Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 18:55
 

 

D

ans l’œuvre du psychanalyste Carl Gustav Jung le concept qui m’apparaît le plus pertinent et qu’il porta à la connaissance du public ( c’était autour de l'année 1950), c’est son travail remarquable intitulé : La Synchronicité, principe de relations acausales.

Dans cet ouvrage fondamental, – qui fait s’ouvrir une porte dans les barrières de notre monde – il cherche à expliquer, par la psychologie et le recours aux archétypes, l'émergence de coïncidences signifiantes.

Par exemple, vous rêvez d’un moulin et le lendemain vous rencontrez votre ami Desmoulin dans la rue Jean Moulin devant la vitrine d’un chocolatier ornée d’un magnifique moulin en chocolat...

 

Cet ouvrage fondamental fut traduit et réédité en France chez Albin Michel sous le titre : Synchronicité et Paracelsia. (traduit de l'allemand par Claude Maillard et Christine Pfiegler-Maillard, Paris, 1995).

 

Voici ce que le psychanalyste dit de la synchronicité (p43):

 

« J'emploie le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal et chargé d'un sens identique ou analogue ; ceci par opposition au "synchronisme", qui ne désigne que la simple simultanéité des événements. Ainsi donc, la synchronicité signifie d'abord la coïncidence temporelle d'un état psychique donné et d'un ou de plusieurs événements extérieurs qui offrent un parallélisme de sens avec cet état subjectif du moment ».

 

Dans mon exemple précédent la synchronicité se caractérise par la rencontre entre le moulin du rêve et plusieurs moulins le lendemain lorsque je suis éveillé. Aucun phénomène logique ne peut expliquer la cause de ces multiples coïncidences.



Plus loin (p49) :

 

« Dans tous les cas, il semble que l'on soit en présence d'un savoir préexistant, inexplicable par la causalité, concernant des faits qui ne peuvent pas encore être sus par la conscience ».

 

À la lumière de ces deux citations, le phénomène de synchronicité peut se définir par deux aspects :

 

1. À la manière d’une image inconsciente qui vient à la conscience, de manière directe (littérale) ou indirecte (symbolique) par la voie du rêve, de l'inspiration soudaine ou du pressentiment.

 

2. Avec le contenu psychique vient coïncider un fait objectif. »

 

Dans mon exemple, le moulin du rêve est littéral et non symbolique, et il coïncide avec les faits objectifs qui sont : le nom de Jean Moulin, celui de mon ami Desmoulin et le moulin en chocolat dans la vitrine.

 

Bon j’ai envie de parler sérieux à ces messieurs qui vous toisent le menton haut, le regard condescendant et la bouche serrée bourrée de mépris, jaillissant vers l’avant comme un oviducte de cocotte !

 

Ainsi, dans ces tentatives de définitions de plus en plus précises et pertinentes bute l’esprit matérialiste contre un mur infranchissable, à la manière d’une courbe asymptotique.

Ce « coup de la courbe » (les guillemets sont pour les puristes) qui s’approche d’une droite sans jamais la toucher, et cela jusqu’à l’infini, je l’ai appris en suant sur le programme de math de Terminale. Résultat : Ça m’a fait comprendre l’amour platonique ! « Mon aimée, je m’approche de toi asymptotiquement. » Vous voyez, c’est poétique autant que pédagogique les math !

 

Cette impossibilité de contact manifeste une impossibilité d’appréhender le phénomène car nous sommes aux limbes (avec lim, comme dans limites) du rationalisme et du matérialisme. Au-delà il y a autre chose, une sorte de monde nouveau auquel notre pensée rationnelle n’a pas accès avec la clarté requise par nos paradigmes (si ça vous chante vous pouvez remplacer ce mot par « modèles » et si vous êtes savant par « axiomes », celui-là est mieux en gueule !) qui deviennent ici caducs car en « terre » étrangère.

 

Ne pouvant appréhender notre substance vitale (il ne s’agit pas ici de vitamines, d’enzymes de coenzymes et encore moins de chlorophylles) ou « corps » vital que Rudolf Steiner appelle corps éthérique, nous ne pouvons aller plus loin. Disons, pour être plus clair et un tantinet vulgarisateur et pédagogique, qu’il s’agit du corps invisible qui entretient la vie et préside à l’harmonie de milliards de transformations biochimiques. Rien « d’occultiste » là-dedans si ce n’est une hypothèse pour remplacer un vide dans la compréhension intime des phénomènes vitaux, et cela dans un sens beaucoup plus général où nous l’entendons la vie à l’ordinaire ! ça y est, vous avez bien avalé ce que je viens de vous raconter ? Bon, revenons à notre gavage.

L’accès à ce « corps » particulier, qui tient les ficelles du pantin qu’est notre corps physique, s’avère pour l’instant un obstacle que l’on peut comparer au mur du son ou au mur de la lumière.

De l’autre côté de ce mur la relation de Chasles, qui caractérise notre monde, perd son origine et donc son sens. Il en est de même pour le temps. Les faits sont « accumulés » dans le non-temps (pour être ensuite « distribués » au moment opportun en notre monde matériel).

Dans le stockage désordonné de faits mis en réserve en notre corps vital où ailleurs, notre conscience, qui sait tout, se déplace parfois comme dans notre monde, et ainsi nous ne nous souvenons plus d’un passé mais d’un futur qui existera un jour mais qui est sensé exister déjà. Difficile à traduire cette histoire de temps alors que la vraie vie est dans le non-temps (hors du temps ou or du temps) ou si vous préférez dans l’éternité… Désole, en voulant traduire au mieux je complique les choses.

 

Dans l’exemple précèdent, il est possible que dans le futur j’achète un moulin après des tractations héroïques (Jean Moulin) ou mon ami Desmoulin qui est expert comptable m’aide, pour m’installer enfin dans ce lieu de rêve et de douceur (moulin en chocolat)… Dans le présent Desmoulin est la pièce maîtresse qui mérite notre confiance.

 

Si notre esprit cartésien fait obstacle à notre accès au corps vital, l’inverse n’est pas vrai. Le corps vital ou corps du temps envoie parfois des pseudopodes dans notre monde matériel et cela évidemment en dépit du bon sens (dans le sens littéral). C’est ainsi que se dégage parfois l’horizon du futur.

Cependant le décryptage n’est pas simple car ce corps nous informe par des symboles et à la manière de la cabale des alchimistes (vous en saisissez maintenant l’importance de cette langue du cheval ?) et aussi par des concordances avec les choses ou faits qui croisent notre route.

En résumé nous avons parfois accès aux évènements du futur qui se manifestent par la synchronicité, mais tout le problème réside en leur interprétation. C’est là que la cabale des alchimistes prend tout son sens en qualité « d’outil » d’interprétation sur lequel peut s’exercer l’intuition qui provient non pas de notre cervelle (qui est un simple relais plus ou moins fiable) mais de la hiérarchie sublunaire ou des élémentaux.

En d’autre terme la synchronicité n’est pas le fruit du hasard mais celui d’une information qui nous est destinée pour exercer notre sagacité et progresser.

La synchronicité est donc une « fuite préméditée » dans le stock des informations qui concerne, à qui sait l’entendre, l’agencement de notre futur. Si fuite voulue il y a, importance il y a !

 

J’aurais l’occasion de revenir sur ce sujet qui est, vous vous en doutez, fondamental sur la route qui nous conduit à notre divinisation.

 

 

*     *     *

 

 

J

’ouvre ici une parenthèse sur l’alchimie avant d’aborder l’œuvre de Jung d’une manière un peu plus piquante, car notre homme est très loin d’être égal à lui-même. De grâce, ne restons pas béa devant la synchronicité au point d’avaler toutes les couleuvres !

Je dois dire que l’origine du sujet que j’aborde dans cette parenthèse est due à une de mes amies qui a choisies de pratiquer l’alchimie spirituelle, au nom de sa « liberté », tout en sachant qu’existe l’alchimie au laboratoire. Je ne pouvais laisser passer cela car c’est une véritable trahison ! Dans son aveuglement elle rejoint la grande majorité des Francs Maçons et des Rosicruciens de toutes obédiences qui détruisirent ainsi la filiation initiatique.

 

J’ai écrit des livres et des articles qui montrent la réalité matérielle de l’alchimie, et pour éviter de barber le lecteur j’ai noyé mon propos essentiel dans des histoires comme celle du trésor de Rennes le Château. Partout je mets en évidence l’indispensable pratique au laboratoire associé évidemment à la dimension spirituelle. C’est peut-être le moment de citer ici Serge Hutin, ce spécialiste de l’alchimie disparu trop tôt :

 

« On n’insistera jamais assez sur cette clé alchimique essentielle : le strict parallélisme entre les opérations matérielles et les exercices spirituels. Rien n’est jamais conventionnel dans les si curieuses descriptions que l’on trouve dans les traités d’alchimiques. » (Histoire de l’Alchimie, p 75, édit. Marabout, 1971.)

 

Que ma démarche soit claire. Permettez-moi de redire que je ne cherche à évangéliser personne. Cependant devant une évidence de mixage à là « n’importe quoi », j’ai pris le partie de ne pas vous inviter à mélanger les torchons avec les serviettes. Je m’explique.

 

Ce que je veux dire c’est que beaucoup trop d’individus s’imaginent que l’alchimie est similaire à un service à la carte. On choisit ce qui plait et l’on ignore le reste. Cette manière de procéder n’est pas de l’alchimie et ne le sera jamais ! Soyons plus explicité (les têtes sont dures en nos contrées). Qu’est-ce que l’alchimie au juste ? Je ne vais pas vous pondre un article encyclopédique, mais vous dire seulement, cher lecteur sincère, que l’alchimie est la conjonction de plusieurs procédés et ce n’est que l’ensemble qui s’appelle alchimie. Il n’existe pas l’alchimie spirituelle (j’appelle ça un tripatouillage mystico-psycho-intello) ou l’alchimie au laboratoire (ça c’est de la mauvaise cuisine qui sent vraiment mauvais) ou encore l’alchimie du verbe (parler pour ne rien dire, ça c’est à la mode, ça plait de s’écouter jouer. Ben oui, c’est la cerise sur le gâteau).

 

L’autre jour dans un tas d’ordures j’ai vu une semelle de soulier, mais je n’ai pas dit que c’était un soulier. Si je l’avais dit j’aurais eu droit à la camisole. Vous avez des oreilles ? Oui ! et ben, servez-vous-en !

 

Ressaisissons-nous et regardons les choses avec un peu plus de lucidité en leur conservant leur unité. L’alchimie digne de ce nom c’est la pratique des trois à la fois. Pratiquer isolément l’un de ces trois aspects c’est non seulement ne pas faire d’alchimie, mais surtout la trahir ! Même si notre monde est holoscopique, prendre une semelle de godasse pour la godasse tout entière c’est surréaliste.

 

Ne vous étonnez donc pas si je me fache tout rouge quand j’entends monsieur Tartempion me dire qu’il ne croit en rien et pratique l’alchimie spirituelle. Cela m’exaspère davantage quend ce monsieur me regarde avec le même amour dans ses yeux que celui que manifeste l’œil de son chien à son égard !

Non et non, la technique des rondelles de saucissons doit être laissée aux amateurs de pique-nique ! ! !

Ça y est, mon coup de gueule est fini ! Désolé, j’en avais bien besoins, ça me requinque le moral. C’est sûr, les blogs c’est thérapeuquique, pas vrai docteur Freud !

 

*     *     *

 

 

I

l est une autre mode qui consiste à se référer avec dévotion au gros bouquin imbuvable de C. G. Jung : Psychologie et alchimie. C’est à partir de cette production littéraire que nous avons des écoles d’alchimie qui ne sont ni spirituelles ni pratiques. Le plus bel exemple est celui d’Etienne Perrot, fondateur de la revue La fontaine de Pierre. L’alchimie devient l’étude des rêves qui a tout de même le mérite de pratiquer la cabale alchimique et, pour les plus intuitifs, une approche du monde sublunaire (angélique d’après Deny l’Aréopagite) mais sans conscience de l’origine des informations véhiculées, information qui ne peuvent être totalement décryptées (très loin de là) par une démarche psychologique. Je ne parle pas en vain, puisque dans ma jeunesse estudiantine j’ai eu l’honneur et le privilège de faire disséquer ma cervelle onirique par une proche disciple d’Etienne Perrot, et cela avec un sentiment d’incomplétude tel que j’ai de suite compris que je jetais mon argent par la fenêtre !

En ce lieu nous avons une alchimie très particulière, ou plutôt un ersatz sérieusement trouble de l’alchimie. Que les amis de Jung me pardonnent mon parler un peu béotien (le vocabulaire de chantiers est ma langue maternelle !) car je n’ai pas fini puisque, voyez-vous il y a fort longtemps je me suis cassé les dents sur cet ouvrage que je croyais initiatique alors qu’il naviguait pour l’essentiel à… rebrousse-poil ! Alors, permettez-moi, Votre Altesse, de vider encore une fois mon sac.

Je vous rappelle la fessée magistrale qu’infligea au psychologue suisse Eugène Canseliet et cela en beaux caractères bien lisibles des pages 84 et 85 de son alchimie expliquée sur ces textes classique :

 

« Que pourrait-on attendre de cet écrivain spéculatif qui a si peu compris la science, qu’il prétend la soumettre à son acrobatie psychologique et la ramener simplement aux dimensions réduites de ses procédés banaux et de ses fallacieuses induction ? »

 

À la suite de quoi le disciple de Fulcanelli se penche sur la dimension filandreuse du texte qu’il qualifie d’imbroglio pour conclure :

 

« Combien fallut-il que Carl-Gustav Jung eût été mené par le parti pris et la suffisance semblablement aveugles et irréductibles, pour qu’il n’eut pas su rapidement déceler, sous le trompeuse apparence de la diversité, l’identité et l’harmonie indéniable des opérations physiques et chimiques, auxquelles s’appliquèrent, dans le cours des temps, les Philosophes par le feu ! » idem supra p. 85.

 

Jung a donc tenté de soumettre à un examen psychique le symbolisme alchimique en concordance avec les expériences psychologiques dans leurs rapports avec l’alchimie.

 

Sans vouloir donner mon opinion sur le matériel iconographique exceptionnellement abondant, je m’arrêterais sur le fond. Je ne puis dissimuler qu’à la lumière de ce que j’ai cru comprendre de l’alchimie, j’ai beaucoup de difficulté à admettre la thèse de Jung.

Les concepts du célèbre psychologue, l’universalité de son autorité ont transformé un aspect très marginal de l’alchimie en une affirmation scientifique. Le plus grave est que cela fut adopté par de multiples écoles et centre d’ésotérisme dans le monde. L’amplification de ce fourvoiement fut relayé par Marie-Louise Von Frantz, Charles Baudoin, Henri F. Ellenberger et Deidre Bair. En notre belle patrie occupée par les Freudiens, c’est Etienne Perrot qui érigea en véritable institution indéboulonnable la vision de l’alchimie prônée par le célèbre psychanalyste. Nous en sommes à un tel degré de conditionnement qu’actuellement il est impossible de discuter de l’œuvre d’Hermès avec les fervents disciples de la psychologisation. Un vrai désastre !

 

Il est une évidence : La thèse de Jung est superficielle et biaisée quand on l’envisage dans une perspective spirituelle élevée. Selon cette opinion les instructions et les images alchimiques se réfèrent uniquement à l’interprétation des évènements liés à l’évolution psychique.

Je l’ai déjà dit qu’il s’agit là d’une parcelle de la réalité alchimique, d’une rondelle de saucisson pour amuse-gueule de pique-niqueurs ! Et oui, c’est voir une godasse entière alors qu’on est devant une semelle ! En plus ce concept erroné s’est amalgamé au Nouvel Age, ce qui a érigé une image totalement erronée de l’homme et de ses rapports avec l’univers. Cette dimension basée uniquement sur des concepts matérialistes de la science moderne de l’esprit me fait dire, d’une manière lapidaire et à peine exagérée, que Jung à réussit là où le communisme, a échoué !

Quand on sait s’orienter dans l’expérience alchimique, et quand on a suivi le chemin de la mystique expérimentale et donc que l’on aborde outre l’oratoire l’alchimie au laboratoire, et cela, évidemment, au lieu de ratiociner à propos de son langage chiffré et de son univers symbolique ou onirique, on ne peut que constater que la pierre philosophale peut être préparée ainsi que les élixirs.

 

Les maîtres immortels de l’hermétisme, Basile Valentin, Nicolas Flamel, Arnaud de Villeneuve, Bernard Le Trévissan, Philalèthe, Cosmopolite, Paracelse, Fulcanelli, Eugène Canseliet, et tant d’autres, indiquent sans ambiguïté le chemin à suivre dans le travail pratique, même s’ils s’expriment à mots couvets et en paraboles. Toute personne non prévenue qui a étudié leurs ouvrages doit aboutir à cette conclusion, sans qu’il soit pourtant nécessaire qu’elle trouve la clef elle-même.

 

Les conséquences de cette compréhension « à côté de la plaque » font que notre psychologue des profondeurs plonge dans les profondeurs abyssales de l’incertitude en racontant des incongruités noyées dans des abstraction « kafkaïenne » qui ne peuvent convaincre qu’un public inconditionnellement converti à ses spéculations si souvent filandreuses qui séduisent bon nombre de psychologisants verbeux heureux de pouvoir jacasser :

 

« Il ne fait d’ailleurs pas l’ombre d’un doute que pendant tous les siècles où l’on a œuvré sérieusement, aucune véritable teinture, aucun or artificiel ne furent jamais produits. On peut de demander alors : qu’est-ce qui a donc déterminé les anciens alchimistes à continuer imperturbablement leur travail ou – comme ils disaient – leur opération et à écrire traités sur « l’art divin », puisque toute leur entreprise était d’une désolante inutilité ? »

 

C’est vrai ça aussi Gaston (un cousin par alliance de Gaston La gaffe) s’occupa sérieusement de la question et finit par découvrir le pot aux roses, après avoir analysé à sa manière un texte de Limojon de Saint-Didier qu’il à tronqué afin de lui faire dire ce qu’il ne dit pas voici sa révélation bouleversante :

 

« Un psychanalyste reconnaîtra facilement l’onanisme. »

 

Et notre honorable professeur Gaston Bachelard, disciple inconditionnel de Freud, ajoute dans la joie saltatoire de sa découverte :

 

« Et voici la solitude qui devient mauvaise conseillère. Une solitude aussi opiniâtre que celle du veilleur de fourneau alchimique se défend mal des tentations sexuelles. Par certains côtés, on pourrait dire que l’alchimie est le vice secret. »

 

C’est profond ça, bien profond… Ainsi notre alchimiste solitaire ne trouvant pas un terrain propice pour pratiquer le sport vénérien, il se tourne incontinent, vers le col de son ballon ! C’est génial çe truc, il fallait y penser ! Et là, le bon Gaston nous livre un secret, celui de la capacité des ballons qui doivent être adaptés à chaque artiste. En d’autres termes le diamètre du col du ballon est directement proportionnel aux capacités artistique de notre adepte en pleine oraison jaculatoire…

Et la saluons les précurseurs géniaux des poupées gonflables dont les sex-shops seront éternellement reconnaissants.

En lisant ces énormités j’ai parfois l’impression que psychanalyse rime avec bêtise. Il faut vraiment être « vislard » ou écervelé pour inventer des choses pareilles !

Face à ces inepties salasses, Carl Gustav Jung fait figure d’un honnête  enfant de chœur.

 

Quittons donc la libido en délire de Gaston pour revenir à ce que Jung qualifiait de « désolante inutilité » à propos des longs travaux de l’alchimiste.

Je vais faire prophétie, il faut bien s’exercer à ce genre de sport ou Nostradamus était inégalable !

 

« J’affirme que notre siècle portera bientôt un jugement différent sur les immenses horizons que ne tardera pas à ouvrir sur la matière et au-delà d’elle cette ‘désolante inutilité’. »

 

N’oublions pas qu’il existe des témoignages incontestables, de transmutations je pense en particulier à celui du médecin Helvétius (1625-1709) de la Hayes impossible à mettre en doute. Mais il y en eut aux XVI, XVIIe et XVIIIe siècle, et il n’est même pas nécessaire de remonter aussi loin…

 

« Il est aussi incompréhensible que regrettable, nous dit l’alchimiste Alexander Von Bernus, qu’un chercheur de la qualité de C.G. Jung n’ait pas eu l’ouie assez fine pour percevoir, au cours de son étude de l’alchimie, l’accent convainquant d’authenticité dans les écrits des vrais maîtres, lorsqu’ils parlent, forts de leur expérience, de la réalité du Grand Œuvre qu’ils ont eux-mêmes accompli. On aurait pu rencontrer chez Jung un instinct plus sûr. »

 

Voilà, j’en ai terminé avec les polissonneries libidineuses de Gaston Bachelard, et les malheureuses conclusions de C. G. Jung qui eut pourtant ce génie de mettre en évidence la synchronicité, et à ce titre il mérite une grande considération. quant à Psychologie et Alchimie, vous comprenez que c’est aux alchimistes qu’il sert le moins. Dommage...

 

Comme je ne suis pas psychologue, il vous est loisible de considérer cet article comme nul et non avenu. Rassurez-vous je me consolerais en vous écrivant une autre histoire. Mais vous aussi vous pouvez me raconter des histoires, c’est avec plaisir que je vous lirais.

 

Merci de m’avoir lu et à bientôt.

 

 

 

 

 

 

Cette relation illustre deus orientations opposés à partir d’un point d’origine analogue au présent, l’un orienté vers le futur, l’autre vers le passé.

In

Repost 0
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:22


Blog cré le 16 mai 2006 (un an inactif).

 

Depuis sa création il a reçu 57 685 visites.

Ce mois de février il a reçu 8100 visites.

 

145 Articles sont publiés qui donnèrent lieu à 365 commentaires depuis la création du blog.

 

L’article le plus lu au mois de février est le même que celui du mois de janvier :

Les trois points alchimiques de la Franc-Maçonnerie avec 545 visites, avec une augmentation de 40 visites depuis le mois dernier, ce qui laisse supposer que de nombreux Francs Maçons l’utilisent pour la rédaction de leur planche, ce que confirme la suite du podium :

 

La médaille d’argent revient à l’article : Planche… alchimie & FM, avec 377 visites.

 

La médaille de bronze revient à : Le nombre trois chez les FM et les R+C, avec 361 visites.

 

La médaille en chocolat revient à : L’alchimie & la pierre des FM avec 242 visites.  

 

Depuis sa création le blog a enregistré 102 abonnements à la newsletter et un nombreux courrier extra blog.

 

J’en profite pour rappeler que ce blog est protégé. J’ai payé assez cher le © ! ! !

Vous pouvez utiliser les articles avec mon autorisation (gratuite ! ! !) et en signant Hermophyle. J’en ai assez de découvrir mes articles utilisés non seulement à mon insu, mais en plus hors contexte. Je ne suis pas procédurier, mais ça pourrait venir ! Bon sang, depuis quand ça coûte cher de demander une autorisation au lieu de pomper comme un/une mal propres ?

 

 

 

Repost 0
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:59

 

© Blog protégé.

  Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n° 57-298 du 11 mars 1957). Il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter et/ou traduire et/ou copier et/ou distribuer, l'un des quelconque éléments – publiés sur ce blog de façon intégrale ou partielle, sur quelque support que ce soit – électronique, papier ou tout autres supports – sans l'autorisation expresse et préalable de l'auteur. Blog crée en mai 2005 par Hermophyle, tous droits réservés.

 

Bonjour, à toutes et à tous,

 

Je vous ai demandé votre opinion, dans l’article précédent, à propos d’un coup de téléphone d’un monsieur alchimiste qui m’affirmait deux choses ; la première que je me trompais, en prenant pour preuve qu’il fallait un vase et une matière, ce qui est exacte, la seconde qu’il avait réussi la pierre philosophale et que donc il avait incontestablement raison.

 

Plusieurs parmi vous m’ont répondu et dans ces réponses se trouvent plusieurs points communs contradictoires.

Le premier me dit que ce coup de téléphone devait me permettre de me remettre en cause et que ce monsieur devait être un Adepte.

Le second est que ce monsieur ne devait pas être un Adepte car aucun Adepte ne dit qu’il a réussi.

Je vous rappelle que le but de ma demande était d’établir avec vous une relation autre qu’unilatérale. Je suis heureux de constater que c’est une réussite et je remercie celles et ceux qui m’ont donné leur opinion avec cette sagesse et retenue qui manque dans beaucoup de forums.

J’ai pu savoir d’où venait ce coup de téléphone. Il provient du même individu qui a écrit un article critiquant inconsidérément mon livre sur les secrets alchimiques de Montpellier.

Cependant, vos opinions ne manquent pas d’intérêts et sont là pour me rappeler que je ne dois jamais m’imaginer que j’ai raison. Bien vu, bien retenu !

Le point le plus important est votre lucidité à propos de l’anonymat toujours respecté par ceux qui ont réussi la pierre philosophale. Le plus bel exemple est Fulcanelli. Et soyez assuré que si un jour ma main est aidée pour réussir, je ne le dirais à personne si ce n’est à quelques amis proches afin de les encourager dans leurs travaux. En attendant nous sommes tous dans la même galère. Soyons heureux d’être ensemble pour le réconfort de chacun !

 

Toutes mes amitiés et à bientôt. Merci encore pour votre courrier.

 

« Internet est la Bête, mais la Bête est bête… »

 

 

D

ans son livre La symbolique maçonnique, Jules Boucher constate que la voûte d’étoiles, peinte sur le plafond des temples, n’est pas exclusivement maçonnique :

 

« La Maçonnerie n’a pas eu l’exclusivité des voûtes étoilées ; les temples de l’antiquité ainsi que les églises en étaient décorées. » P 85, édition Dervy de 1948.

 

Après avoir cité un long passage de La Cathédrale (1928, p.329) ou Huyman n’apprécie pas la peinture des églises romanes ou gothiques, il relève (p. 24), non sans pertinence, une contradiction quand cet auteur écrit dans un élan poétique plein de vérité :

 

« La forêt tiède avait disparu avec la nuit ; les troncs d’arbres jaillissaient, vertigineux, du sol, s’élançaient d’un seul trait dans le ciel, se rejoignaient à des hauteurs démesurées, sous la voûte des nefs ; la forêt était devenue une immense basilique, fleurie de roses en feu, trouée de verrière en ignition, foisonnant de Vierges, d’Apôtres, de Patriarches et de Saints. »

 

Ce texte fait dire, avec justesse, à jules Boucher :

 

« Si l’église, la cathédrale, le temple de Dieu, est une forêt avec ses piliers, le plafond ne peut être que la voûte du ciel et alors il est immanquable que celui-ci fût figuré. » (Op. Cité. P 86)

 

Après avoir dit que le Temple représente le cosmos dans toutes les religions, il cite Luc Benoist (Manuel d’archéologie pratique de 1864, p 369) :

« Un fragment du temple de Ramsès II, conservé au musée du Caire, porte une inscription qui proclame : ‘Ce Temple est comme le ciel en toutes ses parties.’ »

 

Et à la suite de ces remarques Jules Boucher conclu à la  quiétude et à la sérénité d’esprit, et même à la méditation que provoque l’observervation du ciel. Ben ça alors, c'est facile le spiritualité ! Va faloir que j'en parle à ma concierge elle qui s'extasie davant le ciel étoilé et va consuter son astrodingue ! Oui ! c’est vrai tout ça, mais enfin il y a mieux à raconter que de dire que le ciel est le symbole de l’universalité et de la transcendance. Autant dire qu’il s’agit là de lieu commun montrant l’incompréhension (ou le refus) du fond du problème. Ainsi on jette son bonnet par dessus le moulin (c'est pas de moi ça ,je l'ai piquée à Madame de Sévigné) en négligeant ce qui est écrit dans le Temple de Ramsès II en Égypte :

 

« Ce temple est comme le ciel en toutes ses parties ».

 

Et oui, le ciel a plusieurs « parties » !

Ces parties sont mises en évidence par le Séraphin tenant l’épée flamboyante. D'où peut-il bien sortir ce Séraphin ? C'est ça la véritable interrogation inséparable de cette curieuse épée qui fait partie de l’étude symbolique de tout bon maçon qui se respecte. Bon, passons.

Et Jules Boucher donne même en note les « parties » ou  hiérarchie céleste (p.60) de Deny l’Aréopagite ou le Séraphin figure en bonne place, mais... silence radio ! Séraphin sert à rien !

Bon, assez rigolé ! faisons un petit bon en arrière…

 

Dans les articles précédents je vous ai parlé de Jeanne d’Arc pour plusieurs raison.

D’abord, montrer combien l’Église Catholique n’est pas toujours irrépréhensible dans ses faits et gestes. Mon but étant de le montrer et non de criticailler car en son sein existe d’excellents prêtres et mystiques qui méritent le respect.

Ensuite la mise en évidence de trois points importants :

 

1 – Celui de la naissance du gallicanisme moderne. Je reste persuadé de vous en avoir donné une petite idée dans l’article :

2 –   Celui de la hiérarchie céleste dont j’ai abordé précédemment l’étude de la dernière triade la plus proche des Hommes.

3 – Celui de la tradition initiatique templière que j’aborderais plus tard.

 

N’étant pas particulièrement amoureux de l’histoire qui est tellement sujette à caution quant elle est traduite par la science matérialiste, ou l’attitude sceptique de St Thomas n’est pas toujours la mieux adaptée, je n’en parlerais pas aujourd’hui. Mais j’y reviendrais cependant dans certaines circonstances.

 

Le sujet que j’aborde ici est celui du « ciel » auquel tout le monde des religions veut accéder, car il est le lieu de béatification et de bonheur ou notre vie commence un long périple après la mort. Ce « ciel » étant traduit par « les cieux » notamment dans l’oraison dominicale ou « Pater » (« Notre Père qui êtes aux cieux ») que conseille le Christ dans les évangiles et que tout catholique et protestant récite à la messe du dimanche sans se poser la question sur le sens de ces multiples cieux qui ne sont autre que les fameuses sphères célestes dont parles la tradition et dont Pythagore entendait la musique, en d’autres termes comprenait le sens.

 

Cette pluralité des cieux fut particulièrement étudiée et décrite par Denys l’Aréopagite (cité dans les Actes des apôtres : XVII, 34) dans son livre Hiérarchie céleste qui traduit ce qui est dit dans l’Ancien testament (Partie de la Bible la plus ancienne qui précède les Évangiles, les actes des apôtres les épîtres et l’Apocalypse, que l’on appelle Nouveau testament) et que l’on trouve également dans les épîtres (lettres) de saint Paul.

 

Cette conception des cieux hiérarchisés fut donc élaborée dès la naissance du christianisme en héritage de l’enseignement oral du Christ et des plus anciennes traditions, car le ciel reste immuable au fil des millénaires et quel que soit le lieu géographique ou la planète habitée, ce qui lui donne une valeur mystique essentielle. Telle est la pierre de fondation de toute vie et de l’humanité entière.

 

Disons en passant, et sans état d'âme, que l’œcuménisme actuel avec ses palabres est une triste mascarade.

 

Denys deviendra le plus fidèle disciple de saint Paul. Ce dernier lui confiera le soin d'ouvrir une école ésotérique à Athènes. L'endroit formera, pendant plus d'une dizaine de siècles, nombre d'élèves qui seront appelés au titre de conseillers particuliers auprès des papes, empereurs et rois aux quatre coins de l'Europe.

 

C'est ainsi que Jules II (pape de 1503 à 1513), pape érudit, astrologue et grand bâtisseur de la cité actuelle du Vatican, passera commande à Raphaël de la célèbre fresque représentant l'école ésotérique d'Athènes, visible de nos jours aux appartements du Vatican dans la chambre dite "de la Signature".

 

Deny, admet implicitement que la théologie (la science de Dieu) débouche, non pas sur les spéculations imbuvables de nos actuels philosophes intellos, que vomissaient saint Bernard et saint François d’Assise, mais sur le silence. Ce silence correspond à l'hésychasme de la mystique orthodoxe, qui permet une métanoїa, c'est-à-dire un changement de la pensée. La conséquence (progressives) qui en résulte est la négation de tout ce qui est (le monde des apparences et des phénomènes) débouchant sur un détachement qui annihile tout conditionnements et permet d’acquérir un regard neuf et lucide sur le monde. Cela évidemment n’est pas pour plaire à la quasi-totalité des institutions qu’elles soient religieuses ou politiques. Actuellement, pratiquer une philosophie de la liberté devient séditieux. Donc le mystique est seul en ce monde, mais en communion avec l’univers… Restons lucide : il y a un prix à payer pour tout !

 

Les trois hiérarchies célestes

 

1- Séraphins,

2- Chérubins

3- Trônes

 

4- Dominations

5- Vertus

6- Puissances

 

7- Archées

8- Archanges

9- Anges

………………………..

10 – Humains

11 – Animaux

12 –Végétaux.

………………………..

13 Minéraux

Se fondant sur les témoignages des prophètes sur les natures angéliques, Denys expose comment l’Écriture dépeint les pures intelligences sous des images matérielles.

« Car Goûter un peu de miel vaut mieux que de raisonner longuement pour en comprendre la douceur : de même c’est par l’expérience que l’on est initié à la fréquentation des hiérarchies angéliques ou à la théologie mystique, qui est une connaissance savoureuse de Dieu. »

C’est ce qu’enseigne saint Denys, quand il dit de Hiérothée qu’il connaissait les choses divines non seulement par l’enseignement des apôtres, mais aussi par ce qu’il en avait expérimenté. Il écrit :

« La théologie mystique est la science expérimentale des choses divines. »

Denys est un disciple de Paul et un ami de Jean qui fut présent aux funérailles de la Vierge Marie. D’après la tradition, Denys et le premier évêque de Paris sont un seul et même homme :

 

« Paul étant venu à Athènes, Denys se convertit. Paul le baptisa et l’institua évêque d’Athènes successeur de Hiérothée. Plus tard, Denys reçut du pape Clément la mission d’aller prêcher l’Évangile en Gaule et pénétra jusqu’à Lutèce, ville de Parisis. Après plusieurs arrestations et supplices, il sera décapité, en compagnie du prêtre Rustique et du diacre Éleuthère, sous l’empereur Domitien et le préfet Fescinnius, le jour des nones d’octobre, l’an 96, sur la colline de Montmartre (Mons Martyrorum), et enseveli à Saint-Denis. ».

 

Cela permet de comprendre pourquoi cette église de Reims fut choisie pour le sacre des rois de France et où reposent leurs dépouilles. Rien ne saurait remplacer ce lieu sacré où se manifestent les hiérarchies à travers les reliques de St Deny.

 

À partir de cette hiérarchie céleste l’Église constitua progressivement la hiérarchie ecclésiastique (hiérarchie d'ordre ou d'ordinations qu'il ne faut pas confondre avec la hiérarchie de juridiction: Chanoine, vicaire épiscopal, cardinal, patriarche, pape), obéissant en cela à la loi universelle d’hermès :

 

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. »

 

Les ordres ecclésiastiques se répartissaient en neuf degrés avant 1968 :

 

Clerc, Portier, lecteur, exorciste, acolyte, sous-diacre, diacre, prêtre et évêque.

 

C’était à l’image des neuf hiérarchies célestes. Remarquons qu’actuellement des ordres furent supprimés et la hiérarchie ecclésiastique est ainsi en disharmonie avec la hiérarchie céleste. Le résultat ne peut que conduire à la progressive disparition de l’église car en haut elle n’est pas reconnue… Le ciel ne peut attendre les hommes ignorants, infatués ou matérialistes, qui ne veulent plus voir  le plan spirituel et le déforme en fonction de leur idéologie religieuse.

 

D’autre part, la maçonnerie ne saurait subsister sans revenir à une hiérarchie de neuf niveaux. L’actuelle pléthore de grades dont certains existent seulement sous forme de numéros montre là aussi une disharmonie avec le monde spirituel, ce qui donne les excès à l’origine de sa réputation sulfureuse et qui perdureras tant que perdureras l’aveuglement devant l’épée flamboyante des chérubins qui chassèrent l’homme du paradis et qui ne sont pas près, dans ces conditions, de lui ouvrir le passage pour le réintégrer.

 

Les initiations antiques parlent de trois jours durant lesquels l’initié faisait un séjour dans l’inconnaissable comme le laisse supposer la chambre du roi de la grande pyramide d’Égypte. Ce séjour avait pour rôle essentiel de préparer l’initié à son voyage après la mort où il rencontre les hiérarchies et reçoit de leur part une formation pour leur vie future et leur évolution en général. Ce voyage est présent dans beaucoup de textes sacrés des différentes civilisations.

 

Une loi très ancienne dit que pour reconnaître les hiérarchies il faut savoir qu’elles existent, car dans le cas contraire elles ne se font pas reconnaître. C'est à l'homme d'ouvrir les yeux ! N'étant pas reconnue, aucun enseignement ne nous est dispensé et nous revenons à la vie en ayant avancé d'un cheveux ! Si tourner en rond vous intéresse alors, vous avez frappé à la bonne porte.

 

L’ignorance, tout comme le matérialisme nous met un bandeau sur les yeux et nous ne profitons d’aucune lumière.

C’est pourquoi la dernière planche du livre d’alchimie sans paroles ou mutus liber montre l’adepte qui s’élève dans les cieux les yeux ouverts, clairvoyant.

Que dire de plus ?

La balle est dans votre camp !

 

Quant aux alchimistes ils ne peuvent ignorer l’action des élémentaux et des anges qui au moment opportun mettent leur main dans leur main pour que s’accomplisse le miracle de la Pierre philosophale. Ignorer cela est beaucoup plus grave que de faire des erreurs au laboratoire. Plus grave car irrémédiable, alors que les erreurs au laboratoire peuvent être corrigées si un ange vous parle à l’oreille. Que puis-je vous souhaiter de mieux que d’être pur afin que vous puissiez purifier l’impur ?

 

À bientôt.

 

Saint Hiérothée était avec Denys l'Arèopagite l'un des neuf membres de l'Aréopage. Lorsque Saint Paul vint prêcher à Athènes, ils furent parmi les seuls qui se convertirent. Au départ de l'Apôtre, Hièrothée devint le premier Évêque d'Athènes et se chargea d'initier Denys aux Mystères que Dieu et le Christ avaient accordés à son intelligence de contempler la céleste hiérarchie. Lui aussi fut emporté sur les nuées avec les Apôtres pour assister aux funérailles de la Mère du Christ. Denys fut son successeur et devint le premier évêque de Paris.

Clément Ier fut patriarche Latin de Rome (et non pape car ce rôle et cette appellation autoproclamée n’existaient pas encore) de 88 à 97. Il fut ordonné par St Pierre.

Repost 0
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 17:58

 

J’ai reçu, de la part de monsieur Jacques Lorillou, un article remarquable sur Jeanne d’Arc, la pucelle, où il montre que le qualificatif de pucelle dérive du latin puella, jeune fille. Il ne s’agit donc pas de pucelle dans le sens de virginité.

Par exemple, le nom de la ville de Montpellier signifie mont puella. Et les Montpelliérains le traduisent par mont des jeunes filles et non mont des pucelles. Par ailleurs, et dans un tout autre domaine, la figure de géomancie puella est appelée jeune fille et non pucelle.

Disons, pour information, que la géomancie est une très ancienne mancie (divination) pratiquée en liaison avec géo (la terre). Elle est prisée par les Andarouilles, dont j’ai eu l’honneur d’avoir été l’hôte dans un village isolé au plus profond de la forêt malgache. Cet art divinatoire reposant sur la cabale des formes, est en rapport étroit avec le Y-King des Chinois. Reposant sur le Ying et le Yang elle faisait partie de la panoplie divinatoire du général Zhuge Lian. Elle est aussi très prisée par les Arabes. De l’Espagne arabisée, la géomancie fut transmise à l’occident par le lombard Gérard de Crémone qui traduisit aussi des livres d’alchimie.

 

Il est impossible d’avoir accès aux documents qui prouvent la véracité du texte qui suit que je donne donc ici pour mémoire. Cependant certains faits me paraissent évidents, comme la noblesse de Jeanne. Par ailleurs j’étais gêné de voir à plusieurs reprises des matrones aller farfouiller dans la culotte de Jeanne ! Certes, on fait des palpations du sexe d’un pape, – depuis que la papesse Jean VIII est passée par là,– avant de crier par la fenêtre qu’un pape vient d’être élu. Mais pour Jeanne cela me paraissait un peu excessif ces investigations sexuelles pour n’être pas issues de quelques phobies ou bigoteries sous-jacentes trop crues pour être vraies ! Et puis l’exagération des textes bigots me parait à son comble quand les hommes d’armes émoustillés partent en débandade quand approche la belle Jeannette pantalonnée.

 

Dans le premier article mes sources étaient celles du procès de condamnation, et celles du procès en réhabilitation. Je n’aurais jamais imaginé que l’Église ait poussé aussi loin l’artifice en les transformant. De ce fait il y aura des divergences entre ce que dit Jacques Lorillou et mon texte précédemment exposé. D’ailleurs il m’a écrit :

 

« je peux ajouter, l’appartenance probable de Jeanne à la lignée Templière

Jeanne d’Arc étant en principe de sang royal, pourrait être de l’ordre des Templiers, ses voix lui viendrait de son appartenance  D’ailleurs lors de son procès  elle fut appelée  « le Michel » pour protéger l’Ordre 

Jeanne d’Arc, aurait eu pour gonfanon le baucéan templier, noir et blanc, elle refusa l’épée que roi lui donna. Son compagnon Gilles de rais alla lui chercher une épée gravée de cinq croix qui  était caché derrière l’autel de la chapelle st Catherine de Fierbois.

On sait que Gilles de rais était arrière petit-neveu du maréchal de Guesclin, qui fut, un des grands maîtres cachés de l’Ordre qui avait été abolie par le pape Clément 5. On sait également qu’il a été lui même un descendant de Robert de Craon, second grand maître de l’ordre  Il a été le seul de partager avec Jeanne un "semis de fleurs de lis" sur ses armoiries. Xaintrailles portait, lui aussi, la croix templière à son blason

Jeanne ne fut certainement pas GM des Templiers. Par  contre, elle fut toujours assistée par le Temple au travers de la présence constante à ses côtes de Gilles de Rais. »

 

 

Donc, cela n’enlève rien, quant au fond, de ce que j’ai écrit. Les hiérarchies célestes resteront ce qu’elles sont et Jeanne, soit par les voix, soit par l’initiation templière en reste étroitement assujettie.

C’est donc à vous, lectrices et lecteurs de vous faire une opinion. Mon rôle, je l’ai toujours affirmé, c’est de ne rien vous cacher. Cependant les sources du texte suivant ne sont pas compulsables. Seul le Vatican en a la possession et ne les diffuse pas. Impossible donc de vérifier ce qui suit même si le texte est souvent convaincant. Prudence donc… Malgré ce lourd handicap il m’a semblé important de faire connaître cette version des faits.

Bonne lecture et merci à Jacques Lorillou pour son autorisation de diffuser ce texte qui est pour l’instant dépourvu de photos (j’ai pas la bosse de l’informatique).

Lien avec l'article précédent : JEANNE D’ARC : mode d’emploie.

 

LA VIE DE JEANNE D'ARC REVUE ET CORRIGEE


 l'article qui suit est issu dans sa grande majorité de l'ouvrage "Jeanne d'Arcadie" de Jack Minier http://books.google.fr/books?printsec=frontcover&id=Q3BaNP645RIC&hl=fr#v=onepage&q&f=false

    marquer comme non lu

Isabeau de Bavière épouse de Charles VI en l’année 1392 supporte très mal la maladie de son royal mari ; qui est devenu fou par moment, d’ailleurs elle dit a son entourage  le roi me gêne beaucoup lorsqu'il est fou, mais plus encore lorsqu'il est lucide. De plus elle accepte mal  une situation qui la prive  d’un mari et de son amour.

Elle installe le roi dans une aile du Palais Saint Paul, quelle s’est fait construire pour occuper celui-ci elle lui donne une infirmière (Odinette de Champdivers) avec qui il aura une fille. 

Et elle s’installe dans une autre aile ou elle mettra au monde ses enfants, (qui sont de ligné royale) avec son beau frère le duc d’Orléans qui et devenu son amant Le 10 novembre 1407 elle mis au monde à l’Hôtel Barbette à Paris (ou elle possède une garçonnière) un enfant  (un fils ??) qui ne vivra   que quelques heures , et qui fut enterré mystérieusement en pleine nuit 

Or, si les enfants royaux furent toujours enterrés avec plus ou moins de pompe, selon qu'il s'agissait d'un garçon ou d'une fille, dans les caveaux royaux de Saint-Denis, il n'existe aucune relation de cérémonie funèbre pour celui-ci. Probablement due à une ambiguïté constatée à propos du sexe du bébé, qui restera douteux jusqu'aux abords de la puberté. Ce fut-il agi avec certitude d'une fille que cela n'aurait guère posé de problèmes : mise au couvent jusqu'au mariage, choix d'un mari "rentable" pour la politique royale, et bon débarras ! Mais s'il s'agissait d'un garçon, il fallait respecter un minimum de convenances. Et c'est ce qui fut fait : l'enfant fut confié à la famille traditionnellement responsable de la tutelle royale, mais ce fut fait discrètement, car il y avait un doute.

S’il ne s'agissait que d'un bâtard, ce ne serait pas bien grave. Un nourrisson était fragile, à cette époque ? On a vu pire... Pas grave ? Voire ! N'ayant comme seule tare que d'empêcher l'accès au trône, la bâtardise de haut rang était très portée et prisée, et le mariage conclu avec un bâtard reconnu, de haute noblesse, était un excellent placement. Je n'en veux pour preuve que Jean Dunois, issu également de Louis d'Orléans, qui se faisait appeler "Monseigneur le Bâtard" et signait sans complexe "Jean, Bâtard d'Orléans, Comte de Dunois"...

Le 28 juin 1428, alors que Jeanne n'a pas encore quitté Domrémy, Jacques Gelu, évêque d'Embrun, écrira au Roi pour lui parler de cette jeune fille dont le destin sera de sauver le trône. Et, alors que personne ne sait encore qu'elle ira un jour délivrer Orléans, il l'appelle " Puella Aurelianensis". Or, puella ne désigne absolument pas la pucelle, comme nous l'entendons aujourd'hui, ce qui se serait dit virgo, ni la fille selon la chair, ce qui se serait dit filia. Puella désigne la jeune fille de bonne famille, et "Puella Aurelianensis" ne peut se traduire que par "la Demoiselle de la famille d'Orléans"... Jeanne dira plus tard qu'on l'appela Jeannette pour la distinguer de sa marraine Jeanne d'Arc, veuve de Nicolas d'Arc.

On ne définira jamais avec exactitude l'âge de Jeanne, mais elle indiqua à Chinon que son âge correspondait à trois fois sept, soit un âge de 21 ans, ce qui situe sa naissance en 1407/1408.

Que signifient ces mots écrits sur un almanach du XVè siècle : Une femme perdra la France (Isabeau) une femme la sauvera (Jeanne ?) "L'une de l'autre sortira ..."

En supposant que Jeanne soit effectivement la fille d'Isabeau de Bavière et de Louis d'Orléans, elle devient la cousine du régent de FRANCE anglais : Henri VI nommé Jean duc de Bedford, né Plantagenêt et Jeanne serait alors la tante d'Henri VI né en 1421 (le futur roi d'Angleterre)

Anne de Bourgogne devenue duchesse de Bedford par alliance est alors cousine de Jeanne, ce qui expliquerait sa visite à Rouen durant son emprisonnement et la belle robe-cadeau qu'elle avait fait confectionner sur mesure par son tailleur. Robe que Jeanne refusa d'accepter en giflant la duchesse.

 

En poursuivant ce raisonnement, si Jeanne est la fille du duc d'Orléans, elle devient la demi-sœur du Dauphin Charles VII, elle est donc également la belle-sœur de René d'Anjou !

Dans tous les cas il ne faut pas s'étonner d'apprendre

1/. que Pierre Cauchon de Sommièvre, évêque-comte de Beauvais, fils de Rémy Cauchon (juriste anobli par Charles VI en 1393) a été le chapelain du duc de Bedford.

2/. qu'il se trouvait à Troyes aux côtés de la grosse Isabeau de Bavière, reine de France, pour mettre au point le fameux Traité de Troyes de 1420 qui allait livrer la France au roi d'Angleterre, contre les intérêts de son fils le dauphin Charles (VII) dont elle a été jusqu'à renier la maternité ! On comprend alors pourquoi les Anglais l'ont choisi pour juger la pauvre Jeanne.

 

Tout cela explique également le refus de cet évêque à livrer Jeanne à l'Inquisition de Paris qui aurait beaucoup plus rapidement condamné Jeanne au bûcher, mais cela aurait aussi risqué de dévoiler les vraies origines de Jeanne. La lenteur de ce procès suppose que de fortes influences et des échanges de lettres ont dû en ralentir la marche, notamment celles de sa vraie mère (présumée Isabeau) qui vivra jusqu'au 28 septembre 1435.

Au treizième jour après son accouchement, elle festoyait avec son amant, mais au petit matin celui-ci en rentrant chez lui il fut assassiné par les soldats du duc de Bourgogne Jean sans Peur

Par contre, nous savons qu'environ deux mois plus tard, un bébé arriva à Domrémy dans les circonstances curieuses

La nuit de l‘Épiphanie 1408 que la veuve de Nicolas d’Arc Jeanne belle sœur de Jacques d’Arc serait venue a Paris  pour prendre et emmener a Domrémy un bébé féminin (que lui aurait remis par une seconde maîtresse de ce même duc, Madame Mariette d'Enghien, épouse d'Aubert Le Flamenc, sire de Cany, Chambellan de Louis d'0rléans demeurant dans la propriété appartenant au couple royal.) Pour ce voyage elle était accompagnée de sergents en armes de la Maison d'Orléans, d'une nourrice et de chauds habits pour un voyage qui a duré huit jours au milieu d'un hiver qualifié d'extrêmement froid.   

 "Dans la nuit de l'Épiphanie, des hommes porteurs de flambeaux avaient troublé la quiétude habituelle. Invités à célébrer l'événement, les villageois, ignorant de la naissance de la Pucelle, allaient çà et là pour s'informer de ce qui était arrivé"...

Voilà donc un patelin de 34 feux dont les habitants, durant neuf mois, ont réussi à ne pas remarquer la grossesse de l'épouse du patron! Pardon: du pauvre laboureur.

Ce bébé fut confié a la famille d’Arc de Dorémy

La légende dit qu’elle fut une simple pastourelle qui gardait ses moutons, elle était une fille de pauvres laboureurs (mais qui étaient ces pauvres laboureurs ? .

Les aïeux.

Déjà, en 1331, la chronique Gallia Christiania cite un évêque, Jean d'Arc.

Ensuite, en 1357, on trouve une Marie d'Arc, épouse de Jean, Duc de Bourgogne, un Capétien de la première race. Un pauvre laboureur...

Les parents.

La mère. Isabelle Romée, vous diront tous les bons manuels. Eh bien non, la mère de Jeanne ne s'appelait pas "Romée". Romé était le surnom que l'on donnait aux gens qui avaient fait le pèlerinage du Puy en lieu et place de celui de Rome, tout comme on donnait celui de Jacques à ceux qui allaient à Compostelle. La mère de Jeanne s'appelait Isabelle de Vouthon, et c'est une tout autre paire de manches, car elle était apparentée aux Beauveau, Ludres, Nettancourt et Armoises, toutes familles nobles et importantes de l'époque, qui ne constituaient pas précisément un syndicat de pauvres laboureurs.

Le père. Jacques d'Arc. En fait, le pauvre laboureur en chef est un noble de fort bonne souche, entré momentanément en dérogeance, et non pas en déchéance , à cause de ses activités roturières: il fait cultiver des terres qu'il loue avec le produit de ses fiefs. Ayant épousé Isabelle vers 1400, on le retrouve en 1419 - Jeanne a officiellement sept ans - on le retrouve doyen de Domrémy, commandant de la milice locale, fermier général du lieu, procureur général du châtelain de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt. À cette époque, ses revenus annuels sont de cinq mille francs or quand un maître maçon, dans le même temps, en touche trente...

Et je ne parle pas de sa tante - également prénommée Jeanne -, que l'on trouve, par le plus pur des hasards, n'est-ce pas?, dans l'entourage d'Isabeau de Bavière quelques jours avant sa naissance. Examinons plutôt ses frères. Tout au moins les plus amusants.

Jean est bailli de Vermandois, capitaine-châtelain de Chartres, avant de le devenir à Vaucouleurs en succédant à Robert de Beaudricourt.

Pierre est titulaire du péage de Chaumont en Tassigny. En 1436, soit l'année où apparaît Claude des Armoises, Charles d'Orléans le fera chevalier du Porc-Epic, ordre exigeant au moins quatre générations de noblesse attestée...

Et puis, il y a les tontons, qui ne sont pas vraiment tristes non plus, dans le genre "pauvre laboureur ":

Guillaume, seigneur de Cornillon sur Trèves, conseiller du Dauphin Louis.

Yvon, bailli du Grésivaudan, conseiller du Dauphin Louis.

Raoul, ex-chambellan de Charles VI, deviendra sénéchal de Rethel...

Et peut-être est-ce le moment de remarquer que Guillaume et Yvon sont, de fait, les tuteurs du Dauphin Louis, confié à leurs bons soins de... pauvres laboureurs?

Durant son séjour a Dorémy, elle fut surveillée par un seigneur des environs Bertrand de Poulengy  qui lui apprenait les bonnes manières  aidé par l’ écuyer Jean de Novelempont  qui la forme au métier militaire

L’on peut comprendre que la pauvre bergère, n’avait pas le temps de garder de moutons, étant a plein temps occupée  par des leçons d’art militaire (escrime maniement des armes ,stratégie militaire    monte a cheval etc.)

-L’on ne peut s’étonner si en janvier 1429, sur la place du Chastel de Nancy, Jeanne d'Arc, montée sur un cheval, courut une lance devant la noblesse et le peuple de Lorraine et s'y comporta avec un tel courage que le duc lui fit cadeau d'un destrier noir 

Or tout le monde sait que les tournois et jeux d'armes étaient réservés aux chevaliers et à la noblesse équipés d'une armure et se battant pour l'honneur d'un blason. Jeanne aurait alors bénéficié d'une faveur exceptionnelle. De plus quel chevalier aurait accepté de se battre contre une fille et en plus une paysanne

Dès 1428, elle essaye de convaincre Robert de Baudricourt, capitaine royal à Vaucouleurs de lui accorder une escorte sûre, pour traverser des terres ennemies et l'amener à CHINON, jusqu'auprès du Dauphin Charles VII et futur roi. Mais en homme avisé Robert mènera une sérieuse enquête avant de donner son accord.

Soulignons qu'avant le départ de Jeanne à Vaucouleurs, Domrémy a déjà eu la visite officielle de Jean Collet de Vienne, chevaucheur-inspecteur royal, assisté de son second l'archer écossais Richard. Il fallait vraiment beaucoup plus que des présomptions de voix pour inciter le Dauphin à ouvrir une enquête et faire déplacer deux enquêteurs de la couronne durant  : deux fois dix jours de route (trajet à cheval aller-retour, sans grande pause)

Robert de Baudricourt averti donc Charles duc de Lorraine, (son vieil ami) qui convoquera JEANNE à Nancy pour un entretien où assisteront également René d'Anjou Duc de Bar, ainsi que Jean de Dieulouard l'écuyer du duc Charles de Lorraine. Au cours de cet entretien Jeanne serait même allée jusqu'à reprocher à Charles, duc de Lorraine de vivre avec sa maîtresse la belle ANIZON du MAY, de surcroît fille naturelle d'un prêtre (!) et de lui conseiller que son état de santé s'améliorera s'il répudie Anizon !

Étrange également de constater le mutisme du curé et de l'évêque de Domrémy, alors que cette affaire de voix célestes les intéresse en premier lieu ! ...

Étonnant également l'aplomb de la jeune bergère qui se permet de s'annoncer familièrement aux gardes du capitaine royal :
- il faut que je parle à Robert ... et lorsqu'elle lui adresse la parole elle emploie le terme de " gentil Robert " Est-ce là le langage habituel d'une vilaine s'adressant à son gouverneur ?

On peut conclure que les renseignements demandés par Robert de Baudricourt à son ami René d'Anjou au sujet d'une jeune fille qui prétend que... ont été authentifiés et reconnus véritables.

Et voici jeanne  partant vers où……Dame  de Baudricourt dans l'émotion du départ confie sa protégée aux sept hommes de confiance chargés de la protéger.

 On y trouve :

- Jean de Novelonpont chevalier - officier de Baudricourt

- Bertrand de Poulengy, également officier de Baudricourt

- Jean Dieulouard, écuyer du duc de Bar, René d'Anjou

- Julien écuyer de Jean Dieulouard

- Pierre d'Arc, pseudo-frère de Jeanne

 - Collet de Vienne - Chevaucheur du Roi de France

- Richard - Archer écossais et écuyer du sire Collet de Vienne

Arrivé à Chinon, l'escorte n'ira pas loger dans une auberge, mais sera hébergée par Gobert Thiébaut, écuyer royal pendant que trois officiers iront faire leur rapport au roi qui les récompensera d'une bourse de cent livres.

Quant à Jeanne à qui on a réservé une chambre chez la veuve de Cougny, elle sera reçue le soir même par la reine Yolande d'Anjou belle-mère du duc d'Anjou, puis par Marie d'Anjou, fille de la reine Yolande, épouse de Charles VII et par conséquent la future reine de France.

De retour au château, Jeanne sera cherchée par le grand Maître de l'Hôtel du roi pour être introduite dans la grande salle d'apparat. On ouvre la porte à deux battants, et Louis II de Bourbon, comte de Vendôme, descendant direct de Saint Louis, s'efface et dit simplement : " Entrez Jeanne "...

Mais le roi a envie de s'amuser et on ne sait pas s'il a soudainement envie de vérifier la légende qui entoure Jeanne, Charles demande au comte de Clermont de se revêtir des habits royaux ! Puis habillé en courtisan il va se mêler au milieu de ses 300 courtisans, en attendant de voir la suite.

C'est mal connaître Jeanne qui non seulement va refuser l'hommage à celui qui se prétend être le Dauphin, mais va le sortir de la foule, pour s'incliner devant lui. Charles en restera stupéfait !

Puis c'est un long entretien privé entre le roi et Jeanne, où seuls quelques personnages de haut rang assistent sans rien dire, et durant lequel Jeanne aurait confié au roi un secret (?) puis le roi fera venir le premier chambellan de la Couronne, (gouverneur de Chinon,) qui s'approcha du roi et lui tendit sa révérence, le roi lui donna l'ordre de loger Jeanne au premier étage du célèbre donjon de Coudray, situé dans le château royal.

Jeanne recevra également le 6 mars 1429 un brillant équipage :
- Anne de BELLIER, dont l'époux est conseiller de Charles duc d'Orléans, lieutenant général de Chinon. Elle sera sa dame d'honneur.
- Jean d'AULON, ex-capitaine des gardes du roi Charles VI, il sera son écuyer.
- Frère PASQUEREL, moine franciscain, il sera son chapelain.
- Louis de COUTES, fils du chambellan de Charles d'Orléans (ancien gouverneur des comtés de Blois et Dunois) il sera son page.
- Suivent un maître d'Hôtel, une garde écossaise de douze cadets, trois secrétaires, deux hérauts d'armes portant les écussons "Fleur de Lys et cœur de Lys" et un trésorier Mathelin Raoul chargé de faire ses dépenses.

Sur ce arrive également Robert de Baudricourt, qui recevra dès sa venue une écurie composée de six palefrois et de six destriers. Ce n'est pas tout Jeanne reçut une bannière dont l'image est presque semblable à la bannière royale. Seule cette bannière sera admise à figurer dans le chœur de la cathédrale de Reims lors du sacre royal.

Enfin Jeanne reçut "les éperons d'or" privilège des chevaliers ayant obtenu l'adoubement traditionnel, ainsi qu'une armure payée par le Trésor royal. Puis elle réclame l'épée de Bertrand Duguesclin que son présumé père Louis d'Orléans avait acheté. Le plus surprenant c'est que son vœu fut exaucé !

Surprenant aussi sa garde-robe aux couleurs de la Maison d'Orléans payée depuis Londres par le duc Charles, le poète et surtout un privilège exceptionnel qui n'était rarement accordé à une femme : le "droit de grâce". Elle l'utilisera au moins une fois en faveur d'Arthur comte de Richemont, connétable de France en 1425, déchut de cette charge et de la faveur du roi en 1427 à la suite des intrigues de La Trémoille. Arthur sera réhabilité en 1429 après la victoire de Patay.

Jeanne est soumise durant trois semaines à l'examen du Parlement et des docteurs de l'université de Poitiers, elle revient à Tours le 15 avril et loge chez le seigneur De la Roche-Saint Quentin.

Le 26 Avril 1429 Jeanne passe en revue son armée de sept mille hommes dont immédiatement elle fait chasser les " fillettes " et se fait reconnaître d'emblée comme étant le premier chef.

Elle aura à ses côtés plusieurs nobles et chevaliers
- Jean Dunois, Bâtard d'Orléans - 26 ans, compagnon à Orléans et Patay
- Jean Pothon de Xantrailles - 27 ans, compagnon d'armes de Jeanne
- Etienne Vignolle, dit la Hire - 38 ans, compagnon d'armes à Orléans et Patay
- GILLES de RAIS, riche Seigneur - 25 ans, et futur Maréchal de France
- Jean duc d'Alençon - 22 ans

- Jacques de Chabannes, la Pallice - 27 ans

- Antoine de Chabannes, Dammartin - 20 ans

- Arthur de Richemont, duc de Bretagne - 36 ans

Tout cet équipage arrive en vue de la ville d’Orléans assiégée par les Anglais

Au sujet du siège d'Orléans

 

Nous savons que lors de son séjour a Orléans La première nuit que passa Jeanne ce fut dans la maison de l'argentier Jacques Boucher rue du Tabour ou elle partagea le lit de sa file car la maison était assez petite et il n'y avait pas d'autres lits disponibles

Mais le lendemain matin qu'elle ne fut pas la surprise de Jacques Boucher de s'apercevoir que sa fille avait passée la nuit avec un homme. En effet Jeanne n'était qu'un jeune page de la suite qui avait pris sa place - Louis de COUTES, fils du chambellan de Charles d'Orléans (ancien gouverneur des comtés de Blois et Dunois )

Car la pucelle elle n'étant pas venue jusqu'à Orléans ce soir-là, mais s'étant arrêtée sur les bords du Loiret entre St Hilaire et Olivet  a Caubray en la galantes compagnie de Gilles de Rais

L'on fut donc obligé de le loger ailleurs et pour ce faire I’on loua a l'angle de la rue de Bourgogne et la rue des petits souliers (rue Louis Roguet) une maison qui permit de loger non seulement le remplaçant de Jeanne mais aussi sa maison militaire comprenant cinq personnes

Pour cette location Guillot de Guyenne le Hérault du siège se porta caution .

Le 6 mai Jeanne franchit la Loire et prend la Bastille St Loup. Lors de l'assaut du fort des Tourelles Jeanne est blessée à l'épaule par une flèche, comme Dunois ordonne la retraite Jeanne reprend elle-même l'étendard et ramène ses hommes au combat et à la victoire.

 Après un court siège, ORLEANS défendu par les commandants anglais SUFFOLK et TALBOT, tombe le 8 mai 1429.

Puis c'est la libération de Meung, Beaugency, Jargeau (où Suffolk est fait prisonnier). A  PATAY c'est TALBOT qui à son tour est fait prisonnier par Jean Poton. Chose étrange dit le duc d'Alençon : Jeanne est très experte et avisée sur les faits de guerre, surtout dans la préparation de l'artillerie... (certainement suite a ses bons enseignements qu’elle a reçus à Dorémy) 

Jeanne amène la ville de Troyes à se soumettre au roi,

Puis c'est le sacre royal dans la grande cathédrale de Reims où Jeanne baise le pied de son nouveau roi de France " Charles VII "  en pleurant à chaudes larmes.

Le 16 juillet le futur bon roi René d'Anjou , fils de Yolande lui apporte l'hommage de la Lorraine et de Bar qu'il a acquis par son mariage avec Isabelle de Lorraine. Puis c'est l'entrée triomphale du Roi et de Jeanne dans Laon, Soissons, Provins, Coulommiers, Compiègne ... Même le duc anglais De Bedfort se replie sur Rouen.

Charles accepte que Jeanne attaque Paris le 8 septembre, mais Jeanne la Pucelle est blessée à la cuisse et le roi arrête le combat, puis entraîne l'armée à Gien où il la renvoie dans ses foyers..

Après quelques mois passés à la cour, malgré que Jeanne et sa famille ont été anoblit, notre héroïne s'ennuie et quitte la cour avec le duc d'Alençon, sans prévenir le roi. Hélas Jeanne sera capturée par les Bourguignons devant Compiègne en compagnie de son frère Pierre et de son intendant Jean Aulon.

Lors de la capture de Jeanne à Compiègne, les portes de la ville furent refermées dans le dos de la jeune femme afin de l'empêcher de rentrer se mettre à l'abri dans les murs de la ville, la livrant ainsi sciemment à l'ennemi.

Pendant une bataille à Compiègne, par la faute de Guillaume de Flavy, Jeanne était capturée. Il y avait un pont-levis qui a été levé, et Jeanne et des autres ne pouvaient pas s’échapper Jeanne est devenue une prisonnière de Jean de Luxembourg. Pourtant, il faut noter que Guillaume de Flavy n’avait pas trahi Jeanne d’Arc. On a déjà proposé cette théorie, et à ce moment, il n’y a pas assez d’évidence dans l’histoire pour pouvoir le dire.

Que l'on sache aussi que durant sa détention à la cour de Luxembourg, Jean d'Alençon, profondément amoureux de la Pucelle, vendit ses biens jusqu'au dernier mètre carré de terrain afin de rassembler la rançon exigée et de racheter la captive... Charles VII, que Jeanne avait porté sur le trône, s'opposa à la transaction, puis la fit capoter définitivement en refusant de participer de ses deniers afin de contrer une surenchère de l'ennemi. Et les Anglais l'emportèrent...

Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, accourt pour voir sa capture qui sera emmenée dans un Château près de Cambrai. Après un mois de détention Jeanne sera vendue en mai 1430 aux anglais, pour 10 000 livres par Jean du Luxembourg

Faite prisonnière à Compiègne le 23 mai 1430, par les hommes du Duc de Bourgogne, Jeanne d’Arc est enfermée dans de nombreux châteaux en Picardie, puis en Artois. Les tractations pour la vendre aux Anglais n’aboutissent qu’à la fin du mois d’octobre de la même année, alors qu’elle est à Arras.

Emprisonnée près de Noyon, Jeanne d'Arc tente en vain de s'échapper. L'Université, pour l'Inquisition de France, demande à ce que Jeanne d'Arc lui soit remise.

Transférée au château de Beaurevoir, Jeanne tente une seconde fois de s'évader, mais en vain.

Jeanne a été emmenée le 23 mai  avec son intendant Jean d’Aulon  dans la forteresse de Clairoix Elle quitta cette forteresse le 26 mai  pour le château de Beaulieu-les-Fontaines  En passant devant le village d’Elincourt elle put aller s’agenouiller dans le prieuré de Ste Marguerite 

Le 6 Juin Philippe le Bon  et son épouse  Isabelle de Portugal  qui se trouvaient a Noyon  eurent le désir de voir la prisonnière  et a la suite de cette entrevue et a la demande d’Isabelle de Portugal    l’on décida de transférer Jeanne dans le château de Beaurevoir séjour, meilleur que dans une forteresse  dans la première quinzaine du mois de juin,  Et ou elle passa environ quatre mois

Durant de transfert elle fit halte au château de Ham

Là elle fit deux tentatives d’évasion , c’est dans ce château qu’elle fit connaissance  de l’évêque de Beauvais  Pierre Cauchon

Elle quitta Beaurevoir en direction d’Arras la dernière semaine de septembre 1430 elle du faire une halte a Bapaume pour y passer la nuit

  À la prison d’Arras elle y resta jusqu’à mi novembre  pour aller ensuite au château du Crotoy  en faisant une halte  a Drugy-saint-Riquier pour y passer la nuit 

Du Crotoy jusqu'à Rouen la route est longue et difficile car il faut traverser la baie de Somme, donc du Crotoy  traverser en barque jusqu’à Saint Valery  sur Somme par marée haute,  et ensuite une halte nocturne a Eu dans la "fosse aux lions", la prison du château  pour finir la route par l’ancienne voie romaine  par Arques – Bosc le Hard   et arriver  au château de Bouvreuil ou elle arriva la veille de Noël 

Et commence le pénible procès où la pauvre Jeanne est jetée dans une prison laïque infecte gardée par cinq soudards qui ne manquent pas une occasion pour l'humilier et se moquer d'elle. Il y a aussi le terrible évêque CAUCHON (qui porte déjà un nom prédestiné) il sera assisté par 130 juges pour la plupart des prêtres et théologiens dont 6 appartiennent à l'université de Paris, or c'est précisément dans cette même année de 1431 où Jeanne subira le martyr, que le jeune roi anglais HENRI VI âgé de neuf ans, sera sacré à Paris comme Roi de France !  En attendant Henri (sous la tutelle de ses deux oncles) a installé sa cour à Rouen. Naturellement cette cour est remplie de gens hostiles à Jeanne qui l'injurient, la traitent de folle et de sorcière...

Comment une enfant qu'on dit illettrée va pouvoir défendre ses arguments puisqu'elle affirme qu'elle a reçu la visite de personnages célestes venus lui demander de sauver la France ...

- il y a d'abord l'Archange Saint Michel, il est le premier Protecteur du Royaume de France,  - Sainte Marguerite d'Antioche Sainte Catherine vierge et martyre patronne des jeunes filles

Alors quand les insolents prêtres lui demanderont :

- Est-ce que Saint Michel vous est apparu nu ? Elle répondit :
- Croyez-vous que Dieu n'a rien pour l'habiller.

- Etes-vous en état de grâces ? Son bon sens lui fit dire :
- Si j'y suis que Dieu m'y garde, si je n'y suis pas, qu'il m'y mette.
Et les vieux juges cléricaux renchérissent leurs insultes : 

- Jeanne vous êtes le suppot de Satan, pour une femme les habits d'homme sont impudiques et abominables à Dieu ! Et un prélat de s'exclamer : on n'a jamais vu en France un "pareil monstre" !

Durant toute une année elle attendra le jour de son exécution, pauvre France et pauvre roi, qui pense que cette disparition va rehausser son prestige, LUI qui s'est abaissé à permettre à une jeune paysanne de prendre sa place en tant que chef des armées !

Bonne fille, Jeanne croira aux promesses de ses juges :
- Jeanne, l'Église est miséricordieuse, elle pardonne à la brebis égarée, elle vous tend les bras, si vous ne lui obéissez pas,  vous " serez  seule " Et dans un soupir Jeanne ajouta

- Oui seule, avec mon Dieu !

Puis c'est l'interminable calvaire de la prison : nourrie au pain sec et à l'eau, et à qui on vient faire des saignées pour affaiblir davantage sa résistance. Alors croyant sauver sa vie Jeanne à bout de force avoue qu'elle est hérétique et espère être libérée. Non on lui enlève ses habits de soldat et on prononce son jugement : elle est condamnée à la prison à vie et au pain sec. On la revêt d'une bure de pénitent et on la tond dans son cachot, là un grand seigneur Anglais essaiera de la violer.

Jeanne se rétracte, l'immonde évêque Cauchon accourt avec sa bande de vieux ecclésiastiques complices pour la déclarer : " hérétique, relaps, apostate, idolâtre" et la condamnent à être brûlée vive en place publique de Rouen.

Elle est emprisonnée dans la forteresse du Bouvreuil à Rouen. Une prison de luxe…

Ce fameux bûcher où personne ne vit Jeanne brûler : Il faut savoir en effet que la Place du Vieux Marché, à Rouen, nettement plus petite alors qu'aujourd'hui, était occupée par 920 hommes d'armes qui tenaient la foule à distance. Tout ce que l'on vit fut seulement une femme coiffée d'un chaperon et le visage "embronché" d'une mitre jusqu'au menton, qui la rendait totalement méconnaissable alors que les condamnés allaient toujours au supplice le visage découvert afin que la foule pût les conspuer, une mitre portant les termes de la condamnation posée au-dessus de la tête...

Et Jeanne, ou qui que ce fût, ne monta pas au bûcher, car l'image que nous avons aujourd'hui du condamné se tordant au sommet des flammes tient surtout à l'imagination romantique de Gustave Doré. En fait, à l'époque, le malheureux était enfermé à l'intérieur du tas de bois et l'assistance ne pouvait pas le voir. Et dans ces conditions, le bûcher de Rouen pouvait fort bien n'avoir renfermé qu'un cochon: cela criait aussi fort et sentait aussi mauvais...

Mais que faut-il penser alors des déclarations suivantes?

Frère Jérôme Pasquerel, le chapelain de Jeanne, au procès en réhabilitation : "Le Roi et le Duc d'Alençon connaissent le secret du bûcher. Moi, je ne puis rien dire..."


Thomas de Courcelles, juge assesseur de Cauchon: "J'assistai au dernier sermon fait au Vieux Marché, le jour de la mort de Jeanne. Pourtant, je ne la vis pas brûler, elle..."


La chronique du Doyen de Saint-Thibaud de Metz : " En la cité de Rouen, en Normandie, elle fut échauffée et arse. Ce veut-on dire, mais depuis lors fut prouvé le contraire"


Le manuscrit 11542 du British Muséum: " Finalement la firent ardre publiquement. Ou toute autre femme semblable à elle. De quoi beaucoup de gens ont été et sont encore de diverses opinions."
Georges Chastelain, conseiller de Philippe le Bon, écrit en 1435, soit quatre ans après le bûcher :


"Arse à Rouen, au grand dûr des François,


"Donnant depuis entendre son survivre autrefois..."

 

La Chronique de Bretagne: "La Pucelle fut brûlée à Rouen, ou du moins condamnée à l'être..."

Et je vous signale que toutes ces citations sont contemporaines de Jeanne...

En fait, quelle fut la condamnation de Jeanne, et pourquoi ? Je crois que c'est la bonne question, celle qu'il faut maintenant se poser.

Jeanne ne fut jamais condamnée à mort.

L'évêque Cauchon, dont l'imagerie d'Épinal fait le bourreau de Jeanne, Cauchon défendra de son mieux la Pucelle, la dorlotant même, lui ayant fait remettre une robe de prix pour qu'elle pût se vêtir selon son rang dans la chambre - et non le cachot - où elle était détenue ; allant jusqu'à lui faire servir chaque semaine des plats de poisson frais pêché dans la Seine toute proche... Et Cauchon obtiendra une peine "de renfermement à vie au pain de douleur et à l'eau d'angoisse", avec une durée - on dirait aujourd'hui une peine incompressible - de quatre ans seulement, le reste étant commuable, selon la conduite de l'intéressée, en liberté conditionnelle. Et c'est là la seule et unique condamnation dont Jeanne ait fait l'objet, sous l'inculpation de sorcellerie attestée par le port de vêtements masculins...

Malheureusement pour elle, les Anglais, qui commençaient à avoir réellement peur de cet être charismatique qui rassemblait et galvanisait le parti français, les Anglais ne l'entendirent pas de cette oreille, qui craignirent que Jeanne ne reprît un jour la tête de ses troupes, d'autant plus que Gilles de Rais, manifestement ignorant de certains détails, avait levé une armée à ses frais et arrivait à marche forcée sur Rouen pour délivrer la Pucelle, écrasant au passage les Grands-Bretons et leurs alliés. Au jour du bûcher, il n'était plus qu'à deux jours de marche de la ville...

Les Français saisirent la balle au bond, qui leur permettait de faire coup double : premièrement, se débarrasser d'un personnage en train de devenir encombrant pour le pouvoir, du fait de sa popularité ; deuxièmement, conserver sans risque l'enthousiasme du bon peuple en lui offrant une image sainte, pratique, peu coûteuse et parfaitement docile. On monta donc la comédie du bûcher. Comédie, car il ne pouvait être question d'éliminer réellement Jeanne: on ne sait jamais... Ses liens avec les plus grandes familles d'Europe pouvaient encore être utiles. Et puis on ne grille pas ainsi la sœur du Roi de France et la tante du Roi d'Angleterre !

On enferma donc Jeanne toute nue dans la chambre qui devait lui servir de prison, avec seulement les vêtements masculins qu'elle avait portés durant ses campagnes. Et ce qui devait arriver arriva : devant se rendre aux toilettes, et donc de traverser la cour du château remplie de soldats, Jeanne se couvrit des seuls vêtements disponibles... Aux yeux de ses accusateurs, elle devenait ipso facto relapse et se voyait envoyer au bûcher sans autre forme de procès, sans même passer par le bras séculier...

Et personne ne la vit brûler.

 

. Son frère, Charles VII la fait toutefois délivrer et la ramène au château familial pour reprendre des forces.

A cette date l’on aurait vu Gilles de Rais avec une escorte dans les parages de Rouen, l’aurait il aidé après son évasion certainement aidé par l’évêque Cauchon ? pour lui permettre de recouvrer la liberté dans un lieu sur.

Quelques années plus tard : Jehanne d’Arc a alors 29 ans. Jehanne rencontre son prince charmant, Robert des Armoises. Elle l’épouse en 1436 et devient ainsi Madame des Armoises. Ils vivront heureux. (Mais alors qui était cette femme au voile noir, sur le bûcher. Et pourquoi avoir fait reculer la population et fait fermer tous les volets des fenêtres environnantes ? Bizarre ? Jehanne d’Arc s’éteint un soir de l’an 1446, à l’âge de 39 ans. (Et non de 19 ans…). Sa tombe sera retrouvée à Pulligny sur Madon, près d'Audrey en Meurthe-et-Moselle.

Dans le donjon de ce château  en 1871, deux portraits en médaillon sur une cheminée du XVème sont découvert derrière des plâtres, découverte due aux indications du maire du village affirmant que son arrière arrière grand-père avait caché, sous les ordres de Monsieur des Armoises, avant la révolution, les portraits de Jeanne d'Arc et de son mari Robert des Armoises.

Pour les villageois, rien d'étonnant d'être les hôtes de ce fabuleux personnage, la tradition locale depuis la fin du XVème en faisant une habitante de leur village.

Alors, qu'advint-il de Jeanne ? Eh bien, tout porte à croire qu'elle fut incarcérée pendant quatre ans - quatre ans, précisément - au donjon de Montrottier, à deux lieues d'Annecy, donjon sous la dépendance féodale d'un de ses oncles d'Arc... C'est là qu'elle aurait été kidnappée par une petite troupe de routiers commanditée par Pothon de Xaintrailles et dirigée par son lieutenant, Jean de Blanchefort.

Kidnappée est un bien grand mot, alors que la petite troupe se contenta de demander poliment que Jeanne lui fut remise, ce qui fut fait sans problème. Mais il fallait respecter certaines formes, et il y eut donc enlèvement. Soit.

Voilà donc Jeanne galamment escortée jusqu'au Luxembourg où elle vint se mettre sous la protection de Jean de Rodemack. Elle est enfin en sécurité, près de chez elle, sur les terres luxembourgeoises de la Duchesse de Görlitz, qui lui a toujours manifesté la plus grande sympathie, déjà à la capture de Compiègne. Elle est si près de chez elle qu'elle pourra bientôt rencontrer ses "frères", qui la reconnaîtront, puis sa "mère", qui s'abstiendra toute sa vie de crier à l'imposture... Et puis, le temps aidant, Jeanne circulera à nouveau en France, et nous allons voir tout à l'heure ce qu'il en fut.

Car si Jeanne a survécu, il doit bien se trouver des preuves quelque part.

Des preuves, il y en a, et je crains que leur énumération ne soit rapidement fastidieuse. Je citerai seulement ces quelques points :

Les comptes de la ville d'Orléans portent, en date du 9 août 1439, soit huit ans après le bûcher, "deux réaux d'or à Fleur de lys, pour avoir apporté des lettres de par Jeanne la Pucelle". Le Héraut d'Armes de Jeanne avait donc repris du service auprès de sa patronne.

Le 21 août 1439, " douze livres-tournoi à Jehan du Lys, frère de la Pucelle, disant qu'il venait de devers le Roi, pour s'en retourner vers sa dite sœur".

En septembre 1439 eut lieu une rencontre entre Jeanne et Charles VII, à Orléans, dans les jardins de l'intendant Jacques Boucher, entrevue rapportée par Guillaume Gouffier, chambellan du Roi: "Jeanne vint droit au Roi, ce dont il fut ébahi et ne sut que dire, sinon en la saluant bien doucement et lui dit: "Pucelle, ma mie, vous, soyez la très bien revenue, au nom de Dieu qui sait le secret qui est entre nous  ". Alors se mit à genoux..."

Étaient présents à cette entrevue: Jean Dunois, Charles d'Anjou, le sire de Chaumont, l'archevêque de Vienne, Jean Rabateau, chez qui Jeanne avait logé à Poitiers en 1429, et aussi Regnault, archevêque de Reims, celui du sacre, qui ne portait pas précisément Jeanne dans son cœur... Du beau monde, donc, et qui avait parfaitement connu Jeanne avant le bûcher, des gens qui pouvaient difficilement se tromper en face d'une imposture, et qui ne lèveront jamais le petit doigt pour la dénoncer...

Les comptes d'Orléans mentionnent encore diverses dépenses faites à l'occasion des réceptions officielles offertes à Jeanne entre le 18 juillet et le premier août 1439, et notamment une somme de 210 livres "pour le bien fait à la ville durant le siège ". Et de préciser : "A Jehanne des Armoises"!...

Quant à la mère de Jeanne, Isabelle de Vouthon, elle vint vivre à Orléans depuis le décès de son mari jusqu'en 1460. Elle ne reniera jamais la Dame des Armoises. Véritable mère de Jeanne, se serait-elle rendu complice d'une telle escroquerie ?

Et puis ces deux petits détails, en apparence insignifiants, mais qui en disent long :

suite à la visite de la Dame des Armoises, en 1439, la ville d'Orléans fera supprimer les messes votives que l'on disait à la mémoire de celle qui périt à Rouen...

l'Église catholique, qui vénère Sainte Jeanne depuis peu finalement, lui fait dire des messes en ornements blancs, qui sont ceux des Vierges, et non pas rouges, qui sont ceux des Martyres...

Vous avez dit "bizarre» ?

Mais revenons-en à nos moutons, comme aurait dit Jeanne en sa jeunesse. Que se passa-t-il entre son retour et 1439, où nous la retrouvons à Orléans? Eh bien, elle vécut à Arlon, à la cour de la Duchesse de Görlitz, et s'y fit bientôt courtiser par le fils du Comte de Warnembourg, courtisée à tel point qu'elle décida de l'accompagner à Cologne. Et l'on vous montrera là-bas, sans aucune difficulté, aux Archives Municipales, le sauf-conduit établi en 1437 par le Comte de Warnembourg lui-même à l'intention de Jeanne: "Puella de Francia ad mensem cum resignatione trium dierum"...

Elle n'y était pas de bien longtemps que ses vieux fantasmes resurgirent et, son caractère autoritaire aidant, elle crut devoir intervenir dans la querelle concernant l'élection d'un nouvel archevêque à Trêves. Mal lui en prit car elle se retrouva dans le collimateur de l'Inquisiteur Général de Mayence, le R.P. Kaltyseren, qui fulmina contre elle l'excommunication majeure. Heureusement, son séjour à Rouen l'avait rendue prudente : étant toujours de fait sous le coup d'une sanction de relapse, elle se dépêcha de quitter Cologne et de rentrer à Arlon, où elle avait épousé, le 7 novembre 1436, le sire Robert des Armoises, convolant en justes noces dans la chapelle seigneuriale des Görlitz.

Vous me direz que là, j'exagère ! Jeanne d'Arc mariée ! Allons donc!...  il existe des traces de ce mariage, notamment un acte notarié passé par devant témoins, portant la signature authentique des intéressés et des officiants, et qui commence par ces termes: "Nous, Robert des Armoises, chevalier, Seigneur de Tichémont, et Jeanne du Lys, la Pucelle de France, Dame du dit Tichémont, ma femme, licenciée et autorisée de moi, etc..." Par cet acte, signé le jour même du mariage, soit le 7 novembre 1436, Robert mettait en fermage des terres de rapport afin de permettre à son épouse d'équiper une petite troupe et de repartir en campagne... Et Jeanne repartira, tandis que son mari se retirera plusieurs années dans un couvent.

Mais il y a d'autres éléments, et notamment l'acte de mariage. Bon, d'accord : il n'existe plus, malheureusement, ayant été détruit en même temps que la mairie qui l'abritait lors des bombardements de Fresne-en-Woëvre, les 24 et 26 février 1916, et cela fait bien plaisir aux adversaires de ma thèse...

C'est vrai, il n'existe plus. Mais il y a des copies complètes et fiables... Notamment celle du R.P. Vigiuer, Oratorien, faite au 18e siècle, alors que l'image d'Épinal n'avait pas encore été récupérée par la politique française et que l'on se fichait éperdument de la survie de Jeanne. Il n'était même pas question de la canoniser !... Et dans le même ordre d'idée, il y a la copie qui parut publiquement, sans que personne ne s'émeuve, en 1683 dans un journal français fondé par un Belge - Donneau de Visé - le Mercure Galant, qui deviendra et est encore aujourd'hui le Mercure de France. Et puis, il y a aussi les témoins difficilement contestables, qui affirment l'avoir eu en mains, et parmi eux, le Professeur Albert Bayet, de l'Ecole des Hautes Etudes, le Président Edouard Herriot, et le Comte de Labessières, qui ne sont pas exactement des laboureurs...

Il y a aussi - et surtout - des témoins d'époque, comme cette fameuse chronique du Doyen de Saint-Thibaud de Metz, qui dit: "Et là [Arlon] fut fait le mariage de Messire Robert des Armoises, chevalier, et de la dite Jeanne la Pucelle, et puis s'en vint le dit sieur des Armoises avec sa femme la Pucelle, demeurer à Metz, en la demeure du dit sire Robert, qu'il avait en la paroisse de Sainte Ségoleine"...

Je pourrais citer quelques dizaines d'autres faits et éléments, parfaitement vérifiables par tout qui a la passion d'aller chercher jusqu'en Angleterre ou en Allemagne, là où la survie de Jeanne ne dérange personne.. Je pourrais, mais il faut une fin à tout, et notamment à cette histoire. L'essentiel ayant été dit, je vais tenter de la résumer.

Jeanne repartit donc en campagne certainement au coté de Gilles de Rais; elle participa au siège de La Rochelle, puis à celui de Bordeaux, où elle fut grièvement blessée. Probablement comprit-elle alors que le temps militaire était passé, et elle décida de rentrer chez elle. Elle retrouva son mari, sorti de son couvent, et ils menèrent une vie enfin paisible, la Pucelle se consacrant à l'éducation d'un de ses neveux, projetant peut-être sur lui la tendresse maternelle que, par essence, elle ne pouvait assumer. Elle fit même restaurer à ses frais la petite église du village afin que l'enfant pût y faire convenablement ses Pâques, et qui conserve encore aujourd'hui pieusement - mais discrètement - la décoration due à Jeanne. C'est là qu'elle repose, à côté de son mari.

Il reste cependant à se poser deux questions importantes. La première : quand mourut réellement Jeanne d'Arc? La réponse est très simple et se trouve dans les comptes d'Orléans. En effet, la ville avait pensionné Isabelle de Vouthon, veuve et sans grandes ressources. Jusqu'en 1458, les versements de la pension porteront : "À Isabelle de Vouthon, mère de la Pucelle". A dater de 1459, ils mentionneront: "À Isabelle de Vouthon, mère de feue la Pucelle"... Au-delà du calembour sinistre en forme de pléonasme, la date est claire.

La seconde : pourquoi tout ceci ? Je pense qu'une bonne approche de la réponse se trouve dans les Mémoires du Pape Pie II, qui dit ceci, en 1458: "Fut-ce œuvre divine ou humaine ? J'aurais peine à le dire... Il en est qui pensent que les grands du royaume s'étant divisés en présence du succès des Anglais, et ne voulant ni les uns ni les autres accepter un chef, l'un d'entre eux, le plus sage, aurait imaginé cet expédient d'alléguer que cette Pucelle était envoyé de Dieu pour prendre le commandement. Nul homme n'oserait se refuser à l'ordre de Dieu. Ainsi la conduite de la guerre aurait été confiée à la Pucelle avec le commandement des armées".

Je pense, pour ma part, que c'est bien la solution : un enfant bâtard naît, pourvu d'une ambiguïté sexuelle. Dans le doute, on choisit une solution ménageant la chèvre et le chou: on le confie à une famille sûre en attendant de savoir. Et l'enfant devient fille, ou presque : garçon manqué, dirons-nous. Elle devient une jeune femme dotée d'un caractère autoritaire et batailleur, pleine de fougue, mais également d'intelligence et de hardiesse ; elle devient aussi... fort jolie, comme en témoignent ses trop rares portraits d'époque. Les grands barons français, par bêtise ou par intérêt, ne parviennent pas à s'entendre pour chasser les Anglais hors de France, alors qu'ils leur sont nettement supérieurs dans ce qui n'est jamais qu'une guerre familiale, la guerre de Cent Ans. Or, parmi ces grands du royaume, il en est un plus futé, plus adroit, plus fier aussi. Et certainement plus noble, bien que bâtard: Jean Dunois. Et il se sent terriblement proche de cette enfant exilée en Lorraine, dont il est le demi-frère: Jeanne. Alors, il conçoit le projet de ce qui deviendra probablement la plus extraordinaire manipulation de masse que l'Histoire ait connue à ce jour. Il va faire de Jeanne, dont il connaît le tempérament et les aptitudes, il va en faire le personnage charismatique devant lequel tous, le Roi y compris, devront ployer le genou, le personnage qui va effacer les dissensions et regrouper le royaume derrière une même bannière. Jeanne dite d'Arc est en train de naître. La réussite fut fabuleuse.

Imagination que tout ceci ? Alors pourquoi, au procès en réhabilitation, Cauchon lui-même dira-t-il: "Tout ceci fut forgerie de Jean Dunois, et c'est à lui qu'elle profita "...?

Ah oui ! Une chose encore. Jeanne d'Arc sans les voix, ce n'est pas vraiment Jeanne d'Arc, celle qui bouta le dragon anglois hors de France sans aller jusqu'à le détruire, celle qui tint vaillamment et intelligemment tête aux docteurs de la Sorbonne qui l'interrogèrent durant son procès avant de l'envoyer au bûcher parce que c'était plus facile, celle qui, finalement, échappa au feu que les Anglois lui avaient préparé. Quelles étaient-elles donc, ces voix ?

Il y avait celle de Saint Michel, l'archange qui terrasse le dragon sans toutefois le tuer. Puis il y avait celle de Sainte Catherine d'Alexandrie, qui tint tête durant trois jours aux docteurs de la loi, qui finirent par la mener au supplice faute de pouvoir en venir à bout. Et enfin, il y avait celle de Sainte Marguerite d'Antioche, vous savez, cette sainte que la statuaire nous montre sortant intacte du ventre enflammé du dragon qui vient de l'avaler...

Mais que tout ceci n'empêche pas Jeanne de rester pour toujours... la sainte patronne de la femme au foyer.

 

 

Tous ces renseignements proviennent de diverses sources ! qui par recoupement s’avèrent assez fiables, il faut dire que presque tous ces documents officiels qui pourraient affirmer tout cela, se trouvent au Vatican, car le clergé s’en est accaparé souvent par des moyens illicites, ceux-ci pour qu’il ne puissent venir démontrer le contraire de ce qu’il affirme

Ces documents ne sont pas consultables à Rome au Vatican, et pourtant ils existent bien, mais paraît-il, il n’y a que le Pape qui puisse les regarder.  Car naturellement cela démolirait entièrement la thèse de l’église ! Et surtout qu’il faudrait réécrire l’histoire

 

Jacques Lorillou

 

 

Je vous souhaite une bonne réflexion suivie d’une bonne digestion. Certaines denrées sont lourdes à digérer, faut bien passer son temps à quelque chose ! Mais penser à Jeanne cette belle tigresse servante de St Michel sous le sceau du temple, ça réchauffe le cœur et aussi ça fait rêver, car nous en avons besoins mais… pas trop !

 

 

 

Repost 0
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 17:21


© Blog protégé.

Avant d’aborder ce sujet, j’aimerais avoir votre opinion à propos d’un coup de téléphone que j’ai reçu récemment. Certes, ce blog n’est pas un forum, mais là j’ai besoins de vous car je ne sais exactement que penser, ou plus exactement je me doute de certaines choses, mais je ne voudrais pas me tromper.

Un monsieur s’est présenté à moi fort poliment en disant qu’il lisait mon blog. Je l’ai remercié pour son intérêt. D’une manière quelque peu abrupte il m’affirma que je me trompais. Je lui ai répondu que je n’avais jamais dit être le dépositaire de la vérité. Je lui ai fait comprendre que s’il y a diffusion d’erreurs de ma part les responsables sont ceux qui laissent déformer la philosophie car la philosophie doit être protégée par tous ceux qui sont ses adeptes. D’autre part je lui ai dit que je faisais de mon mieux en toute sincérité et que je ne pouvais me reprocher d’induire quiconque en erreur. Étant en paix avec ma conscience, je me trompais peut-être, mais je ne voyais pas où était le mal.

Il m’affirma qu’il n’y avait qu’une seule matière et qu’un seul vase. Je répondis que chacun pouvait interpréter cela à sa manière et que c’était absolument exact en ce que j’ai cru comprendre, moi aussi, dans mes travaux de la voie du verre. Je lui ai encore dit la relativité des choses que j’acceptais comme telles et que je n’essaierai jamais d’évangéliser quiconque.

C’est alors qu’il me dit avoir la certitude que je me trompais car il avait réussi le Grand Œuvre et avait la Pierre Philosophale, ce en quoi je le félicitais en disant que je ne comprenais pas le sens de sa démarche.

 

La question pour laquelle je sollicite votre opinion est : comment interprétez-vous la requête de ce monsieur ?Évidemment vos opinions resteront confidentielles si vous le souhaitez.

Merci pour votre attention et votre opinion.

 

 

J

e n’ai pas l’intention de parler de notre héroïne nationale pour médire des Anglais et encore moins pour glorifier un parti politique nationaliste. Je vais en parler dans le sens mystico ésotérique assez mal traduit dans les centres d’ésotérisme et encore moins par l’Église qui craignait, à juste raison, de la canoniser car représentante solide et incontestable de la légitimité de l’Église de France. Cette Église, première constituée, est dite « fille aînée de l’Église » et obéit à l’Église triomphante (et non à l’Église militante constituée par les ecclésiastiques), c’est-à-dire directement à Dieu, aux anges et aux saints (les vrais évidemment !) C’est sur son modèle qu’est érigée l’Église Gallicane qu’il ne faut pas confondre avec l’Église Anglicane, que le Vatican voulait réduire. Cedésir est aisément compréhensible car nous avons là le germe du conflit entre théologie matérialiste (chère à Abélard) et spirituelle (chère à St Bernard) ou opposition entre science matérialiste et science spirituelle.

 

Ce que je vais dire peut surprendre : l’épopée militaire de Jeanne se superpose à une « lutte » contre les ecclésiastiques (Eglise militante) auxquels elle affirme n’obéir qu’avec beaucoup de réserve. Les minutes de son procès en font foi.

Cette dépréciation signe un certain anticléricalisme. Son attitude envers les prélats et plus particulièrement l’évêque Cochon qui la condamna est significative de cette suspicion.

 

« Croyez-vous que vous n’êtes pas soumise à l’Église de Dieu qui est sur terre, c’est-à-dire à notre seigneur le pape, aux cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats de l’Église ?

Jeanne : Oui, notre Sire premier servi. »

Avez-vous commandement de vos voix de ne pas vous soumettre à l’Église qui est sur terre ni à son jugement ?

Jeanne : Mes voix ne me commandent pas que je n’obéisse à l’Église, Dieu premier servi » (Procès de Condamnation édité par la Société de l’Histoire de France 286-288, Paris, Klindksieck, 1960)

 

Jeanne est inséparable de la naissance du gallicanisme moderne. Charles VII en sera, par la pragmatique sanction de Bourges l’initiateur en toute légitimité, – alors que stagneront les décisions du concile de Constance où trois papes se disputaient la tiare – Les hauts dignitaires du royaume, réunis par le roi, décidèrent de la supériorité des conciles sur les papes, et que le roi serait le chef de l’Église de France ne reconnaissant plus en son royaume l’autorité du souverain Pontife dont les bulles seraient jugées par la Sorbonne et acceptées ou non, et cela avec la bénédiction de la pucelle d’Orléan.

 

Voici ce que l’on peut lire dans l’ouvrage de Me PITHOU (1651) traitant des LOIX et LIBERTEZ de L’EGLISE GALLICANE. Ce texte est à la page 33. Il est issu en droite ligne de la philosophie de Jeanne d’ARC :

 

« Le Roy Charles VII, l’an 1428 assembla en la cité de Bourges, grand nombre de princes, archevesques, évesques, abbés, prélats et grands clercs pour avoir conseil sur le fait de l’acceptation aucun article qui avait été délibéré au concile de l’Église tenu à Basle. Et en ladite assemblée Gallicane par ledit Sieur Roy faicte la PRAGMATIQUE SANCTION. Le Roy CHARLES VII fit faire par ses ambassadeurs plusieurs remontrances au PAPE, qui lors était, de ce que de jour en jour, au grand grief et préjudice de Luy et de son Royaume et sujet se faisaient en cour de Rome plusieurs abus » fin de citation…

 

L’empreinte de Jeanne est bien là avec son obéissance très relative aux ecclésiastiques de Rome au point de faire des remontrances au pape !

 

D’ailleurs elle prophétise l’importance de cette pragmatique sanction lors de son simulacre de procès le 17 mars 1431 :

 

« Et vous verrez que les Français bientôt gagnerons une grande affaire que Dieu enverra à ces français, et tant qu’il branlera tout le royaume de France. Je vous le dis pour que, quand cela arrivera, vous ayez mémoire que je vous l’ai dit. »

 

Et elle poursuit à propos de l’Église constituée par les ecclésiastiques (Église militante) :

 

« Je suis venue au roi de France de par Dieu, de par la Vierge Marie et tous les saints et saintes du paradis et l’Église victorieuse d’en haut et par leur commandement. Et à cette Église je soumets tous mes bons faits et tout ce que j’ai fait et ferai. Quant à me soumettre à l’Église militante, je ne vous en répondrais autre chose pour l’instant. »

 

Actuellement une hérésie récemment inventée par le Vatican s’appelle le « conciliarisme », elle consiste à condamner ceux qui placent les conciles au-dessus du pape : de profondis, saluez un hérétique en ma personne ! ben voyons, on invente on invente ça affine la culture et rend plus pertinente ou impertinente la théologie. Que ne ferait-on pas pour tirer la couverture à sois en gardant les fidèles dans l’ignorance tout en les trompant…

 

 

Dans cet article je vais tenter de formuler une interprétation du rôle de Jeanne et de sa vie susceptible d’interpeller celles et ceux qui veulent comprendre l’esprit des nations dans un sens qui dépasse, ho combien, le verbiage insignifiant actuel sur l’identité nationale. Identité qui existe certes, mais dont le substrat ne peut qu’échapper aux philosophes et sociologues les plus avertis dont les yeux et les oreilles se sont fermés au fil dès siècle et plus particulièrement durant les 50 dernières années.

 

Au milieu du siècle dernier le baptême était fondamental pour donner, à l’être qui tend vers la recherche de lui-même et de son accomplissement un supplément d’âme pour lui permettre son autogenèse. Soyons clair : les baptisés qui ne cherchent rien n’ont rien ! De même un prêtre indigne n’insuffle rien de spirituel à ses paroles et ses actes lors des offices qu’il ose célébrer.

 

Le baptême actuel n’a plus de sens si ce n’est celui que lui donne ,dans une homélie sans grande portée, un animateur vêtu de blanc. Ceci étant dit sans animosité vis-à-vis des prêtres qui ne font qu’exécuter ce qu’on leur demande.

Ainsi fut oubliée la raison pour laquelle le prêtre qui, avant 1968, baptisait un enfant l’exorcisait pour qu’il puisse être habité d’esprits purs.

Ainsi fut oublié le sens de l’onction d’huile (huile des catéchumènes) sur le cœur.

Ainsi fut oublié que par un effet synergique avec l’huile sacrée le mot hébraïque fondamental, prononcé en touchant les narines (siège du pneuma ou spiritus) et les oreilles, prenne tout son sens et toute sa puissance pour qu’émergent les perceptions mystiques et plus particulièrement l’audition : Ephpheta, c'est-à-dire ouvre-toi !

 

Nous voici donc au cœur du sujet avec les voies qu’entendait la mystique Jeanne d’Arc.

 

Évidemment je ne vais pas faire œuvre d’historien, puisque je ne suis pas historien. Mais cela n’est pas en contradiction avec une tentative d’ouverture sur la dimension suprasensible des nations, de toutes les nations, et cela bien au-delà de ce que pourrait nous dicter l’imagination d’un romancier ou celle d’un cinéaste dont le mot ephpheta est inconnu ou est resté lettre morte.

 

Ce n’est pas pour des raisons politiques que Jeanne (Jeannette pour ses amis) a redonné sa dimension territoriale et linguistique à notre pays. À partir de ce météore sacré qui bouleversa notre histoire, la question du pourquoi ne fut jamais posée. Elle ne le seras jamais car notre perception matérialiste nous ferme les yeux pour nous plonger dans une nuit sans étoiles.

 

Si depuis que l’héroïne de Domrémy (aujourd’hui Domrémy-la-Pucelle) fût découverte blonde sur les fresques de son église un Luc Besson a voulu réécrire son histoire. Son incompréhension est déconcertante face à l’amour et à l’humour qu’il a su manifester dans son œuvre « Les cinq éléments ». Notre cinéaste talentueux n’a pu appréhender le rôle fondamental de cette gamine mystique au-delà d’une fade traduction dont la plupart des évènement mettent mal à l’aise la grande majorité des femmes et des hommes de notre siècle. Quel malaise en effet face au rôle tangible obtenu malgré les voix de Jeanne qui sont inacceptables pour la plupart d’entre nous et qu’aucun psychiatre ne saurait classer dans la morbide schizophrénie sous peine de se faire lyncher. On se contente d’être gêné et de se moquer gentiment de ce fait qui dérange et dont on ne sait que faire car on est obligé d’en parler devant le résultat incroyable obtenu qui aurait fait la fierté et la gloire des plus grands capitaines. La libération d’une nation mérite amplement le grade de maréchal de France. On en a fait une héroïne et une sainte en oubliant de lui discerner le bâton de Maréchal. Fut-elle inférieure aux maréchaux Foch, De Lattre de Tassigny ou Leclerc ? La réponse ne souffre aucune ambiguïté, car elle ne fit appel à aucune alliance étrangère et donc leur fut largement supérieure puisque sans elle l’âme et la langue de notre pays auraient disparu, subissant le même sort que l’aragonais !

 

Par ailleurs il sera indispensable de raisonner au-delà de ce que racontent les historiens malgré leurs documents irréfutables. Prenons comme exemple la mise en doute de la parenté « marginale » de Jeanne avec la famille royale. Les historiens ne croient pas à cette parenté bâtarde. Pourtant une preuve écrite n’est pas nécessaire pour montrer le contraire quand on lit les minutes du procès de Jeanne par le sieur Cochon, évêque indigne de son état en la condamnant iniquement à être brûlée vive en toute illégalité.

On est surpris de la finesse de raisonnement de cette gamine qui allie prudence et clarté d’esprit, attitude qui traduit une culture certaine qu’aucune paysanne de son siècle ne pouvait posséder. Par ailleurs on ne la soumet pas à la torture, ors, à cette époque seuls les aristocrates en étaient exempts car leur parole était celle de la vérité. Enfin, quelle curieuse transformation pour une bergère de savoir l’espace d’un instant chevaucher un destrier au sein d’une armée ! Soyons réalistes, derrière cela il y a un apprentissage qui n’a rien de commun avec la garde d’un troupeau de moutons… mais l’un peut se faire avec l’autre !

 

Histoire brève.

Tout le nord de la Loire était occupé (Paris y compris) par les Bourguignons partisans du duc de Bourgogne allié aux Anglais, plus une grande partie de l’Aquitaine conquise par les Anglais. Donc, la moitié du pays parlait la langue anglaise.

Le dauphin Charles était appelé ironiquement le roi de Bourge, ville où il s’était réfugié dans son territoire réduit de moitié.

Au début du XVe siècle Jeanne d'Arc, jeune fille de 18 ou 20 ans, fut l’un des plus grands chefs de guerre de notre histoire en menant victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, elle délivra Orléans puis conduisit le dauphin Charles au sacre à Reims en traversant le territoire ennemi et reconquérant une à une les possessions des collaborateurs avec l’envahisseur Anglais (les bourguignons). Elle contribua ainsi à inverser le cours de l’invasion anglaise durant la guerre de cent ans.

Jeanne fut capturée par les Bourguignons à Compiègne, et vendue aux Anglais pour la somme de 10 000 livres. Condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie. Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456, et un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Elle fut béatifiée plus de cinq siècles après son décès en 1909 et canonisée en 1920, ce retard considérable ayant un sens précis que j’aborderais.

 

Origine mystérieuse et enfance.


Aucune source ne permet de déterminer exactement les origines de Jeanne d'Arc, ni ses date et lieu de naissance : les témoignages d'époque sont imprécis, car le village de Domrémy, son lieu supposé de naissance, ne possédait pas de registre paroissial.

Jeanne ne serait pas d’origine paysanne. Elle aurait été la fille d’Isabeau de Bavière, épouse du roi Charles VI, et de son beau-frère Louis, duc d’Orléans. Donc Jeanne aurait été sœur du roi Charles VII.

Elle a grandi à Domrémy, pendant la guerre franco-anglaise de Cent Ans. Supposée fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, elle faisait partie d'une famille de cinq enfants.

Des voix qui montrent la voie.Jeanne d'Arc voix-copie-2


 Jeanne d'Arc ayant la vision de l'archange saint Michel
Toile d'Eugène Thirion (1876)

À treize ans, Jeanne affirme avoir entendu les voix célestes de l'archange saint Michel lui demandant de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

Ici est le lieu de s’interroger sur ces voix surtout après ce que j’ai dit sur le baptême et l’ouverture des oreilles avec le mot « magique » Ephpheta, c'est-à-dire ouvre-toi, en synergide l’exorcisme et l’imposition de l’huile sacrée fabriquée par l’évêque à l’occasion de la messe chrismale, le Jeudi Saint.

J’ouvre une parenthèse pour signaler en passant que les évêques actuels très occupés célèbrent cette messe capitale quant ils ont le temps, peu soucieux des rythmes de notre terre que nos pères surent mettre en accord avec les dates des cérémonies christiques.

Évidemment c’est à chacun de faire ou non l’effort pour ouvrir ses oreilles, mais ici ne se pose pas la question puisque dès l’age de 13 ans Jeanne les avaient ouvertes et voyait et entendait l’indicible.

Anges et Archanges.

C’est le lieu ici d’essayer de comprendre l’origine des voix qu’entendait Jeanne.

Quand on parle de ces êtres immatériels on ne peut que se référer à Deny l’Aréopagite dans sa Hiérarchie céleste. Issue d’une vision directe de la part de nos ancêtres, cette hiérarchie va s’estomper graduellement pour disparaître totalement et être assimilée à l’imagination infantile de nos ancêtres. Seuls quelques êtres d’exception, comme Jeanne d’Arc, conserverons cette vision et audition que les autres hommes devront acquérir en suivant une voie de réalisation comme l’alchimie. Restons attentif au fait que ces capacités particulières ne sont pas un don mais un mérite. Je n’insisterais pas d’avantage car je risque un hors sujet monumental.

Actuellement le dogme en a conservé les notions de principe et nombreux sont les prêtres qui préfèrent ne pas en parler, et certains n’hésitent pas à ironiser. Ce n’est pas par la croyance au dogme et non plus par la voyance, que la pensée des Hiérarchies survivra parmi les hommes. Alchimistes, soyez persuadés que votre pierre ne saurait atteindre la perfection sans l’aide de cette hiérarchie et c’est pour cela que je me mets en boule quand j’entends ramener l’alchimie à des recettes de mauvaise cuisine et que l’on fait des secrets qui ne peuvent que sentir le soufre. En écoutant ceux qui œuvrent j’ai froid. J’ai l’impression que leur labo est sous la banquise car leur tête est d’un côté et leur cœur se ballade de l’autre on ne sait où ! La chaleur diminue et la tête gonfle. Ainsi notre baudruche sera bientôt plongée dans un hiver éternel ! Les évêques Cauchons défilent en rags serrés, ils sacrifient leurs enfants sur l’autel dédié à sainte Mercantile. Jeanne d’Arc fut vendue 10 000 livres par des collabos. La dévaluation passe et la vie humaine ne vaut pas un kopeck. Suicidez-vous, ou mourrez de froid dans la rue… vous ne valez rien !

Selon Denys l’Aréopagite, les anges ou messagers représentent la hiérarchie la plus basse et la plus proche des Hommes. Ils sont les fils de la vie, et inspirent les hommes tout en guidant leur destin personnel. En qualité de fils de la vie ils dominent nos réactions biochimiques. Par là ils influencent nos pensées et nous inspirent. Ils peuvent donc provoquer des visions non hallucinatoires. La notion d’ange gardien est aisément compréhensible.

Les archanges gouvernent les anges. Ils sont les inspirateurs et les guides des grandes communautés, tribus, peuples, Églises . Attention, l’Église Catholique n’est pas seule à être guidée. D’ailleurs son vieillissement et son manque de clarté et de vérité tendent à faire se retirer l’archange.

Les archées ou esprit du temps gouvernent les époques et répartissent dans l’histoire l’émergence de personnalités marquantes. Les gnostiques les appellent Éons.

Cette triade ange, archange et archées, constitue le niveau les plus proches des hommes dans la hiérarchie céleste, trois des neuf barreaux de l’échelle philosophale.

En toute âme d’un peuple s’exprime la vie d’un archange. Particularité qui fut celle de Jeanne : l’archange peut se révéler à l’homme dans une lumière, ce qui fut le cas pour elle.

Telle sont les choses rapportées par les traditions orales en plus de Deny l’Aréopagite et qu’illustre Jeanne. Arrêtons donc de plaisanter sur ses voix et ses visions de l’Archange St Michel.

Si vous êtes alchimiste confiez-vous à votre ange, il vous « dira » bien des choses, mais si vous êtes un chercheur d’or ou un déséquilibré, il le saura instantanément et se gardera de vous faire réussir ou vous laissera stagner dans vos préparations culinaires et ne vous soufflera rien. Dernier point, méfiez-vous des modernes angiologues de tout crains qui ne savent qu’inventer pour vous vendre leur littérature ou des stages plus ou moins sérieux, plus ou moins coûteux !

De Domrémy à Chinon.

À seize ans, Jeanne se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s'enrôler dans les troupes du dauphin. Sa demande est rejetée deux fois, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte, résigné face à la ferveur populaire de la ville où Jeanne avait acquis une petite notoriété, notamment en allant rendre visite au duc malade Charles II de Lorraine.

Portant des habits masculins, elle traverse incognito les terres bourguignonnes et se rend à Chinon où elle est finalement autorisée à voir le dauphin Charles, après réception d'une lettre de Baudricourt. Elle fut capable de reconnaître Charles, vêtu simplement au milieu de ses courtisans, il n’y à là rien d’extraordinaire de reconnaître son frère ! Elle lui parle de sa mission. Outre la naissance de l’Église gallicane moderne tenant en suspicion les ecclésiastiques, Jeanne annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Après l'avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones constatent sa virginité, et après avoir fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord sur son plan de libération d'Orléans assiégée par les Anglais. Jeanne commence une série de trois sommations destinées aux Anglais.

Jeanne la Pucelle, chef de guerre.

On l'équipe d'une armure et d'une bannière blanche frappée de la fleur de lys, elle y inscrit Jésus Maria.

Ici se place une anecdote très significative : celle de la découverte de son épée. Voici ce qu’elle dit à ce propos aux pages 76 et 77 de son procès de condamnation :

« Jeanne : Quand j’étais à tours ou à Chinon, j’ai fait chercher une épée qui était sans l’église de St Catherine de Fierbois, derrière l’autel et aussitôt on la trouva toute couverte de rouille.

Comment saviez-vous que cette épée était là ?

Jeanne : Cette épée était dans la terre toute rouillée et il y avait dessus cinq croix et je l’ai su par mes voix… Elle n’était pas très profonde sous terre… après que cette épée a été trouvée, les prélats de l’endroit l’on fait frotter et aussitôt la rouille en est tombée sans difficulté. »

Cette anecdote est très importante pour deux raison :

D’abord sa parenté avec l’épée excalibur qui était en pierre ou en terre (même sens cabalistique) qui permit au roi Arthur de faire l’unité du royaume.

Cette épée passa donc en France au-delà des rivalités pour refaire l’unité du pays.

La deuxième raison de son importance est la présence des 5 croix, comme la pierre d’autel en est gravée (une à chaque angle et une au centre), à côté duquel elle était. Cette pierre contenait des reliques de sainte Catherine, dont Jeanne entendait la voix. C’est donc une confirmation de la véracité de ses voix et le caractère sacré de l’épée directement liée à l’Église Triomphante ou Église mystique.

Je souligne pour mémoire qu’actuellement il n’y en a plus de pierre sur les autels des églises catholiques et les reliques ont disparues « c’est morbide ! » disent les psycho-théologiens matérialistes qui ne peuvent plus accéder aux dimensions suprasensibles.

Jeanne partit de Blois pour Orléans. Arrivée à Orléans le 29 avril, elle est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre sont réservés. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.

Après cette victoire, célébrée chaque année à Orléans ces deux jours, on la surnomme la « Pucelle d'Orléans ». Après le nettoyage de la vallée de la Loire grâce à la victoire de Patay, le 18 juin 1429 remportée face aux Anglais, elle persuade le dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France.

Pour arriver à Reims, l'équipée doit traverser des villes sous domination bourguignonne qui n'ont pas de raison d'ouvrir leurs portes, et que personne n'a les moyens de contraindre militairement. Elle parvient à conquérir les villes soit en parlementant soit par la force, ce fut le cas de Troyes et aussi de Châlons-en-Champagne et Reims.

Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en la présence de Jeanne d'Arc, Charles VII est sacré par l'archevêque Renault de Chartres. Le duc de Bourgogne allié des Anglais, en tant que pair du royaume, est absent, Jeanne lui envoie une lettre le jour même du sacre pour lui demander la paix. L'effet politique et psychologique de ce sacre et de cette lettre est majeur. Reims étant au cœur du territoire contrôlé par les Bourguignons est hautement symbolique, il est interprété par beaucoup à l'époque comme le résultat d'une volonté divine. Il légitime Charles VII qui était déshérité par le traité de Troyes et soupçonné d'être en réalité le fils illégitime du Duc d'Orléans et Isabelle de Bavière.

Cette partie de la vie de Jeanne d'Arc constitue son épopée.

Jeanne est alors conviée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Elle s'échappera rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l'appel à l'aide de Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Finalement, elle est capturée lors d'une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430. Elle essaie de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blessera même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais qui va la condamner injustement à être brûlée vive à Rouen. Elle meurt le 30 mai 1431.

Certains disent qu’elle ne fut pas brûlée, je ne m’y attarderais pas car c’est hors de mon propos et loin d’être une supposition sérieuse.

Un fait est certain selon ses bourreaux : au moment de son trépas une colombe blanche sortit de sa poitrine et s’envola vers le France.

 

suite dans : JEANNE D’ARC mode d’emploie 2

 

 

 

 

Repost 0
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:12

 

Le symbolisme, voilà le mot-clé de la Franc-Maçonnerie et aussi de tout ésotériste qui se respecte. J’en ai déjà parlé dans divers articles, mais c’est un sujet tel que plus on le pressure d’une manière particulière plus il en sort une substance onctueuse et nutritive.

 

Mesdames et Messieux les Maçons/nes, rosicruciens /nes, toutes celles et tous ceux qui fréquentent un temple sacré donc y compris certaines églises. Allez le soir seul/e dans votre temple, mettez-vous au milieu et regardez autour de vous cette forêt de symboles, regardez les biens, un à un sans penser à rien, à absolument rien ! gardez votre tête « vide » une minute. Soyez présent/e ici et maintenant et laissez passer une idée qui vous assaille et refaites le vide après pour continuer à regarder défiler sous vos yeux la gent symbolique dans votre silence. Soyez à l’écoute. Regardez, regardez encore de toute votre âme comme si vos yeux avaient le pouvoir de percer leur écorce pour saisir au-delà des mots leur vie secrète. Surtout ne cherchez point à les analyser, laissez leur vivre leur propre vie dans votre silence traversé parfois par – nuage noir déchiqueté par le vent – une pensée que s’en va vidée de sa substance.

Quand votre pensée analyse le symbole elle en fait une substance morte dont les spéculations peuvent s’étendre à l’infini sans livrer la moindre parcelle de sa profonde vérité.

À travers le silence vous découvrirez alors cette réalité profonde : ce n’est pas à vous de parler du symbole mais au symbole de parler en vous. Laissez les doctes avec les doctes, il n’y a aucun avenir avec eux, ils ne pourront jamais ouvrir les portes du suprasensible qui échappe à la dimension analytique et pratiquent de ce seul fait une contre initiation.

Soyons conscient/e que l’on vide les symboles de leurs richesses lorsqu’on essaie de les revêtir d’abstractions.

 

Ne nous égarons pas, dire que le monde est illusion ou que par la connaissance, nous pénétrons jusqu’à la vérité, c’est dire beaucoup, et pourtant bien peu. Chacune/un ressent à sa manière l’interprétation qu’il donne aux phrases précédentes. C’est pourquoi il faut parvenir à ce que le sang de l’âme circule à travers ces idées et conséquemment à travers les symboles qui les illustrent et les synthétisent d’une manière telle que l’esprit rationnel devient incapable de les comprendre. L’esprit des symboles n’est rien sans notre esprit. Le laisser se manifester en nous pour qu’il émerge et rencontre celui des symboles est l’entreprise initiatique fondamentale. Silence donc pour qu’émerge notre esprit, pour qu’il puisse observer le monde par la « fenêtre » de « l’athanor » et nous le traduire dans son langage. Ce langage sera fait de symboles imprégnés d’esprit dont l’interprétation ne pourra se réaliser que pas l’esprit lui-même. Si à la place de l’esprit se trouve la pensée, cette pensée fait mourir le symbole.

L’Homme n’est pas un être isolé. Ce qui s’exprime dans ses paroles et ses pensées est en relation avec tout le cosmos. Chaque mot, chaque sentiment, chaque pensée a un prolongement. Ainsi celle ou celui qui foule le sentier de la connaissance éprouve un fort sentiment de responsabilité qui lui dit :

« Toutes tes actions humaines ne se déroulent pas seulement à cet endroit isolé où tes lèvres prononcent des mots, où tu penses, ou ton cœur bat ; elles s’insèrent sans l’univers. Si tes actes sont féconds, ils sont féconds pour l’univers ; s’ils sont des erreurs destructrices, ils introduisent dans l’univers une force destructrice. »

Hors spéculer sur le symbole est une force destructrice. Aborder le symbole dans notre silence et notre cœur, l’écouter parler sans mots dans un silence parcouru de courant vitaux, cela nous pousse vers des régions plus hautes.

Ce que nous ressentons alors peut être traduit en mots et jugé à l’aune de notre raison. Mais ce ressentir change en fonction de chaque être, du trajet de son existence et de son devenir. Cette adaptation de l’esprit du symbole à l’esprit de chaque femme et de chaque homme caractérise son universalité.

N’étudions pas les symboles, apprenons à les écouter. Cette démarche est aussi essentielle pour un chercheur de la vie spirituelle que pour un artiste et même un scientifique.

 

À vous dans le silence universel ou scintillent les étoiles.

 

Repost 0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:16

 

Bonjour, à toutes et à tous,

 

J’ai répondu précédemment à l’article de presse critiquant mon livre « Les secrets alchimiques de Montpellier ». C’est une démarche qui au premier abord semble nécessaire, mais en réalité c’est une démarche malheureuse qui n’a pas su écouter la grosse voie qui disait non, et que j’ai même formulée à François, mon éditeur. Je me suis donc plongé dans la boue des êtres petits et misérables qui ne méritent pas la moindre considération. C’est une perte de temps, et une perte de quelque chose de plus précieux peut-être. Dans la bataille qui fait rage entre les tenants de l’alchimie de ceci ou de cela, et qui m’a toujours répugné, je me suis vautré dans leur querelle intestine sans en acquérir une odeur de sainteté...

Je présente donc mes excuses à celles et à ceux qui ont ressenti, à juste titre, un malaise en lisant cet article. Qu’ils soient assurés ici de ma neutralité studieuse vis-à-vis de mes sœurs et frères qui cherchent dans cette paix, si nécessaire, à écouter les voix et aussi la voie du monde suprasensible.

 

Hermophyle.

Repost 0
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 11:26

 

J

e vous ai dit parfois que je ne vous cachais rien. Voici donc une critique virulente de mon dernier livre Les secrets alchimiques de Montpellier. Vous avez le texte entier ci-dessous. J’ai répondu à l’auteur monsieur Charles Beaurepaire, ce qui vous permettra de mieux me connaître et de juger si vous devez ou non continuer à fréquenter mon blog.

J’ai découpé cet article en plusieurs parties plus ou moins longues. À la suite de chacune d’elles je réponds.

Voici, dans un premier temps, le texte entier rédigé par Charles Beaupere, le dimanche 24 janvier 2010 à 10h21 :

 

 

Léon Gineste a publié il y a quelques mois : Les secrets alchimiques de Montpellier, Éditions Fortuna. La présentation de l'auteur sur la quatrième de couverture s¹énonce ainsi : "docteur en sciences humaines, maître es sciences et professeur de théologie gallicane à The International Universty (Californie), il fut formé pendant dix ans par l'un des plus prestigieux maîtres du XXè siècle ". De toutes ces assertions, si la référence à la théologie gallicane pouvait laisser supposer une approche tirée des théories de Bossuet et des jansénistes, la dernière relative à une alchimie contemporaine laissait franchement perplexe. Allait-on rencontrer un de ces innombrables disciples de Fulcanelli et  Canseliet ? Las, la déconvenue allait au delà de nos plus sombres pressentiments.



Deux envois : l¹un aux lecteurs, l¹autre aux touristes ! ouvrent la  lecture de ce copieux ouvrage de plus de 400 pages.  L¹auteur se présente d¹emblée soucieux de la problématique de l¹homme moderne :



La composition de cet ouvrage nous a confrontés à deux options: le texte serait ou bien rédigé pour satisfaire les personnes pressées ou alors destiné aux doctes et à ceux qui veulent approfondir l'alchimie et les symboles architecturaux. Chacun des procédés a son intérêt et son public, mais il fallait choisir une orientation susceptible de satisfaire le plus grand nombre sans défigurer pour autant l'art d'Hermès. Nous avons préféré rédiger un livre traitant aussi bien le fond du sujet - sans nous embarrasser pour autant d'une complexité légendaire en ce domaine - que la dimension touristique rapidement compulsée par les non initiés.



Cette dimension touristique s¹illustre malheureusement par de très mauvaises reproductions en noir et blanc des principaux monuments de la ville de Montpellier que l¹auteur décrit avec une phraséologie alchimique qui n¹appartient qu¹à lui. L¹alchimie dont nous entretient doctement Léon Gineste n¹est en fait que la référence aux bizarres manipulations métallurgiques du maître dont il se recommande au bout de quelques pages : Monseigneur Caro. Il s¹agit de Roger Caro, pseudo-alchimiste contemporain, radiesthésiste et Patriarche-impérator des Frères Ainés de la Rose-Croix (F.A.R+C) société dont nul n¹avait jamais entendu parler auparavant, il fut également le fondateur et le patriarche-archevêque de l¹Eglise universelle de la Nouvelle Alliance.


C¹est le lieu de rappeler une des plus anciennes et des plus concises définition de l¹alchimie : elle est la science dont le but est d'arracher l'accident qui a perverti la matière en en faussant la pureté naturelle dont Allah l'avait dotée on la doit à l'émir égyptien Aydamur Jildaki (XIVè siècle. Ce que notre auteur appelle voie du cinabre - le cinabre étant le nom commun du sulfure de mercure - vient de son interprétation matérialiste de l¹unique matière première que les achimistes prétent à l¹élaboration des métaux dans le sein de la terre et qu¹ils appellent : mercure, la semence fertilisante de tous les métaux.

Dans cet ouvrage foisonnant on trouve : une évocation de la première Église des gaules mentionnée dans la Bible, mais c'est selon lui une erreur de s'imaginer qu'il s'agit de la Galatie orientale ! Des considérations paranoïaques sur la science officielle, une initiation à la langue des oiseaux, mais aussi une démonstration délirante de la constitution d'une école alchimique à Montpellier par les juifs et les tziganes principalement.

Le plus désopilant est sa vision de la fameuse langue des oiseaux utilisée, selon lui, par les alchimistes. Le premier a avoir introduit ce concept c¹est Fulcanelli dans des ouvrages célèbres publiés au début du vingtième siècle : Le Mystère des cathédrales et les Demeures Philosophales. Il s¹inspirait des "Matériaux Cryptographiques" de Grasset d'Orcet  (1828 - 1900), archéologue et mythologue français, créateur d¹une cabale phonétique basée sur l¹assonance, les anagrammes et les jeux de mots et calambours pour déchiffrer les vestiges du passé. Cyrano de Bergerac que l¹on fait passer dans les milieux ³ésotéristes² comme un adepte de l¹alchimie avait djà décrit dans son ouvrage : Les Etats et empires du soleil  sa rencontre avec un oiseau merveilleux qui lui parlait en chantant et qui citait des poètes ayant réussi à parler la langue des oiseaux tel Apollonius de Tyane.


L¹auteur mélange ce concept avec celui de langue des chevaux, le cheval désignant cette cabale : ... la perdrix grise, la plus commune, porte sur la poitrine une tache sombre en forme de fer à cheval. La perdrix représente la rencontre entre la langue du cheval et celle des oiseaux. Cabalistiquement la perdrix est un corps double (pair) qui tourne (drill).


Citons d¹autres savoureux exemples extraits de son Glossaire alchimique  :

GRENOUILLE : Outre le feu lévogyre, elle représente la granulation enrobée de vase verte. Son cri printanier signale le moment où l'alchimiste doit entrer au laboratoire. Sa présence dans le bénitier de l'église Saint Roch signifie qu'il faut baigner la granulation avec du sel liquide. "


LANGUE OUVERTE : Synonyme de langue verte.


LATIN :
Sel médium. Latin étant l'anagramme de liant.


LICORNE : C'est lire cornu et aussi le corps mis à nu ou débarrassé de ses impuretés par une pulvérisation avant de l'introduire dans la cornue pour une distillation sans l'aide du feu. La partie chevaline du quadrupède est en rapport avec les quatre éléments qui font progresser le Grand OEuvre, et avec la dimension cabalistique qui permet au cerveau de s'ouvrir et d'établir une joncfion avec d'autres espaces.


LYRE : Instrument de musique qui conseille de lire la sonorité des mots. Il correspond aussi à la constellation du même nom dont l'étoile principale est Véga. L'ire est la colère en rapport étroit avec le feu de nature et la bioénergie.

RAT : Si le rat est l'anagramme de l'art, le "raton" est "l'orant".


Nous concluerons notre examen de ce livre particulièrement indigeste en présentant aux lecteurs un extrait qui nous apparaît résumer la pensée de l¹auteur :

De l'Inde, berceau du Bouddhisme et Taoïsme et donc de l'alchimie du cinabre, migrèrent avec leur savoir - au IVe siècle - les tribus d'Indous, du nord-ouest du pays, essentiellement les Manouches, détenteurs des lois de la création ou lois de Manou. Ils choisirent, comme lieu de ralliement, Sainte-Marie de la Mer, endroit sanctifié par eux où fut fondée, au premier siècle par les Saintes-Maries - disciples du Christ - et certains Apôtres, l'Église chrétienne mystique la plus ancienne (établie avant celle de Rome) ou Église Gallicane. Rappelons que la fille aînée de l'Église (1) avait un rituel structuré, pour une pertinente raison, avec des textes alchimiques d'Alexandrie. C'est cette même raison qui conduisit le Baron de Tchoudy, bien connu dans certains milieux de la Franc Maçonnerie, à écrire - en 1769 - un rite Maçonnique Alchimique réservé à l'élite des hauts grades.

Plus tard, la présence de l'alchimie à Montpellier ne pouvait que s'accentuer par les multiples voyages à Alexandrie et dans les ports orientaux des galées de Jacques Coeur rétablissant un puissant lien entre le savoir de son époque et les cultures orientales.
Enfin s'établit une relation entre l'école d'alchimie de Montpellier et le trésor de Rennes le Château, ce qui inscrit la ville au coeur de l'un des plus grands mystères de l'Europe.
Les nombreux alchimistes réputés qui fréquentèrent l'université diffusèrent leurs connaissances dans tout le pays et ailleurs. Le message architectural témoigne du bouillonnement culturel en hermétisme qui caractérisait la ville et en fit un véritable creuset des connaissances ancestrales et aussi une capitale de l'alchimie, à l'instar d'Alexandrie, Saint-Jacques-de-Compostelle, Tolède ou Prague. (page : 107)

le nom de « Fille aînée de l'Église » est celui de l'ancienne Église de France ou Gallicane. L'Église actuelle est l'Église romaine « d'occupation » et n'est donc pas la fille aînée de l'Église ».

===================================================================

 

 

 

V

ous comprendrez sans peine que le « délirant paranoïde » que je suis, qui fut formé par un « pseudo alchimiste » ne peut laisser les choses en l’état. Ce monsieur dépourvu de tout urbanisme, se laisse aller à un verbiage facile et méprisant qui remplace bien souvent toute critique intelligente étayée par des observations judicieuses. Ce « docteur Watson », comme je l’appelle parfois, est mal informé et se trompe quand, par exemple, il affirme que personne n’a entendu parler des Frères Aînés de la Rose+Croix (dont le rôle unique était la transmission de l’alchimie), alors que l’on en parle dans la littérature depuis 37 ans, y compris dans un best-seller ! Par ailleurs sa culture sur l’histoire de l’Église est très succincte quand il confond Jansénisme et gallicanisme et de plus ignore le gallicanisme ancien de l’époque romane, qu’il ramène aux propositions de Bossuet ! Évidemment il ne connaît que ça, pas même l’esprit de la Pragmatique Sanction de Bourges, sous Charles VII, d’où est issu le gallicanisme dont il parles.

La critique de mon livre provient d’un incompétent qui possède une culture superficielle issue de plagia sur Internet, comme sa citation d’une définition de l’alchimie.

Son seul but est de démolir sabre au clair en jouant au branché. Ses critiques exaltées sont donc à prendre avec des pincettes. Je vais le montrer afin que le lecteur ne soit pas abusé. Je reprends donc cet écrit par parties à la suite desquelles je joins une réponse.

Je vais répéter ce que je dis souvent : Je ne m’imagine pas être le dépositaire de la vérité, je parle seulement de ce que j’ai compris ou cru comprendre. C’est le cas tout au long de ce livre. Tout alchimiste sait que tes erreur disparaît lorsque l’Adepte s’en va les yeux ouverts. L’essentiel est d’être vrai en faisant de son mieux. C’est mon cas tout au long de ce livre et même tout au long de ma vie.

À vous de juger.

____________________________

 

Charles Beaupere :

 

« Léon Gineste a publié il y a quelques mois : Les secrets alchimiques de Montpellier, Éditions Fortuna. La présentation de l'auteur sur la quatrième de couverture s¹énonce ainsi : "docteur en sciences humaines, maître es sciences et professeur de théologie gallicane à The International Universty (Californie), il fut formé pendant dix ans par l'un des plus prestigieux maîtres du XXè siècle ". De toutes ces assertions, si la référence à la théologie gallicane pouvait laisser supposer une approche tirée des théories de Bossuet et des jansénistes, la dernière relative à une alchimie contemporaine laissait franchement perplexe. Allait-on rencontrer un de ces innombrables disciples de Fulcanelli et  Canseliet ? Las, la déconvenue allait au-delà de nos plus sombres pressentiments. »

 

Réponse :

 

De la brièveté de ma présentation, en quatrième de couverture, Monsieur de Beaurepère élabore séance tenante des suppositions sur mon alchimie. Je vous assure que je reste la bouche en oviducte face à cet hallali sans préambule pour me faire la peau !

 

L’expression « de toutes ces assertions » laisse planer un doute sur la véracité de mes diplômes. Avant de dire une pareille chose l’honnêteté de sa part aurait nécessité de téléphoner au service administratif de l’Université des sciences et techniques du Languedoc de Montpellier et à celui de l’Université Paul Valéry de la même ville.

 

Si je suis votre raisonnement, cher Watson (c’est un nom qui vous va bien !) heureusement que je n’ai pas signalé que je fut un jour charpentier, vous auriez pu en conclure que mon alchimie est absurde car elle provient d’un morceau de bois ! Quand on lâche les chiens trop vite ils peuvent vous mordre le derrière ! Et bien, cher docteur, vous êtes étonnant car de mon bref cursus, – qui plus est en quatrième de couverture ! – vous tirez des conclusions qui dépassent toute imagination. Ho là là, qu’est-ce que vous êtes pressé de me démolir !

 

Oui, je suis un enseignant francophone de la théologie gallicane ancienne dans une université américaine où je prends connaissance des thèses de doctorat pour juger de leur valeur. Ma thèse personnelle avait pour titre « Le conclave d’Alexandre VII ». Quel rapport avec l’alchimie ? C’est vous qui tentez de le faire !

Un dernier point à ce propos pour les vétilleux, je tiens à votre disposition le parchemin faisant foi de mon titre de professeur de théologie délivré en Californie (USA) le 20 avril 1990.

 

Puisque le gallicanisme vous titille, que c’est votre cheval de bataille, enfourchons-le.

Vous faites un clafouti en mélangeant gallicanisme et jansénisme, ce qui est totalement différent, même s'il y eut des gallicans jansénistes. Le Jansénisme prônait une rigueur de vie monastique basée sur les écrits de St Augustin, et donc d'ordre théologique, alors que le Gallicanisme moderne est d'ordre politique.  Il prônait un régionalisme accentué (chaque région célébrait un rituel adapté à son terroir) et essentiellement l’indépendance de l’Église de France par rapport au Vatican  au point de placer le concile au-dessus du pape ! Où est la similitude entre jansénisme et gallicanisme moderne ?

Mais si vous aviez voulu faire une jonction entre gallicanisme moderne et alchimie de Montpellier vous auriez pu vous référer à l’alchimiste Don Belin, évêque du Belley et prélat gallican ! Cet évêque qui fut nommé par Louis XIV fut membre  de l’école d’alchimie des ducs de Nevers. Il est l’auteur d’une apologie du Grand Œuvre dont le texte fut repris intégralement, dans l’ouvrage "La philosophie céleste", écrit en 1803 par Louis Grassot médecin alchimiste de l’université de Montpellier. En réalité Grassot ne fut pas médecin de cette université. Alors, pourquoi affirmer ce titre si ce n’est pour dire sa filiation avec Dom Belin et son appartenance à l’école d’alchimie de la Faculté de médecine ?

 

Par ailleurs vous ignorez que le gallicanisme ancien dont je parle dans mon livre et pour lequel j’ai mon titre d’enseignant, c’est celui qui correspond chronologiquement à l’architecture romane, époque où l’Église Orientale et Occidentale vivaient sous le même toit. Elle prit fin en 1054 lors de la séparation entre les deux Églises.

Il n’y a rien d’alchimique dans les propositions de Bossuet, dans lesquelles vous cherchez les probables prémisses de mon alchimie, et ne les trouvant pas (en ignorant Mgr Dom Belin et le docteur Louis Grassot) vous en concluez que l’alchimie que je pratique alimente vos « plus sombres pressentiments » ! C’est assez misérable comme documentation.

 

Vous dites que je fais une « dernière assertion relative à une alchimie contemporaine qui vous laisse franchement perplexes »

Vous parlez de mon enseignement initial auprès de Roger Caro, c’est ça l’assertion à une alchimie contemporaine qui vous rend perplexe ? En d’autres termes vous m’auriez pardonné si j’avais été l’élève de Fulcanelli ou de Canseliet, mais en dehors de cet enseignement que vous jugez (apparemment) comme le seul sérieux, point de crédibilité ? Qu’est-ce qui vous dit que mon alchimie n’a pas de rapport avec cette école ? Posez la question aux adeptes intelligents et éclairés, qui m’ont lu sérieusement. L’avez-vous fait ?

Pourriez-vous vous interroger un instant sur le sens de mon invitation à la cérémonie du 28 novembre 2009 rendant hommage à Eugène Canseliet ? Croyez-vous que les organisateurs auraient pris le risque de me laisser venir leur raconter des balivernes et manifester une alchimie marécageuse avec mon « alchimie contemporaine qui vous laisse franchement perplexe » et croyez vous que je soit assez obtus (ou paranoïde selon vos termes expéditifs) pour raconter des salades et injurier la mémoire de ce grand adepte en présence de sa fille et de sa petite fille ? Convenez que mon alchimie douteuse ne l’est pas puisqu’elle vaut une conférence de ma part en présence des amis d’Eugène Canseliet que j’ai en haute estime.

Votre perspicacité à vouloir trouver des bêtises là où il n’y en a pas est admirable. M’auriez-vous pris en grippe comme un instituteur tendancieux vis-à-vis d’un de ses élève qu’il a dans le nez ?

 

Et vous poursuivez sur le même registre après avoir mis en chantier l’œuvre de démolition de mon alchimie abhorrée. La principale statue à mettre bas est dictée par la suite logique de ce que vous tirez en pressurant mon bref cursus : abattre Roger Caro.

Selon votre méthode vous interprétez la quatrième de couverture jusqu’aux limites de l’inconvenant, et cherchez à lui faire dire ce qu’il ne dit pas

_________________________________

 

Charles Beaupere :


« l¹auteur décrit (les symboles architecturaux) avec une phraséologie alchimique qui n¹appartient qu¹à lui. »

 

Réponse :

 

La phraséologie alchimique que j’emploie n’appartient qu’à moi ? Il suffit d’avoir quelque verni en cabale pour la comprendre et de compulser les livres d’Eugène Canseliet et le dictionnaire alchimique de Don Pernéty pour découvrir que je ne suis pas l’inventeur de cette phraséologie. Évidemment, pour le savoir il faut avoir lu ces auteurs et surtout savoir abandonner son rationalisme pour accéder au surrationnel. Pour saisir cela référez-vous aux neurosciences ou à mon livre « Holoscopie de la spiritualité occidentale ».

Que je sache, le sel, le soufre et le mercure ne sont pas de mon invention, pas plus que la manière de les accommoder ainsi que la succession des couleurs et le solve et coagula. Vous jugez ma phraséologie défectueuse ? Soit, mais donnez-moi alors un exemple de celle qui ne l’est pas. Où est la référence en la matière ? Quel alchimiste parle bien selon vous ? De cette accusation il découle que vous avez une sainte horreur de l’alchimie… spirituelle, d’où qu’elle vienne. La tonalité désobligeante de votre article en est la démonstration.

_________________________________________

 

Charles Beaupere :

 

« Roger Caro, pseudo-alchimiste contemporain, radiesthésiste et Patriarche-impérator des Frères Ainés de la Rose-Croix (F.A.R+C) société dont nul n¹avait jamais entendu parler auparavant, il fut également le fondateur et le patriarche-archevêque de l¹Eglise universelle de la Nouvelle Allliance. »

« L¹alchimie dont nous entretient doctement Léon Gineste n¹est en fait que la référence aux bizarres manipulations métallurgiques du maître dont il se recommande au bout de quelques pages : Monseigneur Caro. »

 

Réponse :

 

La manière de présenter Roger Caro fait fi de l’histoire de chaque individu. C’est comme si l’on disait d’un charpentier (que j’ai été) qui devient docteur après des études de biologie et de télédétection à l’Université qu’il est en réalité un bizarre charpentier biologiste en mettant en doute sa compétence qui lui a demandé plus de dix ans d’études dont certaines très pénibles en autodidacte !

Ainsi Roger Caro s’intéressa à la radiesthésie dans sa jeunesse (années 50, puis l’a abandonnée) avant de devenir alchimiste puis, plus tard encore, consacré évêque afin d’assumer la dimension spirituelle de l’alchimie pour la relier au Christ historique à travers la table de succession apostolique.

Notre journaliste expert en alchimie tend donc à nous montrer le pseudo alchimiste de pacotille Roger Caro comme tenant un pendule dans une main et un goupillon dans l’autre. Il ne manque plus qu’un bon coup de rouge dans le nez (chacun a sa manière de comprendre l’œuvre au rouge !) et une mitre posée de travers sur sa tête pour achever le tableau d’un vieux fou sérieusement déglingué taquinant une cornue sans savoir ce qu’il fabrique…

 

Quelle surprise de découvrir que le docteur es lettre Serge Hutin, auteur de nombreux ouvrages dont le Que-sais-je ? sur l’Alchimie se réfère à Roger Caro dans son histoire de l’alchimie ou il lui consacre deux pages en couleur reproduisant les photos de son Grand Œuvre au laboratoire.

Par ailleurs, un ouvrage collectif paru en 1999 intitulé «  Ces Hommes qui ont fait l’alchimie du XXe Siècle » dans lequel un chapitre est consacré à chacun des adeptes suivants : Fulcanelli, Eugène Canseliet, Louis Cattiaux, Emmanuel D Hoogvorst, José Gifreda, Henri Coton-Alvart, Henri La Croix-Haute, Roger Caro, Alphonse Jobert, Pierre Dujols De Valois...

Un individu qui fait de « bizarres manipulations » placé parmi les grands du XXe siècle, ça fait désordre. Qu’est-ce qu’il peut y avoir comme auteurs incompétents de nos jours ! Impossibles de se fier aux spécialistes qui nous roulent dans la farine. Entre nous je suis persuadé que Serge Hutin est un ignorant et menteur et que le collectif qui écrivit « Ces hommes  qui on fait l’alchimie du XXe siècle » sont une bande de canaille. Heureusement que nous avons des journalistes consciencieux et hypercompétants, comme monsieur Charles Beaurepere alias docteur Watson, pour rétablir la vérité.

 

Comment se fait-il qu’un pseudo alchimiste aux « bizarres manipulations metallurgiques », autrement dit Roger Caro, puisse être confondu, par un spécialiste de la question, avec un alchimiste véritable ? :

« Eugène Canseliet, nous dit encore Serge Hutin, n’est pas le seul alchimiste aujourd’hui actif. Pour ne citer que la France, il est d’autres artistes actuels. Par exemple Roger Caro. »

 

Je demanderais à notre journaliste qui catalogue de bizarres les manipulations de Roger Caro, ce qu’il entend par manipulations orthodoxes et donc sérieuses. Je présume que ses connaissances en alchimie doivent êtres suffisamment avancés pour lui permettre un pareil jugement. J’attends donc qu’il m’explique précisément ce qu’il entend par l’orthodoxie des manipulations alchimiques. Il est temps, face à de pareilles opinions, de se pencher sérieusement sur les faits qui sont à l’origine d’un tel jugement. S’il n’y en a pas, cela a un nom dans l’arsenal juridique.


Les Frères aînés de la Rose+croix « nul n’en à entendu parler » avant mon livre ?

Il vaudrait mieux dire que tout le monde en a entendu parler sauf Charles Beaupere puisque Umberto Ecco les cite et donne même leur adresse postale dans son best-seller Le pendule de Foucault. Ce livre à grand succès ne fut pas publié en 2009 ou 2010, après l’édition de mon livre, mais en 1988 ! La même année fut publiée par les éditions Albin Michel un livre extrêmement documenté intitulé « Alchimie » ou la très sérieuse bibliographie constitue un chapitre de l’ouvrage où les livres de Roger Caro sont présentés et donc ceux qui concernent les Frères Aines de la Rose Croix que chacun pouvait acheter s’il le souhaitait.

Plus ancien encore (1973), le livre de Jacques Sadoul intitulé « Le grand art de l’alchimie » signale les frères aînés de la Rose+Croix. Cet ouvrage ayant eu un succès suffisant pour qu’il soit réédité la même année dans la collection de poche « j’ai lu ». Les Frères Aînés de la Rose+Croix (dont l’association fut déclarée à la Préfecture du Var) est même cité par les spécialistes de Rennes le Château tel Franck Marie en son livre « Rennes le Château étude critique » (1978) et la même année dans la réédition du livre de l’Abbé Boudet : La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains. aux éditions Belfond.

Cher monsieur, votre « nul n’en a entendu parler » est déconcertant. Permettez-moi de considérer ces quelques mots comme une information suffisamment défectueuse pour être qualifiée de désinformation et même d’acharnement destructeur puisque cela fait 37 ans que le public est au courant sauf vous. Je suis obligé de m’interroger sur le but recherché par de telles affirmations dénuées de références. Mont livre est pour vous insupportable surtout dans sa dimension spirituelle dont vous êtes en complète disharmonie. Cher monsieur, vous démontrez, à votre corps défendant, que l’enfer n’est pas pavé que de bonnes intentions.

 

________________________________________________

 

Charles Beaupere :

 

C¹est le lieu de rappeler une des plus anciennes et des plus concises définitions de l¹alchimie : elle est la science dont le but est d'arracher l'accident qui a perverti la matière en en faussant la pureté naturelle dont Allah l'avait dotée on la doit à l'émir égyptien Aydamur Jildaki (XIVè siècle.

 

Réponse

 

Ho là là le docte érudit qui a pompé sa référence sur internet (j’ai fais la recherche en tapant sur google : « définition de l’alchimie » !). J’ai pris l’habitude de ce genre d’investigaétions depuis que les thésards paresseux cherchent des chemins de traverse.

Disons en passant que je ne dis pas autre chose que ce que raconte l’émir Aydamur Jildaki ! Cette phrase, – très restrictive à l’image du matérialisme de certains courants de l’Islam,– aurait pu figurer en bonne place dans mon livre sans pour cela définir l’alchimie, loin de là ! C’est à se demander ce que vous me reprochez ! Je voudrais tout de même vous signaler que la définition de cet art n’a pas attendu le Moyen age pour être élaborée puisque l’alchimie musulmane provient de celle des Grecs d’Alexandrie. L’Islam ne date que de 632 de notre hère (année de la mort de Mahomet) alors que « Physica » (Physique), le premier traité d’alchimie grecque date de 200 avant Jésus-christ. Il fut écrit dans la ville de Mendès par Bolos démocritos (le pseudo Démocrite).

Les alchimistes grecs donneront une définition de l’alchimie beaucoup plus élevée que celle que vous citez, en voici un résumé :

 

« Les alchimistes grecs d’Alexandrie, nous dit Serge Hutin, s’accordaient dans leur quête fondamentale :

« les exercices spirituels, les rites d’illumination se trouvaient liés (on remarquera toujours ce double caractère de l’alchimie traditionnelle, tout au long des siècles) à une pratique persévérante des procédés matériels visant à la réussite du Grand Œuvre : calcination, sublimation, fusion, cristallisation, distillation ; autant de processus matériels, mais en correspondance analogique avec le processus spirituel. »

 

En lisant votre citation on comprend pourquoi vous avez une telle attitude dépourvue de compréhension face à mon livre : Vous ne considérez pas la dimension spirituelle de l’alchimie, mais uniquement la perception de la matière ce qui traduit bien votre attitude. Avec votre citation, vous comptez effacer tout ce que je dis sur l’alchimie pour la ramener à « l’arrachage d’un accident matériel ». Je suis sûr que les alchimistes du monde entier douteront de la pertinence matérielle de ce concept très restreint qui ne donne aucune directive pour parvenir à la divinisation et n’en parle même pas. Car l’alchimie est la recherche de l’absolu si bien illustré par l’épitaphe d’André Breton : « Je cherche l’or du temps »…

 

Charles Beaupere :

 

Ce que notre auteur appelle voie du cinabre - le cinabre étant le nom commun du sulfure de mercure - vient de son interprétation matérialiste de l¹unique matière première que les achimistes prétent à l¹élaboration des métaux dans le sein de la terre et qu¹ils appellent : mercure, la semence fertilisante de tous les métaux.

 

Réponse :

 

 Qu’est-ce que vous êtes savant ! Vous parlez en « alchimiste » érudit cher docteur Watson. Comme je suis un tantinet polisson, je vais avoir l’outrecuidance de vous conseiller une lecture.

Référez-vous au livre : « Ces Hommes Qui ont fait L’Alchimie Du XXe Siècle » et la vous apprendrez que la voie du cinabre  n’est autre que la voie humide par laquelle tout alchimiste doit commencer. Par ailleurs, vous confondez le cinabre (semence fertilisant tous les métaux), avec le sel qui est appelé parfois mercure animé ou mercure étoilé.

Libre à vous d’interpréter autrement mais de grâce ne devenez pas intégriste en cherchant à imposer aux lecteurs votre conception de l’alchimie que vous considérez comme véritable. En toute circonstance les détenteurs de la vérité sont dangereux et sectaires. Autant dans mes articles que dans mon livre que vous critiquez, j’ai toujours admis que je pouvais me tromper tant que je n’avais pas atteint un éveil dont vous ignorez l’existence – sinon l’idée ne vous aurait pas effleurée d’écrire un pareil article – et qui est le substrat de l’alchimie.

Observez que je parle de ce que j’ai compris ou cru comprendre… Comment raisonner autrement dans notre monde relatif ? En alchimie je n’ai jamais cherché à me dresser contre quiconque sauf contre les mauvais coucheurs.

Cher docte « alchimiste » nous ne partageons pas la même philosophie, et je comprends votre déplaisir à me lire.

____________________________________

 

Charles Beaupere :

 

Dans cet ouvrage foisonnant on trouve : une évocation de la première Église des gaules mentionnée dans la Bible, mais c'est selon lui une erreur de s'imaginer qu'il s'agit de la Galatie orientale ! Des considérations paranoïaques sur la science officielle, une initiation à la langue des oiseaux, mais aussi une démonstration délirante de la constitution d'une école alchimique à Montpellier par les juifs et les tziganes principalement.

 

Réponse

 

Je n’ai jamais parlé de la première Église des Gaules orientale mentionnée dans la Bible mais de l’Église des Gaules, qui existait avant celle de Rome. C’est celle de Sainte Marie-Madeleine, de St Lazare, St Maximin, st Paul Serge, etc, qui furent les premiers à évangéliser la Gaule.

Dans mon livre je précise qu’il ne faut pas la confondre avec celle de la Galatie Orientale. Décidément vous me cherchez des poux !

Pour l’école d’alchimie de Montpellier je vous renvoie à ce que j’ai dit précédemment à propos Du Docteur Louis Grassot.

« Des considérations paranoïdes sur la science officielle. »

Ben voyons, ne nous crevons pas les méninges, après tout les insultes peuvent faire office de preuve ! C’est plus confortable de traiter de barjo les individus qui nous déplaisent. Pas besoins d’expliquer ce qui est paranoïde dans mon écrit puisque l’auteur est timbré.

Docteur Watson, si vous considérez que j’ai une tendance parano, il va falloir que j’aille consulter mon médecin ! Débiter des gros mots, c’est un peu facile pour me tailler une veste. Ce n’est vraiment pas sérieux pour un « alchimiste » sensé cultiver l’urbanité la vérité et la bienveillance.

Au fait, vous travaillez pour qui ? Je suis disciple du Christ (j’essaye de faire de mon mieux) et vous ?

__________________________________

 

Charles Beaupere :

 

« Une démonstration délirante de la constitution d'une école alchimique à Montpellier par les juifs et les tziganes principalement »

 

C’est vrai, docteur Watson que je délire ? C’est grave ça parce qu’en vous lisant je vois un cochon rose ! Qu’est-ce que je m’amuse depuis que je suis cinglé !

Je sors un pseudopode dans la réalité pour vous faire remarquer que l’école d’alchimie ne saurait être mieux illustrée par les très nombreux alchimistes qui fréquentèrent l’université. De ceux-là vous ne parlez pas car ils desservent votre thèse ! Ce n’est pas bien ça d’évacuer ce qui gêne. Votre résumé abrupt comme une falaise me donne le vertige.  

Je n’ai jamais démontré que l’école d’alchimie fut créée par les Tsiganes mais que les Manouches étaient dépositaires des lois de Manou ou lois de la création, ce qui suppose l’alchimie. Je n’ai jamais écrit qu’un Manouche créa l’école d’alchimie de Montpellier. J’ai suggéré une influence. Quant aux juifs il suffit de lire l’histoire de Nicola Flamel pour savoir qu’il appris l’alchimie à partir d’un livre qui s’appelait « Le livre d’Abrahams le Juif » et que celui qui l’enseigna était le médecin juif maître Canche ou Sanchez. D’autre part vous n’ignorez pas que Montpellier comporte un monument juif du moyen age que l’Europe nous envie. De là à traiter de délirant la participation des juifs à l’université et à la transmission de l’alchimie je ne vois pas où est l’exagération au point d’être la manifestation d’une altération de ma santé mentale. Dire cela c’est une exagération qui caractérise un certain déséquilibre de la cognition.

__________________________________

 

Charles Beaupere :

 

 

Le plus désopilant est sa vision de la fameuse langue des oiseaux utilisée, selon lui, par les alchimistes. Le premier a avoir introduit ce concept c¹est Fulcanelli dans des ouvrages célèbres publiés au début du vingtième siècle : Le Mystère des cathédrales et les Demeures Philosophales. Il s¹inspirait des "Matériaux Cryptographiques" de Grasset d'Orcet  (1828 - 1900), archéologue et mythologue français, créateur d¹une cabale phonétique basée sur l¹assonance, les anagrammes et les jeux de mots et calambours pour déchiffrer les vestiges du passé. Cyrano de Bergerac que l¹on fait passer dans les milieux ³ésotéristes² comme un adepte de l¹alchimie avait déjà décrit dans son ouvrage : Les Etats et empires du soleil sa rencontre avec un oiseau merveilleux qui lui parlait en chantant et qui citait des poètes ayant réussi à parler la langue des oiseaux tel Apollonius de Tyane.

 

Réponse :

 

Désopilant ! Encore un mot glycériné, préparant à faire accepter au lecteur, que vous prenez pour un naïf, une opinion non fondée. C’est facile comme une farce de carabin mais cela reste méprisable. Vous êtes indécrottable docteur Watson !

J’ai dit que Fulcanelli était le premier auteur moderne à remettre au goût du jour la cabale à des fins alchimiques. Je n’ai pas dit autre chose.

 

« Au demeurant, écrit Eugène Canseliet (préface de la deuxième édition du mystère des cathédrales de Fulcanelli), si le mérite du Mystère des Cathédrales était à justifier, on y suffirait largement en signalant que ce livre a remis en pleine lumière la cabale phonétique dont les principes et leurs applications étaient tombés dans le plus total oubli. »

 

C’est cela que j’ai dit et rien d’autre. C’est au lecteur de juger si c’est désopilant.

Bravo pour votre culture, vous possédez vos classiques de l’alchimie. C’est dommage que vous n’ayez pas compris l’essentiel de la voie du cœur et que l’alchimie est d’abord, et dans tous les sens du terme, une science de la Vie. Votre philosophie, autant que cet écrit, dessert profondément l’alchimie, c’est incontestablement ce que vous visez.

____________________________________

Charles Beaupere :

 

L’auteur mélange ce concept (celui de cabale phonétique ou langue des oiseaux) avec celui de langue des chevaux.

 

Réponse

Il est bien évident que la confusion n’est pas dans mon camp, puisque la cabale dérive de cavale qui veut dire cheval. Toute cabale est langue du cheval :

« Connaître la cabale c’est parler la langue de pégase, (le cheval ailé) la langue du cheval » nous dit Eugène Canseliet dans son alchimie expliquée dans ses textes classiques.

Notre critique intellectuel confond le procédé (langue des oiseaux, phonétique) et son résultat qui permet « d’accéder à la plénitude du savoir en enfourchant métaphoriquement la cavale, véhicule spirituel dont l’image-type est le Pégase ailé des poètes helléniques. Lui seul facilitait aux élus l’accès des régions inconnues ; il leur offrait la possibilité de tout voir et de tout comprendre, à travers l’espace et le temps, l’éther et la lumière… »

L’alchimiste René Alleau qui fut l’élève de Fulcanelli et ami d’Eugène Canseliet mélange donc langue des oiseaux et langue du cheval et se trompe en écrivant à propos des équivalences phonétiques :

 

« Ce procédé, couramment utilisé en alchimie par nombre d’auteurs, a reçu le nom de « langue des oiseaux » ou de « langue du cheval » et, parfois, de « cabale phonétique ».

 

La cabale phonétique est appelée langue du cheval car elle permet à notre cerveau intuitif de se développer jusqu’à accéder à ce savoir qui ne peut être véhiculé par un langage vernaculaire. À ce propos je vous renvoie aux actes du colloque de l’université Paul Valérie sur l’hologramorphisme de la pensée, et l’holoscopie.

C’est dans ce sens que Fulcanelli dit dans le tome 2 de ses demeures philosophales :

« Le latin caballus et le grec kaballès, signifient tout deux cheval de somme ; or, notre cabale soutient réellement le poids considérable, la somme des connaissances antiques de la chevalerie ou cabalerie médiévale, lourd bagage de vérité transmis par elle à travers les âges. C’était la langue secrète des cabaliers, cavaliers ou chevaliers. »

Michel Butor l’exprime fort bien :

 

« Le langage alchimique est un instrument d’une extrême souplesse… Le lecteur qui veut comprendre l’emploi d’un seul mot dans un passage précis ne peut y parvenir qu’en reconstituant peu à peu une architecture mentale ancienne. Il oblige ainsi au réveil des régions de conscience obscurcies. »

 

Vous finissez votre critique en n’épargnant pas Fulcanelli, Eugène Canseliet et René Alleau puisque pour vous, ils ont confondu (comme moi) la Langue du Cheval et celle des oiseaux ! Vous vous baladez où au juste docteur Watson ?

Cela confirme votre désir de détruire mon livre et de nuire à l’alchimie tout entière.

Vous présentez mon texte en méprisant le double langage afin que le lecteur le trouve absurde, ce qui est foncièrement malhonnête.

 

Monsieur, vous critiquez et c’est votre droit. Cependant, même si vous possédez un verni trompeur de culture, votre texte manque de bienséance et de respect. À travers vos affirmations exaltées où les mots ne correspondent plus à une réalité et deviennent sarcasmes vous manifestez un manquement moral et spirituel qui ne peut que traduire une image fausse de l’alchimie et donc agresser, au-delà de moi-même, l’alchimie dans sa noblesse. Je vous rappelle cet idéal aristocratique du savoir exprimé par Nicolas Valois que vous illustrez fort bien sans entrer dans les détails de votre diatribe :

 

« En perdant la pureté du cœur, on perd la science. »

 

 

Léon Gineste.

 

P.S. La critique de monsieur de Beaureper est une commande en rapport avec cet article : LETTRE OUVERTE A UN INITIE QUI NE L’EST PAS

 




Repost 0
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 10:28
En janvier 2010 il y eu 8728 pages vues par 4339 visiteurs uniques.

Depuis 2005 (un an sans articles) il y eut 53610 visiteurs uniques.

Ce blog comprend 138 articles répartis en 18 cathégories.

L'article "les trois points alchimiques de la Franc-Maconnerie" fut le plus lu durant le mois de janvier. Il fut consulté 505 fois.

Ce blog comprend 96 inscrits à la newsletter.

Merci à toute celle et à tous ceux qui s'intéressent à mon blog.

A très bientôt.
Repost 0
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:44


 

L’association Atlantis m’avait invité à participer le 28 novembre 2009 au colloque pour rendre hommage à Eugène Canseliet, sous la présidence d’honneur de Béatrice Canseliet, fille d’Eugène, et sa propre fille Sylvaine.

 

Divers empêchements – dont le plus important était une obligation vis-à-vis de mon éditeur,– ne me permirent pas de me rendre à Paris. Je regrette de ne pas avoir participé à cet événement qui dépasse largement le cercle des seuls alchimistes. C’est l’une des raisons, outre mon attachement affectif, pour laquelle j’ai voulu collaborer d’une manière ou d’une autre à cet hommage. À défaut de tribune il prendra la forme de ce modeste article.


           Pour l’érudit de Savigny, si amoureux du bon français, ma littérature quelque peu conjecturale n’aurait pas obtenue ses suffrages. Puisse-t-il ne point me laisser en déréliction avec ma copie fautive et absoudre mes errances épistolaires de chenapan gratte papier !

 

 

L’œuvre d’Eugène Léon Canseliet fut essentielle pour moi. Durant mes nuits de jeunesse estudiantine j’ai brûlé bien des kilowatts à étudier ses ouvrages (qui maintenant demandent à être reliés) et je suis loin d’en avoir extrait toute la lumière, toute la substantifique moelle.

Je me souviens de mes fanfaronnades mnémoniques d’adolescent attardé où à l’occasion du certificat universitaire d’océanographie, j’utilisais le procédé exposé par Fulcanelli dans ses Demeures philosophales.  Cela permit, au jeune chien que j’étais, d’énoncer sans effort la salinité moyenne de l’eau de mer avec huit chiffres après la virgule. Par la suite j’ai vu le procédé sous un autre angle… Il faut que maturité se fasse !

Dois-je avouer que je tire une fierté puérile de porter le même prénom solaire que le maître de Savigny, que je n’ai jamais rencontré. Nous avons seulement échangé du courrier durant l’année 1974.

 

La filiation de Fulcanelli doit son prestige et sa pérennité a un apport extraordinairement important (le terme n’est pas superfétatoire) qui marquera à jamais les générations futures. En bref c’est à la Cabale (1) que l’œuvre du maître et celle de l’élève doivent leurs dimensions intemporelles. Cette émergence nécessaire de la parole perdue à la suite de l’Église orientale et plus particulièrement du pape Grégoire le Grand fut remise en lumière par Grasset d’Orcet. Elle est trop essentielle, par sa capacité à favoriser l’éveil des hommes, pour ne pas être inscrite dans l’« imperscrustable destin » de Fulcanelli et de son élève de Savigny qui surent si bien souligner son omniprésence en alchimie. N’en doutons point, Phileas Lebesgue, co fondateur de la revue Atlantis avec Paul Lecour, dû à cette même Cabale son don des langues. Il parlait le portugais, le grec, le serbe, mais aussi l'allemand, l'anglais, l'italien, l'hébreu et le sanscrit.

 

Cette affirmation, d’une éventuelle originalité de la Cabale, alors que tout semble avoir été dit, pourrait s'assimiler à une redondance, pour parler cru : « à une vieille soupe » dirons les moins bien intentionnés. J’entends déjà certains lecteurs boulimiques penser tout haut : « Sujet érodé et rabâché. Passons il n’y a rien à voir ! »

Détrompez-vous ! Au-delà des mots le sujet est exceptionnellement capital. C’est pour éviter ce genre de jugement hâtif et une éventuelle minimisation de la dimension réelle des fondements de la Cabale que je vais m’évertuer à souligner sa transcendante valeur. Je dois ce discernement à mon intérêt pour la noétique bien comprise(2) et surtout aux neurosciences dont mes maîtres, en physiologie, surent me transmettre le virus de la passion.

 

À la suite de Fulcanelli, Eugène Canseliet en fidèle disciple et continuateur a particulièrement, et intelligemment, mit en relief la dimension cabalistique attachée à l’alchimie comme discipline initiatique essentielle. Cela m’a paru étrangement absent dans de nombreux commentaires et livres sur le sujet. Il est donc de mon devoir d’être un peu plus explicite.

 

De cette dimension initiatique de la Cabale, j’en fais le cœur de mon hommage car dans tout ce que j’ai pu lire à son propos je n’ai relevé nulle part (à ma connaissance évidemment), cette insistance particulière sur sa qualité de pratique initiatique qui montre la voie, même au laboratoire, et se trouve à l’origine du processus de divinisation de l’Adepte.

 

En ce lieu se manifeste une ampleur de l’œuvre du maître qui va dans le sens de l’évolution générale de l’humanité. L’émergence de la Cabale se situe à un tournant capital de la prise de conscience de plus en plus manifeste d’une forme de spiritualité scientifique dont la gnose de Princeton en est l’illustration. Cette nouvelle spiritualité issue des observations scientifiques sera aussi pure que celle des premiers chrétiens dépositaires de la tradition orale vivante pétrie de gnose christique.

 

La crise religieuse de notre époque est d’abord et surtout une crise de contradiction avec la connaissance scientifique. Cependant, le rapport parlementaire des sectes en fait foi, les hommes ont toujours les mêmes aspirations spirituelles, mais ils ne peuvent plus croire à des récits qui apparaissent de plus en plus mal ficelés qui sont soit de l’ordre de l’imaginaire, ou encore de la piété et même de la fantaisie. Soyons lucide : le cléricalisme traditionaliste et néo soixante-huitard a vécu avec son enseignement trop proche du conditionnement et de ce fait il est devenu incapable de se situer dans notre culture. Ceci étant dit sans animosité vis-à-vis de ceux qui exercent un sacerdoce exemplaire et dont j’admire la foi et le dévouement.

 

Depuis les années 70, émerge d’Amérique une gnose, dont certains écrivains tel Van Vogt (1913-2000) s’inspirèrent, qui fut appelée gnose de Princeton que Raymond Ruyer a fait découvrir au public. Cette connaissance offre une lecture spirituelle non réfutable par la science car issue des constats de la science elle-même, alors que par un processus d’inversion inévitable les religions établies remplacent leurs discours, dont la crédibilité est en faillite, par des idéologies à teinture syndicaliste ou politique  qui ne sont en fin de compte que de la fausse science.

 

Je n’ai pas l’intention d’argumenter pour blesser qui que se soit. Ce que je veux dire, c’est que tôt ou tard il faudra bien parvenir à une gnose scientifique, à une gnose dont la science lucide prend graduellement conscience. Ce changement reposera sur la découverte de la présence irréfragable d’un facteur spirituel pétrissant toute matière, fort bien exposé par Rudolf Steiner (1861-1925) qui faisait l’admiration du jeune Eugène Canceliet.

Ainsi, par cette progressive prise de conscience, disparaîtra graduellement la séparation entre la science académique et la science spirituelle.

 

La question que l’on pourrait se poser c’est la raison profonde d’un tel langage cabalistique ? Est-ce uniquement pour crypter un message qui une fois décrypté ne nous avance guère ? Est-ce pour assouplir l’esprit en pratiquant certaine forme d’exercices intellectuels ? En cela il y a du vrai, mais nous ne sommes pas au cœur du sujet qui conditionne étroitement la réussite du Grand Œuvre, et j’entends par là la réussite de l’œuvre au laboratoire. Nul n’ignore, sauf les jobards, et Atorène l’a bien souligné dans son beau livre Le laboratoire alchimique(3), que la réussite ne dépend pas seulement des connaissances théoriques et pratiques mais essentiellement de l’alchimiste lui-même.

 

Voilà, nous sommes maintenant au cœur du sujet pour affirmer encore en guise de prélude que la cabale participe d’une manière essentielle à la préparation de l’adepte, et a l’apparition d’une perception directe, immédiate, analogue à l’intuition.

Dans sa lucidité prophétique Eugène Canseliet écrivait dans la quatrième de couverture de son Alchimie expliquée sur ses textes classiques :

 

« La philosophie enveloppe la Pratique, le Savant et le Poète s’unissent dans une même personne ; l’intuition merveilleuse et triomphante collabore étroitement avec la raison logique et soumise. »

 

Et j’irais plus loin, sans la Cabale il est impossible de comprendre le sens profond du Grand Œuvre et de la spiritualité qui caractérise l’oratoire et donc cette mystique expérimentale –, comme la nomme fort justement René Alleau,(4) (né en 1917) – qu’est l’alchimie.

Voilà, les raisons essentielles qui me poussent à écrire cet hommage à Eugène Léon Canseliet.

 

L’efficacité initiatique de la cabale repose sur nos capacités cérébrales(5) que tout adepte doit apprendre à connaître mais que la biologie actuelle éclaire d’un jour nouveau, ce qui permet de guider l’adepte sur la route de sa propre découverte, de ses propres dimensions qu’il est capable (et qu’il doit) développer. En sachant cela on peut alors mesurer toute la valeur prophétique de l’œuvre de Fulcanelli et celle, toute aussi importante, d’Eugène Canseliet.

La vulgarisation est un art difficile car le risque est permanent de simplifier à outrance et de favoriser des interprétations simplistes ou fausses. Ne pouvant entrer ici dans les détails je ne saurais trop engager le lecteur désireux d’approfondir ce que je vais dire, ou de vérifier l’exactitude de son interprétation, à compulser mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale. Ceci étant dit sans arrière-pensée publicitaire.

Ce qui suit est un résumé succin du texte publié en 1981 dans les actes du colloque à l’Université de Montpellier sur la logique holoscopique.

 

Notre cerveau est constitué de deux encéphales, l’un à droite, l’autre à gauche. Chacun d’eux fonctionne différemment.(6)

Quand vous regarder un objet, le cerveau gauche analyse les détails et le droit observe la globalité en saisit la beauté et détermine s’il l’aime ou non.

L’on peut dire que le cerveau gauche est analogue à un « ordinateur » biologique, alors que le droit a une fonction globalisante de synthèse. Ses capacités sont surprenantes. Elles furent découvertes dans un laboratoire d’éthologie marseillais qui expérimentait sur un chat qui possède, comme tous les chats, l’équivalent de deux cerveaux droits (le développement de son cortex cérébral n’est pas « fini »).

On a dressé l’animal à appuyer sur un levier quand vibre une sonnerie. Curieusement il actionnait la manette une fraction de seconde avant que retentisse la sonnerie. Voyant cette particularité les expérimentateurs couplèrent la sonnerie à un ordinateur. Ils firent d’abord sonner selon une fonction mathématique linéaire. À ce moment encore, le chat appuyait avec une fraction de seconde avant la sonorité. Ensuite une fonction mathématique complexe fut utilisée, et notre chat « mathématicien » devançait toujours la sonnerie. Finalement ils laissèrent l’ordinateur piloter la sonnerie au hasard. Il faut souligner que le hasard produit par un ordinateur est un ensemble de fonctions mathématiques hypercomplexes. À ce moment encore, le chat devançait le carillon. La conclusion s’imposait : le chat était capable de pratiquer des « extraction d’invariances » en d’autres termes de trouver de l’ordre là où apparemment il n’y en à pas, et donc d’extraire un référentiel qui échappe à la logique humaine.

 

Ne voyez donc pas là le fruit d’un hasard si la littérature sur le chat noir est développée par Fulcanelli, en analogie avec le Chaos des sages. Chaque adepte connaît cette affirmation du Mystère des Cathédrales qui prend ici un incontestable relief :

 

« Si vous savez pourquoi les Égyptiens avaient divinisé le chat, vous n’aurez plus lieu de douter du sujet qu’il vous faut choisir ; son nom vulgaire nous sera nettement connu. Vous possédez alors ce Chaos des Sages…»

 

Miou, car c’était son nom en Égypte antique pratiquant la phonétique et donc la Cabale. Le félin domestique chassait les rats, les souris et les serpents, mais on doit s’interroger sur les découvertes que firent les Égyptiens sur ses troublantes capacités. Peut-être lui valurent-elles l’honneur de la divinisation ? Si c’est le cas, alors l’homme est un dieu qui sommeille.

 

Les neurosciences étudièrent donc les différences entre les deux hémisphères cérébraux et parvinrent à définir leurs caractéristiques respectives.

Le cerveau gauche est essentiellement rationnel. C’est celui qui est utilisé par les scientifiques et tous les chercheurs rationalistes. Il est le siège de la pensée discursive, et représente 10% de notre intelligence. On mesure là toute la relativité du quotient intellectuel (QI). Qu’est-ce que 100% (jamais atteint) de 10% seulement ? disons, sans grand risque de se tromper, que cette mesure ne signifie pas grand-chose.

 

Il fut mis aussi en évidence qu’un individu équilibré fait s’activer les deux hémisphères cérébraux d’une manière harmonieuse. Et là se trouve une curieuse conception qui rejoint les données traditionnelles sans s’enfoncer dans le bourbier du paranormal ou des explications filandreuses des prêtres du Nouvel Age.

La rencontre de ces deux manières de penser est appelée, par les psychophysiologistes, la logique cruciforme. Au lieu de rencontre de ces deux processus mentaux, et donc au centre de la croix, jaillit la compréhension. Ce processus avait le don de déstabiliser le philosophe rationaliste Gaston Bachelard dont Eugène Canseliet a à juste titre (pardonnez mon accent béotien) remonté les bretelles !

Il est impossible de trouver meilleure formule pour définir la Rose-Croix, ou la rose est cette compréhension, cette lumière qui brille au cœur de la croix et embaume notre entendement. Cependant n’oublions pas que la rose a des épines, gare à ceux qui veulent la cueillir comme des voleurs. Telle est la raison de cette phrase de Michael Mayer (1568-1622) en sa 27è emblème de son Atlante Fugitive, accompagnée, comme toutes les autres, d’une partition musicale :

 

« Celui qui tente d’entrer sans clé dans la roseraie des philosophes est comparé à un homme qui veut marcher sans pieds. »

 

Cela permet de saisir l’étendue initiatique de cet Adepte par son utilisation de l’image de la phonétique (rosée), de l’anagramme (clé = cel) et de la musique pour transmettre son message. Je m’y attarderais dans un instant.

 

Mais ce qui nous intéresse ici c’est l’encéphale cérébral droit et ses rapports avec la Cabale. Remarquez en passant l’étrange convergence phonétique entre droit et croix.

 

Outre le sens de la globalisation l’encéphale droit est le siège de notre sens musical, y compris celui qui se manifeste lors d’un discours (prosodie) ou de la déclamation d’un poème. Notre dimension artistique(7) a là son domaine.

Les sonorités des mots qui caractérise la cabale phonétique réside dans cet hémisphère qui a la particularité de discerner instantanément les liens entre les choses et de saisir les métaphores et donc la dimension cabalistique des textes. C’est là une activité qui est supérieure au rationnel et est qualifiée (par les congressistes montpelliérains) de surrationnelle. Je souligne en passant que le surrationnel, qui gène les rationalistes, est souvent confondu intentionnellement avec l’irrationnel afin de le dévaloriser.

 

L’étude des différentes manières de pratiquer la Cabale, en essayant d’en dégager des lois rationnelles n’a aucune valeur. Il n’y a pas de méthode universelle pour comprendre son mécanisme puisque ces lois n’existe pas ! Dans cette direction on peut jouer éternellement et perdre son temps comme d’autres ergotent à perte de vue sur les symboles (ce qui est exactement la même chose) sans parvenir à leur quintessence, au chemin qu’ils balisent.

L’aspect purement linguistique et étymologique permet de « lancer » l’intuition dans la bonne direction, mais n’explique rien par l’analyse logique et rationnelle. Comprendre cela, c’est savoir que la perception cabalistique s’exerce sans réflexion préalable, c’est un « jaillissement » au-delà de la rationalité, dont la logique s’empare dans une seconde étape.

 

En cet hémisphère réside aussi le siège des images et de l’intuition. Grâce à lui nous avons le sens de la spiritualité et de l’amour. Quand il est détruit l’individu est incapable d’aimer, il ne sait plus ce qu’est l’amour. Cela signifie, que notre société manifeste de plus en plus de désamour, le taux de divorces en fait foi. Les statistiques montrent qu’un couple dépasse rarement l’espace temporel nécessaire à la procréation de l’ordre de 7 à 10 ans, obéissant en cela aux caractères innés de l’animal qui est encore en lui. Cela veut dire aussi que la pulsion sexuelle est confondue avec l’amour. Ainsi seul est pris en compte le plaisir de l’orgasme procréateur alors qu’il est nécessaire de manifester un « surplaisir » de dimension mystique à l’image du surrationnel de la pensée. C’est cela qui correspond au « supplément d’âme » dont parlait Bergson qui était prophète : « Ajoutons que le corps agrandi attend un supplément d'âme, et que la mécanique exigerait une mystique. »(8)

Je ne puis m’attarder ici sur ce sujet capital qui montre notre attachement de plus en plus prégnant à la pensée matérialiste. C’est d’ailleurs pour cela pour cette tendance à vouloir tout expliquer, qu’à la demande d’une attachée de presse, j’ai choisi d’extraire de mon dernier livre la phrase suivante : « On ne prouve pas ce qu’on éprouve ». Je doute d’être entendu, mais il fallait le dire.

Voilà, j’ai essayé de montrer où réside le sens cabalistique en nous, en ce même lieu où siègent l’harmonie musicale, l’amour et la mystique.

Cela permet de saisir la compréhension profonde des vieux maîtres qui nommèrent l’alchimie art sacerdotal, art de musique et art d’amour. En ce même lieu réside les clés de la Cabale. Faut-il s’en étonner, puisque savoir cela c’est aussi savoir séparer le bon grain de l’ivraie ?

Celui qui lit ce texte ne pourra que s’interroger sur la manière d’enclencher les extraordinaires capacités de l’encéphale cérébral droit. Tout se résume en un seul mot : silence ! Tels les Orientaux nous devons apprendre à faire cesser le babillage permanent qui caractérise l’activité incessante de notre cerveau gauche. Ce n’est qu’à cette condition que « l’intuition cabalistique » pourra naître et apprendre à faire progressivement des « extractions d’invariance ». Interroger le silence est la clé de cette affirmation du Christ à ses apôtres : « L’esprit saint vous enseignera ». N’en doutez pas : en rien gît tout… Si vous n’êtes pas rien, vous ne pouvez qu’être rien du tout.

 

Soyons donc immensément reconnaissant à Eugène Léon Canselier d’avoir cherché inlassablement à communiquer le sens profond de la Cabale avec son substrat spirituel si difficile à faire accepter par les hommes actuels dont fort heureusement certains élaborent une nouvelle gnose ou les lois de la vie et la liberté de pensée seront enfin respectés. Que la raison soumise à l’intuition si chère à Eugène Canseliet se manifeste, afin que nous accédions au monde des homos sapiens (hommes sages) véritables.

 

En dernier lieu, je voudrais rendre hommage aux deux gardiennes de l’œuvre de leur père et grand-père. Votre rôle mesdames est capital pour les générations futures et vous l’avez compris en luttant contre les rapaces qui cherchent à s’emparer de votre héritage pour le pervertir et pervertir l’humanité par la même occasion.

 

Merci à toutes et à tous de m’avoir lu et à bientôt dans l’esprit qui nous anime.

 

Votre ami.

 

 

 

 

P. S. J’ai volé, dans le blog de Claudine, ma cuisinière dévouée du réveillon de la St Sylvestre, cette citation de Baudelaire qui ne peut que vous plaire :

 

"L'imagination est la reine des facultés. Mais l'imagination n'est pas la fantaisie, elle n'est pas non plus la sensibilité [...]. Elle est une faculté quasi divine qui perçoit les rapports intimes et secrets des choses, les correspondances et les analogies."


Charles Baudelaire.

 

J’en suis sûr : Claudine a donné un coup de tête à une étoile !

 

P. S. bis. Si vous voulez voir une photo de votre serviteur, procurez-vous le Science&Vie hors-série de ce mois-ci intitulé Dan Brown er le symbole perdu. Dernière page.

 

 

Je serais à Paris le samedi 30 janvier. Je donne une conférence au 17 rue de l’Arcade 75009.

Je vous parlerais de la dimension alchimique en général.

 

Les organisateurs ont fixé le prix à 40 € pour assister à 5 conférences et la suite.

Pour plus d’information vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante :

 

editionsfortuna@gmail.com

 

 

(1) Je rappelle à ceux qui lisent ce blog pour la première fois que le Cabale dont il est question ici n’est pas la cabale hébraïque. La Cabale (mot provenant de cavale ou cheval) repose essentiellement sur la phonétique, les jeux de mots et les étymologies grecques et latines.

(2) La noetique du grec noesis, se rapporte à la philosophie (les alchimistes se disent philosophes). C’est l’acte par lequel la pensée vise son objet. Aux États-Unis la noétique est en vogue et… mal comprise. Elle est devenue une discipline à prétention scientifique qui vise à démontrer que notre esprit influence le monde physique. Expérimenter dans ce sens c’est mettre la charrue devant les bœufs. La noetique bien comprise n’est pas de la parapsychologie expérimentale. Elle consiste, certes, à apporter un véritable éclairage sur les capacités humaines mais surtout à montrer que la science, notamment par le biais de la physique quantique et des neurosciences, aboutit (sans obligatoirement expérimenter au laboratoire, comme cet article en fait foi) à une nouvelle compréhension de la pensée de l’homme et des lois de l’univers dont le corollaire est une spiritualité renouvelée comme le souligne la gnose de Princeton. Sous cet angle le grand œuvre des alchimistes se définit comme l’expérience noetique décisive.

Cet écrivain Canadien installé en Californie prit son inspiration non seulement dans la sémantique générale mais aussi dans l’alchimie dont le climat californien correspond à notre climat méditerranéen propice aux travaux des adeptes.

(3) Éditions Trédaniel, Paris 1981.

(4) In Article Alchimie dans Encyclopoedia Universalis.

(5) Les capacités intellectuelles ne doivent pas être confondues avec l’activité cérébrale. Le cerveau est un relais indispensable, mais en lui ne repose pas la capacité de penser. La pensée est hors de la matière. Si le relais cervical est détérioré elle n’est pas affectée.

(6) J’insiste pour dire que cet exposé est simplifié à l’extrême sans trahir une réalité biologique beaucoup plus complexe.

(7) J’entend par artistique autant l’art pictural que la musique, la danse ou le chant.

(8) Les deux sources de la Morale et de la Religion,
Chap. IV: "Mécanique et mystique", P.U.F. éd., pp.329-330. 1969.

Repost 0

Présentation

  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
  • Contact

Recherche

Liens