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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 15:17
DOGME ET FRANCS MACONS

Mon vénérable Jules Boucher s’intitulant La symbolique maçonnique fête les 68 ans de sa 3eme édition. Il occupe une place importante dans ma bibliothèque malgré son état de dégradation avancé. Je le compare à un « mendigot » ayant accumulé secrètement un immense magot. Car il est riche ce livre autant pour faire découvrir la symbolique maçonnique que pour mettre en évidence la mentalité des Francs Maçons. Sa qualité est d’avoir tenté de « ratisser large » et donc de donner une image générale des différents aspects de la fraternité. Certes il a vieilli mais les concepts de base sont immortels.

J’y suis attaché, à ce bon vieux bouquin, comme un bébé à son « doudou » car il m’a ouvert les yeux sur nos sociétés se disant initiatiques. J’ai trouvé ce livre à Montpellier durant les années 70. C’était dans la rue de l’Université ou un bouquiniste, liquidant son stock pour fermer boutique, l’avait rangé sous un escalier parmi les invendus et pour lui invendables. Je l’ai acheté pour une bouchée de pain au boutiquier désargenté désireux de s’en débarrasser au plus vite avec ses dettes et toutes les casseroles qui vont avec.

Il est donc, pour moi, une mine inépuisable de découvertes qui ne sont pas toujours à la gloire de l’honorable fraternité. Il est vrai que j’ai l’esprit taquin à la griffe facile. Mais cela n’est pas en contradiction avec mon admiration pour la Franc Maçonnerie que je ne confonds pas avec les Francs Maçons.

J’ai la particularité, comme mon vieux « Boucher » et l’alchimie me l’on fait découvrir, d’admirer la Francs Maçonnerie et beaucoup moins les Francs Maçons… On ne peut pas aimer tout le monde !

De ce fait j’ai pris l’habitude d’aborder les sujets de mes articles à rebrousse poil pour faire bondir la bête.

Nous avons donc au menu LE DOGME !

J’entends encore l’un de mes ami du Grand Orient laisser dégringoler de son gosier de baryton le célèbre : « Je suis antidogmatique !»… violent comme le roulement des pierres lancées d’un castel pour écraser l’armée qui l’assiège.

Violence dans l’opposition… Un dogme qui ne dit pas son nom !

D’abord soyons clair : je ne cherche pas à défendre le dogme car je suis antidogmatique aussi sans pour cela le clamer ou l’ériger en loi. Si je le suis c’est pour l’évidente raison qu’il est un véritable obstacle à cette liberté nécessaire pour accéder à la spiritualité.

L’antidogmatisme n’a pas à être combattu mais à être vécu. C’est la raison pour laquelle on trouve des antidogmatiques parmi les dogmatiques. Les antidogmatiques les plus célèbres sont les grands saints de l’Eglise dont la mystique ne s’accommode pas avec le cléricalisme. Aucun mystique ne tolère le cléricalisme mais joue avec comme devraient le faire tout antidogmatique… avec les dogmes.

Etre antidogmatique systématique est une fermeture spirituelle. Je ne dis pas d’accepter les dogmes mais de les accueillir pour ce qu’ils sont c’est-à-dire des lois pour ceux qui en ont besoin. Si nous n’en avons pas besoin pourquoi les combattre venimeusement. On s’en passe, un point c’est tout !

Jules Boucher a su parler juste lorsqu’à la page 45 il écrit :

« La Maçonnerie n’impose aucun dogme religieux ou philosophique. En cela elle se montre conséquente avec les plus antiques initiations. Peu lui importe les religions et les philosophies, puisqu’elle se situe au-delà et en dehors d’elles. »

Cela veut dire qu’il peut y avoir dans la Maçonnerie des croyants à certains dogmes. Etre violemment antidogmatique ou l’imposer aux autres s’apparente à l’anathème et à l’excommunication.

Il est vrai que dans l’absolu la progression spirituelle ne peut être dictée ou canalisée. Elle se fait dans le silence et la neutralité.

Tien donc ! Ce sont là des fondements de tout œcuménisme et des bases non politique de la laïcité.

Avec toute mon amitié.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:04
A L'EAU !

La vie est inséparable de l’eau. Et l’eau est un milieu récepteur autant des traces électromagnétiques dont la mémoire est étonnante.

Le documentaire sur les travaux de Luc Montagnier (prix Nobel de médecine) en relation avec la mémoire de l'eau sera diffusé sur :


France 5 le samedi 5 juillet à 19h et rediffusé le lundi 7 juillet à 14h30 ,

Avec Luc Montagnier qui relate se dernières découvertes, et Marc Henry.


Ce reportage de 45 mn va bouleverser les conceptions que l'on a de la biologie et de la médecine. Il y est démontré que l'on peut non seulement coder un ADN tout entier sur de l'eau liquide, mais aussi lire la trace électromagnétique mémorisée sur cette même eau liquide pour reproduire fidèlement l'ADN utilisé lors de la dilution...

Selon Luc Montagnier, il serait même possible d'identifier des bactéries encore inconnues de la science et responsables de maladies graves par la
simple trace électromagnétique qu'elles laissent dans le sang. Ce n'est pas de la science-fiction mais bel et bien une réalité-

Le réalisateur Christian Manil, souhaite qu'une publicité maximale soit faite au sujet de ce reportage.

La société de production (Doc en Stock) et Luc Montagnier préparent une opération de communication autour de cet événement.


Il est important que cette émission soit suivie par ceux qui souhaitent que nos mentalités changent car en France nous avons le pompon des rationalistes bouchées faisant obstacle à toutes avancées dans le domaine scientifique. Nous somme dans un pays ou Einstein aurait été mis au placard et l’alchimiste Newton condamné pour sorcellerie. Chez nous les chercheurs qui ne font pas « comme tout le monde » sont méprisée, réduits au silence par les académies et doivent s’expatrier. C’est le cas de Luc Montagnier. Soutenons-le en regardants ce véritable tournant de l’histoire de la biologie qui pourrait changer l’esprit de nos scientifiques face à cet invisible qui opère sur l’eau que des médecins du XIXe siècle tel Gérard Encausse avaient déjà observé. Et puis… Les alchimistes devraient être contents quand s’ouvre enfin l’une des portes du royaume !

Soyez nombreux/ses à venir dire merci à Luc Montagnier.

Avec toute on amitié.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:58
BALANÇOIRE ENTRE FRANC MAC’ ET BIGOTS…

Je dis souvent que la Franc Maçonnerie est un centre initiatique « qui pourrait » être extraordinaire si les franc Maçons n’étaient pas ce qu’ils sont.

Je signale d’emblé que je ne suis ni le juge suprême ni le nombril du monde. Je ne fais que constater selon ce que j’ai ressenti, compris ou cru comprendre, comme je le souligne si souvent. Disons tout de même que je ne suis ni un émule de Léo Taxil (cet anti maçon d’opérette qui séduisit la pape au XIXe siècle) ni un « bouffe curé ». Cette dernière catégorie d’anticléricaux pullule bien souvent dans les centres initiatiques, signe indubitable qu’ils ont du chemin à faire. Il en est de même pour les antimaçonniques enragés dont l’orgueilleuse Eglise fait partie.

Trainer de pareilles casseroles ôte toute espérance d’évolution. Une rétrospective correctrice ne se réalisera jamais car les concepts biaisés sont tellement ancrés qu’ils rendent impossible tout retour en arrière malgré les meilleures volontés. La parole sacrée du maitre enguirlandé (de clinquants bijoux évidemment !) et la facilité béate du confessionnal se retrouve partout car la routine en a bien huilé les gongs… Nous retrouvons le même cas de figure dans l’Eglise catholique romaine et apostolique dont le pontife souverain règne sur le Vatican et une multitude d’âmes crédules laissée sciemment dans l’ignorance du sens réel des fondements de leur religion.

Ce peuple ingénu et de bonne foi, fervent du catéchisme des homélies et des encycliques, est donc abusée autant par les Eglises que par les centres initiatiques. Et cela d’une manière telle que j’en ai des frissons dans le dos.

Ecoutez les curés orateurs, ils sont le reflet des maçons discoureur. Tout deux enseignent la vérité et ne peuvent que se « bouffer le nez ».

L’Eglise mystique, l’Eglise institutionnelle ne sait plus ce qu’elle est, tout comme la maçonnerie a oublié les fondements de la spiritualité. Ces deux institutions ont le même ennemi commun que je résumerais en un seul mot : LES MOTS.

Ce que l’on nomme « baratin » est un ennemie terrible car sa dimension spéculative associé à la langue de bois en fait l’outil de conquête du pouvoir des plus nuls mais intelligents, futée et brillant orateurs et rhétoriciens, qui tiennent de ce fait le haut du pavé et distillent des discours harmonieusement pernicieux pour « éduquer » leurs fidèles. Ainsi s’élaborent des lignées spéculatives fausses que certains psychologues baptisent fort justement « filiation menteuse ».

Je ne vais pas m’attarder sur des détails, aussi irais-je directement à ce qui me parait essentiel. Quoique ce qui précède mérite attention…

Autant dans la maçonnerie que dans l’Eglise n’existe de formation structurée et efficace à la spiritualité et à la mystique autrement que par des mots. On parle abondement avec des phrases profondes (ce qui est bien) mais rien n’est fait pour apprendre à appliquer INDIVIDUELLEMENT dans la vie courante ce genre de conseils. C’était pourtant le programme des anciennes « écoles de mystère », que ce soit celles d’Egypte ou de Delphes et Eleusis ou encore de Samothrace ! Et plus tard les Templiers firent de même sous l’impulsion de ce grand saint qui fut Bernard de Clairvaux.

Comme si, à cet interface avec l’absolu, l‘homme était capable de trouver son chemin seul. Les solipsistes marquent le triomphe de leur petit « moi ». Quel orgueil cet individualisme forcené au nom de la liberté… que même la psychanalyse ne partage pas !

Que nous le voulions ou non, nous avons besoin d’être suivi non pas par un maître ou un gourou mais par un formateur, un ami, un guide qui nous aide pour nous laisser ensuite voler de nos propres ailes pour aller ou bon nous semble.

Réfléchissons un instant à ce qui faisait dire à Newton : « Je suis sur de épaules de géants »…

La mystique comme la spiritualité repose essentiellement sur la non-pensée, non pensée difficile à apprendre, à moins de considérer que quelque secondes de silence intérieur, ou une petite ronflette, suffisent pour se croire au septième ciel. Et, grand dieu ces gens là pullulent et sont entretenus dans leurs croyances par leur miroir aux alouettes cérébral ou des gourous cousin de l’oncle pik-sous !

Autant chez les francs maçons que chez les catholiques, c’est l’ignorance totale et entretenue du sens réel de la mystique dont le seul nom contient le terme « muet ». Cette dimensions nécessaire du silence intérieur dans lequel ils pataugent, et racontent des balivernes (dont la meilleure est la phrase qui émaille les vieux missels : « mettez-vous en présence de Dieu ». Si vous savez comment faire je suis preneur !) Eh bien les neurosciences le leur conseillent. Elles mettent en évidence que le « cerveau mystique » qui est muet, est localisé « grosso modo » dans l’encéphale cérébral droit.

Combien parlent du cerveau droit sans savoir ce qu’il est, c’est devenu un gargarisme comme le mot alchimie que les « branchés », de l’arrière boutique des universités, recrachent doctoralement de leur cervelle spongieuse.

Oui, le cerveau mystique existe bien chez l’homme. Il est pourvu d’une puissance extraordinaire. Hélas il a un défaut impardonnable : il permet d’accéder à la liberté. Et cela aucune société de l’accepte car elle distille sa propre vérité, son propre sens de la liberté qui est une cage bien aménagée.

Mais on n’écoute pas la science car en ce domaine de la spiritualité on n’a de leçons à ne recevoir de personne.

Les théologiens l’ignorent et les scientifiques ne l’aiment pas. Les un parce que l’intuition permet de saisit le monde de l’absolu les autre parce que ce cerveau n’est par raisonnable dans le sens terre à terre du terme. Vous vous imaginez son pouvoir de sauter directement aux conclusions sans passer par un raisonnement logique ? Cela rendait furieux et désespérait le grand Gaston Bachelard devant ce prodige d’intuition qu’est la « Table de classification des éléments » qui ne repose sur aucune logique mais qui structurent notre monde matériel… à méditer dirait Zarathoustra !

Alors je ne me fais pas d’illusion, cet article est un coup de bâton dans l’eau qui s’attirera des critiques aigris de la part des malheureux détenteurs de la vérité qui ne veulent pas être secoués dans leur quiétude béate.

Le bandeau sur les yeux c’est cela et c’est une utopie de croire qu’il soit tombé. C’est une phase du rituel Maçonnique qui est pourtant claire. Mais bon comme je ne suis pas Franc Maçon, je ne suis pas « passé sous le bandeau » et de ce fait je ne vais pas interférer avec les définitions officialisées par l’aréopage pontifiant au couvre chef ouvragé.

Je lis avec beaucoup d’intérêt les romans écrits par des francs maçons car ils traduisent le milieu sociétal dans lequel ils baignent.

Je me suis intéressé à l’œuvre d’Eric Giacometti & Jaques Ravenne (maître maçon). L’ouvrage qui m’est tombé sous la main, si je puis dire, est le septième Templier. (Edition Fleuve noir. Pocket, Univers Poche. N°15166. 2011).

Si j’étais gêné par la structure du récit, écrit à deux mains, filant dans trois directions différentes (trop découpé à mon goût dans les balancements temporel, assez abrupte parfois, de 1307 à nos jours, ou l’on sent que chacun des auteurs s’est attribué un côté du balancier) cela ne concerne évidement que mon ressentir. Je me sentais mal à l’aise par l’inévitable manque de fluidité lié à des ruptures temporelle parfois agaçantes. Mais laissons cela puisque l‘essentiel n’est pas là.

Dès la page 12 j’ai été surpris par le passage suivant ou un Templier exprime son attachement à la théologie intellectuelle de Thomas d’Aquin:

« - Ne vous moquez pas. Seigneur ! Ici les pierres ont des oreilles et les arbres des yeux. Ils rapportent tout au Malin.

Malgré le froid qui figeait son visage, Foulque faillit éclater de rire. Depuis qu’il était entré au service de l’ordre du Temple, il avait entendu des milliers de fois de telles histoires ou la superstition l’emportait toujours sur la raison. Lui qui avait suivi à Paris les cours fameux de Thomas d’Aquin dont l’Eglise, disait-on, allait faire un saint. A cette époque, il n’était qu’un adolescent, mais il avait appris que l’exercice de l’intelligence se devait d’être la mesure de toutes choses, visible et invisible… »

La dernière phrase est des plus significatives. Elle traduit l’incompréhension de la mystique templière et aussi de celle qui fut à l’origine de la franc Maçonnerie.

Non, en mystique et en toute spiritualité digne de ce nom l’exercice de l’intelligence ne tient pas le haut du pavé. Elle est (peut-être, et c’est vraiment incertain.) la mesure des choses visibles mais pas du tout de celles des choses invisibles.

C’est sur le viol de cette évidence que reposent les « filiations menteuse » affirmatives de leurs concepts ou le psychisme spéculateur est roi. Elles cherchent à glorifier l’intelligence qui mesure tout mais qui a aliéné le sens de la liberté. Les « intelligents » par leurs discours tendancieux et brillamment démonstratifs entretiennent les mirages de la relativité du monde afin de nous en rendre dupe. Les tribuns politiques vont dans le même sens. Les seuls épargnés sont les artistes même si un certain art, dit moderne, est parfois le reflet délétère des discoureurs.

Ainsi sont dupe, depuis des siècles, les femmes et les hommes qui bâtissent notre société et plus particulièrement les fidèles chrétiens et les « loges bleue » des Francs Mac’.

De cela les Templier n’étaient pas dupe. Leur fondateur Bernard de Clairvaux leur avait tracé le chemin de la théologie mystique en s’insurgeant, tout comme François d’Assise, contre les spéculateurs ceux qui inféodaient la mystique à un catéchisme, à la réflexion intellectuelle. Si la théologie se présente actuellement comme un discours sur Dieu pour Bernard elle était un non-discours sur Dieu.

Ce grand saint a lutté toute sa vie pour préserver ce non discours et l’a inculqué à ses fils spirituels que furent les Templiers.

Sa lutte contre Pierre Abélard en est la preuve. Ce théologien intellectualisa la théologie, ce qui rendit furieux Bernard qui le fit condamner, avec l’appui de Guillaume de St Thierry, par deux conciles. Rien n’y fit, le poison fit son effet, et l’intellectualisme gagna la partie et finit par gangrener l’Eglise sauf les Templiers.

C’est pourquoi il a toujours existé une Eglise Templière. C’est pourquoi la Grand Maitre était secondé par un grand maitre occulte qui présidait à la formation des êtres sur la plan mystique afin de les amener à quitter la relativité de notre monde pour devenir des « éveillés », des « Libérés » des « tchen gen », pour les orientaux, ou hommes véritables. Ce n’est qu’à partir de cet état qu’un certain Roncelain de Foss les formaient à l’utilisation de la « tête parlante » ou Baphomet » aux voyages astraux et différentes technique pour découvrir l’univers, dont l’alchimie occupait une place centrale par son échange avec la vie universelle.

Que dire de plus à ceux qui résonnent alors qu’il faut crever le tambour ?

Quelle vérité en cette sentence : « Il y en a qui savent tout mais ne comprennent rien »

Avec toute mon amitié.

Je dois avouer que parfois mes écrits ont dépassés ma pensée, c'est l'inconvénient de ne pas être relu par une tierce personne. Que les francs Maçon soit assurés que j'admire toujours autant la Maçonnerie même se je m’amuse follement de parfois griffer leur manière de procéder.

Cet article est édité en plus gros caractères sur le blog: 3e87.eklablog.com

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:47
LA TÊTE PARLANTE DES TEMPLIERS

L'article avec photos se trouve sur le blog 3e87.eklablog.com

Dans mon dernier article je signale l’existence d’une tête « parlante », ayant appartenue à un esclave noir antillais. Elle était similaire à celle des Templiers que d’aucun identifient avec le mystérieux baphomet dont l’alchimiste Fulcanelli traite la dimension symbolique en ses Demeures Philosophales.

Je rapporte, à ce propos, qu’un ecclésiastique : le dominicain Jean-Baptiste Labat, ou père Labat, aurait rapporté, dans son ouvrage monumental Nouveau voyage aux isles de l’Amérique[1] , qu’une tête s’exprimait avec précision sur l’avenir et aussi des phénomènes se déroulant à des milliers de kilomètres à la ronde.

Ce curieux fait se réalisait sous l’injonction d’un esclave noir condamné pour commerce avec le démon (il fallait s’y attendre !) et ne sachant ni lire ni écrire. Les résultats furent inouïs de précisions… de quoi « énerver » nos parapsychologues aveuglés par la méthode scientifique ou qui pataugent dans le rêve.

Tous ceux qui analysent le « paranormal » (qui est en réalité normal) le font en bon matérialistes néo cartésiens en s’imaginant que ces phénomènes vont livrer leur secret sous les fourches caudines de la méthode scientifique.

Le concept scientifique est tellement associé à la crédibilité que tout le monde en use et en abuse comme la publicité ou le « scientifiquement prouvé » est devenu vendeur. Tous les « chercheurs » sont plus ou moins matérialistes même s’ils se réclament d’une quelconque spiritualité, bien souvent mal comprise d’ailleurs. Ils étudient les faits, jusqu’aux racines de la physique quantique dont ils ignorent ce qu’elle est. Le mot séduit. Alors cette physique déferle sur la mode et couronne les snobs.

Comment dire un mot à ceux qui s’écoutent parler ? Le cercle de l’univers se réduit à leurs ronds de jambes. Comment leur dire que les choses sont simples sans qu’ils montrent leurs groins rigolards ?

Et oui, la démarche initiatique fondamentale est antiscientifique dans le sens ou l’entendent les néo cartésiens[2]. Elle procède trop à rebrousse poil de nos habitudes de penser pour être crédibilisée par nos barbes académiques.

Ne pas négliger la simplicité en général. Ne pas négliger surtout la simplicité des lois universelles abordées par le versant intuitif et spontané de la pensée holoscopique. Cette pensée capable de trouver une totalité dans un fragment de partie. Tant que l’apprentissage de la non-pensée ne sera pas à l’ordre du jour, la pieuvre de l’ego nous retiendra dans notre petit monde sous-marin…

Moi, je suis humble. Moi, je suis bon. Moi, je suis charitable, regardez mon œil, il est plein d’amour ! Moi, je suis spirituel…

Que de mirages issus de la poche d’encre de la pieuvre moi-moi-moi ! Faut bien rigoler parfois de la misère humaine surtout quand celui qui écrit ces méchantes balivernes n’est pas au-dessous du panier. « Rire est le propre de l’homme » nous dit François Rabelais car ce grand homme n’ignorais pas que le rire rend propre… Je vais vous confier un secret : il ne peut pas exister de mystique triste !

Certains on lu mon précédent article ou saint Vincent Depaul dit avoir vu et entendu une tête parler et était capable de le reproduire. Je n’insiste pas beaucoup sur la similarité des procédés entre les tenants des connaissances africaines et celle transmises à Vincent. Ces lectrices et lecteurs m’ont demandé d’approfondir le sujet, de donner des références si possibles. En fait je vais disserter pour me faire plaisir car il y a trop longtemps que j’ai pu écrire un article en toute tranquillité… Inutile d’insister sur le fait que ces deux têtes tirent leur origine du continent africain. Je ne reviendris pas sur la bibliothèque d’Alexandrie et leur succursales que furent les maisons de la sagesse des ismaéliens ou musulmans, juifs et chrétiens étudiaient ensemble…

Je rappelle le passage de la lettre que Vincent écrivait à son protecteur M. Comet :

« j'appris pendant mon esclavage de ce vieillard turc à qui je vous ai écrit que je fus vendu, du nombre desquelles curiosités est le commencement, non la totale perfection du miroir d'Archimède ; un ressort artificiel pour faire partir une tête de mort, de laquelle ce misérable se servait pour séduire le peuple, leur disant que son dieu Mahomet lui faisait entendre ses volontés par cette tête et mille autres belles choses géométriques, que j'appris de lui../.. »

Certes je ne suis pas sorbonnard dans l’âme mais je vais tenter de donner une image plus précise du sujet car si les têtes bavardes se rencontrent aisément, notamment dans le milieu de l’ésotérisme pontifiant et « pompier », les têtes parlantes sont beaucoup plus rares, surtout quand elles sont séparées de leur corps ! Peut-être faudra-t-il un jour accrédité la légende d’or de Jacques de Voragine ou le pieu auteur décrit certains saints qui se baladent, impromptu, la tête sous le bras ?

Ma concierge affirme, à bon escient, que la canonisation fait parfois des dégâts. De mauvaises langues disent que, même non canonisée cette dame a perdu la tête. Je ne partage pas leur point de vue car je sais mon amie, au franc parler, d’une intelligence brillante sous le torchon. Souffrez donc que je ne puisse commenter ces propos boulevardiers si expressifs qui ne manquent pas de lucidité pastorale.

Trêve de badinages. Parfois j’abuse de cet espace de liberté qu’est mon blog. Je me donne une claque, et revenons à nos moutons.

Qui était donc ce Père Labat, ce dominicain, ce chien de Dieu, comme on appelait ces hommes en blanc qui firent griller les Cathares du midi de la France pour soignaient l’âme, en faisant hurler de douleur le corps torturé ? Chiens féroces, la truffe à l’air, flairant toutes les hérésies, même de pacotille, susceptible d’alimenter un bûcher salvateur.

Le barbecue humain était leur spécialité. Et ma concierge à l’esprit pratique me souffla un jour à l’oreille qu’ils auraient du s’associer avec des anthropophages.

Le Père Labat, était à lui seul un monument. Monument d’érudition, d’esprit pratique et inventif et phare intellectuel au sens de l’organisation hors pair. Un être brillant donc qui fut professeur de philosophie et chose beaucoup plus rare à son époque : professeur de mathématique donc, la logique et lui faisaient bon ménage et ne se perdait point dans des approximations qui furent à l’origine du déclin et de la mort de bien des entreprises.

Notre blanc curé débarqua aux Antilles en 1694 ou il va témoigner d'une prodigieuse activité. Partout où il passait il réformait, construisait, perfectionnait. Journellement il prenait de multiples notes. A partir de celle-ci il tracera une vision des Antilles capitale pour son siècle. Ses témoignages sur la flibuste restent une source essentielle d’une grande importance pour les historiens. Sans son témoignage les pirates et flibustier des Caraïbes nous seraient bien moins connus et les enfants n’aurais jamais pu rêver, avec Tintin, sur le trésor de ce polisson mal intentionné aux prises avec le capitaine Haddock : Rackham le rouge.

L’histoire de notre blanc inquisiteur est un merveilleux roman qui fait passer du calme conventuel, des moines carillonneurs, au péril des curés artilleurs. Labat embarque sur les voiliers de la flibuster pour rencontrer les canailles, pour échanger courageusement car ces lascars n’ont que faire d’un inquisiteur. Et oui, Labat fréquente les forbans qui écument la mer des Caraïbes, ceux qui dressent les cartes aux trésors qui tissent nos rêves d’enfant.

Et oui, Labat est un turbulent qui seras chef canonnier en Guadeloupe, qu’il aura fortifiée (la tour dite « Labat » en est un souvenir), et va déguster l’occasion de flanquer une fessée aux Anglais. C’est donc un être haut en couleur, franc buveur[3], mélange d’œnologue, d’ethnologue, d’explorateur, de Vauban, de professeur Tryphon Tounesol et de capitaine Haddock. Il est sabre au clair sur tous les fronts à toutes les occasions !

Il débarqua tout au nord de la Martinique au village de Macumba ou encore actuellement les habitants parlent de lui avec respect et reconnaissance. En ce lieu, non loin de l’église, est une plaque commémorative de son passage où à sa seule lecture on devine l’ouragan qui habitait cet homme.

Eglise minuscule, trapue, basse sur pate pour résister aux éléments et pourtant pleine de poésie et surtout de surprise.

L’imposante charpente traduit un véritable langage à la manière des colombages de nos vieilles maisons. Certes, tout cela est récent car les cyclones savent montrer l’impermanence de notre réalité. Mais les Martiniquais sont profondément attaché à leur tradition et ne sauraient trahir ce qui leur fut transmis. Les reconstructions cherchent le plus souvent à restituer ce qui fut détruit par la colère des dieux.

A la croisée de la nef et du transept est la croix de saint André.

X des croisements, rayons lumineux, creuset…

La grande surpris dans cette église est le baptistère grossièrement sculpté dans un bloc de pierre ne pouvant être arraché par les fureurs célestes et à peine bousculé par les tremblements de terre.

Le lourd baptistère et son couvercle de bois qui une fois soulevé réserve à l’hermétiste une surprise.

Baptistère du père Labat reproduisant le symbole du « sel » alchimique pour exprimer le sel baptismal.

Notre prêtre était donc de son époque fortement influencé par le Songe de Poliphile, ouvrage du moine vénitien Francesco Colonna transpirant l’alchimie à chaque page ou les espaces sont confondus et se révèlent. Un rêve, une réalité, un rêve dans le rêve traduisent des dimensions qui coexistent et communiquent. Les têtes parlantes en expriment une réalité…

Mais dans cette église le baptistère à lui seul montre que le père Labat avait une connaissance précise de l’art sacerdotal ou alchimie. Aussi se fit-il un plaisir de rapporter des anecdotes en rapport avec le fameux baphomet des Templiers dont il ne pouvait ignorer l’existence.

Hélas, la justice de cette époque, comme actuellement à un autre niveau, méprisait la vie[4] en complète opposition avec cette science du vivant qu’est l’alchimie. Mais l’anecdote, que vous attendez, ne saurait pour cela être passée sous silence. La voici donc rapportée par le père Labat :

« Un négre, convaincu d’être sorcier et de faire parler une petite figure de terre, fut condamné par la justice, nous dit le père Labat, à être brûlé vif. M. Vandel (directeur de la compagnie du Danemark) s’étant trouvé sur son chemin lorsqu’on le menait au supplice lui dit : « Eh bien, tu ne feras plus parler la petite figure, elle est rompue. » Le nègre lui répondit : « Si vous voulez, monsieur, je ferais parler la canne que vous avez à la main. » Cette proposition étonna tout le monde. M. Vandel pria le juge qui était présent de sursoir pour un moment à l’exécution, pour voir si le nègre viendrait à bout de ce qu’il promettait, et, cela ayant été accordé, il donna sa canne au nègre, qui l’ayant plantée en terre et fait quelque cérémonies autour, demanda à M. Vandel ce qu’il voulait savoir »[5].

Au passage suivant, de cette histoire, le haut commerçant, qui attendait une importante cargaison du Danemark, énumère ses demandes : Le vaisseau était-il parti ? Qui avait embarque ? Quand arrivera-t-il ? Que lui était-il arrivé en cours de route…

Après avoir réfléchi et s’être livré à nouveau à ses « cérémonies », le Noir, poursuit Labat, dit à monsieur Vandel « d’approcher de sa canne » et qu’il entendrait la réponse à ce qu’il voulait savoir. En effet, M. Vandel s’étant approché entendit une petite voix claire et distincte qui lui dit :

« Le vaisseau que tu attends est part d’Elseneur un tel jour, c’est un tel qui le commande, il a tels passagers avec lui, tu seras content de sa cargaison, il a souffert un coup de vent en passant le tropique qui lui a rompu son petit hunier et emporté sa voile d’artimon. Il mouillera ici avant trois jours. »

Le noir ne laissa pas d’être mené au supplice et exécuté, et trois jours après, le vaisseau étant arrivé, « on vérifia à la lettre toute la prédiction ».

Ainsi donc justice était faite. Mais quelle justice ?

S’agissait-il d’une voix démoniaque ou de l’au-delà ?[6] Certainement pas car l’homme véritable, celui que les orientaux appellent « tchen jen » est capable d’entendre les évènements et d’être à l’écoute du monde comme Pythagore écoutait la musique des sphères.

Seul les SIMPLES peuvent y accéder…

Alors quand certains, haut gradés de sociétés d’ésotérisme se disent « initiés »[7] et parlent de spiritualité, j’ai envi de pleurer sur la misère des hommes et sur ce sorcier sacrifié par la bêtise humaine, comme le furent les Templiers.

Moralité de papa gâteau: soyez simples et vous ne perdrez ni la tête… ni le cœur.

Avec toute mon amitié.

[1] Cet ouvrage est le récit, en six volumes, de son séjour aux Antilles, entre 1694 et 1707. Réédité en 1931, 1993, 2005 et 2006.

[2] Bien évidemment il existe des scientifiques qui savent ce que la science veut dir et s’engage sur des sentiers parallèles et fructueux comme ce fut le cas pour Isaac Newton ou Eugène Chevreul.

[3] Le rhum du père Labat, distillé aux iles Maries Galantes, est célèbre pour ses 59° d’alcool.

[4] Il est vrai qu’on ne demande pas à la justice de respecter ni la vie ni les hommes, mais d’appliquer les lois avec toute la rigueur. Donc il ne s’agit pas de justice, car la justice qui n’est pas de ce monde. Notre justice relative demande donc une autre apellation.

[5] Ce passage peut se compulser à la page 123 de l’édition 1931.

[6] Il y a de fortes chances pour que la quasi-totalité de cette cérémonie, devant la canne, n’ai servie à rien si ce n’est à noyer le geste ou la parole essentielle dans des incantations ou palabres inutiles. Nous retrouvons cette attitude chez les alchimistes et les thaumaturges. Secret et dissimulation de la simplicité vont souvent de pair. La complexité occupe les intelligents… qui savent tout et ne comprennent rien.

[7] Sachant combien le terme « initié » fleure la prétention, certaines sociétés ésotériques emploient le terme « initiable». Terme neutre qui n’a aucun sens précis. Jeu de mot et insignifiance qui permet de passer entre la tapisserie et le mur sur lequel elle est collée. C’est le comble de la maigreur disions-nous dans nos blagues enfantines.

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 10:02

PROPOS SUR SAINT VINCENT LE SULFUREUX

Selon ses lettres, envoyées à son bienfaiteur de Comet, Saint Vincent Depaul (son véritable patronyme) aurait été fait prisonnier, en 1605 par des Barbaresques.

Il se rendait de Marseille à Narbonne.

Il aurait été vendu comme esclave à un pécheur, comme il était malade en mer…

Il fut vendu à un alchimiste, d’une grande bonté et charité, pour entretenir 12 fourneaux et qui lui parlait d’alchimie à loisir. Ce vieillard fabriquait de l’argent et de l’or pour les pauvres.

Cet échange dura 11 mois, ce qui permit à Vincent de comprendre l’alchimie et la composition de tous les remèdes que fabriquait le vieux sage qui s’adonnait aussi à la spagirie ou fabrication de remèdes guérissant des maladies réputées incurables comme la gravelle ou calculs rénaux.

Son dernier maître sera un renégat, un prêtre catholique converti à l’Islam, originaire de Nice, « vivant à la musulmane » qu'il aurait convaincu de se repentir et se sauver avec lui.

Après deux années d'esclavage, il se serait évadé de Tunis avec ce dernier maître et ses trois femmes. Il les emmena à Rome pour qu'ils se fassent pardonner par le pape.

Quoi qu’il en soit à son retour il devient prêtre de paroisse et précepteur dans la famille de Gondi, l’amiral des galères.

Quand on fit part à Vincent de la trouvaille des lettres qu’il avait écrites à M. de Comet à propos de sa captivité, il entra dans une colère folle et s’écria :

"Par les entrailles du Christ ! et par toutes les grâces qu'il a plu à Dieu de vous accorder, je vous conjure de m'envoyer cette MISÉRABLE lettre qui fait mention de la Turquie".

Mais que contenait donc cette fameuse lettre envoyée d'Avignon le 24 juillet 1607 pour avoir tant embarrassé et troublé Vincent ?

Il explique à M. de Comet comment, en 1605, on le prévient d'un héritage qu’il doit percevoir en se rendant à Marseille.

L'affaire dûment réglée, un "gentilhomme du Languedoc" rencontré dans une auberge de Marseille le persuade de rentrer à Narbonne par voie de mer[1].

A cette occasion il est fait prisonnier par des « barbaresques » qui écumaient la mer à l’occasion de la foire de Beaucaire. Ils savaient qu’à ce moment là de nombreux marchands s’y rendaient de Marseille.

Il faut retenir que la foire de Beaucaire se tenait bien le 22 juillet, jour de la fête de sainte Marie Madeleine patron de l’Eglise de Rennes le Château dans le Razès non loin de Marceille. Coïncidences qui s’ajoutent à d’autres…

A son arrivée en juin 1607 près d'Aigues-Mortes il est reçu par le vice-légat en Avignon Pierre-François Montorio. Ce dernier part pour Rome en emmenant Vincent et le nouveau reconverti.

Voici ce qu’écrit Vincent à propos de Montario :

"Il me fait cet honneur de me fort aimer et caresser, pour quelques secrets d'alchimie que je lui ai appris, desquels il fait plus état, dit-il, que "si io li avesse datto un monte di oro" (si je lui avais donné une montagne d’or) parce qu'il y a travaillé tout le temps de sa vie et ne respire autre contentement"

Cette partie est toujours oubliée par les biographies catholiques du Saint qui diabolisent l’alchimie, et on comprend pourquoi !

Plusieurs points sont régulièrement ignorés ou délaissés par les catholiques. Leurs intellects conditionnés s'affolent à la mention d'alchimie ou autres procédés qu’ils jugent hétérodoxe. En fait cette attitude est en réalité une mauvaise foi reposant sur le désir de donner à la vie du saint une concordance totale avec les décrets autoproclamés de l’Eglise.

Saint-Vincent Depaul écrit en toutes lettres qu’il a vu pratiquer l'alchimie et constaté que cela marchait !

Pour quelles raisons mentirait-il ou parlerait-il d'un sujet soit disant mis à l'index ?

Il écrit : "et trouver l'argent être devenu or", ou encore que son vieux maître pouvait "fixer l'argent vif en fin argent qu'il vendait pour donner aux pauvres", c'est très clair et sans ambiguïtés ! Notre vieillard changeait l’argent vif ou mercure en argent et l’argent en or. Fortune inépuisable et charité en seront un modèle pour Vincent.

Non, l’alchimie n’est pas démoniaque comme le soulignent bon nombre d’évêques éclaires.

J’ai sous les yeux L’instruction sur le rituel de feu Mgr Louis-Albert JOLY DE CHOIN l’évêque de Toulon publié en 1780 avec privilège du roi qui, à cette époque, faisait office d’imprimatur. Cet ouvrage de trois tomes fut imprimé d’après les manuscrits de l’auteur par ordre de Mgr Alexandre de LASCARIS, évêque de Toulon et par ordre de Mgr Gabriel-François MOREAU évêque de Mâcon.

Nous avons donc trois évêques qui affirment l’orthodoxie de ce livre. Voici ce qu’on peut lire à la page 51 du tome trois :

« La magie est un art d’opérer des choses merveilleuses : et comme il y a trois manières de les opérer, il y aura aussi trois formes de magie : 1 – la naturelle, 2 – l’artificielle, 3 –la diabolique.

La magie naturelle est l’art d’opérer des choses merveilleuses par des causes naturelles et physiques, mis généralement inconnues, ce qui cause la surprise.

La magie artificielle n’est autre chose que l’art d’opérer des choses merveilleuse par le moyen de l’industrie, de la science, de l’adresse ; tels sont certains effets de la médecine, de la mécanique, de la perspective et de l’alchimie. Cette seconde forme de magie peut se réduire à la magie naturelle.

La magie diabolique, qui est la magie proprement dite, est l’art d’opérer des choses merveilleuses par le secours du démon… »

Le 28 février 1608, Vincent Depaul écrit à nouveau à M. de Comet mais de Rome cette fois.

Au cœur de cette deuxième lettre, de nouvelles révélations bien surprenantes se font jour lisons Vincent :

« j'appris pendant mon esclavage de ce vieillard turc à qui je vous ai écrit que je fus vendu, du nombre desquelles curiosités est le commencement, non la totale perfection du miroir d'Archimède ; un ressort artificiel pour faire partir une tête de mort, de laquelle ce misérable se servait pour séduire le peuple, leur disant que son dieu Mahomet lui faisait entendre ses volontés par cette tête et mille autres belles choses géométriques, que j'appris de lui../.. »

Les détails fournis dans cette deuxième lettre sont instructifs. Il évoque le célèbre miroir d'Archimède arme redoutable qui enflamma dit-on les navires romains lors du siège de Syracuse. Vincent Depaul admet n'en connaître qu'une partie… Pourtant le procédé est simple puisqu’il s’agit d’une concentration des rayons solaires. Notons en passant qu’il est pratiquement impossible de parvenir à enflammer un vaisseau à voile par ce procédé.

Il est question ici de diriger les rayons solaire sur un vaisseau non pas à voile mais de verre. Car à cette époque un matras de verre s’appelait un vaisseau d’où est venu le mot vaisselle. La vaisselle consistait donc à nettoyer les vaisseaux, ou contenant, de verre.

C’est pourquoi le truculent Rabelais appelle un pantalon : « vaisseau marchand »…

Les vaisseaux d’Archimèdes ne sont autre que les vaisseaux de l’art (abréviation d’ar-chimède) ou vaisseaux de l’alchimiste puisque l’alchimie est appelée art magna ou grand art.

D’où l’expression « homme de l’art » désignant un médecin. Les premiers médecins soignaient leur malade grâce à l’art qui n’est autre que l’alchimie et la spagirie qui en dérive.

Quand à la tête de mort parlante, on peut imaginer la ventriloquie mais Vincent précise qu’il s’agit d’un « ressort artificiel », une sorte de « capteur » ou résonateur qui génère une voix. Cette tête n'est pas sans rappeler celle des Templiers ou Baphomet que certains décrivaient comme une sorte d’oracle.

L’oracle de cette tête est extrêmement précis et surtout n’est pas unique. Le dominicain Jean-Baptiste Labat rapporte à la page 64 de son ouvrage Nouveau voyage aux isles de l’Amérique (Paris 1931) l’utilisation d’une tête similaire par les africains dont l’un était capable de prédire l’avenir avec une précision inouïe.

Tout cela montre la simplicité des processus « paranormaux » liés à l’Esprit universel dont il est possible de capter les messages à la manière d’un poste récepteur de radio. L’alchimiste ayant réussi n’ignore pas cela. Particularité que le Christ révèle quant il dit à ses apôtres : « L’Esprit-Saint vous enseignera ».

Ainsi pouvons nous comprendre pourquoi et comment les Templiers furent prévenus de leur arrestation et de bien d’autres choses encore.

Gageons que le rusé Vincent s'est bien gardé de détailler l'ensemble des connaissances apprises à la chaleur des fourneaux de son turc (ou de ses trucs) alchimiste. Il est fort probable qu'il s'est réservé pour ses œuvres caritatives qu’il avait vu à l‘œuvre chez son vieux turc humanitaire.

Doté d'une excellente mémoire, nous avons vu que Vincent fut en mesure de donner à M. de Comet un remède contre la gravelle. Il ne peut donc avoir oublié le processus permettant la transmutation métallique dont il aura besoin, face à un état ruiné, pour réaliser ses bonnes œuvres.

Quoiqu'il en soit depuis cet épisode tunisien la vie de Vincent va se transformer radicalement.

L'ancien petit berger basque (il gardait les cochons) va côtoyer les grands de son temps et multiplier les créations d'hospices et d'œuvres de charité.

Porteur d'une lettre du très riche pape Paul V (un Borghèse) qu'il remet à Henri IV, il devient l'aumônier de la Reine Margot. Puis sera un proche confident des plus grands noms du royaume.
On peut douter toutefois que Vincent Depaul se soit personnellement remis à la tâche d'une production alchimique. Il fit œuvrer d’autres alchimistes sous son « autorité » afin de l’aider dans sa tâche philanthropique… Donc il eut le rôle de responsable d’un groupe d’alchimistes dont Monseigneur Nicolas Pavillon, l’évêque d’Alet, devait faire partie.

Non loin de Marseille, dans les archives de mon formateur en alchimie, j’ai trouvé son nom (orthographié Depaul, son véritable patronyme) en qualité de responsable, de 1637 à 1647, des frères Aînés de la Rose-Croix.

[1] Ce gentilhomme ne serait-il pas le seigneur de la ville de Barbaira ? Ce « barbaresque » l’aurait-il invité chez lui qui habitait sur la route de Narbonne ? De cet endroit se serait-il rendu à Marceille, près de Limoux, et non à Marseille DANS LES Bouches du Rhone ? Et là, en ce lui leu isolé, Vincent n’aurai-il pas bénéficié, de la part de ce barbaresque, de l’enseignement alchimique ?

PROPOS SUR SAINT VINCENT LE SULFUREUX
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 07:16
Balade a Rennes le Château.
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 14:51
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 14:00
CONFERENCE EN DEMI-TEINTE DU 22 AVRIL

Bonjour à toutes et à tous,

Celle et ceux qui étaient présents à ma conférence du 22 avril furent, tout comme moi, profondément déçu car un incident technique m’a empêché de projeter les diapositives. De ce fait bien des choses furent passées sous silence car d’un seul coup j’ai été obligé de m’adapter et faire un exposé classique en funambule… sans « papiers » !

Merci à celles et ceux qui ont malgré tout apprécié et sont venu me voir pour me dire leur compréhension et leur satisfaction aussi. Je leur manifeste ici toute mon amitié.

Les choses étant ce qu’elles sont, cet incident m’a permis de connaître les plus motivés et d’établir un dialogue fructueux avec eux. Finalement c’est cela le plus important et aussi et surtout que l’association Solidarité Homéopathie ait pus bénéficier de quelque aide pour ses missions en Afrique.

Encore une foi, grand merci à celles et ceux qui furent présents.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:37
BADINAGES AVEC ARSENE LUPIN ET SHERLOCK HOLMES

BADINAGES AVEC ARSENE LUPIN ET SHERLOCK HOLMES

Arsène Lupin eut un « papa » : Maurice Leblanc qui s’intéressa, comme tout honnête lettré ayant vécu à la charnière du XIXe et du XXe siècle, à l’ésotérisme sous ses diverses formes allant de la magie cérémonielle aux troublants arcanes de l’alchimie. La langue des troubadours (le troba clus) fut brillement formulée par Grassé d’Orcet et utilisé avec brio par les « nègres » du célèbre Fulcanelli, dont les éditeurs, disciples de Mamoun, s’engraissent depuis un siècle sur les thèses, plus ou moins farfelues, du mystère de son identité. Comment ne pas rire de cette comédie humaine ?

En tout cas, Lupin ne s’en prive pas tout en cultivant un double langage pour indiquer une réalité qui bouleversa la vie de son « papa », comme elle bouleversa celle du jeune académicien Pierre Benoit quand il découvrit, dans le village de Bizanet (niché aux pieds des Corbières), la trame de son roman L’Atlantide. Un lieu unique, isolé du monde, ou survit le cœur d’une tradition multimillénaire. Un lieu ou le vieil homme ne peut que mourir pour accéder à une beauté et à un amour infini qui défie toute espérance… Sublime Antinéa héroïne magnifique de l’Atlantide, reflet de cette immortalité ou l’alpha, le A, et au début comme à le fin du nom lui-même d’Antinéa, signe de l’éternel recommencement. Ce lieu ou la fin rejoint le commencement n’est autre que celui ou réside l’ouroboros des alchimistes, ce serpent qui se mort la queue tout en ouvrant, dans sa rotation infinie, les portes des autres univers… Ou plutôt de l’univers tel qu’il est.

Aussi fut-il possible à des auteurs tel Patrick Ferté, de mettre en évidence le foisonnement d’un double langage au fil des aventures du sémillant cambrioleur des châteaux et aussi de bien des cœurs. Ainsi nous le voyons s’exclamer à une tendre demoiselle, qui a conquit son cœur, de faire très attention dans la classification des ouvrages de sa vaste bibliothèque:

« Ah ! Attention. Avant Archives, il y a Arcane. Notez. » in Le secret d’Eurneville, p 198. Edition Librairie des Champs-Elysées, Paris, 1973.

Notez bien. Arcane qui désigne le secret des alchimistes est en effet avant archives mais aussi avant arche, archéologie et aussi archine (ancienne mesure Russe de longueur, soit 711 cm). Ainsi Lupin insiste sur le A et nous invite chez l’Antinéa de Pierre Benoît, par le biais de l’intrigue. Il nous guide vers une découverte en choisissant les mots qu’il vous montre en riant… Un génie je vous l’ai dit !

Lupin, cet anarchiste déguisé en aristocrate, vivait à l’époque ou émergeaient des courants occultes, ou les arcanes étaient à l’honneur, comme la Théosophie à caractère oriental ou ceux du christianisme Anthroposophique… immédiatement condamné par le Vatican qui risquait de le faire vaciller sur ses bases.

Cette Théosophie là n’était pas la « science de Dieu » comme son étymologie l’indique, mais un artefact de « science divine » sous la houlette du médium-spirite Helena Blavatsky. Le monde des communications médiumnique est un danger permanent. Il peut en jaillir une puissante vérité suivie d’un odieux mensonge. Ainsi la réincarnation du Christ des Théosophe fut-elle un dogme refusé par Rudolph Steiner.

Deux frères ennemis, l’un défenseur des pouvoirs paranormaux et donc lié aux forces obscures, l’autre dans la lumière du Christ. C’est dans cette lumière que virevolte Arsène Lupin.

Nous avons là la trame éternelle si bien mise en scène dans le film La Guerre des Etoiles

Sherlock Holmes évolue dans les lourdes forces noires criminelle, car son « papa » Conan Doyle « dialoguait » avec les morts. En effet, il fut le disciple d’Allan Kardec, le fondateur du spiritisme.

Nous voyons là combien Lupin ne pouvait être confondu avec Sherlock, leurs « pères » étaient bien différents. Ils partageaient une intelligence hors du commun reflet de l’univers de leur géniteur.

Lupin aime la vie, c’est le vivant qui ne dialogue jamais avec les morts. Il vit des aventures qui ne doivent rien à des déductions faites sur des bouts de mégots ou des empreintes de pas, pas plus que leur mystère ne procède de lourdes atmosphères criminelles. Au contraire, tout dans la vie d’Arsène Lupin est clair, allègre optimistes. C’est l’analogue d’un « Hacker » génial « bidouilleur » qui pirate les systèmes informatique des banques et aides les associations humanitaire avec l’argent mal acquit tout en bénéficiant de déduction fiscales !

Sherlock est un intello à rigidité Luthérienne qui interroge les morts, et tisse un dialogue intelligent, rationnel, impitoyable et sombre, empreint du spiritisme paternel. Il est à l’image des intello du monde entier qui ne peuvent que l’adopter au détriment des facéties surréaliste d’un Arsène Lupin rieur dont le secret du doubla langage n’intéresse que quelque rares initiés et n’alimente pas suffisamment les spéculations de nos férus de polards. De nos jour sont glorifié les expert, les intello au QI qui frise la démence et aux labos à rendre jaloux un Frankenstein ! La gloire de nos neurones est ainsi établie, enfonçant dans l’oublie les malices d’un Lupin dépassé.

C’est ainsi que nos contemporains tournent le dos aux valeurs fondamentales qui leur font oublier que l’Univers livre ses trésors aux plus humbles. Lupin n’est pas humble. En est-on sur quand il rie de lui-même à gorge déployée ? N’oubliez pas qu’il traina sa savate dans les Corbières en compagnie de son géniteur et que là, dit la tradition, il découvrit le trésor d’Antinéa en compagnie de l’abbé Béranger Saunière… Vous connaissez, c’est le fameux curé aux milliards de Rennes le Château qui défie la chronique depuis un siècle. Ce bon curé il était impossible. Brillant, turbulent et moqueur jusqu’à friser le lèse-Monseigneur ! Il en fit voir des vertes et des pas mûres à son évêque aristo… Ne le dites à personne, c’est un secrets : Béranger a cambriolé l’Eglise. C’est Lupin qui me l’a dit…

Voilà, cher ami, je vous livre une histoire débile de plus à méditer !

Avec toute mon amitié.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 09:28
La fausse fin des Templiers.

Cette histoire fut publiée en 1970, par mon instructeur l’alchimiste Roger Caro, qui l’exhuma de ses archives pour rédiger un ouvrage intitulé Légenda des Frères Aînés de la Rose Croix. Cependant, au fil de nos dix années d’amitié et de coopération il me confia certains aspect de cette histoire qui ne sont qu’esquissés dans son ouvrage somme toute très général. Je préviens donc les lecteurs habitués à des histoires plus ou moins crédibles sur les Templier que celle qui suit n’est pas issue de mon imagination mais bien d’archives privées qui pour moi ne sauraient être sujet à caution face à leur grand âge et aux diverses traduction nécessaires faites au fil des siècles pour informer correctement les nouveaux alchimistes de leur rang.

Si j’écris cette histoire, qui peut paraître assez banale, c’est pour éveiller l’attention des adeptes eux même sur deux point : l’inanité de rejet de l’alchimie du cinabre par ceux qui pratiquent celle de la stibine ou autre avec leur régulé étoilé ou non. Je m’adresse aussi à ceux qui tendent à dévaloriser la voie du cinabre. Peut-être changerons-t-ils d’avis en découvrant l’origine de l’alchimie de Fulcanelli que laisse supposer cet anneau particulier qu’il portait au doigt à l’occasion de ses conférences.

Enfin je réponds à ceux qui bavardent inutilement sur de forums, qui bien souvent sont des conglomérats de mégères, que l’alchimie en qualité de voie initiatique ne repose pas sur une spiritualité faite de mots, mais d’actions précises et efficaces comme ce fut le cas à l’époque de saint Bernard, avant qu’Abélard ne vienne, au cœur du Moyen âge, intellectualiser la théologie.

En 1307 quand les Templiers furent arrêtés, certains parvinrent à s’échapper et à se réfugier à la Commanderie Templière de Londres. Cependant le Roi Edouard d’Angleterre avait l’intention de les séquestrer. Ils décidèrent donc de rejoindre d’autres Templiers réfugiés en Ecosse, dans l’île de Mull.

Le groupe insulaire le plus ancien était là depuis 1302 et nous étions en 1314. La communauté s’était structuré et avait adopté une nouvelle constitution. C’est à cette occasion, dit la légende, que Pierre AUMONT (ancien grand Maître provincial d’Auvergne) fut élu Grand Maître (le grand Maître fut Roncelin de Fos pour les uns ou Geffroy de Gonneville pour d’autres). A ce moment pris naissance L’IDEE de ce qui deviendra la maçonnerie Ecossaise.

Ce concept ne faisait pas l’unanimité des chevaliers car les Grands Maitres (et aussi les Maîtres) étaient d’abord, comme leurs nom l’indique, des enseignants qui possédaient des connaissances en alchimie qui devait être transmises. AUMONT, et ses compagnons, choisirent de pérenniser l’Art Royal essentiellement par des symboles, ce qui provoqua progressivement, au fil des générations, la perte des connaissances alchimiques dans sa dimension initiatique (qui était proche de celle de l’ouverture du Satoris, ou éveil, des Taoïstes, obtenu par la pratique le za-zen) et, perte également, de la nécessaire pratique au laboratoire qui permet à l’éveillé de saisir les lois universelles et les puissances qui y résident...

Naissance de l’alchimie des ex templiers.

Dans le groupe, nouvellement constitué, l’un des chevaliers érudit : Guy de Montanor avait été reçu brillement docteur es alchimie. Il avait reçu l’enseignement, théorique et pratique du laboratoire, d’un maître du Temple. Au sein de cette communauté écossaise Il rencontra d’autres condisciples ayant reçu le même enseignement dont Gaston de la PIERRE PHOEBUS qui n’avait pas achevé son instruction.

Guy de MONTANOR mena à son terme sa formation et ils décidèrent de constituer un groupe capable de perpétuer l’alchimie. Vu l’importance de l’enseignement, la logique et la sécurité voulaient que tout resta secret comme s’était le cas au sein de l’Ordre du Temple.

Naissance de l’Eglise Templière.

Vingt chevaliers formèrent un groupe homogène. Parmi eux se trouvaient d’anciens prieurs Templiers ordonnés prêtres. Révoltés contre l’attitude du pape CLEMENT V à l’égard du Temple, ils fondèrent une Eglise indépendante du souverain pontife avec les mêmes rites, mais dont la hiérarchie s’arrêterait aux cardinaux (à cette époque les cardinaux n’étaient pas obligatoirement ordonnés prêtres ou évêques comme de non jours). Guy de MONTANOR en fut le premier Patriarche. Ainsi naquit l’Eglise templière qui se perpétua jusqu’à nos jours sous le nom associatif d’Eglise Universelle de la Nouvelle Alliance comportant maintenant des évêques mais point de cardinaux.

Le blason de l’Eglise templière et du centre alchimique.

Quatre ancien Templiers possédaient maintenant la connaissance alchimique : Guy de MONTANOR, Gaston de la PIERRE PHOEBUS, Pierre LE BON DE LOMBARDIE et RICHARD, dit RICHARD L’ANGLOIS, parce qu’il était issu de la Commanderie de LONDRES…

Comme cette Commanderie les avaient bien accueillis dans leur exil, ils adoptèrent son blason avec l’agnus Dei portant un bâton à la croix pattée (figurant sur les clés de voûte du château de TORTOSE en Terre Sainte. en lui ajoutant le Beauceant.

Le pape alchimiste Jean XXII

En cette année 1316, Le Pape JEAN XXII vient d’être élu à Avignon.

En Ecosse les compagnons alchimistes désirent revoir la France et se rendre à Avignon dans l’espoir de pouvoir s’intégrer à l’Eglise pour former un Ordre particulier comme il en exista tant. Ils quittent donc l’écosse mais ils débarquèrent en Bretagne dans la baie de Lorient (Morbihan) pour remonter l’estuaire de la Blaye, rivière qui traverse Saint-Gonery pour se rendre à Pontivy. La rivière cesse d’être navigable aux portes de l’ancienne commanderie d’Hennebont. Ils débarquèrent donc car devaient se trouver, parmi eux, des anciens templiers du lieu qui eurent le temps, en 1302, de prendre la fuite en mer pour gagner l’Angleterre ou l’Ecosse...

A Hennebont le groupe put donc se pourvoir en monture pour se diriger vers le nord, aux portes de l’actuel département des Côtes d’Armor. Ils suivirent les berges de la rivière Blaye jusqu'à Saint-Gonnery. C’est là, évidemment, une direction aberrante pour se rendre au sud de la France.

Point n’est besoin d’être grand clerc pour supposer qu’il s’agit d’une étape préliminaire nécessaire pour visiter quelques caches templières. La plus prosaïque des suppositions est celle de se procurer de l’or pour les frais de voyage. Ce qui confirme qu’un personnage important de l’ancienne commanderie d’Hennebont était parmi eux car le secret de l’emplacement d’un dépôt précieux n’était pas divulgué à tous, très loin de là !

Je rappelle que, d’après Eugène Canseliet, l’alchimiste Fulcanelli partait la bague du supérieur de cette commanderie Templière. Cela laisse supposer que cet anneau s’est transmis grâce au supérieur, de cette commanderie, qui échappa à l’arrestation des Templiers… La conclusion coule de source et chacun pourra la faire. Il n’est donc pas impossible que Fulcanelli ait fait partie, au XIXe siècle, des descendants de ce groupe d’alchimistes. Je ne puis me hasarder plus loin dans les suppositions à moins d’écrire un roman. Cela fut fait en 2011 pour les lecteurs amateurs inconditionnel de merveilleux.

C’est donc à partir de Saint-Gaunery que le groupe prit la route du sud vers Avignon ou ils arrivèrent en novembre 1316. Ils sollicitèrent une entrevue avec Jean XXII. L’entretient fut loin d’être chaleureux, au point que nos chevaliers craignaient pour leur sécurité et même pour leur vie. Il semblait donc que leur aventure s’arrêtait là quand il y eut un changement aussi brusque que radical dans l’attitude du pape. Que c’était-il passé ? Incidemment Guy de Montanor venait de prononcer le nom du célèbre montpelliérain Arnaud de Villeneuve. Ce dernier n’était-il pas ce fameux médecin qui enseignait l’alchimie à Barcelone, puis à la Faculté de Médecine de Montpellier ou il révolutionna la médecine en la rendant indépendante des doctrines Arabes, où il eut comme élève le Bienheureux Raymond Lulle ? N’était-il pas ce professeur de médecine que les Cours d’Europe s’arrachaient ? N’avait-il point été appelé par Clément V pour qu’il le soigne de la gravelle ? Clément V n’avait-il pas publié une encyclique dans laquelle il adjurait de lui faire savoir ou était son Traité de la pratique de la médecine ?

Habilement manœuvrée, la conversation permis de convaincre le pape que le groupe était possesseur des connaissances alchimiques chère à Arnaud et à l’origine de ses miraculeuses guérisons à travers l’Europe. Dès lors le souverain pontife fut des plus réceptifs et très avenant. Il finit même par leur proposer de les organiser en Ordre religieux particulier avec comme unique mission de perpétuer la philosophie alchimique.

Passionné au-delà de toutes espérances, Jean XXII leur proposa de loger en son palais. En contrepartie Guy de Montanor et Pierre le Bon de Lombardie leur enseigneraient l’alchimie. Leur Ordre serait en réalité une fraternité et son nom fut décidé : Frères Aînés de la Rose-Croix.

La croix est ici celle du Christ, avec toute la mystique que cela suppose, et la rose rouge était la pierre philosophale qui nait au cœur du Chris, etc. Ce fut donc un groupement d’alchimistes chrétiens comme c’était le cas lorsqu’ils étaient Templiers.

Le pape suggéra alors à Gaston de la Pierre Phébus d’agrandir la fraternité et de retourner en Ecosse pour quérir de nouveaux compagnons.

Sur le chemin du retour le groupe des 17 chevaliers qui l’accompagnaient furent attaqués aux environs du Mans par une troupe de brigands. Il y eut un véritable carnage. En ce lieu est, encore actuellement, une ferme que se nomme La Massacrerie car Il y eut 47 cadavres ! 13 furent des seigneurs et parmi eux Gaston de la Pierre Phébus.

Les cinq survivants arrivèrent à Avignon.

Afin de garder la main mise sur le groupe, le pape mit à leur tête son neveu le cardinal de Vias. Cela évitait aussi que se perpétue cette Eglise Templière SANS LE PAPE.

Le pape avait donc bien manœuvré car il tenait à sa merci cet Ordre secret.

Mais les choses se retournèrent contre le pape. Le cardinal de Vias mourrait assassiné. Et le pape échappa de justesse à l’empoisonnement de sa nourriture. Les empoisonneurs étaient Hugues Géraud (évêque de Cahors) et d’autres ainsi que le médecin Jacques d’Amant.

Le siège du responsable de l’Ordre étant vaquant les frêres se réunirent pour élire leur nouveau chef. Ils quittèrent Avignon et vivent encore de nos jours en perpétuant l’enseignement alchimique aux femmes et aux hommes sincères, motivés et de bonne volonté.

Voila c’est une histoire très résumée que je viens de vous conter. J’ai choisi les points à développer et atrophié ceux qui seraient trop longs à exposer au risque de vous endormir béatement.

J’espère que ce fut agréable et peut être, sait-on jamais, quelque peu instructif…

Mais ne doutez pas un seul instant que je suis devenu conteur non pas pour vous endormir mais pour entretenir notre amitié.

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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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