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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:39

 

Nous avons déjà vu, dans les articles précédents, que  le plafond de l’église de Brénac est constellé de médaillons peints dont le sens religieux est doublé d’une signification alchimique.

RENNES LE CHÂTEAU : LES 2 VAISSEAUX DE BRENNAC

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC

Aujourd’hui j’ai retenu ceux qui figurent des oiseaux. J’en ai trouvé trois qui signalent d’une manière discrète mais incontestable ce moyen d’expression propre aux alchimistes que l’on appelle langue des oiseaux, langue verte, ou gaie science que maîtrisait si remarquablement François Rabelais et plus près de nous les alchimistes Fulcanelli et Eugène Canseliet.

Le nom de langues des oiseaux ou langue verte (langue inverse) est lié non seulement à la phonétique et à l’inversion mais aussi à l’arbre en qualité de perchoir ou à la seule couleur de l’émail dit sinople par les héraldistes, car l’adjuvant essentiel des alchimistes ou l’alkaest (c’est alcalin) est d’origine végétale.

Ce moyen d’expression appelé aussi cabale car utilisé par les anciens « cabaliers » ou chevaliers est, dans certaines de ses utilisations, proche de notre moderne verlan qui transforme par simple inversion le nom d’individus pourris en ripoux. Elle fut appelée cabale car, comme la puissante bête de somme, elle porte la somme des connaissances initiatiques transmises par ces différents procédés. Il ne faut donc pas confondre Cabale et Kabbale d’origine hébraïque qui veut dire tradition.

La Cabale est le substrat de la parole perdue des Francs Maçons médiévaux, celle qui se parlait avant que ne soit érigée la tour de Babel. C’est la langue des diplomates, la langue sans verbiage, la noble langue des dieux, une langue éternelle ou interne-elle… Qui ne saurait donc souffrir la moindre truanderie au niveau de l’Esprit lequel se doit absolument d’être chevaleresque même si le canasson, avec la cape et l’épée doivent IMPERATIVEMENT rester au vestiaire ou à l’écurie, ce qui nécessite certaines règles de vie :

 

« Pour cela, écrit l’apôtre Mathieu en son chapitre XIII et au verset 31, je vous dis que tout péché et blasphème seront remis aux hommes ; mais le blasphème de l’esprit ne sera pas remis. »

 

« C’est au verset suivant, écrit l’alchimiste Eugène Canseliet, que nous trouvons le qualificatif et que, dans le latin de saint Jérôme, Jésus dit Esprit saint – Spiritum sanctum  – c’est-à-dire, pour nous, dans le français qui fut, aux temps honnêtes, le langage des diplomates, esprit sain, non corrompu et accessible, naturellement, au moindre scrupule. » In page 120 de L’alchimie Expliquées sur ses textes classiques. Éditions J. J. Pauvert. Paris 1972.

 

Inutile d’insister auprès des médisants pervers et mal intentionnés entravés dans la poursuite de leurs exécrables investigations. En effet, l’Église mystique du Christ, à ne pas confondre avec l’Église catholique ou Orthodoxe, est un endroit sacré où les mauvais sujet, non désireux de nettoyer leur crasse et enivré par l’hypertrophie de leur ego, ne parviennent pas à trouver l’entrée.

 

Donc que ce soit l’inversion, la phonétique, les rapprochements parfois approximatifs,  ou l’anagramme, ou même les similitudes avec les racines grecques ou latines, nous devons être toujours en éveil quant à la présence d’un double sens derrière les expressions écrites banales…

L’image n’échappe pas à ces règles dont la double-face est ici celle de l’alchimie dissimulée plus ou moins discrètement derrière l’iconographie religieuse d’un abbé Courtade initié en la sainte Science au même titre que son jeune collègue en sacerdoce Béranger Saunière curé de Rennes le Château.

 

Nous pourrions nous interroger sur la légitimité d’un pareil langage dans une église. Cette recevabilité est incontestable puisque le premier souverain pontife utilisait ce moyen d’expression à l’instar de ses compagnons et du Christ lui-même. Eugène Canseliet l’exprime fort précisément à la page 188 de son Alchimie :

 

« Aussi bien la cabale est-elle, pour l’hermétisme, un instrument précieux d’investigation et de contrôle, et l’on est en droit de penser que les disciples du Christ aient eu à leur disposition, sous l’égide de leur divin Maître, les multiples ressources du Verbe illuminateur. Ils employaient, d’ailleurs, au rapport des quatre évangélistes, un langage très particulier, qui les signalait à l’attention des témoins de leur apostolat prédestiné :

 

Et un peu après, ceux qui étaient là s’avancèrent, et dirent à Pierre :

 « Et vraiment tu es de ceux-là, car ton langage te fait reconnaître. (Matthieu, chapitre XXVI, verset 73) »

 

C’est le passage ou Pierre renie le Christ tout en étant reconnu par le peuple avide de flaquer à ce voyou sacrilège, pour leur religion, une mémorable raclée. À la suite de trois réitérations de cette dénégation, le coq chanta… Tel est le puissant cri de reproche des universaux par l’intermédiaire de la langue des oiseaux. La Bible ne nous a pas traduit le contenu de ce chant et c’est bien dommage.

 

Inutile de chercher l’origine de cette connaissance, c’est sans importance tant la noblesse du sujet se place hors de toutes références temporelles et spatiales. L’essentiel est qu’elle rayonne au grand jour pour notre enseignement dans ces oratoires que sont les églises ayant conservé dans leur symbolisme l’empreinte du Maître, montrant ainsi à qui veut l’entendre que le laboratoirene possède pas toutes les clés des portes de l’univers et aussi celle de notre grandeur prisonnière de nos dégradantes turpitudes.

 

Par ailleurs, pourquoi trouver mystérieux qu’une société initiatique de prêtre perpétue ce savoir ? De grâce, ne manifestons pas de surprise devant la chapelle initiatique de Brénac et la particularité des peintures de ce lieu sacré qui témoigne d’un savoir aujourd’hui oublié.

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC

 Hélas, trois fois, hélas. De nos jours plus rien ne subsiste, dans l’antre désacralisé, des animateurs-rockeurs-clergyman qui déambulent en complet veston, quant engoncés dans leur aube moderne ils tournent le dos à l’aube du jour, montrant ainsi leur derrière à la lumière du soleil levant. Ha oui ! nous pouvons nous interroger sur la valeur réelle de leur ordination… et parfois aussi sur celle de leur pantalon.  

 

Ceci étant dit sans friponnerie mais dans l’exaltation d’une étincelle de révolte transmutée en espièglerie saignante par un reliquat de pitié…

Donc, ne soyons pas surpris si les esprits matérialistes ou pervers viennent frapper avec rage, en proférant de mots obscènes, au lourd portail de l’initiation qui leur est hermétiquement fermé.

 

Merci à celles et ceux qui me soutiennent d’avoir manifesté cette gentillesse mêlée d’un élan de sympathie qui me touches très fort par ce lien d’empathie qui me rattache à chacune et chacun de vous. Je rêve peut-être car parfois ce lien mystérieux palpite au cœur de vos messages. Devrais-je avouer que vous me rendez heureux !

 

 N. B. Je remercie ici toutes celles et tous ceux qui sont venus à leur manière souffler virtuellement avec moi mes bougies d’anniversaire. Que le Dieu de votre cœur vous rende au centuple ce geste de sympathie !

 

 

Quel avertissement à notre réflexion, et à notre méditation, de remarquer que ce plafond coloré comporte trois images agrémentées chacune d’un volatile différent.

Ces allégories « ailées » du temple chrétien de Brénac sont le pelican, le corbeau et le phénix, toutes trois ont la particularité d’être abondamment utilisées dans l’iconographie alchimique plus particulièrement le corbeau dont la malléabilité phonétique en fait un sujet de prédilection.

 

Le corbeau

 

Cette image est étrange car il est difficile de la rattacher à un sens religieux (voir l’image ci-dessous). Les langues de feu du saint esprit qui se posèrent sur la tête des apôtres quant ils furent enfermés dans le cénacle semblent ici représentés, sous forme de gouttes, au-dessus de deux cœurs en flammes, mais non rayonnants, reposant sur une nuée, d’ont l’un est celui du Christ avec sa couronne d’épines, l’autre n’est pas celui de la Vierge car il n’est pas traversé par une épée. Nous avons là deux cœurs dont l’un n’a pas de liens avec l’art religieux.

Cette image alliée au « cœur beau » a donc son centre de gravité sur les deux cœurs.

 

Pour mieux saisir cette particularité regardons ailleurs, sur ce même plafond, à l’endroit ou deux grands cœurs font l’objet chacun d’une peinture (voir leur image ci-dessous) et sont représentés isolément en un lieu particulier et choisi avec une telle pertinence qu’elle leur donne un relief certain par le jeu phonétique de la cabale.

 

En effet il n’est pas sans importance que les deux cœurs se trouvent de part et d’autre du chœur de l’église montrant par là leur importance sur le plan mystique et symbolique. En effet, le chœur qui chante répond au choeur des oiseaux. Car l’alchimie est avant tout une œuvre de résonance, une œuvre d’harmonie, une œuvre du cœur avec le cœur. Quant il palpite circule la vie.

Inutile de souligner que tout adepte doit avoir une image mentale précise du processus expérimental. En d’autres termes il doit connaître par cœur la théorie, de son œuvre pour être à l’affût de toute résonance qui se manifestant dans notre raison sous forme d’inspiration lorsqu’il s’interroge ou met la main à la patte. Cela, vous vous en doutez, ne saurait être l’œuvre des plus savants des perroquets ou des derniers des mécréants !

 

Pour éviter un manque de clarté qui caractérise tant de textes alchimiques, permettez-moi de citer des auteurs accrédités. J’imagine que ces quelques précisions pourront vous êtres utiles.

 

Ainsi, l’alchimiste Eugène Canseliet rappelle, à la page 289 de son Alchimie, la correspondance symbolique du cœur avec le soufre alchimique et celle de la croix avec le creuset :

 

« Dans le matras luté, sans col et à la panse épaisse, se voit un cœur, lui-même chargé d’une coquille et surmonté d’une croix, ainsi donc, symboliquement, le soufre, le mercure et le creuset qui expriment ensemble la double matière, c’est-à-dire le rebis ou amalgame des philosophes, prête à subir l’action du feu. » Éditions J. J. Pauvert, Paris 1978.

 

Cette particularité est d’autant plus manifeste à Brenac que la place des cœurs est inversée de part et d’autre du chœur. Si le cœur transpercé était celui de la vierge il aurait dû se placer à gauche de l’autel c’est-à-dire au nord là ou se trouve habituellement la chapelle de la vierge. Cela un ecclésiastique ne pouvait l’ignorer et de ce fait cette inversion doit retenir l’attention. Les cœurs doivent donc être considérés indépendamment du sens religieux par les attributs qui leur sont associés. Ces attributs et leur sens symbolique sont les suivants :

Le cœur = soufre rouge.

La croix = creuset.

L’épée = adjuvent salin.

La couronne d’épines = substance de base servant à fabriquer le sel, les cristaux aigus de sel eux-mêmes ou encore l’un des générateurs du sceau rouge d’hermès.

 

J’ai fait le maximum pour rendre les choses claires. Cependant le passage qui suit ne saurait se lire sans une attention soutenue en se référent aux quatre attributs précédents.

 

Le premier cœur, avec une croix sortant des flammes pourrait être un symbole du Christ. Alchimiquement c’est le soufre dans le creuset.

L’interprétation alchimique sans rapport avec l’iconographie religieuse est confirmée parce que ce cœur est dépourvu, comme on aurait pu s’y attendre, d’une couronne d’épine. C’est donc une anomalie qui ne se comprend que par l’existence d’un sens différent de celui des religieux.

 

Le second cœur est traversé d’une épée, c’est celui de la Vierge mais qui doit ici être interprété alchimiquement. Nous pouvons donc parler de matière (mater) vierge particulièrement travaillée.

 

L’iconographie alchimique donne à l’épée le sens « d’agent primordial » ou « sel philosophique » qui possède la particularité de « blesser » la matière vierge et de la faire saigner.

Ici le « sel » est mélangé au soufre (cœur), ce qui lui donne une énergie nouvelle. En symbolisme alchimique, qui est en étroite relation avec la vie et la perpétuation des espèces, il est dit que le soufre (cœur) est l’élément male contenant le principe générateur qui est le « sel » (épée). C’est cette particularité qui a donné une iconographie érotique de l’alchimie que nos modernes baratineurs poètes, suppliciés par la testostérone, ont transformée en dégradant pornographie.

 

Le langage est double. Ici, le sel philosophique « blesse » le cœur de la mère (mis pour mercure). Cela doit donc s’entendre également comme le feu de « l’agent primordial » attaquant le mercure.

 

Quant au soufre, ou cœur intact, il n’est pas agressé par le « sel », d’où l’absence de couronne d’épines, car c’est de l’acacia épineux qu’est extrait le « sel ». Placer une couronne d’épine ou une épée aurait donc brouillé la cohérence du message.

La croix fut seulement conservée pour symboliser le creuset contenant du soufre dont la dimension énergisante est représentée par les flammes. En bref il s’agit des flammes du soufre au cœur du creuset.

Il m’est impossible d’être plus précis car la tradition philosophique a interdit de tout temps, pour des raisons essentiellement pédagogiques, et non pour préserver un secret, de décrire en clair les étapes du processus alchimique.

Avec toutes les fripouilles qui circulent et dont la marque de fabrique est (si je puis dire) d’être partisanes du moindre effort c’est lâ un barrage aussi simple qu’insurmontable. Ce n’est pas de ma faute si ce genre d’individu est incapable d’enfoncer une porte ouverte !

 

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Cœur sans signification religieuse précise, mais ayant le sens alchimique de soufre rayonnant son énergie dans le creuset. Ce cœur est situé à gauche du chœur de l’église. Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

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Cœur dont la signification religieuse est celui des douleurs de la Vierge. Ce cœur situé à droite du chœur de l’église. Alchimiquement c’est, dans le creuset (croix) l’agression du soufre (cœur) énergétique par le sel (épée) énergétique. Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

Sur le plan religieux l’interprétation de ces symboles est donc malaisée, ci ne n’est impossible. Il est certain que les fidèles ne devaient rien y comprendre et les prêtres non initiés non plus.


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Les sept bains de Nahaman sur la matière double au fond du creuset

afin que s’envole le corbeau ou la couleur noire pour être remplacée par la blancheur lumineuse.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

Dans cette image, dont j’ai parlé précédemment, les langues de feu sont en réalité des gouttes dont le nombre sept correspond aux sept bains (ou sept nains de blancheneige et sept douleurs de la Vierge) du général Nahaman le lépreux, chef de l’armée Syrienne au temps de Joram, roi d’Israel qui fut guérie de la lèpre par Elisés qui lui demanda d’aller se baigner sept fois dans les eaux du Jourdain (II Roi V et I, 27 et aussi Luc IV, 27) dont la bible relate l’évènement qui correspondent aux sept aigles selon la terminologie de certains alchimistes. Je signale au passage que le terme de lèpre appliqué aux métaux « malades », et donc que l’on « guérit » en les transmutant en or qui était leur état premier, provient de cet épisode biblique.

 

Ces gouttes représentent les sept adjonctions de sel alchimique blanc versées sur la pierre à l’occasion de la phase dite coagula. Nicolas Flamel appelait cette septaine manipulatoire, ouvrant la phase de coagulation, les Laveures (voir son livre des laveures) car en alchimie laver c’est cuire ! De ce fait les adeptes parlent de feu-eau qui ne mouille pas les mains. La raison en est que dans sa phase initiale ce « feu » est cristallisé, alors que dans sa phase liquide il ne mouille pas les mains, mais les brûle.

 

Ces sept adjonctions progressives de sel doivent s’applique goutte à goutte avec beaucoup de patience (« avec grande industrie » disent les anciens), sans cela, disent les vieux maître, on risque de brûler la fleur du souffre. Le milieu devient une mélasse liquide et rouge. Il faut tout refaire. Dans ces conditions les adeptes utilisent des expressions comme « le rouge de la honte » en réalité ils parlent de cette couleur survenue trop vite signe « honteux » de l’échec.

Je ne saurais trop recommander à ceux qui parviennent à ce résultat malheureux de filtrer le liquide afin de récupérer le métal noirci et nocif qui peut servir, une foi bien lavée à l’eau déminéralisée ou tridistillée, à d’autres opérations. Je ne préconise de procéder à une distillation de ce filtrat afin d’éviter que ne s’égare dans la nature des produits toxiques. Il est capital de ne pas négliger que les alchimistes furent écologistes plusieurs millénaires avant que ce terme voie le jour.

 

Ces sept bains sont appliques sur deux cœurs, ou corps double ou encore rebis, durant sept jours, ce qui met la patience à rude épreuve. Car tout doit se dérouler à la minute près. Un endormissement de l’adepte risque de condamner irrémédiablement le grand œuvre. C’est pour cela que l’alchimiste Eugène Canseliet relate qu’avec son maître Fulcanelli, ils buvaient ensemble du café froid qu’il faut comprendre évidemment comme étant du café fort.

 

REBIS02

Le REBIS ou corps double des alchimistes ou RERE c’est-à-dire RE bissé. Certains Francs-Maçons soucieux de tout s’approprier, au-delà de toute compréhension, traduisent RER par Rite Écossé Rectifie. A chacun sa manière de perdre la boule !

 

Le cœur d’épines traduit aussi la souffrance par l’adjuvant épineux comme des dards avant sa liquéfaction. L’autre n’est pas celui de la vierge mais de la mère qui désigne le mercure. La nuée creuse n’est autre que le creuset et le fond du ballon (qui n’est donc pas à fond plat) dans lequel se déroule l’opération. Les deux cœurs ne rayonnent pas pour marquer leur sens non religieux. Le fait qu’ils soient portés par les nuées traduit leur union dans la sublimation. Tout phénomène sublimatoire nécessite la fermeture du ballon, mesure nécessaire pour éviter de voir tout le labeur s’évaporer.

Remarquons au passage que dans la messe de nos pères (celle de St Pie V, qui se célébrait avant 1968) la pale carrée obstruant et désobstruant le calice jouait un rôle similaire.

 

L’oiseau qui survole l’ensemble montre la volatilité du médium coagulateur en même temps que le signe annonciateur de la couleur noire ou corbeau qui caractérise ce que l’on appelle l’œuvre au noir dont le blanchiment est ici en marche grâce aux sept bains dispensés goutte à goutte qui font s’envoler la noirceur du corbeau.

 

Nota : Le médium coagulateur est la substance qui se glisse entre le soufre et le mercure pour les unir.

 

En bref cette image relate avec une précision sans pareille le passage de l’œuvre au noir à la pierre blanche. Ce qui indique que l’abbé Courtade était parvenu, au minimum, à la pierre capable de transmuter les métaux en argent.

 

Je rappelle ici, pour les chercheurs de trésor, que la transmutation des métaux par le procédé alchimique n’est pas un fin en soi, il y a mieux, beaucoup mieux à faire dont seule certains bons ouvrages de science-fiction peuvent donner un aperçu diamétralement opposé au Da Vinci Code (2004) et surtout de la noétique mal comprise dans l’ouvrage Le Symbole Perdu (2009) de l’écrivain anglais Dan Brown.

Je dis cela car certains de mes correspondants confondent la noétique avec le paranormal alors que c’est plus que cela. Cette confusion persiste malgré mon article pourtant dépourvu d’ambiguïtés.

NOÉTIQUE quantique & noétique traditionnelle

 

Le paranormal n’a pas d’avenir. Ce qui en a ce sont les racines du paranormal qui ne peuvent être comprises par une pensée matérialiste discursive qui caractérise tout travaux au laboratoire tels que nous les comprenons.

La science future ne peut qu’être associée à une métanoïa, ce qui en fait une sainte science ou toute spiritualité et mystique converge (et non une science d’essence religieuse) comme l’alchimie.

Ce que j’essaye de dire c’est que tous les procédés d’investigation de la matière ne peuvent révéler les racines du paranormal. Pour y parvenir il faut un supplément d’âme comme le soulignait Henri Bergson, supplément d’âme qui manque à nos scientifiques actuels les mieux intentionnés. C’est pour cette raison qu’il est impossible qu’il y ait une jonction entre spiritualité et science et encore moins entre science et religion.

C’est avec un supplément d’âme que nous comprendrons l’univers et ses manifestations que nous qualifions de paranormale car nous sommes à l’étroit dans notre normalisation artificielle qui nous emprisonne. Mais sortir du normal pour atteindre le surrationnel c’est entreprendre une démarche initiatique réelle qui ne repose pas sur du baratin ou des rituels dont l’essence s’est évaporée.

 

 

Le pélican

 

Dans l’imagerie religieuse il symbolise le sacrifice puisque le pélican était censé nourrir ses petits, ici au nombre de quatre, avec le sang de ses blessures qu’il pratiquait lui-même sur son flanc. Cette interprétation légendaire du geste de l’oiseau provient de son obligation naturelle de presser son jabot, et donc de pincer son flanc, avec son long et large bec pour le vider des poissons péchés pour nourrir sa progéniture.

 

Évoqué par Dante, le pélican devient le symbole de la crucifixion du Christ avec son flanc percé et de ce fait il représente aussi le Graal ayant recueilli le sang du Sauveur. C’est donc, religieusement parlant, l’image du Christ se sacrifiant pour les hommes. De ce fait il est très souvent représenté dans les églises jusque sur la porte des tabernacles.

 

En outre, le nom de pélican fut donné au vase hermétique muni de deux tubes reliant le sommet du vase, propre à faire circuler le produit du matras alchimique. Le nom de cet appareil provient de sa ressemblance avec la silhouette de l’oiseau, comme l’a fort bien décrit le Napolitain Jean-Baptiste Pota dans son livre Des distillations (Strasbourg 1609).

 

pelican

Vase alchimique dit pélican, d’après Jean-Baptiste Porta, in Livre IX de distillations (1609), p 57. Repring Bally éditeur, Paris 1984.

 

Donc cette représentation sera aisément identifiable par les fidèles car IHS a toujours signifié en latin Jésus Sauveur des Hommes : Jésus Homo (ou Hominum) Salvator.

 

Cette image est tout de même assez particulière, car de la lettre H du monogramme divergent vers le pélican trois rayons. En iconographie religieuse c’est une représentation très inhabituelle des trois personnes de la Sainte-trinité. Communément cette trinité est symbolisée par trois petits dans leur nid. Ici se détache manifestement l’intention de donner un sens particulier à la lettre H, d’où tout part ou plutôt tout converge.

L’alchimie permet d’interpréter cette particularité.

 

bre09

Le pélican nourrissant ses petits avec son sang.

Plafond de l’église de Brénac.

  Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

Dans l’Art Royal la lettre H est très significative car elle est associée à l’esprit qui signifie le dynamisme universel. Fulcanelli l’exprime en ces termes à la page 28 du tome 2 de ses Demeures philosophales :

 

« On sait que l’alchimie est fondée sur les métamorphoses physiques opérées par l’esprit, dénomination donnée au dynamisme universel émané de la divinité, lequel entretient la vie et le mouvement, en provoque l’arrêt ou la mort, évolue la substance et s’affirme comme le seul animateur de tout ce qui est. Or, dans la notation alchimique, le signe de l’esprit ne diffère pas de la lettre H des Latins et de l’êta des grecs. Pour l’instant, il suffit de savoir que l’esprit, agent universel, constitue, dans la réalisation de l’OEuvre, la principale inconnue dont la détermination assure le plein succès. Mais celle-ci dépassant les bornes de l’entendement humain, ne peut être acquise que par révélation divine. « Dieu, répètent les maitres, donne la sagesse à qui il lui plait et la transmet par l’Esprit-Saint, lumière du monde ; c’est pourquoi la science est dite Don de Dieu, autrefois réservé à ses ministres, d’où le nom d’Art sacerdotal qu’elle portait à l’origine. » (Éditions J.J. Pauvert, Paris 1964)

 

Fulcanelli poursuit, quelques pages plus loin (182-183), en confirmant le sens et l’importance du H central qui caractérise le monogramme du Christ :

 

« C’est sur la forme de la lettre H que les constructeurs du moyen âge ont édifié les façades des cathédrales, temples glorificateurs de l’esprit divin, magnifique interprète des aspirations de l’âme humaine dans son essor vers le Créateur. Ce caractère correspond à l’êta (H), septième lettre de l’alphabet grec, initiale du verbe solaire, demeure de l’esprit, astre dispensateur de la lumière Hélios, soleil. C’est aussi le chef du prophète Élie, – en grec Helias solaire, – que les Écritures disent être monté au ciel, tel un pur esprit, dans un char de lumière et de feu. C’est encore le centre et le cœur de l’un des monogrammes du Christ : IHS. »

 

Tout converge vers le H. Ainsi en est-il des trois corps (trois faisceaux) dans le creuset (croix) qui tire sa substance du creuset lui-même lequel est pur feu et pure lumière.

Enfin les quatre petits sont la personnification des quatre éléments qui traduisent des changements d’état de H.

 

Le phénix

 

Le phénix, voilà tout un programme car son symbolisme est celui de la résurrection, car cet oiseau était réputé pour renaître de ses cendres. Alors de quelle résurrection s’agit-il ? Car, en effet, le mot résurrection a cinq sens différents.

Le premier est celui de la résurrection du Christ,

Le second est la résurrection de la chair qui précéderait la fin des temps.

Le troisième est celui du retour à la vie comme ce fut le cas de Lazare.

Le quatrième est celui d’un retour à la vie par une nouvelle naissance. Cette réincarnation est rejetée par l’Église.

Le cinquième est récent. C’est celui de retour à la vie après le sacrement de pénitence.

 

Pour que les choses soient claires, il me faut spécifier qu’avant la venue du Christ et à son époque, ainsi que dans l’Église primitive, on employait indifféremment le mot résurrection dans les quatre premiers cas que je viens d’énumérer.

 

J’explique tout cela, avec références à l’appui, dans mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale.

 

bre02La résurrection-réincarnation du phénix.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm


Ici un détail montre la dimension alchimique de la peinture qui est liée à une résurrection ambiguë. En effet, on observe dans l’obscurité du tombeau la présence de brins d’herbe qui n’ont pas de place en ce lieu obscur si ce n’est que se manifeste en ces instants la couleur verte, couleur de la vie selon le concept alchimique, car l’œuvre au noir, ou putréfaction manifeste une couleur verte à la surface du compost puant. Cette couleur passagère traduit la présence de la vie comme le dit fort bien Eugène Canseliet à la page 200 de son Alchimie expliquée sur ses textes classiques :

 

«  En ces instants, l’alchimiste affermit son accession ; il est entré dans le domaine transcendant, dont nul ne prend soucie à l’ordinaire. Non seulement il sait désormais que l’esprit du cosmos est de couleur verte, mais encore il a vérifié que l’insaisissable agent de la vie se montre néanmoins et, conséquemment, de matérielle gravité. » (Éditions J. J. Pauvert, Paris, 1972.)

 

Au-dessus du caveau rectangulaire se trouve un encadrement de forme trapézoïdale symétrique dont les cotés non parallèles sont concaves. À l’intérieur sont représentées trois émanations qui traversent l’épaisse paroi du caveau, qui représentent l’âme, l’esprit et… le corps, qui se dégagent de la sépulture au-dessous du feu dans lequel le phénix renaît, avec un autre corps, de ses cendres. Cette triade vaporeuse illustre un changement de corps. C’est une manière discrète et non ambiguë d’illustrer la réincarnation.

Pour représenter une âme qui s’envole vers Dieu en trois personnes une colombe aurait suffit. Mettre à la place un phénix c’est illustrer un processus de résurrection-réincarnation, ce qui n’a pas sa place sur une tombe chrétienne.

 

En alchimie le phénix, du grec ancien phoinix, signifie rouge. Couleur qui caractérise la phase terminale du Grand Œuvre aboutissant à la pierre rouge. Il est aussi synonyme de cinabre ou sulfure de mercure qui est de couleur écarlate comme la pierre philosophale.

« Ainsi, nous dit Fulcanelli à la page 161 du tome II de ses Demeures Philosophales, la matière détruite, mortifiée puis recomposée en un nouveau corps, grâce au feu secret qu’excite celui du fourneau, s’élève graduellement à l’aide des multiplications, jusqu’à la perfection du feu pur, voilée sous la figure de l’immortel Phénix. » Éditions J. J. Pauvert, Paris 1964.

 

Donc il existe ici une double énigme : celle qui confond le départ de l’âme après la mort vers les cieux avec la réincarnation, et celle qui assimile la pierre philosophale au cinabre avec lequel les chinois confectionnaient la pilule d’immortalité.

 

Restons dans l’incertitude en attendant que de nouvelles lumières se manifestent. Il est vrai que nous sommes là aux portes du fantastique où il convient, plus que partout ailleurs, de garder raison. C’est là un écueil non négligeable où beaucoup de chercheurs se perdent irrémédiablement en se laissant emporter par le déraisonnable tant le monde apparaît parfois, en nos éclairs de lucidité, dans son éblouissante et incomparable beauté.

 

Avec toute mes amitiés.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 10:11

 

Mes articles suscitent une curiosité qui parfois frise l’indiscrétion et révèlent surtout l’incompréhension.

 

Je demande à mon correspondant de ne pas prendre ombrage car les réponses qui sont ici reste de l’ordre du « pédagogique » étant donné que son message est un cas « d’école » tant il entre dans la catégorie des lieux communs de ceux qui ont du mal à saisir les fondements de l’alchimie. Donc ma réponse ne cherche pas à meurtrir mon correspondant, mais intéresse toutes les lectrices et tous les lecteurs.

 

Ainsi le lecteur X m’a écrit :

 

« Aimeriez-vous, avant de faire le Grand Voyage, voir la Pierre (et tous ses pouvoirs) ?


Grand dieu ! cela est sans importance ce que j’aime ou n’aime pas ! C’est une manière de me demander si j’ai ou n’ai pas l’objet de SES désirs !

Le mot pouvoir n’est pas dans mon vocabulaire. Je lui préfère celui de capacités de la pierre dans le sens où il faut découvrir ce dont elle est capable. Le pouvoir c’est comme le plomb, c’est dangereux pour la santé et ça dénote l’orientation des intérêts.

 

Mon lecteur pose alors franchement l’équation qui l’intéresse :


Avez-vous vu le (ou les ?) SOLVE et COAGULA ?

 

C’est un retour plus précis à la question précédente, je dois répondre par oui ou par non, mais je répondrais que ça ne regarde personne. C’est très réellement un interrogatoire policier basé sur la pure curiosité. C’est cela qui me fait dire lors de mes conférences que je répondrais à toutes les questions sauf à celles qui me concernent. Et j’entends des soupirs de dépit !

 

Le lecteur en question pose enfin en des termes précis l’objet de sa demande :

 

J'ai beaucoup de mal à vous " perce-voir " !


En effet :

 
- Soit vous possédez la " Chose " et je ne comprends pas ce que vous cherchez   à  " transmettre " !


- Soit vous n'avez rien et vous errez dans le labyrinthe, et je ne vois pas non plus ce que vous cherchez à démontrer par vos écrits... si ce n'est l'étalement de votre culture ésotérique qui, elle, est réelle !


         Donc, quand un alchimiste possède la pierre il n’a rien à transmettre. C’est ignorer, entre autres, le rôle des Adeptes auprès des scientifiques durant les XVIIè et XVIIIe siècle. C’est ignorer aussi les écrits pour transmettre l’Art avec en tête la Table d’Émeraude et ceux de Fulcanelli.

 

D’autre part d’après la réaction des lecteurs et de ceux qui assistent à mes conférences ce que je leur raconte sert à quelque chose. Si je me trompe j’invite les lectrices et lecteurs à laisser un message qui pourra être lu par tous.

 

Je vais être plus précis : l’alchimie est en train de sombrer. L’une de ses voies d’eau est j’injustice, l’autre est un manque de communication.

L’injustice repose sur le fait que certains futurs adeptes ne sont plus choisis dans les classes sociales les plus humbles.

La communication est des plus vestigiale et chaque adepte tend à œuvrer dans son coin en oubliant qu’il a un rôle social à jouer.

 

J’ajouterais que l’alchimie spirituelle ou alchimie interne est en perte de vitesse à tel point que cette dimension est passé sous silence et qu’actuellement une armée de bidouilleurs trafiquent dans un coin de cuisine dans l’espoir de décrocher le jack pot !

 

J’erre peut-être dans le labyrinthe et donc j’étale ma culture ésotérique pour m’astiquer le nombril. Cependant le scripteur reconnaît que ma culture ésotérique est réelle. Il s’agit là d’une contradiction. Si ma culture ésotérique est réelle comment puis-je parler avec autant de précision de l’alchimie en m’astiquant le nombril ?

 

Après ce bref article qui n’accuse personne mais ne saurait être  dépourvu d’importance je demande aux lectrices et aux lecteurs de donner leur opinion afin que mes interprétations ne soient pas considérées comme le fruit de mon nombril en ignition.

 

Merci de votre attention.




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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 13:09

 

« Ça y est ! » vont s’écrier les Francs-Maçons, en se mettant les mains sur la tête, « encore un ouvrier de la dernière heure qui va essayer de nous démolir ! »

Les vieux de la vieille qui maçonnent et maçonnent encore comme les guêpes du même nom vont sortir leur épée empoisonnée pour tenter de répondre à mes tirs d’armes lourdes.

 

Je les entends d’ici marmonner au fond de leurs tranchées : « C’est comme en 40. Encore une réincarnation de Philippe Pétain ! »… « tu te goure mon pote, Pétain n’a pas eu le temps de se réincarner. Je te le fous en mille que c’est le retour de Léo Taxil ! »… « Moi je te dis que c’est Pétain, ça pue Pétain, je mets le masque à gaz, comme en 14 ».

 

Vous pouvez constater que tout ces marmitons « politico-humano-symbolico-spiritualo-ésotérico-et-touti-quanto » cherchent des antidotes contre le venin du cobra égyptien et le retour du jet d’ail!

 

Nota : Le nom de Jedi (prononcez « Jidaille » ou « jet d’ail ») de la fiction Star Wars est en français dans le texte. Traduction du dictionnaire encyclopédique de la société de transfusion Transylvanienne  D.R.A.Q.L.A. 

 

Ben je vais les rassurer nos cuistots révolutionnaires, qu’ils remettent leur tablier et reprennent paisiblement leurs tambouilles là où ils l’ont laissée car je n’ai nullement l’intention de les anéantir. En réalité je n’ai jamais eu une pareille idée, même quand je leur envoie des coups de griffes histoire de les empêcher de roupiller.

 

Dans cet article que vous pourrez considérer comme bidon, je vais pousser la mémé dans les orties et lui faire gueuler une chansonnette qui ne plaira pas aux bons professeurs de science, et à tous ceux qui marchent tambours battants vers la conquête de l’auréole universitaire. Ben quoi, tout le monde n’est pas décoré de la prestigieuse palme académique, la même que celle de Canne qui récompense le bon cinéma !

 

Tous les alchimistes douteux, ceux que l’on appelle souffleurs[1], et tous les vrais alchimistes aussi, de même que ceux qui se gargarisent, ont mis en avant les deux mots-clés de l’art :

 

Solve et Coagula.

 

Qu’est-ce que j’ai entendu comme bêtise à leur propos ! En avant le secret des esséniens ! Sûrement aussi celui de Jésus car c’est grâce à ce secret qu’il disparaît et réapparaît, et qu’il nous aurait fait avaler la couleuvre de sa divinité.

 

Quant aux ésotéristes symbolisants qui ne sont jamais à court d’arguments, regardez les dire avec componction le grand secret, ce gros (sic) mot de l’Art Royal. Regardez-les vous souffler à l’oreille qu’il n’est autre que celui des pôles, de tous les pôles dont on peut lire la liste dans tous les bouquins élémentaires d’occultisme dont un certain Papus, médecin de son état, fut le premier à pondre une abondante littérature ou le « sanglot long des violons » ne manquent pas d’égayer les partitions. Balancez-vous sur votre chaise et lisez :

 

Soleil-Lune

Jour-Nuit

Or-Argent

Raison-Imagination

Donner-Recevoir

Commander-Obéir

Soufre –Mercure

Solve-Coagula

Jakin-Bohas.

 

On pourrait ajouter oui et non, pair et impair, bien et mal et j’en passe pour nos équilibristes du système binaire qui est venu de la lointaine Chine avec son ying et son yang pour atterrir dans les entrailles de nos ordinateurs avec leur bite non pornographique.

 

Là, je devient macho. Pardon mesdames… tien j’avais oublié le blanc et le noir de notre damier. Ça me rappelle le fameux cri du « cœur » d’un grand macho de l’histoire « Souvent femme varie, bien fol à qui s’y fie » normal, c’est tantôt blanc tantôt noir quand la dame y est.

 

J’exagère de m’amuser comme un gamin diabolique en quête de quelques farces sanglantes… Le rouge et le noir, ça vous dit quelque chose ? Le fameux Stendhal qui nous a pondu ce bouquin en connaissait un rayon sur l’œuvre au noir qui manifeste le rouge cardinalice afin de pouvoir couper la tête du beau corps.

 

Bon pour ceux qui ont oublié leur lettre disons que le beau Julien Sorel, héro de l’histoire, incarné au cinéma par Gérard Philippe, est décapité et sa tête reçoit le baiser final de la Dame. Ainsi l’histoire est moins triste quand on sait qu’elle fut construite, en ce début du XIXe siècle, pour se calquer sur le Grand Œuvre alchimique avec toutes ses répercussions analogiques, un vrai… chef d’oeuvre.

 

Récupérer la tête du corbeau à la fin, il faut le faire, c’est digne d’un Victor Hugo tricoté avec du Cambriel ou du Fulcanelli.

 

Pour votre mémento je vous signale que Cambriel était le plus grand alchimiste du XIXe siècle. Autant pour vous si vous le saviez déjà ! Fulcanelli vous ne connaissez pas ? Dans ce cas adressez-vous à votre libraire, il vous le vendra. Non, ce n’est pas une BD !

 

Bon j’arrête de faire le cabotin. De temps en temps j’ai des poussées printanières, les oiseaux qui se bécotent sur un fil à haute tension, ça me laisse rêveur et pantois… l’amour et la mort sous le même toit !

 

Ne croyez surtout pas que je fais des galipettes hors de mon sujet, que non, nous sommes en plein dedans.

À quoi correspond le mot solve si ce n’est à la solution, ou plutôt à la dissolution. Je ne vais pas vous faire l’injure de vous expliquer à quoi sera confronté votre bel organisme lorsqu’il aura largement dépassé sa date de péremption.

 

Au risque d’être accusé de morbide je ne vais pas revenir sur l’ange de la mort qui porte le nom d’entropie, et dont la faux cisaille nos hélices d’ADN qui ne sont plus capables de conserver dans leur rondeurs parfaites les hanches et les mollets des jeunes femmes insouciantes. Non je ne vais pas pleurer mais vous épouvanter en criant sur tous les toits : « Heureusement que l’usure existe ! ! ! » J’imagine aisément les usuriers de nos banques en pleine effervescence. Heureusement que le pognon qu’ils ont mis à droite ne leur empêche pas de passer l’arme à gauche. Et là, inéluctablement des milliards de pétrodollars ne valent pas, pour notre temps de vie, une seconde de sursis.

 

Ces choses étant dites, je dois justifier auprès de vous cette horreur de laisser éclater ma joie pestilentielle quand vient la camarde.

 

Connaissez-vous l’histoire des Hommes ? Vous allez me raconter l’évolution des sciences, la Révolution, les guerres de religion, l’élan des cathédrales, l’histoire de Clovis. Vous me parlerez des moustaches de Vercingétorix, des druides, de l’age du fer, de celui du bronze, puis de la pierre polie et taillée magdalénienne du fin fond des grottes préhistoriques.

« Et avant ? » Ben avant il y a la paléontologie humaine : les hommes de Cromagnon et de néanderthal, nos ancêtres de Tautavel ou d’Afrique, le pithécanthrope et puis peut-être avons-nous un pépé et une mémé en commun avec les lémuriens de Madagascar ?

 

« Avant ! avant ! s’il vous plait ? » Ben avant on ne sait pas ! Vous pouvez toujours farfouiller dans la Bible si vous êtes catho ou un truc de la même eau ! En Amérique les fondamentalistes bigots et puritains ont de bons résultats ! Et puis votre « avant ! avant ! » il commence par me sortir par les narines, je suis un scientifique, pas un voyant ! ! !

 

Ben voilà ! c’est exactement où je voulais en venir, j’ai lâché le mot que je ne voulais pas prononcer, c’est celui de VOYANT.

 

Quand vous serez sexagénaire vous aurez sérieusement besoin de lunettes pour lire. Si vous n’en portez pas vous verrez d’une manière imprécise et vaporeuse. Les lettres seront indéchiffrables. Elles seront illisibles car leur contour sera agrémenté (si je puis dire) d’une aura floue si large qu’elle masquera le dessin de la lettre.

C’est de ce flou qu’il faut parler car les anciens, ceux qui percevaient encore mal les perspectives, distinguaient dans cette aura vaporeuse entourant lettre et objets, et même planètes et étoiles dans le ciel, tout un monde que nous ne voyons plus.

 

À l’époque apostolique, et donc du Christ, c’était le cas. Aussi Denys l’Aréopagite pus décrire la hiérarchie céleste. Son patron qui était saint Paul n’a pas levé les yeux au ciel en s’écriant « qu’est-ce que ces balivernes ? » au contraire il semble avoir trouvé ça normal puisque lui-même devait les voir aussi. D’ailleurs il nous en a donné un aperçu avec sa vision sur le chemin de Damas.

 

Disons en passant que les Églises actuelles sont bien embêtées avec cette histoire, aussi cette bizarre hiérarchie céleste est au fond de leurs poches avec un mouchoir dessus. Black-out, plus personne n’en parle et personne ne veut en parler car plus personne ne sait en parler. On retrouve le même phénomène à propos de Fulcanelli, nul n’ose aborder sa croyance du soleil habité. Même nos alchimistes actuels, ou qui se disent tels, ne cachent pas leur incrédulité passant ainsi à côté de ce qui fit la grandeur d’un Paracelse ou d’un Rabelais.

 

Le regard des anciens n’était pas le même que le nôtre car autour des objets, des plantes et des animaux, gravitait des êtres devenus invisibles pour nous dont les gnomes les ondines les sylphes et les salamandres des traditions populaires sont des vestiges. Ainsi autour de la lune s’ébattaient les anges.

 

Au fil du temps nous nous sommes enfoncés dans la matière et notre vision a suivi et au lieu de voir l’aura des planètes, leurs caractères disait Paracelse, nous ne voyons plus que la matière et la vison trouble des bigleux ne contient plus rien.

 

Mais d’où peut provenir ce phénomène d’enfoncement dans la matière au point de faire de nous des matérialistes invétérés ?

 

Et bien elle provient de l‘histoire des hommes au-delà des moustaches de Vercingétorix et de celles des australopithèques, ça remonte à beaucoup, beaucoup plus loin que ça.

 

Rationaliste accrochez-vous car je vais raconter des inepties !

Il fut un temps où l’homme était à peine matérialisé et où déjà ses désirs n’étaient pas très clairs et c’est à cette époque qu’il fut chassé du jardin d’Eden. Et, croyez-moi, il voyait fort bien les chérubins qui lui barraient l’entrée du paradis avec leur épée flamboyante. Et les chérubins sont, avec les séraphins, les plus hautes entités de la hiérarchie angélique.

 

Bon, vous semblez souhaiter que je vous raconte ce qui c’est passé même si au fond de votre esprit se trouve une bonne couche de scepticisme.

 

Les Séraphins et les Chérubains forment avec les Trônes la hiérarchie spirituelle la plus élevée.

Si les Chérubins furent chargés de nous chasser du paradis, les Trônes eurent pour mission de nous tailler un costar ! C’est à peine une métaphore.

 

Ces entités créèrent la matière pour enfermer les dieux vilains que nous sommes et leur faire déguster un moment les joies de la vie. Périodiquement on les libère pour les faire replonger. ça dure depuis pas mal de temps ces histoires de mort et de réincarnation, car nous sommes durs de la comprenette.

 

Vous voulez une preuve que ce sont les Trônes qui sont responsables des aléas de la vie en enfermant le petit dieu punis dans un monde matériel ?

 

C’est simple, les Trônes sont la septième hiérarchie et ils ont marqué les atomes de la matière en la constituant par sept niveaux énergétiques qui sont les orbites sur lesquelles gravitent les électrons de toute matière, pas une de plus, pas une de moins ! C’est ainsi que la matière est le reflet de ses inventeurs.

 

« Ben alors puisque vous êtes aussi bien informés, pourriez-vous me dire, où ils sont ? »

 

L’endroit où siègent les Trônes ? Je vous préviens ce n’est pas la porte à côté comme le domicile des anges sur la lune. Bon, si je ne vous ne le dis pas vous allez pleurer !

 

Les Trônes constituent dans le ciel la … ceinture zodiacale ! ça fait loin, pas vrai. S’il vous plait, ne prenez pas cet air ahuri comme si je vous avais raconté une insanité !

 

Les zodiacaux non seulement formèrent les planètes et les étoiles par coagulation de leur nuage de poussières (à ce propos la cosmogogénétique des scientifiques a raison) mais en plus ils imprègnent d’une caractéristique bien définie ceux qu’ils habillent de chair dans le secret du ventre de leurs mamans ! Aussi avant de s’enfermer dans leur prison charnelle les futurs bébés protègent celle qui va être l’amour de leur vie et que probablement ils connaissent depuis longtemps.

 

Je ne suis pas le seul à délirer de la sorte, les Orientaux en général et Rudolf Steiner en particulier partage la quasi-totalité de cette opinion.

Bon, ne me regardez pas comme ça, je n’ai pas une chauve-souris dans le beffroi !

 

À bon vous semblez y croire un peu, histoire de me tirer les vers du nez comme tout bon journaliste patenté ? À voir votre tête j’ai tapé dans le mille. Qu’est-ce que vous voulez savoir, je vous écoute.

Vous voulez savoir si, selon mon délire, ces entrées et sorties dans notre « costar » comme je dis, vont s’arrêter ?

 

Évidemment que ça s’arrêtera un jour ! À ce moment la matière deviendra de moins en moins dense, d’une manière imperceptible d’abord. Cette dégradation libératrice nous ouvrira une vision nouvelle similaire à celle que nous avions mais d’une manière beaucoup plus consciente. Vous vous doutez qu’il faut mériter cette libération. Sans cela l’enfermement n’aura servi à rien. C’est ce que certains mystiques appellent la réintégration.

 

Ce n’est pas possible ! Vous voulez encore me poser une question. J’écoute.

Vous demandez s’il y a des signes avant coureurs de la dégradation de la matière ? Entre nous vous commencez à me pomper l’air. Comme vous n’avez pas l’air tout à fait idiot je vais faire un effort pour vous répondre convenablement !

 

Le signe de la dégradation c’est celui de l’existence de la radioactivité naturelle qui n’a pas toujours existé. Les atomes radioactifs comme ceux des roches comme le granite, ou ceux qui sont formés par les rayonnements cosmiques sont un signe de dégénérescence. Les noyaux d’atomes lourds comme celui de l’uranium ou du Thorium n’arrivent plus a conserver leur intégrité, ils se dégradent en atomes plus petits constituant le gaz radon ou le potassium 40. Ces phénomènes sont les symptômes précurseurs de la dématérialisation de notre environnement. Mais attention, ce n’est pas demain la veille que nous allons perdre notre « costard ».

 

Ceci étant dit le solve et coagula des alchimistes se situe à un autre niveau que la récitation naïve de phénomènes contraires qui manifestent seulement la loi fondamentale de coagula c’est-à-dire de la stabilité de la matière par des charges électriques contraires comme celle positive du proton dans le noyau d’un atome et celle négative d’un électron qui gravite autour.

On retrouve la même polarisation dans toutes les cellules des êtres vivants (animaux comme végétaux) ou l'intérieur de la membrane cellulaire c'est-à-dire l'intérieur de la cellule est de charge électrique négative alors que l'extérieur est de charge positive. C’est cette particularité qui permet notre motricité, l’automatisme cardiaque et respiratoire ainsi que l’élaboration de certaines de nos pensées rationnelles, « digitales ».

 

Finalement nos performances sportives comme nos pensées flamboyantes reposent sur le fait que l’intérieur de nos cellules contient 35 fois plus, qu’à l’extérieur, d’ion potassium (chargés positivement K+).

 

Alors, alchimiste mes frères, le « K barré » de nos ivrognes a un sens qui ne manque pas de sel. Ainsi pouvons-nous saisir que l’alchimie est inséparable de la vie.

 

L’expression « bûche et potasse », des potaches, telle est la loi fondamentale de notre vie… C’est exactement ce que dit la Bible quand nous nous sommes fait expulser du Paradis ! La feuille de vigne très riche en potassium cache le sexe, mais révèle aussi qu’il est étroitement lié à la perpétuation de la vie.

 

En alchimie la première phase est solve dont l’œuvre au noir est la principale manifestation. C’est une dissolution qui permet une purification. La coagulation de la matière qui va suivre est une agglomération atomique qui n’a pas la même lourdeur inébranlable que celle de la matière qui nous entoure et nous constitue.

 

La matière de la phase coagula est sur le chemin de la dématérialisation, d’où la nécessité d’une coque.

La preuve en est que la succession des réitérations du Grand Œuvre provoque d’abord une transparence lumineuse (lampe éternelle) et ensuite (à la neuvième réitération) la disparition de la pierre.

 

Je présume que le lecteur aura compris que cette loi de dématérialisation ne peut se révéler à des êtres cupides. Donc l’alchimie pratique est inséparable de la dimension mystique.

Ceux qui cherchent uniquement au laboratoire ne réussiront jamais.

Ceux que pratiquer une spiritualité faite de bondieuserie ne réussiront jamais.

Ceux qui pratiquent une spiritualité faite de préceptes ne réussiront jamais.

Ceux qui pratiquent une spiritualité faite de bons sentiments ne réussiront jamais.

Ceux qui débitent de belles phrases sur l’amour ne réussiront jamais car l’amour ne se dit pas, plus ou moins sirupeusement, il se pratique.

 

Alors, croyez-moi ou non : l’accession à la spiritualité nécessite une formation, une initiation, précise.

 

Nous voyons que l’alchimie consiste à diminuer la cohésion matérielle afin que puisse se manifester l’esprit harmonisateur. Telle est la raison de la dimension thérapeutique de la pierre qui réharmonise l’organisme et lui insuffle une nouvelle vitalité qui prolonge la vie.

 

Donc, la clé de notre évolution nécessite la dissolution de la maçonnerie, ou matière, pour la purifier et lui donner un nouvel élan vital. Seule l’alchimie permet d’accéder, avec l’autorisation des Trônes, à une telle manipulation salvatrice.

 

Que les Trônes de leur zodiaque exaucent les futures mamans et vous coagulent un chapelet de bonheurs !

 

Avec toute mon amitié.




 

 

 



[1] Il sont appelés souffleurs car il activent un gros soufflet de forge pour attiser leur feu alors qu’en réalité ce feu ne sert pas à l’alchimiste pour fabriquer sa pierre philosophale.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 17:53

 

Brennac a bien des secrets a livrer surtout lorsqu’on lève la tête pour regarder le plafond… attention à la marche !

Il faut dire qu’il est orné d’une véritable BD alchimique à l’usage de ceux qui firent leur promesse de silence dans la chapelle initiatique.

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC

 

J’ai déjà parlé des trois croix de Brennac, RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 CROIX DE BRENAC maintenant je vais tenter de vous expliquer le sens alchimique des deux vaisseaux qui sont peints sur ce plafond digne d’entrer dans les annales alchimiques à l’instar des plus illustres demeures philosophales tel le palais de Jacques Cœur à Bourges ou l’hôtel Lallemant.

Non seulement nous trouvons là des messages dignes des adeptes les plus chevronnés, mais en plus se tisse en ce lieu l’histoire « trésauraire » la plus énigmatique du monde (faut pas lésiner sur la pub on est cocardier ou on ne l’est pas !) : celle du curé « milliardaire » de Rennes le Château.

En ce lieu il y a autant de quoi rêver qu’œuvrer.

Aussi j’aurais été le pire des goujats de ne pas vous faire partager mon éblouissement devant cette suite d’images aussi parlante et colorée que Koko mon perroquet des iles.

 
 

Le sens de vaisseau, qui est actuellement vieilli, mais qui ne l’était pas encore au début du XIXe siècle est celui de récipient, de contenant, d’où est venu le mot vaisselle (nettoyage des vaisseaux) qui lui est bien actuel, les plongeurs en savaient quelque chose avant que la machine ne vienne les remplacer.

Le vaisseau représenté par un bateau peut désigner un quelconque récipient comme un ballon de verre ou une coupe.

Sur le plafond de l’église de Brennac nous avons la représentation de deux vaisseaux qui ont un sens bien particulier pour l’alchimie qui nécessite l’emploie de vaisseaux de verre.

 

brénac02Le vaisseau de Pierre ou de la pierre.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

Nous avons là le vaisseau, la barque de Pierre ou de la pierre, c’est-à-dire un récipient contenant la pierre... philosophale.

Dans ce cas l’allusion est sans ambiguïté : l’adepte concepteur de ces images a suivi la voie humide, la voie maritime car en mer l’eau est salée désignant par là le sel alchimique (qui n’est pas le chlorure de sodium) nécessaire à la fabrication de la pierre philosophale.

Le vaisseau qui porte Pierre est évidemment le vaisseau qui porte la pierre des alchimiste, fort bien représenté sur la fontaine de vert bois des Arts et métier à Paris. En d’autres termes nous sommes en présence du saint « vaissel » de l’œuvre qui véhicule la future pierre philosophale. Ici Pierre est autant le premier nautonier de l’Église Universelle (qui n’est pas l’Église catholique actuelle) que la pierre dans son vaisseau. L’œuvre de Pierre a donc le double sens d’apostolat et de labeur au laboratoire. Cela rejoint d’ailleurs le substrat de la devise des alchimistes :

 

laboratoire et oratoire.

 

Nous pouvons croire sans hésiter que l’alchimie occidentale est inséparable du christianisme primitif, du christianisme devenu ésotérique suite aux dérives considérables des l’Églises. Par ailleurs l’épiscopat, qui fut celui de Pierre, doit être aussi celui d’un Adepte. En d’autres termes l’Adepte doit recevoir la flamme de feu qui se posa, dans le cénacle sur la tête des apôtres, et donc sur celle de Pierre.

Cette réception est aussi bien l’éveil d’une puissante inspiration que le don des langues ou tout autre don susceptible de mieux comprendre l’univers et les hommes.

 

fontaine-vertbois-pierre-philosophale

Photo de la fontaine de Vert Bois du Conservatoire des Ars et Métiers. d’après le blog Archer http://maxjulienchampagne.over-blog.it/article-32351596.html

 

Fulcanelli, en ses demeures philosophales commente la particularité de ce vaisseau portant la Pierre aux portes du Conservatoire National des Arts et Métiers.


« Certes, on pourrait mettre en doute la justesse de notre observation, et là où nous reconnaissons une pierre énorme, arrimée au bâtiment avec lequel elle fait corps, ne remarquer qu'un ballot ordinaire de quelconque marchandise. » p 43, éditions 1964, J.J. Pauvert.


Cette pierre est donc elle aussi celle de l'Œuvre. Fulcanelli poursuit:


« D'avantage, le vaisseau, vu de l'arrière, paraît s'éloigner du spectateur et montre que son déplacement est assuré par la voile d'artimon, à l'exclusion des autres...Or, les cabalistes écrivent artimon  et prononcent antémon ou antimon, vocable derrière lequel ils cachent le nom du sujet des sages. » P 44 éditions 1964, J.J. Pauvert.

 

Je ne saurais trop mettre en garde le lecteur dans sa compréhension du mot « antimoine » à partir « d’antimon »

Fulcanelli, dans sa vaste charité, indique le chemin à suivre dans l’ouvrage précédemment cité :

 

« Nous serions certainement du même avis, si nous ignorions qu’il n’entrait pas la moindre molécule de stibine dans le plathalmon des Grecs (sulfure de mercure sublimé) » p 399.

 

La stibine, ou minerais d’antimoine, n’est donc pas le sujet de l’art des alchimistes.

 

L’image de Brénac représente un vaisseau à voile carrée, fixée sur une vergue horizontale. C’est la plus ancienne voilure d’Europe qui fut utilisé dès l’antiquité dans la Baltique et la Méditerranée, en accord avec la période apostolique.

 

Mais l’essentiel est de rester attentif au fait que l’un des anagrammes de voile est olive, ce qui nous oriente vers un vaisseau d’une autre nature qui porte une olive ou œuf sur le bord.


bre01

Le saint vaissel recevant l'eau de vie.

Photo de Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm
.

 

Ce calice, dépourvu de nœud à son pied est une erreur inadmissible de la part d'un ecclésiastique. Le noeud est un renflement, généralement spérique, situé à égale distance du bas de la coupe et du bas du pied. Il facilite la tenue en main lors de l'office. Cette absence est donc voulue et ne soyont pas surpris si la phonétique met en évidence la lettre N et son envers comme on la trouve sur la tombe de Béranger Saunière.

Le calice, cette coupe, semble représenter celui du prêtre disant la messe qui contient le vin eucharistique. Il n’en est rien car la réalité est tout autre puisque le triangle rayonnant au dessus du vase est pourvu d’une tige verticale qui descend vers le récipient à partir du milieu de sa base. Dans la nomenclature alchimique cette figure désigne l’eau-de-vie (et non le vin).

Cette particularité rapproche cette coupe du Graal.

Ce vaisseau est donc un vaisseau alchimique qui reçoit l’eau-de-vie ou sel liquide des sages. Quant au cercle qui semble symboliser une auréole ou une hostie, c’est en réalité la panse d’un ballon de verre contenant les trois corps, ou œuf des philosophes, animés par l’eau-de-vie.

J’oubliais, pour voir comment le ballon, contenant les 3 corps et l’eau-de-vie, est suggéré il faut regarder l’image à l’envers. Le pied de la coupe symbolise alors le goulot.

 

Voilà, j’en ai fini avec les deux vaisseaux de Brenac qui ont jeté l’ancre en ce lieu comme l’indique ce plafond aussi bavard qu’une pipelette.

 

Je finirais un jour par tout vous raconter, mais laissez-moi d’abord respirer le bon air du printemps afin d’aller me promener avec vous dans ces lieux qui n’on rien a envier à ceux qui virent se dérouler la saga du roi Arthur. Au fait, ce sont peut-être les mêmes… allez savoir ! Dans les fermes du Razès on dit que le foin trop remué n’est pas le meilleur pour nourrir la bête !

 

Je vous dis à la prochaine et je plonge dans le foin.

 

Amitiés printanières !

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:44

 

A Brigitte, Monique, Sylvain, Jean-Louis et Alain en souvenir de notre visite à l’église de Brénac sous un joyeux et magnifique soleil de printemps.

 

Cet article est la suite de « Les 3 croix de Brennac. » Je rappelle que Brennac est un village situé à 12 kilomètres, à vol d’oiseau, de Rennes le Château. Il est surtout voisin (8 km) de l’église d’Antugnac ou Béranger Saunière, le « curé aux milliards », fut le desservant provisoire en l’absence de curé attitré.

Il n’est pas sans intérêt de savoir que l’unique écrit de ce prêtre énigmatique est le recueil de certains de ses sermons, qu’il prononça à Antugnac (« Mon enseignement à Antugnac », Éditions Bélisane1984).

Pendant 13 mois, de mai 1890 à juin 1991, Béranger Saunière assurera donc un double service.

Il était curé de Rennes le Château depuis 5 ans et sa jeunesse, il avait 38 ans, lui permettait d’assurer le parcours harassant pour descendre de son perchoir de Rennes le Château, qui domine la région, et parcourir encore plusieurs kilomètres pour se rendre à Antugnac.

Ainsi, le 6 juillet il est présent dès six heures du matin  pour faire le catéchisme aux enfants jusqu’à 8 heures, moment de l’office dominical avec messe, procession dans le village et aspersion d’eau bénite.

La présence si tôt le matin de Béranger laisse supposer qu’il partit de Rennes le Château avant 5 heures. Certe cela est possible dans la fraîcheur matinale en cette période proche du solstice d’été, mais il semble plus raisonnable de supposer que notre abbé ne se levait pas si tôt pour arriver suant, sentant mauvais, somnolent, et épuisé marchant à quatre pattes !

Si vous ne connaissez pas bien la région, regardez la carte, le chemin de Béranger passe par Montazels son lieu de naissance où résident ses parents et qui de surcroît est très proche d’Antugnac. Donc il n’est pas insensé de croire que Bérenger devait descendre de Rennes le Château la veille pour passer la nuit chez ses parents ou des amis. Cela explique sa présence si tôt le matin, et en forme, pour faire le catéchisme aux enfants.

Vous devez vous demander où je veux en venir avec ces mégotages !

Je veux dire que le dimanche soir il ne regagnait pas obligatoirement Rennes puisque aucune messe importante ne l’attendait.

Au XIXe siècle, et jusqu’en 1968, tout prêtre devait dire une messe chaque matin. Dans ce dessein il devait se rendre dans une église. Mais laquelle ?

C’est là que je subodore que notre curé alpiniste ne retournait pas dans son nid-de-pie mais se rendait à Brénac chez son vieil ami le curé Courtade avec lequel il échangeait, d’ailleurs, une correspondance régulière. C’était donc son ami ? Que dis-je son frère spirituel à l’instar des l’abbés Gélis et Boudet ses voisins immédiats.

 

Pour se convaincre de cette mystérieuse fraternité il suffit de se rendre à l’église de Brenac ou officiait l’abbé Courtade et de visiter, à droite de la porte, la chapelle symétrique de celle (à gauche) qui contient les font baptismaux.

 

Pour plus de clarté dans la disposition de ces lieux il faut se référer à l’autel prinsipal qui est du côté opposé, là où le prêtre disait la messe en tournant le dos aux fidèles et en regardant l’est ou se lève le Christ solaire.[1]

 

Le côté gauche de cet autel était le côté évangile car à cet endroit le prêtre ou le diacre lisait l’évangile. Il est donc normal qu’à ce même côté, et au fond de l’édifice soient les font baptismaux puisque le baptême se fait au nom du Christ.

 

À droite de l’autel est le côté épître car en ce lieu le prêtre ou le sous-diacre lisait les épîtres ou lettres des apôtres.

 

Constatons que La chapelle du fond est du côté épître. Elle correspond donc à la transmission de la tradition (qui peut-être verbale) par les apôtres, ce qui en fait donc une chapelle initiatique, ésotérique et cachée puisqu’on ne s’attend absolument pas à la trouver là ! En tout cas j’ai failli l’ignorer si une âme charitable n’était allée pousser un interrupteur en ce lieu pour éclairer l’édifice.

Elle est orientée à l’ouest, c’est-à-dire diamétralement opposés à l’autel central, et préside donc à l’entrée dans la nuit, dans l’occulte.

 

Mais est-ce réellement une chapelle ?

La réponse est non ! car aucune messe n’a pu y être célébrée, puisque mis à part le tabernacle la table d’autel n’existe pas. Elle est remplacée par une estrade sur laquelle est allongé un Christ à sa descente de croix.

Le tabernacle est donc symbolique puisqu’il n’a jamais contenu de ciboire avec des hosties.

Ce qui intrigue est la position des mains du Christ, la gauche sur le cœur, la droite le long du corps, la paume tournée vers l’extérieur. Cette attitude pourrait être celle d’un futur initié qui se présente la main gauche sur le cœur pour prononcer devant le Christ et la vierge royale son serment initiatique de silence.

 

Par la suite la décoration symbolique de l’église, notamment son plafond, servait de « livre » pour former l’alchimiste chrétien les yeux tournés vers le ciel…

 

Que les choses soient claires la connaissance dispensée en cette chapelle prenait vie, transformait la vie des adeptes et ne restait pas simple connaissance. Il ne s’agissait donc pas d’une société pour la frime car tous avaient consacré leur existence à la spiritualité. Chose inexistante, avec cette conviction et cette puissance dans les sociétés « initiatiques » bidon et folkloriques de nos contrées.

 

La couleur rouge des tentures évoque la pierre philosophale incarnat, comment ne pas évoquer ce cri du cœur qui fit dire, à l’alchimiste Dom Belin, évêque du Bellay (1666-1677), à la fin de son ouvrage Les aventures du philosophe inconnu[2] : « Petra autem era Cristus », « Et cette pierre était le Christ » (I Cor.,X,5) et ici, à Brénac, la pierre rouge sanguinolente sur son estrade parée de tentures écarlates, cette pierre qui est le Christ ne pouvait être mieux représentée.

 

Au mur de la chapelle initiatique sont trois statues dorées. À droite et à gauche elles sont posées sur un socle mural, alors que la vierge centrale est posée directement sur le tabernacle.

Sur son socle on peut lire :

COURTADE FRERES.

Il peut s’agir d’une entreprise familiale et probablement de généreux frères. La structure initiatique de la chapelle donne le sens à à cette fratrie dont le patrimoine génétique n’entre pas en ligne de compte. Il s’agit évidemment d’une fraternité alchimique. Alchimique car le mot frère est inscrit sur le socle de la vierge. Hors la vierge est, en alchimie, la matière, matrix, mère. La matière première qui, après avoir reçu la couronne au-dessus d’une mer écarlate, en fin de solve, va générer en son sein la pierre philosophale naissante ou enfant royal porté par la vierge.

C’est ainsi que l’alchimiste Fulcanelli traduit le sens de la Vierge en son Mystère des Cathédrales :

 

« Ainsi, la cathédrale nous apparaît basée sur la science alchimique, investigatrice des transformations de la substance originelle, de la Matière élémentaire (lat. materea, racine mater, mère). Car la Vierge-Mère, dépouillée de son voile symbolique, n’est autre chose que la personnification de la substance primitive dont se servit, pour réaliser ses desseins, le principe créateur de tout ce qui est[3]. » p. 90 édition J.J. Pauvert, Paris  1964.

 

Courtade est évidemment le nom du curé Jean-François Courtade. Quant au terme FRERES, il désigne les membres de la fraternité alchimique utilisant cette « chapelle » pour les initiations, suivie d’une messe à l’autel principal célébrée par le prêtre nouvellement initié et concélébrée avec les ecclésiastiques de la fraternité, concrétisant ainsi l’intercommunion dans le silence et la coopération indéfectible.

Cette fraternité fut immortalisée par une photo ou 5 prêtres ont posés à côté de Béranger Saunière.

Pour bien mesurer l’importance de cette photo il faut savoir qu’au XIXeme siècle pour qu’un groupe pose c’est qu’il voulait immortaliser un évènement. Quel évènement ? D’abord perpétuer une fraternité ecclésiastique. Mais sur l’image Saunière pose la main sur son genou gauche et l’autre est posée sur un livre fermé ou une boite plate  dont tous semblent vouloir immortaliser la découverte.

 

Cinq curés

La société initiatique d’ecclésiastiques, du Razès.

À gauche et assis Béranger Saunière. Derrière lui l’abbé Gélis.

Photo Internet 2005.

 

Revenons à la chapelle initiatique. La vierge centrale ayant à sa droite et à sa gauche des personnages indéfinissables. Elles ont un point commun, c’est celui de mettre en évidence leurs genoux droits.

Brenac, chapelle fond

La chapelle initiatique néogothique au fond de l’église de Brénac.

Photo Christian Attard. http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm
  

Vous pourrez me rétorquer que c’est le genou gauche qui est celui de l’initié, et non pas le droit. C’est exact, mais n’en concluez pas trop vite que cette chapelle n’est pas initiatique puisque cette fraternité avait la fâcheuse habitude de tout inverses (comme le verlan). L’exemple en est chez Saunière qui fait faire une génuflexion à l’envers à l’ange qui est au-dessus du bénitier de l’église de Rennes le Château, tout comme le pilier « visigotique » qui sert de socle à la vierge qui trône dans le jardin est placé à l’envers. Le plus significatif est la lettre N du mot INRI tracée à l’envers sur la croix qui dominait la tombe de Béranger Saunière.

 

ANGES DU BENITIER

Église de Rennes le château. Ange faisant la génuflexion à l’envers.

 

TOMBE SAUNIERE 02

Le N a l’envers au sommet de la croix sur la tombe de Béranger Sanière.

 

Sur le vêtement doré qui recouvre la cuisse droite et le genou de la vierge, on peut remarquer un blason à bordure contenant une ancre. Il est entouré par quatre étoiles. C’est manifestement une sorte de message qui s’adresse aux initiés.

 

Brenac, chapelle fond2

Au bas de la cuisse de la Vierge est un écusson à bordure contenant une ancre. Il est entouré par 4 étoiles disposées en demi-cercle.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

La photo précédente des cinq curés laisse supposer que quatre sont représentés là et que le cinquième est symbolisé par l’ancre. Cela indique que quatre curés sont rattachés (comme le signifie l’ancre) à un cinquième.

Dans ce cas cet individu jouerait un rôle central dans la société initiatique et les quatre autres l’entoureraient à la tête du groupe, ce que souligne la bordure du blason.

L’un des anagrammes du mot ancre étant crâne, cela est en rapport avec Sainte Marie-Madeleine qui est représentée dans l’église de Rennes le Château, en méditation à côté d’un crâne. Donc notre curé à l’ancre a de fortes chances de se nommer Béranger Saunière.

 

Une autre anagramme d’ancre est écran, ce qui se passe de commentaire quand on parle d’ésotérisme qui est par définition caché.

 

L’ancre a donc été choisie très, très judicieuse car en plus elle montre que nos adeptes ont choisi la voie humide et souligne qu’il s’agit de savoir ancrer le vaisseau ou vaisselle qui n’est autre que le ballon de verre dans lequel se déroule le Grand Œuvre.

L’ancre se jette dans la mer, ce qui ne saurait mieux désigner cabalistiquement la mère et donc la vierge mère. Judicieux donc l’ancre du vaisseau sur la mère, que dis-je DANS la mère !

 

De plus l’ancre est analogue à l’ancre des encriers, ce qui signifie que l’adepte central est vêtu de noir. En d’autres termes c’est un prêtre portant soutane noire capable de réaliser l’œuvre au noir dans le vaisseau ancré.

Donc ne soyons pas surpris de trouver l’ancre au dessus du rétablie de saint Roch en l’église de Palairac dans laquelle oeuvrait L’alchimiste Raymond de Perillos grand Maitre de l’ordre de Malte.

 

La représentation étoilée n’est pas banale. Les étoiles sont autour de leur ancrage, elle l’entoure. En d’autres termes l’ancre des étoiles du ciel est l’étoile polaire. La polaire est-elle le nom de cette association ? Peut-être. Mais, quoi qu’il en soit elle a son importance en alchimie :

 

« Il faut savoir maintenant que l’influence astrale se fait préférablement sentir vers le nord, que c’est vers le nord que se tourne constamment l’aiguille aimantée, et que c’est aussi vers le nord que les fluides électriques, galvaniques et magnétiques portent tous leurs effort. C’est donc aussi vers cette région que vous tournerez votre appareil, car l’expérience a prouvé que de tout autre côté vous ne trouveriez point cet esprit. » Récréations Hermétiques, p. 241 Bernard Usson, in Deux traités alchimiques du XIXe siècle. Éditions La Table d’Émeraude, Paris 1988.

 

À la suite de cela se comprend le N inversé sur la tombe de Béranger qui se comprend comme l’inversion des pôles (basculement de la boule ou granule) que l’on peut observer dans le vaisseau… spatial !

 

Après ça vous devez saisir un peu les pirouette à faire pour débusquer le sens caché des choses banales que nous disent les alchimiste.

 

La chapelle initiatique a encore des choses à dire, mais je ne puis m’éterniser en ce lieu car l’église de Brénac a bien des trésors à nous révéler.

 

Je vous quitte pour me rendre sur Sirius histoire d’expérimenter mon vaisseau spatial !

En toute amitié.

 

 

 

 



[1] Si j’insiste sur le Christ solaire, comme le font les anciens missels, c’est que les messages christiques des initiés anciens passaient par le soleil d’où l’orientation à l’est des églises. Voir mon article à propos de la dimension initiatique du soleil.

[2] Éditions Retz, Paris 1976.

[3] Ce principe créateur de la matière, y compris notre corps, sont les Trônes de la hiérarchie spirituelle. Donc inutile d’œuvrer sur la matière sans établir un dialogue avec l’ange.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 17:29

 

Je voudrais signaler à tous mes lecteurs qui s’intéressent à l’énigme de Rennes le Château, la parution d’un livre inédit sur Béranger Saunière.

 

J’ai suivi pas à pas depuis des années ce travail exceptionnel par son sérieux et sa précision. Aline Ximénès, psychologue et théologienne diplômée de l’université de Montpellier, a mis toute son énergie et toute sa passion dans la réalisation d’un tel ouvrage qu’aucun chercheur ne saurait ignorer.

Ce livre ne saurait être totalement compris sans la lecture du premier tome qui met en place les fondements des procédés employés pour parvenir à dégager une image aussi originale et passionnante de cet extraordinaire curé de campagne. Non, je vous l’affirme, vous ne regretterez pas de l’avoir lu ! En tout cas il m’a servi en bien des domaines.

 

 

Saisir l'Avenir par le Passé - Tome II

Le Bâtisseur "Univer sel" et ses Fantômes

Étude de la Biographie de Bérenger Saunière, le Curé de Rennes le Château

Son prix : 16 euros (frais d'envoi en sus)

Achats : info@biographie.com et/ou : http://axbiographie.com

COUVERTURE TOME II BS(1)Couverture du livre sur la biographie de Béranger Saunière

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:22

 

Le nombre d’articles publiés est de 201.

 

Les suivants furent publiés au mois de mars :

 

LE TEMPLE DES CORBEAUX DE RENNES LE CHÂTEAU.

 LE TEMPLE DES CORBEAUX DE RENNES LE CHATEAU

Avant que n’apparaisse l’initiation Christique des écoles de mystères dispensaient des initiation. L’une d’elles formaient des initiés appelés corbeaux dont le nom donna naissance à celui du massif des Corbières entre Carcassonn et Narbonne et dans equel se situe Rennes le Château.

 

RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 CROIX DE BRENAC.

RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 CROIX DE BRENAC

Cet article est le premier d’une série destinée à étudier les multiples décorations de l’église du village de Brénac dans l’Aude, cette église est étroitement lié à l’énigme de Rennes le château qui est très proches géographiquement.

 

BREVE MELODIE INCENDIAIRE.

BREVE MELODIE INCENDIAIRE

Les violons de l’automne ! ! !

 

LA FRANC MAÇONNERIE EST-ELLE INJUSTE ?

LA FRANC-MACONNERIE EST-ELLE INJUSTE ?

Réponse à un commentaire qui me fut adressé par un lecteur.

 

LE NAUFRAGE DE L’EGLISE ET DE LA FRANC MAÇONNERIE.

LE NAUFRAGE de l’Église & de la Franc-Maçonnerie

Rien ne va plus dans les religions et les centres dits « initiatique » qui ont perdu leur raison d’être et leur rapports REEL avec le spirituel.

 

ALLO L’ŒUF ?

ALLO L’ŒUF ?

Les groupes sanguins semblent conférer des attitudes particulières. Ici une étude succincte mais significative du groupe O.

 

L’ŒIL DE L’ANGE EN ALCHIMIE ET EN FRANC MAÇONNERIE.

L’ŒIL DE L’ANGE en alchimie & Franc-Maçonnerie.

 

Une nième tentative pour montrer l’indémontrable qui a mauvaise presse et dont les Églises et la Franc Maçonnerie répugnent à parler, même si les archanges sont évoquées dans l’Eglise ou que l’épée flamboyante des Francs Maçons fut tenue par un Chérubin très haut placée dans cette hiérarchie spirituelle, tout cela est passée aux oubliettes avec les momeries de ceux qui rêvent ou pètent un plomb.

 

Les articles sur la Franc-Maçonnerie déjà anciens de plusieurs mois et même de plusieurs années sont les plus lus et continuent a être de plus en plus fréquentés, même si je ne suis pas toujours tendre avec la confrérie dont je n’ai jamais fait partie !

 

La médaille d’or, décernée maintenant depuis plus de deux ans au même article qui doit combler les adeptes paresseux du «  copier - coller ». Cet article s’intitule : LES 3 POINTS ALCHIMIQUES DE LA FM , avec 717 lectures (682 en février). Article publié le 18/05/2008.

LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.

 

La médaille d’argent est remportée par : LE NOMBRE TROIS CHEZ LES FM ET LES R+C, avec 431 lecture (404 en février). Article publié le 13/05/2009.

LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.

 

La médaille de bronze revient à : LES SYMBOLES FE L’APPRENTI FM avec 321 lectures (322 en février). Article publié le 26/04/2010.

LES SYMBOLES de l’apprenti Franc-maçon


Le podium totalise 1469 lectures (1408 en février) sur les 11436 du mois.

 

La médaille en chocolat est attribuée à : PLANCHE… A TRACER ET FM N°2 qui totalise 332 lectures (321 en février).

PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2  


La médaille en carton est attribuée à : L’ALCHIMIE ET LA PIERRE DES FM avec 225 lectures.

L’ALCHIMIE & la Pierre des Francs-Maçons.


Les articles au top 10 :

 

6 L’épée Flamboyante…

 L’ÉPÉE FLAMBOYANTE des Francs-Maçons


7 Les 4 éléments…

LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1.

 

8 La voute étoilée…

LA VOUTE ETOILEE des francs-maçons & des chrétiens


9 Allo l’œuf ?

ALLO L’ŒUF ?


10 Planche… à tracer et FM 2.

PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

 

Le seul article non maçonnique à entrer dans le Top 10 est : ALLO L’ŒUF ?

 

Comme à l’accoutumée on peut voir que le blog doit sa plus forte audience grâce aux articles maçonniques et aussi, quoi que n’occupant pas le podium ou le Top 10, aux articles sur Rennes le Château. Ces deux populations représentent environ 25 % des lecteurs.

 

Il faut remarquer que 653 visiteurs, pratiquement l’équivalent de la médaille d’or, n’ont pas spécifié un article consulté, ce qui veut dire que certains ont fait une visite-éclair ou lu plusieurs articles sans savoir lesquels.

 

Le nombre de visiteurs de mars est de 6321 (février 6500)

Le nombre de pages vues est de 11 436 (février 10 168).

 

Si le nombre de visiteurs a diminué, le nombre de pages lues a beaucoup augmenté, ce qui veut dire que chaque lecteur a lu plus de pages que le mois précédent, ce qui marque leur intérêt pour certains articles.

 

J’ai enregistré 512 commentaires sur 201 articles (492/193 en février)

Un commentateur s’est fâché et m’a reproché de ne pas lui répondre assez vite. J’insiste pour dire que j’ai rarement l’occasion de répondre rapidement.

 

Les inscrits à la newsletter sont au nombre de 143 pour 141 en février. Les abonnements subissent un turnover normal avec des désinscriptions provenant de ceux qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied. Au mois de mars j’ai enregistré 4 inscrits alors qu’il n’y eut qu’une augmentation globale de deux inscrits.

 

Enfin plusieurs articles furent traduits dans les 9 langues suivantes : Espagnol, Catalan, Portugais, Italien, Allemand, Polonais, Néerlandais, Anglais et Hébreux.

 

Pour connaître les articles du mois dernier voir l’article :

STATISTIQUES DE FEVRIER 2011.

            STATISTIQUES DE FEVRIER 2011

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 17:21

 

Curieux titre, dires-vous, reposant sur trois points marécageux au possible : ange, alchimie et maçonnerie.

 

L’ange, c’est un truc comme le père Noël d’un gamin ou sa petite souris. C’est une grosse volaille qui porte des ailes comme ce rigolo de supermarché porte une barbe blanche pour la photo. Avec ça on fait jubiler les marmots gonflés de lait, en leur faisant regarder à la télé Joséphine Ange gardien.

L’alchimie s’est indiqué pour les siphonnés, les coincés du ciboulot qui veulent rouler sur l’or et changer de Porsche tout les jours, comme les SDF, et surtout dégoter un élixir remplaçant le viagra pour faire des galipettes à gogo.

La maçonnerie, s’est du sérieux puisque ça rassemble les hauts initiés (on n’a jamais su de quoi !), les fins gourmets adepte des agapes, qui mettent de beaux tabliers pour cuisiner des patates tout en chantent dévotement la Marseillaise.

Vous voyez, avec cette trilogie on est bien parti !

 

Ce titre ? C’est obligatoirement de la foutaise diront les membres du glorieux cercle zététique (rationalistes). Oui, cette triade échevelée et irrationnelle au dernier degré a de quoi faire ricaner les matérialistes et aussi certains psychologisants. Il en est de même des spiritualistes affiliés à une école tel le Grand Orient de France et de Navarre qui a fait dégringoler de son perchoir le Grand Architecte de l’Univers pour le remplacer par des bombons à la menthe.

 

Chacun dans ces courants trouve son bonheur et à ceux-là je ne puis rien dire. Ils illustrent l’adage qui affirme que « L’enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

Et oui, avoir des « intentions » (surtout bonnes et dont on ne sait pas d’où elles sortent) est un conditionnement qui mène à l’aliénation. Rassurez-vous je reste dans le raisonnable je parle de ceux qui ne peuvent se tirer d’un pétrin qui les invite à penser (consciemment ou non) selon certaines règles qui les scotchent à un mode d’emploie.

 

Je veux m’adresser aux êtres ouverts, dépourvu de l’image de leur femme ou de leur homme idéal. Je veux parler de celles et de ceux qui ne se casseront pas la pipe pour avoir accepté les choses telles qu’elles leur sont présentées par des forces, non hasardeuses, qui font glisser leur roi ou leur reine sur l’échiquier universel. Il s’agit d’individus dont la vie spirituelle n’est pas férocement engagée dans une ornière style « gourou-boutique » ou d’ordre philosophique, religieuse ou ésotérique.

 

J’ai connu des agrégés, polytechniciens et centraliens plus intelligents que les autres qui surent se débarrasser de leur acquis qui devait faire d’eux, (d’après leurs profs) des élites de la nation en marche vers la gloire ! Bidon tout ça ! c’est de l’esbroufe, un piège à écervelés (et je suis polis) pour draguer ceux qui veulent à tout pris conserver les choses telle qu’elle sont et donc devenir les guides, les maîtres à penser, d’une populace grégaire. Vous saisissez pourquoi ceux qui nous dirigent sont les plus incompétents, les moins bons ? Alors, cher troupeau bêlant ne vous offusquez pas d’être dans le caca.

 

Lisez attentivement les « Demeures philosophales » et vous découvrirez que l’alchimiste Fulcanelli faisait partie de ces élites qui ont mal tourné.

 

Et oui, actuellement il faut aller à rebrousse-poil de ce que clame les politiciens et les économistes pour devenir l’élite, la vraie ! C’est seulement à vous les libre, les authentiques « francs » (maçons ou non), que je veux parler, vous qui avez le cœur ouvert qui pouvez tout écouter et ensuite trier ce qui vous est raconté sans le ramener dans un sombre cagibi qui trône cadenassé au fond de votre jardin tiré au cordeau.

 

Vous avez dû voir au cinéma ou à la télé ces sages des arts martiaux qui sont capables de combattre les yeux bandés ou tirer à l’arc sans se tromper de cible.

Si je qualifie de sages ces adeptes c’est que cette capacité extraordinaire ne peut être acquise que par un travail intense reposant sur une connivence avec l’univers. Cela ne peut être que par un état intérieur commun à toute réelle spiritualité, aussi bien orientale qu’occidentale. Elle consiste à voir par l’intermédiaire de toutes choses qui nous entourent. Cette capacité ne saurait s’acquérir, vous sous en doutez, avec un claquement de doigts.

 

Pour accéder à un pareil état vous vous imaginez aisément que ce n’est pas en regardant à l’intérieur de soi qu’on y parvient. C’est le corps qui communie avec le tout qui nous entoure. Son esprit ne doit rencontrer aucune barrière et donc se connaître. Nous voilà confronté au fameux « connaît-toi toi-même » dans l’esprit non matérialiste de celui qui l’a immortalisé.

Cela ne signifie absolument pas se poser des questions sur soi ou plus encore se faire psychanalyser. En regardant en soi on ne trouve qu’un soi étriqué, inférieur. C’est en cherchant avec compassion et bonté vers l’extérieur que l’on peut établir une communication par l’harmonie (la résonance) engendrant une communion universelle.

 

Soyons net : la psychanalyse qui nécessite une observation de soi conduit à une fermeture. C’est une grande erreur de chercher en soi son soi-même. C’est comme si l’on croyait qu’en coupant en rondelle le cerveau il était possible de débusquer les pensées !

 

Le soi des psy est un sac de nœuds qui ne peut être décrit que par des néologismes aussi obscur que l’exposé souvent filandreux qui les accompagne. Notre intérieur est une vraie perruque dans laquelle notre esprit est en vadrouille dans quelques ruelles sombres et nauséabondes. Ce truc tentaculaire ne peut se démêler, s’assainir, que par l'emploi de notre œil extérieur, celui qu’utilisent les sages des arts martiaux…

 

Entrer en soi s’est s’abstraire de soi en se concentrant sur le monde extérieur qui nous livre le négatif de notre être. On peut dire que c’est une fécondation de soi par oublie de soi et donc par un réel vécu de ce qu’est l’humilité dépourvue de baratin !

 

Évidemment pour en arriver là nous devons passer par l’étape de la lecture de ce monde extérieur qui est soi tout en ne l’étant pas. Ce que je veux dire c’est que la cabale (non hébraïque) s’inscrit dans la démarche initiatique de décryptage du lien entre les mondes car elle permet d’instaurer un échange intuitif entre le petit soi et le grand soi, certains diront entre le microcosme et macrocosme.

 

Ce n’est pas le rôle de cet article de vous donner les ficelles pour y parvenir. Son rôle essentiel (comme tous les articles) est d’ouvrir les horizons. Vous être obligés de me créditer ou alors de me discréditer, ce que je comprends fort bien et ne saurait vous en tenir rigueur.

 

Quant on est en soi = in ferno = enfer, on prend une sacrée importance. Observer son petit moi ça astique le nombril, ça le chatouille, ça lui fait plaisir. Celui qui cherche en lui-même ne fera que se durcir. Ensuite ce sera la nuit une nuit sans étoiles qui peut devenir éternelle !

 

Telle est la raison pour laquelle les sciences ésotériques comme l’alchimie ou les arts martiaux de très haut niveau sont en totale opposition avec l’introspection exagérée qui dure des lustres et vous empoisonne tout en vous faisant jeter l’argent par les fenêtres. Et l’on comprend pourquoi les alchimistes véritables fuient les discours psychanalytiques, tout comme ils fuient un formatage religieux ou celui infligé par un maître à penser qui obnubile la raison. Bouddha ne conseillait pas pour rien de ne jamais mettre une lumière au-dessus de sa tête !

 

On dit que je suis l’élève de mon maître Roger Caro. Non, j’étais, son élève avant 1992. Maintenant, et depuis près de 20 ans, je ne le suis plus tout en faisant fructifier son héritage.

Mon entourage, attaché affectivement à un souvenir veut le perpétuer dans une sorte d’immobilisme en faisant « comme avant ».  Ce « comme avant » devient la seule référence, la seule vérité.

La franc-Maçonnerie en sait quelque chose notamment avec cette difficulté ahurissante pour intégrer les femmes dans certaines loges, phénomène symétrique dans l’Église.

 

Cet enfermement dans le passé, ce traditionalisme donc, cette peur de l’avenir est une attitude bien humaine illustrée par le folklore. Elle doit impérativement se surmonter par ceux qui souhaitent monter les marches de l’initiation.

 

Certes, le Grand Œuvre est immuable et tout ce qui est calqué sur lui reste éternel. Mais les sociétés changent et les adaptations s’avèrent nécessaires sans cela le traditionalisme l’emporte en fossilisant ce qui aurait dû rester vivant. Ce n’est pas pour rien que les anthropologues ont découvert que l’homme était adapté à l’adaptation. Vous voulez mourir à votre humanité ? Alors restez « comme avant » !

 

Les petites hirondelles ont besoin de se percher quelque part pour apprendre à voler. C’est pourquoi l’alchimiste et physicien Isaac Newton disait : « Je suis sur les épaules de géants ».

 

Pour finir de parler de moi à ceux qui me connaissent ou veulent me connaître, je dois spécifier que je ne suis pas attaché à une philosophie particulière, le cœur ouvert à tout, j’observe, j’expérimente, je lis (juste le nécessaire pour éviter une intoxication). C’était l’exigence de celui qui me forma autant que c’est fondamentalement la nécessité initiatique comme l’a fort bien compris Marie Madeleine Dévy en son livre Initiation médiévale (édition Albin Michel, Paris 1980).

 

Allons les petits, sortez de votre école ! Venez faire une ronde avec les copines et les copains de tous bords, nous allons bien rigoler en ne parlant pas des choses qui blessent tout en ouvrant notre cœur à cette empathie unificatrice.

En ne sortant pas de notre école, on ne peut sortir de son oeuf pour expérimenter une nouvelle naissance. Combien risque de se momifier dans l’ombre d’un pseudo temple, le front posé sur les bottes d’un maître où les fesses offertes à sa cravache d’une philosophie qui ne vaut que des clopinettes ! ! !

 

Décidément aujourd’hui je m’amuse sans vergogne au détriment des candidats aux initiations peinturlurés qu’offre la devanture de nos supermarchés de l’occulte. C’est peut-être la lunaison pascale qui approche et me fait tourner en bourrique !

 

L’œil est la plus belle invention sous le soleil dont il reproduit d’ailleurs le symbole qui est un cercle avec un point au milieu. Grâce à l’œil l’homme peut voir. Ce bel organe est-il fait uniquement pour l’homme ?

Le biologiste le croit fermement puisqu’il partage la même origine embryologique (ectodermique) que notre peau.

Et bien je me trompais. L’un de mes premiers « directeur de conscience » me fit faire des expériences de perception déroutantes et cela sans l’aide de drogues mais à partir d’une assez longue préparation au silence mental de plus en plus intégré comme une seconde nature.

Et là quelle ne fut pas ma surprise d’avoir cette impression extraordinaire source d’un immense bonheur de voir les choses, toutes les choses, pour la première fois.

 

Mon coach, illustre inconnu à la couleur de muraille, me dit alors que je venais d’expérimenter l’humilité car cette sensation de première fois n’était pas la mienne, j’avais laissé la place à quelque chose d’autre habituellement aveugle et qui à travers mes yeux eut l’immense joie de découvrir le monde. Et cette joie il me la faisait partager.

On m’expliqua qui ces êtres essayaient toujours de voir avec nos yeux mais que notre perpétuelle pensée et notre ego démesuré occupaient toutes la place en faisant un obstacle insurmontable à son désir d’observer et de s’observer.

 

Mon coach me rassura en me disant que je n’étais pas envahi par des diablotins et que je n’avais pas besoin d’être exorcisé !

 

Regardez les corps célestes ces immenses et innombrables galaxies dont les milliards de planètes sont dépourvues de vision. D’un seul coup des yeux lui sont prêtés par une fourmi qui se balade sur l’écorce terrestre. Alors c’est une joie incommensurable et cette fourmi devient précieuse puisqu’elle porte les yeux de l’univers.

 

Ainsi cette humble fourmi aura progressivement connaissance, d’une manière intuitive, des mécanismes de l’univers. Et cela grâce à cette communion avec l’infini céleste qui peu à peu, par osmose, se révèle en son cœur.

 

VISION DE L'UNIVERS2

L’alchimiste passe sa tête à travers la voûte étoilée pour découvrir les rouages de l’univers. D’après le Liber chronicarum, 1493, Herman Schedel (1440-1514)

 

Telle est la raison pour laquelle les alchimistes ont la réputation d’être parvenue sans équations ou modèle cosmogénétique a comprendre les mécanismes de l’univers.

 

Nous sommes là d’ailleurs dans une démarche commune à tout véritable mystique indépendamment de son milieu culturel et religieux.

En ce sens nous pouvons dire que toute démarche spirituelle et sa dimension initiale, et donc initiatique, est fondamentalement laïque.

 

La suite change de registre.

Alors, prenons garde de ne point envoyer promener le Grand Architecte de l’Univers, ou de déclarer que le substrat des religions est délétère et que l’alchimie n’a pas de concordances à connotation religieuse traditionnelle et non traditionalistes.

 

Les voûtes des cathédrales recouvrent un mystère qui échappe aux rationalistes plus ou moins camouflés derrière la logique ou un néo cartésianisme.

 

Ce substrat « laïque » et initiatique des religions, est envahi par le chiendent des confessions actuelles qui ont sacrifié l’être au paraître et le savoir au pouvoir.

 

À l’aube du christianisme un disciple de l’apôtre Paul : Denis l’Aréopagite, parla de théologie mystique laquelle correspond à une connaissance secrète qui est le degré suprême de la connaissance de Dieu. Et il spécifie que les mots doivent « éclater » pour pouvoir exprimer les connaissances, et finir par disparaître. Ils doivent s’évanouir pour instaurer une connaissance directe. De ce fait la montée vers Dieu est fondamentalement une montée silencieuse.

 

Ainsi ce compagnon de l’apôtre Paul confirme cette nécessité du silence dans l’initiation qui ne consiste donc pas, comme chez les Franc-Maçon, à fermer son clapet pendant un certain temps, acte irrationnel et même naïf, qui consiste à comprendre le silence au premier degré !

 

Dans ce silence, le grand mystique d’Athènes voyait en action les être de l’univers constituant une véritable échelle entre Dieu et les hommes. C’est lui qui révéla la hiérarchie céleste dont les barreaux inférieurs était ceux de la hiérarchie ecclésiastique.

En d’autres termes les ecclésiastiques du premier siècle étaient des initiés de haut niveau qui s’inscrivaient dans un processus d’évolution juste au-dessous des Anges.

 

Évidemment de nos jours, cette notion est passée sous silence car les prêtres et évêques ne sont plus depuis belle lurette des initiés mais des animateurs et de ce fait ils sont souvent plongés dans des affaires sordides dont la presse se fait l’écho.

 

Dans la hiérarchie céleste les Anges sont les plus proches de nous. Ils précèdent immédiatement l’homme dans sa route vers la divinisation. Au-dessus d’eux se trouvent les Archanges dominés par les Archées appelés aussi Principauté (connaissant le principe initial de toutes choses). C’est la première triade. Je passe sous silence le reste de la hiérarchie, avec deux autres triades, que j’ai abordée dans des articles précédents.

Il suffit de retenir qu’il y a trois triades ce qui fait neuf niveaux.

 

L’important pour nous est de savoir que les Anges ne voient pas les minéraux tout en voyant les plantes, les animaux et les hommes. C’est un fait essentiel dans le sujet de cet article pour saisir une dimension fondamentale de l’alchimie et des fondateurs de la symbolique maçonnique.

 

Que signifie : « Les anges ne voient pas les minéraux » ? Que les minéraux constituent leur « point aveugle » comme il en existe un en toute rétine de l’œil humain, endroit où le nerf optique s’enfonce vers le cerveau pour véhiculer l’information née dans la rétine.

 

Mais les anges ne sont pas des hommes (pas vrai Joséphine ?). Donc les minéraux, point aveugles pour l’Ange, constituent un lieu où les informations visuelles sur notre monde et les Hommes leur sont transmis, d’une manière que nous ignorons, pour les informer.

 

Ainsi le minéral est « l’œil de l’ange » !

 

Dans notre corps se trouvent d’innombrables minéraux qui jouent un rôle souvent capital pour notre vie. Je ne vais pas alourdir le texte en les énumérant, mais je m’arrêterais à un seul capital au possible, je veux parler du fer qui est un oligoélément essentiel présent dans les sels minéraux que l’on retrouve dans les aliments.

 

La particularité du fer est d’avoir un numéro atomique égal à 26. En d’autres termes 26 électrons gravitent autour du noyau atomique du fer.

Ici nous rejoignons la Kabbale hébraïque ou le nombre des lettres du nom divin iod (10) he (5) vov (6) (5) est égale à 26.

Ne soyons donc pas surpris que le fer constitue le noyau de notre planète « vivante ».

Le fer « divin » (cab. fer de vie) est essentiel pour la vie puisqu’il est dans chaque molécule d’hémoglobine et donne la couleur rouge à notre sang.

Cela permet de comprendre pourquoi l’ange est étroitement lié à notre biochimie, qu’il « circule » dans le sang, il est associé à la « musique » de notre métabolisme et dans les processus de transmission de l’influx nerveux. Par là il agit sur nos pensées et nous inspire. La « musique biochimique » répond, par la répartition et la concentration moléculaire de ses différentes étapes du métabolisme, à la « musique des sphères ». Le « bas » ou microcosme, s’harmonise avec ici le « haut » ou macrocosme. 

Partout et surtout dans notre corps, les minéraux sont l’œil de l’ange et aussi leur moyen d’action, d’où la nécessité du silence pour laisser s’exprimer l’inspiration.

Le dialogue avec l’ange n’est possible qu’en le laissant se manifester dans notre esprit vierge de toutes pensées. Le discours du moi étriqué ne s’accorde pas avec le verbe de l’univers. Il embourbe la communication.

Le minéral va donc retenir toute l’attention de l’alchimie. Et la pierre philosophale sera autant un œuf minéral que cet œil que les Égyptiens ont particulièrement prisé avec l’œil oudjat ou œil d’Horus permettant au dieu de voir l’invisible et donc d’assurer une protection. Nous trouvons là le rôle de nos anges gardiens.

 

OEIL oudjatL’œil oudjat des égyptiens.

 

Telle est la raison pour laquelle l’alchimiste devient capable de purifier les pierres précieuses, qui correspondent à l’ouverture de l’œil de l’ange.

 

OEIL DE L'ANGE-JPG

 

Libération de l’œil droit de l’ange dans la cristallisation minérale. In Seraphinisch Blumebgärtlein, des œuvres de Jacob Böhmes.

 

On retrouve cette même démarche dans la « purification des métaux » des francs-maçons, opération qui n’a donc rien de spéculatif mais qui se déroule dans le laboratoire des alchimistes comme le furent les fondateurs de la maçonnerie. Voici un extrait du texte d’Helvétiuus, célèbre médecin du prince d’Orange dont personne n’est parvenu à déceler une supercherie :

 

« Pris d’une grande admiration (c’est Helvetius qui s’exprime dans son rapport du 27 décembre 1666. Il parle, après que l’alchimiste qui lui rendait visite lui a montré des médailles d’or d’origine transmutatoire), j’ai voulu savoir quand et comment il les avait acquises. Il me répondit : « Un ami étranger qui est demeuré quelques jours dans ma maison (il s’était présenté comme un adepte de cet art qu’il venait me révéler), m’a enseigné divers procédés. » C’était d’abord comment transformer des pierres et des cristaux ordinaires en rubis, chrysolites, saphir, etc, bien plus beaux qu’on voit d’ordinaire. »

 

On peut donc constater que le premier souci de l’alchimiste est d’ouvrit l’œil de l’ange en le purifiant.

La Franc-Maçonnerie avait la même démarche en passant de la pierre brute à la pierre cubique à pointe, toutes deux figurent sur le tableau d’apprenti. On retrouve la pierre cubique a pointe sur le tableau de compagnon.

Pierre cubique

Pierre cubique à pointe.

 

Ce monolithe est constitué par 9 faces, 5 pour la partie cubique et 4 pour la partie pyramidale. Ces neuf faces correspondent aux neuf « faces » de la hiérarchie spirituelle de Denys l’aréopagyte. Le sommet de la pyramide indique leur convergence vers le Grand Architecte de l’univers. C’est donc à l’intérieur de la pierre que tout se passe.

pierre cubique a point

D’après GADLU.INFO.

 

Ainsi se comprend la raison pour laquelle les assises de la Jérusalem céleste dont parle la Bible sont en pierre précieuse :

 

« Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges…

La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprane, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. » (Apocalypse chapitre 21, versets 11 à 21)

 

Outre les fondements de l’astrosophie avec les 12 perles ou planètes aux portes des 12 maisons astrologiques, nous voyons un ange correspondant à chaque planète, ce qui caractérise une hiérarchie céleste à 12 étapes. Dans la réalité nous trouvons neuf échelons. Les trois qui manquent correspondent à l’homme, à l’animal et à la plante. La Jérusalem céleste attend donc la divinisation des Hommes des animaux et des plantes.

 

Pour beaucoup ce que je viens de dire est difficile a avaler car nous répugnons à accepter l’invisible qui braque notre esprit rationaliste formaté par notre époque aveugle et récalcitrante à cette dimension, et cela même si la physique quantique va dans le même sens.

Je présume que les Francs-Maçons n’adhèreront pas même s’ils savent que leur initiation se paupérise au fil des ans.

Inversement je ne doute pas que les alchimistes puissent en retirer non pas un enseignement (je n’enseigne rien et tente de tricoter un fil relationnel) mais un autre point de vue sur l’oratoire et la matière qu’ils œuvrent au laboratoire.

Je ne demande à personne d’ingurgiter ma prose, surtout pas aux esprits brillants, mais de lire pour tenter de glaner des informations susceptibles de les intéresser et que je suis heureux de leur donner.

Je vous souhaite des trucs pas possibles qui vous fassent plaisir.

Avec toute mon amitié.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 19:39

 

Depuis que s’est développée l’empreinte génétique, les groupes sanguins entrèrent dans l’ombre, par leurs incertitudes comme source de renseignement sur une éventuelle paternité.

 

À 18 ans, quand j’étais marin, je portais au poignet une gourmette en fer blanc (fournie par les contribuables) dont personne n’aimait regarder les inscriptions. Outre le nom et le matricule poinçonné à la « vas vite » on pouvait lire le groupe sanguin. Le moins intéressant et le plus morbide pour le moral des troupes était sa division en deux avec possibilité de découper suivant les pointillés. La partie détachable était percée d’un trou pour pouvoir être clouée sur notre cercueil…  Le reste, tout le reste, revenait à la famille avec ronflonflons et honneurs.

 

Un de mes bons copains est passé par là. Il m’avait emprunté une belle paire de chaussettes blanches, je lui en ai fait cadeau en gage au frère d’arme. Des années après cette paire de chaussettes est un fil du souvenir. Il traverse le temps et le vécu immortel de ce que fut notre quotidien à jamais disparu. Combien ignorent, qu’au-delà de l’objet dérisoire ce fut une couronne mortuaire ridicule aux yeux du monde mais qui fut en réalité plus belle que celle d’un fleuriste.

Nous avions 17 et 18 ans âge ou maman inquiète cajole son fils qui va passer son bac. Nous passions d’autres épreuves ou se faire étendre n’était pas une métaphore.

 

En tripotant cette gourmette disgracieuse au possible avec sa chaîne style « supermarché rayon quincaillerie », j’étais intrigué par sa forme ovale qui correspondait au O de mon groupe sanguin et me faisait penser à un œuf. C’est ainsi que je fus amené à confronter l’œuf et la mort, la naissance et le décès, le commencement et la fin, l’alpha et l’oméga qui se rejoignent comme ce serpent qui se mord la queue, celui que les alchimistes appellent ouroboros.

 

L’O a un charme érotique que je ne puis contredire car je l’ai dans mes veines.

Si j’avoue que je suis le meilleur vous n’allez pas me croire et vous aurez raison. Comme tout le monde je fais partie de plusieurs clubs, de ceux qui aiment le bois et les vieux arbres, de ceux qui tendent la main vers l’invisible, de ceux qui s’imaginent aimer les femmes ou aimer tout court, de ceux qui dépassent d’un bon chouïa un mètre quatre-vingt, de ceux dont le QI frise 140, de ceux qui ont une gueule à ne pas attirer les mignonnes mouches à miel etc. Monsieur tout le monde sans rien qui dépasse avec une tendance à se foutre du monde.

 Amiral, petit prof ou petit con j’aurais pu être. Amiral je ne le suis pas par incompétence, petit prof je ne le suis pas par nouvelle incompétence, petit con je le suis peut-être, c’est à vous de juger.

 

J’ai remarqué, grâce aux gourmettes que nous portions, que ceux qui étaient devenus mes amis avaient presque tous le groupe sanguin O. C’est à cette occasion que pour la première fois j’entrevoyais dans cette mystérieuse relation sang-harmonie ou sang-caractère tout le pouvoir magique de l’homme. D’une manière plus triviale je supputais des inestimables valeurs musicales à notre viande rouge.

 

À partir de cet instant je devins un mauvais marin au service de ma patrie et je révisais en très forte baisse les formules de notre fier corps d’armée : « Honneur, patrie, valeur et discipline ». Même si je devais astiquer parfois ces devises gravées sur de superbes plaques de fontes, Je les remplaçais en mon cœur et dans ma tête par un amour profond de la vie autant au sens biologique que spirituel du terme.

 

L’armée m’avait fait faire le tour du monde et découvrir un secret de sa rondeur. C’est pour cela que malgré tout je lui suis reconnaissant et j’ai revu dans la vie civile, non sans un réel plaisir, mon vieux commandant qui m’avait compris et m’envoyait souvent en mission dans la brousse malgache ou dans quelques coins reculés pour que j’explore le monde et lui foute la paix.

 

À partir de cette découverte de l’union harmonique des êtres dont le sang était une sorte de manifestation physique, concrète, matérielle, j’en veins, en toute logique, à m’interroger sur la dimension vibratoire des voyelles.

 

Ainsi trouve-t-on que le « i » monte, c’est un son de « tête », alors que le « u » (prononcez-le en lisant) provoque une vibration qui descend vers la poitrine et le ventre en sollicitant les organes.

 

Quant à la lettre « o », elle s’énonce par une bouche ouverte circulairement comme le dessin de la voyelle. Prononcez là et vous constaterez que la poitrine se contracte et le ventre est en avant… comme celui d’une femme enceinte ! Cette forme n’est donc pas fortuite par rapport à l’œuf ! ça y est, vous venez de comprendre qu’il existe la cabale du corps qui n’est autre que son véritable langage.

 

Curieusement, ceux qui sont du groupe sanguin O sont plus portés à l’étonnement que les autres car leur caractère en fait des découvreurs et surtout des sortes de poètes qui s’émerveillent devant chaque choses. C’est, si je puis dire, de la même eau que leur propension à la bienveillance et à la tolérance qui n’est autre qu’une manifestation de cette empathie qui les caractérise et les rend sujet à de fréquents étonnements.

 

La bouche en oviducte dit ce qu’elle veut dire, c’est la bouche en œuf, la bouche qui parle d’œuf et en terme plus élaboré directement lié à la perpétuation des espèces… tous les alchimistes vous le diront eux qui élaborent leur œuf philosophal dans leur ballon de verre ; tient, future maman, ça ne vous dit pas quelque chose le ballon bien rebondi qui contient l’œuf ?

 

J’ai parlé de cabale du corps, parlons de cabale tout court où l’O est aussi l’eau. L’eau fait en effet partie du même symbole que l’O parce qu’elle est une substance non figée qui s’étale et prend une envergure illimitée. En ce sens on comprend pourquoi les alchimistes lui donnent parfois le nom de mercure qui s’étale, lui aussi, mais avec cette particularité de se mettre en boule à l’image de l’O… Combien est significative cette expression populaire quant elle dit que c’est la goutte qui fait déborder le vase. Ce n’est pas le débordement qui est important mais la goutte ovale comme un œuf, comme un œuf dans l’eau.

 

C’est dans l’eau que s’est développée la vie et cette eau nous la portons en nous dans nos liquides organiques qui ne doivent pas se déhydrater sous peine de dérèglements sévères. Oui, l’eau c’est la vie dans tous les sens du terme comme je viens de le montrer.


OEUF 02

 J’ai eu la bouche en O d’émerveillement lorsque j’ai vu sous le microscope, au bout d’environ 20 minutes, un œuf se diviser en deux pour commencer à lutter contre l’entropie destructive qui domine notre monde et amorcer la construction d’un nouvel individu à contre courant de cette entropie qui remplie poubelles et cimetières.

 

Oui, j’ai vu un œuf de poisson à tous les stades de sa division et quand, Oh émerveillement, une cellule s’est mise mystérieusement à pulser marquant la naissance des battements d’un cœur qui n’existait pas encore ! Oui, nous avons beaucoup de choses à découvrir sur l’activité réelle du code génétique et le sens de sa molécule spiralée, cet escalier qui monte jusqu’aux cieux…

 

J’ai vu ces divisions se dérouler dans une membrane transparente sphérique analogue à un ballon de verre contenant son œuf en pleine transformation. Vous comprenez pourquoi l’alchimie est inséparable de la vie, elle est même Vie ?

 

En tout biologiste ou médecin qui aime son métier sommeille un alchimiste. Encore faut-il que l’ignorante crasse des formateurs finissent par les voir uniquement comme des faiseurs d’or.

 

Vous voulez découvrir l’O dans l’eau ? Jetez une pierre dans l’eau calme et vous verrez l’eau crier OOOOO à partir du point d’impact ! Vous n’avez pas besoin d’un dessin j’espère ? Ce point ou le caillou est tombé, donc ce point central dans un cercle est le symbole du soleil des astrologues et astronomes. C’est aussi celui de l’or !

Oui, le soleil est dans l’eau. C’est grâce à l’action du soleil conjointe à celle de l’eau que se perpétue la vie.

Avant de transmuter un métal en or c’est cela qu’il faut comprendre et en fin de compte c’est toute l’assise de la symbologie qui doit sortir de la spéculation et donc du matérialisme pour devenir symbosophie et donc sagesse par l’étude surrationnelle (au-dessus du rationnel) des symboles.

 

En alchimie le symbole du sel est un cercle coupé par son diamètre comme un panneau routier de sens interdit.

Si vos faites glisser la partie supérieure vous obtiendrez le schéma d’une onde sinusoïdale identique à celle générée par la chute d’un caillou dans l’eau.

Si vous placez la partie inférieure « u » à côté de celle du haut « n » vous obtiendrez « un », alors que le O dessinera le zéro. Si vous faites tourner le mot « un » sur son axe vertical par rapport à cette page, vous obtiendrez toujours « un ». C’est pourquoi cabalistiquement l’univers est l’unité inversée… En chacune de ses partie est son unité : « un en tout, tout en un », le tout étant zéro, l’œuf. C’est ainsi que l’on découvre que les anciens savait que l’univers est holographique et que leur pensée holoscopique (capable de voir l’unité partout) était le levier d’or pour soulever le monde.

 

Que le Grand UN soit dans votre petit un et vous ouvre l’œil du cœur… Amicalement.

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:12

Cet article est assez dispersé dans le sens où non seulement je donne mes opinions de ceci ou de cela mais en plus je me réfère à des auteurs tel André Malraux.

Vous pourrez remarquer que je suis polisson car je bouscule autant l’Église que l’ésotérisme.

Le programme débute par une opinion acide sur cette décision de l’Église d’évacuer certains saints du calendrier.

J’ai fini par me demander ce que signifiait la phrase d’André Malraux : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Je montre que cette spiritualité nous fut confisquée en excluant les saints sans histoire dont Jacques de Voragines nous conte les légendes dorées, c'est-à-dire PRECIEUSES.

Et à la fin j’interprète la vie d’une sainte évacuée du calendrier par l’Église : sainte Barbes.

 

Le 14 février 1969, le pape Paul VI approuva la refonte du calendrier catholique par le motu proprio : Mysterii Paschalis celebrationem. Il entra en vigueur le 1er janvier 1970.

Ce calendrier ne retient qu’un nombre réduit de saints. Ainsi certains – une quarantaine – ont disparu du calendrier catholique. La raison en est, disent les instances romaines, « si l’on ne peut affirmer qu’ils n’aient pas existé », les hagiographes « ne peuvent établir avec certitude les fondements historiques de leur culte ». Ainsi furent éliminés Christophe (pour la énième fois dans l’histoire !), Barbe (remplacée par Barbara), et Catherine.

Cependant l’Église est coutumière d’entorses pour sauvegarder ses visées politiques. L’inconvénient de vouloir le beurre avec l’argent du beurre c’est que ce comportement sape outre sa crédibilité spirituelle, celle de cette réforme elle-même et la rend nulle et non avenue, sauf évidemment pour la horde d’inconditionnels et conditionnés ayant définitivement abdiqués leur statu d’humain libre en s’imaginant aux cimes de la spiritualité.

Ainsi, St Georges — il faut ménager le saint national de l’Angleterre et ses Protestants — dont les actes sont tout aussi fragiles que ceux des saints éliminés, a été maintenu sous le prétexte fallacieux que son culte est « beaucoup plus enraciné dans le temps » selon Pierre Pierrard honorable professeur à l’institut catholique de Paris (in Dictionnaire des prénoms et des saints, p 8. Éditions Larousse. Canada. 1987.)

J’aimerais bien que monsieur le professeur Pierrard m’explique le sens de ce verbiage pseudo poétique : « Enraciné dans le temps ». Sainte Catherine n’est elle pas « enracinée dans le temps » ni sainte Barbes, ni saint Christophe ? Combien faut-il de générations à un culte  pour être « enraciné dans le temps » ? Je vais vous le dire, d’après le concile de Trente c’est trois siècles. Savez-vous que l’église de la commanderie Templière de la Couvertoirade (Larzac) portait le nom de saint Christophe ? ça fait un bail, vous ne trouvez pas ?

Quand je pense que ceux qui lisent ma prose me demandent parfois ce que l’Église Catholique a pu me faire pour que je la traite si durement ! C’est désespérant !

Si je parle de ces saints exclus par ignorance et balayés comme des détritus, c’est pour donner un exemple flagrant de la dégradation de l’Église devenant matérialiste et inconsciente depuis la rupture de sa symbiose avec l’ésotérisme. (pour une explication de cette symbiose voir l’article :   LA FRANC-MACONNERIE EST-ELLE INJUSTE ? )

Quels rapports me direz-vous entre ces saints mis au rancart et l’ésotérisme qu’il soit ou non franc-maçonnique ?

C’est que la vie de ces personnages, leur légende a un sens symbolique précis, comme les contes, destiné à véhiculer une connaissance dont l’Église s’est débarrassée par ignorance tel un  oripeau insignifiant encore accroché à ses basques.

Ces saints sans histoire sont un reliquat « pédagogique » dont les légendes étaient utilisée  (à l’instar des évangiles apocryphes) pour enseigner « l’envers du décor » avant que ne se consomme le naufrage de cette fabuleuse symbiose avec  l’ésotérisme et la Franc-Maçonnerie.

Avant le naufrage le triangle trônait au-dessus du tabernacle. Il signifiait les trois personnes de la Sainte-trinité : le Père le Fils et le Saint Esprit. C’était le sens enseigné au catéchisme. Mais il était des êtres plus avides de connaissance auxquels on apprenait alors qu’il s’agissait du triangle d’Hiram et de la triade alchimique : sel, soufre et mercure, tandis qu’un directeur de conscience enseignait toute la dimension mystique inséparable de cette « gnose chrétienne ».

Il ne s’agissait donc pas d’un secret mais de servir chacun à l’aune de ses aspirations et de ses capacités.

Après la rupture de la symbiose le triangle s’est, si je puis dire, divisé en deux. Il siège toujours au-dessus de l’autel de l’église mais aussi au-dessus du vénérable de la Loge maçonnique.

L’un ne veut pas entendre ce que dit l’autre.

L’un est dogmatique en disant qu’il ne l’est pas l’autre est anti- dogmatique en ignorant qu’il ne l’est pas.

Tous deux sont prisonniers d’un système dont l’ouverture est devenue impossible par un conditionnement tel que ce qui est accepté un moment est rejette en suivant l’ornière des habitudes qui procurent une béatitude sécurisante. Nous sommes tous paresseux et bornés donc inutiles de mettre les points sur les i.

L’Église refuse la connaissance et donc la gnose chrétienne. L’ésotérisme et surtout la franc-maçonnerie ont quant à eux perdu la connaissance. Dans le cas contraire la FM ne courrait pas après le « Parole perdue » ou les « archana arcanorum » (qui ne sont autre que l’alchimie). Quant aux alchimistes, ils n’auraient pas des prises de bec à propos de la meilleure façon de préparer la pierre philosophale, en plus de se chipoter sur la manière de comprendre et de réaliser une voie, notamment la voie dite « voie sèche ».

Je vous le dis sans ambages, c’est un cirque ou tout le monde est « perdant et perdant » au lieu d’être « gagnant et gagnant ».

Soyons lucide. L’Église et l’ésotérisme sont donc en réalité agnostiques. Les deux ignorent désormais le puissant lien qui les unissaient : la spiritualité transformante source de métamorphoses.

Et là je dis bravo à André Malraux d’avoir compris que le XXIeme siècle serait spirituel ou ne serait pas. Citation déformée pour la réduire à sa plus simple expression. Afin d’éviter l’interprétation du terme spirituel dans le sens matérialiste de souplesse de l’esprit ou de religion, voici l’extrait dans ses termes initiaux :

« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer leurs dieux. »

Nota : In  « L'homme et le fantôme » d’André Malraux, dans L'Express du 21 mai 1955. Elle est rapportée par Christian Laporte in L’autre François Perrin dans son livre, Franc-parler, édition Quorum, 1996, pp. 173 et 190. Perrin cite aussi un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuve, n° 49, mai 1955, p. 15.

Quant à la terrible menace en question elle ne peut que provenir de l’homme lui-même, même s’il est difficilement contestable que la vie et l’intelligence extraterrestre existe.

Nota :Ne nous attendons surtout pas à l’arrivée de petits hommes verts comme bon nombre en semblent convaincus au pied du pic de Bugarach dans les Corbière (Aude). Pendant 10 ans j’ai eu ce vénérable pic sous ma fenêtre, je n’ai jamais fait une rencontre du troisième type ! Il est vrai que certains affirment que je suis un matérialiste notoire… car je refuse d’entrer dans leur délire. Ils ne comprennent pas que je puisse être persuadé, pour de pertinentes raisons, de l’existence des extraterrestres sans les attendre au tournant.

N’oublions pas qu’André Malraux avait des connaissances importantes sur les traditions de l’humanité et qu’il avait énormément lu sans sujets tabous. Il connaissait plusieurs faces de l’ésotérisme oriental et occidental. Dans cette phrase il souligne le fait que notre tâche future sera de réintégrer nos dieux, et non pas nos croyances !

Remarquons d’abord que le terme réintégrer, veut dire que les dieux furent là à un moment donné et que nous les avons évacués. Il nous faut donc réintégrer ce que nous avons désintégré, c’est-à-dire jeté dehors, détruis et pour ce faire aller à rebrousse temps, toujours plus haut dans les sphères de la spiritualité. C’est abstrait, théorique tout ça, mais mieux vaut essayer de comprendre que d’adopter la bigoterie qui ronge et tue tout « bon » croyant !

Et oui croire c’est déjà déchoir mais communier dans un échange muet plein de grandeur, avec un cœur de feu, c’est grandir. La croyance entretenue par les religions, avec souvent un dialogue avec Dieu qui n’est qu’un affligeant monologue, est toujours aveugle quelque part. C’est la gangrène de toutes religions car elle fait se lever des armées de puritains et de terroristes. Tel est l’un des résultats (le moindre) de la rupture de la précieuse symbiose entre religion et ésotérisme.

Ne soyez pas surpris si j'ai particulièrement apprécié le livre plein de verve de Cavanna intitulé "Lettre ouverte aux culs-bénits" dont l'impertinence me réjouit:

"Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toute dans ce qu'ils est convenu d'appeler leur "foi". Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, il ont rencontré Dieu, ils l'on touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça." (page 8. Editions Albin Michel S.A. 1994, Paris.)

Inutile que je vous explique le pourquoi et le comment de la désintégration. Il suffit de regarder autour de vous, même et surtout si vous êtes dans un Temple ou une Église.

Remarquons que, dans la citation de Malraux, dieu est écrit avec une initiale minuscule. De ce fait il ne s’agit pas de réintégrer le Dieu de notre religion.

Alors, qu’est-ce qu’un dieu ?

Malraux s’exprime avec pertinence car, contrairement à la majorité des bons et fidèles chrétiens, il n’avait pas lu la Bible superficiellement, endormi par l’effet soporifique d’une croyance. Il avait pu constater, comme nous allons le faire, que la Bible parle des dieux sans les confondre avec Dieu.

Alors lisez s’il vous plait ce passage éminemment instructif du livre du Psaume LXXXII, 1 :

« Dieu se tient dans l’assemblée du Tout Puissant et au milieu des dieux il rend son arrêt ».

Et ne croyez surtout pas que cette citation soit seule, et pourquoi Malraux ne pouvait l’ignorer. Ainsi peut-on lire au verset 11 du chapitre XV de L’Exode :

« Qui est comme toi parmi les dieux, ô Yahweh ? »

Nota : Yahweh ou Yahvé est le nom de Dieu dans la Bible (ancien testament).

Réintégrer les dieux signifie donc en tenir compte, considérer leur existence et leur rôle dans notre vie de tous les jours. C’est ce que nous a transmis Deny l’Aréopagite dans sa hiérarchie céleste dont nous faisons potentiellement partie.

Il ne s’agit donc pas de redevenir croyant en Dieu avec la foi du charbonnier ou aucune lumière ne brille dans la noirceur.

Nous allons mieux comprendre avec ces versets 34 à 36 du chapitre X de l’évangile de Jean :

« Jésus dit : vous êtes tous des dieux ».

Et oui, réintégrer les dieux selon Malraux, c’est réintégrer les Hommes dans leur divinité initiale. C’est l’unique voie pour s’en tirer, et l’on ne s’en tire pas avec du baratin et cette componction qui caractérise les hommes d’Église dont je ne nie pas la bonne volonté et la bonté.

Oui il y a en notre âme un être divin recroquevillé comme un poussin dans son œuf, à nous de le faire éclore et je le répète : c’est la seule voie ! ! ! ça y est, vous saisissez le sens de l’œuf alchimique ?

À ce niveau point de magie débile et débilitante, point d’initiation orientale ou occidentale. Tout le monde est d’accord… sauf les mornes Églises actuelles et notre ésotérisme plus ou moins folklorique vestige de quelques cris de détresse avant que ne sombre ce magnifique vaisseau de pierre sur lequel s’était incrusté le « lichen » symbiotique des diverses et profondes connaissances spirituelles semé par le Christ. Seule la tradition orale et la vie « légendaire » de certains saints en était encore le véhicule :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait ». (Jean XXI,25)

Et ces saints viennent de nous être confisqué par l’ignorance et le désir matérialiste de crédibilité, réduisant à néant les magnifiques messages des légendes dorées.

Prenons l’exemple de sainte Barbe (dans le calendrier c’est Barbara maintenant pour noyer le poisson avec une habileté démoniaque), dont le culte se répandit à partir du IXe siècle et déchue illégalement du calendrier après plus de 1000 ans de bons et loyaux services, car insuffisamment « enraciné dans le temps ». Non, vous ne lisez pas du Pagnol ! où peut-être lisez-vous du Kafka ? ça dépend de votre tempérament.

Elle aurait vécu au milieu du IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous l’empereur Maximien. Voici son histoire.

Son père, Dioscore, aurait été un riche païen descendant de gouverneurs perses.

Pour la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter La Sainte-Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour.

Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.

Dioscore la décapita, mais fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbe qui lui fut donné.

Avant de commenter cette histoire lourdement chargée de connaissances, remarquez la stupidité du procédé destructif de remplacer dans le calendrier la fête de Barbe par celle de Barbara l’inexistante qui signifie exactement la même chose. Barbe, Barbare et Barbara, c’est du pareil au même ! ! ! C’est quoi ce procédé bidon !

Vous comprenez aisément qu’Héliopolis ou naquit notre héroïne est la ville du soleil et l’alchimie est l’œuvre du soleil et c’est pour cette raison que Fulcanelli dédicace ses ouvrages aux frères d’Héliopolis. Et bien, sainte Barbe est une sœur d’Héliopolis. C’est bien fait pour Fulcanelli qui n’a vu que des frères à Héliopolis. Et la parité il en fait quoi notre Adepte national ? Il enfonce le clou en disant qu’il est FCH ou frère Chevalier d’Héliopolis. Ben oui, mes chères sœurs et Perrenelle en tête avec toutes ces brillantes dames en l’art d’hermès dont la Reine Christine de Suède, vous pédalez dans la choucroute de l’incertitude ! Aussi je dédie cet article aux SFCH, c’est-à-dire aux Sœurs et Frères d’Héliopolis. En plus ça fait patriotique et hors d’atteinte des chasseurs débiles de sectes : Société Française des Chercheurs(e) Homologués.

Encore de nos jours, les zozos disent que tout passe par le zizi !

Je me mélange les pinceaux entre le zozo et le zizi. Sûr, je vois Zorro dans un champ de grosses asperges comme si j’avais reçu un madrier sur l’occiput. Depuis, je zozote.

Bon, ce n’est pas futé tout ça, aussi je redeviens chaste pour continuer à dénuder les intimes secrets de sainte Barbe. Qu’allez vous imaginer espèce de grossier personnage, Barbe n’est pas une femme à poil ! Non, ce n’est pas pour suivre les méandres prévaricateurs de votre pensée libidineuse qu’elle fut intronisée patronne des pompiers ! Je veux dire qu’elle n’a pas de barbichette. Peut-on rêver de la première femme à barbe du martyrologue ? Pourquoi pas, Rabelais ne se serait pas privé de saupoudrer le tout de farces grivoises pour achever par nous faire comprendre qu’il s’agit de la barbe de l’éternel que l’alchimiste Gébert appelle feu de cheveux. Et oui, le seul nom de notre ex-sainte est alchimique à souhait. Vous vous doutez que la suite est la même mayonnaise.


sainte-barbe-poissyStatue de sainte Barbes avec sa tour ou athanor des alchimistes.


Ce feu de cheveux a une structure capillaire d’où son nom. Le syntagme «  barbe de l’Éternel » précise que ces « poils » sont blancs. Il s’agit d’un feu particulier à l’alchimie, feu qui s’envole au vent comme une plume. C’est pourquoi on utilise parfois, lorsqu’on s’en sert, de l’expression « faire voler les aigles ». L’anagramme du mot aigle est liage dans le sens où la matière va se « lier » ou se coaguler et passer de ce fait de solve à coagula blanc.

Mais l’histoire de sainte Barbe, cette patronne des artificiers et de tout manipulateur de la poudre d’escampette est des plus édifiante sur le plan alchimique. Cette malheureuse jeune fille innocente est mise au piquet, non pas dans un coin comme je le fus à l’école primaire mais dans une tour, un piquet de luxe en quelque sortes. Elle est donc enfermée, par son féroce papas coléreux dans une tour percée par deux fenêtres. Vous avez compris le message ? Sans aller chercher la tour de l’échiquier arrêtons-nous au fou, celui du tarot évidemment, celui qui s’appelle aussi l’alchimiste. Vous pigez l’acrobatie sémantique de cette langue des oiseaux ? Et oui notre bâtisseur d’hagiographie alchimique a fait du bon bouleau avec ces deux fenêtres qui désignent le corps double de la matière première.

Et voilà que notre sainte se découvre de sérieux dons de bricoleuse puisqu’elle est capable, s’il vous plait, de percer une fenêtre dans la maçonnerie. Tiens, la maçonnerie, ça me dit quelques choses et les trois fenêtres arrivent à point.

Vous devez comprendre qu’il s’agit autant des trois personnes de la Sainte-trinité que du triangle de feu que des trois points maçonniques et alchimiques. Et n’allez pas me raconter que sainte Barbe était franc maçonne ! Avant le IXe siècle, ça fait un peu tôt !

Le message ici s’adresse aux connaissances des Maçons bâtisseurs de cathédrales. Et ces maçons étaient des fidèles de l’Église même si dans leurs baraques de chantier il avaient élaborés des rituels destinés à ceux qui voulaient avancer et se réaliser au sein de l’Église grâce à des connaissances orales transmises depuis les apôtres. On ne pouvait pas communiquer de pareilles connaissances dans un confessionnal. Ce fut la même chose pour les confréries de pénitents que l’église a interdit dans le cadre de cette séparation de sa symbiose avec l’ésotérisme chrétien.

Le méchant papa de Barbe mit donc le feu à la tour, ce qui, en fait un parfait athanor ou fourneau des alchimistes contenant la matière trine en train de cuire.


SteBbarbe

Deux statues de sainte Barbe patronne des mineurs, d’où la lampe de mineur posée à coté. La tour avec les trois ouvertures ou les trois personnes de la Trinité céleste se superposent aux trois corps alchimiques et aux trois points maçonniques. Le tout correspondant au triangle de feu, ce qui en fait la patronne des alchimistes, des pompier, des artificier et aussi des forgerons. D’après Wikipédia.


Mais ce n’est pas fini ! Le gentil papa ne trouva rien de mieux, pour manifester son immense tendresse paternelle de la faire condamner à mort. Ben oui, finalement l’amour et la mort, c’est pas si éloigné disent les poètes quant il sont un tantinet dépressifs.     Et puis comme nous devons tous mourir, autant le faire tout de suite !

Il était pragmatique le papa qui voulu manifester la profondeur de son amour en quémandant le privilège de raccourcir de sa tête sa fifille bien aimée. Ce fut fait d’un coup de maître car il avait l’habitude de trancher dans le vif le bougre.

Il avait le cœur en paix d’avoir fait retourner d’où elle venait cette ingrate tétue. Mais seulement voilà, d’où elle venait il n’en savait rien, et ce fut là son erreur fatale de croire que l’on peu bouffer un agneau sans recevoir le ciel sur la tête. Et badaboum, boum et reboum, un éclair lui chatouille les omoplates et durechef il rend son âme au diable, mais avant d’y aller il a dû se faire tirer les oreilles par son amour de petite fille.

Et là nos alchimistes comprendront que parfois l’alchimie nécessite une énergie qui repose dans l’atmosphère nuageuse et qu’il est bon de réaliser certaines opérations quand un orage éclate (pas avant) afin d’œuvrer dans une atmosphère chargée d’un dynamisme particulier. De là est venue la croyance que certains alchimistes œuvraient avec la foudre, ce qui n’est pas faux sans être vrai.

J’espère chères lectrices et cher lecteurs que je ne vous ai pas trop barbé avec cette histoire.

En tout cas je vous remercie d’avoir pris la peine de me lire malgré mes loufoqueries et mes graves fautes rédactionnelle.

Avec toute mon amitié.


P.S

Ce blog figure en 1960ème position jusqu'au prochain classement, dans 15 jours.

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  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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