Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:22

 

J’ai eu l’occasion ces jours derniers de répondre à un journaliste d’un journal local. J’estime normal que les lecteurs de mon blog en aient la primeur.

 

Q: À part d’être l'ancêtre de la Chimie, qu’est ce que l’Alchimie ?

 

D’abord une rectification importante. L’alchimie n’est pas l’ancêtre de la chimie. Sans vouloir entrer dans les détails, il faut dire que l’alchimie possède un protocole expérimental qui n’a pas varié depuis des millénaires. Seul ont changé les appareils utilisés ainsi, par exemple, la cornue de grés ou de terre fut remplacé par le même instrument en verre.

 

Donc, un alchimiste du moyen age ou actuel suit le même protocole au laboratoire. Depuis la nuit des temps rien n’a changé et donc l’alchimiste ne cherche pas au hasard.

 

Le travail alchimique demande du temps et une importante présence au laboratoire pour surveiller l’évolution des réactions. De ce fait les instruments restent disponibles pour expérimenter marginalement au travail alchimique.

 

En résumé les alchimistes sont les pères de la chimie, mais l’alchimie n’en est pas la mère.

 

Si je puis résumer l’alchimie en quelques mots je dirais que l’alchimie est la science de la vie dans un sens beaucoup plus global que l’actuelle biologie ou que l’écologie – non politique, cela va de soi – et les sciences de l’esprit.

 
Q: Peut-on allier formation scientifique et Alchimie ? De même avec la croyance en Dieu ?

 

Des polytechniciens sont alchimistes et d’autres sont également sortis des grandes écoles et universités. Ils ne renient pas pour cela leur formation. Mais un alchimiste uniquement scientifique ne peut réussir s’il n’a pas une notion de spiritualité BIEN COMPRISE. L’alchimiste n’a pas de croyance et pourtant Dieu est omniprésent dans son œuvre. Dans son histoire des papes et prélats furent alchimistes.

 

Actuellement les plus mauvais candidats à l’alchimie ne sont pas les scientifiques ou les religieux mais les allumés qui déambulent dans les écoles d’ésotérisme et dont le « formatage » est souvent irrécupérable.



Q: En quoi Montpellier se distingue des autres villes par la présence de l’Alchimie ?

 

Montpellier est à la croisée des chemins entre l’alchimie de l’Espagne arabisée, celle de l’Italie du nord et celle qui fut ramené d’orient par les galées de Jacques Cœur. Ces courants ont comme origine Alexandrie où le premier livre d’alchimie (Physica) fut écrit en 217 avant le Christ. Ici l’origine égyptienne est probable.

 

Puisque l’alchimie est essentiellement l’étude de la vie, Montpellier attira, par sa très ancienne université de nombreux adeptes. Ainsi Arnaud de Villeneuve qui fut recteur et n’enseignait pas dans un amphi comme actuellement, mais chez lui, dans ses appartements privés où il devait traiter autant la médecine par la phytothérapie que par l’alchimie. C’est dans ce sens que j’ai parlé de l’école d’alchimie de Montpellier.



Q: Un néophyte peut-il visiter Montpellier avec votre livre et percevoir les messages alchimiques?

 

J’ai tout fait pour qu’un néophyte puisse percevoir l’alchimie de Montpellier avec mon livre. Cependant cette tache n’est pas toujours facile pour le lecteur. C’est pour cela que outre la rédaction d’un dictionnaire (l’alchimie expliquée par son langage) j’organise des visites guidées de la ville, précédée d’une miniconférence. Cette visite part des arceaux pour aboutir à la place de la Comédie.

Q: quel est le monument le plus remarquable par son message alchimique à Montpellier?

 

Difficile de faire un choix, mais par la limpidité de son message les trois grâces et l’œuf offrent une clarté d’interprétation à la portée de tout néophyte. Trois corps dans un même bain, pour faire l’œuf (l’œuf est le terme utilisé par TOUS les alchimistes pour désigner leur pierre). Tout cela n’est-ce pas explicite placé devant l’opéra ou œuvre alors que l’alchimie s’appelle Grand Œuvre ?  L’œuf alchimique est une marque qui caractérise l’alchimie à Montpellier. Cette marque était déjà présente sous forme d’un besant (cercle) dans l’ancien blason de la ville.  L’œuf, est une marque indélébile, originale et incontestable du sceau de l’alchimie sur la ville.


OEUF ALCHIMIQUE-01

Gravure illustrant le livre d'alchimie Atlante fuyant (1617) du médecin lalchimiste allemand Michel Mayer.

 

Q: Quelles sont les questions les plus fréquentes que vous posent ceux qui participent à vos visites guidées dans Montpellier ?

Comment se fait-il que le message du Peyrou et celui des trois grâces soit identique alors que des siècles les séparent ?

C’est là l’occasion pour moi de dire que le processus alchimique est le même depuis l’antiquité et que chacun traduit l’alchimie selon la culture de son époque.

 

Pourquoi l’alchimie est-elle secrète ?

En réalité l’alchimie n’est pas secrète, mais elle évite autant que faire se peut le commerce avec les margoulins qui la trahissent et cherchent à accéder à un secret pour pouvoir jouer les gros bras ou mieux encore transformer leur cave en une succursale de la banque de France !

 

Vous êtes alchimiste ?

En ce domaine c’est à vous de juger.

 

Avez-vous transmuté du plomb en or ?

Je ne réponds qu’à ceux qui ont du plomb dans la cervelle (rire)


Q: L’humour et l’alchimie font-ils bon ménage?

 

Grand Dieu oui, ils font un très bon ménage ! Un mystique triste n’existe pas ! N’oublions pas que le sel est leur argument favoris. Sans humour impossible de comprendre les messages alchimiques car ils sont souvent construits en verlan où avec des jeux de mots qui sont à la base non seulement de la contrepèterie mais surtout de la Cabale ou phonétique… faut pas décoder !

 


 

 

Repost 0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 17:22

Ce blog est en voie d'être fermé. Tous les articles sont dans mon site:

http://adam-alchimie.org

 

© LG 2010.

 

Je l’ai souvent écrit, les symboles de la Franc-Maçonnerie sont inégalables pour former les néophytes à l’ésotérisme et surtout à l’alchimie, c’est une prise de contact avec les sciences spirituelles préfigurant l’entré au laboratoire d’une manière sérieuse, à la condition fondamentale de ne pas croire ce que l’on dit, y compris ce que j’écris... ne riez pas avec miss Plumeau !

En résumé le temple maçonnique contient un vrai trésor dans lequel je puise avec un étonnement et un émerveillement chaque jour plus important. Avec mon style, ma maladresse, mes coups de gueule, j’essaye de vous le faire partager. Je comprends que parfois vous soyez lassé par mon discours d’étrillé. Rassurez-vous, je me soigne pour acquérir une auréole de componction !

Il est difficile de communiquer ce bonheur, cette magnificence (le mot n’est pas superfétatoire) du message de nos pères car au fil des siècles l’érosion l’a rendu squelettique pour les raisons que j’ai expliquées dans mes articles précédents. Ainsi va la vie qui ne suit pas toujours les méandres des artères nourricières. Alors je dédis cet article à ceux qui ont les yeux ouverts vers cet infini ou s’entrelacent en vastes méandres, tels les serpents du caducée, tous les courants vitaux qui nous aspirent en un fulgurant ballet universel.

 

Le tableau de Loge d’apprenti.

 

La mise en place du Tableau de Loge obéit à un rituel. On l’installe à l’ouverture de la cérémonie. On appelle ça, dans le jargon FM, « le créer ». À la fermeture on le désinstalle, en terme maçonnique on « le défait ». Ainsi pour plagier un ministre connu : « Faire et défaire c’est toujours travailler »…

Ce tableau, constitué de symboles, représente le Temple qui fut élevé à Jérusalem par le roi Salomon. À l’aube de la Maçonnerie, tout lieu où se réunissait les FM pouvait être transformé en Temple. Il suffisait pour cela de tracer à la craie, sur le sol, le "Tableau" symbolique du degré auquel l’Atelier ou la Loge travaillait, ici celui d’apprenti. Ensuite on effaçait ce "Tableau" après chaque réunion (tenue).

Plus tard on se servit d’une toile peinte que l’on déroulait lors des assemblées. C’est ainsi que le « tableau » se retrouve dans certaines compositions de peintres avec les mêmes symboles dissimulés soit sous une construction géométrique soit par des images englobées dans une représentation banale, celle d’un paysage par exemple. En disant cela je pense en particulier à l’œuvre de Nicolas Poussin.


         Actuellement, le Temple des FM reproduit tous les symboles de ce "Tableau". Ils font partie de leur mobilier. Le « Tableau » est l’emblème de base et rappelle que les maçons doivent :

 

« Élever dans leurs cœurs un Temple à la Vertu dans le même degré de perfection qu’avait le Temple de Salomon tel qu’il est décrit dans la Bible. »

 

Je devais signaler ces lignes aux néophytes mais je ne reviendrais pas sur l’inanité de ces termes surréalistes constituant une « spiritualité » en trompe l’œil derrière laquelle s’élaborent parfois des comportements absurdes en contradiction totale non seulement avec la spiritualité mais aussi avec l’urbanité.

 

Tableau d’apprentitableau d'apprentit-01

 

Je n’ai nullement l’intention d’analyser dans son entier le tableau d’apprenti. En effet j’ai déjà consacré des articles à certains symboles qui le constituent. C’est le cas pour la planche et la pierre à pointe.

PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 et PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2  F M & Alchimie et L’ALCHIMIE & la Pierre des Francs-Maçons.

J’ai aussi abordé partiellement le symbole des deux colonnes sans m’y appesantir.

 

Description des colonnes à l’entrée du temple.

 

Je vais donc l’analyser ici d’une manière plus précise en me référant aux dires de Jules Boucher en sa Symbolique maçonnique mainte fois réédité dont vous n’ignorez plus que je possède la vénérable publication sous le label Dervy estampillé du sexagénaire millésime 1948 en sa troisième édition.

À travers les diverses explications qu’il a pu glaner tantôt chez Ragon dans son Rituel de l’Apprenti maçon (1860), tantôt chez l’historien Flavius Josèphe en ses Antiquités judaïques (traduction Julien Weill 1926) il tente de reconstituer les colonnes avec le plus de crédibilité possible. C’est sur cette restauration sérieuse que je base mes commentaires, car la symbolique alchimique – telle que je la conçoit, cela vas s’en dire – corrobore la globalité de cette description.

L’étude de Ragon est des plus intéressantes, malgré des critiques parfois infondés sur les proportions :

 

« Les deux colonnes sont censées avoir 18 coudées de hauteur, 12 de circonférence, 12 à leur base, et leur chapiteau 5 coudées ; total 47, nombre pareil à celui des constellations et des signes du zodiaque, c’est-à-dire du monde céleste. »

 

Remarquez au passage la connaissance par la Franc-Maçonnerie du XIXe siècle sur les hiérarchies céleste. Ce n’est pas moi qui ai mis en italique « monde céleste » mais Ragon lui-même. Ensuite il poursuit :

 

« Leurs dimensions sont contre toutes les règles de l’architecture. »

 

À ce propos Jules Boucher fait remarquer fort judicieusement qu’il est probable qu’il y eut confusion dans ces dimensions entre la circonférence et le diamètre, empruntant en cela les erreurs de Guillemain de Saint-Victor en son Recueil précieux de la Maçonnerie Adoonhiramite (1787).

Les commentaires qui suivent sont des plus regrettables en leurs insignifiantes, car cette entorse aux règles serait pleine de sens, avalez cette coupe :

 

« [Cette erreur est là] Pour nous avertir que la sagesse et la puissance du divin Architecte sont au-dessus des dimensions et de jugement des hommes. »

 

À partir de cette interprétation aussi facile que fallacieuse je vous demande de comprendre mes égarements verbaux, car de tels passages ne manquent pas, par leur vacuité, de me faire monter la moutarde au nez.

Poursuivons cette citation :

 

« Elles sont d’airain pour résister au déluge, c’est-à-dire à la barbarie : l’airain est ici l’emblème de l’éternelle stabilité des lois de la nature, base de la doctrine maçonnique. Elles sont creuses, pour renfermer les nos outils qui sont les connaissances humaines ; enfin c’est auprès d’elles que nous payons les ouvriers et les renvoyons content par la communication des sciences. » (Fin de citation)

 

Ici Jules Boucher fait remarquer que le déluge est passé depuis belle lurette et qu’il ne fut pas trouvé de vestige de pareille inondation au moment où furent érigées les colonnes.

Nous voyons très bien comment s’effectuent des glissades intempestives vers le superficiel par les meilleurs auteurs. Il est vrai que le XIXe siècle avait tendance à adopter le style fanfare dans les remarques de tout genre. Évidemment les roulements de tambour il fallait les inventer. Ne dites surtout pas que je ne suis pas gentil…

Je comprends fort bien la moue dubitative de Jules Boucher de voir les colonnes transformées en placard, alors que les outils sont dans le temple et dans les tableaux d’Apprentis et de compagnon. Dans cette présence curieuse des colonne-placards il y a là quelque chose de décalé qui pourrait prêter à sourire (ceux qui entrent peuvent se tromper de porte) mais à coup sûr manifester une totale disharmonie avec le sacré.

 

Je n’ai pas l’intention de vous citer par le menu toute les citations qui permirent à Jules Boucher de réaliser un livre fondamental.

 

Je résumerais donc que l’auteur fait des recoupements entre divers textes pour dessiner une colonne la plus proche possible de toutes les descriptions.

 

Les colonnes étaient creuses et en bronze.

Hauteur 9m 80.

Surmontée d’un chapiteau à base cylindrique de 2m 75 dont la partie supérieure (constituant donc le somme de la colonne) est en forme de lys.

La base cylindrique de ce grand chapiteau est emmaillotée dans un filet où est accrochée à la partie supérieure une rangée de deux cents grenades. Une rangée identique se retrouve dans la partie inférieure du treillis.

Hauteur totale de la colonne : 12m 65.

 

L’alchimie de Jachin et Booz.

 

JB2 Image alchimique des deux colonnes.

 

Inutile d’entrer plus loin dans les détails pour constater la dimension alchimique de ces deux colonnes dont celle de droite s’appelle Jachin et l’autre à gauche Booz.

Les termes à analyser sont mis en évidence à la fin du chapitre précédent. Je les rappelle ici :

 

1 Le filet qui enserre la partie inférieure du chapiteau.

2 Les deux cercles de deux cents grenades chacun.

3 Le sommet de ce même chapiteau est pourvu de fleurs de lys.

 

1 Le filet qui enserre la partie inférieure du chapiteau.

 

Le filet est présent de différentes manières dans la littérature alchimique. C’est un instrument de laboratoire extrêmement précieux pour l’alchimiste. Dans son graphisme il traduit aussi bien une forme géométrique que l’on trouve dans la cristallisation, qu’un signe associé à l’étoile ou plus concrètement encore aux mailles d’un filet ou aux entrelacs tressés d’un panier. Donc, c’est un symbolisme riche et précis qu’illustre avec beaucoup de clarté l’alchimiste Fulcanelli. Ainsi il parle d’une manière suggestive de la ceinture d’Offerus (Saint Christophe) :

 

« La ceinture d’Offerus est piquée de lignes entre-croisées semblables à celles que présente la surface du dissolvant losqu’il a été canoniquement préparé. Tel est le Signe, que tous les philosophes reconnaissent pour marquer, extérieurement, la vertu, la perfection, l’extrême pureté intrinsèques de leur substance mercurielle. Nous avons déjà dit plusieurs fois, et nous le répétons encore, que tout le travail de l’art consiste à évertuer ce mercure jusqu’à ce qu’il soit révêtu du signe indiqué. Et ce signe, les vieux auteurs l’ont appellé Sceau d’Hermès, Sel des Sages (Sel mis pour Scel), – ce qui jette la confusion dans l’esprit des chercheur, – la marque et l’empreinte du Tout-Püissant, sa signature, puis encore Etoile des Mages, Etoile polaire, etc. »

 

Ce passage du Mystère des Cathédrales (page 189 de l’édition 1964) est une petite leçon de Cabale alchimique qui nécessite de savoir que le mot canoniquement signifie, préparé selon la règle… Quelles règles ?

Je ne vais pas me perdre dans les détails et faire tourner en bourrique le lecteur assidu. Aussi je me contenterais de quelques remarques claires. La première est d’être attentif au fait que certains mots comme « vertu » désignent parfois la couleur verte. C’est ce que je m’efforce de montrer dans mon petit dictionnaire L’alchimie expliquée par son langage

Fulcanelli est charitable quant il dit que le scel peut désigner le sel. Mais si le célèbre adepte livre une règle cabalistique c’est pour éveiller l’attention sur le reste de son exposé. Soyons attentif au fait que le mot « signe » et « signature » sont répétés anormalement. C’est ce genre de remarques qu’utilisent les cryptographes pour « casser » un code. Mais ici il ne s’agit pas d’un chiffre sophistiqué, mais de tirer la sonnette d’alarme car il est impossible de parler plus clairement. Tout est là pour comprendre, tout est simple car tout est donné pour accéder au sens sous-jacent.

Cabalistiquement « signe » et « signer » c’est « saigne et saigner ». Ce saignement caractérise le sceau d’hermès ou scel d’Hermès. Il est inutile d’insister pour que vous puissiez comprendre le reste.

Sans vouloir trop insister, car ce symbolisme rejoint la patte feuilletée de la galette des rois, disons que l’important c’est le signet (pas celui qui saigne !) qui se glisse entre les feuilles telle la fève, ce qui s’exprime par un livre tantôt ouvert (pour récupérer la fève, et dans ce cas on peut parler de « Pécheur de lune ») tantôt fermé, mais cela est une autre histoire. Cela exprime que le filet des colonnes J. et B. enserre en ses mailles l’enfant Royal ou la pierre philosophale naissante.

 

2 Les deux cercles de deux cents grenades chacun.

 

Ici les choses sont simples. Phonétiquement « cents » désigne encore le sang. Cela est confirmé par la couleur des grenades. Les granulations de la grenade sont analogues aux granulations observées durant l’Œuvre. C’est d’ailleurs pour cela que dans le sacrifice de la messe les deux substances utilisées sont constituées, à l’origine, par des grains : grains de raisin pour le vin, grains de blé pour le pain.

Les deux cercles de grenades comportent en tout quatre cent grenades, ce qui désigne le nombre 40 qui est une clé de la durée du Grand Œuvre, clé que l’on retrouve dans la Bible avec les 40 jours du déluge. Les anciens maçons connaissaient tout cela, c’est pourquoi Ragon dit que les colonnes sont en airain pour résister au déluge. En disant cela il avait à l’esprit ce que je viens de dire mais ne pouvait l’écrire clairement.

 

3 Le sommet de ce même chapiteau est pourvu de fleurs de lys.

 

Ici il est aisé de comprendre que l’on est au sommet du Grand Œuvre quand on parvient à la couleur blanche et que l’odeur suave du lys se manifeste.

 

La raison pour laquelle le sens alchimique est concentré sur le chapiteau de la colonne, c’est pour orienter l’attention vers le chapiteau de la cornue et la partie haute du ballon.

 

Je reste persuadé que vous ne désirez pas une indigestion, aussi je vous épargnerais une salade avec les nombres constituant les diverses proportions des colonnes.

 

En conclusion l’entrée du temple maçonnique est essentiellement alchimique, comme tout le reste. Allez, au boulot les enfants ! vous avez du pain sur la planche !

 

Que le printemps vous soit favorable.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 06:28

 

© LG 2010.

 

Première note marginale 1/2.


Un certain Beaurepaire, journaliste de son état a écrit à propos de mon livre Les secrets alchimiques de Montpellier, un article désobligeant dans lequel il stigmatise les rapports que j’établis entre la science et l’alchimie, en affirmant que je délire avec mes « considérations paranoïaques sur la science officielle ».

 

Cette approche scientifique du monde à partir de l’alchimie fut déjà esquissée par mon formateur et prédécesseur Roger Caro dès le début des années 90 dans son ouvrage Bible science et alchimie. J’ai pu échanger longuement des idées avec lui notamment à propos de la cosmogénèse et du fameux Bing Bang qui donna naissance à notre univers ou plutôt notre multivers (univers multiple). Bible, science et alchimie se prêtait d’une manière très limitée à des approfondissements de l’ordre scientifique, même sous forme vulgarisée. Cependant il suffit d’être un peu attentif pour découvrir un double langage qui laisse entendre l’existence du multivers quant on lit, à propos de la table périodique de Mendeleïev (par rapport au Big Bang), une phrase sujette à caution pour tout scientifique car en réalité lourde d’un double sens :

 

« Une chose doit vous frapper en premier lieu : la matière n’existait pas, tout était fluide et gazeux. »

 

Reger Caro savait fort bien que le gaz et le fluide sont matière…

Que voulait-il dire avec cette affirmation inexacte ? Tout simplement qu’un univers était déjà présent avant le Big Bang et que cet univers n’avait pas les mêmes caractéristiques (ou constantes) que les nôtres.

Le reste du texte est de la même eau. Mais mon but n’est pas uniquement là. Je n’aurais pas rédigé cette note marginale si le moment n’était pas propice. En effet, un ami ne m’a montré hier le numéro 390 de la revue « Pour la science » (avril 2010) qui est l’édition française de Scientific American, ou un article rendent « prophétiques » mes « considérations paranoïaques sur la science officielle » et retourne donc le compliment à l’auteur mal informé de cette critique désobligeante.

Ainsi est émise très officiellement l’hypothèse de l’existence des multivers ayant chacun des constantes physiques différentes. Lisez cet article intitulé d’autres lois pour d’autres univers et vous saisirez pourquoi j’insiste sur l’anthropie et la possibilité que possède la pierre philosophale de faire varier les constantes physiques ouvrant ainsi les portes d’accès à d’autres univers où la vie est possible sous forme biologique ou non.

Je souligne que si la vie n’est pas possible pour un substrat biologique tel le nôtre, elle peut tout de même exister soit avec un substrat différent (par exemple à base de silicium au lieu de carbone) soit sans substrat du tout.

C’est un peu abrupt, mais mes articles sont suffisamment expressifs pour ouvrir des horizons, notamment sur les hiérarchies qui n’ont pas de substrat biologique. De grâce, finissons-en de prendre les histoires de fée et d’élémentaux pour des délires ou des hallucinations. Attention je n’ai pas dit que les timbrés n’existaient pas ! Comprenez-vous pourquoi il faut être solide et clair dans sa tête pour aborder sainement l’ésotérisme ?

Ah, j’oubliais une petite précision : certains univers se superposent… Quel fouillis !

Voilà ! Que votre imagination ne vous amène pas plus loin… programmez plutôt la fabrication de la pierre philosophale, sans ça vous risquez de tourner barjo !

Cependant n’oubliez pas de lire l’article sur les considérations paranoïaques de « Pour la science » de ce mois-ci. Les deux auteurs à psychiatriser sont Alejandro Jenkins et Gilad Perez ayant publié dans la revus scientifique « Physical Rewiew D ».

 

Deuxième note marginale 2/2.

 

Depuis trois ans j’écris des articles sur la Franc-Maçonnerie. Des centaines de francophones les lisent. Qu’en font-ils ?

 

La grande majorité les utilise pour rédiger un texte, ou planche, qu’ils vont exposer avec plus ou moins de brios devant une assemblée tout ouïe. Ainsi, selon leur éloquence, et leur orthodoxie, pourront-ils monter en grade sous la bannière de leur Loge.

 

D’une manière plus précise j’ai voulu connaître un peu mieux le sort de mes articles. J’ai donc compulsé les différents sites plus ou moins liés à la FM. Ainsi j’ai trouvé que rédiger une planche c’est recevoir la lumière, sans explications supplémentaires, à tel point qu’il  aurait pu s’agir d’éclairer une planche de bois avec une lampe de poche. Cette « explication » pour le moins lapidaire, dépourvue de développement est donc une copie tronquée incomprise et simpliste de ce que je raconte et de ce que d’autre on dit bien avant votre serviteur. PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

 

Regardons l’envers de la médaille, vous savez, celui que l’on ne regarde pas ! Je sais, c’est absurde, mais supposons que ce soit vrai…

Nous y voilà derrière notre décor d’opérette…Vous vous imaginez aisément que le cénacle des grands tabliers a dû tenir compte de cette lumière dont on ne peut se débarrasser et dont on ne sait à quoi elle rime, si ce n’est à des considérations philosophiques intellectuelles où les mots tentent de combler un vide dans lequel s’engouffre un puissant courant d’air. On a fini par remarquer que le terme « lumière » est bien en bouche, et on raconte plein de choses comme à propos de mot « initiation » ou « alchimie ». Bref, les sociétés initiatiques tentent de « penser » leurs maux avec des mots. Rassurez-vous cher lecteur, c’est un phénomène général dont les sociétés initiatiques ne doivent pas se sentir les uniques porteurs de croix.

 

Ainsi la lumière est devenue un thème à verbiage (désolé j’allais dire mixage) même s’il est aussi inopportun qu’un cheveu sur la soupe. La « lumière » des pseudos illuminatis, c’est une lamproie combinée à toutes les sauces… c’est un bon truc pour noyer le poisson ! Nous y voilà, tel est l’effet recherché pour habituer le néophyte à ce terme sans devoir lui en expliquer la quintessence.

 

Essayons d’éclairer notre lanterne en observant de plus prés le résultat de ce petit jeu de désossage dans les arrières cuisines.

Ainsi quant un apprenti visite mon blog et lit mon texte sur les rapports entre la rédaction d’une planche et la réception de la lumière on pourra lui rétorquer que dans la Loge on sait déjà tout ça depuis longtemps et que ce que je dis n’est qu’un médiocre plagia, une mauvaise interprétation par un non initié de ce que les hauts grades de la Loge se passent depuis longtemps sous le sceau du plus grand secret.

« Tu comprendras plus tard petit ! » ça c’est une expression en or, qui permet de prendre les gens pour des andouilles tout en leur faisant briller les yeux. Ça attire les lèches et les courbettes et ça titille le petit groin de ceux qui cherchent les perles… Et il y en a à la pelle en la contrée à tel point que nous ne sommes pas précisément dans l’odeur de sainteté !

 

En d’autres termes cette désinformation qui pèche par « omission » et plus… permet de ramener au bercail de l’interprétation orthodoxe  des symboles ceux qui risquent de s’interroger sur d’éventuelles manières différentes de les analyser.

Pour conclure je dis encore qu’il ne s’agit pas ici de la seule attitude des FM, mais bien de ce petit monde de l’ésotérisme assoiffé de secrets que les « ténors du barreau » manipulent avec grandiloquence par le bout du « groin ».

 

Voilà, j’ai fini de dire ce qui m’est venu à l’esprit après la lecture des commentaires sur mes articles assaisonnés (nous sommes toujours dans la cuisine) de mes élucubrations dont j’attends avec bonheur vos commentaires offusqués de diable épouvanté barbotant dans un bénitier.

 

Ah ! Quel plaisir de vous plonger la tête dans l’eau bénite avec l’éclat de rire d’un fervent disciple du grand alchimiste de Bethléem !

Repost 0
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 07:25

 

Samedi 10 avril 2010, veille de l’anniversaire de Béranger Saunière l’énigmatique curé de Rennes le Château (ayant vécu jusqu’au début de XXe siècle) a eu lieu à Montpellier une conférence d’Aline Ximénès, psychologue et théologienne (diplômée de ces deux spécialités in université de Montpellier).

Autodidacte, elle est issue de la profession d’infirmière ayant exercé pendant plusieurs années au sein des blocs opératoires de chirurgie cardiaque. Après ses études de psychologue elle s’est spécialisée dans l’accompagnement des malades en fin de vie. Ce fut pour elle une expérience essentielle pour comprendre le sens profond de l’existence.

Pendant plusieurs années elle a mené à bien des études sur les différentes phases du déroulement de l’existence pour devenir conseillère en biographe ou accompagnatrice dans la vie de chacune et chacun de nous. Évidemment, il ne faut pas confondre cette biographie avec un livre écrit par un historien sur la vie d’un personnage plus ou moins célèbre.

Personnellement pour éviter ce genre de confusion j’aurais opté pour le terme de « biogravure », car il s’agit du sillon de notre vie que nous gravons nous-même dans notre champ pour le semer et le faire fructifier.

La biographie dont il est question ici concerne aussi bien le curé de Rennes le Château que chacune et chacun de nous. Elle a pour rôle de découvrir le sens profond des évènements qui constituent la trame d’une vie ou de notre vie afin de pouvoir accéder à une compréhension profonde de notre raison d’exister et ainsi pouvoir nous métamorphoser.

METAMORPHOSE & transmutation alchimique.

 Disons-le tout net : Il s’agit de découvrir le sens initiatique de notre existence. De ce fait le terme accompagnatrice doit être pris dans le sens où vous êtes accompagné pour écrire vous-même votre propre histoire et non pour que quelqu’un l’écrive pour vous ! Nous sommes dont loin du procédé d’un astrologue ou d’un numérologue qui raconte votre histoire après avoir érigé votre thème. Ici il s’agit de « mettre la main à la pâte » et d’être l’artisan de son propre destin.

Dans cette perspective sacrée de notre propre découverte il n’est pas question de jouer avec une terminologie psychologisante, bref de se gargariser avec des mots ou de déclamer des textes ronflants avec l’emphase des comédiens…

« Vanité, vanité, tout est vanité » nous dit l’Ecclésiaste et on s’y roule dedans de bon cœur tout en roulant les autres. Sociétés « initiatiques » ne voyez-vous rien venir ? Superbe du Vatican où est ton avenir ?  Hélas, tandis que l’homme grandit les institutions, officielles ou non, restent dans leurs petitesses d’antan.

Les habitants de notre monde portent des veste trop petites dont les coutures craquent et les manches arrivent à peine jusqu’aux coudes… Rien ne vas plus !

 

La biographie permet de vivre totalement le « Connais-toi toi-même » inscrit au fronton du temple de Delphes. Ici il s’agit de savoir qui l’on est sans s’enliser dans une psychanalyse onéreuse et sans fin.

 

L’intérêt de cette conférence est cette description des cycles de notre vie et surtout leurs relations entre eux. Escalier sublime ou toute marche ratée revient inexorablement sous nos pas. Le but n’est pas de savoir qu’il existe une peau de banane sous notre pied, mais d’apprendre à s’en débarrasser en agissant pertinemment sans gémir inutilement sous les coups du « mauvais sort » ! Cette attitude est au cœur de la métamorphose de l’être que l’étude biographique illustre fort bien. Nous pouvons ainsi mesurer l’inanité de ceux qui citant doctoralement l’Évangile du haut de leur perchoir, affirmant péremptoirement que nous devons rejeter la peau du vieil homme. Baratin, baratin, où est la manière d’y parvenir ? niet ! pas de réponse même ampoulée seulement des hors sujets en se berçant avec une spiritualité éviscérée.

Conférence donc, extrêmement concrète extrêmement utile, ne jonglant pas avec les lieux communs, fascinante même par l’éclairage qu’elle apporte sur la cohérence du déroulement d’une vie dont les évènements s’enchaînent et se croisent en n’ayant qu’une seule perspective : nous tirer vers le haut en sortant vainqueur du combat contre nous-même.

 

j’ai annoncé dans ce blog cette intervention sur Béranger Saunière avec l’affiche suivante :

 

AFFICHE CONF B S[1]

 

J’ai donc assisté à cette conférence agrémentée de photos projetées et j’ai pu en tirer plusieurs enseignements dont j’aimerais vous faire part.

J’ai d’abord pu constater qu’il ne s’agissait pas d’une exposition d’idées style nouvel age. Le procédé n’avait pas de rapport non plus, comme vous vous en doutez, avec un thème astrologique ou numérologique. Pas question d’embrigader le chaland dans un mouvement sectaire plus ou moins camouflé.

Alors comment définir ce qu’à exposé avec beaucoup de clarté Aline Ximénès ? Je n’ai vu qu’un sens global qui ne peut qu’intéresser tous candidats sérieux à la spiritualité et à l’ésotérisme : C’est une Introduction solide à la voie initiatique. 

J’ai suffisamment parlé du vide abyssal ou folklo des sociétés initiatiques actuelles pour insister sur l’intérêt initiatique réel que présente cette conférence.

Et cette voie de transformation profonde de l’être il fut possible de la suivre à travers la vie de cet étrange curé que fut Béranger Saunière. Au fil des évènements plus ou moins connus de tous nous voyons se dessiner un portrait vivant qui, au fil des années nous montre un être désireux de se transformer et qui progressivement change de visage et ne cadre plus avec les mensonges qui furent colportés sur lui par les « chercheurs » avides de notoriété ou encore les ignorants et même les mauvais coucheurs. Cet ecclésiastique était profondément honnête et spirituel. Homme déterminé et actif parvenu à accéder aux connaissances initiatiques fondamentales dont la décoration symbolique de son église et ses sermons d’Antugnac, manifestent la réalité.

Et là on découvre à travers son moyen d’expression cabalistique la fluidité de son langage fruit de sa métamorphose qui lui permet de jongler avec les inversions, les analogies de forme de couleurs et de sonorités pour livrer à ceux qui suivent sa voie la manière de procéder pour accéder à son secret.

 

Aline Ximenès ne nous livre pas ce secret, ce serait trop facile ! et surtout malhonnête ! Elle nous invite à accéder à notre propre parcours initiatique pour découvrir à travers lui la dimension de Béranger et, de ce fait, tout ce qu’il a voulu dire nous livrer, si nos yeux sont suffisamment ouverts, la carte pour accéder à ses trésors. Cette étude donne les clés pour atteindre un monde fantastique que ni l’astrologie ni la numérologie ne sont capables de nous décrire.  

 

Toute cette riche recherche, sur le curé de Rennes le château, est l’objet d’un livre qui est en cours d’impression aux éditions Fortuna.

 

Voici la carte de visite de madame Ximenès illustrée par la carte de vie comportant les cycles de sept années qui nous transforment progressivement jusqu’à ce que nous soyons aspirés vers le haut quand le biologique perd sa raison d’être, et que vient le moment de nous régénérer dans les sphères sacrées de l’univers.

 

Carte de viksite Aline

Repost 0
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 19:56

 

J’ai voulu profiter d’une lettre que m’a adressé un Franc Maçon pour lui répondre ici car les interrogations qu’elle suscite sont extrêmement importantes et dépassent la seule personne du scripteur.

 

Ce correspondant me reproche ma virulence et mon aigreur.

Ce qui m’a étonné ce n’est pas cette critique qui ne manque pas de fondement, c’est le décalage de son texte par rapport à ce que j’écris dans mes articles depuis plusieurs années. C’est exactement comme si mon correspondant n’avait pas lu une ligne de mes textes. Jugez-en :

 

« La FM est un chemin initiatique dans lequel le travail est personnel à l'intérieur d'un collectif, la planche un miroir un terrain de partage ouvert, sans dogme sans affirmation, nul ne peut prétendre à la vérité dans nos loges, nul ne méprise le travail de l'autre, chacun avance sur son chemin à sa mesure, nous ne sommes pas des parfaits, nous ne volons pas forcément dans des hautes sphères spirituelles nous ne sommes que des hommes et des femmes en quêtes »

 

C’est une récitation : « La FM est… ». ette récitation traduit, désolé de devoir le dire, un conditionnement.

Je démontre pourquoi je suis contre les planches on me répond que la planche est un miroir, un terrain de partage.

Je défini la planche dans un long article en deux parties, PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 et PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2  on me répond sans l’avoir lu que c’est une ouverture sans dogme sans prétendre à la vérité et sans mépriser le travail de l’autre…

J’essaye de sortir de l’ornière l’intellectualisme, on m’y ramène inexorablement. Je suis groggy car jamais je n’aurais pu imaginer pareil décalage, pareille incompréhension, pareille fermeture et finalement pareille inutilité de mes dires.

 

« Échange » surréaliste. Cette lettre est le rabâchage d’une doctrine. C’est ce qui est écrit dans le manuel du parfait FM : ce qu’il faut penser des planches. De grâce, sortons de ces réitérations non constructives.

 

Avec les véritables trésors que vous avez dans votre temple, pourquoi en rester là ? Soyez réaliste, la FM n’est plus, depuis longtemps, un chemin initiatique. C’est un simple apprentissage, dans le sens d’information et de début (initial), accompagné d’un discours sur la spiritualité. Ce n’est pas une initiation à la vie intérieure, dans le sens spirituel et mystique du terme !

Une cérémonie d’adoption par un groupe, un enseignement scolaire ne sont pas initiatique dans le sens intérieur que je sache, à moins de voir les choses naïvement au premier degré.

 

Dans les anciens missels on peut lire ce conseil qui m’a toujours effaré : « Mettez-vous en présence de Dieu », et il n’est pas dit comment il faut faire. Où est la métanoïa, l’éveil initiatique nécessaire qu’a su si bien montrer l’Église orthodoxe avec l’hésychasme et l’omphaloscopie ?

 

Je comprends votre attachement, votre désir de défendre ce que vous aimez. C’est une attitude bien humaine. C’est justement là où le bât blesse, c’est cette difficulté à aborder un certain détachement. Vous êtes inféodé à un groupe, à une fraternité et l’appartenance remplace la nécessaire innapartenance. Dans ces conditions il est impossible d’être habitant de l’univers.

 

Rendez-vous compte que je n’ai jamais eu l’intention de vous démolir ! Échanger réellement pour construire ou améliorer et non pas ressasser. Je dois avouer que l’impossibilité d’en arriver là justifie votre opinion de virulence et d’aigreur.

 

Je vous épargne un exposé sur la tolérance et l’amour que vous préconisez en signalant leur absence en mon cœur. J’arrêterais là car il est des discours inutiles. Quel dommage un tel gâchis…

 

Que les choses soient claires, je ne m’adresse qu’à l’auteur de cette lettre, qui est tout de même à l’image d’un grand nombre, car je sais qu’il existe des Maçons ouverts et de bonne volonté. Alors, n’allez pas dire que je suis un ennemi de la Maçonnerie.

 

Que le Christ, le Grand Architecte de l’Univers et la hiérarchie céleste vous inspirent.

 

Au-delà de nos différends, je vous souhaite plein de bonnes choses en réelle amitié.

 

Repost 0
3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 07:27

 

© L. G. 2007-2010

 

 

Note marginale

 

Des lecteurs de mon blog me demandent de me presser d’écrire de nouveaux articles car bientôt ils vont être en manque. Allons, soyons raisonnable ! la rédaction d’un texte ne se fait pas sur commande, ou si vous voulez en fonction de mes désirs. Quand j’en écris un je n’ai aucune idée de ce que sera le suivant ni quand il va émerger comme une bulle dans ma tête. Vous devez comprendre que dans ces conditions je ne puis satisfaire les désirs de ceux qui demandent davantage. Sachez aussi que je n’ai jamais obéi dans ma vie à la voie de la raison dictée par les impératifs de la productivité, c’est ce qui a fait de moi un marginal sans chercher à l’être. Il est tout de même un fait qui va vous permettre de continuer à lire, c’est que certains textes nécessitent réflexion et donc plusieurs relectures peuvent êtres fructueuses, alors voyez les choses sous cet angle et vous aurez du pain sur la planche !


 

 

Prélude au Falun Gong

 

 

 

V

 

ous avez probablement entendu parler de la  « secte » du Falun Gong qui fut dénoncé par la Chine comme un empêcheur de tourner en rond par ce pays qui n’accepte aucune opposition et considère l’homme comme un être non respectable et non respecté. À la moindre incartade on supplicie intelligemment pour mettre à mort sans abîmer le corps. Ensuite on peut vendre les organes. Dans ce pays de cocagne tout est bénef. C’est l’équivalent du savon fabrique avec les juifs par les Nazis, et nous osons faire les yeux doux  à cette monstruosité ? Quel est le plus monstrueux des deux ?

Les responsables politiques français manifestent aux réfugiés Chinois leur compassion tandis que le maire de Paris les expulse du jardin du Luxembourg ou ils font paisiblement leur Qi Gong. Grand Dieu cher Mao, il faut éviter de trop faire voir les ennemis de nos amis pour qu’aucune ombre ne se glisse dans le tableau doré des futures relations avec ce merveilleux pays bourré de fric sanguinolent. L’argent n’a pas d’odeur, même pas celui de la souffrance et de la mort. On « pleure » mais on s’en fout. « Faisons un pacte avec le diable, il est plein de pognon. Il a une légère odeur de souffre celui là, mais on s’y habitue. »

 

 J’ai fait une enquête auprès des pratiquants du Falun Gong, j’ai même participé à leurs activités pendant plusieurs mois, je les ai rencontrés à Paris à Genève et ailleurs. Ils m’ont adoptés, je sais donc de quoi je parle. Je puis vous dire que ce que je vous raconte est du vécu et pas des histoires comme j’ai pu en lire sur Internet dans des sites probablement à la botte des rouges qui rient jaunes de voir que leur mensonge ne résiste pas et ne convainc personne, sauf évidemment les jobards ou ceux qui ont à la place des yeux des pièces d’un euro.

Je n’ai pas abordé tous les points importants concernant le Falun Gong, car une telle entreprise aurait nécessité la rédaction d’un ouvrage qui m’aurait passionné de rédiger, mais les éditeurs m’ont fait comprendre que les retombées économiques étaient trop faibles. Je me résigne donc à vous livrer quelques idées très succinctes à titre d’information.

 

DECOUV ERTE DU FALUN GONG

 

 

L

 

e courant spirituel appelé Falun Gong nous vient donc de Chine. Il m’a intéressé à plusieurs titres : par ses rapports fascinants avec le christianisme et avec le Grand Œuvre des alchimistes. J’ai obtenu des réponses qui, paradoxalement, m’ont permises d’aller plus loin dans la connaissance de la culture occidentale. J’ai eu parfois cette impression étrange que le Bouddha dont il est question chez eux est à la foi un allié du Christ et de Christian Rose+Croix.

D’autre part j’ai effectué les pratiques proposées (plusieurs fois millénaire), dans un jardin parisien. Ce groupe accueillant me les a apprises bénévolement. J’en ai tiré une leçon fondamentale l’énergie du Falun (voir l’explication plus bas) et sur le rôle du silence mental que les neurosciences m’ont confirmé. J’ai abordé cela dans mon article en hommage à Eugène Canseliet.

HOMMAGE A EUGENE CANCELIET  

 

Ce mouvement est très récent. Il fut fondé par LI HONGZHI en 1992. Les autorités politiques de ce pays l’ont d’abord accepté et favorisé. Dans un second temps, en 1999, les mêmes autorités désavouèrent cette philosophie et parlèrent de « pratiquants hérétiques » (sic) en la traitant de secte dangereuse. Ils commencèrent par emprisonner et torturer ses membres de la même manière qu’ils persécutent les prêtres catholiques romains qui, soumis à l’autorité du pape, n’acceptant pas d’être sous la dictature de l’état.

Actuellement l’emprisonnement et la torture jusqu’à la mort son pratiques courantes. J’ai entendu dire par de mauvaises langues que c’était un sport national.

La raison de cette persécution est évidente. D’abord le nombre de membres dépassa le nombre d’inscrits au parti communiste, ce qui est considérable et de ce fait représente un danger pour les autorités politiques totalitaires en place qui n’acceptent aucune contradiction. Je dois souligner que le mouvement Falun Gong est apolitique. Un deuxième point est à l’origine de la peur des autorités est l’indépendance de penser de ces membres qui ne peuvent être assujettis à une idéologie et rejette la politique comme étant en contradiction flagrante avec le concept de vérité. Ils ont la même attitude vis-à-vis des religions établies dont le système dogmatique est pour eux liberticide (par conditionnements) et pas toujours vrai. Il faut souligner que leur attitude est paisible, accueillante non séditieuse, cultivant l’honnêteté, et dépourvue d’agressivité. C’est un mouvement sans structure et de ce fait non assujettie à une hiérarchie, administrative ou autre, et dépourvu de cotisation.

 

Ceci étant dit, j’attire l’attention sur le fait que la pensée orientale nous coupe de nos racines et n’est donc pas très heureuse pour notre progression spirituelle. Le Falun Gong qui est ce qu’il est avec ses qualités et aussi ses défauts comme tout ce qui existe ici-bas. Mais son inadaptation à la mystique occidentale qui a, que nous le voulions ou non un substrat chrétien, ne doit pas être négligée par ceux qui sont séduits par ce mouvement de plus en plus présent en Europe et en Amérique, territoire qui voit sombrer les Églises inadaptées à notre culture, à notre « éveil ».

 

Autour du « champ de cinabre » du Falun Gong.

 

Le « Fa » est pour les bouddhistes, « la Loi » que l’école taoïste appelle « Tao » (la Voie), aussi le mot « falun » signifie « Dharma-Chakra ou Roue de la loi » ou « la voie de la roue ». Sur le plan anatomique cette « roue » est implantée au-dessous du nombril en un point appelé « dantian » ou « Champ de cinabre ». Ce champ est en perpétuelle rotation grâce à des exercices particuliers, alors que dans la vie normale, sans ses exercices, il est absent ou il ne tourne pas ou tourne très lentement. C’est un capteur d’énergie universelle. Je ne puis nier son existence car il me fut implanté (brusquement et douloureusement !) dans un jardin parisien… Je délire peut-être, mais les faits sont indéniables.

Le mot « dan » signifie « élixir d’immortalité » qui est aussi appel « pilule du cinabre ». C’est une réserve d’énergie vitale considérable. De ce fait le terme « Dan Jin » désigne le livre de l’alchimie du cinabre.

 

C’est le moment de souligner qu’avant la révolution culturelle de Mao, le Qi Gong n’existait pas. Ce nom fut créé pendant les années 60 afin de ne plus employer les anciens termes qui heurtaient la conscience matérialiste du petit livre rouge. Je vous signale au passage que l’un des anciens noms du Qi Gong était « l’alchimie du cinabre à neuf tours ». Ce chiffre neuf tant prisé par la tradition chinoise n’est autre que le nombre lié à la hiérarchie céleste bien traduit par le « céleste empire »… J’espère que vous n’êtes pas surpris ?

LA VOUTE ETOILEE des francs-maçons & des chrétiens

LE CIEL KABBALISTIQUE et alchimique des Francs Maçons.

Dans l’Église catholique ne négligeons pas le sens du pliage de ce petit linge blanc amidonné divisé en neuf carré que le prêtre catholique appelle corporal et sur lequel il dépose en son centre l’hostie consacrée. Toujours cette hiérarchie céleste répétée et encore répétée que personne ne veut voir ! Il serait peut-être judicieux de savoir pourquoi l’alchimiste Fulcanelli, parvenu au faîte de la connaissance, affirme (avec les vieux maîtres) en ses Demeures Philosophales, que le soleil est froid… De grâce, épargnez-moi les réactions nucléaires naturelles avec cycle proton-proton au cœur de l’astre et tutti quanti. Prière de passer outre l’analyse matérialiste !

 

Du « gong » au « rebis » des alchimistes.

 

Le mot « gong » signifie « l’énergie issue du travail sur soi, impliquant aussi bien le corps physique que les qualités morale et spirituelle ». Le Falun gong repose donc sur les exercices liés à la voie de la roue qui se trouve dans le « dam tiam » ou champ de cinabre, que les japonais appellent Hara. Cette rotation est en relation directe avec l’énergie universelle comme le montre la rotation des galaxies, celles des planètes autour du soleil et sur elles-mêmes.

En alchimie nul adepte ne sera surpris quand la rotation de la matière double se superposera (sur son GIRON) au champ de cinabre constituant ainsi deux roues, l’une visible l’autre nom. Cette roue double ou « roue bis » n’est autre que le « Rebis » des alchimistes occidentaux. Donc point de commentaire discréditant la nécessité d’œuvrer sur soi avant d’aborder le laboratoire.

 

CRIST AU FALUN

 

En accord avec l’alchimie universelle le Falun gong met en évidence la dimension double de la matière que nous côtoyons et qui nous constitue. Il considère en effet qu’elle est formée, au sein de son substrat solide, par des valeurs similaires à la vérité, la compassion et la patience. De ce fait ceux qui ne calquent pas leur vie sur ces trois valeurs essentielles similaires aux trois vertus théologales de la chrétienté occidentale ne sauraient avancer et les alchimistes ne sauraient œuvrer correctement sur la matière avec une chance de succès.

Donc le Falun Gong dépasse ce qui est contenu dans les Soutra bouddhiques qui ne se préoccupent du Bouddhisme que d’une manière élémentaire. C’est le même état d’esprit que l’on trouve entre la chrétienté des foules et l’ésotérisme chrétien, entre les cathédrales et le mystère des cathédrales. En fait, ce mouvement fait une différence entre science spirituelle et science matérialiste exactement comme le préconise le christianisme ésotérique de Rudolf Steiner. Ainsi ce courant est confronté aux mêmes obstacles qu’en occident au sein des centres initiatiques ayant perdu leur tradition.

 

Quelques opinions sur les sociétés initiatiques actuelles

 

Les sociétés initiatiques confrontées à l’existence de phénomènes qui leur échappent, n’osent même pas y faire face, ni s’en approcher, ni les signaler et encore moins les reconnaître. Elles  sont isolées dans leur esprit conservateur, et refusent de réviser leurs concepts traditionnels, devenus traditionalistes, à la limite du folklorique. Leur credo est simple :  « À partir d’aujourd’hui, faisons comme d’habitude ! »


De nos jours le mode de penser qui domine la science se cantonne strictement au monde matériel. Quant on aborde des recherches sur quoi que ce soit, ce n’est que lorsque le sujet a été cerné, défini, reconnu. Quant aux faits intangibles et invisibles, mais qui existent objectivement et se reflètent dans notre monde matériel, on n’ose y toucher et on les rejette comme des manifestations non identifiées. Par ailleurs des individus bornés arguent, sans fondement, qu’il s’agit simplement de manifestations naturelles. D’autres, pour des motifs obscurs, mettent l’étiquette de superstition sur tout ce qui va à l’encontre de leur conscience. Ben voyons, il faut bien naviguer en eaux troubles ou troublantes…


Çelà me rappelle l’enseignement dispensé à l’Ecole Nationale d’Administration (EUNA). Ces futurs préfets ou hommes politiques sont formés essentiellement pour maintenir les structures. C’est du propre ! Avec ça vous êtres étonnés du manque de souplesse et d’ouverture au plus haut sommet des dirigeants ?

Vous savez comme moi que : « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », selon la célèbre expression d’Hermès Trismégiste, inutile d’insister davantage sur l’origine des lunettes en cuir, verres y compris, que portent la majorité de nos concitoyens ! Si l’humanité acceptait d’avoir une connaissance renouvelée d’elle-même et de l’univers, si elle voulait modifier ses notions sclérosées, elle ferait alors un grand bond en avant.

Le seul fait que les centres initiatiques aient refusé de constituer une résistance à la sclérose pour  s’effondrer en suivant la même dégringolade que le commun des hommes traduit bien que ces centres n’ont pas accomplis leurs œuvres.

 

Opinion sur le Falun Gong.

 

Si le Falun Gong est un centre initiatique oriental, il le montre bien par ses manifestations pacifistes pour que les responsables Chinois trouvent le chemin des droits de l’homme. Cela est bien.

 

Cependant chez nous des hommes et des femmes et des enfants qui travaillent dorment dans la rue et meurent dans la rue. On ne trouve jamais le Falun Gong en train de manifester à ce propos. Tous leurs efforts est polarisé vers la Chine, ce qui, à mon avis est excessif et caractérise un problème important sur le plan spirituel et laisse perplexe sur le but véritablement recherché par cette assemblée. Il semble que l’action politique ne soit pas étrangère à cette attitude. C’est à eux de prouver le contraire.

 

D’autre part ces groupes non structurés tombent parfois sous l’autorité d’individus avides de pouvoir, c’est le cas dans certaines îles des Caraïbes. Localement le falun Gong est une secte.

 

D’autre part l’anti-intellectualisme est poussé à l’extrême s’accorde mal avec l’esprit occidental, nous avons un cerveau pour nous en servir harmonieusement.

 

Enfin, le point essentiel c’est l’affirmation de LI HONGZHI disant que l’on doit penser Falun Gong pratiquer uniquement le Falun Gong et pas autre chose. Cette exigence est exagérée et ne s’accorde pas non plus avec notre mentalité.

 

En guise de conclusion

 

Le Falun Gong pourrait féconder l’ésotérisme occidental, lui donner un second souffle, s’il acceptait de s’occidentaliser et d’intégrer à son enseignement non seulement les concordances extraordinaires avec le nouveau testament, mais aussi avec le symbolisme ésotérique tel qu’on le trouve dans la Franc Maçonnerie ou chez certains rosicruciens. D’autre part il pourrait revitaliser l’alchimie qui s’étiole en accouchant de plus en plus de bricoleurs à l’esprit vide ou mal habité. Malheureusement LI HONGZHI a placé un interdit sur la pratique alchimique qui est le reflet de celui des maîtres taoïstes qui ne voulurent pas livrer le secret du Grand Œuvre pratique aux occidentaux immatures. Il m’a été confié que le mercure convenablement préparé avait une action certaine dans d’autres dimensions liées à tout ce qui structure notre corps et notre univers. J’en suis convaincu, mais je n’ai pas compris le rapport avec cet interdit concernant la pratique alchimique… À moins de considérer que l’occident est encore immature, ce qui est peut-être vrai en voyant comment se comportent les sociétés initiatiques qui jouent un mauvais théâtre en des temples dont ils refusent de comprendre le sens profond, l’étincelle vitale, des symboles.

L’homme galactique, celui de la Jérusalem céleste, n’est donc pas pour demain.

Repost 0
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 15:22

 

Blog cré le 16 mai 2006 (un an inactif).

 

Depuis sa création il a reçu 62 208 visites.

Ce mois de mars il a reçu 8010 visites.

 

150 Articles sont publiés qui donnèrent lieu à 369 commentaires depuis la création du blog.

 

L’article le plus lu au mois de mars est le même que celui du mois de février, janvier 2009, décembre, novembre, octobre, septembre et aout il s'agit de :

Les trois points alchimiques de la Franc-Maçonnerie avec 567 visites, l’augmentation des visites depuis le mois dernier, laisse supposer que de nombreux Francs Maçons l’utilisent pour la rédaction de leur planche, ce que confirme la suite du podium et me rend un peu tristounet:

 

La médaille d’argent revient à l’article : LE NOMBRE TROIS Chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix, avec 356 visites.

 

La médaille de bronze revient à : PLANCHE… A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2, avec 342 visites.

 

La médaille en chocolat revient à : LA LEGENDE D’HIRAM & Franc-Maçonnerie avec 246 visites.  

 

Depuis sa création le blog a enregistré 108 abonnements à la newsletter et un nombreux courrier extra blog.

 

Je vous souhaite de Joyeuses Pâques en attendant la plaisir de vous retrouver bientôt pour un article bientôt rédigé.

Ceux qui croient que je suis un peu fou ont raisons, je suis heureux de l'être. Laissez-moi promener ma brosse à dent au bout de la laisse de mon toutou...

 

Repost 0
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 15:35

AFFICHE CONF B S[1]

Je ne saurais trop vous conseiller cette conférence qui aborde d'une manière inhabituelle l'histoire du curé de Rennes le Chateau.
Je suis sur que ceux qui habitent l'Hérault ne regretteront pas d'être aller l'écouter (derrière la sécu du Brd Gambetta)
L'analyse est originale et ne fut jamais abordée. Elle permet de comprendre l'attitude de ce curé atypique.
D'autre part le principe de cette analyse qui est tiré du livre en cours d'édition d'Aline Ximenès peut vous servir pour vous même.
Ce n'est pas de la psychologie, ni de l'astrologie, ni de la numérologie. Allez découvrir ce que c'est et vous ne serez pas déçus.

Joyeuses Pâques à vous tous.
Repost 0
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:31

LE CIEL KABBALISTIQUE et alchimique du temple des Francs Maçons.

 

© Copyright L.G. Pour tout le blog.

 

Ce copyright n’a pas pour but d’interdire systématiquement la reproduction. Il vous invite à la politesse qui consiste à me demander l’autorisation d’une reproduction et de la signer Hermophyle. Certains l’on déjà fait et je les remercie.

 

Je voudrais m’excuser auprès de celles et de ceux qui attendent une réponse à mon courrier. Parfois j’oublie. Alors n’hésitez pas à me contacter de nouveau. Ces temps-ci je suis très occupé. Quand je suis occupé j’ai la tête ailleurs… rassurez-vous, je sais que j’ai du chemin à faire, mais je me soigne !

 

Soyons net : dans ce que je vous raconte je me trompe peut-être. J’admets sans problème une pareille éventualité car je n’ai rien à défendre et en plus je ne suis pas le nombril du monde. Je me heurte parfois à l’imbécillité et à la méchanceté car ce que je dit dérange ceux qui jouent au gourou. De ce fait en parcourant la toile vous trouverez mon pedigree agrémenté de roses fanées. Je vous invite à le lire pour ne pas vous fourvoyer entre mes pinces d’horrible crustacé carnivore !

 

Il est des individus respectables et bien intentionnés que ma prose gêne malgré tout, alors, ils me disent avec toute la politesse requise que je me trompe. Bon, comme dit Georges : « Un éléphant, ça trompe énormément ». Que voulez-vous diantre que je fabrique avec ma trompe ? Et ça vous ne me le dites pas ! Dans de pareil cas il vaut mieux se taire et me laisser aller à ma perte afin d’être débarrassé de moi. Mais j’ajouterais sur votre épitaphe, avant d’enterrer le dossier, que si vous ne vous trompez pas d’un côté, de l’autre votre charité christique en prend un sacré coup derrière les oreilles. Et croyez-moi si vous le voulez, Hermès ne doit pas être content !

Je vais jouer au dictateur ou au moraliste, mais cela m’est égal car j’ai besoin de raconter ce que j’ai sur la patate !

Alors, s’il vous plait, ne dites pas, plus ou moins élégamment : « Je ne suis pas d’accord », Mais dites : « Nous allons parler ». Ne dites pas « cela est secret », mais cela nécessite une discrétion afin d’éviter de jeter une perle aux pourceaux et ne prenez pas tous ceux que vous rencontrez pour des pourceaux ! J’estime que chacune et chacun doit avoir sa chance. Ceux qui naviguent à contre-courant de ce concept fondamental n’ont pas mon estime. Me voilà libéré pour poursuivre l’exposé de ce que j’ai compris ou cru comprendre.

 

Nous approchons du jour de la résurrection, je souhaite de tout cœur que ce soit pour vous l’occasion de ressusciter en tordant le coup à vos sales habitudes  (si vous en avez) qui vous empoisonnent la vie. Cela étant dit évidemment sans arrière-pensées mesquines ou méchante puisque vous êtes mes lectrices et lecteurs pour qui j’ai une réelle affection.

 

 

 

 

S

i j’aborde à nouveau le symbolisme maçonnique c’est pour parler de sa valeur universelle. Dites-vous bien que cette universalité montre qu’il n’est pas, fort heureusement, la propriété privée des Francs Maçons. Cette fraternité représente l’un des canaux de transmission de la haute initiation aujourd’hui tarie qui ne transmet plus qu’une  dimension verbale, de ce que furent les grandes initiations dont je donne une idée dans mon article sur les quatre éléments. LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.  Le même genre de décrépitude s’attaque inexorablement aux multiples associations rosicruciennes et aussi à bon nombre d’alchimistes bricoleurs. Cependant, ne mettons pas en doute les bonnes volontés. Malheureusement elles ne suffisent pas pour aller chercher, dans la nuit de l’histoire, les petits cailloux blancs qui semblent perdus à jamais.

 

Quand je lis dans le livre La symbolique Maçonnique de Jules Boucher (édition 1948) que les deux colonnes J et B qui sont à l’entrée du temple  limitent le monde créé (p 140), je suis surpris que l’on ne parles que du monde de la matière car si ce n’était pas le cas, les cieux seraient analysées avec les trois triades de la hiérarchie céleste dont les Chérubins, avec leur épée flamboyante, font partie au plus haut niveau avec les Séraphins et les Trônes. Ces Trônes qui  « coagulèrent » la matière, d’où leur nom qui ne signifie pas du tout des êtres régnant sur un bas peuple rappelant un empereur ou un roi assis, tout en haut d’une estrade, sur un fauteuil de parade. Les trônes ne sont pas cela, même si l’aristocratie (connaissant leur œuvre) leur a donné un sens qui n’est que le faible reflet d’une réalité universelle. Les Trônes donnèrent une assise matérielle à tout ce qui existe, d’où leur nom. Sans eux point de sol, de montagnes, de mer… Si un alchimiste, durant son « coagula », n’a pas conscience de ça, ou croyez-vous qu’il broute ?

 

La triade supérieure est orientée inversement aux deux autres car elle leur transmet l’énergie nécessaire pour exécuter leurs rôles. Dans un certain sens on peut dire qu’elle se sacrifie pour que vive le monde visible et invisible.

 

Négliger à ce point le sens occidental des triades de l’arbre des hiérarchies célestes, alors que l’Arche d’Alliance des Hébreux était surmontée par deux Chérubins, pourquoi continuer à spéculer sur le système hébraïque qui nous est « à-culturel ». Cela est non seulement un manque de cohérente mais surtout une crainte de mettre les pieds sur un sol inconnu et d’éviter le risque d’un flirt incestueux avec l’Église primitive chargée d’ésotérisme sublime. Pourtant c’est sur ce sol que marchaient les fondateurs de la Franc-Maçonnerie, qui était le substrat de l’Église Gallicane des premiers siècles !

 MONASTERE-GALLICAN.jpg

 

Cloître roman du Monastère gallican espagnol « Saint Père Gallican », XIIe siècle.

 

Non, la spéculation ne peut remplacer un refus (conscient ou non) d’aborder le cœur du problème que j’ai déjà traité dans mon article sur le ciel étoilé du temple maçonnique et des églises. LA VOUTE ETOILEE des francs-maçons & des chrétiens

 

Vous pouvez me rétorquer que les hiérarchies célestes dont je parles sont tirées par les cheveux, sont mythologiques. Certes, oui, elles ont donné naissance à des mythes et légendes pour qu’elles ne s’effacent pas de notre mémoire. Mais en rester là est autre chose. C’est la manifestation de l’hégémonie de la pensée matérialiste savamment entretenue, dans les Loges, au fil des exposés obligatoires ou planches. J’appelle les partisans, de ce genre de sport cérébral, les « planchistes ».

C’est la raison pour laquelle j’ai écrit un article montrant combien les planches ne sont pas le baratin dont on les abreuve PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 et PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

 

La majorité des « planchiste », ne peuvent que voir dans ces êtres surnaturels que le fruit de l’imagination qui se complait à décrire somptueusement ses délires, ses cauchemars et ses rêves. « Impossible et dément ! ». Il n’est pas raisonnable de faire entrer ces êtres chimériques dans le symbolisme des Loges où se réunit secrètement le gratin des scientifiques !

  

      

N’oubliez pas l’universalité de cet arbre séfirotique bien mise en évidence par un papyrus égyptien découvert à Thèbes en 1860. Il est en parfaite harmonie avec la pensée hébraïque. Faut-il s’en étonner quand on sait que Moise était un grand initié égyptien qui fut non seulement l’auteur de la Genèse biblique mais surtout l’inventeur de la langue hébraïque !

Alors soyons clair : l’arbre cabalistique des hébreux descend en droite ligne du papyrus égyptien (c’est une manière de parler !) qui parle des dieux de la « Grand compagnie » (Paut Neteru) où la triade la plus élevée correspond aux trois dieux : Ra, Shu et Tefnut qui se supposent à Kether (la couronne), Hochmah (la sagesse) et Binah (l’intelligence). Cette triade est la même que celle des « dieux » de la hiérarchie céleste : Séraphins, Chérubins, et Trônes.

Il en est de même pour les autres triades, mais je n’ai pas l’intention d’être plus explicite car vous pouvez faire la comparaison vous-même sur ce dessin.

 Hiérarchie céleste

 

Les Séraphins sont donc les plus haut placés, ils couronnent la hiérarchie et assurent le lien entre les univers, très proches de la trinité divine ils sont à l’origine (par l’intermédiaire des Trônes) de toutes triades y compris celle de la molécule d’ADN (phosphate, sucre, base). C’est pourquoi la trinité alchimique (sel, soufre et mercure) est nécessaire. Mais tout cela est une autre histoire ! Pour l’instant ne perdons pas les pédales dans des spéculations, même si aucun Franc Maçon ne devrait ignorer que la persistance des trois points dans leurs écrits tire son origine des triades céleste (devenues triades alchimiques) et plus particulièrement des trônes responsables, comme je l’ai dit, de la « coagulation » de la matière. LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.

Quant aux Chérubins, leur nom signifie : débordement de sagesse, ce qui correspond bien avec le deuxième shéphira, Hochma, signifiant aussi sagesse. Les Trônes sont « esprits de la volonté », ce sont les « géomètres », les « architectes » de notre univers. Ils correspondent à l’intelligence du séphira Binah, ce qui est difficile à mettre en doute vu l’harmonie remarquable de la matière…

 

Dans le temple maçonnique cette triade qui « soutient » les cieux est représentée pas les trois piliers ! Dire cela ne vous éclaire pas déjà ? Vous êtes assez intelligent pour savoir où je vais en venir. Je reste tout de même persuadé qu’il me faut mettre les points sur les i. Bien évidemment il ne faut pas confondre ces trois piliers avec les deux colonnes qui sont à l’entrée du temple .

Le temple maçonnique a, théoriquement, la forme d’un carré long (double carré accolé constituant un rectangle) dont l’un des plus petits côtés est orienté vers l’est. Deux colonnes sont à l’ouest, l’une à l’angle ouest sud qui s’apelle Beauté, l’autre à ouest nord nommée Force. La troisième est à l’angle sud est. Elle porte le nom de Sagesse. Elles représentent la triade supérieure disposée, comme je l’ai dit, inversement par rapport aux autres. Pourquoi un symbolisme leur est réservé ? Parce que les séraphins chérubins et trônes donnent aux autres triades leur énergie et capacités pour qu’elle puissent jouer leur rôle.

 TROIS PILIERS R2 

Par ailleurs il est un fait toujours respecté par les Roses+croix (je ne parle pas des rosicruciens et de l’armée de ramoneurs qui déambule nuitamment dans un couloir tout noir) et les Hermétistes dignes de ce nom : Même si les différentes traditions aboutissent au même résultat, ne pas mélanger l’ésotérisme hébraïque, ou chinois, ou que sais-je encore avec celui de la tradition occidentale. Cela est dicté par le milieu culturel dans lequel nous évoluons. Trèves de syncrétisme donc, dans le style Nouvel Age ou autre. Utilisons ce que notre culture a mis à notre disposition pour avancer beaucoup plus vite et beaucoup plus loin que si nous pataugions désespérément dans le marécage du Ying-Yang où grimpions péniblement à l’arbre séfirotique. Je vais vous faire une confidence : dans le secret de mes pensées parcourues d’étincelles j’ai enregistré des courts-jus dans ce micmac. J’ai failli en péter les plombs ! Croyez-moi, les simagrées des intellos et des branchés sont des antidotes à la connaissance et à la sagesse… Attention ! ce que je vous raconte ne fait pas office de vérité, c’est à vous de juger. Moi je vous raconte mes états d’âme, un point c’est tout. Certes, mon langage est celui des chantiers où j’évoluais dans la franche rigolade. Vous permettez que je fasse de vous un confident ? Cette grossièreté qui vous offusque, je trouve ça sympa, ça resserre les liens et j’ai moins l’impression de jouer au mandarin.

 

La sagesse populaire nous dit que le mort est entre quatre planches ! Ce qui signifie que seules trois planches sont nécessaires. En Franc Maçonnerie elles correspondent aux trois grades des loges bleus : une pour l’apprenti, une pour le compagnon, une pour le maître. Si vous en rédigez une quatrième c’est la mort. N’est-ce pas logique que la rédaction des planches soit nécessaire à la formation comme le travail intellectuel est nécessaire au troisième Ordre mineur de Lecteur dans l’Église ? En d’autres termes les trois planches correspondent à une formation théorique de trois étapes nécessaire pour aborder correctement un sujet sans pour cela le posséder. Par la suite, au lieu de raconter des bobards sur la spiritualité ou jouer au contorsionniste poétique sur la sublimité des valeurs initiatiques, arrêtons là cette diarrhée verbale, et cherchons à apprendre à recevoir la lumière ? vous ne croyez pas ? Vous là ! ne faites pas l’andouille en vous mettant sous un lampadaire ! PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

C’est une autre paire de manches que l’anti-initiation des planchistes est incapable d’aborder puisque l’intellectualisme doit être mis au rancart. Tel est le cul-de-sac de la maçonnerie. Que dis-je, c’est un drame ! Comment voulez-vous éviter que de temps en temps cette fraternité vire au vinaigre avec des histoires pas catholiques (tiens, Georges, tu me rappelles quelqu’un !).

 

 

 

Montpellier où trône le « pas catholique » Georges, épine de la rose.

 

Soyons clair, je ne fais pas la pub de l’Église catho. Mais de l’Église telle qu’elle devrait être et qu’elle n’est plus depuis longtemps. Elle a rendu son dernier souffle lors de l’application en 1968 des directives du concile Vatican II.

Les trois premières ordinations étaient la Cléricature (à l’époque on imposait une tonsure ronde sur le haut du crâne), ensuite l’Ostiariat (Portier) et le Lectorat ou l’ordiné se cultivait. Il lisait et chantait durant les offices. Tout cela le préparait à dévenir Exorciste pour chasser d’abord ses propres démons.

Repost 0
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 19:32

 

Quand on suit le développement de la gracieuse libellule qui enchante les rives de nos ruisseaux, on est étonné par les étapes franchies par cet insecte fragile qui volette d’herbes en herbes avec une vélocité telle qu’elle est capable de rester en l’air sur place et d’amorcer des crochets en angle droits déconcertants. Pendant tout l’été elle nous offre ces gracieux ballets féeriques d’ailes cristallines. Hélas, elle meurt dès le premier froid de l’automne et disparaît jusqu’aux beaux jours de juin ou une nouvelle génération apparaît montant des fonds sombres et vaseux. C’est cette vie obscure et carnivore, aux antipodes de la grâce qui régit,l’essentiel de son existence. Pendant cinq ans cette larve (Anax) est un prédateur redoutable pourvu d’une mâchoire (masque) qui se déplie brusquement et saisit tout ce qui passe : têtards alevins et insectes. Ce masque redoutable est appelé ainsi car il se repli sur le « visage » de l’insecte. Évidemment ce n’est pas un masque de carnaval mais un masque d’impitoyable carnivore.

Avant de devenir la grâce aérienne, nommée parfois demoiselle, elle est l’épouvante des bas-fonds. Carnassière impitoyable. Antipode, je l’ai dit, que sépare cet être sombre, après une étonnante métamorphose qui engendre l’aérienne et gracieuse libellule. Elle passe ainsi du fond sombre de la vase à l’air lumineux et grésillant des rayons solaires. C’est, dans le ciel, le ballet magnifique, mais éphémère accompagnant le chant d’été des cigales disent les poètes.

Tout cela peut rester lettre morte figée dans l’esthétique superficielle, ou le baratin des doctes, si l’on n’écoute pas la voie des vieux maîtres qui nous demandent depuis le fonds des âges d’observer la nature pour comprendre mille fois mieux que toute exégèse le sens de la vie qui se déroule au fil de multiples métamorphoses, ou genèses, qui n’épargne pas les humains.

L’éclosion au soleil d’une libellule n’est-elle pas évocatrice du processus qui se déroule lorsque nous quittons notre corps terrestre ? C’est à chacun de nous de réfléchir à cette question si nous acceptons d’être guidés par la nature, si nous acceptons de marcher sur les pas de cette grande dame qui éclaire son chemin avec son inextinguible lanterne.

Bon, je dois être clair, le problème n’est pas ce que je pense moi, mais ce que vous en déduisez vous. Si vous en faites tout un plat, vous tombez à plat, si vous percevez d’une manière insaisissable qui installe un état d’âme en vous alors vous êtes fécondé.

Mais la leçon de la magnificence (le mot n’est pas superfétatoire) de la métamorphose nous éclaire le chemin dans les méandres parfois obscurs de l’ésotérisme théorique ou mal compris risquant à tout instant de sombrer dans l’occultisme de bas étage ou dans la bêtise. En disant cela je pense à un certain Duchanteau, peintre de son état, qui, en 1786, décida de boire son urine pour provoquer sa métamorphose vers l’immortalité ou l’élaboration de la pierre philosophale en son corps intoxiqué. Il est bien mort en effet, non pas au champ d’honneur mais empoisonné par sa crédulité et l’aveuglement de ses amis Franc Maçons (de la loge Les Amis Réunis ou l’art, sous entendu l’art d’hermès ou alchimie) qui ne surent le dissuader de poursuivre une pareille expérience aussi dégoûtante que dangereuse.

metamorphose 3

Le schéma ci-dessus est celui de la métamorphose proposé par Rudolf Steiner que je trouve puissamment évocateur pas sa simplicité. À gauche la ligne représente le développement d’un être vivant qui peut être une germination. À un moment donné les forces vitales se replient sur elle-même pour voir s’amorcer un mouvement inverse créant un individu aux valeurs et structures opposées. À gauche nous avons la larve hideuse et carnassière de la libellule vivant dans les eaux sombres et la vase et à droite en sort un être aérien et gracieux diamétralement opposé.

Vous vous doutez du rapport entre la métamorphose et le fait de se débarrasser de la peau du vieil homme et de l’expression biblique : « si le grain ne meurt… ». Remarquons que cela est aussi valable pour une mort physique que pour une transformation de nos concepts qui s’orientent vers des valeurs diamétralement opposées, ce que l’on peut appeler métanoia (changement de la pensée).

Le point le plus important de ce schéma est son vide central. C’est dans ce vide que se manifestent les forces vitales de transformation puisant leur énergie constructive dans un autre espace, car dans un autre espace, non soumis à la destruction (entropie) surgissent les forces vitales de toutes gestations y compris celles de notre système solaire. Et là vous avez compris que la métamorphose se superpose à la transmutation des alchimistes. L’élément qui sort d’un autre espace pour provoquer la métamorphose de la matière vile n’est autre que la pierre philosophale. Ce qui signifie que celui qui œuvre au laboratoire doit pouvoir être assez pur pour recevoir un don d’un autre monde que les alchimistes appellent à juste titre Don de Dieu. Processus qui, dans la métamorphose, se traduit par « bond de Dieu » (d’où est restée cette expression à double sens mal comprise et mille fois répétées : « bon Dieu »). C’est en effet un « bond » totalement étranger à toute idée d’évolution dans le sens scientifique du terme.

Voilà ce qui m’a semblé pertinent de vous dire aujourd’hui surtout à ceux qui courent après une clé de la genèse ou du mystère de la pierre philosophale.

 

Que la métamorphose vous transforme en libellule… Ce sont les dames qui vont êtres contentes !

Repost 0

Présentation

  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
  • Contact

Recherche

Liens