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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 16:04

 

Dans la nuit de mardi à mercredi (12 à 13 octobre 2010), mon ami alchimiste a fait un rêve étrange (véridique) auquel au premier abord il n’a rien compris.

 

Une jeune femme, fort belle aux cheveux aile de corbeau s’approcha de lui et dit « mididix ». Il ne comprenait pas ce que cette créature de rêve au teint blanc et à l’œil d’ébène lui racontait.

Alors, avec cette patience que n’ont pas toujours les humains elle répéta inlassablement à plusieurs reprise « mididix », « mididix »… qui sonnait dans sa tête comme le tic tact lancinant d’un réveil mais auquel il ne comprenait toujours rien. Cette jeune femme à la patiente extrême ralentit alors sa diction et il compris alors qu’elle disait « midi dix ».

 

Il s’éveilla et regarda son réveil qui marquait minuit dix.

 

Le lendemain il consulta les informations sur Internet et découvrit alors que le premier des 33 mineurs Chiliens prisonniers sous terre depuis 68 jours fut libéré à 00 heure 10… minuit dix !


« Premier hissé à l'air libre après 622 m d'ascension à 00H10 locales (03H10 GMT) dans une nacelle de 53 cm de diamètre, Florencio Avalos, 31 ans, a serré dans ses bras son enfant de sept ans, Byron, puis son épouse Monica. »


Il resta perplexe quand il appris que la nacelle des naufragés de la terre qui remonta à la surface les mineurs fut baptisée phénix.:


 « Les premiers sortis ont donc affiché un immense sourire en sortant de la nacelle baptisée Phénix, en référence à cette renaissance. »


Il me téléphona en me disant que la coïncidence du nombre 33 des mineurs sauvés l’impressionnait beaucoup car c’était l’age du Christ et que le phénix, cet oiseau fabuleux qui renaît de ses cendres si présent dans le symbolisme alchimique est immortel, il me demanda ce que j’en pensais.

Certes, le « midi dix » répété peut être en rapport avec les allées et venues de la nacelle. Mais à quoi bon pareil rêve pour raconter un événement qui sera appris le lendemain ? Je lui ai dit certaines choses en rapporte très étroit avec l’alchimie et le christianisme. Vous comprendrez qu’il m’est impossible de relater cela ici car, sur certains points, c’est trop intime et aussi impossible à dire pour certains aspects étranges. Si vous me lisez souvent vous savez que le monde est déroutant sans être pour cela inquiétant.


Mais le bonheur des naufragés, de leur famille et des sauveteurs a dû ébranler la terre. Le monde a tellement besoin de bonnes actions pour vivre…


Si je vous écrit cette histoire c’est pour vous demander ce que vous en pensez. Alors, à bientôt !

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:49

© octobre 2010.

L’alchimiste Julien Champagne, qui fut l’illustrateur des ouvrages de son maître Fulcanelli, a placé un blason à la fin du livre Le mystère des Cathédrales. j’aimerais vous faire partager ce que j’ai compris car ça m’a beaucoup amusé. Attention, c’est sérieux ce que je vais vous raconter !

Cependant, il y a tellement de choses concentrées dans cette figure qu’il m’est impossible de tout dire. Donc, que les puristes veuillent bien me pardonner.

La science du blason confrontée à la Sainte science où alchimie est une rencontre difficile car toutes deux utilisent un vocable particulier. Toute deux sont pourvues d’une terminologie complexe dont le mélange risque de tourner à l’obscurité. Aussi, dans la mesure du possible, j’ai donné les différentes définitions des termes sans me soucier des lecteurs informés. Soyez persuadé que ma position entre deux feux roulants d’expressions particulières est parfois difficile à assumer.

Ceci étant dit, inutile de jouer à l’escargot et de rentrer dans sa coquille. Non, ne mettez pas cet article au rancart !

 

Dans la science du blason, ou héraldique, les armes qui sont à la fin du Mystère des cathédrales (voir plus bas) sont dites « parlantes » et les Anglais les appellent « chantantes », ce qui ne manque pas de pertinence, et fait de la science du blason l’un des vecteurs le plus important de l’alchimie à travers la phonétique ou cabale.

Le « chant » des blasons est leur fond, leur substrat, ce qui est à double sens comme les cartes à jouer…

Ainsi, quand s’élabore la coction alchimique finale, dans le processus de fabrication de la pierre philosophale, où Grand Œuvre, les adeptes parlent de semaine des semaines, c’est le moment ou brille, dans le ciel nocturne, la première pleine lune de printemps, point d’orgue d’harmonie avec les forces à la foi universelles et christiques. Ceux qui sont assez ouverts savent que je ne parle pas de religion…

 

Par ailleurs c’est pour cette raison que dans les églises la 14eme station du chemin de croix, lorsque le Christ est enfermé dans son linceul pour être enseveli, brille dans le ciel la pleine lune équinoxiale du mois de mars ou d’avril, ou se manifestent dans le cosmos les signes zodiacaux du Bélier ou du Taureau si bien illustré par la quatrième planche du mutus liber. C’est la BD préférée des alchimistes un peu dépassées quant au graphisme mais toujours bonne à l’emploi !

 

planche4mutus

La quatrième planche du mutus liber (livre muet) où l’on

reconnaît le rayonnement cosmique sous les signes zodiacaux de Bélier (à gauche) et du Taureau (à droite)

 

Cette harmonie chantante colorée Arthur Rimbaud l’a traduit à sa manière dans une intuition magnifique :

 

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirais quelque jour vos naissances latentes.

 

Ce chant bariolé des voyelles répond à celui du bouvier occitan :

 

Quant le bouyé ben de laura

Planto soun aguhado

A, E, I, O, U

Planto soun aguhado

Etc.

 

En laissant de côté, pour l’instant, le sens du texte, observons ici une différence dans l’ordre des voyelles qui n’est pas liée à une erreur. La succession de A, E et I de Rimbaud et du Bouvier, – ce gardien de la constellation de l’ourse (avec sa belle étoile Arcturus du Bouvier) représente le septentrion (sept bœufs). Il garde l’axe du monde en labourant le ciel boréal, – correspond aux trois couleurs fondamentales, noir, blanc et rouge, qui se manifestent durant le travail au laboratoire.

Cependant le « U vert » de Rimbaud précède le O que chante le bouvier. Il y a là une subtilité de cabale phonétique qui fait correspondre le U à un vase de verre (le U s’exprimait jadis par le V) qui donna phonétiquement le vert et donc le printemps générateur de la couleur. Une confidence ? soit… le O est dans le U et ne soyez pas grossier s’il vous plait !

 

Harmonie de l’émergence de la vie reproduisant cette succession de sons disposés par mouvement que l’on joint selon les lois de la tonalité qui n’est autre que la gamme chromatique. Sons et couleurs, successions de sons colorés ou plutôt succession de sons accompagnés de couleurs.

 

C’est le moment de parler un peu des paroles de la chanson du bouvier.

Quant le bouyé ben de laura

Planto soun aguhado

A,E,I, O, U

                  Planto soun aguhado.

 

En voici la traduction :

 

« Quand le bouvier (bouyé) vient (ben) de labourer (laura)

Plante son aiguillon (bâton au bout duquel est une pointe pour stimuler l’animal, c’est l’analogue des éperons d’un cavalier) »

 

L’aiguillon symbolise les aiguilles des cristaux de sel qui stimulent la matière endormie ou paresseuse, laquelle rend alors sa gamme chromatique : A E I O U… Remarquez l’analogie du verbe labourer : laura avec l’or que l’on retrouve dans ort : le jardin… Les alchimistes se disent laboureurs.

 

Une petite remarque, si la couleur est le signe du chant, entendre le chant lui-même est le signe de l’échec ou chant du cygne.

 

Après ce petit détour revenons à nos armes.

Les blasons sont constitués de métaux (or et argent) et d’émaux (couleurs), le travail des métaux et l’émaillage montrent le rapport de l’art héraldique avec le feu, la science des vitraux et l’alchimie.

 

Ici, ce blason indique le nom de l’illustrateur du livre ou celui de l’auteur. En tout cas il est une ambiguïté certaine depuis que les illustrations de Julien Champagne furent remplacées par des photographies. Dans ce cas, en effet, le blason de l’illustrateur n’avait plus de raison de figurer à la fin de l’ouvrage, à moins que ce ne soit celui de l’auteur. Ambiguïté donc… 

 

blason ChampagneArmes « parlantes » ou « chantantes » situées à la fin du livre de Fulcanelli :

Le mystère des Cathédrales.

 

Ce blason est dans un écu français ancien, de forme ogivale inversée, alors qu’était utilisé au XVII, XVIII et XIXeme siècle l’écu français moderne de forme quadrangulaire avec un fond en accolade totalement horizontale. Celui qui est utilisé ici ressemble à un creuset dont le « culot » contient de l’or (les points indiquent en héraldique le métal or) provenant de la pierre transmutatoire qui est, tout le monde le sait, de couleur rouge comme la partie supérieure du blason (de gueule en héraldique) symbolisé par des hachures verticales.

 

Ecu moderne

Écu français moderne

 

L’écu est « meublé » (selon la langue des hérauts d’arme) d’un hippocampe ou cheval de mer posé en pal (vertical au centre).

Voilà une manière de dire que ce blason est cabalistique (hypo = cheval, la cabale est la langue du cheval). Je ne suis pas le premier à avoir remarqué que la queue de cet étrange poisson osseux forme la lettre J dans la partie dorée de l’écu.

Cette lettre « J » inclinée est très bien délimitée ici, mais elle n’est pas significative même si l’on sait que Champagne se prénommait Julien. Mais le doute n’est plus permis quand on découvre qu’en langage héraldique le J cabalistique de julien champagne se dessine dans la partie basse du blason appelé par les héraldistes : la champagne. Je cite ici le Grand larousse encyclopédique à propos de cette partition de l’écu:

 

« Pièce héraldique formée par un trait de partition horizontal et occupant le tiers inférieur de l’écu. »

 

Cela est confirmé par les classiques de l’héraldique comme la méthode du blason de Menestrier.

 

Partition champagne

Extrait de La méthode du blason (1688) de C.F.Menestrier (1631-1705)

 

Par ailleurs l’effet est souligné puisque les points de cette zone basse de l’écu se confondent avec les bulles du vin de champagne.

Julien Champagne a bien signé « J. Champagne » avec une ambiguïté féminine que l’on retrouve dans le nom de Fulcanelli.

 

Le heaume (casque) du lambrequin surmontant l’écu est de face, ce qui caractérise les chevaliers créés par lettre, le nouvel anobli. Ce qui se passe de commentaires quant à l’accession récente à l’Adeptat. Remarquons que cela ne caractérise pas « le bristol altier de l’aristocratie suprême » attribué à Fulcanelli par Eugène Canseliet. Ce titre aristocratique est imprimé sur le bristol d’une carte de visite. Il traduit le patronyme de l’état civil de Fulcanelli.

 

Un noble ou un gentilhomme a toujours le heaume posé de trois quarts ou de profil. Et le dessinateur est suffisamment cultivé en la matière pour n’avoir pas fait d’erreur par ignorance.

 

Quant aux « garnitures » du lambrequin de part et d’autre de l’écu elles ne sont pas sans suggérer des feuilles de chêne, arbre au pied duquel s’écoule la source d’eau vive qui ne mouille pas les mains pour employer la terminologie consacrée par Bazille Valentin.

 

Par ailleurs l’ouverture de ce casque d’armure est en forme de croix ce qui est pour le moins inhabituel et surtout peu fonctionnel si ce n’est pour transformer le nez en marmelade.

 

Soyons sérieux, la croix du heaume caractérise les armures templières, ce qui indique l’origine de la connaissance hermétique du possesseur de ces armes.

 

Évidemment la croix indique qu’il s’agit là de la lumière du creuset (creuset = croix = lumière) ou ouverture pour observer ce qui se déroule à l’intérieur de l’athanor. Inutile d’être fin cabaliste pour comprendre que le creuset en question n’est autre qu’un ballon de fer (cabalistiquement : de verre) qui contient la « boule »… O, violet de tes yeux !

 

La devise UBER CAMPA. AGNA signifie haubert (Hubert) Hippocampe (Campa) Epi (Agna). (Vous pouvez vérifier cela sur un bon dictionnaire latin).

En d’autres termes : « (Observez) l’armure et l’épi de l’hippocampe. »

Il y a là une anomalie car dans la nature l’hippocampe ne porte pas un énorme épi sur la tête en forme de flamme mais une petite couronne. Cet épi surdimensionné désigne sept rivets. Ainsi l’adepte couronné est parvenu à une très importante multiplication qui semble friser l’improbable de sept fois (généralement la prudence impose de ne pas dépasser 5 multiplications, le classique reste à trois) comme le désigne les sept rivets (arrivés) sur le heaume (casque) relié au haubert (chemise d’armure). Bon je sais que les sept rivets peuvent être assimilés aux sept aigles ou sept bains. Mais depuis quand avez-vous vu un casque voler ? Évidemment je fais une exception pour celui de Mercure qui est le roi des voleurs !

 

J’ajouterais que la flamme de l’esprit s’est posée sur la tête du cabaliste couronné, comme cela est arrivé à une douzaine de pauvres hères quelque part en Palestine. C’est loin tout ça ! En tout cas, c’est un accident qui ne risque pas d’arriver à nos as de la bricole ! Ne reçoit pas le ciel sur la tête qui veut, pas même les Gaulois !

 

J’arrête là mon petit discours. Même si j’avais l’estomac un peu barbouillé je me suis bien amusé, et vous ? Si c’est dur à passer relisez, ça lubrifie…

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:26

 

Cet article n’a pas l’intention de vous expliquer comment fonctionnent les services postaux de notre république. Je vais commenter en toute franchise ce que j’ai pu lire dans le courrier du net ou dans certains sites qui parlent de moi non pas en voulant me torpiller mais parce qu’ils ignorent certaines choses. Je ne vais donc pas traîner mes bottes dans des sites ou forums fangeux d’où remontent des bulles putrides lorsque je tape mon nom dans un moteur de recherche.

 

Il est des sites fort bien faits qui parlent de mes livres et en particulier de mon petit dictionnaire l’Alchimie expliquée par son langage et Le trésor alchimique de Montpellier en disant que je me suis « manifestement inspiré par le caractère proprement monumental » du livre de Christian Montésinus intitulé Dictionnaire raisonné de l’alchimie et des alchimistes édité en 2010.

Je me serais inspiré en 2001, en 2006, en 2007 et en 2009 d’un livre paru en 2010 ? Peut-être le contraire est-il vrai ? Je ne comprends pas car je n’ai pas encore trouvé la machine pour me balader dans le temps !

Quoi qu’il en soit mes ouvrages n’ont rien de « raisonnés » et de « raisonnable » et j’en suis fort aise pour le plaisir de ceux qui travaillèrent le bois à mes côtés.

J’imagine qu’il s’agit d’une erreur à moins que j’ai mal lu… je suis si distrait. Quoi qu’il en soit je n’ai aucun ressentiment mais seulement l’intention de rétablir les faits.

Je dois préciser que Rennes le château la carte des trésors et Hermestine  sont aussi des livres d’alchimie qui décrivent des lieux et en particulier des églises, plus exactement l’église de Rennes le Château et celle de Palairac ou je suis en interférence (mais non en conflit) avec Richard Khaitzine (Les faiseurs d’or de Rennes-le-Château éditions Aj 1994 ) et à un bien moindre degré avec Patrick Rivière.

Je sors de l’école que le destin a mise sur ma route et il se trouve qu’elle est décriée par la majorité des œuvrant. Je suis désolé d’être un faux frère en la sainte science, mais apprenez tout de même que je ne déconsidère la voie de personne comme nulle sauf une seule : celle de la bêtise !

Évidemment il n’est pas question de bêtise dans ces lignes.

Pour mes rédactions j’affirme n’avoir compulsé que le dictionnaire de Dom Pernéty et celui de Kamala Jnana. Et mes seuls inspirateurs ne sont que Fulcanelli et Eugène Canseliet. Et croyez-moi il y a du grain à moudre !

Ma bibliothèque d’alchimie n’est pas importante, ni ma bourse et je suis loin d’acquérir un ouvrage tel le dictionnaire raisonné de l’alchimie et des alchimistes. J’aurais voulu que cela soit dit. C’est fait, vive la paix des ménages !

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:45

  L’article LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie, a été lu 418 fois.

 

L’article PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2  a été lu 260 fois

 

L’article LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.A été lu 255 fois

 

L’article L’ENIGME DES « AA » DES « AAA » ET DES « AAAA » - 4 a été lu 199 fois

 

L’article LES SYMBOLES de l’apprenti Franc-maçon  a été lu 196 fois

 

On voit donc que les lecteurs du blog sont essentiellement orientés vers la Franc-Maçonnerie et le nombre 3 doit hanter leurs rêves.

 

D’autre part il y a le « rejet » d’une tentative de compréhension du monde hors dimension intellectuelle et matérialiste. Finalement c’est l’énigme qui fait recette. Les articles à connotation spirituelle ou alchimique trop appuyée sont boudés par la tranche la plus nombreuse de lecteurs. Cela en dit long sur l’état d’esprit néo spiritualiste.

 

Ce mois-ci j’ai enregistré 26 visite en provenance de Facebook et 70 à partir de Google.

 

Traduction des articles en anglais, espagnol, Italien et d’autres langues.

Exemple : Jeanne d’Arc Navrhnout lepší překlad (je ne sais pas à quoi ça correspond).

 

J’ai l’impression que mon blog a des duplicatas plus ou moins fidèles.

 

Le blog a été ouvert le 16 mai 2006. Il est resté un an abandonné.

 

174 Articles furent publiés.

 

J’ai enregistré 419 commentaires.

 

119 lecteurs sont abonnés à la newletters.

 

Depuis son ouverture j’ai enregistré 85 231 visite et 172 164 pages ont été lues. Deux pages par lecteur ce n’est pas l’Amérique !

 

A bientôt.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 11:08

© septembre 2010

 

À mon unique élève qui reçoit ma numérologie en héritage.

 

En Parcourant la littérature foisonnante sur la numérologie je me mets les mains sur la tête et hurle « À l’imposture ! ! ! ».

Les auteurs se pompent l’un l’autre et c’est à qui sortira le plus de bouquin pour asseoir son identité, faire des stages et des conférences pour assurer sa subsistance.

C’est un peu comme en astrologie, chacun fait sa salade et sa petite numérologie à soi.

Si je me permets une opinion aussi dure c’est que pour des raisons diverses, et notamment pour toucher du doigt ce que vit notre société et dans la mesure de mes moyens trouver la solution à quelques problèmes, et aussi pour explorer mon propre ressentir, que j’ai pratiqué pendant plus de 15 ans la numérologie à titre professionnel. Donc, je crois savoir de quoi je parle.

Face à la littérature aussi insipide qu’insignifiante j’ai dû totalement revoir le procédé sur les bases qui furent les siennes à l’origine, au moins en partie.

Je n’ai pas organisé de stage d’enseignement malgré les mouches à miel qui tournaient autour de moi pour tenter de me piquer mes « secrets ». Triste tout ça alors qu’il suffisait de réfléchir un peu.

Donc je n’ai pas l’intention de faire un cours mais de montrer comment un procédé numérologique peut reposer sur une incontestable légitimité.

 

La symbolique des nombres est la cabale la plus précise qui ouvre d’immenses horizons, si l’on sait évidemment passer outre les préoccupations purement mathématiques. Certes, Albert Einstein nous a dit avec justesse que tout est vibrations et donc nombres, mais Pythagore a su leur donner vie en les investissant d’un visage avec ce que l’on appelle les nombres figurés dont le carré est bien connu :

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Le nombre figuré du carré de 3 ou 32 =3 x 3 = 9

Image du carré magique 9 ou carré magique de Saturne.

On trouve cette même configuration dans les neuf carrés du corporal que le prêtre catholique déplie sur l’autel, à l’occasion de la messe tridentine.

 

Quant à la forme triangulaire elle donna naissance à la fameuse Tetraktys représentée, comme tous les nombres figurés, par une disposition géométrique de petits cailloux, cela a donné le mot calcul. Ces pierres qui élisent parfois domicile dans nos reins sont là pour illustrer d’une manière douloureuse que le calcul ne fait pas souffrir seulement les élèves de l’école primaire !

Pythagore disposait les cailloux de sa Tetraktys sur le sol, terrain de jeu autrement naturel que le tableau vertical (ignorant la verticalité de l’être) de nos écoles matérialistes. Apprendre sur le ventre de la terre mère… quel bonheur, quelle magnétique chaleur !

Les anciens géomanciens (géomancie = divination par la terre) ne s’y sont pas trompés en interrogeant la mère terre grâce à une « jetée » sur le sable pour solliciter l’aide des êtres élémentaires dont les djinns orientaux sont restés célèbres à côté de nos sages élémentaux que sont les gnomes, ondines, sylphes et salamandres.

Le grand philosophe et thérapeute Grec se doublait d’un remarquable pédagogue. Édouard Schuré a su le camper, au début du XXeme siècle, dans sa véritable grandeur que l’on découvre au fil des page de son gros et passionnant livre intitulé Les Grands Initiés, qui est encore édité dans une collection de poche. Cet ouvrage remarquable a su retenir l’attention de madame Von Sivers, l’épouse de Rudolf Steiner.

Dans la Tétraktys de Pythagore, les cailloux sont disposés sur le sol en forme de triangle. Et notre grand philosophe illuminé par le sens profond de cette disposition particulière fut transporté à un degré tel qu’il lui consacra un serment que nous a transmis Jamblique :


« Je le jure par celui qui a transmis à notre âme la Tetraktys en qui se trouvent la source et la racine de l’éternelle Nature ».

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La tétraktys

 

Il est bien évident qu’un pareil respect ne saurait reposer sur un jeu futile de petits cailloux qui, croyez-moi, n’est pas l’ancêtre du jeu de billes de nos gamins. La raison de cette haute considération ne pouvait être banale puisque par ailleurs il nommait la Tétraktys non seulement le « nombre du monde », main en plus il lui adressait une prière :

 

« Bénis-nous, nombre divin, toi qui a engendré les dieux et les Hommes. Oh Sainte Tétraktys, toi qui contiens la racine et la source du flux éternel de la Création. Car le nombre divin débute par l’unité pure et profonde et atteint ensuite le quatre sacré ; ensuite il engendre la Mère de tout, qui relie tout, le premier né, celui qui ne dévie jamais, le dix sacré qui détient la clé de toutes choses. »

 

Pour prendre conscience de cette particularité exceptionnelle de ce « nombre du monde » il suffit de s’adresser à l’alchimie qui donne à la tétraktys une valeur aussi vitale qu’universelle.

Ainsi pour elle le nombre 1 est l’équivalent de la matière première constituée par un seul corps qui dans le nouveau testament prend le nom d’ANNE, la grand-mère du Christ qui s’écrit en réalité AИИA, c’est-à-dire la matrice des initiés, constitué par deux parties équilibrées auxquelles il faut ajouter une troisième substance (comme le montre son symbole alchimique représenté par une lettre a couronnée de trois lobes) qui va constituer les quatre éléments. Tout cela manifeste la quintessence qui se caractérise par le 5 qui en chiffre romain donne V.

Fulcanelli l’exprime clairement en ses Demeures Philosophales :

 

« C’est le nombre complet de l’Œuvre, car l’unité, les deux natures, les trois principes et les quatre éléments donnent la double quintessence, les deux V, accolés dans le chiffre romain X, du nombre dix. Dans ce chiffre se trouve la base de la Cabale de Pythagore, ou de la langue universelle. » (p. 343 éditions J.J. Pauvert,1964)

 

Sachant que l’alchimie n’est rien si elle se borne au laboratoire, ce texte nous montre en réalité la puissance universelle de ce symbole puisque l’alchimie est par essence la science de la vie, avec un grand V évidemment...

D’ailleurs, même en ce qui concerne la biogenèse cette relation est évidente quant on sait que, dans son expérience historique Stanley Miller alors jeune étudiant, en 1953, à l’université de Chicago soumis aux éclairs de l’atmosphère primitive – dans un ballon parcouru d’étincelles électriques de 60 000 volts – un mélange d’hydrogène d’azote de carbone et d’oxygène (sous forme de méthane, ammoniac et hydrogène). En fin d’expérience il obtint la formation d’acides aminés « briques » des protéines et donc des molécules vitales permettant l’élaboration de toutes chairs.

Ainsi l’hydrogène de ce fameux mélange de Miller possède une valence unique qui s’écrit H+. .Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec les valences, disons que l’atome d’hydrogène est pourvu d’un crochet pour se fixer sur un autre atome qui lui en donne l’opportunité. Mais ne compliquons pas les choses et retenons que H = 1. L’oxygène O++ présente deux crochets, l’azote N+++ 3 et le carbone C++++4.

1, 2, 3, 4… Est-il nécessaire que je vous fasse un dessin avec des cailloux pour mettre en évidence l’étrange concordance entre le tétraktys et les fondements de la vie ? Vous saisissez la raison profonde d’une prière ?

Faut-il s'en étonner puisque le tétraktys se déssine comme le triangle de feu cher aux anciens chimistes et alchimistes ? Car le feu est l'élement le plus noble qui fait la jonction entre l'extérieur et notre âme. En effet le feu est le seul élément que nous sentons vivre en nous (notre chaleur corporelle) et à l'extérieur. La terre, l'air et l'eau, ne nous procurent pas le même effet. Le feu etant en rapport avec nous, il en est de même de la tétraktys et de sa manifestation numérologique. (voir mes articles sur les 4 éléments)

La numérologie si elle ne se calque pas sur ces phénomènes vitaux est une inanité, c’est du baratin de « sorcier » ou de « voyant » d’opérette. Soyez indulgent…J’en ai tellement lu et entendu de bêtises étalées en couches géologiques que j’ai tendance à m’énerver un peu. Je me calme, je me calme…

Oui, la numérologie si elle veut garder sa crédibilité ne doit pas s’écarter d’une logique fondamentale, d’ailleurs comme tout alchimiste qui se respecte, mais surtout ne pas trop s’écarter des processus vitaux bien traduits par la tétraktys.

 

Pour élaborer notre thème nous sommes en possession de trois valeurs qui sont le jour J, le mois M et l’année A de notre naissance. Ces valeurs (réduite individuellement à un chiffre, par exemple 21 = 3) se superposent au troisième niveau de la tétraktys ou si vous voulez niveau de l’azote. Elles prennent le nom de périodes (le terme de cycle généralement employé n’est pas approprié).

Pour trouver le niveau 1, celui de l’hydrogène on fait la somme J+M+A = « chemin de vie » : CV ou « Trajet existentiel » : TE (toujours réduit à un chiffre). Tout cela est pratiqué généralement par tous les numérologues.

Les numérologues connaissent aussi le quatrième niveau qu’ils appelent Réalisations (R). Ainsi

R1 = M + J

R2 = J +A

R3 = R1 + R2

R4 = M +A

 

Tous ces calculs étant réduits à un seul chiffre. Comme ce n’est pas un cours de numérologie, je vous passe bien des astuces très importantes.

Donc, les numérologues ne cherchent pas plus loin et utilisent une tétraktys incomplète où il manque le niveau 2 correspondant à l’oxygène (ça manque d’air, pourrait-on dire). Voilà le genre d’incohérence de la numérologie actuelle qui de ce fait perd tout son sens, toute sa valeur. Si la tétraktys est incomplète elle ne traduit plus la vie de l’individu comme le laisse supposer le point du sommet qui fut appelé pour de pertinentes raisons « chemin de vie ».

Voilà je m’arrête là dans ces exposés indigestes pour vous dire que la numérologie possède la dimension cyclique avec l’étude les interférences des cycles de 7, 10 et 11 ans que les numérologues ignorent bien souvent.

Je vous signale en passant que Rudolf Steiner utilise les cycles de sept ans ou biographie qui à eux seuls sont puissamment révélateurs de notre histoire. Aline Ximénès est sur le point de publier un livre extrêmement riche sur la biographie ou numérosophie septénaire.

Un autre volet de la numérologie étudie le nom et prénom. Bref il s’agit d’une « science » qui perd tout son sens si elle n’est pas orientée vers la sagesse pour devenir numérosophie. C’est en tout cas ce que préconise autant Pythagore que Fulcanelli (voir son opinion sur la multiplication).

Je vous laisse dans vos nombres car ils sont votre ombre, votre reflet dans un miroir convexe. Leur vie est bien certaine, ceux qui parviennent à un très haut niveau de mathématique le savent. Les nombres ont une âme et dansent en farandole. C’est avec chaleur que je vous souhaite de découvrit qu’ils n’ont pas cette froideur que les nuls en math lui prêtent.

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 06:05

© Septembre 2010

 

Ce titre est prétentieux pour la simple raison que la prose des alchimistes,(alchimistes je ne suis pas), est incompréhensible. En effet il est impossible de saisir clairement ce qu’ils fabriquent autant au laboratoire qu’à l’oratoire. En plus ils se crêpent le chignon à propos de tel ou tel processus opératoire.

Ceci étant dit tous ne doivent pas être mis dans ce sac !

 

J’ai donc essayé de les comprendre en me passionnant personnellement, et cela depuis plus de 40 ans, pour cet Art, sans pour cela me considérer comme l’un d’entre eux car cette distinction ne me parait pas en adéquation avec ma manière d’être et surtout de concevoir cette voie royale d’éveil ou de libération ou encore de divinisation.

 

N.b. Même si je ne suis pas alchimiste, je les  considère comme mes frères dans leur démarche globale de réalisation à travers leurs options matérielles (laboratoire) et spirituelles (oratoire).

 

J’ai, d’ailleurs rencontré pas mal de difficultés à faire rayer cette appellation d’alchimiste de mon pedigree, autant par les éditeurs que par les présentateurs de mes conférences. Ils n’avaient que ce mot à la bouche alors qu’il me semblait d’une parfaite incongruité. C’est un peu comme si vous me disiez qu’un éleveur de bétail est, parce qu’il s’occupe d’animaux, un vétérinaire.

 

En les entendants ainsi vociférer, j’avais l’impression qu’ils se faisaient plaisir et que votre serviteur était un brave cheval de manège. Et tourne croupier vers le gros mot !

Comme c’est un beau mot qui fait recette, vous vous imaginez la difficulté que j’ai eu à convaincre ces experts de la communication ! En plus comme je suis très prudent dans mes affirmations, je me suis fait traiter par mes sympathiques collègues ésotéristes et conférenciers volubiles, de « vieux débris » (sic)… Comme le dit si souvent – entre deux magistraux coups de balais, – ma sympathique concierge « hindouisante », :  « Que voulez-vous cher Monsieur, c’est votre karma ! »

 

La société des alchimistes est trop désadaptée pédagogiquement parlant, pour avoir tous mes suffrages. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit car j’approuve complètement l’enseignement (par « oui » ou pas « non ») d’Eugène Canseliet. L’élève doit lire et relire chercher, ne pas poser de question et seulement dire au formateur ce qu’il a compris. Alors le guide se contente de répondre par un oui ou par un nom. Chaque « oui » étant une marche vers un peu plus de compréhension.

 

Mais ce qui me fait monter la moutarde au nez c’est cet irrespect, par discrétion exagérée de la dimension interne des travaux. Par ailleurs on parle boutique, four, pyromètre à laser, rosée, ballons et tutti quanti. Dans mes derniers articles un alchimiste patenté n’a rien trouvé de mieux que de me demander ce que j’entendais par renversement de la boule… au laboratoire ! Oui, la plupart sont obsédés par le labo. Ils n’ont pas encore compris que la dimension interne guide vers la réussite du Grand Œuvre. Ce n’est pas par manque d’intelligence et de connaissance que Fulcanelli fut arrêté durant plus de 20 ans sur la simple énigme du sel ! Atorène, dans son laboratoire alchimique se demande pourquoi et invoque un disfonctionnement proche de la synchronicité. C’est vrai, mais jamais la raison profonde n’est nommée, c’est-à-dire la dimension spirituelle qui doit être bien comprise hors des discours plus ou moins sirupeux, car en ce domaine c’est essentiel et vital.

 

Les élémentaux et d’autres êtres sont nécessaires. (C'est eux qui figurent en sculptures sur  les murs d'un chateau du pays des basques) Il ne s’agit pas de magie, même si le comte de Gabalis, d’un certain abbé Montfaucon de Villard, le laisse supposer. Et croyez-vous que leur perception, en qualité de conseiller, puisse s’acquérir en tripotant des ballons de verre ?

Je viens de publier quatre articles sur les A. Celui qui traite de la spiritualité est pratiquement au rancard, on veut du frisson, pas du bidon sur les êtres évanescents qui son la clé de notre réussite. Du vent la « milice céleste » !

Ah le labo, ce piège infernal quand il n’est pas réduit à sa plus simple expression. Ceux qui me connaissent m’entendent dire depuis des années qu’un alchimiste du moyen age ou Romain, Grec, ou vivant dans le désert mauritanien est dépourvu de fours et d’outillage sophistiqué. Pourtant combien réussirent ! Il est des adeptes dignes de ce nom qui utilisent une cornue au bout de laquelle par manque de ballon ils placent une bouteille. D’où croyez-vous que vient l’expression si chère à Rabelais de « dive bouteille » ?

 

Que votre copain, derrière le miroir, réfléchisse les beautés du cosmos en vos rêves.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 14:55

© Septembre 2010.

Amicalement à Bruneau d’Hendaye

Cet article est la suite de l’énigme des AA, des AAA, et des AAAA 1, 2 et 3.

 

Nous voilà parvenu au bout de notre périple jalonné par de multiples « A » et fractionné en quatre étapes pour le confort de votre lecture et la bonne respiration de celui qui les rédige.

Nous sommes donc maintenant au cœur de notre sujet ou tout ce qui a été dit dans les 3 articles précédents pourra fructifier. Enfin ! je l’espère…

 

Précision : si vous lisez le texte qui suit sans avoir lu les articles précédents, vous vous privez d’une démarche nécessaire et votre compréhension seras tronquée. Ainsi vous trahirez l’esprit que j’ai cherché à vous faire partager.

 

Que les « experts » de la croix cyclique d’Hendaye se rassurent, je n’ai pas cherché à rivaliser avec le grand Fulcanelli. Dois-je avouer que sans son Mystère des cathédrales je n’aurais jamais déniché un monument aussi digne d’intérêt ? Je n’ai pas non plus voulu faire ombrage à ces multiples auteurs qui publient des articles qui ne sont pas dépourvus d’intérêt.

 

Atterrissons (sur terre évidemment) tout à côté de nos AAAA avec lesquels nous allons tenter d’établir un échange le plus fructueux possible.

Je vous vois venir avec votre humour un peu béotien pour m’affirmer qu’il s’agit d’un prélude à un éternuement, auquel il manque le « tchoum » libérateur ! Soyez rassuré, je ne suis pas enrhubé ! Ma tête, selon les premières expertises médicales, ne contient pas un fromage à la place du cerveau. Bon, ça ne vole pas bien haut tout ça !

 

Pour situer le sens de ces quatre voyelles il nous faut revenir à Dax, dans les Landes, où Vincent Depaul passa une partie de son enfance et entreprit ses études grâce à son protecteur et ami M. De Cormet. C’est la générosité de cet homme de Loi qui lui permit de s’inscrire à l’université de Toulouse. Il faut souligner l’instruction exceptionnelle que reçut Vincent afin qu’il puisse changer la mentalité de son siècle, d’où son ordination à la sortie de l’adolescence. Ses connaissances théologiques et ses dons d’orateur (il les montrera en diverses occasions surtout lors de ses conférences du mardi où il formera le haut clergé) étaient celle d’un prince de l’Église.

 

Je dois ici insister sur l’emplacement géographique de la ville de Dax, tout au sud des Landes, jouxtant la frontière avec le département des Basses-Pyrénées qui devint Pyrénées-Atlantiques en 1969. Quand naquit Vincent les départements n’existaient pas, nous étions au sud de l’Aquitaine, dans la Gascogne, à deux pas du pays Basque. Ainsi Bayonne est à 53 Km et Hendaye à 70 km. C’est à Hendaye que se trouve le mystère de AAAA. C’est maintenant que je vais essayer de synthétiser plusieurs choses pour tenter de vous montrer le sens profond de l’œuvre de Fulcanelli et de Canseliet. Cependant, soyez indulgent dans vos opinions car cette tache n’a pas toujours été facile. Dame, pour clarifier les choses il m’a fallu piocher au-delà du raisonnable et solliciter la chance !

 

À la recherche de « AAAA ».

 

Au cœur de la vieille ville, l'église Saint-Vincent domine la baie de Chingoudi faisant suite à l'estuaire de la Bidassoa, fleuve frontière au débit capricieux. Cet édifice basque fut construit pour la première fois en 1598 et détruit à plusieurs reprises lors des guerres contre l'Espagne entre 1793 et 1813. En définitive ce sanctuaire fut bâti et rebâti et donc profondément remaniée sans perdre pour cela son caractère régional.  

 

À côté de cette église paroissiale se dresse une croix gravée dont l’alchimiste Fulcanelli décrypte le sens en son livre Le mystère des cathédrales paru en 1926 et dont son ami Jules Boucher,– l’auteur du célèbre ouvrage la symbolique maçonnique, qui devint la « bible » des Francs Maçons,– écrivit un article 10 ans plus tard dans la revue « Consolation » pour commémorer l’événement.

 

Le large public n’aura connaissance de cet ouvrage de Fulcanelli qu’à la parution du livre à grand succès Le Matin des Magiciens de Louis Pauwel et Jacques Bergier publié chez Gallimard en 1960 et réédité dans les collections de poche.

 

N.b. Le chapitre du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli intitulé La croix cyclique d’Hendaye inspirera de nombreux commentateurs adeptes de la spéculation car c’est le seul passage de l’ouvrage du prestigieux auteur qui ne traite pas de l’énigme du Grand Œuvre des alchimistes. C’est donc une porte ouverte à la spéculation. Aussitôt rassurés, nos bretteurs sortirent de leur réserve flamberge au vent car ils ne risquaient plus le ridicule. Oui, si vous désirez être baladés des pyramides d’Égypte au jeu de tarot pour parvenir jusqu’aux « champs à haute fréquence hyperdimentionnels » qui vont vous faire découvrir d’autres espaces, lisez et vous ne serez pas déçus. Ce ragoût de tout ce qui traîne, dans les arrière-boutiques péripatéticiennes d’occultisme, est à votre disposition. Je vous laisse ma part sans rechigner.

 

« Près du transept méridional, écrit Fulcanelli, une humble croix de pierre, aussi simple que curieuse, se dissimule sous les masses vertes du parvis. Elle ornait autrefois le cimetière communal, et c’est seulement en 1842 qu’on la transporta près de l’église, à la place qu’elle occupe aujourd’hui. Quant à l’origine de cette croix, elle est inconnue et il nous fut impossible d’obtenir le moindre renseignement sur l’époque de son érection. Toutefois en prenant pour base de supputation la forme du soubassement et celle de la colonne, nous pensons qu’elle ne saurait être antérieure à la fin du XVIIe siècle ou au commencement du XVIIIe. » (p.217 édition 1970)

 

Cette croix était donc, à l’origine, indépendante de l’édifice religieux. Elle fut donc réalisée spécifiquement pour le cimetière qui jouxtait l’église puis déplacée, de quelques dizaines de mètres en 1842, pour rejoindre le parvis de l’église.

Elle fut probablement érigée en même temps, ou peu après, que la première construction de l’édifice religieux, ce qui accrédite les suppositions de Fulcanelli quant à son age.

Il faut remarquer que sa présence dans le cimetière l’a, certes, protégé lors de la destruction de l’église mais surtout lui donne un sens global particulier. En effet, le fait qu’elle ait été placée initialement dans le domaine des morts revêt son message d’une dimension eschatologique. De ce fait elle est associée à toutes fins : fin d’un cycle, fin d’un temps. Il n’y a donc pas lieu d’être étonner du sens particulier de son message. L’originalité réside en la manière dont le message fut transmis à travers des erreurs voulues et des images parfois naïves qui ne manquent pas d’être déroutantes pour un chrétien.

Actuellement elle s’élève sur son socle de trois marches. Son piédestal a la forme d’un parallélépipède rectangle reposant sur l’une de ses deux bases carrées. Les 4 faces rectangulaires sont ornées de symboles. Sur la surface carrée supérieure s’élève une colonne cannelée au sommet de laquelle est une petite dalle horizontale de faible épaisseur. Ce carreau rectangulaire aux bords inférieurs chanfreinés sert de support à la croix qui se dresse au sommet et dont la branche horizontale est gravée, sur deux lignes, d’une inscription entourée d’un cartouche. Au sommet de la branche verticale est inscrit un X ou croix de saint André.  

 

Les supputations de Fulcanelli sur la date d’érection de cette croix correspondent à cette période ou vécu Vincent Depaul (1581-1660), à Dax situé à 70 kilomètres de là, et dont la puissante mystique prenait son assise sur des concepts ésotériques non condamnés par l’Église. Le secret de Vincent ne peut être uniquement celui de l’alchimie puisque la connaissance de cet Art en génère d’autres en ouvrant les yeux sur les lois universelles.  De ce fait il n’était pas toujours très catholique. Cela explique sa sympathie pour le socinianisme naissant proche par certains points de l’arianisme et du jansénisme dont son ami l’évêque d’Alet Nicolas Pavillon manifestera, par son ascétisme et sa charité, l’appartenance de cœur.  

 

N.b. Ceux qui œuvrent au laboratoire alchimique sans en distinguer la profondeur spirituelle christocentrique (et donc Rose+Croix dans le sens mystique du terme indépendamment de toute association portant ce nom) sont des chercheurs d’or. C’est donc du vent. Vanité, vanité… Car souvent leur souffle est le support d’un verbiage étourdissant.

Ceux qui font n’importe quoi et sont les tenants d’une alchimie éclatée en alchimie spirituelle, psychologique, érotique, poétique et même météorologique (« transmutation » du temps d’un jour à l’autre) en d’autres termes tous ceux qui  parlent et n’arrêtent pas de parler sont de vrais « souffleurs » ayant perdu le souffle de l’esprit et qui nous pompent l’air (qu’est-ce que c’est méchant ça !). Désolé d’apparaître, en votre honorable compagnie, comme hérissée d’épines (l’acacia m’est connu). Bon, ça va, j’ai compris, il va falloir que je me soigne !

Je vais tirer le vin de ma déchéance jusqu’à la lie… Je vous propose un petit verre (hic ou sic) de chanson paillarde qui raisonnait, les jours de fête, dans ma chambre d’étudiant : « La rose a des épines, toi KK tu n’en as pas. ». Ça y est je ne suis plus en odeur de sainteté auprès de la bonne société. Avant de m’enfoncer dans les miasmes de l’infamie, je souhaite à mes frères paillards de s’abreuver gaillardement à la dive bouteille ! Heureusement que je n’écrit pas ça dans un bouquin, car alors ma notoriété en prendrais un sacré coup… comme ça me fait ni chaud ni froid j’en déçoit plus d’un.

 

J’ai rarement lu un commentaire sur le texte suivant de Fulcanelli, texte qui fait suite aux précédents et qui est fondamental pour saisir le symbole de cette croix :

 

« La croix d’Hendaye, par la décoration de son piédestal, se montre bien le plus singulier monument du millénariste primitif, la plus rare traduction symbolique du chiliasme, que nous n’ayons jamais rencontré. On sait que cette doctrine, acceptée tout d’abord pui combattue par Origène, saint Denys d’Alexandrie et saint Jérôme, bien que l’Église ne l’eût point condamnée, faisait partie des traditions ésotériques de l’antique philosophie d’Hermès » (idem. Supra p. 217).

 

 Le millénarisme ou chiliasme (du Grec Khilias, mille) prône des cycles de 1000 ans et de sept mille ans, ce qui rejoint ce que j’ai dit précédemment sur les sept étoiles de la petite Ourse. Dans la chrétienté cette idée se répandit largement au cours des premiers siècles. Elle fut tantôt acceptée, tantôt refusée, mais comme le dit fort justement Fulcanelli, elle ne fut jamais condamnée par l’Église, ce qui exclue donc son appellation de secte comme on peut le lire trop souvent dans les dictionnaires et encyclopédies et même sur Internet.

Le millénarisme spécifie qu’avant la fin du monde il y aurait une première résurrection des sages qui vivrons pendant 1000 ans dans le bonheur. C’est gênant cette histoire ça fait réincarnation, vous ne trouvez pas ? C’est contraire à l’idéologie catho ça !

Et oui, vous avez compris, le rejet de cette doctrine est en réalité la conséquence du rejet de la réincarnation par saint Jérôme et saint Augustin. Quant ils décidèrent de rayer, d’une manière arbitraire, la réincarnation de la chrétienté ils furent obligés de rayer également le millénarisme même s’il reposait sur l’ancien testament (Apocalypse chapitre XX), d’où l’attitude de l’Église qui ne pouvait la condamner.

 

N.b. je traite ce sujet de la réincarnation, (à ne pas confondre avec la métempsychose qui, en Inde, fait le bonheur des vaches sacrées), avec des références de lettres entre Jérôme et Augustin, dans mon livre Holoscopie de la Spiritualité occidentale.

 

Après ce rejet de la migration des âmes (réincarnation d’un Homme, après sa mort, dans un autre corps humain) sans justifications factuelles, les théologiens se sont mis à l’œuvre pour asseoir cette opinion d’une manière apparemment inébranlable. Si vous lisez ce genre de littérature justificative ne perdez jamais de vue qu’un théologien est comme un bon psycho sociologue, il est capable de prouver n’importe quoi (surtout s’il est démesurément conditionné depuis le catéchisme) et son contraire, ce qui fait les choux gras des prélats et des politiques qui ont là une réserve giboyeuse et indéfectible. Alors, si vous êtes un bon-chrétien intelligent, ne vous laissez pas « avoir ». Soyez sûr qu’on ne peut demander une pareille ouverture d’esprit au Vatican. Peut-être qu’en notre période de désertion des brebis ce serait trop tenter les théologiens d’ouvrir de fausses fenêtres… ce fut le cas pour le sacerdoce féminin.

 

N.b. Pour résoudre le problème de l’impossibilité de l’ordination des femmes (faux problème, crée par des misogynes, puisque dans l’Église primitive les femmes pouvaient être prêtre et évêque) les théologiens proposèrent de remplacer la cérémonie d’ordination par une nomination. Ainsi n’importe qui, après examen des connaissances, pouvait être nominé prêtre. Suggestion : il faudrait installer des distributeurs automatiques d’hosties dans les buffets de gares.

 

Admirez au passage l’élégance et la discrétion avec laquelle Fulcanelli exhume subrepticement des choses qui fâchent (en frôlant la réincarnation) tout en évitant le scandale. C’est l’une des marques de l’Adeptat.

 

N.b. Il ne faut pas confondre « Adepte », avec l’initiale majuscule, et « adepte » avec l’initiale en lettre minuscule. L’Adepte est celui qui a réussi, et l’adepte est celui qui participe, apprend et cherche, on emploie souvent à propos des adeptes débutants le terme de « fils de science » ou « enfant de l’art ». Évidemment, et vous l’avez compris, les dirigeants des AA étaient des Adeptes… au moins deux dont l’un était Vincent Depaul.

 

Les inscriptions sur les bras de la croix.

 

Sur le bras horizontal de la croix on lit l’inscription latine suivante, en lettres majuscules, disposée sur deux lignes et encadrée :

 

OCRUXAVE S

PESUNIC A

 

Derrière cette inscription, sur la même branche horizontale on peut lire les quatre lettres I. N. R. I., ce qui lie le sens des deux inscriptions, les rendent inséparables et complémentaires. Cette particularité des étroites relations entre les deux faces d’un même mur fut abondamment démontrée par l’ésotériste Schwaller de Lubick (1887-1961) dans ses études des temples égyptiens dont l’ouvrage magistral Le temple de l’Homme (1950 éditions Schindler au Caire) reste une référence.

Disons au passage que les murs n’ont pas toujours été un obstacle pour la vision de nos pères, et particulièrement pour les Égyptiens, ce qui leur permettait d’élaborer des relations symboliques qui sont loin d’être évidentes pour nous.

 

Fulcanelli remarque qu’en première lecture il semblerait qu’il s’agisse de la phrase bien connue :

O crux ave spes unica

se traduisant par :

« Salut, oh Croix, unique espoir. »

 

Cependant c’est une inscription dont la disposition est volontairement erronée car elle isole, en bout de ligne, la lettre S qui aurait due être liée à « pes » (qui signifie « pied ») en tronquant le mot « spes » (qui signifie « espérance ») quant à la lettre A qui devrait être solidaire du mot « unica », elle est séparée d’un espace. Cela prouve que ce n’est pas par manque de place que le s de « spes » fut séparée du mot. Donc, ces anomalies sont voulues pour attirer l’attention sur le sens caché de cette inscription apparemment banale pour les catholiques. La phrase devient alors, avec ses anomalies :

 

O CRUX AVE S PES UNIC A.

 

Les deux lettres isolées doivent donc être assemblées, et ne peuvent constituer que le mot l’AS, c’est-à-dire l’unité selon l’auteur latin Vitruve. C’est d’ailleurs là l’origine de l’as (figure seule) dans le jeu de carte. D’où l’as celui qui est unique, le meilleur, en une chose.

 

L’inversion des pôles

 

Nous avons vu précédemment que A isolé a déjà le sens d’unité (de pôles terrestres Arctique et Antarctique). Il va donc être question des pôles et la lettre S exprimera de ce fait un phénomène solaire (cab. = polaire) hélicoïdal qui précipitera le Pole nord Arctique (A) vers le Pole sud (S).

Ce Pole Sud s’abrège par les initiales PS qui ne sont pas l’abréviation de post scriptum mais indiquent bel et bien le basculement du nord vers le sud.

C’est la raison pour laquelle ces deux lettres furent gravées par des initiés (de l’inversion du N ou du nord) sur certaines dalles en étroite relation avec l’énigme de  Rennes le Château.

 

Cette tradition s’est traduite, au XIXe siècle par l’inverse de la lettre N ou И. C’est la raison pour laquelle on trouve ce caractère inversé sur la croix (IИRI) surmontant la pierre tombale du curé initié de Rennes le château, (village d’où l’on voit les sommets des Pyrénées). Elle figure aussi dans certaines inscriptions normales, montrant sur un linteau de porte par exemple, la présence d’un initié de haut niveau.

 

Parmi les occultistes se trouvent des ésotéristes sérieusement initiés. Ainsi l’un d’eux a réédité le tarot de Marseille à sa manière en inversant les N du titre de deux cartes alors que le jeu en comporte huit contenant la lettre N : La Tempérance, La Maison-Dieu, La Lune, Le monde, Le pendu et La roue de Fortune. Ici le choix est révélateur puisque furent choisies, pour inverser le N, les deux cartes qui montrent une incontestable inversion ou rotation : le Pendu dont la tête est en bas et la Roue de fortune en rotation. Pour ces deux cartes voir le site w.w.w.regnabit.com. d’où j’ai extrait ces précieux renseignements dont je remercie ici l’auteur qui affirme :

 

« Nous l'avons vérifié, aucune autre carte de ce jeu de tarot n'a de N inversé. Les autres N sont tous à l'endroit.
Nous en déduisons donc que l'inversion du N a été associée à ces deux cartes pour des raisons précises. »

 

Ce qui ne manque pas d’intérêt, c’est la roue de fortune en qualité de dixième carte toujours marquée du X chiffre romain correspondant à la croix de saint André, gravée au sommet de la branche verticale de la croix cyclique d’Hendaye. Le X confirme donc ici la rotation puis inversion de l’axe terrestre.

 

pendu

                       roue2

 

 

Inversion du N du nom des cartes LE PENDU et de la ROUE DE FORTUNE qui sont la dixième et la douzième du jeu de tarot. Elles symbolisent l’inversion du Pole nord (N) devenant S (sud).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux cartes du site w.w.w.regnabit.com confirment sans ambiguïté le sens d’inversion du Pole nord devenant Pole sud, ce que traduit fort bien le N inversé.

 

Dans le département de l’Aveyron, mon ami Alain Cross a attiré mon attention sur une inscription gravée sur le linteau d’une porte. C’est une phrase en lettres majuscules rédigées au XIXe siècle sans espaces entre les mots et dépourvue d’apostrophe :

 

LAИDELAREPUBLIQUEFRAИCAISE

POMIER1848

 

Par leur absence deux points essentiels sont mis en lumière : l’apostrophe et les espaces entre les mots.

Par ailleurs le mot POMIER est le nom du propriétaire de la gentilhommière dont on retrouve les registres d’état civil à Réquista non loin de là. L’étroitesse de la porte s’explique par les impôts sur les fenêtres et les portes qui en 1841 avaient donné lieu à une révolte populaire.

Indépendamment de cette histoire d’impôts il y eut en septembre de la même année des manifestations républicaines contre Louis-Philippe. Tout cela explique l’inscription au-dessus de la porte.

 

Cependant derrière cette officialité se cache un jeu phonétique qui fait de Pomier « la paume y est », qui caractérise l’alchimie. On retrouve la même manière de procéder à propos du vitriol qui inspire tant de glose chez les Franc Maçon mais n’est autre chose que l’anagramme de « l’or y vit », ce qui est déjà tout un programme.

Au-dessous de cette inscription du XIXe siècle se trouvent deux branches de laurier (l’or y est).

En bref, ce texte apostrophe le lecteur pour attirer son attention sur l’inversion du nord et sur des espaces particuliers.

Par le sens d’espace on ne peut que discerner une étrange parenté avec ce que traduit l’inscription sur la croix cyclique d’Hendaye. En d’autres termes les initiés qui se caractérisant par l’N inversé savent depuis toujours qu’en l’an ***, un espace particulier sera le refuge des hommes guidés par l’an-ge.

 

En phonétique le s français vient du s latin ou francisque, ou de ci ou ti  ou ki francisque, ce qui correspond à ce que dit Fulcanelli :

 

« La lettre S qui emprunte la forme sinueuse du serpent, correspond au khi (X) de la langue grecque et en prend la signification ésotérique. C’est la trace hélicoïdale du soleil parvenu au zénith de sa course à travers l’espace, lors de la catastrophe cyclique. »

 

Le S traduit donc un basculement des pôles qui fait décrire au soleil la forme apparente du S dans le ciel. 

 

En résumé : AS signifie l’inversion de l’axe (A) de la terre ayant pour conséquence le déplacement hélicoïdal (S)du soleil

 

De cette inversion géographique il ne peut qu’en résulter une catastrophe sans précédent accompagné de gigantesques secousses telluriques suivies par l’éveil de l’activité volcanique très violente. Les volcans éteints depuis des millions d’années se réveilleront, et d’autres se créeront. Nul ne sera à l’abri sur une terre de feu dont les côtes seront ravagées par des tsunamis gigantesques. Cela est précisé par le sigle INRI qui signifie, en bref, que la terre sera régénérée par le feu. Nous y reviendrons.

 

La phrase gravée sur la croix donne une précieuse indication lorsqu’on la traduit:

 

Il est écrit (ocrux) que la vie(ave) se(S) pied (pes) en un unique (unic) sa

 

En clair :

Il est écrit que la vie se réfugie (ou prend pied) en un seul espace.

 

Pourquoi la vie devra se réfugier en un seul lieu ? La réponse est derrière la croix dans l’inscription I.N.R.I.

Là encore nous avons plusieurs manière d’interpréter ces quatre lettres. La première, religieuse, résumée par les initiales des quatre mots : Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum (Jésus de Nazareth roi des juifs). Dans le cas qui nous préoccupe elle n’est pas significative.

La seconde : Igne Nitrum Rari Invenitum (Le feu du nitre rarement trouvé) cette interprétation est essentiellement destinée à l’œuvrant au laboratoire lui rappelant qu’une matière qui active le feu puisse disparaître. Donc, cette inscription n’ajoute rien au sens que nous cherchons à élucider, mais spécifie l’opération essentielle pour réussir la séparation ou premier œuvre. Cette particularité n’est d’ailleurs pas étrangère à la fondation de l’hôpital de la Salpetrière par saint Vincent Depaul.

La troisième est la bonne car elle se traduit par Igne Natura Renovatur Integra (La nature totale rénovée par le feu).

En bref le message est le suivant :

Sur notre terre, la nature sera violemment rénovée par le feu et un seul espace existera où certains hommes pourront se réfugier pour que se perpétue la connaissance.

 

N.b. Vous aurez compris que la connaissance n’est pas ici celle des scientifiques, mais plutôt celle qui accompagne la sagesse. Que les vrais sages se tranquillisent : les faux sages qui parlent bien et pullulent en nos contrées n’ont aucune chance de tromper la galerie. Je leur souhaite tout de même bonne chance, même s’ils n’en ont aucune. Quel hypocrite je fais !

 

Les quatre faces rectangulaires du piédestal vont expliciter le message et lui donner une dimension qui dépasse notre perception en faisant une allusion très nette à une hiérarchie céleste qui accompagnera ceux qui échapperont au cataclysme, cataclysme marquant la fin de notre monde (je n’ai pas dit la fin du monde) lié au fait que la terre excédée « secouera ses puces ».

 

Mais ce « A » isolé signale à l’attention les quatre A gravés sur le pes, ou sur le pied du monument c’est-à-dire sur le piédestal de la croix. Ceci étant dit, l’inscription se lit facilement dans la langue des oiseaux.

De ce fait le S isolé dans l’inscription n’est pas que seulement le sigle du sud mais prend aussi le sens de Seul et renforce la signification d’UNIC...A.

Le symbolisme est ici à double entrée comme le laisse supposer les dimensions « psychiques » de l’Adeptat capable d’appréhender, dans la banalité, plusieurs niveaux de réalité.

 

Le soleil dévorant gravé sur la face ouest du piédestal.

 

Hendaye soleilLe soleil affolé manifestant une « ronde infernale » dans le ciel durant 24 heures.

 

Visage grimaçant enfermé dans un cercle avec des yeux globuleux et pourvu d’un front, d’un nez et d’un menton curieusement vestigiaux. Visage souffrant ou colérique, comme « compressé » pour pouvoir être enfermé dans un cercle. Grimace d’enfermement donc dans un espace réduit, véritable prison.

Les 32 rayons (16 grands et alternés 16 petits) qui entourent ce soleil, semblent la manifestation d’une furie comme on peut le voir dans les actuelles bandes dessinées. Ce rayonnement est, lui aussi – à la manière de celui d’une ampoule électrique – enfermé dans le cercle.

Ces valeurs numériques, multiples de 4, militent pour un enferment entre quatre murs, c’est-à-dire un isolement en un lieu dont il est impossible de sortir. Quant au multiple de 8 il milite en faveur de la course hélicoïdale de l’astre diurne à la suite du basculement des pôles.

 

16, c’est aussi i6 ou Isis la déesse qui réunit les membres de son époux démembré par Seth. Donc, déesse de la cohésion, siège de la cohérence, qui n’assume plus son rôle et déroute le soleil aux antipodes…

 

Aux quatre coins du rectangle entourant le soleil est gravé quatre étoiles à six branches ou sceau de Salomon qui représente l’union du feu et de l’eau qui caractérise le cataclysme, dont le feu de la terre provoque des raz de marées. D’autre par ces quatre étoiles à six branches spécifient que cette furie du soleil se déroulera en seulement 24 heures (6X4).

 

La lune décroissante gravée sur la face nord du piédestal.

 

Hendaye lune

La lune sur le piédestal de la croix, d’après l’article de Jules Boucher (1936)

 

Étrange cette représentation de l’astre nocturne au profil humain, avec un œil déporté sur le côté du visage comme celui des oiseaux et d’autres animaux qui n’ont pas la vision du relief car leurs yeux ne sont pas sur la face mais les côtés de la tête. C’est une gravure naïve, comme ces dessins que l’on peut voir dans la littérature enfantine.

Évidemment cette naïveté n’est qu’apparente, elle fut dictée par la nécessité de faire passer un message à ceux qui ont les yeux ouverts.

J’ai suffisamment parlé des anges de la lune que les anciens voyaient. Si cela vous choque d’une manière ou d’une autre, relisez les précédents articles.

Le sculpteur de cette croix nous dit d’où provient son inspiration sur l’inversion des pôles, car des êtres ont inspiré ce sage quant à ce qui nous attend d’une manière inéluctable depuis le XVIIIe siècle quand la science naissante devenait matérialiste et que les dimensions spirituelles s’estompaient face à l’abdication des Églises happées par le mercantilisme réducteur générateur de haine (N).

 

L’étoile à huit branches.

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L’étoile à huit branches gravée sur le piédestal de la croix, côté est, d’après l’article de Jules Boucher (1936).

 

Cette étoile désigne à la foi le cosmos et le processus de régénération de la terre et des hommes, ceci étant dit en fonction du précédent article évidemment.

Le chiffre 8 caractérise ici la régénération, c’est pour cela que les anciens baptistères gallicans avaient 8 cotés.

Cette étoile indique aussi notre voyage dans les étoiles (auprès des hiérarchies célestes) pour apprendre et nous régénérer. Il s’agit évidemment d’un voyage post mortem afin que nous puissions revenir plein d’énergie et avec de bonnes résolutions.

Cette étoile rappelle donc de garder les yeux tournés vers le ciel… si nous voulons accéder à cet espace unique ou pourrons se réfugier les hommes de bonne volonté.

Quand les reins seront impitoyablement sondés, croyez-moi si vous le voulez, il n’y aura plus beaucoup de réelle bonne volonté chez ceux qui se disent « initiés » et spirituels chercheurs de vérité ! Ces allumeurs de réverbères ne pourront supporter l’éclat de cette étoile qui vint se poser en gloire sur la grotte de Bethléem.

 

C’est dans cet esprit qu’il faut lire cette phrase : « Dans les cités de fer je chante un chant d’étoile » qui fut écrite par l’alchimiste allemand Michel Mayer en-tête de son bel ouvrage Atalante fuyant.

 

La croix est les quatre A.

 

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Les 4 A, côté sud devant la croix.  D’après Jules Boucher (1936)

Ici c’est glissé plusieurs coquilles, dont la plus importante est que les 4 A ne sont pas enfermés dans un cercle mais dans un ovale dont le grand axe est vertical.

 

Quant on regarde cet ovale contenant une croix on est surpris par la ressemblance avec un œil-de-bœuf fermé par une croix en barreaux de fer qui était souvent l’ouverture aérée des greniers.

Le bœuf étant lié au nord (septentrion) l’œil-de-bœuf est donc un regard dirigé vers le nord et la croix sera celle des quatre saisons.

Remarquons qu’ici l’œil-de-bœuf regarde vers le sud, c’est-à-dire à l’inverse de son orientation, ce qui se passe de commentaires…

Cette croix est l’image stylisée de la roue de fortune du tarot. Les quatre A désignent les quatre âges de l’humanité qui se succèdent : l’age d’or, l’age d’argent l’age de bronze et l’age de fer qui est le notre qui arrive donc à sa fin, d’où l’inscription sur la branche horisontale de la croix.

 

Dans les églises cette représentation plus élaborée est généralement sculptée sur les tympans. Le Christ central est représenté entouré par les quatre apôtres qui se superposent, évidemment, aux quatre A. Chacun d’eux représente donc un âge de l’humanité. Et pour souligner cette concordance chacun est symbolisé par un animal. La lettre initiale A d’Animal étant suffisamment suggestive pour les cabalistes.

Ainsi Saint Marc correspond au Lion, saint Luc au Taureau, saint Jean à l’Aigle. Quant à Saint Matthieu il correspond à l’homme qui n’est pas un animal mais « Un ange déchu qui se souvient des cieux », d’où parfois sa représentation par un ange. Je ne vous ferais pas l’injure de vous prendre pour un âne en vous disant où trouver la lettre A dans le mot ange.

 

Mais le plus important est l’enfermement du Christ en majesté dans cet ovale que l’on appelle amande mystique. L’amande est évidemment l’aimant, (souvenez-vous de saint Amand) ce qui signifie que chaque changement d’age est accompagné ou précédé par un changement magnétique, précédant le changement des pôles géographiques comme on peut le constater actuellement.

 

Pourquoi l’inversion des pôles ?

 

Souvenez-vous de l’interprétation de la peinture murale de saint Amand. Cela traduit l’analogie et le lien étroit entre magnétisme et amour. Ce n’est pas une vue de l’esprit et cela fut compris très tôt par les poètes comme Folco de Baroncelli qui écrivait :

 

« L’amour est la grande force éternelle qui agrège les mondes et féconde les fleurs. »

 

Quant au professeur Henri Prat – biologiste à la Faculté de Marseille – il spécifie (in Le champ unitaire en biologie, p 50, édit. P.U.F. 1964) à propos d’une expression de Teilhard de Chardin :

 

« Les commentateurs de Teilhard de Chardin ont été intrigués par une certaine phrase énigmatique : « L’Amour est la plus universelle, la plus formidable et la plus mystérieuse des énergies cosmiques. »

Pourquoi « cosmique » et pourquoi « universelle » ? L’amour, croit-on communément, n’est-il pas une notion spécifique humaine ou, à tout le moins, biologique ? Dans la pensée de Teilhard, que vient donc faire l’amour au niveau du cosmos ? Nous sommes en mesure de dire : l’Amour n’est qu’un des aspects des forces d’attraction qui constitue l’élément fondamental de l’Univers. Il est une des formes – peut-être la plus haute –, du champ unitaire, organisateur du cosmos. »

J’ouvre une parenthèse pour les mécréants bricoleurs. En alchimie sans cette force de cohésion il est impossible de réaliser l’opération dite « coagula ». Vous voyez ce que ça veut dire l’Art d’Amour ? Je ferme la parenthèse.

 

Et Prat de poursuivre en donnant la clé de la lettre N (Haine) et de son inverse И (amour) :

 

« Alors ? dans cette perspective, comment interpréter « la haine » ? Celle-ci, assimilable à un « amour négatif », peut être envisagée comme une inversion du sens d’écoulement du temps. Comme toujours cette inversion, changeant toutes les attractions en répulsions, est assimilable au « mal ».

 

La raison d’un bouleversement terrestre est compréhensible dans la mesure où un lien d’inséparabilité particulièrement puissant unit le magnétisme terrestre à l’amour que manifestent les hommes d’une manière ou d’une autre. La désagrégation de cet amour provoque immanquablement la désagrégation des forces qui maintiennent l’équilibre terrestre.

 

Oui, le N ou « haine » ne peut s’écrire qu’inversé par ceux qui on conscience de sa signification cosmique et sont donc de véritables initiés. En résumé, quand l’amour, que manifestent les hommes sur notre planète diminue pour laisser place à la tiédeur (vomie par le Christ) ou à la haine, alors notre terre manque de « forces de cohésion » et devient malade pour finir par manifester de graves perturbations magnétiques dont l’inversion des pôles est l’inéluctable  conséquence marquant par là le moment prophétisé par le Christ de la séparation du « bon grain » de « l’ivraies ».

 

L’arche de pierre.

 

Quel peut-être ce lieu unique ou les hommes pourront se réfugier en attendant la fin du cataclysme ? Évidemment il ne peut s’agir que des Pyrénées. Pourquoi un autre massif montagneux ne pourrait pas jouer ce rôle comme les Alpes ou l’Himalaya ? C’est parce que les Pyrénées ont une particularité unique au monde. Aucun massif montagneux, que ce soit la Cordillère des Andes ou les chaînes de l’Himalaya, avec ses 14 sommets dépassant 8000 mètre, n’a pas la particularité des Pyrénées.

En effet, les racines des Pyrénées plongent dans le feu (pyr = feu) des entrailles de la terre car elles sont beaucoup plus profondes que celles de n’importe qu’elles montages au monde, son orogénèse (formation) est exceptionnelle ce qui en fait, de l’atlantique à la Méditerranée, un immense vaisseau de pierre capable de surnager dans le magma de roches fondues. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter la légende de saint Jacques de Compostelle selon laquelle ses amis placèrent son corps sur un bateau de pierre sans voile ni gouvernail et embarquent avec lui, pour s’échouer dans un estuaire galicien. Remarquons que les pèlerins de l’Europe doivent franchir les Pyrénées pour parvenir à Saint Jacques de Compostelle et beaucoup passait, et passent encore, devant la croix cyclique d’Hendaye.

 

On peut comparer ces montagnes à l’Arche de Noé. C’est d’ailleurs cette particularité qui en fait une Haut-Lieu initiatique, et où, même actuellement, la spiritualité est présente plus qu’ailleurs. Telle est la raison de la présence d’un Tarascon dans l’Ariège qui n’est autre qu’une référence à l’invincible Tarasque, ou dragon, tellurique qui sourds des grandes profondeurs et maintient dans ses puissantes griffes l’union en un seul bloc de la chaîne montagneuse.

 

L’homme mystérieux d’Hendaye.

 

Mais non loin de là, un homme du XIXeme siècle qui fut maire d’Hendaye  ne pouvait pas ignorer l’existence de cette croix dans le cimetière. Il a voulu immortaliser cette arche à sa manière. Pour cela il n’a pas hésité à y mettre le prix. Il s’agit d’Antoine d’Abbadie d’Arrast (1810-1897), dont la présence des 5 voyelles AAAAA dans son nom (suite de AAAA) ne doit pas vous surprendre.

La première chose que l’on apprend de sa vie de jeune adulte, c’est qu’en 1836 a l’age de 26 ans, il rejoint, avec l’aide d’Arago, une mission scientifique au Brésil organisée par l’académie des sciences, afin de réaliser des observations magnétiques terrestres.

 

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Signalée par les AAAA de la croix cyclique d’Hendaye : L’arche fut symbolisée par le château d’André d’Abbadie d’Arrast (AAAAA). Actuellement propriété de l’académie des sciences. Ce grand savant était un brillant astronome, et un géographe émérite par ailleurs linguiste et orientaliste. Il fut membre de l’académie des sciences dès 1867 puis en devint le président.

 

Les variations du champ magnétique, l’étude sismique et la linguistique seront au cœur de ses préoccupations outre la défense des valeurs et de la langue du pays basque.


De 1838 à 1849 il explore l’Éthiopie avec son frère Arnauld et rapporta une carte de ce pays peu connu. De très nombreuses études météorologiques, linguistiques, ethnologiques vinrent compléter ses fructueuses recherches sur le terrain.


Savant universel, outre ses travaux de cartographie , il en étudia la geologie , la géographie  et l'archéologie  ainsi que l'histoire naturelle .

À la suite de cette expédition, il publia des rapports sur la topographie, la géographie et un catalogue de manuscrits éthiopiens. Son intérêt pour les langues et les facilités de les assimiler lui fit publier un dictionnaire ambarique -français. À la suite de cette brillante expédition sa notoriété de grand savant fut solidement établie.


En récompense de ses travaux, il fut décoré de la médaille d'or de la Société de géographie  et reçut la Légion d'honneur .


Mais ses travaux scientifiques ne s’arrêtent pas là. Il entreprend des expéditions qui le tiennent à cœur notamment celle de continuer l'étude du magnétisme terrestre et observer les éclipses solaires ou le passage de Vénus devant le Soleil.

 

En 1860, il commença à faire bâtir, par Eugène Viollet Le Duc, son château qui fut achevé en 1870 et dont la dernière pierre, encore absente, aurait du être posée par Napoléon III. Cette cérémonie n’a pas eu lieu à cause du désastre de Sedan marquant la naissance de la IIIème République.


Au sein de cette bâtisse néogothique se trouve une grande verrière blasonnée qui éclaire le grand escalier gardé par un Éthiopien qui ouvre l’accès à de multiples pièces et chambres agencées différemment à l’image d’un pays ou d’une culture. Dans cette riche diversité l’hermétisme est en permanence sous-jacent. Les divers savoirs réunit sous le même toit avec, courant sur les façades, une véritable ménagerie. Rien ne saurait mieux traduire l’arche de pierre qui flotte sur l’océan car en ce lieu surélevé les eaux bleues barrent l’horizon derrière les arbres verdoyants du parc seigneurial.


Après les études linguistiques des différents idiomes orientaux, ce polyglotte approfondi la langue basque, tout en manifestant son intérêt et sa maîtrise de la langue des diplomates ou gay science dont il traduisit le message essentiel et complémentaire de celui de la croix cyclique d’Hendaye. Dans ce dernier cas il utilise le rébus dans les décorations extérieures et intérieures du château. Ces jeux d’esprit sont destinés aux hermétistes. Ils restent actuellement à déchiffrer par mon ami Bruneau d’Hendaye car ils sont étroitement liés à l’histoire de son pays. En voici un exemple.

 

abbadie serpent

Domaine hermétique de A gardé par le serpent qui descend des trois AAA (trois tours), le long de l’Axe du « ciel ». Les morsures de ce gardien du pivot de l’Art sont agressives et venimeuses. Sans l’avoir vaincu il est impossible de pénétrer dans le « palais du roi ».

En d’autre terme nul n’entre ici s’il ne connaît le secret des cristaux pointus et agressif de sel  A (« Ammoniac » ou Alcali), dont la « morsure » est corrosive. C’est le véritable pivot de l’œuvre alchimique dont la révélation vient d’en haut ou d’un ami mandaté par le « ciel ».

Photo provenant du cite consacré au château d’Abbadie.

 

 

Le visiteur ésotériste sera surpris du langage qui court sur les façades, tantôt un vaste serpent, ou bien un chat, une conque marine ou un crocodile toute cette animalerie surprenante n’est autre que le vocabulaire de la gay science chère aux alchimistes. Faut-il s’en étonner ?

Ainsi le chat qui attrape un rat n’est autre qu’une manière d’exprimer que le K (chat) maîtrise l’art (rat). Il en est de même pour le crocodile qui garde l’entrée qu’il faut lire « crocs-ko-dis-le »… En d’autres termes : dit le sésame « crocs-ko » ou vrai nom et vraie forme du sel sans cela l’entrée (du Grand Œuvre alchimique ) te restera scellée à jamais.

 

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Le crocodile prêt à mordre garde l’entrée du château. Il montre que celui qui ignore l’importance des crocs salins ne saurait pénétrer en ce lieu. Sa langue bien évidente dit quelle langue il « parle ».

Photo provenant du site des amis du château d’Abbadie.

 

Avant que naisse Fulcanelli, un grand ésotériste et probablement alchimiste basque parvint à déchiffrer la croix cyclique d’Hendaye et à traduire son message dans toutes son envergure grâce à ses capacités intellectuelles et aussi fort bien servi par sa fortune considérable. J’espère que cela ne vous étonne pas !

Mais le plus curieux de cette étrange histoire est l’apparition parmi les sommités scientifiques du XIXeme siècle d’un hermétiste de talent qui tente de dire à ses collègues qu’il serait temps de tourner casaque et d’aborder les recherches sur un autre plan que celui des sciences matérialiste avec ce christocentrisme qui lui fit léguer son château à l’académie en exigeant la présence permanente d’un prêtre dans la chapelle aujourd’hui désertée, pillée et désaffectés, lourde de cette  tristesse qui respire la promesse trahie.

 

Suite de cet article :  PROPOS SUR LES MORTS ET LA CROIX ALCHIMIQUE D’HENDAYE

 

 

N.b. À la suite de la lecture de cette série d’articles certains lecteurs me demandent de publier sous forme de plaquette les textes réunis. Qu’en pensez-vous ? Un petit mot de votre part dans le style oui je suis d’accord pour la publication m’aiderais à prendre une décision. Évidemment le texte serait enrichi pour l’occasion avec la collaboration de mon ami Bruneau d’Hendaye… s’il le souhaite évidemment !

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:40

 

© Septembre 2010.

Amicalement à Bruneau d’Hendaye

Cet article est la suite de l’énigme des AA, des AAA, et des AAAA 1 et 2.

Le texte qui suit permet de mieux appréhender certains aspects du quatrième et dernier article consacré à AAAA, et en étroite relation avec les symboles gravés sur la croix érigée à côté de l’église saint Vincent d’Hendaye.

Les éléments symboliques sculptés sur cette croix nécessitent une approche des lois fondamentales qui régissent notre univers visible et invisible. Fulcanelli en a donné une brève et magistrale interprétation en son dernier chapitre du Mystère des Cathédrales, mais ses explications restaient nécessairement dans le cadre de son sujet et dans celui de l’indispensable crédibilité selon les critères du plus grand nombre. Il est probable que l’Adepte développait ses interprétations d’une manière moins académique dans un cercle restreint d’auditeurs susceptible de saisir les fondements mystiques de son Grand Œuvre et du christocentrisme ésotérique.

Au premier abord cet écrit peut paraîtra à certains un peu abstrait. Qu’ils ne se formalisent pas et passent outre les notes signalées par un N.b. qu’ils ont déjà rencontré.

Il me paraissait injuste, – quitte à choquer ceux qui voient des esprits sectaires partout où des allumés adeptes d’extravagances en train de ramer vers d’autres galaxies, – de passer sous silence la dimension suprasensible du monde, de notre monde. Sans cela il est impossible d’accéder aux racines de la mystique, qu’elles soient assujetties ou non à un contexte religieux ou bien ésotérique.

Un fait est généralement négligé, c’est que le symbolisme ne se réfère pas toujours à ce qui est observable mais à ce qui fut un jour observé et qui ne l’est plus car notre sensibilité a changé. Nos pères, ignorant ce fait, nous ont transmis des messages exceptionnellement riches à l’aide d’idéogrammes qui se réfèrent à cette zone du réel que nous ne voyons plus. L’essence de ces symboles ne peut que nous échapper puisqu’ils s’adressent maintenant à un monde révolu.

Interpréter ces représentations en théoricien sans pouvoir les rattacher à cette ancienne vision est une méprise. Cest celle des penseurs et spéculateurs que nous sommes et dont l’esprit c’est perpétué dans la grande majorité des centres dits « initiatiques ».

Les imitateurs de Nicolas Flamel qui travaillent au laboratoire en toute sincérité et humilité, doivent acquérir ce que leur dit la croix d’Hendaye, ce que leur montre saint Vincent Depaul et ce que laisse filtrer Fulcanelli. Ceci étant dit, n’en doutez pas, de la profondeur de ma misère j’ai tout de même saisi que certains ont compris cela depuis longtemps et j’en suis heureux.

Ne soyons pas dupe. La pensée ne remplacera jamais ce qui fut un jour observé et pratiqué. Le Comte Alfred Habdank Korzybski (1879-1950), le fondateur de la sémantique générale traduisit clairement ce phénomène en prononçant cette formule lapidaire désormais célèbre : « La carte n’est pas le terrain ».

N.b. Le terme « sémantique » vient du grec « semainein », qui veut dire « signifier ». En 1883, Michel Bréal l’introduisit en linguistique. Pour les linguistes, la « Sémantique » devint l’étude de la signification des termes du vocabulaire.

Le mot « sémantique fut repris en 1920 par des logiciens et mathématiciens sans un sens différent : celui de la science des significations symboliques.

Des ésotéristes, René Guénon en tête, ont suivi (et suivent encore) cette orientation matérialiste avec un bonheur si abstrait qu’il reste à définir.

La « sémantique générale » de Korzybski est une théorie générale qui harmonise mieux la structure du langage à celle des faits, favorisant un échange plus harmonieux avec notre système nerveux. Par ailleurs elle est inséparable de la notion de « système non-aristotélicien ».

En bref la « sémantique générale » nous extrait de nos habitudes de penser, ce qui est extrêmement précieux si on désire « voir » plus loin et comprendre les anciens non Aristotélicien, y compris Aristote lui-même dont l’œuvre, récupérée dans la bibliothèque d’Alexandrie, fut déformé par la science de l’Islam. Le compagnon et conseiller d’Alexandre le Grand ne pouvait qu’avoir une autre envergure que celle illustrée par le « tier exclus » fourrant le grand Alexandre dans un cul de sac.  Cela est une autre histoire…

Nous acceptons difficilement que l’acuité de nos perceptions ait pu se transformer au fil du temps car enclin à ne point accréditer un pareil fait puisque la biologie et la médecine n’en cernent pas les contours… pourtant la particularité, et non la naïveté, qu’avaient les anciens pour représenter les perspectives devraient nous mettre la puce à l’oreille. Le monde, constituant l’aura des choses est dépourvu de certaines dimensions y compris de la grandeur temporelle…

Ainsi la prise de conscience de la représentation des perspectives chez les artistes est la marque d’une dégradation. Le monde se rétrécissait de plus en plus pour comprendre uniquement l’observable que nous connaissons. De ce fait il fut de mieux en mieux représenté dans ses détails et donc ses perspectives. L’impressionnisme pictural du XIXe siècle est une tentative réussie d’un retour aux sources, mais la peinture moderne est un constat d’échec un peu comme l’utilisation de stupéfiant l’est. On dit souvent que la réalité dépasse la fiction et donc l’imaginaire de nos artistes et cela est profondément vrai. Le modernisme artistique actuel apparaît comme un cri de douleur face à l’impossible d’une reconquête. Mais ce cri a sa noblesse, il est celui de notre condition humaine à la recherche de la lumière. Ceci étant évidemment une opinion personnelle qui vaut ce qu’elle vaut.

Le plus difficile est d’accepter que les sciences matérialistes ne puissent avoir les yeux ouverts sur ce genre de processus lié aux variations de notre sensibilité. Pourtant nous savons tous que notre « science » est aveugle, même si de nombreux scientifiques ne le sont pas.

Quelquefois, en ce domaine particulier de la connaissance un « ponte » dirige la « maison » et impose des « dogmes » qui lui sont dictés. De grâce, ne considérez pas cela comme une insulte et n’en prenez pas note en lâchant à mes trousses vos exécuteurs des hautes œuvres.

Les seuls méfais infligés à notre planète sont les plus convaincantes démonstrations que les yeux, et le cœur des scientistes sont, bel et bien, fermés et dont inaptes à nous guider pour comprendre le monde et encore moins à nous montrer la route. Une profonde révolution s’impose en toute nécessité, mais là je dois m’arrêter de rêvasser !


À la recherche des « AAA »

Les trois répétitions de la lettre A sont des initiales importantes autant sur le plan de la structure imperceptible de l’univers que sur tout ce qui détermine l’avenir et la position de l’Homme sur l’échiquier cosmique ou vie et mort sont des épreuves en marge du temps. D’ailleurs, ce temps qui s’écoule comme une rivière, de sa source à son embouchure, d’où peut-il provenir pour limiter d’une manière si draconienne nos espérances de séjourner dans ce monde que l’on appelle, à tort, le monde des vivants ?

La vie ce n’est pas seulement les yeux qui s’ouvrent, les bras qui bougent, la poitrine qui se soulève, les mots qui se forment dans la gorge et les baisers de feu.

La vie, par définition et en toute évidence, ne peut jamais mourir sans cela ce n’est pas la vie. La mort ne peut vaincre la vie, elle marque un déplacement, un changement de case comme celui d’une pièce sur un échiquier, mais non un anéantissement. À cela nous ne sommes pas accoutumés et vivons en permanence dans la peur d’être avalé un jour par la baleine de Jonas en oubliant que notre homme sorti de l’animal pour être déposé sur une plage étrangère. Ce retour insolite du héros est souvent mal compris, même par les exégètes qui ne discernent qu’un seul sens… Pourtant Jonas nous dit bien que lorsque nous tombons du « bateau » la « baleine » nous avale et nous atterrissons ailleurs. Le conte de Pinocchio a repris le thème avec cette sublime compréhension : Lorsque la petite marionnette fut sortie du monstre qui l’avait avalé, elle ne tarda pas à devenir réellement vivante. C’est là la fin du conte qui n’est autre que le début de la vie.

L’étincelle vitale peut quitter un endroit, mais ne fera que migrer dans son éternité. Elle s’en va donc, petite flamme d’esprit, que les étoiles appellent pour la recueillir…

Nous sommes là en un domaine difficile à décrire puisque nos organes des sens ne nous donnent aucune information. Nous ne pouvons donc que nous référer à des données issues des traditions religieuses et hermétiques, relatives à cette période de notre histoire ou les Hommes possédaient une perception de l’invisible que nous n’avons plus. La croix cyclique d’Hendaye en est une brillante illustration.

En des temps reculés l’Homme disait « Dieu » (ou un autre nom) par une exigence intérieure qui se manifestait en opposition de tout ce qui apparaissait sur terre comme limité, borné, bas, périssable, impur. C’est de ce sentiment que sont nés un certain symbolisme reposant sur les oppositions (pair-imper, jour-nuit, noir-blanc, soufre-mercure, ciel- terre, etc.) et l’esprit duel qui caractérise certaines religions et le catharisme des albigeois. C’est aussi à ce moment qu’est apparue la dimension cosmique de la future alchimie salvatrice qui prit, dès ces prémices et avant la venue du Christ d’essence intemporelle, le nom de Christian Rose-Croix.

Christocentrisme en ondes successives, symbolisées par la croix celtique, émanant du creuset cosmique. Tel est le symbole.  

L’esprit de cet Homme des temps primordiaux, celui qui est à l’origine des Arts premiers représentant des divinités, a besoin non seulement de sentiments, mais aussi d’une rigoureuse logique ou « Dieu » est une sorte de contrepoids à l’irrationnel qui l’entoure et qu’il perçoit en filigrane sur les objets de son univers habituel. Ainsi, par exemple, une pomme est plus qu’une pomme et à travers elle, et sur elle, s’inscrit en vision directe et sur une sphère évanescente dépourvue, pour nos yeux, de perspectives et de temps les images de la genèse bien avant que Moise n’en rédige le texte qui introduit la Bible. Ainsi se manifeste en petit ce qui fut et est encore l’histoire de notre paradis perdu. Nous sommes loin du concept intellectuel du microcosme et du macrocosme.

Ces manifestations microcosmiques intemporelles sont toujours présentes, mais nous ne pouvons plus les percevoir. Ainsi, pour nos ancêtres « visionnaires » leur regard posé sur la lune leur faisait dire en toute sincérité que l’astre nocturne était habité par les anges qui nous observaient. La vigilance de ces entités était représentée par un œil, que l’on trouve déjà chez les Égyptiens, s’ouvrant sur tout et posé un peu n’importe où sur un visage.

De cette vision directe il nous est resté des expressions désuètes ou mal comprises comme : « Le monde sublunaire » qui traduit l’existence d’un monde entre la terre et l’orbite de la lune.

Cet Homme issus des brumes de la conscience c’était nous-même  en devenir qui étions loin d’être réellement nous-même. Cet individu ignorait ce qu’est « Dieu ». Qu’à cela ne tienne, il l’imagine à moins qu’il ne le distingue. Ainsi il ouvre dans un coin de son âme le paradis d’une divinité qui sera le point d’appui fixe, l’absolu aux pieds duquel viendra battre le flux déconcertant de la vie en ses existences physiques morcelées dont les biocycles des végétaux sont des reflets fidèles.

De cet état d’âme sont nées les mythologies faisant vivre côte à côte les dieux immortels, les demi-dieux mortels et les hommes. De là est aussi issue la hiérarchie céleste commune à différents peuples.

Oui, les mythologies sont souvent des mues, nos anciennes peaux, restées accrochées en marge de l’histoire et continuant à vivre. C’est cela la peau du vieil homme dont parle la Bible. Et Dieu seul sait combien l’Homme a évacué de vieilles peaux dont les premières avaient des allures simiesques. Vue sous cet angle le singe descend de l’homme… Vous pouvez rire mais cela ne changera pas grand-chose, même pas la valeur du vénérable ouvrage du très chrétien Charles Darwin : l’Origine des Espèces (1859) bible des évolutionnistes.

Les phylums évolutifs ne sont que des successions de vieilles peaux… L’homme de Neandertal est l’une des dernières de la lignée humaine.

Ne croyez pas que je divague. Tapez sur votre moteur de recherche le mot « néotenie » et vous comprendrez que la théorie de l’évolution n’est pas reine, mais tellement de docte savant lui a consacré leurs thèses qu’elle a acquis une préséance artificielle qui n’a aucune raison d’être.

De cette constatation émerge un amour de la nature qui est en fait une reconnaissance de ce qui fut un jour nous-même. Et oui, nous aimer nous-même c’est déjà aimer la nature et donc la vie dans sa globalité…

L’homme moderne n’a plus la vision du « Dieu » de son cœur, mais sa pensée sèche et aride considère cette abstraction comme un axiome qu’il juge nécessaire à la manière d’une « drogue », d’un opium du peuple comme le disaient les communismes.

Le fléau moderne de consommation de stupéfiants, tout comme certaines formes d’art s’inscrivent dans une tentative pour réactiver une vision au-delà de notre réalité quotidienne ayant perdu le soleil d’un « Dieu » et donc toute chaleur humaine.

Tentative folle pour tenter de s’évader de notre monde d'amblyopes en cherchant désespérément à retrouver nos perceptions ataviques. La consommation de drogues est, évidemment, une démarche erronée qui empoisonne la vie dans tous les sens du terme. Ce phénomène social extrêmement grave reste, malgré tout une tentative désespérée et typiquement humaine pour tenter de récupérer une exaltation perdu dans une communion avec l’univers.

Quand notre monde ouvre ses « fenêtres » sur le réel alors la lumière se fait et la fin de la vie devient une illumination inscrite dans la poursuite des cycles de l’univers. Cette fin perd sa dimension tragique dont notre civilisation obscure l’a chargée : « Mort où est ta victoire » disaient à juste titre nos pères face à leur vision cosmique confondante.

Nos pères avaient une perception du monde qui leur fit observer des êtres intermédiaires entre Dieu et les Hommes, ce que l’on qualifie d’une manière globale de monde angélique, mais qui en réalité est constitué par neuf niveaux de créatures constituant une sorte d’échelle entre Dieu et les Hommes. Ces neuf niveaux forment la hiérarchie céleste dont l’Homme se prépare sur terre à devenir la dixième.


Ce que je vais vous dire n’est pas de mon cru. C’est une observation faite par Denys l’Aréopagite, grand sage et « voyant » s’il en et dont l’Église a toujours adopté les opinions pour la simple raison que les premiers chrétiens avaient la capacité d’observer et de vérifier cette structure céleste qui fut parfois associée à des génies planétaires dont le grand Paracelse traduisit les structures dans son Archidoxe magique, notamment dans ses carrés magiques planétaires.


Les « barreaux » de l’échelle céleste sont constitués par trois triades. La plus haute est le domaine des Séraphins, puis des Chérubins et enfin des Trônes. Ensuite viennent Les Dominations, suivies des Vertus puis des Puissances. La dernière triade, la plus proche des Hommes, est formée par les Archées, les Archanges et enfin des Anges. En cela je ne m’éloigne pas d’un iota de ce que dit l’Église.


Remarquons que c’est une erreur de ranger toutes ces catégories d’êtres, dans le même sac, sous le nom global d’Anges.


hiérarchies denis

 

Représentation dans un manuscrit du moyen age des neuf niveaux de la hiérarchie céleste selon Denys l’Aréopagite.

Les triades sont séparées par un gallon de volutes.

 

Les anges ou messagers sont très proches de nous, ils nous précèdent immédiatement sur la route de notre divinisation. S’ils sont messagers, c’est pour une raison précise qui concerne leurs liens avec les Hommes. D’une manière naturelle une relation permanente existe entre le corps invisible des humains et ces êtres que l’on appelle parfois « anges gardiens » ou « fils de la vie ». De leur « lune » leur « œil » est en permanence braqué sur nous. C’est cet œil qui figure parfois dans un triangle, symbole de cette triade qui veille en permanence sur les pousses fragiles, mais précieuses, que sont les Hommes.


Les anges induisent l’intuition et canalisent certaines pensées et sont à l’origine des synchronicités car le temps pour eux n’est pas obligatoirement linéaire et à sens unique de la cause à son effet. En résumé, et pour qui veux l’entendre, l’activité de l’ange permet à l’intelligence cosmique de s’incorporer dans l’être humain. Sachant que leur pensée est le reflet de l’ordre du cosmos, on ne peut les « entendre » que dans le silence de nos insignifiantes pensées qui ne sont que le reflet de notre taudis mental ayant besoin d’être balayé. C’est pourquoi le Christ dit souvent : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende », car nos oreilles se bouchent lorsque nous pensons, lorsque nous spéculons. Que les Églises et les sociétés initiatiques en prennent note. Le spéculum ne reflète pas l’image du cosmos mais un film issues de nos activités neuronales.

 

Four

 

Tableau initiatique extrait de l’introduction du livre Alchimie d’Eugène Canseliet.

L’alchimiste de Savigny dit à son propos :

« il montre ce que l’enfournement du caput mortuum, de la tête morte, doit extirper de l’homme, pour qu’il devienne proprement un philosophe par le feu. »

Sur le plan pratique c’est « L’œuvre bref et violent, par le sel » spécifie E. Canseliet

La main gauche du personnage enfourné montre avec son index le carrelage spécifiant ainsi qu’il s’agit du sel car le carreau est aussi le nom du bassin de faible profondeur utilisé pour la production de sel dans les marais salants.

La main droite désigne le feu du sel qui est le feu des quatre éléments comme le précisent les quatre doigts de la main droite qui se superposent au foyer. Ce feu est indispensable pour assurer la séparation, comme le précise le montage du ballon de verre lié à une cornue. Le pouce de cette même main montre le résultat obtenu dans le ballon de verre lié à la cornue. En d’autres termes cette opération est capitale. La dégradation du crépi spécifie quelle substance volatile employer pour dynamiser les actions thermiques.

Les deux rangées de flacons posés sur les deux étagères montrent les 14 parts de sel nécessaires pour réaliser le Grand Œuvre.

Tout ce qui est extrait de la tête montre l’indispensable silence de la pensée correspondant à l’hésychasme des chrétiens Orientaux.

Je spécifie encore une foi que cette interprétation, comme toutes les autres, n’est que le fruit de ma compréhension et ne saurait chercher à réunir tous les suffrages.

 

Les Archange sont au-dessus des anges et les gouvernent, ils n’ont donc pas la même fonction et n’accompagnent pas les Hommes individuellement. Ils inspirent ce que l’on pourrait appeler « l’âme des peuples ». Donc, en tout âme des peuples s’exprime un archange. Il peut se révéler à l’Homme lorsque l’intégrité du peuple est en jeu Ce fut le cas de Jeanne d’Arc, indépendamment de sa véritable identité et du fait qu’elle ait été ou non brûlée vive. Ce fut aussi le cas pour Vincent Depaul qui redonna une impulsion à la dimension spirituelle du peuple. Il faut souligner que plus le peuple vieillit, plus l’Archange se retire et le peuple se dessèche et meurt. Rien d’étonnant à cela.

Dans cette optique se situent les actions d’Alexandre Le Grand puis, 1000 ans après, celles de Charlemagne, et 1000 après les conquêtes de Napoléon. Ces trois individus, qui apparaissant selon un cycle millénariste, s’inscrivent dans l’émergence progressive du peuple européen qui grandit péniblement à cause de la pourriture mercantile des Hommes.


La hiérarchie la plus haute de cette triade est celle des Archées. Ils sont aussi appelés « esprits du Temps » car ils sont à l’origine de notre conscience du temps. On les nomme aussi « Principautés » car ils ont créé le « commencement » puisqu’il sont à l’origine de l’écoulement temporel à partir d’une « source » dont ils sont les créateurs.

En qualité d’esprits du temps, ils gouvernent les époques et donc les âges de l’humanité qui constituent notre évolution terrestre.


Je n’insisterais donc pas d’avantage sur le sens des AAA qui sont les lettres initiales des Anges, Archanges et Archés.


Vincent Depaul a donc choisi dans un sens profondément spirituel les AA qui désignent non seulement les pôles de notre terre mais aussi les Anges qui s’occupent des Hommes et les Archanges qui envoient des êtres particuliers nécessaires à une époque comme Vincent. Le grand philanthrope connaissait le sens de son rôle dans la nation, c’est la raison pour laquelle il fut formé durant les deux années de son « esclavage » bidon et que l’alchimie lui fut confiée dès son jeune âge...

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 08:53

 

© Août 2010.

Amicalement à Bruneau d’Hendaye

Suite de l’article sur le sens général de la lettre A.


Dans le texte qui suit je vais aborder essentiellement la vie de saint Vincent Depaul. Il n’est pas question, et vous vous en doutez d’élaborer une sorte de biographie religieuse afin d’intenter une révision du procès en canonisation. Non, l’homme est un grand saint et il le reste pour l’éternité. Nul n’ignore qu’il existe suffisamment d’ouvrages religieux sur ce prêtre pour me dispenser d’un pareil exposé. Soyons clair : Ce genre de littérature pieuse est pour moi sans intérêts car elle est aveugle à la bizarrerie des évènements qui émaillèrent cette vie exceptionnelle.

Je m’intéresse au fait que le « ciel » l’a fait naître à quelque dizaine de kilomètres de la ville basque d’Hendaye, qu’il fut introduit on ne sait ni comment ni pourquoi, dans les cercles les plus restreints du pouvoir allant du pape au roi de France aussi bien Henri IV que Louis XIII et Louis XIV. Il ne fut jamais un abbé de cour perruquée et poudré cependant son influence fut inégalée autant en politique qu’en charité. Mystère de sa condition d’esclave, mystère de ses relations mondaines, mystère de sa fortune inépuisable… cela nécessitait d’aborder le sujet car il est étroitement lié à l’histoire de l’humanité à la manière de la fameuse croix cyclique d’Hendaye. Je ne tarderais pas à en parler puisque l’article qui précède, celui-ci et le suivant préparent à la compréhension de ce petit monument chrétien prophétique œuvre d’un authentique mystique dont la voyance est celle d’un véritable Rose+croix.

 

À la recherche des AA.

Il me paraît digne d’intérêt de remarquer que A est l’initiale d’Arctique et aussi d’Antarctique, voila deux lettres naturellement accolées pour représenter un même pivot reliant le Pole nord au Pole sud. AA est donc l’expression de l’axe des pôles terrestres. Remarquons que le mot Arctique dérive du Grec « arktitos » (qui regarde l’Ourse). Quant au terme Antarctique il se définit comme  « opposée à l’Ourse ».

Arthur ou Artus, le roi des chevaliers de la Table ronde n’est autre que l’axe polaire de la table ronde ou phonétiquement : la terre ronde. Je rappelle qu’en Gallois, le mot ours se dit « arth », d’où Arthur roi de l’Axe ou de l’ixe (X).

 

Ce monarque est célèbre pour son épée légendaire qui fut plantée dans la terre, ce qui est des plus expressif puisque aussi bien l’axe géographique que l’axe magnétique traversent la terre.

 ourse saintAmand2

 

 Peinture murale illustrant la légende de saint Amand. D’après l’illustration du blog (overblog) de Robert Régor « vivrevouivre » in Overblog.

Saint Amand vécut vers 653. Il fut Évêque de Maastricht et évangélisa les pays de la Meuse et de l’Escaut et fut appelé Amand car il était aimable. Sa légende dit qu’il obligea un ours (ou une ourse) à porter ses bagages à la place de la mule qu’il venait de dévorer. Les verges (crosses épiscopales ?) sensiblement parallèles des deux personnages de droite désignent l’axe des deux pôles (géographique et magnétique) qui ont leur projection, sur la sphère céleste, dans la constellation de la petite ourse. Quant à Amand ou aimant c’est suffisamment expressif pour désigner le Pole magnétique d’où dérive le mot amour dans le sens d’attraction, d’où le verbe aimer et le nom du saint… donc, ne pas négliger la terre mère qui est dispensatrice d’amour.

Remarquez la troisième verge inclinée hors de l’ourse (ours et ourse sont phonétiquement identiques). Le personnage barbu porte une agrafe de poitrine en symbole solaire (cercle avec un point central) il est auréolé et semble en colère. C’est Dieu le Père qui envoie un coup de son pied gauche (« qui est à gauche » du latin sinister = sinistre) au derrière de l’ours/e, plus exactement sur sa queue (et donc, de ce fait, il « bouscule » l’étoile polaire) et décide du cataclysme résultant du renversement des pôles provoquant un parcours hélicoïdal apparent du soleil.

Le personnage central maintient son capuchon de la main pour l’empêcher de glisser sur sa nuque. Il l’agrippe de sa main gauche (sinistre) symbolisant ainsi le glissement qui est prêt à s’effectuera de part et d’autre de la « boule ». Remarque importante : la main gauche (sinistre) de Dieu le père désigne sans ambiguïté le pôle opposé. L’idée de rotation est bien marquée par le vêtement du personnage central.

 petite ourse

 

La constellation de la petite ourse avec l’étoile polaire au bout de sa queue.

 

ours axe du cielC, comme ciel, avec l'ourse axe du ciel.

 

Par ailleurs, j’attire l’attention sur le sens de l’épée versée en héraldique qui est l’épée dont la pointe est dirigée vers le bas. Elle suggère l’inversion des Pôles, ce qui s’amorce de nos jours avec l’importante migration du pôle nord magnétique qui ne tardera pas à s’inverser avec le pôle sud. Je reviendrais sur ce sujet à propose de AAAA.

 

N.b. Il fut un temps (récent) ou les armées plaçaient leurs bases stratégiques entre le pole nord géographique et le pôle magnétique. Actuellement ce subterfuge pour faire « perdre le nord » aux ennemis potentiels n’est plus possible car l’écart (déclinaison magnétique) est trop important et les confusions entre les deux pôles n’est plus possible à cela viennent s’ajouter les « indiscrétions » des satellites de télédétection qui cartographie la terre en permanence avec précision.

 

Sur le plan historique, « AA » est le nom d’une importante société « polaire » ultra secrète du XVIIe siècle, qui fut crée par Saint Vincent Depaul sous le règne de Louis XIV, que certains appelaient les « Amitiés Anonymes » ou « Amitiés Alchimiques » ou encore « Académie des Arcades ».  

 

N.b. Petite remarque décalée : Il n’y a pas d’erreur d’orthographe sur le nom de « Depaul » que l’on écrit généralement « de Paul ». Selon Hoefer (Nouvelle biographie générale, T42, 1866), les signatures authentiques du saint portent le nom « Depaul » écrit en un seul mot. C'est cette orthographe que j’ai adoptée et qui est utilisée en Amérique du Nord.

 

Commençons par tenter de déceler les prémisses de cette étrange société qui fut l’axe spirituel du siècle des Lumières (siècle de l’X, qui symbolise la lumière) dont Vincent Depaul fut l’équivalent d’un roi Arthur occulte.

 

Cela commence donc avec un galérien en soutane dont la philanthropie et la grandeur rayonnent comme un soleil sous le roi de France du même nom, celui qui faisait flamber Versaille.

 

Arrêtons-nous sur l’Image d’Épinal d’un aumônier des galères, devenu saint à juste titre, celui qui remplaça un rameur sur son banc de chiourme.

 

J’ai vu un vieux film, Monsieur Vincent, sur cette histoire ou notre prêtre s’assied à la place d’un condamné et l’histoire s’arrête là dans une décevante banalité malgré la présence puissante de l’acteur Pierre Fresnay qui incarnait Vincent.

 

N.b. Monsieur Vincent, film NB réalisé en 1947 par Maurice Cloche. .

 

Et bien il serait temps de traduire ce geste dans sa réalité crue avec des termes tout aussi crus et je demande pardon aux oreilles chastes et aux nez délicats et surtout aux fidèles qui dans leurs nuages d’oraisons bavardes embrassent et reniflent dévotement les pans de sa soutane céleste. Voyons ce que signifie ici l’odeur de sainteté.

 

 Quand saint Vincent Depaul a remplacé un galérien, l’histoire a passé sous silence un fait fondamental (c’est le cas de le dire) c’est que Monsieur Vincent s’est assis dans la merde (les offusqués peuvent préférer « merdre » hurlé par le père Ubu !). J’insiste dans ma trivialité en disant que je préfère dire que notre homme s’est assis courageusement dans la merde ! qu’il a mis aussi ses pieds dans les excréments, car les prisonniers étaient enchaînés à leur banc jour et nuit et déféquaient urinaient et mourraient sur leur banc ! Oui, l’esclavagisme c’était aussi ça et Vincent tentera par tous les moyens de leur ôter leurs fers en allant jusqu’à délivrer (pour l’équivalent de millions d’euros) ceux qui étaient en Barbarie !

 

L’odeur de cette vaste fausse d’aisance agrémentée par celle de la sueur et de la crasse était inimaginable. Pour tout dire c’était insupportable… et Vincent descendit dans ce merdier qui puait tellement que les officiers se réfugiaient, un mouchoir sur le nez, dans le château arrière d’où soufflait le vent contraire. Ces officiers  luttèrent contre l’odeur infecte avec des parfums violents qu’ils inventèrent pour la circonstance.

 

Ce sont ces mêmes parfums intenses qui furent à la mode à Versaille où personne ne se lavait. Ce petit monde négligé de la Cour mélangeait ses senteurs de fauves avec celles des violettes qui ne parvenaient plus à embaumer les jardins à la française ! Et oui il n’existait pas de toilettes à Versaille et les buissons servaient à quelque chose. Croyez-moi, les escaliers n’étaient pas sans dangers. En ce lieu éminemment aristocratique les culottes s’abaissaient en tout temps et en tout lieux… les miasmes de saleté en couches géologiques et de crottes oubliées étaient toutes puissantes et je vous assure que les vapeurs de poisson de ces dames auraient annihilé les subtilités odoriférantes de nos modernes Chanel N°5 !

 

N. b. En qualité de mal embouché congénital en vacance, je vais vous confier un rêve : j’ai parfois envie de plagier le film « Si Versaille m’était conté » de Sacha Guitry (1954) ou je raconterais l’histoire des buissons qui virent les derrières les plus illustre de l’histoire. Je suis sûr que feue San Antonio se serait « éclaté » pour traduire cet envers du décor ayant pour trame l’assassinat (et non le suicide, évidemment) de Vatel (Water pour Béru) le cuisinier du roi qui attendait son… poisson !

 

Bon, j’arrête là mon badinage béotien qui frise le vocabulaire de chantiers pour me confondre en courbettes de mea-culpa auprès des mysophobes patentés…

 

Alors, quand vous entendrez parler de ce curé rameur, n’oubliez pas qu’il n’était pas un galérien d’opérette ! Oui, il mérite largement qu’on lui rende hommage non pas seulement parce qu’il est un fervent disciple du Christ (remarquez que je ne dis pas chrétien. )…

 

N.b. Je ne considère pas que les chrétiens actuels soient des disciples du Christ, mais le plus souvent disciple de Jésus et de son Sacré-Cœur sentimental.

 

 …Mais aussi par sa dimension de bienfaiteur de l’humanité car ses actions héroïques, le mot n’est pas superfétatoire, serait impossible à réaliser pour la plupart d’entre nous. J’insiste, Vincent n’était pas un rameur de cinéma, lui qui fut esclave !

 

Son action était pleine de compassion pour ces morts-vivants de la chiourme… N’oublions pas que la peine des galères était de 10 ans minimal, ce qui équivalait à une condamnation à mort pour des forfaits qui aurait pu bien souvent se régler d’une tape sur les doigts.

 

Mais il y avait les nécessités de la marine exigeantes en esclaves qui avait à sa tête le bailli ou amiral Philippe-Emmanuel De Conti, fil du maréchal de Retz, chez lequel notre rameur Vincent Depaul fut précepteur de 1613 à 1617. Cette puissante famille le soutiendras dans toutes ses entreprises et appuiera sa demande pour devenir aumônier général des galères afin d’alléger la peine des condamnés, car l’amiral et son épouse étaient de grands philanthropes.

 

Ainsi Vincent fut le premier aumônier général de la Marine Nationale dont le rôle a bien changé. L’aumônier général actuel est un évêque qui officie devant un parterre de capitaines de vaisseaux et d’amiraux sans se soucier des rectitudes militaires trop souvent sans âmes.

 

N.b. Dans la Marine Nationale la « rectitude militaire sans âme » s’applique essentiellement sur l’échine des matelots et quartiers maîtres. Devrais-je souligner que le nom de « Royale » donné à la marine n’est pas dépourvu de liens avec l’état d’esprit de l’ancien régime qui se manifeste dès les premier pas d’un jeune enseigne de vaisseau sur la « Jeanne d’Arc » et se conforte quelques années après lors du second passage en qualité de lieutenant de vaisseau instructeur (capitaine). Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’humanisation de certaines conditions sans manifester pour autant un esprit antimilitariste. Tout futur officier doit être d’abord matelot sans cela il ne comprendra jamais l’équipage et ne saura le diriger correctement. S’il passe par ce stade il évitera de dire ou de faire des idioties dictatoriales (qu’il confond avec l’esprit militaire) pour ne pas dire plus.

 

L’aumônerie de Vincent incluait les officier et équipages responsables de la vie des forçats et sur lesquels le prêtre agissait le plus puissamment possible afin de soulager la souffrance de l’équipage et des condamnés.

 

Se mettre à la place d’un galérien eut un effet salutaire sur les gardes chiourme qui confondaient les dos penchés, ruisselants de sueurs et zébré de cicatrices, avec celui des bêtes de somme.

 

Vous asseoir à côté des enchaînés dans cette antichambre répugnante de fosse sépulcrale l’auriez-vous fait ? Pour moi ce seul acte montre la noblesse de Vincent et nul n’est besoins d’ajouter une fausse particule nobiliaire à ce nom qui rayonne à lui seul l’aristocratie suprême.

 maison saint Vincent-copie-1

 Domicile à Pouy dans les Landes où naquit, en 1581, saint Vincent Depaul.

Cette maison s’écroula en 1682. Elle fut reconstruite à l’identique en 1700, pour le centenaire de l’ordination de Vincent, soit 40 ans après sa mort à 79 ans.

 

Bon, ceci étant dit demandons-nous qui est ce noble Vincent ? Depaul est né à Ranguines, petit hameau de la paroisse de Pouy (appelé, depuis 1828, Saint-Vincent-de-Paul), au sud des Landes, non loin de Dax. Issu d'une famille de paysans, il est le troisième de six enfants (quatre garçons et deux filles) où il participait aux travaux de la ferme en gardant les cochons.

 

chene-st-vincent-de-paul

Source Wikipédia.

 

Le Juge du village, M. De Cormet, remarque son intelligence et, en 1595, le prend sous sa tutelle à Dax, où il est avocat à la cour présidiale. Il l’héberge à son domicile et l’inscrit comme élève au collège des Cordeliers où le tout jeune garçon fait, durant deux années, de brillantes études élémentaires.

En 1596, pour ses 16 ans, il fut admis à l'Université de Toulouse pour étudier la théologie, et en 1600 il est ordonné prêtre. Il a 19 ans seulement ! À la suite de quoi, malgré sa compétence peu commune en théologie histoire de l’Église et rituel (les prêtres n’allaient pas à l’Université et les séminaires n’existaient pas), il officie dans de petites paroisses, alors qu’il a la formation d’un prélat. Un être aussi exceptionnel ne pouvait passer inaperçu. Je ne saurais vous dire qui s’intéressa à ce prêtre pour lui faire jouer un rôle totalement révolutionnaire sur le front de l’humanisme et de l’ésotérisme.

En parcourant sa biographie j’ai parfois l’impression de qu’il s’agit de Béranger Saunière le curé de Rennes le Château et son énigmatique fortune. Je reste persuadé qu’il existe des liens dans l’ordre de l’ésotérisme et plus particulièrement de l’alchimie.


          En 1605, à l’occasion de ses 24 ans, sa vie est bouleversée lors d’un voyage par mer de Marseille à Narbonne. Son bateau est arraisonné par des pirates tunisiens et Vincent est fait prisonnier, puis vendu comme esclave.

Il s'agit là d'un passage mystérieux de son existence qui fut décisif et qu’il relate dans ses lettres adressées à son bienfaiteur et ami le juge M. Cormet :

 « Je fus vendu à un pécheur, qui se vit contraint de se défaire de moi, pour n’avoir rien de si contraire que la mer, et, revendu à un vieillard médecin spagyriste, souverain tirant de quintessence, homme fort humain et traitable, qui me disait avoir travaillé cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, et en vain quant à la pierre, mais avec bonheur à d’autres manières de transmuter les métaux.

Je l’ai vu souvent fondre autant d’or que d’argent ensemble, les mettre en petites lames, et puis mettre un lit de quelque poudre, puis une autre de lames, et puis un autre de poudre dans un creuset ou vase à fondre des orfèvres, le tenir au feu vingt-quatre heures, puis l’ouvrir et trouver l’argent devenu or… »

        

« Mon occupation était de tenir le feu à dix ou douze fourneaux, en quoi, Dieu merci, je n’avais plus de peine que de plaisir. Le vieil homme m’aimait beaucoup et se plaisait à me parler de l’alchimie. »

 

En résumé, Vincent de Paul fut initié non seulement à l’alchimie, mais aussi à divers procédés « archimiques » que les alchimistes appellent aussi « particuliers », car ils permettent de faire de l’or sans utiliser le procédé alchimique traditionnel. Dans ce cas, toute la dimension spirituelle liée à l’alchimie disparaît. Il s’agit alors uniquement de « chercheurs d’or » et les alchimistes s’en désintéressent, ce qui ne les empêche pas de connaître, et parfois de pratiquer, ces divers procédés.

Son dernier maître était un renégat originaire de Nice qui repentit se sauva avec Vincent. Ils abordèrent en juin 1607 à Aigues-Mortes d'où Vincent se rendit à Avignon.

 

Étrange histoire, correspondant à une absence de deux années de ce futur colosse de la bienfaisance possédant une lucidité telle qu’elle lui permit une brillante cohérence de la logistique afin de donner à son œuvre une solide envergure nationale en de multiples secteurs allant de la construction des hôpitaux, aux hospices pour vieillards ou pour aliénés, aux centres pour les enfants abandonnés, aux écoles et à l’accueil des anciennes prostituées…

 

Cette période « d’esclavage », était-ce un prétexte pour accomplir un « Stage » de formation ? Peut-on parler d’« Initiation » psychique du plus haut niveau ? Nul ne le sait, et nous pourrions nous perdre en conjectures, mais une réalité s’impose : notre homme fut profondément changé, comme si sa vie s’inscrivait dans une nécessité politique de la nation et de l’histoire.

 

À partir de ce moment tout bascule pour lui, il va être en relation avec les grands du royaume et pouvoir manifester tout son élan de philanthrope et de plus il structure l’Église en devenant le fondateur des séminaires avec une mystique active bien oubliée de nos jours car les fondements d’une communion avec l’indicible sont remplacée par du bavardage ou des monologues stériles frisant l’autocongratulation.

 

Dès son retour de captivité, il se rendit à Avignon où il initia le vice-légat d’Avignon à certains procédés d’alchimie. En 1608, il écrivit à Comet  :

 

« Mon dict seigneur… me faict honneur de fort aymer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je luy ay appris, desquels il faict plus d’estat, dit-il, que si je lui avais donné une montagne d’or, parce qu’il a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement. »

 

Voilà une preuve incontestable de l’initiation à l’alchimie de notre grand philanthrope. Comme les catholiques mettent en doute l’initiation de Vincent, qu’ils lisent donc cette lettre et arrêtent de diaboliser l’alchimie qu’ils ne cherchent même pas à comprendre puisque, pour eux, l’affaire est définitivement jugée : elle sent le soufre pour l’éternité.

 

N.b. J’ai déniché, au marché aux puces, un livre ancien imprimé en 1780. Il porte le titre : Instructions sur le rituel, rédigé par feu Monseigneur Louis-Albert Joly de Choin, évêque de Toulon qui fut imprimé d’après les manuscrits de l’auteur et par ordre de Mgr Alexandre de LASCARIS, des comtes de Vintimille, évêque de Toulon et par ordre de Mgr Gabriel-François Moreau, évêque de Mâcon. Il porte le privilège de roi de 1765 qui était l’équivalent de l’imprimatur, car à cette époque gallicane le roi était chef de l’Église de France. Voici ce que l’on peut lire à la page 51 du tome III :

« La Magie naturelle ne renferme rien de mauvais. C’est l’art d’opérer des choses merveilleuses par le moyen de l’industrie, de la science, de l’adresse ; tels sont certains effets de la médecine, de la mécanique, de la perspective et de l’alchymie. C’est une magie naturelle non diabolique ».

 

Si Vincent poursuivit son œuvre de charité, ses connaissances alchimiques le plaçaient en tête d’un antique savoir qui lui ouvrait bien des portes. Car à son époque tout comme actuellement, rares étaient les véritables alchimistes qui savaient allier alchimie interne (spirituelle) et alchimie externe (laboratoire). Aussi, n’est-il pas étonnant que sa vie occulte l’ait amené à des activités insoupçonnables liées à la christianisation des centres d’ésotérisme reposant trop souvent sur des initiations antiques désadaptées depuis la venue du Christ. Je n’ai ni la place ni le temps (pour l’instant) d’approfondir mon opinion à ce propos. Mais n’oubliez surtout pas que tout ce que je raconte ici est mon opinion, ce n’est donc pas la vérité dont je serais l’indéfectible porte-parole… Dieu me préserve d’un pareil dérapage.

 

Une association secrète d’alchimistes, qui fut peut-être à l’origine de son initiation, nomma Vincent à sa tête.

Voici ce que l’on peut lire aux pages 52 et 53 du Légenda des Frères Aînés de la Rose-Croix, groupement qui pratique l’alchimie :

 

« Le 35ème Imperator est V. Depaul (1637-1647). D’après les notes transmises, il semblerait bien qu’il s’agisse de Saint Vincent Depaul.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y aurait rien d’impossible à ce qu’il fut alchimiste ; mieux, le contraire nous étonnerait. Voici un extrait de la lettre qu’il écrivit d’Avignon le 24 juillet 1607 (de retour de captivité chez les Turcs), à son ami et bienfaiteur de Cormet :

« …je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1605 jusques au mois d’août prochain, qu’il fut pris et mené au grand Sultan pour travailler pour lui… mais en vain, car il mourut de regret par les chemins… »

 

L’auteur du Légenda poursuit :

« Nous constatons donc que Vincent Depaul a eu tout loisir pour comprendre le Grand Œuvre. Lorsqu’on reste onze mois en tête à tête avec un opérateur qui vous parle d’alchimie par plaisir… et qu’on le voit opérer, on a beau entretenir douze fourneaux (pour la fonte des métaux vils à transmuter), on est obligé de tout comprendre.

Personnellement, nous acceptons très bien cette possibilité, d’autant plus que ce qui devait attirer l’attention de M Vincent, c’est que son médecin spagyriste se servait de ses transmutations pour secourir les pauvres. Rien que cette raison expliquerait l’intérêt alchimique de Vincent Depaul. »

 

N.b. Le Grand Œuvre est l’ensemble des techniques cabalistiques et symboliques accompagnées par des pratiques au laboratoire indissolublement liées à des activités mystiques à l’oratoire. L’ensemble de tout cela est le Grand Œuvre qui permet de fabriquer la Pierre philosophale. Donc si la spiritualité inhérente à l’alchimie existe, l’alchimie spirituelle n’existe pas en tant que telle. Non ! et non ! ! ! l’alchimie est un corpus indivis. L’alchimie obéit à la loi du « tout ou rien ». Dois-je vous confier que lorsque je lis des titres de livre comme « l’alchimie spirituelle » ou « psychologie de l’alchimie » je me fâche tout rouge ! Si le monde matérialiste sombre dans les divisions, le monde de l’ésotérisme est unité car cette unité est à l’image de l’Esprit qui est au cœur de sa démarche alors que la division est diabolique dans le sens étymologique du terme. Je ne vais pas vous mettre les points sur les i sur le sens profond de la mode paresseuse des déclinaisons qui écharpent en lambeaux le Grand Art !

 

À partir de son initiation alchimique Vincent devient discrètement l’homme le plus riche du royaume et entouré, fort probablement, d’adeptes chevronnés, et très discrets, pour l’aider dans sa tache considérable et exceptionnelle.

 

Précisons qu’il lui est impossible d’utiliser le métal précieux en son nom car cela éveillerait des soupçons de diablerie et des convoitises. C’est pour éviter que sa richesse soit connue qu’il réclamera ses lettres révélatrices de sa connaissance de l’alchimie qu’il avait envoyée à M de Cormet. Curieusement le magistrat, qui devait en connaître l’importance, refusera toujours de les lui donner… fort heureusement pour nous car elle furent retrouvées à Castelnaudary chez un admirateur du grand alchimiste médecin P-J. Fabre.

Ces lettres gênaient Vincent pour une raison évidente : l’Adepte doit se taire, garder secret tout ce qui laisse supposer ses connaissances. Cette attitude est une preuve indirecte de son Adeptat. Il suffit de lire Fulcanelli pour comprendre à la fois l’Adeptat de Vincent et son attitude de grand philanthrope :

 

« Quand ses désirs seront accomplis, le sage, méprisant les vanités du monde, se rapprochera des humbles, des déshérités, de tout ce qui travaille, souffre, lutte, désespère et pleure ici-bas. Disciple anonyme et muet de la Nature éternelle, apôtre de l’éternelle Charité, il restera fidèle à son vœu de silence. » (Le mystère des cathédrales, avant dernière phrase.)

 

Si vous ne reconnaissez pas Vincent dans cette citation, je vous déclare aveugle pour l’éternité. J’attirerais votre attention sur un fait : toute la dimension philanthropique n’est réellement efficace qu’après accession à la sagesse. Question aux bénévoles de notre planète : Combien d’associations charitables auraient pu réaliser l’œuvre du seul Adepte Vincent ?

 

Revenons aux lettres révélatrices de Vincent. Disons en passant qu’elles disparurent lors de la Révolution et réapparurent au XIXe siècle dans la bibliothèque du poète alchimiste Labouisse-Rochefort de Castelnaudary. Labouisse-Rochefort est connu pour avoir parcouru le territoire de Rennes le Château et parlé de son trésor d’une étrange manière. Il fut membre de l’Académie des Arcades (AA) crée par la reine Christine de Suède. Cette académie regroupait des alchimistes dont le pape Léon XIII.

 

Ce poète, fort médiocre, chantait aussi les prouesses transmutatoires du médecin alchimiste Fabre de Castelnaudary qui transmuta le 22 juillet, jour de la fête de St Marie-Madeleine patronne de l’église de Rennes le Château.

Signalons au passage que Fabre vivait à l’époque de St Vincent puisqu’il ouvrit son cabinet à Castelnaudary en 1610.

 

N.b. Le blason de Léon XIII est IMMORTALISÉ sur la CLE de voûte qui orne la porte de l’église de Rennes le Château. Les papes passent et ne se ressemblent pas. Pourquoi sculpter au portail de l’église le blason d’un pape bien en évidence alors que l’église traversera les siècles et que ce pape ne sera pas plus important qu’un autre dans l’histoire de l’Église ?

 

Comment, le bon Vincent, fait-il pour utiliser son or ? Il en donne à des familles amies comme celle des De Gondis ou à la duchesse d’Aiguillon. Ensuite il se fait faire des dons considérables pour ses œuvres à travers la gent féminine particulièrement mobilisée. Voici une liste non exhaustive de fortunes inépuisables, et au-dessus de tous soupçons, alimentées secrètement par le richissime Vincent Depaul et ses amis adeptes :

La très riche (et très belle) Présidente Goussault, veuve du président de la Cour des Comptes.

La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu, qui disposait d'une fortune colossale et ne comptait pas ses dons.

La Reine Anne d'Autriche, veuve de Louis XIII, qui n'oublia jamais que M. Vincent avait assisté le défunt roi à son lit de mort.
         La Princesse de Condé, mère du vainqueur de Rocroy.
         Louise de Gonzague, future reine de Pologne, très assidue à visiter les malades de l'hôtel-Dieu qu'elle se plaisait à combler.

 

Donc, après cet épisode « d’esclavage » son existence change complètement, il passera quelque temps à Rome ou il rend visite au pape qui lui confie une mission secrète auprès d’Henry IV. Et voilà que Vincent se retrouve dès 1608 à la Cour royale et devint même l'aumônier de la reine Margot. Vous y comprenez quelque chose à cette ascension subite ? Moi je ne comprends pas comment un petit curé en est arrivé là après deux ans d’absence pour cause d’esclavage abêtissant. C’est à se demander si pendant deux années il ne fut pas introduit par un puissant cicérone dans les milieux les plus prééminents et les plus secrets aussi des princes de sang.

 

Vincent resta proche de Paris et officia un moment à Clichy avant d’entrer en 1617 dans la famille de Gondi. Il a alors 36 ans. Emmanuel de Gondi était amiral des galères de France et lui offrit l’opportunité de faire le bien au sein de sa flotte.

Madame de Gondi le prit pour directeur de conscience et précepteur de ses enfants. Vincent Depaul tisse alors des liens très forts avec cette famille qui le soutiendra ensuite toute sa vie dans sa croisade contre la pauvreté et l'exclusion.

Dans ce contexte de changement de cadre social on comprend mieux l’importance de la rencontre, en 1628, de Vincent et de l’Évêque de Beauvais : Mgr Augustin Potier. Ils partagent une même idée : Sélectionner les candidats au Sacerdoce et veiller au sérieux de leur préparation.

Je rappelle qu’au XVIIeme siècle comme dans les siècles précédent, un curé choisissait parmi ses ouaille un garçon pieux. Il l’instruisait et un jour le présentait à l’évêque qui l’ordonnait, d’abord il lui décernait, au fil des ses visites, les cinq ordres mineurs puis les ordres majeurs dont la prêtrise. Le futur prêtre ne fréquentait donc aucune école, aucun séminaire avant d’accéder au presbytérat. C’était pratiquement un enseignement de « maître » à « disciple » comme en alchimie et dans bien d’autres domaines. Si le concile de Trente (1545-1563) institua les séminaires, cela resta lettre morte jusqu’à l’intervention vigoureuse et décisive de Vincent Depaul.

L'expérience fut concluante. Le 21 février 1631, un mandement de Jean-François de Gondi (ça alors, quelle coïncidence !), Archevêque de Paris, exige que tous les clercs parisiens candidats aux Ordres participent à ces retraites d'Ordinands. On les fit à Saint-Lazare où Vincent  recevait, à ses frais, entre cinq et six cents clercs chaque année (une bouche de plus ou une bouche de moins…). Parmi eux, se trouvait la future élite du clergé français : Jean-Jacques Olier, futur fondateur du Séminaire Saint-Sulpice, Jacques-Bénigne Bossuet, futur évêque de Meaux et… Jean-François-Paul de Gondi, futur Cardinal de Retz, etc.

Donc, Vincent est le créateur des Séminaires et le formateur des plus hautes autorités ecclésiastiques.

Pour un ancien gardien de cochon, c’est une sacré promotion ! ! ! 

Il crée les Conférences du Mardi qui seront le noyau d'un clergé parisien d'élite d’où sera issu Mgr Nicolas Pavillon qui deviendras évêque d’Alet dans l’Aude étroitement lié à l’énigme de Rennes le Château.

Abordons maintenant le mystère.

Vincent créa la Compagnie du Saint-Sacrement, Société secrète dont l’influence politique fut considérable car elle espionnait la plus haute sphère du pouvoir. Elle possédait des archives, dissimulées dans un lieu secret que l’Église cherche encore avec une certaine véhémence puisque sa crédibilité est en très sérieux danger en référence à des faits précis qui la discréditerai définitivement et qu’elle préférerait voir disparaître.

Il est aisément compréhensible que ses archives ressurgiront un jour au moment opportun. À ce moment nous comprendrons pleinement le sens de la mission du « galérien » Vincent.

Je raconte cette histoire dans mon ouvrage « Rennes le Château : la carte des trésors ». Je n’y reviendrais pas à moins qu’un jour je transforme cet article en livre.

N.b. Il me reste encore quelques exemplaires de ce livre.

Louis XIV devenu bigot (la « calotine » et surtout coquine madame de Maintenon y fut pour quelque chose) ne comprit pas le rôle de la Compagnie du Saint Sacrement, appelé, par dérision, la « Cabale des Dévots ». Il ordonna sa dissolution, mais elle continua d’exercer son activité d’une manière tout aussi secrète sous le nom de « AA ».

L’énigme des AA semble résolue, mais pour la comprendre pleinement il faut découvrir le sens de « AAA » et de « AAAA » et donc poursuivre l’histoire. Continuons donc la biographie de « l’extraterrestre » Vincent.

En 1638 débute l'œuvre des "Enfants Trouvés". Il créa pour eux un établissement particulier.

On lui doit aussi la création des hôpitaux de Bicêtre, de la Pitié - Salpêtrière, et en 1654 de l'Hôpital du Saint Nom-de-Jésus.

Posons-nous la question des frais de fonctionnements de ces centres. En comptant vite vous trouverez la nécessité de disposer de l’équivalent de quelques millions d’euros… par an !

 

Voici une nouvelle étape qui nécessite, pour être comprise, un retour en arrière dans le temps.

 

Sur la fin de son règne, Louis XIII avait demandé à Saint Vincent Depaul d'envoyer ses prêtres en Barbarie pour l'assistance corporelle et spirituelle des captifs, et donna dans ce but de 9 à 10.000 livres (100.000 €). La duchesse d'Aiguillon, fastueuse donnatrice, voulut prendre part à cette  oeuvre. Le 25 Juillet 1643 était signé le contrat par lequel elle établissait une maison de missionnaires à Marseille.

 

N.b. C’est de Marseille que partit Vincent pour être réduit à l’esclavage.

 

Ainsi, le fondateur de la Mission enverrait en Barbarie, des prêtres « pour consoler et instruire les pauvres chrétiens captifs »...

À ce moment Vincent ne recule devant rien quitte à s’investir à l’étranger en plein dans le « nid » des esclavagistes qui l’avaient, sois disant, fait prisonnier et vendu comme esclave.


         La Duchesse d'Aguillon (encore elle !) acheta le consulat d'Alger (ben voyons c’est de la broutille) pour le donner à Vincent. Elle acheta aussi le consulat de Tunis… Ben ! Qu’est-ce qu’elle s’amuse la Dame avec son argent de poche, elle va finir par ruiner son tonton Richelieu !

Son dessein était de prévenir toute rivalité, entre les consuls et les missionnaires, en les plaçant sous une direction unique, celle de Vincent. Oui, l’argent à gogo arrange bien des choses !

 

Disons en passant que la même année sont instituées à Paris les fameuses « Conférences du Mardi » données par Vincent et assisté par Nicolas Pavillon. En ce lieu se retrouve régulièrement l'élite du Clergé (Bossuet, Retz, Olier et d’autres).

 

Pour le rachat des esclaves les missionnaires recevaient l'argent envoyé « des pays chrétiens » (comme anonymat il est difficile de faire mieux : je reçois l’argent des « pays chrétiens », autant dire de partout et de nulle part).

Bref, on estime (Abelly) que le nombre de captifs délivrés entre 1645 et 1661 dépasse 1.200 et que la dépense faite pour leur rachat n'est pas loin d'égaler 1.200.000 livres (environ dix millions d’euros). Les « pays chrétiens » (lisez Vincent) étaient d’une générosité sans bornes… et jonglait avec les millions d’euros : rachat de 1200 esclaves par ci, un consulat par là, un grand hôpital pour boucler le tout et l’on repart pour un tour aussi riche qu’avant ces petites emplettes.

Saint Lazare était le centre de cette œuvre, c'est là que convergeaient les offres et les demandes. Bon, inutile de mettre les points sur les i à propos de « l’industrie » pratiquée en ce lieu…Ensuite le centre de Marseille se chargeait des expéditions de monnaies précieuses par mer jusqu'à la côte de Barbarie. Cet argent servait à acheter les esclaves ou pour aider les pauvres. En cela, comme en tout le reste, la plus généreuse fut la Duchesse d'Aiguillon, qui fit même les frais d'un petit hôpital (une gâterie pour Madame) dans la ville d'Alger pour les esclaves malades. Ben oui, La bonne duchesse est l’ancêtre des sociétés écran et des blanchisseuses d’argent. Elle s’en donnait à cœur joie au point de pouvoir acheter n’importe quoi pourvu que ce soit pour aider son prochain.

Personne ne s’étonne de la relative facilité avec laquelle les vaisseaux de Vincent parvenaient en Barbarie sans être arraisonné et pillés et l’équipage réduit à l’esclavage. Curieux ça, les missionnaires navigateurs, riches comme Crésus, acheteurs et bienfaiteur d’esclaves ne furent jamais inquiétés sur les côtes infectés de pirates alors qu’il suffit de caboter entre Marseille et Narbonne pour se faire arraisonner ! Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a là quelque chose de louche !

Je vous laisse une opinion et faites-en ce que bon vous semble : La fraternité alchimique et initiatique « œcuménique » qui se manifeste au-dessus des croyances a dû jouer. Ce fut une sorte d’entente secrète pour le bienfait de l’humanité dans le sens absolu du terme.

Finissons-en avec l’action de Vincent et rappelons son activité durant les troubles de la Fronde. Pendant cette période la France est exsangue et il soulage la misère publique. Il organise des collectes bidon à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de Religions. Retenons un fait capital : À ce moment il fut perçu comme un véritable ministre de l'assistance publique. En d’autres termes il avait garni avec ses propres deniers, sous prétexte de collecte qui ne pouvait qu’être faméliques en ces temps troublés, son « portefeuille ministériel » et suppléa ainsi à la carence financière d’un gouvernement n’ayant aucune ressource et qui ne se préoccupait pas des miséreux.

Enfin il faut préciser ici la dimension mystique particulière de Vincent. Il s’inscrivait avec d’autres piliers de la Compagnie du Saint Sacrement puis des AA comme Jean -Jacques Olier, Nicolas Pavillon, Jean-Baptiste de La Salle et bien d’autres, dans un christocentrisme difficilement compréhensible par la plupart des chrétiens qui le confondent avec la jésuslâtrie qu’acheva de sublimer en gloriole la sentimentale vénération du sacré-cœur de Jésus.

Le christocentrisme bien compris et non bavard est le substrat d’un hermétisme cohérent et aussi celui d’une alchimie appréhendée jusqu’en sa plus noble quintessence.

L’alchimiste Pierre-Jean Fabre de Castelnaudary le traduit fort bien dans son alchimiste chrétien, il en est de même pour l’évêque alchimiste Dom Albert Belin en son apologie du Grand œuvre. Deux alchimistes éminents contemporains de Vincent Depaul qui s’inscrive dans un même courant dont Vincent est le fer de lance et le plus noble représentant.

Il est temps de nous tourner vers les cieux pour mieux saisir notre futur et ce que représente Vincent pour l’alchimie et les Hommes.

Prêtre infatigable et discret, œuvrant avec de nombreuses femmes fidèles dans leurs engagements et donc solides au poste, plus solide que la plupart des hommes. Son action sur le plan mystique comme sur celui de la science sacrée reste d’une brûlante actualité.

Vincent apparaît parfois comme un surhomme, peut-être l’était-il ? Le lieu de naissance d’un être aussi exceptionnel n’était peut-être pas fortuit ? Existe-t-il une clé de sa mystique ? Avait-il une vision du monde particulière expliquant son christocentrisme et des actes aussi extraordinaires ? Pour tenter d’obtenir quelques réponses tournons-nous vers AAA et AAAA !

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 06:22

 

© Août 2010.

Amicalement à Bruneau d’Hendaye

 

Ne soyez pas surpris par ce titre insolite, je vous assure qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie et que cette sorte de charabia de voyelles répétées n’est pas le fruit de quelques subtilités, ou futilités, dans le style rébus, jeux de mots, ou acrobaties cabalistiques.

 

Il faut tout de même dire que « AA » autant que « AAA » et « AAAA » ne sont pas des inconnus pour les historiens éclairés des mystères de l’Église et pour les hermétistes de bonne teinture.

 

Cependant, pour vous informer pleinement sur le sens de cette curieuse redondance « tétraktymorphe » qui n’est pas le fruit de l’imprévu, ma démarche nécessite de raconter une histoire qui flirte avec l’alchimie. Faut-il vous en étonner ?

 

A

A   A

A   A   A

A   A   A   A

 

Les A tétraktymorphe ou la disposition des 10 A de la multiplication alchimique sous forme de tétraktys pythagoricienne ou nombres triangulaires. Chaque étage de cette disposition, en triangle de feu, a un sens bien défini. Chacun des 4 niveaux fera l’objet d’un article plus ou moins long.

 

Évidemment, la redondance du « A » incite à examiner d’abord le sens global de cette lettre.

Mais avant d’aborder le sujet voici une vue d’ensemble de ces articles.

 

Ce texte en 4 articles est le fruit de mes vacances. Je l’ai rédigé en pensant à vous, connus et inconnus, par petits morceaux, comme un chapelet. C’est entre deux siestes  que j’appelle « oraisons dormitatoires » ou deux solides farnientes que je l’ai imaginés dans les étoiles de mes rêves tout en étant accablé par la chaleur et saoulé par le chant des cigales.

Alors ne m’en veuillez pas trop si parfois je suis cool au-delà du raisonnable puisque je me suis laissé aller en écartant mes orteils qui grillaient, dans l’air qui tremble, sous la massue du soleil en goguette.

 

N.b. J’entends d’ici mes lecteurs et amis martiniquais penser « mais de quoi il parle, ici c’est l’été toute l’année et nous ne connaissons que les cigales de mer et les langoustes ! les seules choses qui risquent de nous assommer ce sont les noix de coco si elle nous tombent sur la tête ! »

 

Ces 4 articles sont synthétiques, ils établissent des liens entre la vie de cet homme extraordinaire que fut Saint Vincent Depaul (pas de faute à ce nom.) et l’alchimie qu’il pratiquait, comme je le montre sans ambiguïté possible.

Je tente de décrire brièvement la dimension alchimique de cet homme-phare de l’humanité et de l’humanitaire que l’on appelait le « père des enfants trouvés ». Cet être fait d’abnégations appartenaient à des sociétés secrètes de bienfaisance comme la compagnie du Saint Sacrement et les mystérieux AA qui lui succédèrent en poursuivant dans le plus grand secret l’œuvre charitable à dimension internationale.

Cette vie prodigieuse, active et prolifique caractérise un être exceptionnel, un véritable géant, tant au niveau de l’intelligence, que du sens de la logistique et de la mystique.

Cet individu, qui aurait pu revêtir la pourpre cardinalice, est apparu en périphérie d’un lieu géographique que l’alchimiste Fulcanelli considère comme capital et le décrit dans son mystère des cathédrales. C’est en se rendant en ce lieu privilégié que l’on peut découvrir les AAA fondement de la mystique chrétienne et les AAAA qui donnèrent peut-être tout deux  naissance, par analogie, aux AA, avec le désir sous-jacent d’établir une connivence secrète en direction de  l’initiation christique reposant sur un christocentrisme essentiel remplacé de nos jours par un « jésuscentrisme » rococo. Cette démarche caractérise aussi la mystique des véritables roses+croix que je vous demanderais d’avoir l’obligeance de ne pas confondre avec les sociétés rosicruciennes actuelles dont le substrat mystique repose bien souvent sur une compilation désordonnée de textes plus ou moins spirituels donnant naissance à une sorte de salmigondis à connotation syncrétique.

Dernier point, ce texte est un peu long, je l’ai divisé  en quatre articles correspondant aux quatre niveaux de la tétraktys précédente.

 

Le premier  « Le sens général de la lettre A » 

Le second « À la recherche des AA »

Le troisième « À la recherche des AAA »

La quatrième « À la recherche des AAAA »

 

 

Le sens général de la lettre « A ».

 

La lettre A n’est pas quelconque puisque c’est la première de l’alphabet français et de la plupart des alphabets dérivés de l’alphabet phénicien.

 

En qualité d’idéogramme elle a commencé par se dessiner à l’envers car elle représentait une tête de taureau avec ses cornes. Son nom phénicien est « alf » (hébreux « alef » et grec « alpha ») qui signifie justement boeuf. C’était donc une manière de désigner le troupeau mais aussi les deux signes astrologiques limitrophes du Bélier et du Taureau, c’est-à-dire le printemps (premier temps) pour indiquer le début, l’éveil, de la nature et par analogie la couleur verte.

 

C’est aussi une façon de signaler le Nord ou septentrion. Le terme septentrion est issu du Grec « septem » (sept) et « triones » (bœufs) ou constellation de la petite ourse, (et non pas de la Grande Ourse comme on l’entend trop souvent) avec ses sept « bœufs » ou soleils, dont l’étoile polaire – ou α Ursae Minoris encore appelée cynosura (queue du chien) ou encore « objet d’intérêt » (en anglais) – se superpose, de plus en plus précisément, au nord géographique. Cette configuration stellaire est l’axe de rotation de notre globe activant les sillons céleste circulaire, (que l’on peut voir sur une photo du ciel nocturne, après une longue pose) grâce à un attelage de sept bœufs.

 

Mais, les ourses sont inséparables de la constellation du Bouvier qui est tout à côté. Ce Bouvier représente un laboureur qui conduit les sept bœufs des Ourses.


les2 ourses Les constellations de la petite et de la grande ourse.

 

bouvier 1

La constellation du Bouvier à côté de la grande ourse.

L’étoile Arcturus du Bouvier signifie « gardien de l’ourse » avec le préfixe que l’on trouve dans Arctique et antarctique.

 

Le char à bœufs tourne donc autour de l'axe polaire et le Bouvier guide cette rotation des cieux et, en conséquence, de la vie en cycles mettant en évidence « sept bœufs » ou « sept printemps », c’est-à-dire les périodes de sept ans dans tout ce qui concerne les phénomènes terrestres. Cette particularité fut bien mise en évidence dans plusieurs domaines par Rudolf Steiner. Cet auteur aussi prolifique que fécond détermina ces manifestations cycliques jusque dans les biographies sociales et individuelles, montrant ainsi l’une des origines de l’astrologie et de l’astrosophie (étude de la sagesse et de l’ésotérisme par les astres). Disons en passant que l’astrosophie n’est pas à la portée de l’écrasante majorité des astrologues dont la pensée est souvent matérialiste. Ce terme de « matérialiste » n’a pas ici une acception péjorative. Il tente de cerner un état d’esprit qui ne parvient pas à se dégager de sa pesanteur rationaliste à l’excès sans pour cela devenir irrationnel.

On retrouve le même phénomène en numérologie et en géomancie. La numérosophie et la géosophie sont pratiquement ignorées jusque dans les dictionnaires alors que pour les anciens c’était le fondement de leur pratique puisqu’ils étaient reliés à l’invisible, ce que j’explique plus précisément dans le chapitre réservé aux AAA.

 

Quant au cycle « nycthéméral » (de 24 heures) il indique les 4 périodes de 6 heures de l’horloge cosmique et donc les quatre Ages du monde sous la domination des « cieux » ou hiérarchies célestes.

 

Dans les techniques corporelles de comptage la lettre A était désigné par le pouce levé, ce qui est un signe de victoire (je suis le premier) ce signe de la main ne manque pas d’être un clin d’œil vers le conte de Grimm, le bien connu Tom pouce cabalistiquement « ton pouce », le vainqueur des épreuves de la vie.

 

La lettre « A » se confond donc avec le nombre 1 qui initialise autant l’alphabet que la série des nombres décimaux prenant ses références sur nos dix doigts. C’est dans ce sens qu’il est la valeur initiatique par excellence.

 

On peut donc rattacher, à ce symbolisme de la préséance du A, le reliquaire d’orfèvrerie cloisonnée en forme de A dit A de Charlemagne. Cette lettre ouvragée, sans la barre horizontale, aurait été donnée par l’empereur à l’abbaye de Conque (Aveyron) en qualité de première abbaye de l’empire.

 

La première interprétation serait de dire que AA = 2 et AAAA = 4. Cela ne mène nulle part pour l’instant, à moins de vouloir spéculer, ce qui n’est pas ma tasse de thé.

 

Nul n’ignore l’Alpha des Grecs associé à l’Oméga (l’équivalent de notre « Z ») dans la fameuse phrase du Christ : « Je suis l’Alpha et l’Oméga » c'est-à-dire je suis le commencement, c’est-à-dire l’initiateur de votre démarche de réalisation dans votre court stage sur terre.  Je vous accompagne jusqu’à la fin de vos expériences, en attendant que je décide de fermer votre boutique pour analyser votre chiffre d’affaires avec un impitoyable service des fraudes !

Oui, entre alpha et oméga il y a un chemin à faire qui incombe à chacun de nous. L’essentiel est ce qui est fait après le coup de pouce initial, qui prend fin vers les 33 ans en sachant, évidemment, que l’on est attendu à la sortie de l’auberge…

 

Vous vous doutez que AA ne désigne pas les Alcooliques Anonymes, même si certains ont, comme les alchimistes, une propension manifeste pour le blanc et le rouge.

 

Enfin, restons sur terre et rappelons aux « orfèvres » que « A » est la marque, en numismatique, des productions parisiennes alors que le « AA », caractérisait l’ancien atelier monétaire de Metz. Joli clin d’œil vers l’alchimie… Mais rien à voir avec l’énigme en question.

 

Loin de moi les histoires d’espèces sonnantes et trébuchantes. Abordons notre sujet une fleur à la boutonnière sans perdre de vue notre route vers de nouveaux horizons (qu’est que je suis bavard !)

 

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