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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 09:38

Après plusieurs articles consacrés à la Franc-Maçonnerie, vous devez avoir une idée du fleuron exceptionnel que représente le symbolisme Maçonnique pour enseigner l’alchimie. À partir de là, il devient possible de mieux comprendre quel fût le rôle extraordinaire de la Franc-Maçonnerie au cœur de l’ésotérisme occidental. Le premier a été de perpétuer l’hermétique nécessaire à tout étudiant. Le second fut de l’enseigner sur deux plans, celui de l’oratoire et celui de l’alchimie théorique, comme l’a fort bien compris le baron de Tchoudy. Cette particularité permettait aux alchimistes praticiens de « recruter » parmi les Maçons, les futurs adeptes prêts à aborder fructueusement le travail au laboratoire.

Malheureusement « l’oratoire » a totalement « effacé » le laboratoire. De ce fait les alchimistes ne formèrent qu’exceptionnellement des Francs-Maçons, car de plus en plus inaptes à pratiquer l’alchimie. Ils étaient non seulement mal formés mais surtout de plus en plus désinformés sur l’alchimie.

 

Dans l’avant propos de son ouvrage La symbolique Maçonnique, ouvrage précieux pour la Maçonnerie, l’auteur, Jules Boucher écrit avec une grande ouverture d’esprit:

 

« Si notre travail, agissant comme un ferment, suscite d’autres études, qui les rectifient ou qui les complètent, nous en serons heureux, ayant alors le sentiment d’avoir fait œuvre utile. »

 

En 2000, un ouvrage compléta très heureusement l’édition de 1948. Mais la Maçonnerie du troisième millénaire nécessite des « réformes » plus profonde. Sans démolir ce qui est déjà dit. Des chapitres importants gagneraient à être ajoutés sur la dimension alchimique des symboles.

Si, en Maçonnerie, beaucoup de choses ont changé depuis 1948, les Maçons tout comme les ecclésiastiques négligent de véritables bouleversements dans nos connaissances du système nerveux central et plus particulièrement du cerveau.

Et ces changements nous disent que le silence des pensées nous permet une ouverture vers ces autres dimensions que démontre la mécanique quantique. Cela était connu à l’époque ou Franc-Maçonnerie et alchimie oeuvraient ensemble. Puis, au fil des dégradations le silence fut interprété comme celui de notre parler (il en fut de même pour certains Ordres religieux monastiques), ce qui a complètement détruit la dimension mystique nécessaire pour accéder au Grand Œuvre. De ce fait la Maçonnerie ne pouvait qu’aller globalement vers le rejet du Grand Architecte de l’Univers, et de ce fait de la réforme du monde sur le plan social et politique en perdant de vue l’essentiel. Plus personne n’ignore que toute grande réforme est précédée par la réforme du réformateur ! Si la réforme de l’individu est une « réformette » tout est biaisée.

Voilà en gros ce que j’avais à vous dire. Je sais que des individus haut placés dans la hiérarchie, et particulièrement attachés à leur grade, ne vont pas apprécier ce que je viens de vous dire et donnerai l’ordre d’ignorer mon discours. En qualité de libre (franc) bâtisseur (Maçon) de votre cathédrale intérieure, c’est évidemment vous qui jugerez, et je vous en félicite !

 

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 17:12

La présence du Spiritus Mundi (esprit du monde) se manifeste toujours par la couleur verte, comme en témoignent les récits sacrés et les mythologies de tous les peuples. Elle est celle de l’émeraude, et devient, de ce fait, celle du saint Graal dont j’ai donné une description précise dans mon livre « Hermestine, Renne le Château. »

La totalité des spiritualistes donnent au Graal une valeur uniquement spirituelle. Certes, je ne renie pas cette analyse, mais j’affirme qu’elle est incomplète. Comme je le montre dans « Hermestine » j’ai de pertinentes raisons de croire que ce vase existe très réellement sur terre.

Le spiritus mundi féconde le sel des sages qui devient vert et végétatif.

En parlant de cela, les alchimistes disent que la racine de toutes choses est une herbe minérale sans racine. Que voulaient-il dire ?

Je dois rappeler d’abord que mon explication reste sur le plan concret, directement issue de l’observation in vitro. De grâce, épargnez-moi la sempiternelle répétition de redire pour la nième fois que ce que je raconte est observable !

La couleur verte n’est généralement pas signalée par les alchimistes car c’est une couleur qu’ils appellent intermédiaire, tout comme le jaune. Le vert se trouve exactement à la charnière entre solve, ou partie du Grand Œuvre qui travaille sur la matière en solution, et coagula, qui va, comme son nom l’indique « coaguler » ce liquide pour en faire la pierre philosophale. Difficile d’être plus clair n’est-ce pas ? À ce moment crucial la surface de nigrido est exposée à l’air et ne tarde pas à prendre la couleur verte, qui est bien minérale et sans racines (c’est une sorte de moisissure).

L’alchimiste Eugène Canseliet confirma ce que je vous dit en ces termes :

 

« Chacune des phases du Grand Œuvre physique, qu’elle soit principale ou intermédiaire, possède ses limites bien marquées…

En ces instants, l’alchimiste affermit son accession ; il est entré dans le domaine transcendant, dont nul ne prend souci à l’ordinaire. Non seulement il sait désormais que l’esprit du cosmos est de couleur verte, mais encore il a vérifié que l’insaisissable agent de la vie se montre néanmoins pondérable et, conséquemment, de matérielle gravité. » (L’alchimie expliquée sur ses textes classiques, p 200. 1972)

 

C’est cela qui a fait la fortune du vert-de-gris dont les symbolistes se sont emparés pour dire des choses étonnantes.

Si le vert est devenue la couleur de l’espérance, c’est qu’il indique que l’alchimiste est sur la bonne voie, et qu’il ne lui reste qu’à croiser les doigts (ou creuset) pour aboutir à la couleur blanche. C’est lui qui a donné son nom à la langue verte, laquelle parle en vérité au-delà des idiomes. C’est cette langue verte, qui par son utilisation intensive et intelligente va permettre une approche de la Parole Cachée ou VERBUM DIMISSUM, c’est-à-dire la Parole Perdue des Francs-Maçons médiévaux.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 18:22

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*   *

Les trois points disposés en triangle équilatéral, dont un sommet est dirigé vers le haut, sont souvent employés pour abréger les mots « Franc-Maçonnerie » ou « Francs-Maçons », ce qui a valu aux Maçons d’être appelés « frères Trois points. »


Cette figure est probablement issue du « delta lumineux », ou triangle que se trouve sur le mur Est de la Loge, derrière et au-dessus de l’estrade du maître de cérémonie appelé Vénérable.

Nous allons voir qu’une très étroite relation existe entre ce grand triangle mural, les trois points et l’alchimie.

Il est évident, même pour les moins informés que ces trois points correspondent aux trois corps sur lesquels l’alchimiste va œuvrer. Œuvre qu’il ne saurait entreprendre sans que les chérubins (voir l’article sur l’épée flamboyante: L’ÉPÉE FLAMBOYANTE des Francs-Maçons ) l’aient autorisé à prendre la route d’Orient vers la mumière et l’arbre de vie. Car n’oublions pas que l’alchimie est apellée par son fondateur Hermès Trismégistes l’Œuvre du soleil. Cette route commence, comme le dit la Bible dans la Genèse, à l’Orient, justement à l’endroit ou se trouve, sur le mur de la Loge maçonnique, le delta lumineux.  Ces trois corps sont le soufre, le mercure et le sel. Certes, ces substances peuvent être interprétées spéculativement comme le fait fort habilement Oswald Wirth dans La symbolique Hermétique. Mais cette dimension seule est vouée à l’inutile si elle n’est basée sur le travail au laboratoire et aussi sur l’exercice physique d’une manière non sportive. Cela est assujetti à une pensée logique, analogique, mais non spéculative à outrance. Cette pensée doit savoir pratiquer le silence. Non, le symbole, avant de pouvoir être envisagé à une infinité de points de vue, est unitaire, comme le veut sa définition. Et son rôle n’est pas destiné à éveiller les idées qui dorment dans notre entendement. Croire cela c’est fortifier notre encéphale cérébral intellectuel et finalement alimenter notre ego jusqu’à son hypertrophie directement proportionnelle à l’échelon hiérarchique atteint.

Oui, le symbole a une origine indépendante de toutes pensées et a besoins de silence, car il sourd de la matière, de la vie et aussi d'autres espaces qui ne s'expriment pas de la même manière que nous ! Seule l’alchimie permet d’expérimenter et d’observer les symboles en émergence. Et ce que je vous dis n’est ni théorique ni spéculatif. Puissiez-vous l’entendre !

 

Soulignons que les trois corps présents dans le minerai initial ou materia prima (matière première) sont étroitement mélangés. De ce fait, dans les trois points maçonniques, c’est le nombre de points qui est plus important que leurs dispositions. Donc l’abréviation triponctuée n’est pas toujours disposée en triangles reposant sur sa base. On la rencontre aussi sous les formes suivantes :

 

     *                 *                 *

                                          *               *   *   *

*       *           *      *         *

 

Par ailleurs, un fait souligné par Jules Boucher (ouvrage cité) montre bien notre origine égypto-chrétienne. Il écrit à la page 67 (édition mai 1948) :

« Il n’y a vraiment guère d’apparence que les trois points maçonniques tirent leur origine de l’égyptien hiéroglyphique. Car vous écrivez un F . . . (frère), une L . . . (loge) et les trois points sont l’une des marques du pluriel en égyptien. »

 

Ce pluriel est lié aux capacités multiplicatrices de la pierre, mais cela est une autre histoire. La lecon à tirer de cette particularité est de prendre avec beaucoup précaution les spéculations sur l'arbre séphirotique hébraique. Le synchrétisme peut se concevoir, non sans réticence, mais le salmigondis est à proscrire... 

 

Le triangle de points est aussi la marque des philosophes par le feu, philosophes qui ne se regroupent que rarement et parfois ne se connaissent pas.

Le triangle reposant sur sa base, à la manière des trois points, est le symbole de l’élément feu, l’un des quatre éléments avec lequel l’alchimiste travaille au laboratoire.


Après ces quelques remarques il est impossible de ne pas croire à l’origine alchimique de la Franc Maçonnerie PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 . LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix.

 

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 10:14

 

 

D’après le livre La symbolique Maçonnique de Jules Boucher, une épée à lame ondulée appelée épée flamboyante est utilisé à l’occasion de certain rituels maçonniques. Elle sert à l’occasion de la consécration du récipiendaire. Le maître de cérémonie, pratique une sorte d’adoubement.

Quelle peut-être son origine ? La Bible dit que c’est l’épée des chérubins qui gardent, à l’entrée du jardin d’Eden, le chemin qui mène à l’arbre de vie. On peut lire au chapitre trois de la genèse, que Dieu chassa l’homme…

 

« Et plaça à l’orient du jardin d’Eden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Verset 24)

 

N’ayons garde de négliger que Moïse, qui est l’auteur de la genèse, était un grand initié Égyptien, qui fut dès l’enfance élevé et formé par les grands prêtres et les proches de Pharaon.

Au passage une remarque s’impose : La Bible s’ouvre sur un texte d’initié égyptien inventeur de la langue hébraïque. Alors soyons réalistes. Nous ne sommes pas judéo-chrétiens mais égyptos-chrétiens… Je rejoins là l’opinion d’éminents Égyptologues. Ceci étant dit pour ceux qui mettent la Kabbale hébraïque et l’arbre séfirotique trop souvent en avant, alors que c’est vers l’Égypte qu’il faut se tourner. Il serait fructueux, pour eux, d’étudier le papyrus de Thèbes, découvert en 1860, ou les dieux de la Grande Compagnie (appelée Paut Neturu) correspondent exactement aux fameuses émanations numériques de l’arbre séfirotique. Je rappelle que dans ce document le dieu Ra = Ketter, Tefaut = Binah, Shu = Hoshmah, Nut = Geburah, Seb = Hesed, Tipherieth = Osiris, Nephthys = Hod, Horus = Netsach, Set = Yesod, et Isis = Malkuth. Cela ne devrait étonner aucun des Égyptos-Chrétiens que nous sommes. C’est donc à la tradition égyptienne que devraient se référer les sociétés initiatiques et non à cet autre « phylum » autonome issus d’Égypte qu’est la tradition hébraïque. Cela n’empêche évidemment pas les passionnés de Kabbale de poursuivre leurs recherches, mais ils doivent être conscients qu’ils n’explorent pas leurs racines, sous peine de sombrer dans un salmigondis à la mode comme l’illustre le Nouvel Age.

 

Après cette digression nécessaire, revenons au jardin d’Eden d’où sont chassés nos premiers parents à coup d’épées tournoyantes par les chérubins qui leur barrent l’accès vers l’orient ou se trouve le chemin qui mène à l’arbre de vie.

 

Ce passage de la Genèse est lourd de sens. Il nous parle des chérubins (de l’akkadien karâbu, prier, bénir). Sans doute faut-il trouver l’origine des chérubins et de leur rôle de gardien dans ces figures composites qui sont les taureaux ailés à tête humaine et à queue de lion (les chéroub ou chérub) qui gardaient l’entrée des temples assyriens.

 

Ceci étant dit, comment définir les chérubins ? Nous pouvons dire que ce sont des êtres célestes représentant la puissance créatrice investie de l’autorité divine. De ce fait leur rôle de « videur » du jardin d’Eden est tout à fait indiqué.

 

Alors, une autre interrogation surgit : pourquoi sont-ils armés de cette épée flamboyante, tournante, et « ondulée » ?

Pour les alchimistes elle représente le dissolvant, ou sel des sages à l’origine du feu de roue dont Fulcanelli nous parle sans ambages en interprétant le sens alchimique d’un caisson qui orne le plafond de la galerie haute du château de Dampierre-sur-Boutonne (Charente inférieure). Sur ce caisson peint on peut voir une main céleste, dont le bras est bardé de fer, brandit l’épée et la spatule. Sur le phylactère on peut lire en latin : PERCVTIAM ET SANABO. Je blesserai et je guérirais.

 

« L’épée qui blesse, nous dit Fulcanelli, la spatule chargée d’appliquer le baume guérisseur, ne sont en vérité qu’un seul et même agent doué du double pouvoir de tuer et de ressusciter, de mortifier et de régénérer, de détruire et d’organiser. Spatule, en grec, se dit spate ; or, ce mot signifie également glaive, épée, et tire son origine de spao, arracher, extirper, extraire. »

 

Nous voyons là le rapport étroit qui existe avec « l’extraction » de nos premiers parents du jardin d’Eden et l’alchimie que Moise était loin d’ignorer ainsi que son compagnon Jacher qui tenait son bâton de commandement, et écrivit lui aussi une Genèse. De ce fait l’épée flamboyante est le dissolvant alchimique ou feu de roue et aussi feu du ciel ou feu du sel car ayant reçu les ondes célestes, qui se manifestent sous forme de « l’armes blanches ».

 

« Nous avons donc bien ici, poursuit Fulcanelli,  l’indication exacte du sens hermétique fourni par la spatule et l’épée. Dès lors, l’investigateur en possession du dissolvant, seul facteur susceptible d’agir sur les corps… » (Les Demeures philosophales, II, p. 166. 1964)

 

La réception du récipiendaire avec l’épée flamboyante correspond donc à une purification par le feu-eau des vieux maîtres. Cérémonie, d’origine gallicane, qui se superpose à la collecte d’aspersion qui, avant 1968, débutait la messe dominicale et symbolisait la purification des fidèles par le feu (l’eau bénite contient du sel).

 

Les chérubins ont pour mission de garder l’accès à l’arbre de vie, accès qui est à l’orient.

Remarquons avant toutes choses que l’arbre de vie est bel et bien terrestre, puisque le texte nous parle du lieu, surveillé, ou se lève le soleil. Ce qui signifie que cet endroit est… encore gardé !

L’alchimiste surveille l’orient (comme je le montre avec précision dans l’article sur le mystérieux losange de Palairac) afin de déterminer, à l’aide de « piliers » équinoxiaux, le moment opportun pour débuter le travail et fabriquer la pierre philosophale donneuse de vie sur le plan bien concret, bien biologique.

Ceux qui souhaitent réaliser le Grand Œuvre doivent d’abord passer devant les chérubins et leur épée flamboyante qui les évaluent, et si l’individu n’est pas prêt, les noces lui feront dommage (explosion du fourneau, folie…) précise Christian Rose-croix, et l’individu mal intentionné ou désireux de fabriquer uniquement de l’or pour s’enrichir ne pourra jamais accéder à la médecine universelle ou réside le mystère de toutes vies. C’est la raison pour laquelle les alchimistes qui ont réussi, ou Adeptes, avec une lettre initiale majuscule, sont à la foi en Eden et chez nous.


Pour la suite de cet article voir: L’ANGE chez les Francs-Maçons & dans l’ésotérisme.  

 

 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 11:27

Je me suis souvent référé à la Table d’Emeraude et mes correspondants m’ont parfois demandé ce qu’elle était. Je leur ai répondu très succinctement en leur disant que c’était un écrit bref et incompréhensible pour le commun des mortels. Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous l’offrir dans sa totalité :

 

« Il est vrai, certain et sans mensonge que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire le miracle d'une seule chose.

Et comme toute chose ont été et sont venues d’un, ainsi toute chose sont nées de cette chose unique par adaptation. Le soleil en est le père, la Lune la mère, le flanc la portée dans son ventre, la Terre et sa nourrice, le père de tout le Thélème de tout le monde est ici ! Sa force est entière si elle est convertie en termes.

Qu'il séparera la Terre du feu, le site qu'il de l'épais, doucement, avec une grande industrie. Il monte de la Terre au ciel et, derechef, il descend en Terre et il reçoit la force des choses supérieure et inférieure.

Tu auras à part ce moyen tour de la gloire du monde et toute obscurité s'éloignera de toi. C'est la force, forte de tout de force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera en toute chose solide. Ainsi le monde a été créé.

De ceux-ci seront et sortiront d'innombrables adaptation, desqu'elles le moyen est ici. C'est pourquoi, j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie du monde.

Ce que j'ai dit de l'opération du soleil est accomplie est parachevé. »

 

Je dois mettre en garde le lecteur s’il rencontre une version s’éloignant trop de celle que vous venez de lire. En effet, même si le texte semble sans signification sérieuse, il l’est pour les alchimistes. En changer une petite partie équivaut à rendre le texte réellement incompréhensible et inutile non seulement pour les alchimistes mais aussi pour les symbolistes.

Tous les alchimistes du Moyen Age et de la Renaissance européenne ont longuement médité ce court texte.

L’auteur en est, Hermès Trismégiste, c’est-à-dire « le trois fois grand » (sens de cet adjectif grec), qui est considéré comme le fondateur de l’alchimie. Ce personnage est ambiguë. C’est le dieu grec de ce nom auquel fut assimilé dans l’Égypte hellénique le dieu Thoth, inventeur de l’écriture et des sciences. Sous les traits humains, c’est le premier alchimiste à une époque indéterminée que certains n’hésitent à préciser comme le XXe siècle avant notre ère.

Quant au nom de Table d’Émeraude, c’est le support aplani sur lequel le texte fut gravé.  Certains assimilent cette pierre à celle tombée du front de Lucifer lors de sa chute, et dans laquelle fut taillé le Graal. Cela laisse supposer que cet écrit est gravée sur une coupe.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 10:09

 

 

C’était au début des années 60. Je travaillais à Limoux non loin du prieuré de N-D de Marceille, quand un jour l’un de mes collègues me proposa une balade dans les environs pour me faire visiter un village où il y avait, paraît-il, un trésor caché. Vous vous en doutez, ce village pratiquement inconnu était Rennes le Château que je ne connaissais pas bien encore, car ce n’est que quelques années plus tard que Gérard de Sèdes, en qualité de plume talentueuse du Prieuré de Sion (P.S.), révéla l’affaire – made in P.S. – à la curiosité passionnée du grand public.

Le village était désert quand je ne sais comment nous rencontrons monsieur Fatin, un vieil homme, engoncé dans un grand manteau usé jusqu’à la corde, qui nous dit être le propriétaire du château. Il nous fit visiter la vieille bâtisse délabrée, et manifestement heureux de pouvoir parler il nous montra un musée imaginaire fait de pierres ressemblant vaguement à des fossiles dont il affirmait l’authenticité en se référant à des encyclopédies antédiluviennes dont il nous lisait des passages. Ensuite au fil de nos visites des caves voûtées, il nous confia qu’il y avait une profonde relation entre les Corbières, le ciel, et l’alchimie.

D’un tiroir il sortit un prospectus qu’il avait fabriqué lui-même et sur lequel il avait joint sept villages des corbières, dont le dessin représentait la constellation du corbeau située, dans le ciel, non loin de celle de la Vierge et de la Coupe dont il soupçonnait des relations avec le Graal. Il nous affirma que le nom de Corbière issue de la constellation du corbeau avait un passé énigmatique que ses recherches confirmaient. Par ailleurs il avait longtemps séjourné en Orient où il avait appris à observer les signes. Et il m’affirma qu’il y avait d’incontestables relations entre le corbeau et l’Œuvre au noir des alchimistes, mais aussi entre la Vierge noire, toute proche, de Notre-Dame de Marceille et la constellation de la Vierge. Quant à la coupe , elle correspondait, selon lui, au Graal.  Évidemment, après avoir vu le musée imaginaire et l’immense solitude de ce vieil homme ayant approché un pan de la réalité, mais probablement aigri par la vie et vivant dans la misère, il m’était difficile d’accorder crédit à ses affirmations. Cependant je ne l’ai jamais oublié car je soupçonnais une part de vérité dans ces curieuses coïncidences. Le vieil homme était, certes, original, bien à l’écart de son temps, mais il était loin d’être sot.

Plus de dix ans plus tard les livre de Jean Richer, Géographie sacrée du monde Grec et Le ciel est sur la terre de Jacques Bourlange eurent le don d’éveiller mon attention et de faire ressurgir de ma mémoire ma rencontre avec le mystérieux châtelain de Rennes le Château. Ces ouvrages m’aidèrent à faire le point sur ce sujet.

Il est impossible de nier qu’il existe sur la surface du globe, y compris dans les archipels comme celui des Antilles, des alignements obtenus par la jonction de deux lieux particuliers, dont la toponymie est d’un grand secours pour en saisir la signification. Le livre qui m’a le plus inspiré à cet égard est celui de Jacques Bourlange.

Entendons-nous, ces alignements ne sont pas des figures géométriques simples, mais des tracés complexes et ininterrompus qui reproduisent exactement certaines constellations. Donc, les constellations célestes possèdent leurs homologues sur terre. À cette confirmation ma pensée alla vers le solitaire Fatin, amaigri, debout et vaticinant dans les couloirs de son château plein de mystères et de courants d’air. Homme pauvre venant d’Orient. Quelle étrange et fascinante étoile l’avait guidé jusqu’en ce lieu perdu qui allait passionner le monde entier ?

Pour rencontrer les constellations terrestres il suffit de joindre entre eux quelques points géographiques aux noms (toponymes) analogues comme, par exemple, les villages dont le nom se termine par « an ». Alors le profil apparaît, net, exempt de toutes incertitudes.

La question que l’on se pose est : Toutes ces constellations sont-elles le produit d’un ouvrage des hommes ? Si c’est vrai, alors nos ancêtres s’adonnaient à d’extraordinaires travaux topographiques, qu’il est difficile de concilier avec une société telle que la nôtre dans les siècles passés. Apparaît alors une évidence, les accidents du terrain rendent impossibles le tracer exact de ces figures. La seule possibilité est l’existence d’une carte aérienne en 3D. En effet, il est irréalisable d’explorer à pied la totalité des massifs montagneux, d’en escalader la moindre aiguille et connaître à la perfection une vallée… Et pourtant c’est de pareilles connaissances que témoigne le livre de Jacques Bourlanger.

Seules deux attitudes d’esprit peuvent permettre de réaliser de tels gigantesques travaux. La première consiste à utiliser la pensée moderne qui aboutit à l’intellectualisme pour construire, par le raisonnement, un ensemble toponymique. C’est donc une « supra-raison » alliée à une intelligence géniale qui serait à l’origine de cette oeuvre titanesque.

J’avoue que cette manière de comprendre le savoir de nos ancêtres ne me satisfait pas, car les neurosciences nous apprennent que notre raison raisonnant ne représente que 10% de notre intelligence (voir mes autres articles à ce propos) même utilisée à fond. D’autre part, c’est là, édifier un temple à la déesse raison. En d’autres termes c’est glorifier l’action de notre encéphale cérébral gauche (voir mes articles à ce propos) qui ment comme il « respire ».

Certains réalisent intuitivement que ces limites à notre raison existent, et ne peuvent être dépassées. Alors pour comprendre, des individus se sentant pris dans une nasse s’évadent en élaborant des délires d’interprétation. Nous trouvons cette attitude à propos des énigmes, que se soient celle de l’origine du trésor de Rennes le château ou plus généralement historiques. En dernier ressort, faute de « super intelligence », l’on part chercher dans un autre système planétaire les ouvriers « super intelligents » à la civilisation « super évoluée » ayant de « super objets volants » pour les introniser architectes de ces titanesques entreprises qui tiennent notre logique en échec.

Pour approcher ce problème nous devons faire la différence entre deux concepts : science et connaissance.

La démarche scientifique fait fonctionner, comme je l’ai dit, les neurones de notre encéphale gauche et conséquemment stagne, dans le meilleur des cas, dans l’utilisation de 10% seulement de nos capacités intellectuelles. Ne nous leurrons pas, les découvertes importantes furent réalisées (consciemment ou non) avec l’appui épisodique des 90 % restants de nos capacités cérébrales. Alors, comment accéder aux 90% inutilisés de notre intelligence ? C’est en accédant à la connaissance, qui n’est plus gérée par la force centripète, qui « creuse », de la recherche scientifique mais par une force centrifuge qui « explose » vers l’extérieur de notre moi « souverain » régnant sur 10 petits misérables pour cent de la galette... « L’explosion centrifuge » de la connaissance se caractérise avant tout par une manière d’être reposant sur une compassion universelle par laquelle l’être se fond harmonieusement dans la Création. Dans notre « bassin » farci de requins, vous comprenez pourquoi un individu « gentil » de fait bouffer instantanément après avoir été tourné en ridicule ? C’est la raison pour laquelle certains préfèrent renoncer, conserver leur caractère hâbleur, moqueur et beau parleur, capable de lancer suivant les besoins, un pic ou une estocade. Évidemment tout ce beau monde qui nous entoure jusque (ce qui est le pire de tout) dans les centres initiatiques ne favorise pas notre accession à la connaissance et notre fusion harmonieuse dans la création.

Je suis persuadé qu’il ne fait aucun doute, que nos pères des siècles passés oeuvrèrent en ce sens, et que la toponymie et donc la géographie initiatique, soient avant tout les résultats d’une transcendante inspiration. Inspirations liée aux activités extraordinaires de notre encéphale cérébral droit qui es capable de « voir » dans une partie de la topographie terrestre la totalité de l’espaces céleste comme le montre ses particularités holoscopiques mises en évidences par les neurosciences. Cela fut possible à une époque où la pollution des cerveaux était inexistante, libérant ainsi notre vision de l’univers. Ce phénomène extraordinaire est traduit par une gravure d’Hartmann Schedel (1440-1514) illustrant le Liber chronicarum édité en 1493. On voit l’adepte passant sa tête à travers la voûte étoilée pour découvrir les rouages de l’univers.

Oui, l’homme galactique à la super-intelligence existe. Il dépend à chacun de nous d’entamer notre métamorphose en changeant notre manière de penser pour accéder à nos véritables valeurs qui dépassent infiniment ce que tout auteur de Science Fiction ou délirant « ésotériste » peut inventer. LE CIEL EST SUR LA TERRE, et les étoiles nous appellent. Sachons en profiter et découvrir le saint Graal.

 

(Attention. Article protégé.)

Nota.
En un premier temps, est organisé le sol sur lequel évoluera l'homme. Si nous en croyons la Bible c'est Dieu qui nous aurait préparé ce petit coin qui n'a rien de commun avec la paradis. L'homme, alors bien plus propre que de nos jours fit descendre le ciel sur la terre en faisant correspondre les étoiles et les lieux qu'il occupe pour en faire un véritable paragdime (voir l'article portant ce titre) du cosmos, ce que souligne la "Table d'Emeraude", disant que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et inversement. Ainsi l'identité des deux mondes, célestes et terrestres, est parfaite. Certains objecterons avec la logique de leur encéphale cérébral gauche, que par les multiples mouvements de l'écorce terrestres, liés à la tectonique des plaques, modifie constemment le sol au cours des âges. Evidement cela est vrai. Cependant il est aussi vrai que ces mouvements ne sont pas le fruits du hasard. J'irais même jusqu'à affirmer que ceux-ci sont en relation avec certains mouvements célestes. Voilà qui devrait faire réfléchie les astrologues qui ne sortent pas du plan de l'écliptique sur lequel se trouvent les signes du zodiaque. Le sceau de l'harmonie universelle étant imprimé sur notre terre, de ce fait l'antique géocentrisme gagnerait à être revisité... La terre est en effet une sorte de résumé du cosmos et peut donc être considérée comme l'omphalos ou nombril de la création !  
 

P

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 16:35

Dans mes articles j’ai parlé de la Franc-Maçonnerie et de quelques déformations qui en résultent à la suite de l’action malheureuse de quelques individus hissés sur le pavois de 30e degré ou du 90e. Malgré cela il n’a pas été question de démolir la Franc-Maçonnerie. Les déformations sont des phénomènes inévitables de la vie sociale, devant lesquels tout prétendant à la vie spirituelle ne doivent pas feindre l’ignorance en adoptant la politique de l’autruche. Si vous êtes chrétien il en est de même, car le personnel de l’Église a lourdement failli, et il faut le savoir sans pour cela vouloir démolir l’Église, car il y a du bon en toutes choses. Je n’irais pas m’attaquer à l’inquisition, d’autres l’on déjà fait au point d’obliger le pape à demander pardon. De même inutile de s’arrêter sur du Marcel Pagnol exalté jusqu’aux limbes de la cruauté, dont voici quelques exemples : lorsque le pape Sergius est élu en 898, concurremment avec Jean IX, qui l’emporte car soutenu par l’empereur Lambert. À Jean IX (je souligne en passant que Jean VIII était la papesse Jeanne) avait succédé Benoît IV, puis Léon V (903). Moins de deux mois après celui-ci fut renversé par Christophe qui l’incarcéra. Mais dès le commencement de 904, on vit revenir Sergius III avec l’appui des Francs et il envoya Christophe rejoindre Léon V en prison, jusqu’à ce qu’on les supprimât tous deux nous dit l’abbé de Meissas !

Moins d’un siècle plus tard, les Éphémérides et cartulaires de la papauté nous fournissent un tableau analogue. Mous voyons de 964 à 985, un premier pape assommé, un second captif en exil, un troisième maintenu par une répression barbare, un quatrième étranglé et un cinquième mort de faim ! Pour mémoire et sans commentaire en vous évitant par charité chrétienne ces champs de bataille que furent les conclaves… J’y reviendrais peut-être.

 

Ce qui est beaucoup plus important, ce sont les raisons de ces massacres d’hérétiques par les bons et charitables chrétiens, d’où peuvent-ils provenir si ce n’est du pouvoir démentiel du pape qui a mis plusieurs siècle a acquérir, et très souvent en utilisant la fraude qui fut à une époque une véritable institution !

 

C’est dans la première moitié du IXe siècle que parurent les fausses décrétales (lettres décrets de papes anciens) sous la signature de Saint-Isidore. L’auteur de ces documents revendique pour le pape, la primauté du pouvoir spirituel. La puissance spirituelle de la papauté repose donc sur un faux.

Vous pouvez vérifier cela, avec en prime un aperçu de la vérité selon le Vatican, en consultant le Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse (12 volume) au mot Décrétale dont je ne résiste pas ou plaisir de vous faire goûter l’odeur piquante de vérité :

« On nomme fausse décrétale un recueil qui contient un grand nombre de lettres attribuées aux papes des six premiers siècles. Le recueil, œuvre d’un faussaire du IXe siècle (région de Tours ou du Mans), fit longtemps autorité dans les écoles. Les papes en ayant fait état comme d’actes authentiques, les fausses décrétales on fait loi. »

C’est pas croustillant ça comme morale élastique ? En lisant je pense à un SDF de Nazareth qui disait à tout bout de chant : « En vérité, en vérité je vous le dis… ».

Il y a probablement une coquille dans le Bible. Tout de même depuis le temps ils auraient dû la corriger !

Je vous passe les fausses donations de Constantin qui parurent peu après les fausses décrétales. La fausseté est aujourd’hui unanimement reconnue. Par ce document, l’empereur Constantin donnait au pape, non seulement la ville de Rome mais aussi les provinces d’Italie. Certains se souviennent peut-être du concile de Vatican II durant lequel la majorité des évêques votèrent pour que le concile soit supérieur au Pape. Là, Paul VI se fâcha tout rouge et alla farfouiller dans les caves du Vatican et fini par trouver un document qui interdisait de faire de pareilles misères au pape, et l’affaire fut enterrée. Ah j’oubliais de vous dire, les documents qui sauvèrent in extremis l’autorité du pape provenait des fausses décrétales, puisque même fausses elles sont vraies ! Ben voyon…

Vous avez compris, les faux dans l’Église sont comme les démons, ils sont légion ! Ils étaient fabriqués par les moines ! Voilà mes chers frères ou conduit la recherche de la perfection. C’est incontestable, les voies de Dieu sont impénétrables… Le savant Mabillon disait même :

« Il y a très peu d’Églises et presque pas un monastère, qui ne soient souillés de cette tache .» Telle abbaye ressemblait à un repaire de faussaires ; ce n’est pas moi qui le dit, c’est le chapitre de Notre-Dame de Chartres qui affirmait que les religieux du monastère de la Trinité de Tiron « qu’ils étaient coutumiers de commettre des faussetés et que de leur maison ne sortait autre chose que des faussetés. Ainsi, Laurent en son tome I intitulé l’Église et l’Etat, affirme qu’il y avait des faux de toute espèce, faux privilèges, fausses exemptions, fausses donations ; on comptait les faux par cinquantaines. » Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils s’entraînaient durs les mystiques de cette époque !

Je suis obligé de m’arrêter là car vous allez croire que j’ai l’esprit tendancieux, prompt à devenir mal embouché.

Un dernier mot… Toute l’histoire des papes infaillibles depuis 1870 est ainsi faite ! Au fait, comprenez-vous pourquoi les alchimistes sont attachés à l’Église Gallicane ancienne qui place les conciles (la démocratie) au-dessus des papes ? N’en doutez pas, l’Église est née aux Sainte-Marie-de-la-Mer. Elle n’a pas le même esprit que celle dont nous venons de parler… Amen (traduction fausse ainsi soit il, traduction véritable, cela est vrai)

 

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 09:37

Malgré le scepticisme de la communauté scientifique, de très sérieuses expériences tentent aujourd’hui d’obtenir des réactions nucléaires à température ambiante qui furent appelées dès le 23 mars 1989 fusion froide, par opposition aux fusions chaudes réalisées à haute température, avec des émissions radioactives dangereuses, dans les réacteurs nucléaire.

La fusion froide

 

Cette fameuse expérience réalisée par deux physiciens, l’un américain Stanley Pons et l’autre Anglais Martin Fleischmann a suscité la plus grande polémique de la fin du XXe siècle et amorce une crise scientifique sans précédent qui préfigure le physique du troisième millénaire.

Ces deux éminents chercheurs transformèrent, par fusion nucléaire, de l’hydrogène en hélium. Au lieu d’utiliser un réacteur nucléaire ils y parvinrent dans une simple éprouvette. À l’occasion de cette réaction ils purent mesurer un dégagement de chaleur propre à en faire une nouvelle source d’énergie inépuisable. De ce fait elle venait de signer son arrêt de mort…

Cette expérience fut violemment rejetée par les physiciens car la transmutation à basse température est une hérésie pour les physiciens nucléaires. Comment est-il possible de jongler avec les protons dans une simple éprouvette à température ambiante ? Comment ne pas y voir des erreurs d’expérience ?

Quel est le principe de cette manipulation ?

C’est comprimer du deutérium (isotope de l’hydrogène ou hydrogène pourvu d’une particule nucléaire ou neutron supplémentaire, présent dans l’eau lourde) dans les pores de ce métal poreux qu'est le palladium. Celà, grâce à l’électrolyse, ou un courant électrique circule entre une cathode en palladium (chargée négativement) et une anode en titane (chargée positivement). Ces électrodes sont plongées dans une solution contenant du deutérium. L'électricité  l'oblige à migrer, puis à se décomposer. En effet, le deutérium s’agglutine dans les pores du palladium. Et, selon Pons et Fleischmann, à partir d’une certaine concentration, c'est comme s’ils se trouvaient trop serrés dans leur enceinte de palladium, alors les noyaux de deutérium fusionnent entre eux pour former de l’hélium4 (deux protons et deux neutrons au lieu de deux protons seulement), tout en dégageant de la chaleur. Et même beaucoup de chaleur, davantage que l’énergie dépensée en électricité !

Malheureusement cette expérience avait un défaut : elle n’était pas systématiquement reproductible, car les chercheur craignant de ne pas être les premiers à divulguer leurs travaux publièrent leurs résultats prématurément, environ 18 mois avant la date prévue.

 

Les foudres du milieu scientifique

 

À la suite de cette publication de nombreux laboratoires se lancent sur le sujet, la compétition faisait rage pour déposer des brevets. Certains laboratoires confirment la validité de la fusion froide, d’autres ne parviennent pas à reproduire l’expérience et crient à la supercherie.

Le 6 juillet 1989, alors que la polémique remplit de nombreuses pages dans les publications scientifiques, les recherches sont finalement enterrées par un seul homme : un certain John Maddox, le directeur de la prestigieuse revue scientifique Nature dont les avis ont valeur d’arrêt.

Convaincu qu’il s’agit d’une erreur scientifique, il écrit alors : « Il semble que le temps est venu de renvoyer la fusion froide au rang d’illusion. »

Quant aux scientifiques français spécialistes de la fusion thermonucléaire – à l’immobilisme proverbial – ils rejettent systématiquement les possibilités qu’ils n’ont pas envisagées et affirment par la voix du Commissariat à l’énergie atomique (C.E.A.), sans sourciller que la fusion froide est contraire aux lois physiques.

Donc, la polémique a été telle, que toutes les publications en ce sens sont rejetées sans raison valable alors qu’actuellement des laboratoires italiens (Antonella De Ninno) et français (Jacques Dufour) obtiennent des résultats incontestables et reproductibles, mais la publication de leurs travaux est refusée et donc leurs travaux n’existent pas !

Cette histoire montre que la science est en crise, elle est malade car les chercheurs considèrent, comme au XIXe siècle, que toute la vérité scientifique est révélée, ce qui est évidemment absurde.

On ne comprend pas la chimie, on ne comprend pas la biologie et la mécanique quantique n’est pas encore intégrée. Cependant nos chercheurs font comme si, on savait déjà tout. Notre époque est particulière, c’est comme si les scientifiques avaient perdu l’envie de comprendre…

Il n’est pas impossible que la période de post crise révèle l’inanité des travaux antérieurs de physique de chimie et de biologie, et l’obligation de remettre à zéro les compteurs de la connaissance scientifique.

Nous comprendrons alors les raisons de ces alchimistes qui, au XVIIe et XVIIIe siècle parcouraient l’Europe et transmutèrent devant des personnalités scientifiques. Ils essayèrent, hélas en vain, de nous éviter trois siècles d’obscurantisme scientifique et spirituel.

Un jour très proche la transmutation des alchimistes sera considérée comme réelle. Alors, les scientifiques « transmutateurs » comprendront qu’ils ne peuvent qu’être alchimistes. Soyons lucide une pareille évolution ne saurait se réaliser sans une révolution spirituelle, économique et sociale. En ce sens André Malraux avait raison en disant que le XXIe siècle serait spirituel (et non religieux comme on l’entend trop souvent) ou ne serait pas. Oui, dans le cas contraire notre siècle risque de mourir empoisonné dans les miasmes de la pollution planétaire et celle de nos cerveaux.

 

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 07:59

 

 

Qu’est-ce que l’alchimie ? À cette question, la réponse de l’homme de la rue est immédiate : c’est essentiellement l’art utopique, pratiqué par des cinglés, qui consiste à chercher à fabriquer, en se ruinant, un corps utopique qu’ils appellent Pierre philosophale. Ce corps aurait la capacité de changer les métaux en or.

Dans un premier temps, nous laisserons les cinglés à L’hôpital psychiatrique et tenterons de situer l’alchimie. Nous la définirons donc comme un travail au laboratoire pour chercher à transmuter les métaux.

Si nous en restons là, alors les physiciens qui oeuvrent avec des cyclotrons ou des réacteurs nucléaires, et sont capables – depuis 1947 – de transmuter le mercure en or, seraient des alchimistes. Nous savons qu’ils ne le sont pas.

L’histoire de cette pratique nous apprend que, dans un premier temps, c’est un travail au laboratoire, sans matériel lourd, avec seulement du matériel léger comme les cornues, ballons, creusets, etc.

Actuellement, les physiciens n’ignorent plus que l’homme en général et l’observateur en particulier, influent sur les phénomènes qu’il observe, c’est le principe anthropique. À la différence du scientifique qui cherche, en vain, à l’éviter, l’alchimiste va l’utiliser, s’en faire un allié et donc un complément indispensable à ses travaux au laboratoire.

De ce fait, la préparation de l’adepte est capitale, autant celle de son esprit que celle de son corps. Elle entre dans le cadre de l’alchimie que l’on appelle alchimie interne laquelle est complémentaire et inséparable de l’alchimie externe pratiquée au laboratoire.

L’alchimie interne n’est pas une vue de l’esprit, une spéculation, car la présence de l’alchimiste convenablement préparé permet d’effectuer au laboratoire des réactions dans la matière que la chimie normale ou nucléaire est incapable de réaliser ou réalise difficilement.

Donc, ceux qui considèrent l’alchimie comme uniquement un travail sur soi, une recherche spirituelle ne connaissent qu’une partie de l’alchimie. Il en est de même pour ceux qui considèrent que l’alchimie est seulement un travail au laboratoire.

L’alchimie peut donc se définir comme une mystique expérimentale ou plus précisément une mystique technologique nécessitant des travaux sur soi-même et, dans un premier temps, une œuvre au laboratoire avec de la verrerie.

En conclusion je voudrais insister sur un point important afin d’éviter des déboires cuisants. Quand un individu est intéressé par l’alchimie pratique après être passée par une société initiatique, il a de fortes chances de courir à un échec. Pourquoi ? Parce qu’il est persuadé être évolué spirituellement (c’est souvent son propre terme) pour se passer de conseils (il pourrait même en donner) à propos de l’alchimie interne. Souvent, hélas, ce sont de grands discoureurs des passés maîtres. J’ai trop assisté à ce genre de conditionnement malheureux qui s’ignore pour ne pas insister lourdement. Il n’est qu’une seule manière de s’approcher du parvis. Accepter que l’on a tout à désapprendre pour l’apprendre autrement. Dans ce cas seulement l’individu est gagnant sur tous les plans, car non seulement il apprend mais en plus il devient apte à faire fructifier harmonieusement ce qu’il a déjà appris.

 

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 13:48

Après la série de huit articles que j’ai écrit,– en étant loin d'avoir épuisé le sujet –, sur le symbolisme maçonnique et ses rapports, avec l’alchimie, cela peut laisser supposer que je suis Franc-Maçon. Et bien non, je ne le suis pas ! Je puis même affirmer que je ne l’ai jamais été.

Pourquoi cette série d’articles qui semblent émaner d’un Franc-Maçon ? Pour montrer l'universalité de ces symboles et aussi afin de souligner qu’il existe d’autres manières d’appréhender le symbolisme maçonnique. L'interprétation issu de l'observation au laboratoire alchimique n'est  pas accepté par la grande majorité des sommités.

D’autre part, je sais par les confidences de certains de mes amis, qu’il est pratiquement impossible de parler du laboratoire d’alchimie sans se faire conspuer et considérer comme un hérétique. Évidemment je ne parle pas de la Franc-Maçonnerie en général, mais de courants souterrains qui tendent à déformer son vrai visage et faire oublier que FRANC veut dire LIBRE. Donc on devrais pouvoir parler LIBREMENT de ce qui est observé au laboratoire. Et bien non, dit le cénacle, c'est interdit car on s'éloigne de l'orthodoxie qui veut que l'on se limite à la spéculation.

En tout cas quand je lis le livre de Jules Boucher sur La symbolique maçonnique, je suis éblouis par l’extraordinaire précision des symboles et leurs nombres, c’est un vrais corpus alchimique dépassant de mille lieux ce que l’on peut lire généralement et ce qu’a pu écrire un Oswald Wirth, pour ne citer que lui et son livre Le symbolisme hermétique.

N’étant affilié à rien, et n’étant de connivence avec personne je suis donc totalement libre d’étudier selon ma compréhension.

Le lecteur peut ne pas être d’accord avec moi, ou ne pas comprendre mon attitude. Dans ce cas, je l’invite à m’écrire sans hésiter. Les blog, c’est fait pour ça !

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  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
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