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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 19:08

 

Je suis pris entre trois feux (oh spécialistes des triades : ça vous étonne ?) :

Celui de la préparation de ma valise pour aller sous d’autres cieux.

Celui de la préparation prématurée des fêtes de Noël : creusons-nous les méninges pour faire des cadeaux !

Celui de la rédaction de mes conférences. Attention ne faut pas décevoir les barbes académiques…

Entre tout ça il y a juste de quoi glisser une feuille de papier à cigarette.

Mais à l’occasion de l’élaboration de mes exposés il est des passages que je dois plus ou moins exclure ou fortement résumer. Ces choses marginales (et non ces épluchures, s’il vous plait !) m’ont paru être digne d’éveiller votre intérêt. Aussi permettez-moi de soumettre mes spéculations savantissimes à votre soif de savoir. Acceptez-les donc puisque vous n’aurez plus l’occasion de me lire pendant près de deux mois jusqu’au moment où les amandiers seront en fleur et que les alchimistes pencheront leur grand front studieux sur leur fourneau. Et oui, car la fonte de la blanche-neige correspond à celle du blanc-seing ou signature du « sel » blanc.

Bon, assez pirouetter doctement en fanfaronnant et entrons dans le vif du sujet.

 

Le mot alchimie est extrême instructif par sa seule étymologie. Le terme est issu de l’arabe al-kimia (la chimie) qui s’est conservé en occitan dans le terme alkimie ou alquimia, comme en espagnol.

Le mot kimia, par l’intermédiaire du syriaque dérivé du grec proviendrait de l’égyptien kem-it qui signifie « noir » qui évoquerait le pays noir ou Égypte. Ce nom provenant de la couleur des alluvions du Nil, car ce pays s’avère être à l’origine de l’alchimie.

Enfin dernier point à considérer, c’est qu’en arabe le mot al-kimia est synonyme d’al-iksir ayant donné en français élixir. Nous savons que l’alchimiste extrait des élixirs soit sous forme de médecines ou du fameux élixir de longue vie.

Je vous arrête : je n’en ai jamais dégusté ! Mais je vous souhaite de pouvoir un jour en siroter. Il paraît que cette liqueur empoisonne comme de la crotte de cochon. Je vous laisse à votre future dégustation parfumée et à votre vie à rallonges de vieux beau ou de vieille peau rafistolée…

 

Vous n’ignorez pas qu’Alexandre le Grand sorti du berceau et encore boutonneux conquit un territoire immense accompagné des conseils judicieux d’Aristote. Mais nul n’échappe à la camarde et c’est ce qui lui arriva un peu tôt.

Après son dernier voyage, dans un cercueil de cristal, ses généraux se partagèrent son immense empire et c’est ainsi que le général Ptolémée hérita, entre autres domaines, de l’Égypte et du port d’Alexandrie.

Voilà où commença une histoire ou se mêle religion grecque et égyptienne. C’est à cette occasion que les Égyptiens transmirent l’alchimie à la Grèce alexandrine.

Comme sur le bord du Nil on ne maquait pas de papyrus certains érudits ne lésinèrent pas sur cette matière à portée de main et se mirent à écrire des volumes successifs. Et voilà comment , en 300 après Jésus Christ une encyclopédie alchimique vit le jour en vingt-huit volumes sous le pinceau d’un certain Zozime de Panopolis. Et c’est à cette occasion qu’apparurent les symboles alchimiques comme « semence du dragon », « rosée », « eau divine », « eau de mer », « eau de lune »…

En lisant en VO une pareille pléthore de renseignements on se demande si ce n’est pas à cette occasion que naquit l’expression « s’emberlificoter les pinceaux ».

Le monument de Zozime (ce qu’il en reste évidemment) fut traduit en français entre 1887 et 1888 par Berthelot et Ruelle.

Ces textes nous apprennent qu’en Égypte alexandrine l’alchimie était sous le contrôle du souverain et du clergé. La publication des livres d’alchimie était interdite. Et pourtant il y eu une « fuite » dont je vais vous parler. Par ailleurs les prêtres avaient gravé leur secret sous formes d’hiéroglyphes. Je me suis éclaté en vous en offrant une traduction dans mon livre « Les secrets alchimiques de Montpellier » (éditions Fortuna). Mais là n’est pas mon propos.

Revenons donc aux Ptolémées héritiers de l’Égypte. Ils furent des monarques intelligents et cultivés, avides de savoir. C’est ainsi que Ptolémé philadelphe fit contruire en 332 avant J-C la fameuse bibliothèque d’Alexandrie. Des étudiants affluaient du monde entier à tel point qu’elle devint trop petite et que différents centres furent créés à la périphérie et parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de la capitale. Des armées de copistes s’affairaient donc pour alimenter ces nouvelles universités.

Je vous dis cela pour qui vous ne puissiez croire que les documents de la bibliothèque d’Alexandrie furent à jamais perdus lors de son incendie. En réalité rien (ou quasiment rien) ne fut perdu.

Mais revenons à nos campus périphérique d’Alexandrie.

C’est dans l’un d’eux, à Mendès, que Bolos Démocritos osa braver l’interdit d’écrire un ouvrage d’alchimie. C’est ainsi qu’en l’an 200 avant J-C  fut publié le premier livre d’alchimie qui s’appelait Physika. Peut-être Démocritos fut-il fusillé ? Je l’ignore !

En tout cas l’histoire a une suite.

D’abord en 30 de notre ère c’est l’occupation romaine, ensuite après le mort de Mahomet c’est l’invasion musulmane qui poursuivit sa route jusqu’à l’Espagne. C’est là que, beaucoup plus tard, Nicolas Flamel vint chercher ses connaissances sur l’alchimie.

Mais quel fut le sort des documents de la bibliothèque d’Alexandrie ?

Ils furent récupérés pas les musulmans, mais pas n’importe lesquels, il s’agissait des Ismaéliens Fatimides très « branché » ésotérisme, l’esprit ouvert à tel poins qu’ils avaient des contacts avec les juifs et les chrétiens. Ce sont les Fatimides qui fondèrent le Caire et ouvrirent des universités ou les documents d’Alexandrie furent étudiés. Ces « maisons de la sagesse » accueillirent aussi bien les juifs que les chrétiens. Vous venez de comprendre d’où est sortie l’alchimie des Templiers !

 

Voilà je vous ai livré un truc que je n’ai pas souvent lu, il est vrai que je ne lis pas beaucoup, qui donne un aperçu des courants alchimiques qui traversèrent notre pays. Je n’ai pas tout dit à ce propos car je n’ai pas le temps.

 

Voilà le moment de vous souhaiter à toutes et à tous un joyeux Noël. Que vos enfants soient émerveillés et vous heureux de voir leur joie. S’ils sont grands que Noël soit une fête du cœur et de tendresse autour d’une coupe de champagne. Vive 2011 dans la joie. Je fais de grosses bises aux dames ! ben quoi messieurs, pourquoi ce rire égrillard aussi gras qu’aviné !

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 18:41

 

j’écrit cette note à la demande de certains de mes correspondants intéressés par le comportement étrange de Béranger Saunière le curé milliardaire de Rennes le Château qui vivait au XIXe siècle.

Sans vouloir donner une réponse exhaustive à leur questionnement j’espère que ces lignes leur permettront d’avancer dans leur recherche.


 La liturgie la plus ancienne, celle des mérovingiens, était la liturgie gallicane ancienne à ne pas confondre avec celle qui se pratique de nos jours dans les Églises qui se nomment (à mauvais escient) Église Gallicane ou Église des Gaules. Leur « tradition » remonte à Bossuet et au plus tôt à la Pagmatique sanction de Bourges de Charles VII.

La liturgie gallicane, très chargée en symbolisme alchimique, est le rite occidental le plus ancien, il est différent du rite catholique romain.

N’en déplaise au cercle zététique qui suce le biberon de l’ancienne union des rationalistes, et aussi à ceux qui voient des légendes à tout ce que l’on peut raconter, il provient de l’Église crée par les apôtres qui débarquèrent aux Saintes-Maries-de-la-Mer. C’est l’Église de Sainte Marie-Madeleine de sainte Marthe et celle de saint Lazare qui fut le premier évêque de Marseille. Elle rayonna à partir des reliques de sainte Anne amenées par les apôtres en la ville d’Apt et découvertes par Charlemagne en 801. C’est autour de ces reliques les plus vénérables de la chrétienté (la grand-mère du Christ est plus vénérable que saint Pierre) que s’édifia la « Rome » véritable qui fut ensuite copiée par le Vatican en des proportions grandioses.

Telle est la raison pour laquelle ce rite est apparenté de près au rite mozarabe d'Espagne et au rite ambroisien de Milan, il a été celui de l'église de Paris avant le VIe siècle. On le retrouve plus tard dans le rite romain qui le supplanta et le transforma et voulu le faire oublier. Certaines parties sont restées inchangées dans les cérémonies d’ordination avant 1968, car dans ce cas il s’agissait de ne pas se couper de la tradition apostolique pour ordonner d’une manière valide les évêques et prêtres.

Je signale en passant que ce rite des origines n’est plus respecté de nos jours et que de ce fait les évêques et prêtres ne sont plus réellement ordonnés et les cérémonies qu’ils célèbrent sont invalides. Les hosties ne sont pas consacrées et la communion des fidèles est nulle et non avenue ! C’est aussi l’opinion de l’Église traditionaliste et de certaines Églises Orthodoxes. L’Église Catholique actuelle est quasiment l’Église protestante des Luthériens qui célèbrent l’impanation car le pain de l’hostie reste le pain, fruit du travail des hommes, que le prêtre n’a plus le pouvoir de sacraliser, de « transmuter ». Il n’en a plus le pouvoir car la chaîne d’or qui le reliait aux apôtres, et donc aux langues de feu du cénacle, a été rompu à l’occasion de transformations insensées du concile Vatican II.

D’inspiration orientale ce rite fut introduit en Gaule par les Sainte Maries de la Mer tout imprégnée des textes alchimiques d’Alexandrie puis s’étendit jusqu’à Milan et  au Nord de l'Italie, en Espagne, en Bretagne et en Irlande ou c’est l’Église celtique. On trouve même l'usage du rite gallican dans la région du Danube, au Sud-ouest de la Transylvanie, où le sang du légendaire Dracula n’est autre que la quintessence alchimique.

Malheureusement Pépin le bref défenseur du pape abolit la liturgie gallicane et Charlemagne couronné par le pape imposa le rite romain pour « renvoyer l’ascenseur » au souverain pontife.

Avant 1968 certains prêtres catholiques le pratiquaient marginalement et presque secrètement à l’abri des monastères. C’est ainsi que certains missionnaires le diffusèrent jusqu’au Québec, en Afrique et aux Antilles sous le vocable de sainte Anne.

Les sources de nos connaissances sur la liturgie gallicane sont formées par ce qu'on a appelé les Lettres de saint Germain de Paris, conservées à la Bibliothèque Municipale d'Autun sous le titre d'Expositio brevis antiquae liturgiae Gallicanae.

Si je parle de la liturgie de l’abbé Saunière, liturgie qu’il prêchait à la fin de sa vie prématurée car « le moment n’était pas venu » c’est que ce prêtre les avait découvertes à Narbonne, – ou il fut exilé un temps de sa cure de Rennes le Château, – dans les archives de l’archevêché ou elles se trouvent encore, surtout les textes mozarabes directement issues de la pure liturgie gallicane des mérovingiens. Par ailleurs ses voyages à Paris laissent supposer une visite fructueuse a la bibliothèque d’Autun.

Voilà, j’espère que ces quelques lignes vont orienter les chercheurs pour approfondir les raisons cachées de l’attitude de Béranger Saunière enfant terrible de l’Église malheureusement en avance sur son temps. Elle explique aussi l’attitude de l’Église désireuse de connaître les secrets de ce prêtre récalcitrant qui la gêne aux entournures. Et l’on comprend aisément que de pareille découverte aient pu changer la vie de Béranger au point de charger de symbole ésotérique son église et d’avoir une attitude irrévérencieuse envers ses supérieurs. N’en doutez pas, Béranger Saunière a encore bien des mystères dans son escarcelle. Je dois vous avouer que cet homme m’amuse beaucoup !

Bonne journée et à bientôt.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:24

Le nombre d’articles publiés est de 184.

Les quatre suivants furent publiés ce mois de novembre :


1 Le comte de Gabalis chez les Shadock.

LE COMTE DE GABALIS CHEZ LES SCHADOK

qui est une suite de : ENTRETIENS SUR LES SCIENCES SECRETES

2 L’anneau du pécheur.

L’ANNEAU DU PÉCHEUR

3 À propos de l’anneau du pêcheur.

À PROPOS DE L’ANNEAU DU PÊCHEUR

4 Le A et Charlemagne.

LE « A » ET CHARLEMAGNE 

Article complémentaire de :

L’ENIGME DES « AA » DES « AAA » ET DES « AAAA » - 1 -

L’ENIGME DES « AA » DES « AAA » ET DES « AAAA » - 2 -

L’ENIGME DES « AA » DES « AAA » ET DES « AAAA » - 3 -

L’ENIGME DES « AA » DES « AAA » ET DES « AAAA » - 4 -


 La connotation alchimique est la plus importante et elle a attiré de nombreux lecteurs. Cependant les articles sur la Franc-Maçonnerie déjà anciens de plusieurs mois ou même de plusieurs années sont, et restent depuis le début de leur rédaction, les plus lus :  

 

La médaille d’or revient à l’article « Les 3 points alchimiques de la FM » avec 498 lectures.  Article publié le 18/05/2008.

LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.

La médaille d’argent est remportée par « Le nombre trois chez les FM et les R+C » avec 391 lectures. Article publié le 13/05/2009.

LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.

La médaille de bronze revient à « Planche…à tracer, alchimie et FM, N° 2 » avec 376 lectures. Article publié le 15/05/2008.

PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

suite de PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1


Le podium totalise 1265 lectures d’articles à connotation F.M.

Il est à remarquer que je n’enregistre aucun commentaire de la part des FM. Il est vrai qu’ils ne disent pas toujours leur appartenance. Cependant d’une manière générale (et apparemment) les FM se contentent de lire pour rédiger leur « planche ». Il faut remarquer que les articles qui approfondissent ces sujets maçonniques ne sont pas compulsés, ce qui est le gage d’une certaine apesanteur ou le signe d’une orientation idéologique.


La médaille en chocolat est attribuée à : « Les symboles de l’apprenti F.M. » avec 372 lectures. Donc, pratiquement à égalité avec la médaille de bronze.

LES SYMBOLES de l’apprenti Franc-maçon

La médaille en carton est attribuée à : « L’anneau du pêcheur » avec 195 lectures seulement.

L’ANNEAU DU PÉCHEUR


Le reste des articles est en chute libre !


Comme toujours on peut voir que le blog doit sa plus forte audience à la Franc-Maçonnerie souvent panachée avec l’alchimie, cette population représente au total environ un quart des lecteurs.


Globalement cela signifie que les alchimistes concernés par ce podium ont une dimension initiatique et mystique déroutante. À moins que dans ma prétention je ne comprenne rien ! J’ai de la difficulté à saisir leur univers spirituel complexe (sauf celui de Fulcanelli) et le reflet de cette attitude face au laboratoire. Ils se contentent de se cantonner dans un silence non pas élévateur mais réprobateur. D’après ce que j’ai cru comprendre votre serviteur se trompe… C’est éléphantesque ! À vous de juger.


Dans les commentaires se manifeste un intérêt pour le symbolisme non seulement alchimique mais aussi pour celui de l’Église traditionnelle et non traditionaliste. Deux catégories de lecteurs se révèlent de plus en plus : celle qui s’intéresse à Rennes le château et celle qui s’intéresse à l’origine ésotérique de l’Église.

J’engage ces lecteurs à me poser des questions afin d’orienter mes articles, car il est évident que j’écris pour vous et non pas pour me faire plaisir.


Le nombre de visiteurs de novembre est de 5613, soit environ 1400 par semaine et 200 par jour.

Le nombre de pages vues est de 10 168, soit plus de 2500 par semaine et 338 par jour.

  Chaque visiteur lit donc en moyenne deux pages, ce qui est une valeur permanente depuis la création du blog en mai 2006 (un an à l’arrêt).

  J’ai enregistré à ce jour 449 commentaires sur les 184 articles publiés.

Les inscrits à la Newsletters sont au nombre de 129. Nombre en progression lente (environ une à deux inscriptions par semaine) mais constante depuis la création du blog.


À VOTRE ATTENTION


Pour le mois de décembre et surtout de janvier je ne rédigerais que peu ou pas du tout d’article car je me rends à la Martinique ou je dois donner une conférence sur Sainte-Anne. Dans cette île se trouve en effet une église sainte Anne du XVIIIe siècle très fortement marquée par le symbolisme hermétique.

Si vous êtes martiniquais ou vacancier et désirez assister à ma conférence RDVà la librairie ANANDA le 7 janvier 2011 à 19 heures.

La participation aux frais est de 5 €.

 

ANNE GENERAL

Je serais de retour en fin janvier. Cependant vous pouvez continuer vos commentaires, je vous répondrais. Comme je vous l’ai dit ils sont précieux pour m’inspirer des articles susceptibles de vous intéresser.

À part cela je ne suis pas triste de vous abandonner à votre neige et verglas pour aller me réchauffer le cœur chez mes très aimables et chaleureux amis et les os sous le soleil en échangeant ma grosse doudoune avec une chemisette colorée. Oh que non ! je ne suis pas jaloux de votre dessert glacé de Noël, je préfère la langouste !

 Je mets mes lunettes de soleil et je m’envole au septième ciel. Merci de m’avoir lu et un petit coucou du haut d’un cocotier.

La Martinique ou île aux fleurs vous attend, elle est pleine de belle et bonnes choses même sur le plan de l’ésotérisme. Et puis les Martiniquais sont pour la grande majorité ouverts à une sensibilité spirituelle que nous avons perdue dans nos métropoles aux cerveaux pollués.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 19:28

© novembre 2010.

 

Dans les articles sur les « A », j’ai présenté succinctement le fameux A de Charlemagne, cet objet précieux qui fait partie du trésor de la magnifique église romane de Conque (Aveyron).

 

 Ce reliquaire matérialise la légende de cet édifice qui dit que Charlemagne a légué aux abbayes de son Empire des lettres d'orfèvrerie. La première de l'alphabet aurait été attribuée à Conques en témoignage de l'importance qu'il accordait à ce monastère.

 

a.de charlemagne

    Photographies d'André KUMURDJIAN

 

Ce curieux cadeau, enchâssé en son sommet d’une boule de cristal contenant des reliques, symbolise un mystère que bien des chercheurs se sont efforcés d’éclaircir quitte à confondre parfois cette lettre sans barre horizontale (avec tout de même son amorce de part et d’autre des jambages) avec le compas des Francs Maçons !

 

Il n’est pas sans intérêt d’observer attentivement la petite sphère de verre placée dans l’angle supérieur aurait contenu une relique.  

Soulignons ici que la sphère cristalline, tout comme la surface convexe du bain de mercure, a toujours représenté, en alchimie, le microcosme reflet fidèle du macrocosme. Cette analogie est due à l’image panoramique et réduite, qui se réfléchit à sa surface convexe. C’est pour cela que les adeptes parlent du « Miroir de l’Art » capable de contenir le grand monde ou macrocosme.

L’Adepte Fulcanelli le précise en ses Demeures philosophales lorsqu’il décrit la prudence constituant l’un des gardes du corps du mausolée de François II plus connu à Nantes sous le nom de tombeau des Carmes :

 

« C’est dans ce miroir, disent les maîtres, que l’homme voit la nature à découvert. C’est grâce à lui qu’il peut connaître l’antique vérité en son réalisme traditionnel. Car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. Et pour montrer que c’est bien là notre microcosme et le petit monde de sapience, le sculpteur a façonné le miroir en lentille convexe, laquelle possède la propriété de réduire les formes en conservant leur proportion respective. L’indication du sujet hermétique, contenant en son minuscule volume tout ce que renferme l’immense univers, apparaît donc voulue, préméditée, imposée par une nécessité ésotérique impérieuse, et dont l’interprétation n’est pas douteuse. De sorte qu’en étudiant avec patience cette unique et primitive substance, parcelle chaotique et reflet du grand monde, l’artiste peut acquérir les notions élémentaires d’une science inconnue, pénétrer dans un domaine inexploré, fertile en découvertes, abondant en révélations, prodigue de merveilles, et recevoir enfin l’inestimable don que Dieu réserve aux âmes d’élite : la lumière des sages. »

 

Fulcanelli nous parle ici, trente ans avant sa découverte, de sa connaissance de la structure holographique de l’univers où chaque partie contient le tout. Il précise plus exactement la nécessité d’acquérir une pensée holoscopique, hologramorphique (forme holographique) dirions-nous aujourd’hui, afin d’apprendre à réfléchir (le mot est significatif) de telle sorte qu’il soit possible de saisit la totalité de l’univers à partir de l’une de ses parties. Voir à ce propos mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale.

 

L’importance est telle, de cette manière de voir, qu’Eugène Canseliet insiste en sa deuxième préface (1958) de ce même ouvrage en citant l’alchimiste dit le Cosmopolite et en l’accompagnant d’un commentaire des plus instructif :

 

« Au royaume du soufre, insiste Cosmopolite, existe un Miroir dans lequel on voit tout le Monde. Quiconque regarde en ce Miroir peut y voir et apprendre les trois parties de la Sagesse de tout le Monde, et de cette manière il deviendra très savant dans ces trois Règnes, tels que le furent Aristote, Avicenne et plusieurs autres qui, de même que le reste des Maîtres, virent dans ce Miroir comment le Monde fut créé. » (De Sulphure, Coloniae, 1616, p.65.)

Eugène Canseliet poursuit :

 

« Assurément, le double secret de la naissance et de la mort impénétrable aux plus savants « selon le siècle », celui de la création du Monde et de sa fin tragique en châtiment de l’avidité et de l’orgueil des hommes, également incommensurables, ne sont pas les moindres révélations visuelles que fournit à l’Adepte le Miroir de l’Art. Mercure éclatant et précieux, réfléchissant, en la légère convexité du bain, les vicissitudes de la boule crucifère… »

 

Nous découvrons là les prémisses de l’ouvrage non édité Finis Gloria Mundique Fulcanelli devait consacrer à la fin de notre cycle terrestre et qu’il  décida de soustraire de son œuvre mais dont le chapitre consacré à la croix cyclique d’Hendaye fut extrait pour venir se greffer in fine du Mystère des Cathédrales.

 

 

La boule de cristal (cabalistiquement et aussi symboliquement : boule crucifère) incrustée au sommet du A de Charlemagne représente la porte du macrocosme ou seul l’éveil de la conscience permet d’accéder. Les reliques en elles-mêmes enfermées dans ce globe signifient notre relation avec le monde divin d’où l’impérieuse nécessité de les inclure (cette inclusion est négligée, voire exclue, de nos jours) dans les pierres d’autel consacré afin que se réalise durant l’office la jonction entre notre microcosme et le macrocosme divin.

À partir de ce cristal s’élève donc vers le macrocosme un V virtuel s’ouvrant vers le cosmos et inverse du A. Ainsi obtenons-nous aussi bien le « Avé… Maria » ou hymne à la Vie-rge, par laquelle l’histoire du Christ, débute. Ce départ en étroite analogie avec le X ou croix de saint André ou la fête du saint débute l’année liturgique des saints, ou cycle sanctoral, le 30 novembre pour s’achever le 29 novembre suivant pour la Saint Saturnin.

Telle est la raison profonde de la création de la cathédrale Saint-André sur les berges de l’Aude à Alet-les-Bains dont les lettres initiales À ne sont pas dépourvus de pertinence.

 

15 TRIANGLE BOUDET

Fin en calligramme triangulaire du livre manuscrit de l’Abbé Francis Boudet de l’Aude. Une fin logique comme l’annonce le macrocosme et Fulcanelli dans son Finis Gloria Mundi.

 

Vitrail alet

Le sceau de Salomon dissimulant à peine six A et la rose croix dans les vitraux de l’ancienne cathédrale Saint-André d’Alet-les-Bains sur les rives de l’Aude. Cette figure résulte de l’interpénétration du macrocosme et du microcosme. C’est pourquoi elle est le symbole de la pierre philosophale.


vierge d'alet

Photo Alain Gros.

À travers les grilles de protection du trésor de l’ancien évêché d’Alet-les-Bains on découvre les ostensoirs présentés aux fidèles lors de la cérémonie de présentation du Saint-Sacrement qui donna son nom à la société secrète de Saint-Vincent Depaul ami de Nicolas Pavillon évêque d’Alet. Ces vases sacrés sont de formes hexagonales comme les vitraux de l’édifice, ce qui définit bien le désir de souligner cette structure géométrique particulière qui caractérise notre territoire national.

L’ostensoir permet au prêtre de présenter l’hostie enfermée au centre dans un vase de verre ou lunule. Ce nom est des plus expressifs puisque la lune est le reflet du macrocosme solaire et l’hostie point de jonction entre notre monde et l’univers divin..

 

Seul, un Adepte-évêque ayant reçu la flamme du cénacle christique, tel Nicolas Pavillon, pouvait saisir l’importance ésotérique de cet X dont l’interpénétration de la partie haute et de la partie basse donne le sceau de Salomon qu’il représenta dans ses ostensoirs et les armatures de pierre des vitraux de sa cathédrale.

Il faut souligner ici que le vase de verre inclus dans l’hexagone de l’ostensoir et contenant l’hostie blanche est appelé lunule dont l’analogie avec l’alchimie est incontestable :

 

« Miroir particulier, nous dit Eugène Canseliet, miroir de l’Art, qui se présente alors sous l’aspect d’un corps très brillant, blanc d’argent, et qui pour cette raison, reçut encore le nom de Lune des philosophes. » (« La tour Saint-Jacques », n°3, p.76.)

 

L’hexagone miroir de l’Art est la forme de notre territoire national qui recueillit les restes de Sainte-Anne et qui malgré son actuel néo cartésianisme réducteur reste une terre d’élection ou le Verbe prendra « corps » en une sphère encore insaisissable, pour la majorité des Hommes, en son rôle de miroir du macrocosme divin.

 

Cette sphère immense n’est autre que le corps de Vie de la terre qui fut bouleversée en ce point de fécondation qui fut le Golgotha.

 

Oui, entre la lettre A et l’Empereur il y eut des faits qui montre son attachement à ce caractère pour des raisons qui ne relèvent pas de la banale réflexion.

 

 

La dépouille de sainte Anne, la grand-mère du Christ, fut amenée d’Orient dans la barque des saintes Maries de la mer. Elle était conservée dans un coffre de bois blanc précieux qui fut transporté jusqu’à la ville d’Apt, situé à environ 40 km au nord d’Aix-en-Provence. Nous voyons immédiatement l’évidence de la lettre A en qualité d’initiale prégnante à un tel degré que certains se précipitèrent sur l’Antimoine qu’ils qualifièrent de matière première de l’œuvre Alchimique.

 

Charlemagne effectua à Apt un pèlerinage après son couronnement afin de rechercher les reliques d’Anne qu’il découvrit dans une chapelle souterraine le 26 juillet 801.

À la suite de quoi il en distribua de nombreux fragments et laissa la majeure partie à l’évêque d’Apt, ou elles sont encore.

Ainsi peut-on dire que le seul lieu saint au monde où Sainte-Anne repose et fait des miracles est la cathédrale d’Apt.

 

Apt cathédrale crypte

Photo Wikipedia.

Crypte inférieure de l’église Sainte-Anne d’Apt où furent retrouvées en 801, par Charlemagne, les reliques de Sainte Anne.

 

Par la suite de nombreux fragments de reliques furent dispersés un peu partout et notamment en Bretagne où la région voue un culte aussi ancien qu’ardent à sainte Anne.

La raison de cette ferveur en est la parenté de Dana la déesse celtique, la notre Dame noire de dessous terre, qui s’appelait aussi Anna. Telle est aussi la raison de son exportation dans les pays à population noire.

De se fait Anne entra tout naturellement dans la légende en qualité de Bretonne. Cette légende affirme que dans le sud du Morbihan Anne était l’épouse d’un seigneur têtu et violent qui lui interdisait d’avoir des enfants. Enceinte de Marie elle fut chassée par son époux et erra à travers la Bretagne pour aboutir sur une plage ou un ange les attendait à côté d’une barque. Notre ange capitaine et fin manœuvrier propulsa la barque jusqu’en Galilée qui était, comme son nom l’indique, un pays des Celtes Gaulois !

Ben quoi, vous trouvez à redire que le Christ soit un Breton têtu de pure race croisé avec le Saint-Esprit ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour tirer la couverture à soi ! Ah, l’esprit cocardier rend créatif au-delà de toute espérance ! Passons…

 

Il y a plus sérieux car cette légende repose sur des fondements permettant de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu !

 

Anne de Bretagne vouait un culte fervent à sa sainte patronne. C’est elle qui forma le projet, vers 1502, de réunir dans un mausolée, les corps de ses parents défunts. C’est ainsi que fut érigé le tombeau des Carmes que l’on peut admirer à l’église Saint-Pierre de Nantes. C’est ce tombeau que décrit Fulcanelli en ses Demeures Philosophales en insistant sur le symbolisme alchimique des quatre vertus cardinales placées aux angles du magnifique cénotaphe dont l’une tient le miroir de l’Art laissant supposer une connaissance alchimique de la haute aristocratie celto-bretonne.

Il est bien évidant que le nom d’Anne donnée à la duchesse des Bretons ne seras pas sans conséquence sur la pérennité de ce prénom en Armorique. Il sera exalté par Anne d’Autriche épouse de Louis XIII, qui se rendit à Apt pour remercier Sainte Anne de lui avoir ôté sa stérilité. Bon, que l’histoire croustillante du charitable Mazarin en qualité de géniteur sauveur soit mise de côté !

 

Pour mieux saisir le sens de tous ces événements il est nécessaire de s’élever au niveau global, macrocosmique… si je puis dire.

 Il est un fait qui doit être mis en évidence sans que je l’aie précédemment signalé, c’est que la sépulture d’Anne reposait au sein d’un édifice sacré qui fut érigé à l’image de Rome, annonçant par là que la Rome véritable, la nouvelle Romme, celle des chrétiens et non celle des empereurs Romains se trouve en réalité en ce lieu, dans le cœur de la fille aînée de l’Église.

 

« Remarquons,dit l’archéologue Jérôme Carcopino, que cette disposition (des bâtiments) est la même qu’à Saint-Pierre-de-Rome dont elle reproduit, à une échelle moindre, certaines des particularités. »

 

De ce fait l’on saisit la raison profonde de la présence des papes à Avignon, les seuls qui furent légitimes.


Que Saint Anne vous protège.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:37

 

Des questions me furent posées, essentiellement d’une manière privée, à la suite de la publication de l’article précédent : « L’anneau du pécheur ». Je dois reconnaître que certains points de mon écrit prêtent à confusion et méritent donc de plus amples explications. La brièveté souvent caricaturale de mes exposés ouvre la porte à des interrogations que je trouve normales car la rédaction d’un blog n’est pas aussi soignée que celle d’un article de revue ou de l’écriture d’un livre.

Voici donc quelques-unes de ces questions qui m’ont paru suffisamment importantes pour répondre sous forme d’une publication particulière.

Je profite de cette occasion vous inciter à ne pas hésiter à m’interroger sur certains points. Je répondrais dans la mesure où la question reste dans la limite du raisonnable et de la plus élémentaire politesse. Une seule exception : je ne répondrais pas à des questions qui me concernent directement ou indirectement.

 

1 ) Quelles relations établissez-vous entre le cénacle du nouveau testament, endroit ou les langues de feu se posèrent sur la tête des apôtres, et les évêques de l’Église catholique ? Quel rapport y a-t-il entre cet événement et l’alchimie ?

 

En fait, cet événement que l’on appelle Pentecôte marque la naissance de l’Église.

Si on voulait résumer à l’extrême le sens de l’Église ce serait celui de transmettre cette flamme particulière à travers les générations.

Les ecclésiastiques se la transmettent lors des ordinations par imposition des mains accompagnées d’un rituel avec des huiles sacrées qui a 2000 ans d’existence puisque les apôtres l’instituèrent en remplaçant Judas qui s’était suicidé.

 

Il est un point extrêmement important que l’on a trop tendance a passer sous silence, c’est que les apôtres recevaient de la part du Christ un enseignement verbal qui n’est pas mentionné dans les écrits, comme le dit Jean en terminant son évangile (XXI, 25) :

 

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. »

 

Il est plus que probable que le Christ leur ait enseigné comment perpétuer l’Église dans le temps. Ce rituel christique immuable est celui de l’ordination et de l’ESPRIT des futurs rituels.

 

Ainsi, depuis le cénacle les évêques se transmettent ce feu à travers les générations. Pour employer un exemple grossier, c’est un peu comme la transmission de la flamme olympique. L’histoire de cette transmission avec la succession des relais ou succession d’évêques depuis les flammes initiales des apôtres constituant ce que l’on appelle la table apostolique.

Si ce rituel est mal fait ou inventé, comme lors du concile Vatican II, – ayant totalement rompu avec la transmission verbale –, alors s’instaure un illusoire « retour aux sources ». La transmission est de ce fait interrompu et les évêques ne reçoivent plus la flamme. Ils ne sont plus ordonnés et perdent ainsi leur validité puisque la flamme n’est pas transmise. Le relais étant rompu, les prêtres que les évêques ordonnent ne sont plus prêtre de ce seul fait.

C’est ainsi que le feu de la Pentecôte transmis à l’Église catholique est en train de s’éteindre. Déjà le pape actuel n’est plus successeur de St Pierre et de plus en plus de prêtres ordonnés après 1968 sont invalides, les prêtres valides sont maintenant à la retraite, ce qui place les prêtres actuels au rang de simple animateur.

Cet esprit est bien évident dans la réforme du cycle des messes dominicales durant l’année (cycle temporal) : les dimanches qui portaient le titre de dimanche après la pentecôte n’ont plus de rapports avec la pentecôte, puisqu’ils sont devenus dès 1968 des dimanches ordinaires… sans commentaires.

Heureusement, il existe d’autres Églises, souvent petites et ayant le sens de l’hermétisme, qui ordonnent les évêques convenablement et donnent un autre sens au christianisme. Aujourd’hui, c’est à partir d’elles que se transmet la flamme. Hélas, des millions catholiques sont maintenant induits en erreur, car ce qu’on leur dit ne correspond plus à ce qui est.

 

Ce qui précède permet de comprendre pourquoi les philosophes par le feu ou alchimistes doivent recevoir cette flamme qui a existé de tout temps dans un Christ non encore manifesté sur le plan historique mais perpétuellement existant dans la Nature derrière le voile des apparences.

 

Certaints centre d’ésotérisme n’on rien trouvé de mieux que de consacrer évêque des individus qui n’étaient pas prêts. Cette « initiation » n’est pas valable pour plusieurs raisons. D’abord l’initiateur n’est pas toujours évêque ou alors l’initié n’à pas été ordonné Clerc, puis Portier, ensuite Lecteur et Exorciste pour enfin devenir Acolyte, Sous diacre, Diacre et finalement Prêtre. Entre ces ordinations intermédiaires il doit toujours y avoir un temps d’étude et de travail sur soi ce qui n’est pas toujours le cas. D’ailleurs ces ordinations mineures sont le substrat des « initiations » maçonniques, ce qui à mon avis est non seulement une tromperie, mais de plus ne manque pas de culot.

 

Dans ces conditions la flamme ne se transmet pas car l’être doit être un vase, un contenant adéquat sans cela le contenu s’évapore. Il doit vivre impérativement un certain christocentrisme bien compris, bien assimilé, bien vécu au-delà du visible et bien savoir que les Écrits sont inscrits depuis toujours dans la Nature. Les ermites isolés dans les forêts où les déserts le savaient, telle est l’une des raisons essentielle de leurs exil au sein d’un lieu inhabité. Dans l’isolement ils pouvaient lire le livre de Nature correspondant aux Écritures. En ce sens l’écologie bien comprise entre dans l’ordre du spirituel.

Oui, j’insiste en disant que les Écritures sont la traduction du livre de Dame Nature. C’est pour cela qu’existait l’alchimie au sein même de l’Église dont on retrouve le message dans les cathédrales. L’Églises Orthodoxes ne me contredira pas.

L’Église catholique ne pouvait que renier l’alchimie en ne se doutant pas qu’en cela elle réitérait le reniement de Pierre...

Quant à l’alchimiste Fulcanelli il est assez explicite à ce propos, ainsi que son élève Eugène Canseliet. Le fameux divin pressoir où le Christ est pressuré et d’où est issu la dive bouteille de Rabelais est suffisamment clair. D’ailleurs Canseliet n’hésite pas à parler de l’alchimiste de Bethléem en son Alchimie expliquée sur ses textes classiques :

 

« Le sel est notre troisième acteur sans lequel rien ne se produirait sur la scène du Grand Œuvre. Nous en prendrons l’affirmation auprès du Christ lui-même,dès le début de son ministère divin, dans le discours qu’il prononça sur la montagne, afin que fussent enseignées les huit béatitudes. C’est alors que l’alchimiste de Bethléem proposa l’arcane à ses disciples en les identifiants avec la lumière du monde et le sel qui, malgré toute apparence, n’est évidemment pas le chlorure de sodium utilisé pour la cuisine :

Vous êtes le sel de la terre. Car si le sel perdait sa force, avec quoi le salerait-on ? Il ne vaut rien de plus que d’être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. » (p 159)

 

Telle est la raison pour laquelle lors de la nuit pascale, toutes les lumières de l’Église sont éteintes. Alors dans l’obscurité s’avance dans l’allée centrale un diacre tenant à plein bras un gros cierge allumé. Il déclamant solennellement à trois reprises : « La lumière du Christ » puis il dépose ce cierge appelé cierge pascal, devant l’autel. À ce moment les fidèles s’avances un à un et allument chacun leur bougie à cette lumière. C’est l’impressionnante communion du feu qui s’effectue une seule fois dans l’année.

À la suite de quoi ce cierge sera uni à l’eau pour fabriquer l’eau baptismale. Inutile d’insister davantage sur la dimension alchimique et mystique de ce rituel de nos jours abandonnés ou abusivement défiguré par l’Église Catholique.

 

2) Qu’entendez-vous par christianisme hors de l’Église ? Seriez-vous anticlérical ?

 

On a trop tendance, dans nos pays intellectualisés, à baser la spiritualité sur l’analyse cérébrale ou psychologique des Écritures. Permettez-moi, en passant, de donner le pompon aux théologiens surtout quant ils sont psychologues ! Donc inutile de chercher le Christ dans cette ambiance c’est en ce sens que je dis qu’il ne faut pas le chercher dans cette institution qui ignore « l’écrit » de la nature puisqu’il n’y à pas si longtemps elle reniait le corps, reniais la sexualité en castrant les ecclésiastique, et continue à le faire, dont les plus honnêtes vont s’éclater dans les maisons closes ou avec leur servante comme j’ai pu l’entendre parfois avec mon ecclésiastique de voisin.

La conséquence de ces exigences contre nature en est l’exclusion des « sales » femmes tentatrices du sacerdoce. Il ne s’agit donc pas d’anticléricalisme mais d’antiintégrisme, générateur d’une névrose chrétienne et du retour aux sources dans un esprit totalement différent de celui prôné par le concile non œcuménique de Vatican II. Pourquoi oublies-t-on que le premier pape était marié ainsi que tout les apôtres sauf Jean qui était trop jeune ?

Je souligne ici que je suis profondément chrétien, ce qui ne m’empêche pas d’avoir les yeux ouverts et de refuser des exigences contre nature et tout qui s’apparente au mensonge.

 

3) Un correspondant m’écrit qu’il lit tous mes articles sauf ceux qui traitent de la Franc-Maçonnerie alors que les statistiques du blog indiquent que l’audience repose en grande partie sur les lecteurs Francs-Maçons. Que conclure de ce fait ?

 

Celui qui est chrétien et fuit les Francs Maçons est dans le même sac que le Franc Maçon qui fuit la religion.

Le premier fuit une mafia qui n’est pas toujours réelle le second fuit une religion qu’il n’a pas toujours comprise.

Si on les écoutait ils dresseraient des bûchers pour s’immoler l’un l’autre. C’est d’ailleurs ce qu’ils font d’une manière verbale ou l’antidogmatisme est devenu dogme dans la maçonnerie et l’antimaçonnisme est devenu dogme chez les cato.

Je le répète à qui veut l’entendre : je ne suis pas Franc Maçon et ne l’ai jamais été. Mais je ne vois pas, comme Léo Taxil, le diable  jouer du piano sous la forme d’un crocodile pour montrer ses dents dans les loges.

Pour moi la symbolique maçonnique est digne d’intérêt autant sur le plan christique qu’alchimique.

Il est vrai que ceux qui fréquentent ce temple me font parfois monter la moutarde au nez, tout comme les catholiques d’ailleurs. Les raisons en sont d’ordre spirituel ou, par leur fermeture, ils nuisent à la spiritualité autant que les bigots cato.

 

Alors prenez votre courage à deux mains et lisez tous mes articles qu’ils soient d’ordre religieux ou maçonnique puisque je n’ai pas l’intention de vous rendre bigots ou de vous embrigader dans la maçonnerie ou une secte politique.

 

Je vais me permettre un conseil de lèse majesté : Ouvrez vos fenêtres grand Dieu, ça sent le renfermé !

 

Je vous souhaite plein de bonnes choses et que cette fin de semaine soit pour vous un vrai régal !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:41

© novembre 2010

 

Si l’on veut comprendre l’attitude de certains ecclésiastiques ou de certains alchimistes ayant atteints les cimes de la lucidité soit à partir de découvertes scripturales comme cela semble être le cas pour l’abbé Saunière le célèbre curé de Rennes les Château (une photo le laisse supposer), soit après avoir franchi les limites des conceptions de l’imaginable en étant parvenu à l’Adeptat, qui est la réussite du Grand Œuvre alchimique (évidemment sur les deux plans de la matière et de l’esprit), tel monseigneur Nicolas Pavillon évêque d’Alet-les-Bains, son ami Vincent Depaul, le chevalier Borri ou encore la reine Christine de Suède. Ces êtres sont marqués à jamais et ne sont plus de notre monde. Ils ne peuvent plus jouer la comédie humaine au risque de perdre leur propre vérité. De ce fait ils abdiquent de leurs anciennes valeurs, se marginalisent et attirent les regards des curieux. C’est ce qui arriva à Fulcanelli. Son disciple Eugène Canseliet en témoigne dès le début de la seconde préface du Mystère des cathédrales :

 

« Dame, il nous faut bien dire que cet homme d’un autre âge, par son allure étrange, ses manières surannées et ses occupations insolites, attirait, sans le vouloir, l’attention des oisifs, des curieux et des sots, beaucoup moins, toutefois, que le devait entretenir plus tard, l’effacement total de sa personnalité commune. »

 

Ceux qui suivent des voies spirituelles occidentales ou orientales dont le sens est tronqué et dégradé par des règles ou des dogmes mal fagotés ces êtres sont à jamais perdus par des conditionnements qui les rendent crédules et les emprisonnent à jamais. N’en doutez pas, ces fausses pistes empoisonnées barrent la route à plusieurs générations innocentes qui meurent dans le désarroi. Disons au passage que c’est une attitude qui affecte l’équilibre universel à l’origine de désastres à l’échelle planétaire.

Comprenons donc ce qu’est l’œuvre au noir autant dans le sens alchimique que méphitique. Oui, l’Homme est piégé par l’Homme autant face à l’autel d’une église que devant un temple bouddhique ou maçonnique. Ceux qui ne veulent, ou ne peuvent, accepter cela sont piégé à jamais.

 

N.b. Je rappelle, car il faut hélas toujours le rappeler dans notre monde machiste, que le mot Homme désigne l’espèce humaine, donc les hommes et les femmes ensemble.

 

Croire aux paroles des « sages » ou à ceux qui se disent  dépositaires d’une « tradition » ? Permettez-moi d’être sceptique. Les mots sont beaux mais trompeurs pas leur séduction qui invitent à l’inaction et ne débouche sur aucune formation.

La vie spirituelle s’apprend comme on apprend à lire ou à compter. Tout, dans notre vie ne concerne pas uniquement la dimension intellectuelle tant qu’il sera impossible de définir rationnellement l’amour que l’on porte à nos proches, à nos enfants ! Et n’éludez pas la question en pontifiant sur les caractères innés ou un système endocrinien dictatorial !

 

La pensée surrationnelle ou hologramorphique (forme holographique ou chaque partie contient le tout) dépasse, comme son nom l’indique, la pensée rationnelle et rejoint, que nous le voulions ou non, l’intuition ou le supra sensible.

C’est ce non-itellectualisme de la spiritualité qui est de plus en plus réduit à néant qui fait de nos religions occidentales des idéologie religieuses à l’instar d’un parti politique et qui n’ont plus de rapports réels avec la spiritualité.

Même dans les revues d’ésotérisme on retrouve cette intellectualisation à outrance qui prend le contre-pied de l’initiation. Pourquoi croyez-vous que l’ancienne revue Atlantis ait sombré ? Parce qu’elle avait oublié les simples ! Il en est de même pour des centres d’hermétisme et d’alchimie qui sombrent dans le superfétatoire. Ils ne savent plus dégager les lignes directrices.

 

Vous comprenez pourquoi les être au visage clair apparaissent, à nos yeux, comme non pieux, contradicteurs, inconscients, malhonnêtes égoïstes et dépourvus du sens des responsabilités. En réalité la noirceur que nous leur prêtons est l’inversion de leur lumière qui nous éblouit et que nous nous empressons d’éteindre.


Anneau-du-pecheur.png

             Anneau du pêcheur du pape Léon XIII

 

Je fais des fautes d’orthographe d’origine congénitale, plus personne ne l’ignore et je demande plus votre pardon. Sachez cependant que ce n’est pas par manque de respect envers vous qui me lisez.

Attention, même si je suis fâché avec les accents, je n’ai pas confondu l’anneau du pêcheur avec celui du pécheur.

 

L’anneau du pêcheur est porté par le pape qui le reçoit lors de son accession au pontificat. Il doit son nom au fait qu'il représente saint Pierre pêchant dans sa barque.

 

Même si je dis des vérités qui fâchent, comme c’est le cas dans mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale je n’ai pas l’intention de tirer à boulets rouges sur l’Église catholique romaine, Église où j’ai connu les monotonies grises d’un catéchisme obligatoire et les moments pleins de lumières d’un sacrement plus ou moins mérité. Cette phrase ne plaira pas aux théologiens !

 

Donc, après la mort du pape cet anneau est solennellement brisé par un cardinal appelé cardinal camerlingue parce que c’est un « pape » par intérim chargé de gérer les affaires de l'Église après la mort du Souverain Pontife jusqu’à l’élection du nouveau. Le pape suivant possède une bague identique, mais ce n’est jamais celle de son prédécesseur puisqu’elle porte le nom du souverain pontife, d’où la nécessité de briser celle du défunt car un seul anneau du pêcheur doit exister ici-bas, puisqu’il n’y a qu’un seul successeur de Pierre.

 

Quant à l’anneau du pécheur, ce n’est pas la même chose, c’est l’anneau du faux pape et de celui qui pèche contre la transmission des valeurs spirituelles fondamentales entraînant les fidèles dans son sillage. C’est celui qui se tient dans l’illégitimité malgré les apparences contraires.

Donc l’anneau du pêcheur peut se transformer en anneau du pécheur. C’est ce qu’a su mettre en lumière Jean Raspail dans son beau roman : l’anneau du pêcheur.(édition j’ai lu) que je ne saurais trop vous conseiller de lire (ou de le relire) pour mieux saisir le fond de mes propos. Vous ne le regretterez pas, c’est un livre passionnant et surtout très bien informé qui fut édité en 1995 chez Albin Michel et actuellement dans la collection de poche.

 

Le roman de Jean Raspail est avant tout un… roman ! Et les journalistes se sont plu à le souligner tant cet ouvrage fait planer l’ombre d’une incertitude qui ne fera que croître au fil des années, car « les temps sont proches », dirait la Bible. En effet, les catholiques ne peuvent qu’être mal à l’aise quant il lisent cette note finale de l’auteur :

«  Les faits historiques rapportés sont conformes à la réalité. »

Or cette réalité montre à l’évidence et sans l’ombre d’une ambiguïté que le pape de Rome est un faux pape, un antipape depuis que les Papes d’Avignon ont réintégré Rome !

 

Ne voulant pas déflorer le roman je vous laisse découvrir cette histoire qui rejoint cette prophétie de l’écrivain catholique anglais Graham Greene (1904-1991), qui s’interrogeait en s’imaginant le pape voyageant avec une valise de carton. Avait-il une connaissance secrète de certains faits lui qui pratiquait sa foi en paix, séparé de son épouse (non divorcé) en vivant en concubinage ? A-t-il inspiré Raspail ?

 

Dans le doute, qui caractérise notre siècle que l’on croyait assis sur des vérités indéracinables, les  pseudos vérités commencent à s’effriter, à montrer leur vrai visage. Tel est le cœur de mon sujet car les vérités qui se montrent dérangent.

Pour contrer cette irrésistible progression les différents pouvoirs durcissent le ton et cherchent, par un arsenal juridique répressif appuyé par des associations totalitaires, à nous confisquer la liberté de penser.

 

Non, je ne vais pas peindre un tableau apocalyptique, d’autres l’on fait avant moi et je ne les approuve pas même s’ils ont raison, ce dont je ne doute pas !

Pour moi, c’est évidemment une opinion personnelle, il est impossible d’agir efficacement contre l’adversité si l’on voit en permanence un verre à demi vide en oubliant qu’il est aussi à demi plein !

 

Je me dois de vous donner un exemple de transgression du faux pape de Rome qui porte l’anneau du pêcheur.

Je ne dis pas qu’il est faux parce que l’un de ses prédécesseurs a été élu illégitimement comme le montre Raspail dans son analyse historique. Je dis qu’il est faux car il n’est pas évêque. Son ordination est invalide, c’est un simple prêtre ! Et je ne suis pas seul à penser cela. L’actuel évêque de Rome est donc un simple prêtre ! Il est de ce simple fait pape illégitime, car tout pape doit être évêque.

Pourquoi un pape doit-il être évêque ?

Parce que sur le plan sacramentaire le pontife reçoit la consécration la plus haute qui puisse exister en relation directe avec les langues de feu qui se posèrent sur la tête des apôtres le jour de la Pentecôte. Cette consécration épiscopale permet de dire : « Là ou il y a l’évêque il y à l’Église ». Pour être Souverain Pontife il faut d’abord être pontife, c’est-à-dire évêque ! Sans cela on n’est souverain de rien.

Si le pape n’est pas évêque, comme c’est le cas de nos jours pour Benoît XVI, il ne peut en aucun cas représenter l’Église. Actuellement « Là ou il y a le pape il n’y a plus l’Église » de ce fait la papauté a virtuellement cessé d’exister depuis le 19 avril 2005 jour de l’élection du pécheur actuel.

 

Ce n’est pas parce qu’on assiste à une cérémonie de consécration épiscopale, inventée par le concile Vatican II, que cette cérémonie est valide surtout quand les paroles consécratoires inaliénables depuis la naissance de l’Église ne sont pas prononcées et les gestes nécessaires accomplies ! C’est ce qui se passe depuis 1968, année où furent appliquées ces réformes insensées. Les évêques consacrés depuis cette date restent de simples prêtres.

Mais il y a mieux : Pour la même raison que pour les évêques, les prêtres actuels de l’Église catholique ne sont pas validement ordonnés. Ils le sont d’autant moins que les évêques qui les ordonnent ne sont pas évêques ! De ce fait les hosties qu’ils consacrent n’ont pas plus de valeur que si elles provenaient d’un distributeur automatique de friandises que l’on trouve dans les gares.

 

Ceci étant dit, vrais papes ou faux papes, vrais prêtres faux prêtres, ce n’est pas le cœur de mon sujet. Je dois cependant préciser que Jean-Paul II est le dernier véritable Pape qui fut légitimement consacré évêque. En ce moment les évènements s’accordent donc avec les prédictions de saint Malachie lequel donne la succession des papes jusqu’à la fin de la gloire du monde (pour paraphraser Fulcanelli) ou fin de l’Église.

Avec le prêtre Rastinger alias Benoît XVI qui est le dernier « pape », comme il fallait s’y attendre. Dans la prophétie 111ème et dernière il porte la devise latine « Gloria olivae » qui se traduit par « La gloire de l’olivier » ou « La gloire de l’olive ». L’actuel souverain pontife étant d’origine allemande, et l’olive ne figurant pas sur son blason, il faut interpréter d’une manière symbolique cette ultime devise.

Il est bien évident qu’il s’agit là d’une interprétation très personnelle qui vaut ce qu’elle vaut. Peut-être est-ce une élucubration ? c’est à vous de juger.

 

Dans la devise il est question d’une olive. Et je ne serais pas surpris si vous êtes d’accord avec moi pour dire que ce fruit, qui passe du vert au noir selon son degré de maturité, est de forme ovoïde, c’est-à-dire a la forme d’un œuf. Je suis sûr que ceux qui me lisent depuis longtemps ont compris ou je veux en venir.

En effet, l’œuf des alchimistes passe bien de la couleur verte à la noire !

Donc cette devise laisse supposer que sous le règne de ce pape l’ésotérisme initiatique fondamental se manifestera en puissance permettant l’éveil de milliers d’êtres.

 

Entendons-nous bien, j’exclus de l’ésotérisme les parapsychologues guérisseurs ou devins de tout poil, les tireuses de carte et de tarot, les radiesthésistes géomanciens ainsi que les numérologues et astrologues. Dans ces conditions je parle d’occultisme, ce qui n’a rien de commun avec la spiritualité digne de ce nom qui accompagne tout ésotérisme.

Je ne vous apprends pas que nous sommes vulnérables face à l’occultisme occupé par des guignols comme face aux paillettes du schowbizz occupé par des ombres !

N.b. J’ai pratiqué longtemps l’astrologie, la numérologie la géomancie et le tarot, mais je ne me suis pas trompé d’adresse. Ces « mancie » ou arts divinatoires ne sont pas un but en soi. Ce sont des « outils » pour s’évaluer… rien de plus ! Ceux qui marchent à l’esbroufe sont dans de sales draps car seule la vérité ouvre les portes du royaume.

 

Il faut ajouter que cette armada de faux ésotéristes, de faux spiritualistes, de devins fraîchement convertis à des fins alimentaires sont des exploiteurs de la misère humaine favorisée par un engouement de la société pour leur pratique qui a l’étrange don de fasciner en rendant la foule crédule. Dois-je souligner que cet aspect caractérise l’époque de l’apparition des « faux prophètes » que la Bible inscrit dans le tableau apocalyptique ? Cette crédulité envers une mystique bidon s’accompagne d’une incrédulité religieuse liée à la décomposition de l’Église dépourvue de pape et d’évêques.

 

La gloire de l’olive a une étrange résonance avec le titre du livre non publié par l’alchimiste Fulcanelli : finis gloria mundi, la fin de la gloire du monde que l’on peut traduire par la fin de la gloire de l’olive. La carte XXI du jeu de tarot, livre initiatique par excellence, appelée le monde s’image bien par une couronne ovoïde. Nous retrouvons là notre olive liée au monde.

Une chose est évidente dans le Gloria olivae, c’est le rapport avec le mont des Olivier, l’une des trois montagnes sacrées du Nouveau Testament (les évangiles essentiellement).

Ne perdons pas de vue que ce mont fut la dernière étape du Christ avant le Golgotha (le mont du crâne) ou il fut crucifié.

Le crâne, la mort de l’Église cela est clairement manifesté dans  l’ouvrage non édité Finis gloria mundi de Fulcanelli qui emprunta son titre au tableau peint en 1672, par l’espagnol Juan de Valdes Leal (1622-1690).

Finis_Gloriae_Mundi.jpg

 

Que retenir de cette toile de l’église de la Santa Barbara de Séville si ce n’est une infini tristesse qui accompagne l’évêque en décomposition coiffé d’une mitre pourrie, symbole de puissance  qui s’effrite ? Tristesse de ce cadavre dans son cercueil dont la main décharnée s’agrippe encore à la crosse épiscopale signe d’une juridiction qui règne sur le néant.  

À côté de lui, tête bêche, et donc à l’inverse du prélat, est un chevalier qui ne subit pas la décomposition et semble prêt à s’éveiller.

Cette scène indique que l’Église est morte à jamais au profit de l’éveil initiatique (j’y reviendrais) symbolisé par le chevalier qui repose à côté et dont le teint n’est pas celui de la mort. D’ailleurs ses yeux semblent ouverts.

Au centre du tableau est une balance, les plateaux en équilibre. Celui de gauche porte l’inscription nimas (ni plus) et divers animaux, celui de droite nimenos (ni moins) et des attributs symboliques.

La balance est maintenue par une main féminine, venant du ciel, marquées du clou de la passion.

À gauche, près du soupirail, se tient une chouette. En arrière-plan, des ossements entassés et soulignant toute l’œuvre, l’inscription sur un phylactère appliqué contre le cercueil de l’évêque en décomposition : FINIS GLORIAE MUNDI.

Si le pouvoir religieux et le pouvoir temporel sont égaux devant la mort, il faut remarquer une inversion des plateaux : celui contenant les attribue spirituels, caractérisé par le signe IHS, aurait du se trouver au-dessus de la dépouille de l’évêque, ors il se trouve au-dessus du corps vivant, ce qui incite à interpréter autrement la signification de ces plateaux sans leur enlever leurs valeurs globales d’égalité.

Le plateau qui est au-dessus de l’évêque est sombre. Un cœur sans lumière repose sur un bouc et à côté d’un chien non loin d’un rat. Cela se passerait presque de commentaire par rapport à l’évêque et donc à l’Église catholique. Peut-on mieux parler de putréfaction ? Le bouc est symbole de la perversion, de la luxure, de l’iniquité qui ne saurait mieux représenter une Église catholique habitée par le démon comme le dit d’ailleurs l’actuel exorciste du Vatican dénonçant la célébration de messes noires ! Quant au chien comme au rat ils renforcent le côté vil de l’Église à la fin des temps. Oui, nous dit le tableau au-dessus du pontife, l’Église ne vaut pas plus (nimas)

L’autre plateau est lumineux, il est dominé par un cœur pourtant le sigle christique IHS surmonté d’une croix. A côté sont deux clés dont l’une est posée sur des livres et l’autre repose sur une des deux miches de pains. (pain en grec = « tout »)

C’est donc un rébus qui se lit : « Les clés de toutes (pains) connaissances (livres) sont dans la lumière du Christ : rien de moins ! »

La lumière de la connaissance est symbolisée par la chouette, oiseau de la sagesse, qui est éclairée malgré l’ombre dans laquelle elle se trouve et garde la sortie du caveau sépulcral de laquelle filtre la lumière du jour.

Ces attributs sont spirituels et non religieux. Ce n’est pas le trilitère christique qui doit induire en erreur car le Christ s’il est inclus dans la religion est essentiellement est totalement indépendant des Églises quelles qu’elles soient. Tout prétendant à la vie spirituelle se doit de rencontrer le Christ hors de toute Église. Le Christ rencontré dans une religion est un Christ qui a de fortes chances d’être mort. J’ai dit pourquoi, et je n’y reviendrais pas.

Si les alchimistes ne comprennent pas ça ils ne comprendront jamais le mystère des cathédrales.

Bon, il est temps de vous quitter après être loin de vous avoir tout raconté. Je n’ai pas achevé la description du tableau de Juan de Valdes Leal car d’autres l’on fait. J’ai repris ici une fresque commencée avec les articles sur les AA. Vous n’aurez aucune difficulté à l’achever.

Toute mon amitié et à bientôt.



 



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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 18:28

 

 

Je suppose que vous connaissez la fameuse émission télévisée de Jacques Roussel sur les Schadok, qui fut spécialement conçue pour les QI faramineux qui frisent 200 ? Souvenez-vous chers soixantuitards, que cette série sublime fut diffusée entre 1968 et 1973. Son contenu pédagogique était tel qu’il sublima en 2000 le niveau culturel de Canal+.

 

Les misérables Schadok sont les petits-fils dégénérés pour cause d’alcoolisme, – on s’en serait douté, – du célèbre capitaine Haddock. Leur dégénérescence physique est telle qu’ils sont pourvus de longues pattes en fil de fer et de petites ailes ridicules. Pour couronner le tout ils sont aussi bêtes et méchants que rondouillards.

Pourtant la liste de leurs inventions est impressionnante puisque la bêtise n’a pas de limites ! La plus admirable, la plus célèbre aussi, est la géniale « cosmopompe », au moteur à pédale d'où la fameuse phrase : « ... et les Shadoks pompaient... », destinée à pomper le cosmogol 999 à leurs ennemis juré : les Gibis.

 

Donc les Shadoks pompaient pompaient…  Oui, des pompes nous allons en parler, mais pas de celles qui aspirent le mystérieux cosmogol 999, puisque c’est un secret industriel. Nous n’allons pas parler non plus de celles qui vous font manger la descente de lit quand vos bras jettent l’éponge lors de votre exercice matinal de dérouillage. Non ! celles qui nous intéressent ici sont bien connues par les lycéens et étudiants roublards puisqu’elles empruntent les méandres marécageux et polissons du copier-coller !

 

Et bien je vous annonce que, d’après certains auteurs, l’abbé Montfaucon de Villars serait un Shadoks un pompeur (sans pédales) adepte du copier-coller, un véritable détenteur d’un modèle illicite de cosmopompe !

 

Ce n’est pas moi qui le dis, et je suis loin d’être convaincu, alors il va falloir que je me fasse l’avocat – face à la sainte inquisition, en réalité pas sainte du tout – de ce prêtre de mon terroir que j’ai décidé de défendre contre vent et marais. Après les belles choses que cet abbé poudré, un peu fripouille sur les bords ne lésinant pas sur la vendetta, m’a raconté, et le bonheur qu’il m’a donné, c’est le moins que je puisse faire !

 

De nos jours son livre, Le comte de Gabalis : entretiens sur les sciences secrètes, est réédité et préfacé par les maîtres de la littérature, tel Hubert Juin. Malheureusement ils ne font pas état de l’avertissement de l’éditeur de 1788 qui accrédite, à l’occasion de ce reprint, un fond emprunté. C’est donc un renseignement non négligeable sur un best-seller de l’occultisme qui traversa les siècles.

 

Soyons réaliste et non surréaliste : Qui n’a pas parlé et écrit bien avant l’abbé de Villars (1635-1695) à propos des gnomes nymphes et ondines ? À la sortie du moyen age l’illustre Paracelse (1495-1541) en est un brillant précurseur. Nul n’ignore son livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits (Liber de nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus) sur tout ce petit monde qu’il voyait.

Certes, dans la vallée de l’Aude ces êtres portent le nom de Gripes et Fantesti et leur présence est liée à toute vie domestique. L’aspect de commerce vénérien avec les Hommes est bien présent. Ainsi, par exemple, si une fille apercevait un tourbillon de vent, la solution n’était pas de s’agripper à sa culotte mais de faire diversion en répandant du grain devant sa maison et de rentrer chez elle en vitesse pour éviter une fécondation par un courant d’air. En ce temps-là le pouvoir procréateur de l’air était attribué aux êtres que l’on appelait « ventar » ou Bentadoro… qui ne sont autre que les Sylphes.

Des victimes innocentes en témoignent. Par manque de grain l’une d’elles hurla au fond d’une grange quand elle fut la proie de quelques vantards obscènes et libidineux. C’est ainsi qu’un bébé nymphe est né qui, par une magie démoniaque, était le portrait tout craché d’un séduisant palefrenier…

Nous retrouvons là tous les ingrédients légers et le fond humoristique du livre de Montfaucon de Villars. Donc le sujet de son roman était – si je puis dire – à portée de ses mains.

Pouvons-nous affirmer comme certains auteurs n’hésitent pas à le faire, que l'abbé de Villars a copié Paracelse dans sa théorie des « esprits élémentaires » ou un tout autre créateur ? Évidemment non ! Le seul emprunt qu’il ait pu faire est celui du folklore qu’il a adapté avec sa verve malicieuse qui n’a rien d’un copier-coller.

Soyons réaliste ! parler de plagia à propos des êtres élémentaires devient insoutenable tant le sujet était devenu, de son temps, un lieu commun !

 

Donc, ma ligne de défense se résume en ceci : Villards n’était pas un Shadoks !

 

 

 

Si vous dites que vous avez inventé quelque chose il y a toujours quelqu’un pour vous dire que les Grecs l’ont trouvé avant vous !

 

Monsieur Christian Attard (dont je vous conseille le site fort bien fait) m’informe que l’ouvrage de Montfaucon serait pour lui le plagia de lettres écrites en 1666, par un aventurier et alchimiste italien : Joseph-François Borri. Il en prend pour référence le dictionnaire de Pierre Bayle (1647-1706) qui le signale en note de ses articles :

 

« Le premier de ces deux ouvrages est intitulé : La Chiave del gabinetto del cavagliere Gioseppe Francesco Borri Milanese. Il contient dix lettres, dont les deux premières, datées de Copenhage l’an 1666, ne sont autres choses en substance que le Comte de Gabalis, que M. l’abbé de Villars publia l’an 1670. Je donne à examiner aux curieux lequel de ces deux ouvrages doit passer pour l’original. »

 

Cet écrit ne peut être analysé qu’au conditionnel car ces lettres furent attribuées en substance à Borri, par Bayle, sans réelle certitude :

 

« On publia à Genève, en 1681, quelques écrits qu’on lui attribue. »

 

La certitude de la paternité de ces écrits suisses est d’autant plus mise en cause qu’ils furent publiés 11 ans après la parution du Comte de Gabalis, alors que les ennemis se déchaînaient avec leur cortège de mauvaises langues osant tout pour amoindrir ou détruire l’œuvre et l’auteur lui-même. Il est donc difficile de ne pas douter de l’objectivité de ces lettres puisqu’elles sont introuvables. Existerait-elle que le doute subsisterait !

Restons donc raisonnable, l’ambiguïté est trop significative pour la transformer en certitude !

 

Il faut dire que Borri a pu fort bien emprunter le fond de son œuvre à Paracelse (1495-1541). Dans ce cas, l’œuvre de Villard ne serait en réalité qu’une super reprise pour allonger la vie d’une vieille chaussette !

Côté vieillerie, ne m’en parlez pas, c’est un roman sans âge par un humour maniéré non dépourvu d’une certaine élégance et gentillesse. Soyons réaliste : Le Comte de Gabalis ressemble étrangement au sacripant mystificateur Joseph Borri !

Et là nous sommes au cœur des confusions. Aucun préfacier ne s’aventure à dire que de Villars a copier Borris si ne n’est pour reconnaître qu’il est le sosie du Conte de Gabalis :

 

« Et le comte de Gabalis ?

Un mystificateur du temps pris en exemple : Joseph Borri peut-être…

Le même assure-t-on, que l’abbé Villas portraiture sous le nom de Comte de Gabalis. »  (Prédace « Du bon usage des nymphes » par Hubert JUIN en 1966)

 

 

Bas les masques ! je vous ai amené jusqu’ici sous le prétexte fallacieux du copier-coller, je dois vous avouer que les Shaddok m’ont bien servi… Que monsieur Françis Attard me pardonne si je me balade hors du sujet. N’oubliez jamais que je m’amuse !

 

J’ai une idée intéressante à vous exposer qui vaut, je crois, son pesant d’or !

 Dois-je vous souffler à l’oreille que sous cette histoire s’en dissimule un autre, un peu comme les poupées russes, et cette anecdote vaut le coup d’être contée.

 

C’est Borri qui va nous les livrer par sa vie de Milanais enthousiaste, charlatan, hérésiarque, prophète et fameux alchimiste de surcroît, oui…le Comte de Gabalis en personne !

Dès ses études Gabalis, alias Borri, manifesta une mémoire et une intelligence prodigieuse qui stupéfia les jésuites du séminaire. Nous retrouvons là un trait commun avec Montfaucon de Villars. Deux êtres à part qui vont comprendre ce que la quasi-totalité des humains ne comprennent pas et qui auront parfois des attitudes analogues. De ce fait attendons-nous à des actes répréhensibles de leur part et à de très mauvais jugement par leur entourage suivi de condamnations. Aussi je n’ai pas l’intention de m’appesantir sur la vie de forfaiture qui fut celle de Borris qui prend d’ailleurs une connotation burlesque, comme si les accusateurs étaient confus de leurs accusations. D’ailleurs, dès son arrestation Borri parvint a insinuer un conflit entre l’Église qui voulait sa peau et les aristocrates qui le protégeait. Quant il fut arrêté l’empereur Léopold Ier en personne intervint :

 

« Le nonce du pape avait audience de l’empereur, justement lorsque la lettre du comte de Goldingen fut apportée. Il n’eut pas plus tôt oui le nom de Borri, qu’il demanda au nom du pape que ce prisonnier lui fut livré. L’empereur, y ayant consenti, fit venir à Vienne le chevalier Borri, lui obtint promesse du pape qu’on ne le ferait point mourir… » (Bayle, dico. p586)

 

 C’est ainsi que la sentence de notre fripouille surdouée devint un vrai théâtre de vaudeville que je ne résiste pas au plaisir de vous faire déguster :

 

« Il fut condamné par l’inquisition le dernier dimanche du mois d’octobre 1672 de faire une abjuration de ses erreurs (…)

On le mena sur un échafaud qu’on avait fait exprès où l’une des parties, qui était un prêtre, lut le procès tout haut, avec sa confession et abjuration. La sentante fut prononcée par le Saint-office, lui étant à genoux avec un cierge à la main, pendant qu’on lisait son abjuration ; ce qu’étant fait il se leva, et remercia le sacré collège de la douceur dont il avait usé envers lui, en ne lui imposant point une plus dure punition, qu’il confessait avoir bien mérité. Cela se fit en présence d’une infinité de personnes, qui furent curieuses de voir un homme si fameux, et une action aussi solennelle et si extraordinaire. Il était environné d’une grande quantité d’archer et du clergé du saint Saint-office. Il y avait aussi quantité de prélats, qui y étaient présents, avec le sacré collège, et une innombrable multitude d’autres personnes. Ledit sieur Borri voyant tant d’archers et autres gens de même étoffe, autour de lui, tomba jusqu’à deux fois en pamoison. »

 

Avouez que comme comédie et comme comédien on ne saurait faire mieux, « je me pâme oyez braves gens ! ». Quel hommage camouflé ! La prison deviendra pour lui une résidence de luxe où il disposait de trois pièces et d’un spacieux cabinet-laboratoire. Il sortait quant il voulait et chez lui le grand monde se pressera pour lui rendre visite. La reine Christine de Suède en personne lui envoyait un carrosse pour qu’il se rende en son palais Riario. Qu’en pensez-vous cher lecteur ? Si ce n’est pas un simulacre, une esbroufe c’est à y perdre son latin !

 

On aurait voulu garder à portée de main l’illustre personnage qu’on n’aurait pu mieux faire. Justement voilà, on tenait absolument à le garder dans une prison symbolique pour l’empêcher de s’expatrier. Tout le monde voulait se l’approprier ! Mais pourquoi donc ?

 

Au moment où se déroulent ses évènements, la reine Christine recevait en son palais des gentilshommes italiens qui étaient subjugués et conquis par l’intelligence et la culture de cette femme hors du commun. Passionné par la philosophie et les lettres son intérêt pour l’alchimie ne la quittait jamais. Son plaisir était d’échanger, avec des adeptes, ses opinions sur les textes de cet art.

L'histoire raconte que le marquis Massimiliano Palombara, ami de Christine de Suède, recevait régulièrement en son domaine, de nombreux alchimistes. L’érudit Girolamo Francesco Cancellieri rapporte qu’un alchimiste, Giustiniani Bono qui n’était autre que Giuseppe Francesco Borri, demanda l'autorisation au marquis d'utiliser son laboratoire. Borri s'enferma une journée et une nuit.

Au matin, le marquis du faire défoncer la porte car Borri ne répondait plus. Il s'était enfui par une fenêtre, ne laissant qu'un creuset dont le fond contenait un peu d'or solidifié et quelques parchemins sur lesquels étaient écrits de nombreux symboles incompréhensibles.
Les parchemins furent étudiés mais jamais décryptés.
Massimiliano Palombara marquis de Pietraforte (1614-1680) décida de faire graver tous ses symboles autour d’une petite porte de son domaine, qui existe encore aujourd’hui, afin  que les alchimistes des temps futurs puissent élucider leur contenu...


porte alchimique 3

Oyez braves gens, bougez-vous les neurones, vous qui bricolez sur vos fourneaux, tentez donc votre chance pour vous en mettre plein les poches !  Attention, ces deux lignes sont méchantes, débiles et hors sujet.

Il faut dire que le prisonnier ne manquait pas d’impressionner ses contemporains et de réduire à néant son accusation de charlatanisme quant il soigna de son cancer en phase terminale le duc d’Etré condamné par les médecins. Le noble personnage attendait donc la mort, quand la médecine de Borri le guérit et tout Rome le porta aux nues en regardant cette guérison comme une résurrection.

Et voilà que la foule, qui n’était pas dupe, ne manqua pas de colporter qu’un hérésiarque condamné par l’Église avait fait un grand miracle dans Rome ! Il y a de quoi mettre mal à l’aise la sainte inquisition. Cette histoire, qui ridiculise l’autorité, c’est presque de l’Arsène Lupin avant l’heure ! Si j’étais artiste j’en ferais une comédie musicale !

Mais le fond du problème reste : Le chevalier Borri était un alchimiste compétant qui fréquentait les salons de la reine Christine avec le marquis de Palombara. Ce même marquis qui fit graver les écrits de Borri sur la petite porte. On ne peut qu’imaginer que notre prisonnier d’opérette fournit les clés de cette mystérieuse porte que l’on appelle aussi porte magique  (magie naturelle évidemment !). Ce qualificatif assure beaucoup plus son succès que celui de porte alchimique.

symboles portamagica2 0  

Symboles qui ornent le cadre de la porte alchimique que l’on trouve dans l’ouvrage de Johannes de Monte-Snyder, Commentatio de Pharmaco Catholico (Amsterdam 1666) à noter que la moitié  de ces 7 idéogrammes sont dans la nomenclature classique des anciens chimistes et alchimistes. Il faut remarquer l’interpénétration de symboles comme le montre Kernadec de Pornic (XVIIIeme siècle).  Il s’agit beaucoup plus d’un rébus que d’une série de signes « magiques ». Le cercle centré est le soufre et la lune le mercure. Ainsi se manifeste leur progressive conjonction jusqu’à disparition du creuset (croix). Les flèches indiquent le sens du mouvement comme dans les deux premiers signes qui montrent le « détassement » de la matière déposée au fond du ballon. Bon, je ne vais pas tout vous raconter, ce serait inconvenant !


Un jour j’ai rencontré en Corse une belle Italienne qui ne jurait que par la magie de cette porte qu’elle prenait pour la porte des étoiles rendue célèbre par une série télévisée ! Entre nous si vous voulez explorer les autres espaces, prenez-vous y autrement car en ce lieu vous pourriez vous casser le nez puisque la porte est murée ! Je ne nie pas cette possibilité mais de grâce, ne rêvons pas. Les portes de l’univers ne sont pas celle d’un moulin… Le hasard a voulu que je rencontre cette dame à Paris une semaine après et cela au milieu de la foule. Nous étions aux pieds de l’imposante statue de la fontaine Saint Michel où l’archange porte en main la même épée flamboyante que celle des chérubins qui garde les portes de l’Eden. Cela, à mon avis, est une réponse qui se passe de commentaire. Pour information sachez que je mets les pieds à Paris une fois tous les 2 ans en comptant mes stations à Orly entre deux avions. Bon, je ne sais pas si cette dame a compris car je ne l’ai jamais revue.


Mais si je vous ai emmené au seuil de cette porte, qui fait délirer les candidats du fantastique mais peut titiller raisonnablement les auteurs de science-fiction, ce n’est pas pour décrypter ses symboles ou vous apprendre la téléportation vers Sirius, mais pour vous montrer au-dessus de son linteau le sceau de Salomon, réplique exacte de celui qui se retrouve sur la couverture du livre d’Heinrich Madathanus : Aureum Seculum Redivivum, publié en 1625 (Heinrich Madathanus est le pseudonyme d’Adrian von Mynsicht).


Sceau palombara

Frontispice de l’Aureum Seculum Redivivum.


Disons en passant que si vous désirez des explications qui ne vous serviront à rien vous pouvez chercher sur le Web. C’est la simplicité et l’état d’esprit qui compte pas un amoncellement d’information ou le synthétiseur perd la boule.

Pour des explications plus constructives je ne saurais trop vous conseiller de lire Deux logis alchimiques d’Eugène Canseliet plus particulièrement la partie intitulée La villa Palombara et Christine de Suède et aussi G.F. Borri et l’herbe de transmutation.

 

Mais passons à autre chose.

 

Monfaucon de Villars était diocésain de l’alchimiste Nicolas Pavillon évêque d’Alet les Bains dans l’Aude lequel prélat était l’ami de l’alchimiste Vincent Depaul. Ce Monseigneur entretenait donc des relations avec l’abbé Villars et tout cela fut consigné dans ses archives, tout comme bien des mystères que devait découvrir le jeune abbé Béranger Saunière quand il fut nommé vicaire dans cette paroisse déchue de son évêché. Vous n’ignorez plus j’espère l’étrange histoire de ce Saunière futur curé alchimiste (ou supposé tel) et milliardaire desservant la cure, au XIXe siècle, de Rennes le Château ?

 

C’est ici que je voudrais attirer votre attention, comme je l’ai fait d’une autre manière dans mon livre Rennes le Château la carte des trésors. C’est que Saunière utilisait comme ex-libri le sceau de salomon identique à celui qui précède et que l’on trouve sur la porte de la villa Palombara. Cela signifie que Saunière fut membre des AA (Académie des Arcades) fondé par la reine Christine de Suède. D’ailleurs ce sceau est significatif puisqu’il est constitué par la lettre A à l’endroit et une autre à l’envers. Ne négligeons pas tout de même que dans la nomenclature chimique et alchimique des siècles passés ce signe était celui de la pierre philosophale porteuse de guérison et de transmutation.

 

Ce que j’essaye de vous dire c’est que Montfaucon de Villars était en un lieu où l’alchimie était reine, son évêque en tête. Et aucun alchimiste n’ignore l’existence des élémentaux sous peine de voir son travail en perpétuel échec,  le rocher de Sisyphe en témoigne…

 

Dans la mythologie Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, un rocher jusqu'en haut d'une colline dont il redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet. Toutefois, il est bon de se souvenir qu’Homère qui raconte cette histoire ne fait pas mention de la raison de ce châtiment.

Si vous la trouvez cette bonne raison, vous aurez compris… Et c’est l’archange Michel qui sera content !

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:22

 

Le nombre d’articles publiés est de 179.

Les quatre suivants furent publiés ce mois d’octobre :

 

1 Franchise postale.

2 Le blason de Julien Champagne

3 Minuit dix

4 Entretiens sur les sciences secrètes.

 

La connotation alchimique est la plus importante et a attiré de nombreux lecteurs. Cependant les articles sur la franc Maçonnerie sont, et restent depuis le début de leur rédaction, les plus lus :

 

La médaille d’or revient à l’article « Les 3 points alchimiques de la FM » avec 511 lectures.

La médaille d’argent est remportée par « Le nombre trois chez les FM et les R+C » avec 384 lectures.

La médaille de bronze revient à « Planche…à tracer, alchimie et FM, N° 2 » avec 377 lectures.

La médaille en chocolat est attribuée à : « Les symboles de l’appentis FM » avec 262 lectures.

La médaille en carton est attribuée à : « Le blason de Julien Champagne » avec 200 lectures, ce qui est surprenant pour un article sans rapport avec la FM. Il a donc bénéficié d’une large audience non maçonnique.

 

On peut voir que le site doit sa plus forte audience à la Franc-Maçonnerie souvent panachée avec l’alchimie, c’est un mélange qui n’est pas normal. Si Fulcanelli conclu en ce sens le Mystère des Cathédrales (Savoir, Oser, Pouvoir et se Taire) c’est dans une visée non maçonnique, dont les initiales (STOP) éclairent dans le sens d’une limitation à imposer à de ce genre de spéculations. C’est un jeu de mot qui peut être gratuit. C’est à chacun de voir.

Globalement cela signifie que les alchimistes concernés par ce podium ont une dimension initiatique et mystique qui reste à définir.

Je n’ai pas de repaires suffisant pour donner une opinion sur les lecteurs FM.

 

Le nombre de visiteurs d’octobre est de 5077, soit environ 1250 par semaine et 169 par jour.

Le nombre de pages vues est de 9841, soit près de 2500 par semaine et 328 par jour.

 

Chaque visiteur lit donc en moyenne deux pages, ce qui est une valeur permanente depuis la création du blog en mai 2006 (un an à l’arrêt). Pour moi il y a ici une ambiguïté car j’ignore si les pages sont des écrans de lecture ou des articles entiers.

 

J’ai enregistré à ce jour 439 commentaires sur les 179 articles publiés.

 

Les inscrits à la Newsletters sont au nombre de 124.

 

Merci de m’avoir lu et à bientôt.

 

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:02

© Octobre 2010.

 

Si un livre peut laisser perplexe c’est bien celui qui porte la titre Le comte de Gabalis ou entretiens sur les Sciences secrètes. Depuis sa parution il y a bientôt 350 ans (1670), le monde entier se demande si c’est du lard ou du cochon. Personne n’est d’accord sur le sens de cet ouvrage. Pour les uns il est matérialiste, pour les autres il fleure la magie dans le style du grand Albert, pour d’autres enfin il est impie. Au choix donc. J’ai fait le mien au-delà de cet embrouillamini qui fleure l’ignorance. Vous avez compris, je l’espère, que j’ai un malin plaisir à me juger prétentieux !


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  L’auteur de cette perle de zizanie est Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon de Villars (1635-1673). Je me permets d’affirmer, – tout de go comme il sied à ma langue de béotien certifié – qu’il gagnerait à être lu par les adeptes de l’alchimie, ceux qui font du bon boulot ! je ne parle pas à ces « mysticailleurs » qui bricolent nuitamment dans leur laboratoire envahi de vaisselle hétéroclite et qui, à leurs moments perdus, voguent béatement dans un monde qu’ils disent « astral » en affirmant être montés aux cieux. De retour sur terre ce n’est guerre mieux, écoutez-les réciter dévotement leur chapelet issu du rebut de quelques Églises gnostiques trépassées. Me reprocherez-vous de ne pouvoir écouter leurs incantations fanées dont eux seuls ont le secret ?

N'étant pas un sage je griffe énormément. Le démon emporte celui qui met en doute mes présomptueuses remarques qui fleurent, comme il se doit, l’impertinence !

 

Le petit Nicolas naquit sur les rives des eaux tumultueuses de la haute vallée de l’Aude. Sa venue au monde s’est déroulée au château de Villars non loin d’Alet-les-Bains. N’en doutez pas, il y avait là, très certainement un cœur d’ondines pour célébrer l’heureux évènement.

 

Curieux endroit que cette vallée montagneuse couverte par endroits de forêts qui deviendra plus de deux siècles plus tard l’épicentre de l’énigme de Rennes le Château ou son curé légendaire, Béranger Saunière deviendra inexplicablement richissime.

Notre futur millionnaire du XIXeme siècle fera en ce lieu, de 1879 à 1882, tout à côté du château de Nicolas ses premières armes de pasteur pour des brebis essentiellement campagnardes assez particulières puisqu’elle exaspérent les théologiens en ne suivant pas le dogme à la lettre par leur croyance indéracinable à la magie des dolmen et des menhirs, ainsi qu’à celle des fées et des gnomes, ce qui ne les empêchaient pas d’odorer Jésus-Christ, la Madone et les saint. Mais oui, ce sont de faux dévots, une espèce hybride, de drôles d’acolytes plutôt ! Le malheur pour la moderne inquisition c’est qu’il est devenu impossible de les convertir et encore moins de les purifier sur le bûcher. Le seul supplice qu’ils supportent c’est celui de fréquenter le catéchisme !

 

Superposition de personnages insolites en un seul lieu ou Jésus-Christ à de la concurrence, lieu qui transpire la magie… Cet endroit ne serait-il pas sujet à quelques étranges exhalaisons où les gnomes les ondines les sylphes et les salamandres dansent ensemble en se riant de la naïveté des hommes ?

Bof ! Que voulez-vous que je réponde à ça ?

 

Donc, il y a plus de 150 ans (1852) naquit à Montazel, le petit Béranger et cela tout à côté, sur les rives de ce même cours d’eau qui traverse Alet-les-Bains. De même que Nicolas, il choisit d’être prêtre ou peut-être faudrait-il dire que l’occasion se présenta ?

Et voilà que notre ensoutané frais émoulu du séminaire fut affecté, en qualité de vicaire auprès du curé de cette station thermale. Dans ce presbytère pourvu d’une bibliothèque d’archives provenant de l’ancien évêché rebelle, il eut accès à des documents qui lui furent montrés par son curé érudit, lequel ne manquait pas d’étrangeté. En effet, c’était l’abbé Lassère natif de Limoux et descendant de celui qui, après la Révolution, vit surgir d’un lieu aussi mystérieux qu’introuvable, la vierge noire de Notre-Dame de Marceille (sic). Il connaissait une cache inviolable qui lui permit de soustraire certain objet de grande valeur aux réquisitions révolutionnaires.

Restons persuadé que le secret de l’énigmatique fortune de cet abbé prend ses racines en ce lieu dont l’étrangeté n’est pas à démontrer !

 

« Béranger est devenu riche grâce aux gnomes ! ! ! » se serait écrié l’abbé Monfaucon qui croyait dur comme fer à ces entités élémentaires gardiennes de trésor. Il vous aurait affirmé, tout de go, que ce curé d’un autre temps que le sien a obtenu son étrange fortune comme le roi Salomon, grâce à son commerce avec les petits gnomes, à l’aspect affreux mais bons bougres, gardiens de moult et moult trésors.

 

Vous voulez mon avis ? Et bien Nicolas dit vrai. Parole de scout ! j’ai des témoins au-dessus de tous soupçons. J’en appelle à la barre les sept nains de Blancheneige !

 

Aujourd’hui on parle beaucoup de préservation de la nature, d’écologie. Mais on ne saurait accepter autrement que comme superstition l’existence de gnome, ondine, sylphes et salamandre. Y croire est devenu un radotage fantaisiste alors que nos ancêtres les ont nommés et y croyaient car ils les voyaient. Les hommes sont induits en erreur par leurs théories et axiomes et surtout par un néo cartésianisme réducteur. Telle est la raison pour laquelle ils acceptent si difficilement les conclusions des neurosciences et de la physique quantique. Quant aux êtres élémentaires amis de la nature et de ceux qui l’aiment ils n’en veulent pas ! Regardez ces brutes formatées, la poésie elle-même ne les atteint pas !

Sont-ils encore des Hommes ? La question devait être posée…

 

Montfaucon fut diocésain de l’illustre et mystérieux Mgr Nicolas Pavillons (1597-1675) évêque d’Alet-les-Bains, lequel était regardé avec suspicion par l’Église pour sa propension au jansénisme et au gallicanisme. Mais ce que l’on suspectait surtout c’était son ouverture d’esprit inconvenante pour les bien pensants.

Grand bienfaiteur, aimé du peuple il était un proche ami et complice de l’alchimiste philanthrope Vincent Depaul. Les deux ecclésiastiques partageaient le secret du Grand Œuvre alchimique et celui de l’endroit où se trouvaient les archives redoutables pour l’Église, mais introuvables, de la Compagnie secrète du Saint Sacrement et celles des AA (encore plus secrète) qui lui succéda. Ces deux sociétés ésotériques, mère et fille, collaboraient, sur le plan initiatique avec les Roses+Croix. C’est, dit-on, ce qui se raconte dans les couloirs de l’improbable.

Alors ses archives, où sont-elles ? Sérieux comme un pape, Nicolas vous répondra qu’elles sont sous la garde des mêmes gnomes qui gardent l’immense trésor de Béranger, le curé aux milliards !

 

Subtil orateur Montfaucon avait l’intelligence vive. Le geste prompt et vigoureux faisait virevolter sa soutane de jeune clerc. Il se fit remarquer très tôt dans le milieu ecclésiastique. Aussi fut-il le prêcheur, en 1655, de la basilique Saint-Sernain de Toulouse alors qu’il n’avait que 20 ans ! C’est pour ce fait exceptionnel d’un enfant du pays que cette date fut gravée en hauteur à l’angle d’une maison du village d’Alet-les-Bains.

 

Quelques années avant lui Vincent Depaul connu aussi une ordination précoce à la prêtrise dont le délié de l’intelligence et de l’expression verbale en fit un rayonnant maître à penser. Il semble d’ailleurs que les deux hommes fréquentaient un même milieu de l’hermétisme, car leurs biographies respectives sont marquées du sceau de l’alchimie.

 

Grand hermétiste, cet ecclésiastique était donc un petit abbé, mais aussi, disons-le, un petit-maître littéraire de la fin du XVIIeme siècle dont le seul titre qui défraye les chroniques jusqu’à nos jours repose sur ces mystérieux entretiens entre lui-même et le conte de Gabalis.

 

Son badinage agile, très agréable à lire, gravite autour des lois de la nature, où l’on reconnaît aisément les prémisses de l’alchimie mystique dans sa conception brute non inféodée à des maîtres à penser religieux… d’où sa qualification de libertin, c’est-à-dire de libre d’esprit infidèle aux dogmes n’ayant pas, comme aujourd’hui, cette odeur « raffinée » du porc libidineux suintant la testostérone.

Allons, soyez bon prince, pardonnez-moi quelques coups de pieds !

 

Je reste persuadé que le comté de Gabalis est quelque part dans les Corbières, haut lieu du cheval (cabal) Bayard de la mythologie française relaté dans les poésies du XII et XIIIeme siècle que le magicien Maugis rendit blanc en utilisant des préparations d’herbes.

 

Dans la chanson de Renaud, notre cheval blanc est immergé dans la Meuse avec une meule au coup qu’il brise pour ressortir et devenir sauvage et libre, libre d’aller élire domicile où bon lui semble.

 

Et ce cheval a élu domicile à Limoux dans l’Aude où des centaines de témoins l’ont aperçu !

 

Il est temps de vous raconter ce qui m’a été dit au château de Brugairolles, sous les étoiles et par une chaude soirée d’été, alors que la nuit, caressée par le chant des grillons, invitait aux confidences.

 

Une amie, la vénérable baronne de M… issue d’une vieille famille aristocratique du Razès alliée à la quasi-totalité des seigneurs de la contrée, vivait en ce lieu depuis le tout début du XXeme siècle. Ce soir-là, nous regardions le ciel, quand, sans doute inspirée par la mélodie nocturne ou la poésie de la voie lactée, sa voie s’éleva de l’obscurité de son fauteuil tourné vers le ciel boréal.

Elle me dit qu’à Limoux, les habitants racontent qu’au XVIIeme siècle, donc au moment ou vécu en ces lieux Montfaucon, s’est déroulé un évènement qui les a marqué à jamais et dont on parle de générations en génération dans le secret des chaumières et des gentilhommières.

 

Un jour une disparition étrange eut lieu sur le pont de pierre qui relie l’église St Martin à l’autre rive de l’Aude, pont destiné aux pèlerins désireux d’aller rendre hommage, sur la rive droite, à la madone noire de Notre Dame de Marceille. Ce jour-là, me dit-elle, les habitants s’égaillèrent soudain épouvantés et vidèrent les artères de la ville en un clin d’œil.

Les hommes et les femmes affolés fuyaient de tous côtés devant un cheval géant qui galopait dans les rues. Cet animal fantastique s’engagea sur le pont et au milieu de celui-ci, une étrange attraction le fit plonger dans l’Aude ou il sembla se dissoudre.

Sur le ton feutré de la confession elle me dit :

« Vous savez, mon cher ami, je suis persuadée qu’outre les anges et les archanges et toute la hiérarchie céleste existent en notre monde des êtres dont les peuples des cieux sont les « pères ». Ils sont là pour la nature et pour nous quand nous souhaitons de bons conseils, car voyez-vous ce cheval extraordinaire n’avait pas sa place dans les rue d’une ville. Il était pour nous une épouvante et donc déplacé. J’ai beaucoup pensé à cette histoire qui berça mon enfance. Je suis persuadée que cet animal fabuleux fut amené à disparaître sous l’action d’être qui habitent l’eau. J’ai entendu dire qu’ils s’appelaient ondines, et que leur action s’exercent sur toutes les ondes qu’elles soient aquatiques ou aériennes. »

 

Ma curiosité éveillée je lui demandais comment elle connaissait l’existence de tel être.  C’est ainsi que j’appris qu’elle s’était renseignée dans une de ces fermes isolées ou résidait un  faitilhièr (en occitan, sorciers et magiciens). Ces éleveurs des campagnes possèdent souvent un bouc qui féconde toute les chèvres de la contré. Bigre, il faut soigner sa réputation de sorcier, et le bouc fait partie de la vitrine ! Bon, revenons à la baronne.

 

« Les ondines, me dit-elle, qui habiterait l’eau aurait attiré ce cheval pour le faire disparaître car elles aspirent à la mort, désireuses d’aller vers des mondes supérieurs. C’est pourquoi elles « aspirent » des êtres immatériels. Évidemment c’est ce que j’ai compris car les subtilités de l’occitan ne sont pas mon fort, puisque j’ai fréquenté les écoles de Toulouse. ».

 

Ne riez pas, car c’est alors que j’ai compris une vieille habitude villageoise qui m’avait toujours intriguée. C’est celle de vérifier systématiquement tous les soirs si le couvercle de la cuvette des WC était bien rabattu. Ont-ils peur des Ondines qui sortent de l’eau ? Peut-être, pourtant on ne m’en a jamais parlé… La sagesse paysanne dit qu’elle vivent près des sources, là ou l’eau touche la pierre elles apparaissent. Nous reconnaissons ici les fées de nos contes pour enfants… Sincèrement, les voir dans les toilettes, ça manque de lyrisme !

 

La baronne me parla d’autres êtres qui ont, dans la nature, des lieux de vie particuliers que les sorciers et les chamanes voient.

 

Pour les gnomes la terre est sans consistance, elle est pour eux comme une bulle de savon. Ils ne savent même pas qu’elle est ronde. Ils se réunissent là où le rocher est en contact avec l’or et l’argent, le mercure et d’autres métaux. Jadis ils ont beaucoup servi les hommes dans l’exploitation des mines métallifères.

Elle me dit aussi qu’ils étaient les guides des alchimistes.

 

Plus tard j’ai découvert que l’alchimiste Fulcanelli en parle quand il décrit le cadrant solaire du palais Holyrood d’Edimbourg, dans ses demeures philosophales. Il insiste sur les gnomes détenteurs de la gnose et donc de la connaissance indispensable :

 

« Or, les gnomes, génies souterrains préposés à la garde des trésors minéraux, veillant sans cesse sur les mines d’or et d’argent… La tradition nous les dépeint comme étant fort laids et de très petites statures, en revanche, leur caractère bienfaisant, leur commerce extrêmement favorable. On comprend alors les raisons cachées des récits légendaires où l’amitié d’un gnome ouvre toute grande les portes des richesses terrestres…

(…) Le sel de Sapience, esprit ou feu incarné, le gnome familier et serviable, ami des bons artistes, lequel assure à l’homme l’accession aux suprêmes connaissances de la Gnose antique. » p. 307-308 éditions 1964.

 

Petit commentaire pour les bricoleurs : qu’ils ne s’imaginent pas que la seule utilisation de sel de Sapience soit nécessaire pour réussir. Croire que des élémentaux tels les gnomes (cousins des Archées) sont là pour le folklore est une erreur monumentale. C’est ce qu’a voulu dire Monfaucon de Villars qui ne devait pas ignorer que les fumistes en alchimie pullulaient en certaines contrées.

 

Mais poursuivons les révélations que me fit la baronne.

 

D’autres êtres se manifestent au contact des plantes et des animaux, en ce lieu agissent les sylphes, liées à l’élément air, et qui apparaissent par exemple, à l’endroit où une abeille butine une fleur.

Et là j’ai compris combien la mort actuelle des abeilles est un fléau dont on n’a pas totalement conscience.

 

Évidemment je considérais un peu cela comme une jolie invention pour agrémenter notre besoin de merveilleux. J’ai cependant compris que cette vénérable aristocrate n’a jamais douté de leur réalité. Cette croyance m’a toujours impressionné de la part de cette femme énergique, noble dans tous les sens du terme, au bon sens proverbial, qui fut une courageuse infirmière major sous les bombes de la seconde guerre mondiale, et dont les ancêtres et ceux de son époux fréquentaient les Cour européennes (son époux était cousin du roi du Portugal) et certains furent même les fondateurs d’Ordre ésotérique qui perdurent de nos jours avec leurs inéluctables dégradations. Si j’ai pu dérouler ses lettres de noblesse enfermées dans un tube métallique portant le sceau royal, j‘ai également pu voir une grande quantité de documents dans le coffre des archives familiales ce qui laisse supposer des connaissances transmises par ses ancêtres dont le message héraldique des trois épées « versées » fait partie.

 

Je lui ai demandé s’il était possible de voir ces êtres. J’eus la surprise de l’entendre me répondre qu’en effet cela se pouvait à certaines conditions.

C’est ainsi que j’appris une bien curieuse attitude nécessaire aux alchimistes désireux de voir les esprits du feu qui leur sont indispensables. Car, me dit-elle, les esprits du feu ont un état de parenté avec les pensées humaines.

En restant éveillé tout en étant hors de soi-même, c’est-à-dire en étant à la foi sujet et objet, alors on parvient, avec un peu de persévérance, à voir les esprits du feu.

Et elle ajouta que cela n’était possible que dans une réelle humilité qui consiste à vivre dans le non moi.

 

Je restais stupéfait par cette extraordinaire leçon bien concrète sur le sens de l’humilité que je n’aurais jamais cru trouver chez ceux qui commercent avec les élémentaux. C’est là que j’ai compris où résidait le secret des Rose+Croix. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises.

 

La noble Dame me parla de la hiérarchie céleste sous un angle que je ne soupçonnais pas, où j’appréhendais la véritable identité de Mercure, ce dieu volant de l’olympe, dont les alchimistes ne cessent de nous entretenir.

 

Les anges perçoivent évidemment les hommes dont ils sont les gardiens, ils perçoivent aussi les animaux et les plantes, mais ils ne perçoivent pas les minéraux.

La baronne me parla ensuite des Archange qui percevaient seulement les hommes et les animaux. Les plantes et les minéraux leur sont invisibles.

Quant aux Archées, ils ne voient que les hommes. Le reste de la hiérarchie ne voit plus rien de notre monde. Ils ont donc besoins d’être intermédiaires pour les informer, être qui font aller et venir de chez nous à leur empyrée. Ces entités ne sont autres que les élémentaux et en particulier les esprits du feu.

Oui, précisa-t-elle les élémentaux sont essentiellement le produit des anges archange et archées qui peuvent descendre dans les règnes de la nature. Ils servent la nature. Ainsi les gnomes descendent des archées, les ondines sont liées aux archanges et les sylphes sont esprits des anges.

Les ondines qui vivent dans toutes les ondes peuvent aussi informer les hommes. Alors j’ai interprété ce que disait Eugène Canseliet, le 3 octobre 1978, à propos de l’assassinat du pape Jean-Paul Ier :

 

« Quand on sait que le Saint-Père se disposait à interdire toute extravagance dans la liturgie, on imagine la décision que n’hésitèrent pas à prendre les suppôts de Satan entourant, à Rome, la victime sacrée. Expression et paroles que j’ai recueillies sur les ondes des eaux supérieures de Moise, impartiales gardiennes des dires et des faits de toute créature en vue du Jugement. » (Atlantis, N°300, p. 68)

 

Devant cette révélation qui ne manquait pas de cohérence je dois avouer que je restais un peu groggy.

 

J’imagine que la noble famille de Monfaucon de Villar devait être logée à la même enseigne entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas…

 

Oui, dans le Razès on est dans un endroit étrange où la mythologie n’est pas toujours une histoire à dormir debout.

Nous avons là cette ambiance dans laquelle baigna de Villars et plus tard la vieille baronne qui me confia ses croyances.

 

Villars traduisit si puissamment ses convictions qu’Anatole Françe y succomba et s’inspira du comte de Gabalis pour écrire La Rôtisserie de la Reine Pédauque.

 

Quant aux occultistes et bricoleurs aveugles et ignorants, bavards et avides de merveilleux à moindres frais, ils l’ont piétiné dans leurs cécités en ne reconnaissant pas, et pour cause, l’aile de l’ange.

 

Non, Montfaucon n’était pas un ange, c’était un abbé de hasard et non de vocation, il n’était pas habité par cet engagement crispé des prêtres avides de perfection. Un brin désinvolte pourvu d’une solide érudition marquée par le badinage intelligent et séducteur, il ne manquait pas de sensualité et de verve, de cette verve méditerranéenne que les mystiques tristes ne peuvent supporter.

 

Le commerce avec les esprits élémentaires qui constituent le cœur de ce livre fut un leitmotiv durant le XVIIIe siècle. On le retrouve dans le Diable amoureux de Cazotte et dans les écrits de Casanova et aussi ceux de Dupont de Nemours. Je pourrais ainsi citer à l’infini les références à ces êtres des éléments espiègles que certains esprits semblaient voir.

 

J’ai vécu dans cette région où grandi Montfaucon de Villars, et je puis vous assurer qu’en ces lieux la magie n’est pas un vain mot. C’est un endroit où les mondes se chevauchent s’interpénètrent et parfois communiquent. Mais encore faut-il être assez sensible pour le deviner et surtout être dépourvu de bouffées délirantes !

 

Le nom de Corbière où se trouve cet endroit est suffisamment évocateur de l’école initiatique pré Chaldéenne puis Celtique installée là pour former leurs premiers degrés, ou corbeau, de cette puissante école pré Christique dont le frontispice du Mystère des Cathédrale de Fulcanelli est puissamment évocateur précisant même en arrière plan que l’initiation des corbeaux est aussi un héritage égyptien que le Christ est venu unifier en son école initiatique ou règne le christocentrisme et que l’Église habitée par des préoccupations plus profane a transformé puis abandonné à une inéluctable érosion précédant la disparition.

 

Je dois souligner ici pour ceux qui s’intéressent aux divers mystères des Corbières que ce massif est capital en histoire et initiation Celtique. Les Gaulois vivaient sous le signe du corbeau qui symbolisait la science des druides et donc leur initiation ésotérique. Quant à leur chef ils portaient le nom de Brennogenos, ou Brennus, signifiant « fils du corbeau ». Un certain abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains, ne s’y est pas trompé !

 

Ceci étant dit, le lecteur l’a compris, le corbeau ne concerne pas seulement la couleur noire qui se manifeste durant les opérations alchimiques. Il existe d’autres oiseaux noirs. Dans le symbolisme alchimique le choix particulier du corbeau est un clin d’œil vers la cornue (voir le frontispice du Mystère des cathédrales ou le corbeau pointe son bec vers le bec de la cornue), en fait, il représente un stade initiatique essentiel pour accéder à l’Adeptat.

 

Les corbeaux avaient cette particularité d’effectuer la jonction entre le monde « initiatique » et le monde profane, tel est le sens, dans la Bible, du corbeau lâché de son arche, par Noé qui ne tarda pas à revenir vers l’embarcation. Telle est aussi la raison ésotérique de la couleur de la soutane des prêtres, ces êtres consacrés qui relie en permanence le bon peuple à Dieu. D’ailleurs la tradition populaire a conservé cette assimilation, – moqueuse certes,– du prêtre en soutane noire que l’on raille avec le croissement du corvidé… Et ce n’est pas pour rien si un corbeau de la cathédrale de Paris fixerait un endroit où serait cachée la pierre philosophale. Car, vous en êtes convaincu comme moi, la pierre philosophale c’est le corbeau lui-même… C’est ici qu’il convient de se souvenir de l’expression disant que l’œil est la fenêtre de l’âme ce qui exprime clairement que l’œil permet d’observer l’intérieur de l’être.

 

Mais revenons à notre abbé libertin que l’on aurait accusé de trahir le secret des Roses+Croix. Quel peut-il être ce secret pour avoir provoqué une telle levée de bouclier qu’il fut, dit-on, retrouvé assassiné en 1673 sur la route de Lyon ?

Soyons net, les Roses+Croix en question ne sont pas ces associations à but non lucratif qui embarrassent les annuaires, mais les successeurs discrets et efficaces des corbeaux qui s’envolaient des corbières celtiques pour explorer le monde et ramener un butin d’information vers le « cerveau » dont je ne vous fais pas l’injure de préciser le lien phonétique avec le corbeau. Et vous avez compris que le premier « cerveau » s’appelait Noé, car c’est lui qui menait la barque, tout comme vous avez compris que le cerveau actuel est le Christ. C’est lui qui mène la barque de Pierre, c’est encore lui qui mena l’embarcation qui atterrit un jour aux saintes-Maries-de-la-Mer. De là certains passager allèrent au pied des Corbières en se rendant à Narbonne. Saint Paul Serge en témoigne.

Ici, permettez-moi de marcher sur la pointe des pieds pour ne pas éveiller les spéculateurs délirants chroniques qui font feu de tout bois pour enterrer le Christ non loin de Rennes le Château.

 

Si vous ne voyez pas les liens entre cette barque et l’histoire que je vous raconte je ne saurais insister au point de défoncer les portes de votre cerveau récalcitrant…

Ben oui, je m’amuse ! ça vous étonne alors que la vie est pleine de bonheur ?

 

Il est temps de ne plus vous importuner avec mes histoires, avec lesquelles je me gargarise, et de vous parler un peu des cinq discours du conte de Gabalis dont vous comprenez aisément qu’il s’agit de contes cabalistiques sur la quintessence alchimique.

 

Attention je n’ai pas l’intention d’éplucher l’ouvrage puisque je vous ai déjà tout dit... enfin, presque ! Alors fini les empoisonnantes explications de texte et les citations qui encombrent les filets.

 

Bon, il faut tout de même effleurer le sujet pour ne pas avoir l’air de manquer à ma promesse que le titre résume en sa navrante austérité. Seigneur, je fais des ronds de jambe !

 

La cabale de Gabalis, notre abbé l’exprime clairement dès la première page du premier entretien (Éditions Pierre Belfond, Paris, 1966):

 

« Il m’a tout découvert, il est vrai ;  mais il ne l’a fait qu’avec toutes les circonspections cabalistiques. »

 

C’est ainsi qu’il met sa mort en doute, tout comme le lecteur peut douter de celle de l’auteur. :

 

« Peut-être n’est-il mort qu’en apparence suivant la coutume des philosophes, qui font semblant de mourir en un lieu, et se transplante en un autre » (idem. Supra p 15)

 

En ce lieu, notre abbé souligne qu’il parle des philosophes par le feu ou alchimiste qui sont les seuls, selon la tradition, à pouvoir effectuer une pareille prouesse résurrectionnelle. L’ouvrage est donc aussi alchimique :

 

« Ils demeurèrent tous d’accord que ces grands secrets, et surtout la Pierre Philosophale, sont de difficile recherche et que peu de gens les possèdent. » p 36.

 

Donc aucune ambiguïté et pourtant cet aspect a complètement échappé aux critiques littéraire, et en particulier au brillant poète et romancier Belge Hubert Juin (1926-1987) qui préfaça le livre de Monfaucon, ce qui ne manque pas de manifester un rejet, conscient ou non, de ce qui pourrait perturber les pénates de nos rats de bibliothèque.

 

Donc, inutile d’analyser ce texte dans une montagne d’érudition comme l’on fait, sans rien y comprendre les disciples d’éros ou d’un pseudo Descartes au verbe lubrifié pour tenter, en vain, d’aller plus profond !

 

Ainsi lorsque notre abbé fait dire au comte de Gabalis que celui qui s’intéresse aux sciences secrètes doit être mélancolique, tristounet sur les bords, c’est d’exactement le contraire qu’il s’agit. Elle n’est ouverte qu’aux gens heureux, épanouis… Rabelais en témoigne !

 

Ne soyons donc pas étonné si dès les premières lignes l’auteur narre les entretiens avec Gabalis mort d’apoplexies. Morts, apparemment banale me direz-vous sauf si l’on s’aperçoit qu’apoplexie dérive du mot grec « renversement ». Et nous voici partie pour voir le monde à l’envers, renverser la boule, voir l’envers du décor, l’envers des mots et des choses ! Le langage inverse que l’on appelle aujourd’hui verlan fait partie de la cabale du conte de Gabalis que les ésotéristes et les alchimistes utilisent à bon escient.

 

Voilà, je n’ai pas l’intention de poursuivre plus avant mes investigations pour vous mâcher le travail et surtout détruire votre joie de la découverte. Oui, mon ami Montfaucon de Villars a mis dans son ouvrage tellement de richesses que je ne saurais les exposer toutes sans nuire à votre béat repos sous l’éclairage hypnotique de cette boîte à malice que vous nommez téléviseur.

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 16:04

 

Dans la nuit de mardi à mercredi (12 à 13 octobre 2010), mon ami alchimiste a fait un rêve étrange (véridique) auquel au premier abord il n’a rien compris.

 

Une jeune femme, fort belle aux cheveux aile de corbeau s’approcha de lui et dit « mididix ». Il ne comprenait pas ce que cette créature de rêve au teint blanc et à l’œil d’ébène lui racontait.

Alors, avec cette patience que n’ont pas toujours les humains elle répéta inlassablement à plusieurs reprise « mididix », « mididix »… qui sonnait dans sa tête comme le tic tact lancinant d’un réveil mais auquel il ne comprenait toujours rien. Cette jeune femme à la patiente extrême ralentit alors sa diction et il compris alors qu’elle disait « midi dix ».

 

Il s’éveilla et regarda son réveil qui marquait minuit dix.

 

Le lendemain il consulta les informations sur Internet et découvrit alors que le premier des 33 mineurs Chiliens prisonniers sous terre depuis 68 jours fut libéré à 00 heure 10… minuit dix !


« Premier hissé à l'air libre après 622 m d'ascension à 00H10 locales (03H10 GMT) dans une nacelle de 53 cm de diamètre, Florencio Avalos, 31 ans, a serré dans ses bras son enfant de sept ans, Byron, puis son épouse Monica. »


Il resta perplexe quand il appris que la nacelle des naufragés de la terre qui remonta à la surface les mineurs fut baptisée phénix.:


 « Les premiers sortis ont donc affiché un immense sourire en sortant de la nacelle baptisée Phénix, en référence à cette renaissance. »


Il me téléphona en me disant que la coïncidence du nombre 33 des mineurs sauvés l’impressionnait beaucoup car c’était l’age du Christ et que le phénix, cet oiseau fabuleux qui renaît de ses cendres si présent dans le symbolisme alchimique est immortel, il me demanda ce que j’en pensais.

Certes, le « midi dix » répété peut être en rapport avec les allées et venues de la nacelle. Mais à quoi bon pareil rêve pour raconter un événement qui sera appris le lendemain ? Je lui ai dit certaines choses en rapporte très étroit avec l’alchimie et le christianisme. Vous comprendrez qu’il m’est impossible de relater cela ici car, sur certains points, c’est trop intime et aussi impossible à dire pour certains aspects étranges. Si vous me lisez souvent vous savez que le monde est déroutant sans être pour cela inquiétant.


Mais le bonheur des naufragés, de leur famille et des sauveteurs a dû ébranler la terre. Le monde a tellement besoin de bonnes actions pour vivre…


Si je vous écrit cette histoire c’est pour vous demander ce que vous en pensez. Alors, à bientôt !

 

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