaucoup à faire dans cette église je m’attends à une chute vertigineuse. Je vais peut-être abandonner cette étude qui me demande beaucoup de travail, pour la réserver à mes conférences ou à ceux qui participent à mes ballades dans la région. Affaire à suivre !

Heureusement qu’il reste beaucoup de sujets à aborder !

 

Que le soleil fasse chanter votre vie.

 

Amicalement.

 

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  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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