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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 16:24

        Une étude globale du symbolisme graphique demanderait la rédaction d’un gros livre. Sachant que ce genre de production n’intéresse qu’un public restreint, autorisez-moi à réduire mon exposé à l’explication d’un seul symbole : celui de l’étoile à six branches ou sceau de Salomon. Il est suffisamment connu pour que chacun en ait entendu parler autant par l’Abbé Constant dit Eliphas Levy (1810-1875)[1], dans ses ouvrages tel le Dogme et rituel de Haute Magie que dans un centre d’ésotérisme comme les Martinistes, les Théosophes et Rosicruciens ou encore dans les ouvrages bien connus de Fulcanelli (1839- ?) et surtout ceux d’Eugène Canseliet (1899-1982).

Cette étoile à six branches livre des valeurs initiatiques tellement universelles qu’elle permet une extrapolation à divers symboles et justifie pleinement d'être la représentate de l'esprit général du symbolisme. Cela est d'autant plus pertinent qu'elle est le symbole le plus prégnant du Grand OEuvre des alchimistes 

 

Afin d’éviter toute méprise, je rappelle que la Rose+Croix dont il est question dans le titre de cet article n’est pas un groupe particulier déclaré en qualité d’association.

Les deux seuls « Ordres » très secrets dignes de ce nom, et indépendants l’un de l’autre ne sont déclarés nulle part. Ils sont formés d’individus de toutes les nations, éveillés et clairs voyants, ayant une grande envergure mystique. L’un se trouvais en Europe centrale et l’autre en Mauritanie (ayant probablement changé de lieu depuis la naissance de la République islamique). Ces derniers furent pendant longtemps les gardiens des bibliothèques du désert dont l’union Européenne commence à se préoccuper, mais dont les traductions se feront aux calendes grecques. Je vais donc me référer ici aux données Européennes.

 

Au début du XIXe siècle il n’y avait que quelques hommes vivants très isolés et n’ayant qu’un tout petit cercle d’élèves qui aient, dans le secret le plus absolu, continué l’antique savoir. Ils existaient depuis longtemps. Une personnalité connue sous le nom de Paracelse et une autre moins connue sous le nom de Perillos, sont entrées, durant leurs voyages en contact avec des solitaires de ce genre qui leur ont appris bien des choses qu’il élaborèrent ensuite grâce à une faculté intérieure. C’est ainsi que Paracelse bâtit une œuvre immortelle et de plus en plus actuelle et Perillos une dynastie de Raimond (roi du monde) méridionale issue d’un centre initiatique d’où sortaient les « corbeaux[2] » du massif des Corbières s’étendant de Narbonne à l’Est de Perpignan.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Nota 1. J’ai perdu le courrier d’un monsieur domicilié non loin de Montpellier. Pourrait-il me contacter ? Merci à lui.

Nota 2. Cet article est un peu plus long que les autres. J’ai eu quelques difficultés pour le rédiger. S’il n’est pas toujours intelligible, je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.


 

L

e sceau de Salomon, où étoile à six branches est constitué, comme chacun le sait, avec deux triangles entrelacés. En alchimie c’est le grand arcane ou le sel du salut, constituant le sceau rouge d’Hermès, mais cela me fait sortir du sujet abondamment traité dans mes articles sur les 4 éléments.

Y

Le sceau de Salomon des Francs-Maçons.

 

En Maçonnerie le compas va rencontrer l’équerre pour constituer cette étoile à six branches. Dans ce cas les pointes du compas sont dirigées vers le bas et l’équerre repose sur son angle, et s’ouvre vers le haut.

 

Je vous passe, chers amis, toute la symbolique spéculative, fort logique et matérialiste au demeurant, qui peut agrémenter l’interprétation « neuronique »[3] de ces deux outils. Ils sont utilisés par beaucoup de corps de métiers, allant du dessinateur industriel (avant la venue de l’informatique) en passant par le menuisier, l’ébéniste, l’ajusteur et le maçon sans omettre le plus important qui est le jardinier ou les branches du compas sont virtuelles… Ah ! j’oubliais, il y a aussi l’arcanne rouge (elle aussi virtuelle) du charpentier !

 

Je voudrais ajouter pour mémoire que 4 équerres forment un carré ou cadrant d’horloge dont le compas constitue les aiguilles. C’est la mise en évidence du facteur temporel si bien compris par André Breton qui fit graver sur sa tombe du cimetière des Batignolles : « Je cherche l’or du temps. » Oui, l’or loge dans la connaissance des biocycles qui montrent qu’ils ne sont pas un éternel recommencement mais une perpétuelle perfection. Tel est le sens de la spirale que trace notre terre dans le cosmos en se déplaçant avec le soleil dans les infinis constellés. Spirale que l’on retrouve en double exemplaire dans la molécule d’ADN qui transmet le message biologique à travers le temps. Tout cela répond à la « loi secrète » qu’invoquait le grand initié Wolfgang Goethe[4].

 

Si nous considérons, avec Jules Boucher[5], que les degrés de l’ouverture du compas se rapportent aux secteurs de « connaissances » nous voila avec des correspondances théoriques, mécaniques, pourrait-on dire, et surtout surréalistes puisqu’elles sont directement proportionnels aux degrés hiérarchique des frères de la Loge, ainsi par exemple l’ouverture à 45° se rapporte au 8e degré. Cette particularité me laisse perplexe quant à la crédibilité d’un pareil système en accointance avec la pensée comptable, matérialiste alors que nous sommes, en maçonnerie, dans une société à vocation spirituelle.

Quelle plus grande erreur, dans la schématisation, de croire qu’en étant esclave d’un système « fraternel » nous puissions avancer autrement qu’en somnambule en état hypnotique profond, inconscient, et coupé de tout ?

 

Poursuivons dans la spéculation symbolique. Ainsi nous apprenons que l’angle de 90° reproduit l’équerre qui est le symbole de la matière et le compas représente l’Esprit et son pouvoir sur la matière.

Nous apprenons également que le compas, ouvert à 45 °, indique que la matière n’est pas complètement dominée (le mot « dominée » jette un froid dans mon échine !), tandis que l’ouverture à 90° réalise intégralement l’équilibre entre les deux forces ; Le compas devient alors « Équerre juste ». Admirez au passage l’exercice de rhétorique pour l’édification spirituelle des sages apprentis ! Passons…

 

En lisant cela j’ai l’impression que l’homme est considéré comme un être que l’on peut mesurer à l’aune des marchands de vins (in vino véritas). Nous arrivons ainsi au concept de débouché qui sent la vieille bonde !

Ainsi passons-nous de l’équerre au compas puis du compas à l’équerre… quelle acrobatie. Il y a là de quoi faire virevolter le compas maître de danse cher aux menuisiers et aux charpentiers et qui fut mon préféré quand j’étais apprenti dans le sens professionnel du terme! J’ai les yeux qui se brouillent et ma tête bourdonne devant des informations vides de sens pour la connaissance de l’esprit. Avaler ce métal pour devenir un initié est au-dessus de ma compréhension et de mes compétences. Je sais, comme l’on dit, que j’en tiens une sacrée couche, mais tout de même !

 

Revenons à nos deux outils. Ils sont disposés à l’Est sur l’autel en formant le sceau de Salomon dit « ouvert », car costitué par deux angles et non deux triangles.

 

Si l’équerre est placée sur les deux branches du compas, cela signifie que la matière domine l’esprit, ce qui caractérise les apprentis.

Si l’équerre est entrecroisée avec le compas (une branche dessus l’autre dessous) comme au grade de Compagnon, matière et esprit s’équilibrent, ce qui veut dire sincérité et discernement, 

Au grand de maître enfin, l’équerre est sous le compas, l’esprit domine la matière surtout si le compas est ouvert de plus de 45°.

 

Ainsi est fait le rapport avec deux X accolés et le monogramme de la Vierge et de la Sainte Famille.

Vous avez compris sans que j’insiste d’avantage qu’il est possible de voir des tas de choses y compris le « AUM » hindou.

Permettez que j’achève ce chapitre par une citation (p 10) :


« Or, à ce degré, le récipiendaire est censé ignorer encore, symboliquement, l’usage du compas ; celui-ci figurant l’Esprit on a voulu signifier par là qu’au-dessus du sentiment (le cœur) il convient de placer non pas la raison, sèche et froide, mais bien l’Esprit initiatique dans toute sa transcendance. »

 

Que voila un discours fait de mots convaincants, comme l’homélie d’un curé conditionné par 14 ans de grand et petit séminaire. Nous sommes confrontés à la raison sèche et froide dont tout ce discours est fait ! Et puis, on nous parle de la transcendance de l’Esprit initiatique. C’est quoi ça l’Esprit initiatique ? La quatrième voie de Gurdjief ? Un bourrage de crâne ? Un Arcana arcanarum ? Je n’ai pas réussi à le comprendre en lisant cet ouvrage depuis plus de trente ans (épisodiquement il est vrai) et bien d’autres encore, notamment ceux d’Oswald Wirth. Tout juste si j’ai saisi une sorte de moralisme. Je voudrais savoir (je ne plaisante pas) ce qu’il y a sous ce terme initiation, au-delà des mots évidemment, et au-delà de l’apprentissage matérialiste des symboles et donc sur le plan mystique et fondamentalement spirituel. Ce n’est pas une provocation, c’est une interrogation sérieuse dépourvue de toute inimitié. Et surtout ne répondez pas comme les moines quand on les interroge sur la manière d’enseigner la mystique dans leur monastère. Ils vous disent invariablement : « Faites-vous moine » ! Ben, voyons…

Pour l’instant je me range à l’opinion charitable de Marius Lepage :

 

« La Franc-maçonnerie, société initiatique traditionnelle, a été dénaturée par l’infiltration en son sein d’éléments qui ne possèdent aucune des qualifications spirituelles requises pour devenir d’authentiques initiés. »

 

Cette dénaturation devenue au fil du temps ubuesque, transformèrent les frères et les officiers de Loge en pantins conditionnés et sapin de noël enguirlandés. Que signifie cette intolérable dérive vers la supercherie au point de jeter aux orties le Grand Architecte de l’Univers ? C’est tout simplement une destruction jusqu’au plus bas niveau qui est parvenue à ce terme dramatique ou l’initiation est devenue un colifichet. La restauration est une entreprise impossible et inutile, car nous sommes au point ou le faux fait office de vérité. Ainsi le dit sans ambages le prélat et alchimiste Synésius (v.370 - v.414) : « Le peuple se moquera toujours de vérités simples : il a besoin d’impostures… »

 

Je connais des petits malins qui gagnent leur vie sur le mensonge. Impossible de le leur reprocher puisque leurs pigeons sont de mèche et que le mensonge bien enrobé se vend beaucoup mieux que la vérité !

 

Croyez, chers maçons, à ma réelle sincérité dépourvue de mauvais esprit, et soyez sûr que lorsque la logique abstraite, celle qui fait des exposés sur les symboles a pris le dessus, l’antique connaissance spirituelle cesse de progresser.

Après ce que je viens de vous raconter, vous avez le droit d’exiger des explications. Elles arrivent !
 

Le sceau de Salomon des Roses+Croix.

 

Une immense sagesse s’est conservée depuis les temps anciens. Dans une petite communauté de l’Europe centrale se donnait, comme je l’ai dit, un enseignement très précis.

On pouvait observer en ce lieu comment un maître véritable et accompli expliquait à ses élèves qu’au premier abord on ne pouvait rien tirer des symboles antiques de formes géométriques comme celui du sceau de Salomon en formation, avant que les deux triangles ne s’interpénètrent pour former l’étoile à six branches.

Dans la tradition hébraïque, ces triangles étaient ornés de mots à chacun des six angles. Je ne vous parlerais pas des envolées lyriques et amphigouriques à propos de ces mots traduits par nos docteurs es Kabbale !

Pour le triangle au sommet dirigé vers le haut on lit à un angle de sa base La lumière et à l’autre : se répand. Au sommet on peut lire: vers le haut.

Pour le triangle au sommet dirigé vers le bas on peut lire aux angles de sa base : La pesanteur et pèse. Sur le sommet : vers le bas. Somme toute rien de plus banal.

 

Je rappelle que ces deux triangles sont en instance d’interpénétration, et l’ensemble ressemble plus au schémas d’un sablier qu’à celui d’une étoile. Mais l’équerre avec le compas le reproduit fort bien, ce qui montre l’existence d’un ancien savoir oublié en rapport étroit avec ce que je vais vous dire.

 

Le maître expliquait à ses élèves motivés l’inanité de l’interprétation symbolique de ce graphique. Ainsi comprenait-ils, grâce à cet enseignement que ce que dit Eliphas Lévi, et ce que raconte la Franc-maçonnerie actuelle n’est que pur verbiage. Pourquoi ? Parce qu’ils apprenaient qu’on ne découvre le sens exact de ces symboles qu’en les retrouvant dans la nature humaine.

 

Cette figure jouait un grand rôle (il le jouait encore au XIXe siècle). C’est la raison pour laquelle il était fréquemment représenté dans les fêtes chrétiennes sous le prétexte de l’origine judéo-chrétienne des catholiques alors qu’en réalité ils sont Egypto-chrétiens, ce qui donne une prépondérance culturelle, et une profonde légitimité, au courant maçonnique christique de Memphis-Misraim.

 

Dans cette petite communauté d’Europe, le maître faisait prendre à ses élèves une attitude précise : il leur faisait  adopter une posture qui pour ainsi dire reproduisait ce symbole : il leur faisait écarter les jambes et lever les bras. En prolongeant les lignes des bras vers le bas, et celle des jambes vers le haut, les quatre lignes ainsi obtenues apparaissaient dans l'organisme humain. Cette ligne réunissait les pieds, celle-là, les mains en haut ; les deux autres étaient saisis par la conscience comme de véritables lignes de force ; en même temps l'élève se rendait compte que les courants en quelque sorte électromagnétique passaient de l'extrémité des doigts de la main gauche à ceux de la droite, ainsi que du pied gauche au pied droit, si bien que les deux triangles emboîtés l'un dans l'autre étaient inscrits dans l'espace par l'organisme humain lui-même.

 

Ensuite l'élève devait apprendre à ressentir ce que contiennent ces mots : « La lumière se répand vers le haut, et la pesanteur tend vers le bas ». Ils devaient l’éprouver au cours d'une profonde méditation faite dans la posture que je viens de décrire. La pratique régulière de cet exercice permettait de tenir immobile les bras levés durant plus d’une heure sans ressentir la moindre fatigue.

 

Peu à peu le maître arrivait à pouvoir leur dire : maintenant vous allez faire une expérience qui a toujours été pratiquée dans les anciens mystères. Et ils faisaient l'expérience vivante et réelle de la moelle présente dans les os de leurs bras et de leurs jambes ; il se sentaient vivre dans l'intérieur de leurs os.

 

La raison de cet exercice est que l'homme quand il se borne à la pensée devenue au cours des temps la pensée courante, quand il se borne à une pensée purement abstraite, il reste extérieur, étranger, pour ainsi dire, à lui-même.

 

C'est exactement le contraire qui se produit quand surgit la conscience de l'intérieur des os. Soyez-en sur, on ne comprend pas grand-chose à l'ésotérisme si l'on ignore que l'homme fait l'expérience de la pensée au moyen de la connaissance intérieure, de la sensation intérieure de son squelette. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n'est pas avec son cerveau, mais en réalité avec son squelette que l'on pense, quand la pensée suit des lignes rigoureuses[6].

En ce lieu, nous comprenons mieux le sens du G au sein de l'étoile Flamboyante des F. M. et pourquoi il nous parle de géométrie. Alors de grâce ne faites plus de gribouillis sur vos insignifiantes planches à tracer qui ne sont que des plans sur la comète ! Comprenez-vous enfin le sens profond, vivant, de la loi d’analogie ?

 

Quand la pensée devient concrète, elle pénètre dans l'homme tout entier. Mais les élèves de ce maître allaient plus loin encore et apprenaient à ressentir l'intérieur même des os. Ils ont ainsi réalisé une dernière fois l'expérience vivante fréquemment pratiquée dans les écoles antiques de mystères : vivre le symbole, en transformant en symbole leur propre organisme. Car ce n'est qu'ainsi qu'on peut ressentir et vivre réellement le symbole -- vouloir expliquer un symbole est quelque chose d'absurde, et toutes les spéculations raffinées sur les symboles sont absolument dénuées de sens. L'attitude juste à leur égard consiste à les réaliser et ainsi à les vivre et donc les saisir réellement.

Naturellement pour les temps modernes, on a tort d’étudier les six mots écrits en hébreux donnés aux angles du sceau de Salomon, dont j'ai parlé précédemment. N'étant pas de notre langue maternelle ils ne sont pas tout à fait compris, et l'homme actuel n’en est pas intérieurement vivifié. Dans ce cas d'une formulation hébraique de ces textes, il est impossible de vivre le symbole, qui est ainsi détruit, disloqué ; c'est comme si on lui avait brisé les os. Et c'est aussi ce qui arrive, spirituellement bien sûr, quand on prend au sérieux des ouvrages comme ceux d’Eliphas Levi ou des manuels de symbolique maçonnique ou rosicrucienne. C’est pour en avoir soupé pendant trente ans d’immobilisme désespérant que j’ai pu enfin comprendre !
Par ailleur, signalons
en passant tout les inconvénients d'une Messe célébrée en Latin.

Merci en ce lieu aux dieux générateurs de la providence que vous pouvez appeler en toute quiétude synchronicité.  

 

Ces élèves dont je parle apprenaient donc à connaître l'intérieur de leurs os. Mais quand on commence à faire cette expérience vivante de l'intérieur des os, on est plus dans l'homme. Si vous teniez votre index à 40 cm devant votre nez, et que vous le considérez comme un objet quelconque, cet objet ne serait plus en vous ; ce dont vous faites ainsi expérience en l'intérieur de vos os n'est pas davantage en vous -- vous allez vers l'intérieur, mais vous sortez de vous-même – vous sortez                                                                                      vraiment de vous-même. Et sortir ainsi de soi-même, aller vers les dieux, aller dans le monde spirituel, c'est ce que les Élèves de cette petite école ignorée apprenaient à comprendre grâce à ce symbole ; car il leur révélait les lignes qui furent tracées par les dieux pour constituer le monde, et celles qui du côté des hommes, et à travers eux, conduisent aux dieux.

Alors, le maître condensait l'expérience vécue par les élèves en une phrase paradoxale qui naturellement paraîtrait risible à bien des hommes d'aujourd'hui mais qui -- vous le reconnaîtrez d'après ce que je viens de dire -- contient une profonde vérité :

 

Regarde le squelette,

Et tu verras la mort.

Regarde à l’intérieur des os,

Et tu verras celui qui éveille,

Celui qui éveille l'homme à l'esprit,

L’être qui relie l'homme au monde des dieux. 

 
Saisisez le sens de la substantifique moelle de Rabelais... "Et son éclat de rire énorme est un des gouffres de l'esprit" (Victor Hogo)


Bien à vous mes chers amis.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

 



[1] Eliphas Levy fut Franc-Maçon, Initié le 14 mars 1861 dans la loge la Rose du parfait silence, il déclare dans son discours de réception : « Je viens apporter au milieu de vous les traditions perdues, la connaissance exacte de vos signes et de vos emblèmes, et par suite, vous montrer le but pour lequel votre association a été constituée...Car la rose et la croix m'ont tout donné »
(Caubet, Souvenirs, Paris, 1893)

La cérémonie eut lieu en présence d'un grand nombre de frères à qui il tenta d'expliquer que le symbolisme maçonnique est emprunté à la Rose-Croix. Mais ce fut peine perdue, on ne l'écouta pas, tout comme le discours de votre misérable serviteur ne saurait parvenir à la cheville des géants aux costumes bariolé d’étoles, de beaux sautoirs et magnifiques tabliers. Somptueux personnages qui se disent Sages et Grands Initiés par St Neurone ou St Gué-Non son serviteur. Désolé de ce manque de gentillesse. Je suis tellement excédé par le mandarinat universel et les sous-fifres béats que j’ai beaucoup de difficulté à me discipliner.

 

[2] Le corbeau désigne le premier degré initiatique d’une forme d’initiation orientale comportant sept degrés. Le second degré s’appelait occulte, le troisième guerrier, le quatrième lion, le cinquième était Razès ou Aragon.

[3] J’appelle neuronique, tout ce qui ne dépasse pas la pensée rationnelle reposant donc sur l’activité des neurones pyramidaux de l’écorce cérébrale.

[4] Ceux qui désirent approfondir la question peuvent se référer avec fruit, notamment les historiens de l’art, à l’ouvrage remarquable « Formes et forces » de l’académicien René Huyghe. Éditions Flammarion. Paris 1971.

[5] D’après son livre La symbolique maçonnique.

[6] Une autre forme de pensée se manifeste dans la concentration sur les mouvements respiratoires livrés à eux-mêmes et non régentés par une technique plus ou moins d’origine orientale.

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 19:41

 

 

Après les articles précédents axés sur des concepts qui restent théoriques et donc difficilement vérifiables, il est temps d’accéder à une dimension pratique. Sans cela tout ce que j’ai raconté pourrait être sujet à caution. Dans ce monde de l’ésotérisme où l’imagination tend à se débrider, il existe suffisamment de théoriciens sur la dimension spirituelle pour me faire passer l’envie de me trouver dans le troupeau des élus…

 

Q

uand un alchimiste ou un ésotériste sérieux œuvre convenablement sur lui-même, des changements s’opèrent en lui, et cela bien avant d’œuvrer sur la matière. Notez bien qu’il ne s’agit pas d’expériences du type « paranormal », mais du résultat d’une prise de conscience, d’un développement reposant sur la dimension spirituelle, dont je souligne au passage qu’il est à la portée de tout le monde. C’est une préparation nécessaire fort bien traduite dans le premier chapitre des Noces chymiques de Christian Rose + Croix :

 

« Prend garde à toi,

Examine-toi toi-même ;

Si tu ne t’es pas purifié assidûment

Les noces te feront dommage.

Malheur à qui s’attarde ici-bas.

Que celui qui est trop léger s’abstienne. »

(p6 des éditions Chanteloup, St-Jean-de-la-Ruelle, 1989.)

 

Le résultat du travail sur soi paraît, au premier abord, inquiétant pour l’état de santé mental. C’est la perte de la mémoire que l’on a tendance à mal interpréter en mettant ce handicap sur le compte d’une pathologie ou de la sénilité. En effet, il est incontestable que la mémoire adaptée à la vie extérieure se perd. On a tendance à devenir ce que l’on appelle un paumé avec les reproches qui vont avec ! Car le conjoint, ou les parents, ne voit pas cela d’un bon œil et vous prendra un rendez-vous chez le médecin pour détecter un éventuel début d’Aizheimer.

Ce « dommage » (qui n’en est pas un) peut-être réparé si nous faisons attention à développer un intérêt plus profond, pour tout ce que la vie nous apporte et à y participer davantage. Il est capital de commencer par apporter aux choses qui ont de l'importance pour nous, une attention riche de sensibilité. Auparavant nous avions développé une mémoire mécanique qui travaillait aussi parfois d'une manière sure pour des choses qu'il fallait remarquer sans toutefois les aimer particulièrement ; mais cela cesse. On remarque notamment qu'avec le développement ésotérique on oublie facilement les choses ; elle fuit aussitôt, ces choses pour lesquelles on n’éprouve aucun intérêt sentimental, que l'on arrive pas à aimer, auxquelles notre âme ne s'unit pas. Par contre, celles auxquelles l’âme s'unit, restent d'autant mieux. Il faut donc chercher à créer systématiquement ce lien psychique.

On peut faire l'expérience suivante : supposons une personne qui dans sa jeunesse, alors qu'elle n'était pas encore venue à l'alchimie, ait lu un roman qu'elle n'a pas oublié par la suite et qu'elle peut toujours  raconter à nouveau. Plus tard, ayant commencé le développement ésotérique, elle lit un autre roman ; et celui-ci s'efface aussitôt de sa mémoire, elle est incapable de le raconter. Mais s'il s'agit d'un livre  dont on est convaincu qu'il a une grande valeur et qu'on le lit, et qu'ensuite on recherches à se le remémorer immédiatement, non seulement à se le rappeler, mais à s’en souvenir à rebours, de la fin jusqu'au commencement ; si on prend la peine de revenir une deuxième fois sur certains détails, si l'on s'y attache et si, de plus, sur une feuille de papier on note quelques brèves pensées sur le sujet, et qu'on recherche à se demander à quel point de vue on peut s'y intéresser particulièrement, on verra que par ce moyen on a développé un autre genre de mémoire. Ce n'est plus la même mémoire. La différence se remarque nettement à l'usage : quand on se sert de la mémoire mécanique, les choses remontent dans notre âme comme les souvenirs, mais quand on cultive systématiquement la mémoire dont je viens de parler, en tant qu'ésotériste, les choses que l'on a évoquées de cette façon se présentent comme si elle restait arrêtée dans le temps. C’est un tableau vivant, animé. On apprend à voir dans le temps, à contempler réellement les choses dont on se souvient ; on remarquera qu'elles deviennent de plus en plus imagée, que la mémoire devient de plus en plus imaginative. Si l'on fait ce qui vient être indiqué, disons avec un livre, il suffit, quand il est nécessaire de replacer la chose devant le regard de l’âme, d'évoquer quelque chose qui s'y rattache et on verra pour ainsi dire le moment du temps où l'on était occupé à lire le livre, on se verra en train de le lire. Ce n'est pas le souvenir qui revient, c'est l'image entière qui monte dans la conscience. On pourra alors remarquer que, tandis qu'auparavant on ne faisait que lire le livre, maintenant ce sont les choses elles-mêmes qui apparaissent. On les voit comme éloignés dans le temps ; la mémoire devient une vision d'images présentes dans un certain éloignement du temps.

C'est là, le tout début, le plus élémentaire évidemment, pour apprendre à lire dans la mémoire universelle, ce que certains appellent la chronique de l’Akasha : la mémoire est remplacée par l'acquisition d'une faculté de lire dans le temps passé. Et il peut arriver que quelqu'un ayant fait un certain développement ésotérique perde presque entièrement la mémoire sans que cela le gène en rien, car il voit les choses se reconstituer en remonte dans le cours du temps. Dans la mesure où il s'est lui-même unit à elle, il les voit avec une netteté particulière. Ce que je vous dis là ne peut que faire rire celui qui n'est pas ésotériste par ce qu'il n'a aucune idée qu'il puisse se relier à ce que peut lui dire un adepte de l'ésotérisme, qui assure avoir perdu le souvenir d'un fait et savoir pourtant fort bien ce qui s'est passé, parce qu'ils le voient dans le passé. Personnellement cela ne me fait pas rire du tout, car ce genre de mémoire m'a tiré une épine du pied lorsque j'étais étudiant.

Comme votre serviteur aimait la vie, il est devenu, comme il se doit, biologiste. Mais les études offrent parfois des moments désagréables, notamment la mémorisation de certaines parties anatomiques des insectes. Autant chez le crustacé que chez le moustique vous observez des pièces buccales en n’en plus finir dont la mémorisation est rébarbative. Lors de l'examen le sujet porta sur le nombre et la fonction de ses fameuses pièces buccales. Votre serviteur avait tout oublié. N’ayant rien à perdre, il s’est appuyé nonchalamment contre le dossier de sa chaise et a pensé au moment où le professeur lui dispensait son cours. Et d'un seul coup comme si une vidéo se déroulait voilà qu’il assista à nouveau au cours en présence de l’enseignant au tableau sur lequel crissaient les marqueurs au feutre ! Il copia donc ce que le prof. racontait. Ce qui lui a permis d'avoir une excellente note alors qu’il avait tout oublié !

Évidemment, cette transformation de la mémoire est liée ordinaire a quelque chose d'autre : elle est liée au fait qu'une autre manière du juger se forme pour ainsi dire dans notre être intérieur. Nous ne pouvons notamment pas acquérir ce regard rétrospectif sans prendre en même temps une certaine attitude en face de ce que nous avons vécu là. De sorte que celui qui, à une époque ultérieure, revoit une chose qu'il a accomplie, comme il est dit plus haut à propos du livre, quand il se voit ainsi lui-même, il va de soi qu'ils doit juger s'il était pertinent où non de faire ce qu'il a fait. À cette vision rétrospective, et avec la même force qu'une autre expérience, s'unit nécessairement une sorte de jugement sur soi ; on ne peut faire autrement que se confronter avec son propre passé : on se fait des reproches sur un point, on est joyeux d'avoir réussi sur un autre, bref, on ne peut que juger le passé que l'on observe ainsi. De sorte qu'on devient en fait un juge plus lucide de soi-même et de sa vie passée. On sent pour ainsi dire s'animer en soi le corps invisible, dont j'ai déjà parlé dans un article précédent, on sent ce corps invisible, on corps éthérique, présent en soi comme quelque chose qui vit en nous et qui nous révèle notre propre valeur. Oui, un changement s’opère dans le corps éthérique tel que, souvent, on ressent l'obligation d'une telle vision rétrospective, et qu'on regarde ceci ou cela pour apprendre d'une manière toute naturelle à juger sa propre valeur d'homme. Tandis qu'autrefois on vivait sans le percevoir, maintenant le corps éthérique est perçu par ce regard projeté sur notre propre vie ; et notre vie personnelle devient peu à peu plus pénible quand on fait un travail ésotérique. On doit aller au devant du fait que cette vie ésotérique nous donne de la peine parce qu'on est forcé d'observer de plus près ses qualités et ses forces, ses erreurs et ses imperfections.

Pour développer son corps éthérique on doit d'abord supprimer les impressions des sens et éliminer aussi la pensée ; éteindre peu à peu la pensée abstraite et atteindre à une pensée concrète et imagée. De l'acte de penser on doit passer aux pensées elle-même, et ensuite, laissez aussi tomber celles-ci. Telle est le sens de la métanoïa.

Mais alors, quand le vide de sa conscience est établi, quand il a laissé tomber ces pensées l'homme sent disparaître les pensées qui vivent en lui ; Il sent se fondre ce qu'il avait jusqu'alors produit par son propre effort comme sa propre pensée, et grâce à cela il se sent merveilleusement animer par des pensées qui se déversent en lui, venant comme de mondes inconnus, qui sont là, présentes pour lui.

C'est dans la vie de l'âme humaine un passage que l'on peut caractériser en disant (je vous prie de ne pas mal comprendre) : l'homme cesse d'être intelligent et commence à être sage. Ces quelque chose à quoi se rattache une notion très précise. L'habileté que l’on acquiet intérieurement par le jugement et l'intelligence est un bien terrestre qui disparaîtra avec la Terre...

 

« Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux » disait un Nazaréen assis tout en haut d’une colline. Quel magnifique cadeau il faisait en révélant cela !

 

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 09:17

Ceux qui découvrent ce blog, et donc prennent le train en marche, pourraient ne pas saisir la valeur sous-jacente  de cet article et le considérer comme le fruit d’élucubrations bizarres d’illuminé ou peut-être même, entendront-ils à travers lui les vagissements prometteurs d’un délire mystique. C’est pour éviter ce genre de malentendus que j’informe ces nouveaux venus que j’ai rédigé précédemment plusieurs articles fondamentaux, notamment sur les quatre éléments qui introduisent le sujet. Seule leur lecture permettra de saisir le sens réel de ce que je vais dire. Évidemment, si vous ne vous référez pas à ces textes initiaux, votre compréhension sera limitée ou même erronée, ce qui vous conduira à vous faire une opinion fausse… C’est ce que font généralement les gens mal intentionnés. Comme je suppose que vous ne l’êtes pas, je suis sûr que vous me comprendrez.

Voici les trois articles à lire :

 LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1.

 LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.

 DES 4 ÉLÉMENTS A LA RÉINCARNATION selon la R+C

Vous pouvez y ajouter avec fruits :

 

 LES SEPT ÉTAPES DE LA FORMATION INITIATIQUE. 
          LA PENSÉE INITIATIQUE 
          INITIATION ET PENSÉE
          PRÉLUDE A UNE FORMATION INITIATIQUE

         Je vais tout de même résumer certains points pour ceux qui ont déjà lu ces articles. Évidemment, ils peuvent sauter ce préambule.

 

J’ai montré que l’élément feu, est important, qu’il est en nous par notre chaleur interne. Il est une porte entre ce qui est extérieur et matériel et le psychisme qui se caractérise par la chaleur « animale ». 

Quand un corps brûle nous voyons d’un côté apparaître la lumière, de l’autre la fumée. De ce qui était auparavant transparent, naît l’opaque, la fumée.

Le feu est la lumière du monde, et laisse dans le monde la fumée.

Une partie de la lumière passe dans la fumée pour la créer. Cet élément est devenu élément air, inférieur à la chaleur, et se trouve emprisonné dans cette fumée. L'air est donc de la chaleur condensée.

Tout est feu condensé ; l’or, l'argent, le cuivre, sont du feu condensé, y compris notre corps.

Les entités font descendre leurs esprits dans le feu et les emprisonnent ensuite dans l’air, l’eau et la terre. Ces esprits sont les êtres créateurs auxquels nous devons tout ce qui est matériel.

Des objets qui nous entourent émanent sans cesse une foule d'esprits des éléments qui ont été emprisonnés. Ils pénètrent sans cesse en nous.

En regardant les objets sans s’y intéresser, sans faire vivre dans notre âme un peu de l'esprit des choses, sans rien avoir élaboré par notre pensée, les êtres élémentaires qui ont pénétré en nous s'installent, mais ne sont pas libérés.

Si vous réfléchissez à ce que vous regardez, si vous en ressentez la beauté, en un mot ce que votre vue éveille en vous, vous libérez les êtres élémentaires, vous les sauvez de leurs emprisonnements.

 

Quand un homme franchi les portes de la mort, une différence s'établit entre les esprits des éléments qui n’ont fait qu’entrer en lui et ceux qu’il a libéré. Les premiers, qui n'ont pas été transformés, n'ont rien gagné à avoir passé des choses à un être humain, mais les autres ont acquis la possibilité de retourner à leur monde originel.

Lorsque qu’après son séjour dans le monde spirituel l’homme est prêt à se réincarner, toutes les entités qu'il n'a pas libérées rentrent avec lui dans le monde physique.

Pour éviter de porter une valise noire lorsque nous renaissons, la philosophie à adopter se résume en un seul mot : aimons le plus possible, émerveillons-nous de la beauté des choses, de la nature, de la vie.

 

 

 

O

n peut se poser la question suivante : si vraiment on libère un être prisonnier dans une pierre en pensant à celle-ci : que reste-t-il de cette pierre ? Elle doit se dégonfler comme une baudruche et si nous regardons trop le ciel, il va finir par nous tomber sur la tête ! C’est complètement irrationnel tout ça, ça ne tient pas debout !

Pour si peu que l’on soit logique, on peut en conclure immédiatement qu’il y aura probablement des vides, des trous à la place ou se trouvait les êtres prisonnier.

De grâce, calmez-vous ! laissez-moi parler. Personne ne vous a volé votre portefeuille…

Donner une pareille réponse style « fromage de gruyère » avec des trous parsis par là laissés par des êtres qui ont quitté les lieux est une erreur monumentale, car c’est à partir de nos références intellectuelles que nous avons élaboré notre compréhension, notre réponse. En fait, répondre de cette manière est donner une réponse, la réponse issue de notre monde mental. En fait elle ne correspond pas à la réalité.

Mais là n’est pas l’essentiel. Ne sachant pas où est la réalité, la répondre est non seulement  incertaine mais, en plus, la question est, de ce fait, mal posée. Retour à la case départ…

 

En effet, la réponse correcte ne peut être donnée pour la raison fondamentale que le phénomène ne peut être compris avec notre pensée logique, discursive que nous utilisons habituellement.

Un fait ne doit jamais être oublié : tout est voilé ici-bas, tout est enveloppé d’illusion et une question logique posée à l’illusion ne peut récolter qu’un mirage. Un axiome de notre monde n’en est pas un derrière le voile de brume des improbables !

Les choses comprises par notre pensée sont très différentes de ce qui est. Il y a très réellement un monde entre ce que nous comprenons et ce que sont les choses en réalité. Ce n'est pas la faute des faits si les questions restent sans réponse. Elles sont mal posées, mais avec le temps on peut apprendre à les poser correctement. Les choses se présentent déjà sous un jour très différent quand on peut soulever le voile d’illusion qui les couvre. Sur la terre, tout se confond, ce qui induit sans cesse en erreur la pensée discursive des hommes. De cela, nous devons toujours en être conscients.

Donc la prudence s’impose avant de tirer des conclusions avec notre manière de réfléchir qui est celle des sciences matérialistes dont nous sommes trop souvent convaincus qu’elles sont dépositaires de la vérité.

 

Tout ce que je vous ai raconté à propos des quatre éléments peut vous paraître loufoque et je vous comprends fort bien. Un individu équilibré, raisonnable ne saurait prêter une once de crédit à de pareilles sornettes ! C’est une manière de voir qui se conçoit fort bien. Mais en campant sur de pareilles positions on ne fait pas avancer les choses et le dialogue est rompu. Aussi je vais faire un marché avec vous : Faites comme si c’était vrai et lisez la paix au cœur. Vous prendrez votre décision quand je vous aurais tout exposé. Promis ! En échange je réponds à vos questions. C’est tout ce que j’ai à vous offrir, mais je le ferais de mon mieux.

 

Pour se faire une idée plus juste de ce dont il s’agit, il faut remonter très haut dans le passé. Souvenez-vous de votre promesse et poursuivons l'histoire… avec une autre pilule pour vous.

 

De même que l'homme va d'incarnation en incarnation, de métamorphose en métamorphose, tous les êtres de l'univers, du plus petit au plus grand, s’incarnent et se réincarner. Il en est de même pour la terre, pour cet être planétaire. Notre terre n'est pas née en tant que terre ; elle a été précédée par un autre état. De même qu'une vie humaine est la réincarnation d'une vie antérieure, la terre est la réincarnation d'une planète qui l’a précédée. Nous pourrions l'appeler T-1. Il existe ainsi T-2, T-3…

Chaque État planétaire à une mission particulière. Quel est celle de notre terre ? elle consiste à rendre possible à celui que nous appelons aujourd'hui l'homme son existence d'être humain. Tout est organisé sur la terre de façon à ce que l'homme puisse y devenir un Moi. L'homme n'est donc devenu un être humain au sens actuel du terme que sur la terre. Chacun des État planétaires précédents à lui aussi une mission analogue. Sur ces autres planètes, d'autres être son devenu « homme », des êtres qui sont aujourd'hui à un niveau d'évolution supérieur à celui de l'homme.

 

Dans le christianisme et les mystères de l'Antiquité, il est dit qu'un sage égyptien a révélé au sage Grec Solon (v.640 à 558 av. J.-C.) une étonnante vérité, c'est-à-dire qu'autrefois, les dieux ont été des êtres humains. Cette connaissance faisait partie des vérités enseignées dans l'Antiquité aux disciples des Mystères : les dieux qui sont aujourd'hui dans les hauteurs spirituelles, disait-on, n'ont pas toujours été les dieux. Ils ont évolué. Ils ont jadis été « hommes », c'est-à-dire qu'ils ont passé par le stade d'humanité.

De la découle forcément une vérité dont les disciples des Mystères tiraient une conséquence hardie : c'est que les hommes à leur tour deviendrons un jour des dieux. Et c'est à cause de cette conséquence que la vérité elle-même a été considérée comme dangereuse, car il est nécessaire d'y ajouter que l'homme ne peut devenir un dieu que s'il a acquis la maturité voulue. S'il s'imagine, à un moment donné, trouver le dieu en lui avant d'avoir acquis cette maturité, il ne deviendra pas un dieu, mais un fou.

Deux voies s'ouvrent donc devant l'homme : aller vers ce que Denys l’Aréopagite (St Deny premier évêque de Paris) appelle la « déification », ou se figurer par anticipation quelle est déjà accomplie. La première voie conduit vraiment à la déification, l'autre à la folie.

 

Le christianisme est dans une position très inconfortable avec le refus de la réincarnation et le refus en demie teinte de la déification. Cela étant dit d’une manière si jésuitique qu’il devient possible à tout orateur d’affirmer le contraire en toute sérénité, car l’idéologie est ici au-dessus de toute vérité.

 

Les évangiles sont pourtant significatives à ce propos puisque le Christ lui-même à affirme : « Vous êtes tous des dieux. » (Jean X, 34 à 36) reprenant ainsi le Psaume 82 en son verset 6. Après cela ne nous étonnons pas si les Pères de l’Église disaient : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu. »

Si ce concept n’est pas intégré dans les biocycles, ils deviennent lettre morte.

 

Dans un autre sens le fait de connaître notre réalité future fait complètement dérailler des individus et même des centres qui se disent initiatiques. On pontifie devant un auditoire, on dit des vérités, on conseille car l’initiation bidon a permis au dieu qui est en nous de montrer le bout de son oreille ou peut être le bout de sa queue !

Je souhaite une chose, c’est que nous comprenions tous que nous avons du pain sur la planche et qu’en attendant nous sommes dans le pétrin. Et pourtant, la vie est belle, magnifiquement belle même…

Oh alchimistes, regardez monter dans la nuit constellée un autre ciel et une autre terre formée d’une perle qui ouvre une porte de la Jérusalem céleste.

 

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 08:16

 

 

Je réponds ici, d’une manière globale, à des questions susceptibles de vous intéresser car elles me sont posées dans mon courrier. Par ailleurs, je me réserve le droit de déborder un peu du sujet.

 

 

La première question me vient d’une dame, fort aimable (je suis parfois vieille France et cultive le paradoxe) que je considère comme une amie. Elle me demande pourquoi je modère les commentaires de mon blog.

 

Je n’ai pas toujours modéré les commentaires de mes articles. J’ai pris cette décision à la suite de l’intrusion tapageuse des sbires d’un certain Montékermès qui diffusaient (et par ailleurs diffusent encore) des propos mensongers susceptibles d’induire en erreur les lecteurs. Dois-je vous avouer que je n’ai pas envie de perdre mon temps à me justifier. J’ai autre chose à faire de beaucoup plus fructueux, comme celle d’écrire un article par exemple. J’ai supprimé sans état d’âme le courrier nauséabond, puis j’ai écrit un article pour faire le point à ce propos. LETTRE OUVERTE A UN INITIE QUI NE L’EST PAS Et parmi vous j’ai eu des soutiens qui reconnaissaient le bien-fondé de ma décision. Je n’y reviendrais donc pas car ces sortes d’« échanges » sont des pertes de temps qui rendent l’atmosphère irrespirable.

 

À la suite de cette histoire, j’ai trouvé commode de faire apparaître au lecteur le courrier qui m’est adressé accompagné de la réponse. En effet, il m’est parfois arrivé qu’un courrier provoque plusieurs manifestations de soutient ou de rejet. J’ai trouvé normal que les lecteurs aient d’emblé mon opinion pour qu’ils puissent prendre position d’une manière raisonnable. Depuis de nombreux écrits inutiles ont disparu naturellement.

Soyez en sûr, je n’ai pas de cadavre dans mon placard, je n’ai rien à cacher. Mais j’attends votre opinion qui peut me faire changer d’avis.

 

 

Le deuxième courrier me demande si les alchimistes se réunissent pour constituer un Ordre comme les Francs-Maçons et s’il est possible de leur rendre visite ?

 

 

Hé là ! Le modèle Franc-Maçon ou rosicrucien n’est pas universel !

Il y a 20 ans certains alchimistes se réunissaient pour partager essentiellement leurs activités spirituelles afin d’éviter l’individualisme. Ces groupements ne pouvaient que disparaître ou se transformer car les mentalités ont changé… en mal !

 

Quoi qu’il en soit, si les évènements de votre vie ne vous guidaient pas vers ce groupe, (ce que l’on pourrait qualifier de synchronicité) personne ne venait vous chercher.

 

Actuellement, on ne négocie pas son entrée dans un cercle d’alchimistes, on ne leur rend pas visite pour parler avec eux. On travaille d’abord, on lit et relit, on se passionne pour l’Art Royal. On développe son sens de la vérité, sa bonté, sa bienveillance, sa compassion, sa patience aussi. On fait taire son baratin… Je ne voudrais pas avoir l’air de vous faire un sermon, mais vous rappeler que j’ai exposé récemment que le futur alchimiste se doit d’apprendre à aimer le plus possible. Vous aimez votre conjoint ? Soyez à son écoute et aimez-le un peu plus ! Vous aimez la nature ? aimez là un peu plus ! etc. Et surtout ne sombrez pas dans le sentimentalisme... ou le politico-syndicalisme. Telle est la route, il n’y en a pas d’autre pour que vos yeux s’ouvrent et vous fasse rencontrer votre formateur. Je ne vous apprends rien. Vous n’ignorez pas qu’il y a peu de candidats qui veulent faire un effort mais beaucoup qui souhaitent apprendre un secret ou vous espionner pour vous dénoncer comme secte dans un dessein bien défini.

En occident il est fondamental d’être chrétien afin de suivre le substrat spirituel sur lequel est bâtie notre culture. Évidemment quand je parle du christianisme, ce n’est pas celui des grandes Églises, ni celui, sectaire, d’une Église dans l’Église. Je vous laisse le soin de définir l’endroit où vous souhaiterez placer votre oratoire, ouvert, mais hors de portée des rapaces. Attention, ne vous trompez pas… terrain miné ! Soyez confient, la vérité du cœur fait franchir tous les obstacles. J’allais dire Amen ! Je ne puis le dire car ce mot est traduit faussement, et depuis des lustres, par « Ainsi-soit-il ! » alors qu’il signifie : « Cela est vrai ». « Par amen je vous le dis » ou « En vérité je vous le dis » rabâche le Christ pour nous ouvrir les oreilles ! Vous comprenez mieux ce qui désaccorde les Églises vis-à-vis de la précieuse vérité qui doit être au cœur de tous sanctuaires ?

Je ne suis assujetti à aucun groupement ésotérico-flamenco, (ah ! les castagnettes !) alors je suis monsieur tout le monde (un peu fou peut-être) et donc n’hésitez pas à m’écrire, et à me poser les questions qui vous préoccupent.

 

Merci de m’avoir lu.

 

Bien à vous et au plaisir de vous lire.

 

 

 

 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:56

Si vous lisez mes articles sur les quatre éléments, vous pouvez vous étonner du manque de référence à leur propos. J’ai procédé de manière à ne pas alourdir le texte pour faciliter la lecture. En voici deux exemples, pour mémoire, qui devraient suffire à montrer que cette connaissance s’est toujours perpétuée dans certains milieux, et cela dans une nécessaire discrétion indépendamment de tous groupements associatifs.

 

Tout d’abord le rabbin Akiba-Ben-Joseph, qui vivait au Ier siècle de l’ère chrétienne, professait que :

 

« La manne avait été produite par l’épaississement de la lumière céleste ».

 

Curieuse conception qui ne pouvait que reposer sur la connaissance des éléments générateurs de la matière.

 

Quant à l’alchimiste contemporain Eugène Canceliet il a cité à la page 125 de « L’Alchimie et son livre muet » : 

 

« La matière distillée, sublimée, transmuée par l’action du soleil, s’élance dans le plan amorphe qui a ses degrés depuis l’air jusqu’à la lumière élémentaire et de celle-ci au feu principe ou tout finit par se résoudre et d’où tout émane à nouveau. »

 

Oui, la tradition occidentale n’est pas morte. C’est donc une erreur d’aller quérir en Orient ce qui est devant notre porte.

 

Par ailleurs on m’a reproché, non sans raison, une sorte de prosélytisme à propos des Roses+Croix, ce que je conçois aisément à la relecture de mes articles. Sachez d’abord que je n’appartiens ni à un ordre rosicrucien, ni à une obédience maçonnique. Donc, loin de moi une pub pour un groupement quelconque. Je préciserais dans un article ce que j’entends par Rose+Croix et surtout pourquoi j’insiste un peu trop lourdement à leurs propos. Veuillez me pardonner mon manque d’élégance…

Par ailleurs je ne suis ni un initié ni un initiable. Pareillement à vous-même je suis un chercheur qui trouve parfois une pépite et s’empresse de vous la faire admirer et partager.

 

En tout cas, je remercie mes lecteurs pour leurs critiques car elles sont pour la plupart fructueuses.

  

 

 

 

 

 

 

B

eaucoup parmi vous connaissent Eugène Canceliet qui déclare à la page 80 de « L’alchimie et son livre muet » :

 

« En notre position d’unique disciple de l’Adepte dernier en date, en notre qualité de Frère Chevalier d’Héliopolis… »

 

Cette particularité de disciple d’un Adepte figure exceptionnellement en trois initiales sur la couverture de l’ouvrage :

 

F.C.H. disciple de Fulcanelli.

 

Si l’adepte (ici ce nom prend une lettre initiale minuscule contrairement à l’Adepte qui a réussi) déclare en ce lieu sa filiation, c’est que cet ouvrage compulsé avec attention offre le sens réel de ces trois lettres. Au prime abord F.C.H. désigne des cabalistes (qui utilisent la langue du cheval) praticiens de l’œuvre du soleil (Hélios) ou alchimie.

Pour préciser le sens de cette abréviation, je rappelle que la lettre C désigne le chaos ou sel et le H, l’Hermès-sulfur. De ce fait les lettres CH, pourvues chacune des indices appropriés, sont liées aux opérations de solve et de coagula. (voir la page 152 de mon livre « L’alchimie expliquée par son langage » chez Dervy ). Quant au F il désigne le Fer Rouge qui a donné la Fleur Rouge ou Rose Rouge.

Remarquons en passant que le testament spirituel de l’auteur « L’alchimie expliquée sur ses textes classiques » publié après le Mutus Liber, ne comporte pas le sigle F.C.H., ce qui signifie qu’un élève bien précis a reçu la totalité de son enseignement. Nul n’ignore qu’ils se bousculent au portillon en criant « C’est moi ! », mais sa gardienne sacrée (sa petite fille) reste attentive à toute embardée de la gent trotte menue…

Toutes ces remarques ne font que souligner la dimension alchimique de ces trois lettres dont l’arithmosophie offre une intéressante interprétation. La coutume veut qu’elles soient pourvues chacune d’un numéro selon leur position dans notre alphabet. Ainsi la A correspond à 1, B à 2, C à 3, D à 4, E à 5, F à 6, G à 7, H à 8, etc.

 

Les correspondances numériques de F.C.H. sont 6.3.8. la somme donne 6+3+8 = 17. Quant aux produits 6x3x8 = 144, le carré de 12 (12x12) il correspond à la dimension de la Jérusalem céleste dans l’Apocalypse, ce qui est déjà largement significatif quant à une dimension spirituelle sous jacente.

 

Dans l’église de Rennes le Château, ou le nombre 17 est présent en permanence, oeuvrait le curé alchimiste Béranger Saunière. (voir mon livre « La carte des trésors ».)

 

Cela nous incite à poursuivre les jeux de nombres en nous souvenant du méridional albigeois Antoine Rossignol, ce décrypteur génial de Richelieu et de Louis XIV qui donna son nom à un petit outil permettant de se jouer de toutes les serrures…

Nous devons être attentif au fait que dans l’alphabet le I et le J fusionnent souvent. Ainsi J = 9, k = 10, l = 11, m = 12, n = 13, o = 14, p = 15, q = 16 et r = 17.

La 17e lettre de l’alphabet correspond donc au R, et non au S comme on devrait s’y attendre. Ce R désigne sans aucune ambiguïté Rennes dans le Razès dont les deux initiales sont significatives.

Quand on sait qu’Eugène Canseliet, avec son maître Fulcanelli, alla visiter le sanctuaire du Razès de Notre-Dame de Marceille, nous ne sommes plus dans un jeu de hasard.

Cela est d’autant plus crédible que dans son commentaire de la première planche du Mutus liber, Canseliet remarque que le R est mis en évidence avec une curieuse phrase latine qui se trouve également au-dessus de la porte de l’église de Rennes le château ! De grâce, ne me parlez plus de coïncidence ! Voici le texte du verset 17 (comme il se doit) du chapitre 28 (lié au paramètre temporel du Grand Œuvre alchimique) de la Genèse issu de la vénérable Biblia Sacra (vulgate non expurgée de 1680) écrite en latin que j’ai sous les yeux (posée sur les genoux) et que je copie ici servilement et avec l’application maladroite des nuls en latin:

 

« Pavensque : Quàm terribilis est, inquit, locus iste ! Non est hîc aliud nisi domus Dei, & porta cæli. »

 

Ce qui se traduit par :

 

« Et tremblant d’effroi : Combien, dit-il (Jacob), ce lieu est terrible ! Ce n’est ici d’autre que la maison de Dieu et la porte du ciel. »

 

Ces paroles de Jacob sont donc à l’entrée du Mutus Liber (première planche) et à l’entrée (au-dessus de la porte) de l’église de Renne. Il est difficile de ne pas faire de rapprochement d’autant que le toit du porche est orné d’un magnifique triangle de feu en céramiques jaunes flamboyantes. Feu créateur, lumière du ciel, comme l’indique le blason du souverain pontife sculpté sur la clé, et c’est très réellement une clé, celle de la création de la matière ! Alors, n’allez pas me raconter que l’abbé Saunière était un curé ignare.

 

Je réserve l’interprétation des inscriptions de Rennes le Château aux lecteurs de mon troisième livre sur ce sujet.

 

Le R mis en évidence, Eugène Caseliet nous en donne l’interprétation à la page 78 (idem supra) :

 

« Cette eau pontique vient de l’air, de R (è-re) qui est rejeté, en insolite enjambement, à droite de l’échelle, dans la longue phrase du titre et qui pique vivement la curiosité de tout inquisiteur se science »

 

Ce que le célèbre adepte ne dit pas, c’est à partir de quelle substance l’humidité de l’air va générer l’eau pontique. Ce n’est un secret pour personne de dire qu’il s’agit des cristaux de sel. Ce sel est souvent représenté par la lettre H, signalant par ce jeu phonétique sa capacité de hacher la matière. Nous retrouvons cette même structure dans les deux tours de façade des cathédrales aux pieds desquelles les maçons recevaient leur salaire.

Nous voulons dire que le H est imprégné de R, ce qui se traduit par : « Remplacez H par R. » Le sigle F. C. H. devient alors : F.C.R. ou F.R+C. Cela est suffisamment éloquent et se passe donc de commentaires. Je vous les évite obligeamment car, dans le cas contraire, vous seriez en droit de me reprocher une fastidieuse redondance.

 

Bon je me suis amusé, mais je reste persuadé que le résultat garde une valeur certaine. Me croyez-vous ?

 

 

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 02:49

 Voilà un titre qui peut choquer les rationalistes, et en surprendre beaucoup. C’est le mot réincarnation, ou transmigration des âmes d’un corps humain à un autre, qui va soulever un tollé de protestations, surtout de la part des bons catholiques pointilleux sur leurs dogmes. En effet, le christianisme l’a refoulé avec force de son horizon, depuis la prise de position embarrassée de St Augustin. Mais cette attitude de rejet injustifiée (voir la correspondance entre St Augustin et St Jérôme) a un sens dont il faut enfin parler.

 

Quant aux sectaires réunis en association de chasseur de sectes (que voulez-vous pour se protéger il faut faire preuve d’intelligence et apprendre à hurler avec les loups) ils vont me surveiller étroitement avec ceux qui pensent trop. J’ai lu dans Lucky Luke (l’homme qui tire plus vite que son ombre) que trop penser ça met du plomb dans l’organisme !

 

Je n’ai pas l’intention de faire une apologie de ce phénomène universel présent chez les Grecs, les Romains, les Africains, les Malgaches, les bouddhistes et les hindous. J’ai consacré un chapitre dans mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale[1], expliquant les confusions et l’origine de ce rejet (nécessaire jusqu’à présent) par l’Église Latine. Je ne vais pas y revenir.

 

Je dois avouer que j’ai mis longtemps avant de me décider à d’aborder ce sujet ici. Je l’ai toujours passé sous silence tant que je n’avais pu proposer une cohérence de ce phénomène accessible à tous. Il est incontestable qu’il n’est prouvé par rien selon l’esprit des sciences matérialistes. Pour eux nous finissons dans un trou, comme des chiens ou tout autre animal.

Cependant les sciences spirituelles, y compris l’alchimie, et les Frères de la Rose+Croix[2], considèrent la réincarnation comme la pierre angulaire de la spiritualité. En ce sens j’ignore la position des FM que je suppose individuelle.

 

Évolution de l’idée de réincarnation.

 

Il n’est pas dans mon intention de traiter ce sujet à fond, d’autres l’ont fait dans des livres qui font autorité. Je me cantonnerais ici à aborder la réincarnation du point de vue des quatre éléments, comme je l’indique dans le titre, car il s’agit ici, à partir des quatre éléments, de dégager une cohérence, et non de nous abîmer dans des témoignages, même s’ils sont souvent crédibles et du plus haut intérêt.

 

Évidemment, quelques données historiques de bases sont nécessaires, notamment pour comprendre l’exception du christianisme en matière de réincarnation.

En Europe, un revirement essentiel s’est produit dans le développement de l’âme humaine entre le XVIIIème siècle et le XXIème siècle. Et oui, si l’intelligence reste stable, le mûrissement intérieur existe et n’a pas de relation avec la richesse de notre tissu cérébral !

Au siècle dernier des êtres exceptionnels tel Philippe de Lyon, Rudolf Steiner, Edgar Cayce, Roger Caro, Eugène Canseliet, et bien d’autres, ont participé activement à l’implantation de ce concept capital en occident, qui actuellement est favorisé par Internet.

Aussi, peut-on affirmer que celle où celui qui entreprend l’étude de l’évolution universelle doit, avant tout, acquérir certaines formes de pensée qui conduisent tout naturellement aujourd’hui à accepter la notion de réincarnation et de karma et à en admettre la vraisemblance.

 

Il n’en était pas de même entre le XIIIème et le XVIIIème siècle, la pensée occidentale n’étant pas assez avancée pour pouvoir d’elle-même, acquérir cette notion. À chaque époque donnée, il faut toujours partir du point ou la pensée, sous sa forme la plus développée est parvenue. Le point de départ actuel est celui d’un champ notionnel qui logiquement, c’est-à-dire partant d’une juste hypothèse, peut étudier l’idée des vies répétées d’une manière structurée, cohérente. Telle est la marche des temps.

 

Aux époques suivantes et jusqu’à nos jours, alors que l’humanité occidentale cherchait avant tout de parvenir au Christ, il s’agissait d’une sorte de préparation élémentaire. C’est pourquoi il était impossible de révéler ce qui n’aurait fait qu’induire les chrétiens en erreur. Ils n’étaient pas assez mûrs pour entendre parler des vies terrestres successives. Le christianisme s’est donc développé pendant près de 2000 ans sans qu’on puisse faire allusion à la réincarnation.

Il en a été tout autrement pour le bouddhisme : la notion de réincarnation avait surgi très tôt de la conscience orientale.

 

Ces remarques permettent de constater deux choses essentielles : Les chrétiens qui s’élèvent contre la réincarnation et les traditionalistes deviendront de plus en plus des retardataires, des hommes panchroniques ou des sortes de fossiles vivants, qui s’éteindront au même moment ou s’effondrera l’idéologie religieuse du Vatican.

 

Le deuxième point montre qu’un occidental porte fortement son empreinte culturelle chrétienne qui l’empêche de s’immerger totalement dans la culture orientale, même si d’un certain point de vue les deux cultures spirituelles sont très proches, complémentaires même, et finiront par fusionner. Mais là aussi il y a des traditionalistes… Là aussi il y a des incompréhensions… Les dérives de la société de théosophie crée au XIXeme siècle en est un exemple dans son salmigondis culturel s’achevant dans le délire sans avenir orchestrant, vers 1905, une réincarnation du Christ en Jiddu Krishnamurti.

 

Les êtres des quatre éléments créateurs de la matière.

 

Je ne reviendrais pas sur mes deux articles sur les quatre éléments. Voir :LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.  

       J’ai déjà dit que les entités qui nous entourent font apparaître le solide, le liquide, le gaz, tels qu’ils existent sur notre planète. La science spirituelle parle ici du principe élémentaire de création de la matière. Contrairement aux apparences cela n’est pas incompatible avec ce qui est observé par la science matérialiste sur le « comportement » des particules atomiques et plus particulièrement nucléaires.

Ces entités font descendre leurs esprits dans le feu et les emprisonnent ensuite dans l’air, l’eau et la terre. Ces esprits sont les êtres spirituels créateurs. On les trouve donc d’abord dans le feu. Là ils sont encore à leur aise, pour ainsi dire. Puis ils se voient condamnés à vivre prisonniers. En regardant autour de nous, nous dirons donc que les êtres auxquels nous devons tout ce qui nous entoure ont été contraints d’abandonner l’élément feu. Ils sont emprisonnés dans les corps que nous voyons et pouvons toucher, pour les constituer !

 

Les êtres des quatre éléments et les hommes.

 

Pouvons-nous, nous autres hommes, faire quelque chose pour ces êtres élémentaires prisonniers ? Oui, nous le pouvons, car tout ce que nous faisons ici-bas a son importance pour le monde spirituel et donc pour les éléments.

Supposons que quelqu'un regarde un cristal de roche, une parcelle d'or ou n'importe quelle autre matière. Que se passe-t-il ? il se produit un rapport, un échange continuel entre l'esprit des éléments prisonniers dans la matière et la personne en question. Supposons que celle-ci ne fasse que regarder l'objet, n’en voyant que ce qui frappe la vue ; quelque chose de l'esprit des éléments pénètre quand même en elles. C'est continuellement, du matin au soir, que quelque chose passe ainsi de ces êtres dans les êtres humains. De tous les objets qui nous entourent émanent sans cesse une foule d'esprits des éléments qui ont été emprisonnés et qui continue à l’être ; ils pénètrent sans cesse en nous.

Supposons que celui qui regarde les objets n’ai aucune envie de s'y intéresser, de faire vivre dans son âme un peu de l'esprit des choses ; il passera à travers le monde avec indifférence, sans rien avoir élaboré par sa pensée, par ses sentiments. Il restera pour ainsi dire simple spectateur de tout ce qui se présente de matériel à lui. Alors les êtres élémentaires qui pénètrent en lui s'installent en lui ils n'ont rien acquis, si ce n'est qu'ils ont passé du monde extérieur vers l'être humain.

Supposons au contraire que quelqu'un travaille sur les impressions reçues du monde extérieur. Là les artistes sont privilégiés. Si notre homme se fait des idées sur les fondements de l'univers, – cela donne une grande valeur aux études cosmo génétiques et à la physique théorique – . En bref, qu’il ne fasse pas que regarder un fragment de métal, mais réfléchisse à sa nature, en ressente la beauté et la spiritualité en un mot ce que sa vue éveille en lui. Cela concerne évidemment tous les amoureux de la nature qu’il est très heureux de voir de plus en plus nombreux de nos jours.

Que font tous ces individus avec leurs passions ? Ils libèrent par leur propre activité spirituelle (car aimer quelque chose, un conjoint, un animal, une plante… est de la spiritualité !) l’esprit des éléments passent du monde extérieur à eux. Ils les libèrent, les ramènent à leur état premier, cela par leur propre activité spirituelle et donc, les sauvent de leurs emprisonnements.

C’est ainsi que nous pouvons ou bien séquestrer en nous, sans les transformer, les entités qui seront prisonnières dans l'air, l'eau et la terre, ou bien – en nous spiritualisant nous-mêmes de plus en plus – libérer ces entités, les sauver, les ramener à leurs éléments. Pendant toute sa vie sur Terre, l'homme fait passer en lui des êtres élémentaires venant du  dehors. Tant qu'il ne fait que regarder les choses sans penser, il laisse entrer ces esprits en lui sans les transformer. Mais dans la mesure où, par des idées, des sentiments, par le sens de la beauté, il cherche à élaborer le monde extérieur dans son esprit, il délivre et sauve ces êtres. Alors n’en doutez pas : LA VIE EST BELLE !

 

La libération définitive des êtres élémentaires.

 

Que deviennent ces êtres qui ont passé pour ainsi dire des objets dans les hommes ? ils y restent tout d'abord. Même ceux qui ont été libérés par quelqu'un doivent rester en lui, mais seulement jusqu'à sa mort physique.

Quand cet homme franchi les portes de la mort, une différence s'établit entre les esprits des éléments qui n’ont fait qu’entrer en lui sans qu’il les ramène à un état supérieur et ceux qu’il a libéré par sa propre spiritualisation.

Les premiers, qui n'ont pas été transformés, n'ont rien gagné à avoir passé des choses à un être humain, mais les autres ont acquis la possibilité de retourner à leur monde originel au moment où meurt l'homme en question. L'être humain est, pendant sa vie, un lieu de passage pour les êtres élémentaires. Puis lorsque après son séjour dans le monde spirituel il est prêt à se réincarner, lorsqu'ils franchi le seuil de la naissance, tous ceux qu'il n'a pas libéré rentrent avec lui dans le monde physique. Quant à ceux qu'il a libérés, ils ne les ramènent pas avec lui en redescendant ici-bas ; ceux-là sont rendus à leur élément originel.

 

Il dépend donc de l'homme que, par son développement, par la façon dont ils se comportent à l'égard de la nature extérieure, il libère les êtres dont l'emprisonnement a été nécessaire à son existence terrestre, où qu'ils les enchaînent encore plus qu'ils ne l'étaient.

Que fait celui qui, par sa façon de regarder et d'élucider les choses, libèrent un être élémentaire ? du point de vue spirituel, il fait le contraire de ce qui s'était accompli primitivement. Tandis qu'auparavant le feu s'était condensé en fumée, l'homme, par le pouvoir de son esprit, tire de nouveau le feu de ce qui était devenu fumée ; mais il ne libère vraiment ce feu qu’à sa mort.

 

Les saints et les sages.

 

Au milieu des années soixante j’ai rencontré le curé du village de Cépie, non loin de Limoux dans l’Aude. Il avait été détaché à Jérusalem et connaissait les écrits originaux de la Bible tout en maîtrisant le Coran. Ses connaissances encyclopédiques l’avaient fait appeler comme conseillé du roi du Maroc Assen II, qu’il tutoyait, me confiât-il, et le gourmandait même pour sa trop grande sévérité.

Il resta à ce poste près de 20 ans. À son retour, non loin de la retraite, l’évêque de son diocèse de Carcassonne le considérait comme un détraqué car il avait des visions mystiques. Il l’exila donc dans un village du Razes. Ce prêtre d’une grande sagesse me confia qu’il fréquentait des mystiques musulmans qui lui disaient reconnaître un homme d’une grande valeur spirituelle en le regardant car son cœur était en feu ! Pour lui, le Sacré-Cœur n’avait pas un sens sentimental.

 

À partir de là, il devient possible d’imaginer d’où provient l’aura lumineuse des saints. C’est l’accumulation des entités lumineuses libérées en très grand nombre qui attendent dans l’homme aimant et finissent par irradier son cœur et son corps tout entier. C’est de là qu’est née l’expression d’illuminatis ou illuminés pour désigner les être ayant atteint un haut degré de spiritualité et de sagesse.

 

Par ailleurs il est aisément compréhensible pourquoi les Roses+Croix appelaient l’alchimie Art d’amour, puisque l’alchimie est un échange permanent avec la matière. Vous comprenez maintenant de quels échanges il s’agit ! Vous comprenez aussi pourquoi sans travail sur la matière et les quatre éléments (d’une manière tangible) il n’y à pas d’alchimie.

 

Les êtres élémentaires et l’office religieux.

 

Pensez maintenant à l'infini grandeur, à la spiritualité que révèle l'ancienne coutume des sacrifices, comme celui du gallicanisme ancien ? Envisageons-le à la lumière de l'antique sagesse. Représentez-vous le prêtre devant l'hôtel, dans ces temps où la religion était fondée sur une véritable connaissance des lois de l'esprit. Représentez-vous le prêtre allumant le feu des cierges de l'hôtel, la fumée qui s'élevait et cette ascension de la fumée devenue vraiment sacrifice, c'est-à-dire s'accompagnant de prière. Que se passe-t-il alors dans le sacrifice de la messe ? là où le solide sort de la chaleur, un esprit est emprisonné ; mais simultanément, du fait qu'un être humain accompagne de prière toute action, c'est esprit est absorbé par lui de telle sorte qu'il  remontera dans le monde supérieur après la mort du prêtre… Priez mes frères !

 

Assistons aussi à la veillée pascale lorsque le prêtre allume au feu de la pierre le cierge pascal et le brandit dans la nuit en s’écriant à trois reprises : « La lumière du Christ ! »

Quant il plonge le cierge dans l’eau qui devient baptismale alors naissent les 4 éléments sous la forme du sceau de Salomon, étoile à six branches qui brilla dans le ciel de la nativité pour guider les rois mages vers le lieu ou le verbe venait de se faire chair.

 

La morale élémentaire de cette histoire.

 

Pour éviter de porter une valise noire lorsque nous renaissons, une philosophie de la vie s’impose et se résume en un seul mot : aimons le plus possible ; émerveillons-nous de la beauté des choses, de la nature, de la vie. Et comprenons enfin le bon Rose+Croix François Rabelais qui nous invite à l’abbaye de Telème, car, disait l’initié Victor Hugo : « Son éclat de rire énorme est un des gouffres de l’esprit. ». Ainsi comprenons la parole du Christ à Marie-Madeleine : « Il te sera pardonné car tu as beaucoup aimé. ».

 

 

 

 

 

 



[1] Éditions Memor. Je possède encore quelques exemplaires.

[2] Je dois souligner ici que les Roses+Croix dont je parle ne sont pas des rosicruciens et qu’ils ne sont pas réunis en association déclarée. Il ne faut donc pas les confondre avec les différents Ordres qui portent ce nom : Rose-Croix d’or, Rose-Croix cabalistiques, AMORC, etc. De tout temps il n’a existé qu’une seule Rose+Croix sans rosicruciens et sans tablier, sans statue associatif, sans lieu fixe de rencontre, ou chacun les représentent tous.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:07

 

Il est essentiel d’éviter des confusions de perception à l’origine de la séparation de la science et des connaissances traditionnelles, alors que l’une ne devrait pas aller sans l’autre. Notez que je n’ai pas parlé de religion, car la religion est à son déclin, sorte de dinosaure agonisant car inadaptée depuis environ un siècle à son milieu de vie, à notre milieu culturel. Il est nécessaire de ne pas omettre que les lois matérialistes et spirituelles de l’univers ne s’accordent pas avec un dogmatisme quelconque, qu’il soit religieux ou scientifique.  

 

Quelques remarques.

 

La connaissance traditionnelle, de leur vrai nom théosophique, si elle structurait le christianisme et le bouddhisme ainsi que l’ésotérisme iranien bien compris ne doit pas être confondu avec celle des multiples courants syncrétiques de l’ésotérisme moderne, notamment celui de la société de théosophie qui sous ce nom véhicula, dès le fin du XIXe siècle, un programme qui est presque sans aucun rapport avec la plus profonde tradition théosophique.

 

Aujourd’hui on entend par théosophie une interprétation ésotérique des enseignements divins (tu’wil, en Iran). Elle est fondée sur un mode de raisonnement analogique et selon la révélation d’une illumination intérieure. Elle ne peut s’épanouir que libérée des contraintes dogmatiques.

Actuellement cette connaissance sacrée est devenue « secrète », phantasmagorique même, et disons-le, vide de sens. C’est une sorte de fantôme évanescent dépourvu de corps. Tous les grands pontes, officiels ou non, de l’ésotérisme on a la bouche le mot de connaissance traditionnelle ou de tradition primordiale sans pouvoir en tracer sérieusement les contours. Convenez que les « initiées » incompétents, brillants conférenciers et grands Maîtres au verbe fluide et séducteur ont le don de vous faire avaler des grenouilles accommodées avec leur sauce de bateleur.

 

En bref, il est impossible d’avoir le même état d’esprit quant on aborde notre science matérialiste et quant on désire comprendre la science spirituelle. Notez au passage que je n’ai pas employé le terme d’incompatibilité.

J’utilise ici le mot science selon son étymologie dérivant du latin « scire » qui veut dire « savoir », et le savoir ne saurait se cantonner aux secteurs que nous considérons, selon notre culture et les dogmes scientifiques du moment. La science réelle est inséparable du raisonnement logique et cohérent libre de s’exprimer en n’importe quel domaine et en n’importe quelle circonstance.

Si l’on garde l’état d’esprit des sciences matérialiste pour aborder l’alchimie par exemple, on fait un mauvais mélange qui n’aboutira à rien de bon pour la science matérialiste et à rien de bon pour la science traditionnelle. Les scientifiques ont l’impression d’avoir démystifié l’alchimie sans pour autant faire avancer d’un pas la compréhension de cette science sacrée. Quant aux traditionalistes ils n’ont pas été entendus. Donc, c’est un dialogue de sourds qui dure depuis environ deux siècles.

La dernière tentative sérieuse émane d’un chimiste de bonne foi, se refusant au dénigrement positiviste et ayant un désir réel de comprendre. C’est le professeur de chimie Pierre Laszlo. Il tenta une approche rationnelle et sérieuse en ses deux ouvrages La parole des choses (Éditions Hermann, Paris 1993) et surtout son petit livre Qu’est-ce que l’alchimie ? (Éditions Hachette, Paris 1996). Sur le plan psychanalytique C. G. Jung élaborera une approche similaire en son gros livre Psychologie et alchimie.(Éditions Buchet-Chastel, Paris 1971).

Le fourvoiement de ces deux auteurs n’est pas de l’ordre de la logique, ni du développement de leurs concepts puisque leur cohérence est sans faille au sein de leur discipline respective.

L’erreur est à l’origine, au point alpha de leur démarche. Ils ont assis leurs recherches sur des évidences, des axiomes discutables. Il en est de même pour Kant dans sa Critique de la raison pure. Albert Einstein l’avait fort bien compris lorsqu’il disait que « chacun a son Kant à soi… » Combien de colosses nous conduisent sûr de fausses pistes car nous ignorons qu’ils ont des pieds d’argile !

C’est parce qu’il est possible de prouver n’importe quoi que les dérives sont possibles, qu’il existe une sorte de « savant fou » qui transforme la dynamite pour construire les routes en munition de guerre, qui détourne l’énergie nucléaire des centrales électriques pour en faire des bombes et qui empoisonne nos assiettes. Quant à l’Homme pensant il en fait un robot docile pour servir les intérêts économiques. Ce dieu des savants fous le Christ l’a appelé MAMMON (richesse) qui fait confondre les richesses de notre monde opposées aux vraies richesses qui construisent le monde spirituel de l’avenir. Il est en action chez les charlatans de toute espèce.

 

Un jour un de nos cousins canadiens du Québec, affirma qu’il était proche de réussir à faire accepter l’alchimie à l’Université de Laval. Il disait avoir rencontré de grands alchimistes qui lui avaient fait respirer l’odeur suave de la quintessence. En apprenant cela nous étions atterrés car la quintessence dégage une odeur qui rivalise avec celle des gaz intestinaux ! Ce monsieur Lachance, c’est son vrai nom ! grand ésotériste et grand rhétoricien de son état a certainement été compris par les universitaires qui lui refusèrent l’entrée dans leur cénacle. Cela est bien car les charlatans ne sauraient avoir pignon sur rue.

Mais le problème de fond reste : Est-il possible de concilier science matérialiste et science spirituelle et donc d’introduire l’alchimie à l’Université ? Pour lever toute ambiguïté vis-à-vis de ce que je vais dire, je précise une seconde fois que je n’ai pas proposé la jonction entre science et religion.

Excluons d’abord le réalisme fantastique illustré par le Matin des Magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier (Éditions Gallimard, Paris 1960). À partir de là, la réponse est oui… à condition d’être très prudent pour ne pas tomber dans le dénigrement. Le premier pas en ce sens existe déjà à l’École des Hautes Études et à l’université de Paris-Sorbonne où est implanté un centre d’étude des textes alchimiques du pays d’OC (CEROC).

Mais pour aborder le cœur du sujet cette approche ne suffit pas. Elle nécessite la pluridisciplinarité avec la coopération des ethnologues des neurophysiologistes et aussi des physiciens des quanta. Tout cela permettrait une étude beaucoup plus sérieuse qu’actuellement ou ceux qui s’aventurent dans ce domaine prennent des risques de dévalorisation au point de compromettre leur carrière. Je suis peut-être pessimiste, mais j’ai l’impression que nos mandarins ne sont pas encore prêts…

Ne nous leurrons pas, cette coopération ne peut que rester, pour l’instant,  du domaine des sciences matérialistes, mais son intérêt est d’ouvrir la porte aux sciences spirituelles provoquant parfois des prises de consciences comme l’a fort bien compris Raymond Ruyer dans son ouvrage La gnose de Princeton (Éditions Arthème Fayard, Paris 1974).

En tout cas, le nombre trois, si cher aux alchimistes ne saurait être totalement décrypté en faisant une analogie avec l’acide désoxyribonucléique (ADN), des chromosomes, sous le prétexte qu’il est constitué par une successions de trois molécules : phosphate, sucre et base. Le mystère de la vie ne saurait résider en cette brillante triade. C’est là le reflet d’une réalité plus haute, qu’avait déjà découvert le grand Gœthe dans la forme spiralée qu’il disait obéir à une « loi secrète ». Il est donc nécessaire d’apprendre à regarder de l’autre côté du miroir comme l’avait fort bien compris Jean Cocteau.

 

Le ternaire des Francs-Maçons

 

Le nombre trois est au cœur de la Franc-Maçonnerie puisqu’ils s’appellent les frères aux trois points. Voir LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.  D’autre part le triangle ou delta lumineux est à l’Orient de leur temple au-dessus du lieu où siège le maître de cérémonie qui s’appelle Vénérable. Le nom de delta est dû à la lettre grecque « d » qui a la forme d’un triangle quant elle s’écrit en majuscule (Δ). Elle a donné son nom au delta de l’embouchure d’un fleuve comme le Rhône. Il n’est pas anodin de remarquer que, dans la société, des entreprises comme celle de confection de bas, portent des noms expressifs – quant aux activités « secrètes » de leur patron, – comme « delta maille ».

Si, dans l’Église catholique le triangle symbolise les trois personnes de la sainte Sainte-Trinité (Père (Dieu), Fils (le Christ) et Saint-Esprit).

Évidemment cette trinité se retrouve dans différentes cultures et civilisation telle la Trimurti hindoue : Brahmâ, Vishnou et Çiva. En Égypte on peut dénommer la triade memphite (Pta, Sekhmet et Nefertoum), la triade osirienne (Osiris, Isis et Horus) et la triade thébaine (Amon, Mout et Konsou)…

Je pourrais continuer ainsi sans que cela n’éclaire sérieusement ma lanterne et je comprends mal les Maçons qui apprennent de pareilles litanies sans en saisir le sens profond qui se profile au-dessus des cultures et de leur formation universitaire. Aussi stagnons-nous dans la pauvreté où règnent les éponges sans cervelles qui absorbent tout et ne comprennent rien.

Tel des perroquets récitons de nouveau nos trois points ou trois côtés ou encore trois sommets: Bien penser, bien dire et bien faire. Liberté, Égalité et Fraternité. Celle-là c’est la plus humoristique de toutes ! évidemment je parle d’humour noir puisque nous vivons dans un milieu qui est chaque jour plus liberticide, plus inégalitaire et conflictuel.

Continuons sans perdre souffle : Passé, Présent et Avenir. Thèse, Antithèse et Synthèse. Sagesse, Force et Beauté. Naissance, Vie et Morts… J’en passe et j’en passe encore pour vous présenter le clou final qui représente les Principes de l’œuvre de Dieu : Sel, Soufre et Mercure. Vous avez compris, j’espère parce que moi, je suis dans le cirage, gavé de tas de noms qui font un tintamarre dans ma tête sans que je puisse entendre la musique des sphères…

Bon, passons sur ces babioles et si vous relisez mes deux articles sur les 4 éléments, vous trouverez dans le triangle cosmique (rectifié par mes soins) les vestiges d’une connaissance réelle : Lumière, Ténèbre et Création (à la place de Temps). Dommage que le symbolisme maçonnique s’interprète dans le même esprit que celui des sciences matérialistes. Cela est évidemment insensé et obscurci chaque jour d’avantage le sens des symboles qui finissent par voler au-dessous des pâquerettes par manque de substance vitale puisque coupés de leur énergie qui réside dans les sciences spirituelles mises au rancard.

Revenons au delta lumineux qui illumine le mur Est de toutes loges. Il porte souvent en son centre le tétragramme sacré (tétra voulant dire 4 en grec) hébraïque de quatre lettres : iod, he, vov, hé ou I E V E qui est le nom divin. Je partage l’opinion de Jules Boucher quand il écrit à la page 91 de son ouvrage La symbolique maçonnique :

 

« Les études sur le Tétragramme sacré sont nombreuses et variées et, disons-le, assez confuses ; nous ne pouvons les examiner ici. »

 

Ben voyons ! C’est difficile, alors n’en parlons pas ! À chacun sa philosophie…

 

Le delta lumineux porte souvent en son centre l’ « œil divin ». Et jules Boucher de nous dire :

 

« L’œil symbolise, sur le plan physique, le soleil visible d’où émane la vie et la lumière ; sur le plan intermédiaire ou « astral », le Verbe, le logos, le principe créateur ; sur le planspirituel ou divin, le Grand Architecte de l’Univers. » (idem supra)

 

Et bien voila ou mène la manie des triades, c’est celle de découper en trois belles rondelles une seule réalité. Cela est bien en accord avec la manière de procéder des sciences matérialistes qui émiette tout jusqu’à l’infini.

 

Le delta des Roses+Croix.

 

Je rappelle que le rôle essentiel des Rose+Croix est d’enseigner les sciences spirituelles, l’Art Royal ou alchimie, et de révéler les plus profondes vérités du christianisme qui doivent être comprises dans l’absolu, c’est-à-dire sans référence à un système théorique et dogmatique qu’il soit religieux ou ésotérique. D’où leur Église indépendante où les femmes peuvent accéder au sacerdoce afin de se relier à l’empreinte spirituelle du Christ historique.

 

Comme le progrès de l’âme humaine est incontestable depuis le XIIIe siècle et les siècles suivants, leur enseignement, lié à leur clairvoyance, couvre actuellement un domaine infiniment plus étendu et s’ouvre à un plus grand nombre. On peut dire qu’ils enseignent une « Théosophie du XXIe siècle ». Je rappelle en passant que ce terme de Théosophie n’a pas de rapport avec la société de même nom.

Les Roses+Croix affirment que chaque âme humaine renferme la possibilité d’accéder à ce que l’on appelle « Éveil » ou « Initiation » qui est la « renaissance » du Moi divin. Voilà une triade sérieuse qui mérite de figurer au fronton triangulaire du temple : Éveil, Renaissance et Initiation ! Et oui, l’éveil est une renaissance qui permet la véritable initiation. Combien d’ « initiés » dorment à point fermé en ronflant sur des textes dont la brillance n’éclaire rien !

Qu’est devenu le delta lumineux qui brille dans le soleil d’Orient ? C’est à vous chers lecteurs de me le dire dans votre courrier, car je ne suis pas F.M.

 

Le tétragramme divin correspond, avec ses 4 lettres J H V H inscrites à l’intérieur, aux quatre éléments, et le delta est le triangle lumineux du Feu. Or, nous avons vu que l’élément Feu est présent partout, dans l’élément Terre, dans celui de l’Air et aussi dans l’Eau. Voir LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. et LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2. Le seul Élément pur et générateur, est le Feu. Telle est la raison pour laquelle le tétragramme est dans un delta lumineux qui n’est autre que la lumière invisible et puissamment spirituelle du feu.

C’est ainsi que les symboles alchimiques se sont formés. Le soufre symbolisé par un triangle surmontant une croix va donc représenter le feu au-dessus du creuset. En d’autres thermes, c’est un feu soutenu « attisé » par l’air. Ce feu aérien va permettre la naissance de la pierre philosophale dont les différents stades de maturation sont appelés soufre philosophique.

Hermès Trismégiste a exprimé ce fait dans sa Table d’émeraude en disant :

 

« Et le vent (air) l’a porté dans son ventre (panse du ballon). »

 

C’est la raison pour laquelle ce soufre particulier est symbolisé, comme il se doit, par un triangle. Du point central de sa base partent trois flèches, ou trois tiges lancéolées. La raison en est simple puisque la future pierre philosophale est constituée par le Feu de trois substances. Vous n’ignorez pas cela après la lecture de mes précédents articles.

 

Mais le delta est aussi occupé en son centre, par un œil qu’on appelle œil divin. Voilà une représentation hautement initiatique. Pour la saisir il est indispensable de savoir ce qu’est cet œil.

J’ai déjà dit qu’en qualité d’observateur de notre monde nous sommes le sujet et ce qui se présente à nous sont les objets. Ainsi, par exemple, le sujet Tartempion observe l’objet qu’est le lacet de sa chaussure qui est défait. Voir QUELQUES POINTS FONDAMENTAUX DE L’INITIATION

Chez celui qui aspire à la connaissance initiatique il doit se rendre compte qu’il est objet et que donc il est vital qu’il cherche le sujet qui observe son moi-objet. Dans la connaissance initiatique, nous sommes nous-même l’objet et nous devons chercher le sujet qui nous observe. Nous devons sortir de nous-même pour devenir, pour un œil qui n’est pas le nôtre, objets d’observation. Le programme est clair,  cherchons le sujet qui observe, même si dans un premier temps nous croyons que c’est nous !  

En résumé nous pouvons dire que dans la connaissance initiatique, il nous faut chercher EN PERMANENCE ET DANS TOUS NOS ACTES comment nous sommes vus et pensés dans le cosmos et par le cosmos. C’est chose difficile car nous n’aimons pas être observés, mais c’est cela que l’œil divin nous demande de faire pour mieux nous situer dans la lumière spirituelle de son triangle de feu… N’allez pas vous imaginer que tout va se réaliser en faisant une sieste sous les cocotiers des Antilles. Bien vivre ce n’est pas non plus aller au supplice, c’est seulement saisir qu’il n’y à pas de roses sans croix !

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:47

         J’ai montré, dans l’article précédent, (LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. ) que par son seul nom, la Rose+Croix est au coeur de toute spiritualité indépendamment des courants de pensées, qu’ils soient initiatiques ou religieux. La philosophie des Roses+Croix est indissociable de la compréhension non intellectuelle du Christ dans le sens matériel, terrestre et cosmique de sa manifestation. On ne peut saisir ce fait si seulement, et seulement si, on a saisi au plus profond de soi que la théologie est un non-discours sur Dieu.

Les quatre éléments selon la Rose+Croix sont assujettis au fait que tout ce qui est matériel est la manifestation d’êtres spirituels. Évidemment, notre manière de penser s’accommode fort mal du seul mot spirituel (il donne des boutons me disent certains) et d’une pareille conception de la matière, à notre époque ou règne la physique quantique et celle des particules. Pourtant, à sa manière, cette pensée que certains qualifieront charitablement de poétique, de rétro ou encore de simpliste, rend cohérent le concept des quatre éléments et ouvre des perspectives sur l’univers beaucoup plus satisfaisante que les spéculations sur les symboles à n’en plus finir.

Libre à chacun de ne pas accréditer mon discours et de poursuivre son initiation des quatre éléments en suivant un parcours du combattant sous le sphinx ou en hôpital psychiatrique.

 

Nous savons que ces 4 éléments sont appelés : terre, eau, air et feu. La terre désignait tout ce qui est solide. Tout liquide est de l’eau. Quant aux gaz, ils sont tous de l’air. Enfin, le quatrième élément est le plus important. C’est le feu.

Nous avons vu que lors d’une combustion nous pouvons résumer le processus de formation du feu par la formule suivante :

Combustible + chaleur + oxygène = feu.

Les scientifiques appellent ces trois facteurs le triangle de feu, ors, le feu est symbolisé, dans l’ancienne nomenclature chimique et alchimique par un triangle ayant un sommet dirigé vers le haut, comme une flamme.

 


P

our les alchimistes et les R+C, le feu contient une substance subtile, beaucoup plus subtile que celle de l’air, si subtile qu’elle pénètre les trois autres éléments. Le feu imprègne tout. C’est la raison pour laquelle les alchimistes disent :

« Le Père ou soufre contient un feu,

La Mère, où Mercure, contient également un feu,

Et ces deux corps sont intimement unis par l’esprit igné, ou sperme de nature, ou sel.

La mise en présence de ces trois feux en déclanche un quatrième… »[1]

J’ai dit dans l’article précédent (LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. ) que si nous pouvons percevoir trois éléments par le toucher, il en est tout autrement de la chaleur du feu. Nous ressentons aussi la chaleur sans avoir de contact avec elle. Nous la percevons dans notre corps.

Nous ne commençons à prendre conscience de nous-même que par l’élément feu ! Par rapport à l’évolution biologique, cette particularité associe la présence de la chaleur interne aux matières qui commencent à devenir psychiques. Telle est la raison, comme je l’ai dit précédemment, du lien entre le feu, l’intelligence et l’esprit.

En alchimie le feu est la porte par laquelle nous passons du dehors vers le dedans, notre dedans. Globalement il établit un pont entre l’extérieur et l’intérieur des êtres vivants homéothermes mais essentiellement chez l’Homme ou l’esprit (qu’il ne faut pas confondre avec l’intelligence) atteint sa plénitude.

Nous ne pouvons commencer à prendre conscience de nous-même que dans l’élément chaleur.

Les R+C disent « Observe un objet qui brûle. Tu vois deux choses : la « fumée » et la « lumière ». »  Ce sont deux phénomènes qui apparaissent quand un objet est détruit par le feu. De la flamme naît la lumière d’un côté, de l’autre la fumée.

En ce qui concerne la lumière née du feu, un fait très simple, mais de grande portée, doit être présent à l’esprit. Il est nécessaire de détruire ici une croyance pratiquement universelle et pourtant erronée. En effet, si vous demandez à beaucoup de personnes autour de vous, y compris les grands « initiés » des loges Maçonnique ou autres : « Voyez-vous la lumière ? », elles répondent en général : « Certainemlent, je la vois ! »  Cette réponse est totalement fausse, car en réalité aucun œil physique ne voit la lumière ; il est absolument faux de dire qu’on la voit. On peut seulement dire que l’on voit les corps solides, liquides ou gazeux, grâce à la lumière, mais la lumière elle-même, on ne la voit pas.

Il y a dans l’espace qui nous entoure des vibrations longitudinales des corps et de l’air. Il s’ensuit que ce que nous appelons un son dans la vie courante n’est qu’une réaction suggestive de notre oreille à ce mouvement ondulatoire. De la même manière on découvre que la lumière et les couleurs sont une perception purement suggestive (voir à ce propos mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale). Si le nerf optique reçoit une stimulation, nous éprouvons une sensation de lumière, que ce soit une pression, un courant électrique ou bien même la lumière qui agisse sur le nerf. Soyons bien persuadé que la lumière elle-même n’est pas perceptible pour nous, même si nous regardons le soleil (ce qui est fortement déconseillé si on veut éviter la cécité à la suite d’une brûlure de la rétine).

Dans le feu on ne voit pas la lumière, mais ce qui brûle. On peut dire que le feu est à la limite entre la nature perceptible, extérieure, matérielle, et ce qui est éthérique (voir mon article LE CORPS INVISIBLE ET LA MÉDECINE ALCHIMIQUE à propos de ce terme), de l’ordre du spirituel. C’est ce qui n’est plus perceptible extérieurement.

Que se passe-t-il donc pour un corps qui est consumé par le feu ? Nous voyons d’un côté apparaître la lumière ; donc, comme je viens de le dire, c’est la première chose non perceptible extérieurement – et qui agit jusque dans un autre espace ou monde spirituel, donc qui n’est plus seulement extérieure, matérielle – est produite par la chaleur lorsqu’elle est assez forte pour devenir une source lumineuse (cette particularité n’est pas étrangère à notre propre chaleur, à notre propre devenir !).

La lumière issue de la combustion abandonne quelque chose à un autre espace, donc à l’invisible, à ce qui, pour nous, n’est plus perceptible extérieurement, mais elle le « paye » par la fumée bien visible. De ce qui était auparavant transparent, imprégné de lumière, doit naître l’opaque, la fumée.

Ainsi le feu se divise d’une part en lumière ouvrant une voie vers le monde invisible spirituel. Mais le simple fait que le feu envoie la lumière dans le monde, il doit laisser quelque chose dans le monde matériel, dans le monde de ce qui n’est pas transparent mais visible.

De cette simple observation se dégage une loi fondamentale : Rien ne se produit dans l’univers sans effet contraire. Tout ce qui existe a deux côtés : Quand, par la chaleur émerge de la lumière, il se produit d’autre part un obscurcissement, de la matière opaque. Tel est le sens du T’aї ki (unité suprême) des Chinois. Ce diagramme circulaire célèbre comporte une moitié claire (Yan) et une autre sombre (Yin) qui se place au centre des huit trigrammes (mentionné dans, le Hi ts’en). Chacune de ces figures (T’ai ki central et les 8 trigrammes périphériques occupent chacun une case du carré magique de 9 préfigurant les 9 hiérarchies spirituelles) Tel est un enseignement fondamental, essentiel, de la science initiatique que la sagesse populaire a conservé dans l’expression « Il n’y a pas de fumée sans feu. »

Pour les Rose+Croix, la chaleur renferme un élément spirituel. Si, cette chaleur devient assez intense pour qu'il en résulte d'une part de la lumière et d'autre part de la fumée, une partie de ce qu'elle contenait de spirituel doit passer dans la fumée pour la créer. Et c'est élément spirituel qui était dans la chaleur et qui a passé dans la fumée -- donc dans un élément air, inférieur à la chaleur -- se trouve comme emprisonné dans cette fumée, dans ce qui apparaît trouble, gris ou noir. Ces éléments spirituels qui accompagnent la chaleur se laissent emprisonner pour créer ce qui devient dense en devenant fumé. Tout ce qui se produit ainsi comme une matérialisation, une condensation de la chaleur, entraîne l'emprisonnement d'éléments spirituels.

L'air n'est pas autre chose que de la chaleur condensée. Il est né de la chaleur lorsque se formait la fumée. De l'esprit qui devait être chaleur a été emprisonné dans la fumée. Ses éléments spirituels sont appelés être élémentaires. Ils ont donné leur nom aux éléments, aux quatre éléments.

C'est pourquoi la science spirituelle des Roses+Croix voit dans tout ce qui est perceptible extérieurement quelque chose qui a procédé d'un état originel de feu, de chaleur. Le feu, où la chaleur, est d'abord devenu air, fumée ou gaz par un phénomène de condensation ; puis le gazeux est devenu liquide et le liquide solide.

Considérant le monde qui nous entoure, les rochers, les cours d'eau, la brume qui s'élève lorsque l'eau s’évapore, enfin l'air ; considérant tout ce qui est solide, liquide, aérien, calorique : au fond, tout cela n'est rien d'autre que du feu. Tout est feu mais feu condensé ; l’or, l'argent, le cuivre sont du feu condensé. Tout a été feu jadis, tout est né du feu, tout est un et un est dans tout.

Telle est la raison des cierges allumés sur tout autel devant célébrer un office à la gloire de l’Éternel, dont la lumière inextinguible est concrétisée par le cierge pascal à l’origine de l’eau baptismale et de la croix des quatre points cardinaux.

Les philosophes par le feu ou alchimistes ont donc une raison capitale d’exister. Ils libèrent des êtres élémentaires. Et certains alchimistes ont imagé ce fait en faisant parler la matière qui leur dit : « Aide-moi et je t’aiderais ! Libère-moi et je te libérerais ! » Peut-être doutez-vous encore de ce que je viens de vous raconter ? Alors lisez ce court passage du célèbre alchimiste Cyliani en son opuscule Hermès dévoilé dont j’ai souligné certains passages :

« Je mis ma tête sur mes mains en versant un torrent de larmes, en appelant l’Eternel à mon secours. La chaleur ce jour-là était forte, je m’endormis et fit le songe suivant que je n’oublierai jamais.

Je crus entendre craquer l’arbre au pied duquel je me trouvais, ce qui me fit détourner la tête, et j’aperçus une nymphe, modèle de beauté, qui sortait de cet arbre ; ses vêtements étaient si légers qu’ils me parurent transparents. Elle me dit : j’ai entendu du sein de cet arbre sacré le redit de tes malheurs…Mon essence est céleste… Ma puissance est telle que j’anime tout : je suis l’esprit astral, je donne la vie à tout ce qui respire et végète, je connais tout. »

Que vous souhaiter de mieux sinon de vous abîmer, le 11 avril prochain, dans la flamme du cierge pascal, cierge plongé dans l’eau baptismale ?

Entreprenez, pour votre élévation, un commerce fructueux avec les esprits élémentaires ou élémentaux. Ils sont des ouvriers besogneux de l’Éternel qui structurent notre univers illusoire. Puissiez-vous saisir la grandeur de notre monde sublunaire dont nos religions dominantes et structurées, ainsi que notre littérature fantastique et notre science-fiction n’offrent qu’un pâle reflet.

 

 



[1] Roger Caro, Concordances alchimiques p. 204.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 11:08

Dans l’initiation maçonnique, les quatre éléments signifient une purification par le feu, l’eau l’air et la terre.

Il est incontestable que l’origine de ces quatre éléments et de leur compréhension faisait partie intégrante des initiations antiques. Cependant, l’astrologie les utilise sans en discerner le sens cosmique et les interprète avec plus ou moins de bonheur.

Quant à René Guénon (1886-1951), le maître à penser de beaucoup de Maçons, en ses ouvrages Symboles fondamentaux de la science sacrée et Le symbolisme de la croix, il adopte une démarche funambulesque entre les terminologie orientales et occidentales ou l’intellectualisme incisif et florissant masque une spiritualité qui manque de chaleur.

Toute cette littérature aussi bien intellectuelle qu’échevelée a donné lieu à de véritable délire d’interprétation ou domine une prétendue initiation égyptienne souterraine dont le docteur Gérard Encausse dit Papus (1865-1916) s’est fait l’écho dans son ABC d’occultisme en illustrant un « voyage » astral si proche de notre réalité qu’elle en perd son crédit. Cette fiction sous le Grand Sphinx digne du Nostradamus de Michel Zévaco (1860-1918), consistait à un  franchissement sportif de quatre épreuves. Cette prouesse spéléologiquo-athlétique  fut reprise en 1977, dans sa platitude coutumière, par l’écrivain de sciences-fiction Gimmy Guieu (1926-2000) en son roman La lumière de Thot.

Comprenons que les rêves débridés ne sont pas près de disparaître. Mais le plus grave reste. C’est la déformation d’une réalité initiatique du plus haut niveau qui, en fin de compte, se trouve  discrédité.

 

Les quatre éléments chez les Franc Maçons.

Le manuel maçonnique de l’érudit Jules Boucher (1902-1955) intitulé La Symbolique Maçonnique, est étonnant, de la part d’un ami de l’alchimiste Fulcanelli, par son exposé succinct et, disons-le, vide de toute dimension transcendante sur un sujet aussi essentiel que les quatre éléments dans l’ésotérisme universel. Cet honnête et laborieux auteur promène le lecteur dans une série de spéculations sans grand intérêt allant de la Tétractys de Pythagore aux tétramorphes tel le sphinx et les quatre animaux de l’Apocalypse. De ce fatras spéculatif, non dépourvu (quand on sait l’entendre) de réalité transcendante, émerge péniblement un moralisme assez bénin, alors que nous sommes là au cœur de l’initiation réelle, profonde, universelle.

Quant à Oswald Wirth (1860-1943), il reprend le sujet dans son Symbolisme hermétique d’une manière plus fouillée en s’aidant de graphismes explicites, mais dont les conclusions spéculatives ne nous avancent guère. La terminologie des alchimistes y est « scochée » d’une manière si maladroite et inopportune qu’elle laisse pantois un alchimiste qui œuvre au LABORATOIRE.

Quand on lit à propos du sphinx issu des quatre éléments :

« Il représente la matière élémentaire, celle qu’il appartient à l’intelligence de vaincre, de dompter et de domestiquer. » Nous avons là deux énormes fautes. La première est de ramener les quatre éléments de l’alchimie à une insignifiance désarmante. La seconde est beaucoup plus grave, c’est celle de croire que l’intelligence, les capacités intellectuelles peuvent tout, alors que l’intelligence du cœur est beaucoup plus puissante ! C’est elle qui est à la base de l’initiation !

 

Cependant Jules Boucher semble ne pas ignorer cette réalité. En effet, notre auteur discret laisse percevoir une compréhension beaucoup plus profonde qu’il n’y parait en écrivant à la page 50 (troisième édition de 1948)  :

 

« Les recherches de Dupuis (1835), qui voit dans toutes les fables une origine astronomique ou astrologique, ne doivent pas nous faire oublier que si ce sens est souvent incontestable, il n’en est pas moins vrai que traditions et légendes ont d’autres significations, à la foi plus subtile, plus haute, qu’il nous appartient de découvrir. »

 

Notre auteur dévoile là cette dimension universelle et cosmique de l’homme, son lien avec les étoiles au-delà de sa vie physique.

 

Je n’ai pas l’intention de spéculer à mon tour sur ce sujet, mais les Rose+Croix ont des explications plus subtiles et plus hautes pour ceux qui peuvent entendre parler d’alchimie au laboratoire.

 

Les quatre éléments chez les Rose+Croix.

Les Roses-Croix, dissertent différemment sur les quatre éléments, car ils sont les dépositaires non seulement d’une métanoia (changement de la manière de penser) mais aussi de l’alchimie théorique et PRATIQUE servant de grille de décryptage du sens profond des quatre éléments. 

 

Le mystère de la Rose-Croix, tout le monde en a entendu parler dans le milieu de l’ésotérisme que ce soit par affiliation à une association tel l’ordre Rosicrucien AMORC, créé en 1915, ou celui de la Rose-croix d’or ou Cabalistique, ou encore en qualité du 18e grade Franc Macon du rite écossais ancien et accepté appelé Rose-Croix.

 

Depuis 1378, année de la création de la confrérie de la rose Croix par Christian Rosencreutz, cette appellation fleurit sans sentir la rose et est devenue luxuriante à tel point qu’aucun jardinier n’est capable de pouvoir mettre de l’ordre dans ce fouillis souvent inextricable et parfois peu recommandable !

 

Soyons clair. La Rose-Croix est CHRETIENNE, je dis bien qu’elle est d’abord chrétienne et hermétiste ensuite, ensuite seulement. Évidemment je ne saurais associer la chrétienté aux Églises constituées, mais à la compréhension fondamentale et non intellectuelle du Christ. Que les athées, les « bons » chrétiens et les gnostiques et ésotéristes de même que toutes les Églises et obédience veuillent bien le comprendre ! Par ailleurs certaines de ses racines puisent leur sève dans le bouddhisme. Cela nécessite évidemment une autre approche que celle de la théologie intellectuelle. Alors, que les choses soient claires, il ne s’agit pas de syncrétisme et encore moins de salmigondis. On ne peut comprendre si on est convaincu que la théologie est un discours sur Dieu, alors qu’en réalité elle est un non-discours sur Dieu… Et ce non-discours il s’apprend ! Il est à la racine de notre métanoia, c’est-à-dire du changement de notre manière de  penser et de saisir le sens profond de toute vie spirituelle.  Comprenez-vous pourquoi c’est le substrat de toute initiation. Comprenez-vous pourquoi je peste contre les initiés d’opérettes. Le plus catastrophique et le plus révoltant aussi c’est qu’avec leur cape, leur épée, leur tablier où leur sautoir bariolé, agrémenté de leur grand mot confiturés, ils dirigent les néophytes vers un mur, je dit bien un mur ! Pardonnez-moi si dans mon indignation je souhaite que leur marteau, leur compas et leur épée leur tombe cruellement sur les pieds ! Un bon cri de douleur serait peut-être efficace pour leur faire reprendre leur esprit. Hélas, j’en doute car le conditionnement en noyaux névrotique est aussi impénétrable que l’âme d’autrui. Permettez-moi de pester une dernière fois en plagiant un personnage célèbre ancien habitant de Nazareth : « Honte à vous sépulcre blanchi ! ! ! »

À la suite de ce mouvement d’humeur, je précise que je ne suis pas pour cela l’ennemi des Templier et des Francs Maçon, bien au contraire. Mais je m’insurge quand on dit et fait n’importe quoi avec le plus beau joyau que le Christ ait offert à l’humanité, à cet immense troupeau à la recherche d’eau vive et de nourriture spirituelle.

 

Les premières mentions des Roses+Croix remontent au début du XVIIe siècle en Allemagne. L'existence de l'ordre, et celle de son fondateur Christian Rosenkreutz, sont évidemment controversés. Mais cela est sans importance du point de vue de la spiritualité et de la mystique..

Quoi qu'il en soit, à partir du XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, de nombreux mouvements se sont réclamés de l'ordre de la Rose-Croix, ou se sont référé à la « tradition rosicrucienne » ou à l'« héritage de Christian Rose-Croix » qu’ils oublient souvent de lire « Chrétien Rose + Croix » ou encore « Chrétien de la Rosée Cuite » ou alchimistes chrétiens. Leurs membres sont appelés les rosicruciens. Le terme « rose-croix » désigne, dans leur langage, un état de perfection spirituelle et morale.

 

Comme archétype de société secrète, mystique, immémoriale et toute puissante, les rose-croix apparaissent dans la littérature de l’ésotérisme, souvent comme successeurs des chevaliers du Graal et des templiers. En un certain sens cette affirmation n’est pas fausse. Cela dépend évidemment du point de vue où l’on se place. Rationnellement et historiquement c’est délirant et absurde. Spirituellement et pour les clairvoyants, c’est totalement vrai. Encore faut-il savoir de quelle spiritualité on parle. Certainement pas celle des « babas-cool » si répandue de nos jours, pas plus que celle qui meuble la plupart des sociétés rosicruciennes actuelles, qu’elles soient d’or ou encore cabalistiques.

 

Bon sang, combien nous avons besoin d’un frisson de mystère sans tenir compte du socle en béton qui doit être dessous ! De toute façon quand on a un socle en béton sous notre antenne spirituelle le mystère nous indiffère et encore plus le prestige. Alors c’est du vent tout ça, vanité du titre quand ce n’est pas celle du bel uniforme et du tablier avec la rose sur le sexe. Je n’ai rien contre le sexe ni contre le tablier, mais il serait plus approprié de placer la rose au bon endroit qui est sur le coeur !

Abordons maintenant les quatre éléments selon la Rose+Croix. D’abord il ne faut pas perdre de vue que pour eux, tout ce qui est matériel n’est que la manifestation extérieure d’êtres spirituels. Et le plus important était sans nul doute le FEU. D’où l’appellation des alchimistes de philosophes par le feu. Car la doctrine du feu a joué un rôle capital dans les temps anciens en ce qui concerne les connaissances et la compréhension de la vie. Cette conception reposait sur les quatre éléments. Vous n’ignorez plus qu’on les appelle : terre, eau, air et feu. La terre désignait tout ce qui est solide : terre, métal, bois, cristal… Tout liquide était de l’eau, y compris les métaux fondus. Ainsi le mercure, ce métal liquide, était de l’eau. Quant aux gaz, il étaient tous de l’air, qu’il s’agisse d’oxygène, d’hydrogène ou autre. Quant au quatrième élément c’était le feu.

Concrètement, sous l'effet de la chaleur, le combustible se décompose. Le produit de cette décomposition est un gaz qui réagit avec l’oxygène de l’air. Ainsi, nous pouvons résumer le processus avec la formule suivante : combustible + chaleur + oxygène = feu. Les scientifiques appelent ces trois facteurs le TRIANGLE DE FEU, ce qui reproduit le triangle au sommet dirigé vers le haut qui symbolise l’élément feu chez les ésotéristes et les Roses+Croix. C’est une convergence normale, entre les observations scientifiques et les affirmations de la tradition, qui ne fera que s’amplifier au fil du temps, car la vérité est UNE.

Pour les alchimistes le feu contient une substance subtile, beaucoup plus subtile que celle de l’air, si subtile qu’elle pénètre les trois autres éléments. Le feu imprègne tout.

Il est une différence importante entre le feu ou chaleur et les trois autres éléments (air, terre et eau) Si nous pouvons percevoir les trois éléments dont je viens de parler par le toucher, il en est tout autrement de la chaleur. Il faut mettre en évidence un fait qui, pour les conceptions actuelles, n’a aucune importance mais qui en a pourtant une si l’on veut vraiment pénétrer les secrets de l’existence : le fait que nous percevons aussi la chaleur sans avoir de contact extérieur avec elle. Nous pouvons certe la percevoir comme extérieure à nous, tout comme les trois autres éléments, en touchant un corps chaud ou tiède. Mais cependant nous le ressentons aussi dans notre corps.

La chaleur, ou feu, a donc deux aspects, l’extérieur qui se révèle à nous quand nous le percevons au dehors et l’intérieur quand nous ressentons nos états de chaleur internes. Ainsi pouvons-nous dire si nous avons chaud ou froid. Mais nous n’avons pas conscience de ce qui est solide en nous, ou liquide ou encore gazeux. Ainsi, nous ne commençons à prendre conscience de nous-même que par l’élément feu ! Cette particularité observée par les traditions les plus anciennes a toujours associé la présence de la chaleur interne aux matières qui commencent à devenir psychiques. Telle est la raison de l’association du feu à l’intelligence et à l’esprit !

Pour le mouvement spirituel digne de ce nom, le feu a toujours constitué une sorte de pont entre ce qui est extérieur et matériel et le psychisme qui ne peut être perçu qu’intérieurement. Si le feu a occupé ainsi une place centrale dans toute étude de la nature et donc l’alchimie, c’est parce qu’il est la porte par laquelle nous passons du dehors vers le dedans. Telle est la raison pour laquelle le sel ou feu liquide des alchimistes est appelé eau pontique.

On palpe un objet extérieur ; on reconnaît le feu qui vient du dehors comme les autres éléments ; quant à la chaleur on le ressent comme quelque chose qui nous est propre. On a franchi la porte ; on est entré dans le domaine de l’âme. Cela ouvre une autre porte vers le Graal et les hiérarchies spirituelles, j’y reviendrais…

voir LES QUATRE ELEMENTS de l’alchimie universelle.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 11:45

Je vous ai déjà informé de la parution de mon livre, au mois de juin-juillet, sur l’alchimie à Montpellier. Il paraîtra aux éditions Fortuna. Pour l’instant je n’ai pas le titre définitif. Cependant je puis vous faire découvrir, en primeur, la prémaquette du texte qui sera écrit au dos du livre (quatrième de couverture).

Évidemment cet ouvrage ne s’adresse pas uniquement aux montpelliérains mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’alchimie, à l’ésotérisme et au symbolisme.

Vous le trouverez donc en librairie ou chez l’éditeur. Si vous êtes de L’Hérault,ou en vacance dans la région, vous pourrez faire une balade alchimique avec votre serviteur comme guide qui seras susceptible de vous fournir l’ouvrage.

Sachez également que vous pouvez l’acheter dès maintenant et avant sa parution, par souscription pour un prix préférentiel.

 

*    *    *

 

C

haque ville a son secret. Chaque ville est bâtie sur le mystère de sa fondation. Une donation, ou une fausse donation comme les moines en fabriquaient par centaines, dit que c’est en 985 que Montpellier aurait été créée par un don du comte de Melgueil à un sieur Guilhem qui n’a ni ancêtre, ni conjoint, ni titre, et jusqu’alors inconnu, d’un lieu ou demeurait un certain Amalbert. C’est ainsi que ce Guilhem devint l’ancêtre de tous les seigneurs de Montpellier. Était-il apparenté à Guilhem comte d’Orange futur saint Guilhem ? Qui était Amalbert ce premier habitant ? Nul ne le sait. Après cet acte capital et cette origine obscure, les documents sont rares et toujours incertains quand fleurissaient les palimpsestes.

 

Devant l’incertitude des écrits, la ville ne saurait livrer son secret qu’en interrogeant son ciel, sa précieuse terre mercurielle, ses couleurs et ses vieilles pierres.

Faire parler les sculptures en faisant parler l’analogie des formes, des couleurs, l’analogie phonétique aussi pour dévoiler par exemple qu’un corps nu féminin est en réalité une cornue… tel est le chemin que propose ce livre.

 

Le minéral, tout comme le minerai de l’alchimiste dans son ballon de verre, peut devenir expressif, il peut dialoguer silencieusement avec l’esprit des choses et celui de l’univers, surtout lorsque des hommes inspirés par des valeurs transcendantes ont su équarrir le roc et le graver. Ces artistes hors du commun font battre le cœur de sa masse engourdie qui susurre son message à qui sait l’entendre. De cette matière brute s’élève alors un langage étincelant qui éclaire sourdement le fond des ages, où se profilent les ombres séculaires des mythologies et les silhouettes courbées des vieux maîtres médecins et alchimistes. Ainsi défilent en clair obscur auréolé de l’énigmes alchimique, Arnaud de Villeneuve, Rabelais, Nostradamus, Jacques Cœur, Pierre-Jean Fabre et bien d’autres encore…

 

Par son port de Latte, Montpellier, s’ouvrait sur la lumière des mystères d’orient vers lequel voguaient les vaisseaux marchands de l’alchimiste Jacques Coeur, retournant à leurs ports d’attache chargés d’or et d’objets précieux. Au-delà de ces apparences se véhiculaient les connaissances et en particulier celle de l’alchimie et de ses puissants remèdes qui enrichirent la faculté de médecine de la ville.

 

À mesure que s’agrandissait la métropole l’empreinte de ce savoir éternel et spirituel fut confié à la pierre, véritable livre sacré d’une histoire parallèle et chargée de mystères. Livre ouvert mais invisible aux yeux des Montpelliérains devenus inattentif par l’accoutumance et aussi une certaine méconnaissance liée à la mentalité de notre siècle. Que de merveilles échappent alors à nos regards ! Cet ouvrage vous guide, vous révèle et vous décrit l’esprit le plus intime de la ville, son expression dans la matière apparemment inanimée.

Partez à la découverte du message immortel de la vieille citée Languedocienne, message merveilleux qui dépasse la seule ville pour rayonner sur toute l’Europe comme le fit jadis Prague sous le règne de l’Empereur alchimiste Rodolphe II.

 

Léon Gineste est docteur en sciences humaines, maître es sciences et professeur de théologie gallicane ancienne à la The International University (Los Alto en Californie).

Il fut formé pendant dix ans en alchimie par l’un des plus prestigieux maître du XXe siècle.

Il habite depuis 42 ans la ville de Montpellier et en a parcouru, un appareil photo en main, les vieilles ruelles, visité les églises, écouté les légendes, et interrogé les anciens monuments, les façades des vieilles demeures avec leurs sculptures pour vous livrer ici le fruit de ses découvertes.  

 

 

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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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