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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 10:17

Il est totalement injuste d’attendre l’opinion de ceux qui lisent votre blog. Ce sens unique ne me plait pas, et vous ne sauriez me le reprocher. En fonction de mes observations j’ai l’outrecuidance de donner mon opinion gratinée sur ceux qui viennent me lire. C’est inconvenant je le sais, mais c’est plus fort que moi au risque de me faire détester.

 

Pour savoir où en est mon blog, j’ai de magnifiques camemberts colorés, des courbes ondulantes à souhait, et un minuscule courrier. La loi des grands nombres, ça me fait une belle jambe ! C’est chacun de vous qui m’intéresse, pour ce qu’il est, pour ce qu’il pense, pour ce qu’il fait et non votre troupeau !

Apprenez d’abord que mon blog ne me sert pas à me gratter le ventre comme les cigales pour chanter les louanges de l’hypertrophie joyeuse de mon ego en liesse ! Non et Non, ce n’est pas ça du tout.

Oui, pour rédiger les articles je me casse l’oignon (excusez cette expression exagérément écolo.) pour vous dire plein de trucs susceptibles de vous intéresser afin d’établir un dialogue constructif. Je finis par croire que je me suis trompé, qu’un blog, ça sert à exposer ses idées pour se dorer la pilule en regardant béat, d’illustres inconnus venir manger (le mot est polis) dans votre auge ! Quant aux lecteurs on s’en fout, au diable l’avarice… L’essentiel est qu’ils tirent (le mot n’est pas grossier) les gracieuses courbes vers le haut.

 

Voilà, je me suis calmé, et de vous dire ce qui précède, ça m’a fait du bien. C’est probablement injuste et méchant, alors allez-y, dites ce que vous avez sur le cœur au moins nous échangerons ! Vous voulez que je vous inspire ? Je vous conseille cette formule : « Pauvre type, mais pour qui tu te prends ! » Cette autre est aussi à conseiller. « Tu t’imagines des choses, t’as une chauve-souris dans le beffroi ! » ou encore celle-là rabelaisienne qui est aussi imagée que poétique : « T’a pété les plombs, arrête de nous chier des paquets de crayons ! »

 

Les courbes monotones de la fréquentation de mon blog se sont soudain envolées en défonçant tous les plafonds lorsque j’ai parlé du chat capable de deviner les variations d’une courbe mathématique hypercomplexes. Il faisait ça grâce à son cerveau qui est l’équivalent de notre encéphale cérébral droit.

Croyez-vous que dans le courrier on me demande pourquoi cette capacité extraordinaire, qui est en nous, n’est pas exploitée ? Non ! on ne m’a rien demandé, et, dans le meilleur des cas on m’a posé une question beaucoup plus fondamentale en me sollicitant pour que j’explique comment il est possible de conditionner un chat !

J’en conclus que ceux qui lisent sont intéressés par des histoires. Je le comprends un peu, mais au point d’affoler l’audimat ! ! ! et de ridiculiser ce que j’ai écrit laborieusement auparavant, c’est une pilule amère difficile à avaler.

Inversement, mon audimat chute vertigineusement quand je parle d’Église, un peu comme si j’étais un triste sire cherchant à évangéliser le chaland. Là je comprends les réactions de rejets car l’Église est loin de n’avoir rien à se reprocher. En la voyant faire il vaut mieux l’ignorer. Je suis bien d’accord avec vous. Seulement voilà, je ne parle pas de l’Église actuelle qui me donne, comme à vous, des boutons quand j’en entends parler, notamment l’Église Américaine avec ses pédophiles en rang serrés. Je parle d’une autre Église beaucoup plus ancienne qui mariait ses prêtre, et Ordonnais les femmes.

Je parle, non pas de l’homme pourri par le péché tout juste bond à servir de serpillière. Non, je m’adresse à ceux qui lisent l’Évangile de St Jean a cet endroit où le Christ se tourne vers les hommes et leur dit : « Vous êtes tous des dieux. », Affirmation reprise pas les premiers apôtres disants sans être entendus : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu. »

L’Église dont je fais l’apologie est celle qui permet la divinisation de l’homme et où l’alchimie joue pleinement son rôle (avec les diverses ordinations qui ne sont autres que des initiations) sur cette route pas toujours facile.

Voilà, je vous ai dit ce que j’ai sur le cœur. Je vais vous confier un secret, je vous ai écrit, chers amis, car c’est aujourd’hui mon anniversaire et j’ai eu envi d’être fou. C’est aussi le seul moment de l’année où j’accepte que l’on me balance des tartes. Merci de m’avoir lu et toute mon amitié. Puisse votre immense bonté vouloir me pardonner…

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 18:03

 

 

Depuis 1968, date à laquelle l’Église Catholique romaine appliqua les directives du concile Vatican II, d’immenses et superbes cathédrales de la connaissance se sont effondrées pour laisser la place à des mobil home, à une Église moderniste coupée de ses racines et donc vidée de ses rapports avec l’absolu et coupée de sa substance mystique.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne suis pas traditionaliste. Je cherche seulement à retrouver l’esprit de ceux qui élaborèrent la chrétienté, sans m’attacher à la lettre. Je suis en total accord avec l’adage : « La lettre tue et l’esprit vivifie. » Loin de moi une démarche plus ou moins folklorique en un domaine aussi sublime qui permet à l’être de grandir au-delà de toute espérance.

Gérard de Sède, dans son livre Les templiers sont parmi nous, qui fut un best seller au début des années soixante, parles du trésor des Templiers qui aurait été trouvé à Gisor par Roger Lhomoy. L’auteur qui n’allait pas tarder à écrire un autre best seller en révélant l’histoire du curé richissime de Renne le Château, nous dit dès le premier chapitre, que cet homme avait reçu les ordres mineurs et donc était exorciste :

 

« Et à ma profonde stupéfaction il se mit à réciter en latin la formule de l’exorcisme.

      Ou diable, Roger, avez-vous été chercher ça ?

      C’est bien simple, répondit-il calmement. Vous me voyez aujourd’hui porcher, mais jadis j’ai été ecclésiastique. J’ai même reçu les ordres mineurs et l’un de ceux-ci, vous ne l’ignorez pas, est celui d’exorciste. »

 

Dans l’Église de cette époque, et cela depuis plus de mille cinq cents ans, il existait sept ordinations, dont quatre ordres mineurs (Portier, Lecteur, Exorciste et Acolyte) et trois dits ordres majeurs : Sous Diacre, Diacre et Prêtre. L’épiscopat (évêque) n’est pas considéré comme un Ordre, mais c’est une consécration, car l’évêque a la plénitude du sacerdoce que le prêtre a seulement en partie. Un évêque peut ordonner, un prêtre ne le peut pas. Son ordination ne le lui permet pas. Un évêque peut bénir un cimetière, un prêtre ne le peut pas, un évêque peut consacrer un autel, un prêtre ne le peut pas…

Donc, je vais parler du premier ordre mineur, celui de Portier qui s’appelle aussi Ostiariat.

N. B. avant de poursuivre je voudrais dire à ceux qui disent ue la Cléricature est le premier Ordre mineur et que donc je l’ai oublié, que ce n’est pas une erreur, puisque la Cléricature est une adoption et non un Ordre qui peut être dispensé par un prêtre.

Le Portier est un Ordre qui existe depuis les premiers siècles soit environ depuis mille huit cents ans.

Janus était le dieu des portes, l’un des plus anciens de la mythologie gréco-Romaine. C’est la raison pour laquelle on le trouve représenté sur la couverture des rituels (extraits du Pontifical) réservés aux Portiers. C’est un dieu à double visage opposé, l’un regardant devant lui, l’autre derrière. L’un se tourne donc vers le passé, l’autre vers l’avenir.

Janus a donné son nom à notre mois de janvier (Januarius en latin) Il possédait les deux clés, d’argent et d’or. Les fêtes de Janus se célébraient aux deux solstices. Dans le sanctoral de l’Églises ces deux fêtes correspondent aux deux saint Jean, l’évangéliste et le baptiste.

Ces quelques explications suffisent pour comprendre la raison pour laquelle, lors de son Ordination le Portier reçoit les clés de l’Église. Mais l’ouverture des portes lui donne aussi la charge de porte livre. Il maintient donc le livre de l’officiant ouvert lors des cérémonies.

Sur le plan de la réalisation de soi, il doit pratiquer l’ouverture de son esprit et de sa sensibilité.

Sur le plan alchimique il prépare la matière, ou clé, capable d’ouvrir son minerai à double complexion correspondant à Janus bifront.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 09:26

 

À Rennes le Château, l’église du village fut dédicacée à St Marie Madeleine. Rien de particulier sauf que lorsque le curé richissime du village fit construire une tour néogothique sur le bord du plateau, il l’appela d’abord tour de l’horloge, ce qui, disons-le, dissimule mal le logement de l’or et manque de la plus élémentaire discrétion. Il semblerait que notre curé en prit facilement conscience. Aussi changea-t-il le nom de sa tour et l’appela-t-il Magdala (Madeleine). Pour que disparaisse toute ambiguïté, il fit graver, en belles lettres, le nom de Magdala sur le mur Nord de l’édifice. Mais il reste un mystère : Cette tour Magdala est dépourvue d’horloge ! Notre curé bâtisseur, alla-t-il jusqu’à la faire disparaître ? ou alors faisait-il allusion à une horloge particulière, invisible au premier abord ? Peut-être est-ce cette horloge sans aiguille qui se trouve au sommet de l’échauguette pourvue de douze créneaux ? Comment alors ne pas penser à l’aiguille manquante, à l’aiguille vide, à L’Aiguille creuse, ce roman trésoraire de Maurice Leblanc ou le héros Arsène Lupin découvre les trésors des rois de France ? Curieuse coïncidence puisque à ce moment-là (1907) Maurice Leblanc séjournait dans les Corbières et préparais ce livre ! Nous voilà donc en présence d’une sorte d’horloge horizontale au « cadran » convenablement numéroté mais sans grande ni petite aiguille ! Comment ne pas penser à l’épitaphe gravée sur la tombe d’André Breton au cimetière des Batignolles à Paris : « Je cherche l’or du temps ». Dans ce cas en effet, point n’est besoin d’aiguilles. Le cadrant (ou quatre éléments) suffit sous forme de feu de roue. Cela confirme la présence d’or d’origine alchimique dont l’échauguette (chaleur nécessaire pour le fabriquer) témoigne de l’existence. Ne souriez pas, cette interprétation est à l’image de l’époque et est loin d’être tirée par les cheveux.

Franck Marie remarque, que l’axe de la deuxième à la sixième heure, vise l’aven du ruisseau de Couleur. Évidemment ce creux (nous revenons à l’aiguille creuse) cette cavité est vide et semble n’avoir jamais servi à dissimuler un trésor. Cela correspond bien à l’aiguille vide du roman. Mais apparaît alors une curieuse analogie, avec Marie-Madeleine qui s’était retirée dans une grotte pour méditer. La partie « haute » de l’église n’est autre que l’autel (du latin de sacristie altare, cabalistiquement altitude). Et devant cet autel se trouve un bas relier COLORÉ de Marie-Madeleine en prière dans sa grotte !

Marie-Madeleine, ses larmes légendaires et son vase à parfums. Savez-vous qu’il existe un blason qui reproduit cela ? Il s’agit de celui de l’abbaye de la Madeleine à Véselay.

Voici ce qu’en dit le moine Nicolas secrétaire de St Bernard :

« D’azur [fond bleu] semé de fleur de lys d’or, et de larmes d’argent au vase d’or posé en cœur [posé eu centre de l’écu], brochant sur le tout [au dessus des fleurs de lys et des larmes]. Toute l’explication de ces armes se trouve dans l’évangile de Jean, où l’on constate que le Christ ressuscité apparaît d’abord à Marie-Madeleine, et non à St Pierre, chef des apôtres selon la tradition de l’Église catholique.

« Marie se tenait dehors près du sépulcre et pleurait. »

Notons l’importance des larmes, sur le plan du repentir et sur le plan alchimique, comme je l’explique dans Rennes le Château la carte des trésors.

Rappelons enfin que Marie-Madeleine est venue chercher le corps du Christ avec Joseph d’Arimatie, lui-même lié au mystère du graal ! Et justement, le vase de parfun qui est au centre de l’écu est d’or, matière qui convient beaucoup plus au graal qu’à un vase destiné aux soins de beauté. Dans ce même ouvrage, je montre deux présences du Graal, l’une dans l’église, l’autre dans le jardin qui est devant la porte. Mais la dimension alchimique de ce récipient se manifeste quand les textes disent que le Christ apparaît à Madeleine en jardinier, thème souvent repris par les vitraux alchimiques.

Les alchimistes parlent de la terre des sages qu’il faut travailler, et plus particulièrement arroser. Nous retrouvons là le thème des larmes. Cette eau, ayant séjournée dans un baril de chêne après sa récupération de l’eau de pluie, a des reflets dorés. Alors ne nous étonnons pas si le Jardin se dit en occitan « ort », que tout cabaliste novice rattachera au métal précieux, couleur du vase de Marie Madeleine dans l’écu de l’abbaye de Marie-Madeleine. Telle est la raison pour laquelle de nombreux traité d’alchimie ont dans leur titre le mot jardin.

Mais dans l’affaire de Rennes le château, le Graal, l’or, l’alchimie sont beaucoup trop présents pour qu’il ne désigne pas un colossal mystère qui sera découvert quand notre structure socio économique perverse finira ses jours.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 11:22

 

 

Il n’entre pas dans mon propos de dire si les saints étaient ou non des alchimistes. Pour être bref je dirais que certains l’étaient et d’autres pas. Mon propos n’est pas non plus d’exposer les rouages « secrets » des saints non-alchimistes. J’aurais l’occasion de revenir sur ce sujet, mais le chapitre suivant traite le fond de la question.

Il est un fait difficilement contestable qui malheureusement échappe aux ecclésiastiques actuels et à la majorité des universitaires : À travers les légendes, il est possible de se rendre compte que les hommes du moyen age, de la renaissance et des temps modernes jusqu’à la fin du XIXe siècle étaient conditionnés par l’alchimie et, par conséquent, pensaient, voyaient, rêvaient le monde qui les entouraient en alchimistes.

Dans cette optique l’alchimie prend une valeur d’archétype fondamental qui interpella non seulement le psychanalyste C. G. Jung, mais aussi une pléiade d’universitaires tels Gilbert Durand, Henry Corbin, Mircea Eliade, Antoine Faivre et le physicien et philosophe Stéphane Lupasco.

La légende des saints est donc un véritable véhicule culturel que seuls les alchimistes actuels peuvent convenablement interpréter. Je ne parle pas des spéculateurs experts en alchimie, mais de réels praticiens qui oeuvrent à l’oratoire et au laboratoire avec la verrerie et un minerai précis sans oublier les cristaux essentiels de cette base forte qu’est le « sel ».

En ce court article je n’ai pas l’intention d’étudier la vie de tous les saint, mais je ne saurait trop vous conseiller d’acquérie La légende dorée de Jacques de Voragine qui est un merveilleux recueil des phénomènes extraordinaires liée à la vie des saints.

Pour satisfaire autant les fervents d’alchimie que ceux qui traquent le mystérieux trésor de Rennes le Château, j’ai choisi une sainte connu de tous et évacué du calendrier par les modernistes du Vatican. Je vais parler de St Barbe, dont j’ai déjà abondamment parlé dans mon livre sorti en 2007 : Hermestine, Rennes le château.(En vente chez moi)

Après cette pub qui me fait rougir, mais impossible à éviter car le couloir de mon appart est encombré de cartons de livres qui m’ont coûté bonbon… fermons la parenthèse et revenons à nous moutons. Le culte de cette sainte fit des progrès rapides à partir du IXe siècle où l’alchimie était une pratique courante. En Occident, il s’implanta essentiellement en Belgique (déjà en possession des reliques de St Hermes), dans les Pays-Bas, dans le France du Nord et de l’Est.

Cette sainte était la fille du gouverneur (satrape) Dioscure. Pour la soustraire au prosélytisme chrétien, son père la fit enfermer dans une tour qui n’était éclairée que par deux fenêtres. Pour manifester sa foi en la St Trinité, elle perça elle-même dans les murs de sa prison une troisième fenêtre. Convertie au christianisme, elle tenta de s’enfuir pour échapper à la colère de son père. Elle se réfugia dans le creux d’un rocher, qui miraculeusement s’entrouvrit pour lui donner asile. Jetée en prison, elle subira le martyr. On labourera son corps avec des peignes de fer et des torches allumées furent enfoncées dans ses côtes. (Les Nouvelles fleurs de la vie des saint, par un solitaire, tome II, Lyon 1760) En colère, son père la frappa de son épée. Il fut immédiatement foudroyé.

Ste Barbe est la patronne de tous ceux qui touchent au feu et en particulier des mineurs qui travaillent sous terre, des artilleurs et surtout des alchimistes qui sont appelés philosophes par le feu. On la représente souvent avec une tour allumée qui n’est autre que l’athanor des alchimistes.

Dans le midi de la France, elle est peu présente. Aussi, la chapelle du château des Périllos dédicacée à St Barbe confirme l’activité alchimique du seigneur immensément riche et ses activités dans un pays minier, dont les prêtres du Razès (Boudet, Gellis et Saunière) auraient découvert l’immense dépôt. Ainsi s’explique l’ex libris, en forme de sceau de Salomon du richissime curé de Rennes le château, qui fut extrait d’un ancien livre d’alchimie.

Non, l’histoire de Rennes le Château n’est pas banale, car un alchimiste ne transmute jamais de grande quantité de métal précieux. S’IL LAISSE DERRIERE LUI UN DÉPÔT D’OR, C’EST POUR UNE RAISON PRÉCISE !

 

(Attention cet article est protégé car extrait d’un de mes livres)

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 18:19

 

 

De grâce, en lisant les lignes suivantes ne partez pas les mains sur la tête en criant : « je ne comprend rien ! ». Lisez sans pousser des cris de désespoir et je vous promets que vous allez comprendre, même si vous avez quitté l’école en « terminale » de l’école primaire !

 

L’espace de notre environnement est homogène et donc non-réalité. C’est de cette non-réalité que peut surgir un monde nouveau reposant sur l’hétérogénéité.

 

Voilà, la messe est dite ! Vous êtes toujours là ? Bravo ! Ayant décidé de ne pas vous ensevelir sous des termes imbuvables, j’illustrerais très bientôt ces deux phrases avec un exemple simple.

Avant tout, qu’est ce qu’un milieu homogène ? Nous en avons deux qui sont à notre portée, l’air et l’eau, deux éléments, qui en ont enfanté deux autres, bien connus par les alchimistes puisqu’ils font partie des fameux quatre éléments : Feu, Terre, Air et Eau qui sont le moteur de leur travail au laboratoire.

Si nous lisons la phrase précédente en caractères gras, tout ce qui est dans l’air est non-réalité ! Nous pouvons en conclure que tout ce qui nous entoure, enveloppé par l’homogénéité de l’air, n’est pas là manifestation du réel ! En effet, la réalité repose sur l’hétérogénéité, qui doit se manifester dans l’air lui-même, doit surgir de lui ! Un meuble, par exemple, ne surgit pas de l’air mais d’un atelier d’ébénisterie.

Vous voilà fin prêt pour aborder l’exemple dont je vous parlais précédemment. Pour cela nous allons utiliser le milieu homogène de l’eau.

Prenez une casserole d’eau et chauffez là sur votre cuisinière. Vous allez bientôt voir se manifester l’hétérogénéité par des courants puis des mouvements désordonnés qui caractérisent l’ébullition. Vous obtenez donc une hétérogénéité sans structure juste bonne à faire cuire des patates.

Changeons de méthode, plaçons de l’eau dans une petite boîte de verre circulaire dont les bords ont un centimètre de hauteur (boîte de pétri) et maintenant au lieu de la chauffer plein pot, chauffez tout doucement, très doucement. Vous verrez des courants se former et puis plusieurs cellules apparaîtront, qui ne seront pas sans évoquer les membranes des cellules vivantes. On appelle ces formes hétérogènes qui surgissent de l’homogénéité de l’eau des structures dissipatives. Vous comprenez pourquoi le Feu est pour les alchimistes le moteur de leur œuvre et aussi celui de la manifestation de la vie dans cette douce chaleur qui caractérise le ventre de toutes les mamans ? Inversement, si vous pensez à la casserole d’eau bouillante, comprenez-vous pourquoi le feu trop fort peut tuer ? C’est d’ailleurs pour cette même raison que les alchimistes disent que le feu tue. Alors, quand vous verrez un alchimiste devant un four, soyez prudent, il peut fort bien travailler à tout autre chose qu’à son Grand Œuvre.

Si nous regardons la deuxième figure des dix-sept de Jean Conrad Barchusen qui daterait (d’après Barchusen) de 1635, nous voyons l’alchimiste à genou, priant à côté d’un lit bien fait. En face lui, sort de l’homogénéité de l’air la divinité la tête surmontée d’un triangle de Feu. On remarque immédiatement que cette vision est issue de l’homogénéité de l’air car tout ce qui est à côté de cette manifestation disparaît.

Si le lit bien fait traduit les veilles de l’alchimiste, il indique cabalistiquement qu’il faut bien lire la gravure. Les pieds de l’orant sont presque sous le lit, ce qui indique bien le sous entendu cabalistique. Cette interprétation est confirmée par le livre ouvert en premier plan. J’arrête là cette interprétation car je ne sais encore comment procéder pour calibrer une image afin qu’elle puisse illustrer cet article.

Dans cette gravure, c’est la prière qui est à l’origine de cette hétérogénéité de l’air faisant apparaître ce personnage divin.

L’hétérogénéité peut être provoquée de différente manière notamment par la magie. Ainsi, une personne âgée aujourd’hui décédée depuis trente ans me racontait qu’elle avait assisté, au début du XXe siècle, à Limoux (Aude) à une apparition qui épouvanta une partie de la ville. Un cheval géant parcourait les rues au grand galop. Il s’engagea sur un pont traversant l’Aude et plongea dans le fleuve où il disparut. Il a donc été dissous dans l’homogénéité de l’eau d’où il avait du sortir et prendre son autonomie. Le « mythe » du Golem, des hébreux cet être humain artificiel animé, prends ici tout son relief !

En alchimie, la réussite réside en la capacité de l’adepte à créer l’hétérogénéité à partir des substances qu’il travaille. Il n’est donc plus question de réactions chimiques, mais de réactions psychiques… AU LABORATOIRE ! ! ! Cette aptitude est étroitement assujettie à la dimension spirituelle de l’adepte, à sa capacité à maîtriser le silence de sa pensée. Les matières peuvent alors manifester en petit la genèse des mondes et se transformer en pierre philosophale. Partir comme un benêt à la recherche des pouvoirs paranormaux est la pire erreur et la pire perte de temps que l’on puisse faire.

 

(Attention cet article est protégé car extrait d’un de mes livres)

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 10:01

 

 

Alchimiste et Grand Maître de l’Ordre de Malte, Raymond de Périllos était immensément riche. Son blason était orné de trois poires.

Posons la question : Les seigneurs de Périllos (dans les Pyrénées Orientales) étaient-ils les gardiens du Graal ? L’on connaît l’étrange affirmation de l’un de ces grands seigneurs qui disait qu’il existait en son domaine un passage bien concret pour accéder à « l’autre monde ». Le fait est que l’on n’a jamais retrouvé le caveau familial, peut-être n’y en a-t-il pas. Peut-être est-il de l’autre côté du miroir ?

L’hermétisme marque de sa forte présence symbolique le département de l’Aude. C’est ainsi que non loin du village en ruine des seigneurs de Périllos, à Palairac, une cloche de la jolie petite église répond au curieux nom d’Hermestine. Cet hermès au féminin, semble correspondre à Thérèse de Lubac, l’amie alchimiste du seigneur qui était à la tête des Frères Ainés de la Rose Croix dont le rôle était d’enseigner l’alchimie.

Mais à Palairac, dès qu’il s’agit d’user de la dynamite (fort coûteuse au portefeuille des contribuables ! ) pour combler des excavations et bouleverser le paysage, l’administration déploie un zèle et une célérité qui surprennent. Qu’y a-t-il donc à cacher ?

Pourquoi ? lorsque monsieur Bettex trouva la mort mystérieusement alors qu’il effectuait des fouilles sous le mot Bugarach (non loin de là), cette même administration s’est-elle empressée d’obstruer l’accès aux souterrains exporés par l’infortuné – lui qui avait dit la veille à son amie Lucienne Julien : « nous sommes riches » sans plus de précisions ?

D’autres personnages énigmatiques gravitent autour de ce lieu étrange.

Ainsi en est-il de ce mystérieux Pumaz qui n’était autre que l’amiral Cagger, spécialiste du chiffre et auteur d’un mytique rapport qui décrypté avec maestria certaines énigmes liées à Rennes-le-Château.  L’amiral Cagger était-il bien plus qu’un simple spécialiste du chiffre ?

Il y a aussi l’alchimiste méconnu St Vincent Depaul, ami de Nicolas Pavillon évêque d’Alet les bains. Son diocèse comprenait Rennes le Château, et bien d’autres lieux mystérieux.

Il est temps de comprendre que le secret du richissime abbé Saunière n’est pas circonscrit à Rennes le Château.

 

 

  

 

Pour tous renseignements à propos de ce livre, laissez un message ou écrivez à :

 

leon.gineste@wanadoo.fr

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 07:11

 

 

 

 

D

ans le département de l’Aude, Palairac est un petit village isolé d’ancien mineur niché sur le flanc des Hautes Corbières, proche de Tuchan. Ses vieilles maisons du XVII et du XVIIIe siècle reposent dans ce silence arcadien que seul un îlot retiré, aux limbes du charivari de notre civilisation, pouvait protéger. Aussi ne nous étonnons pas si ce lieu est chargé de mystères. Sa seule position géographique est déjà expressive. La route Nord conduit à Féline Terménès puis à Arques et Couiza, d’où l’on peut accéder au village mystérieux de Rennes le Château, ou régnait au XIXe siècle un curé devenu étrangement richissime. La route Sud permet d’accéder à Tuchan, puis au village en ruine de Perillos ou régnait un Grand seigneur aragonais qui fut Grand Maître de l’Ordre de Malte immensément riche et alchimiste. Il est très probable que le fabuleux trésor de Rennes le Château soit celui du seigneur de Périllos.

L’église de Palairac porte les traces symboliques du passage de cet alchimiste au cœur de l’histoire de Rennes le Château.

 

 

Si vous voulez découvrir le mystérieux village de Palairac, visitez le site :

http://rzepecki.michel.pagespro-orange.fr

 

Pour connaître cette histoire hors du commun, vous pouvez commander le livre Hermestine à :

leon.gineste@wanadoo.fr

 

 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 16:17

 

A lire après analogie et alchimie 7

Intuitionnisme, logique et moustaches du chat.

 

Il est évident que l’intuitionnisme est en rapport étroit avec les aptitudes particulières de notre hémisphère cérébral droit.

L’intuitionnisme se définit d’une manière générale comme un processus cérébral (que certains appellent, à tort, une doctrine) qui privilégie un mode de connaissance direct et immédiat atteignant une réalité donnée.

Évidemment, à l’intuition s’oppose le raisonnement qui est en rapport étroit avec les aptitudes particulières de notre hémisphère cérébral gauche. La théorie du raisonnement correct ou logique a une valeur de certitude.

Poincaré résume ces deux manière de penser en leur donnant leur véritable sens :

« La logique, qui peut seule donner la certitude, est l’instrument de la démonstration ; l’intuition est l’instrument de l’invention. »

Ce sens de l’invention, peut-on le cerner ?

Plongeons dans l’originalité sans être pour cela farfelu. Dans ses ouvrages, l’alchimiste Fulcanelli décerne au chat des facultés particulières, d’ailleurs partagées par les Égyptiens. Cela est resté quelque peu poétique et aberrant, jusqu’au jour où des scientifiques marseillais obtinrent, à cause d’une expérience manquée, de troublants éléments de réponse.

L'expérience visait à étudier le temps de réaction d'un chat. Quand il appuyait sur un levier, au bout d'un laps de temps, l'animal devait lever la patte du levier avant la fin de la sonnerie. Le conditionnement échoua car l'animal soulevait toujours la pâte 1/10 de seconde avant que ne retentisse la sonnerie.

Les chercheurs calculèrent, à l'aide d'un ordinateur, une suite de délais (entre le moment où le chat appuie sur le levier et l'instant où est déclenchée la sonnerie) variant en suivant une fonction mathématique. Lors de ses premiers essais, le chat se trompait puis, progressivement, ces erreurs diminuaient et finissaient par disparaître. L'animal levait toujours sa pâte 1/10 de seconde avant le début de la sonnerie comme s'il en connaissait la fonction mathématique complexe.

Ensuite les scientifiques associèrent le temps, séparant la pression du levier et le début de la sonnerie, au hasard. Au début l'animal fit des erreurs puis se trompa de moins en moins. Par la suite, il devina toujours le moment où allait retentir la sonnerie.

Cette même série d'essais fut faite sur le singe. Le primate avait beaucoup de mal à prévoir le moment où allait retentir la sonnerie.

L'homme fut également testé. Il se révéla totalement incapable d'obtenir un résultat.

Les comptes-rendus de laboratoire disaient que les hommes testés faisaient mentalement des suppositions et hypothèses pour tenter de comprendre afin de réussir.

Le chat et donc un animal « intuitionniste » très particulier puisqu'il se révèle capable, sans se poser de questions, de réaliser ce que l'on appelle une « extraction d'invariance », c'est-à-dire de trouver un ordre la où pour l'homme il y a la pas. Dans cette expérience le « hasard » était calculé par un ordinateur. C'est donc un ensemble de fonctions hypercomplexes dans lesquelles le félin domestique s'avère capable de trouver des repères (ou référentiel) qui nous dépassent.

Quand on sait que le chat possède l'équivalent de deux cerveaux droits, on est moins surpris par les résultats. Cette aptitudes existe chez l'homme mais elle est affaiblie par la culture qui privilégie le cerveau gauche rationnel. Pourquoi un homme ne réussit-il pas là où le chat est passé maître ? Parce que l'individu, comme le montrent les comptes-rendus des expériences, ne réduit pas au silence, lors des tests, son cerveau rationnel. Il se pose des questions et formule des hypothèses.

Ainsi l'approche de certains domaines de la culture qui nous semblait paradoxaux ou incompréhensibles, comme la philosophie alchimique et la plupart des doctrines religieuses sont, en fait, à la portée de notre intelligence mais hors de portée de notre logique rationnelle. Alors, attention à ceux qui veulent tout expliquer ! Vive le chat noir, à moins qu’il s’agisse du chaos noir.

 

(Attention les articles Analogie et alchimie 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 17:41

 

RENNES LE CHÂTEAU

LA CARTE DES TRÉSORS

 

Ce livre relate l’histoire mystérieuse d’un curé de campagne devenu riche dans d’étranges circonstances.

Il est pratiquement certain que l’alchimie a joué un grand rôle dans cette soudaine richesse.

Cet ouvrage est agrémenté de beaucoup de photos, et d’idées inédites sur cette histoire qui passionne le monde entier et inspira l’auteur de DA VINCI CODE

Si vous désirez vous le procurer, vous laissez un message.

leon.gineste@wanadoo.fr 

 

 

 

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 08:08

 

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)


Induction analogique et vision holoscopique

 

On pourrait me reprocher de rester théoricien à propos de l’holoscopie. Aussi pour montrer l’importance de l’analogie dans les sciences, je vais prendre un exemple bien connu, celui du fondateur de la paléontologie et de l’anatomie comparée. Il s’agit de Georges Cuvier (1768-1832).

Ce dernier utilisa l’analogie, plus exactement l’induction par analogie en anatomie comparée pour parvenir à une vision holoscopique qui révolutionna la paléontologie et la biologie.

 

Le rôle de l’analogie ne se borne pas à établir des comparaisons entre deux objets donnés. L’analogie permet de prévoir ce qui n’est pas encore connu. C’est l’induction par analogie permettant d’accéder à une vision holoscopique, et donc de découvrit le TOUT dans une partie.

La démarche scientifique de Georges Cuvier illustre parfaitement ce processus. Il n’est peut-être pas, en effet, de naturaliste qui l’ai formulé avec autant de rigueur et l’ai appliqué avec tant de bonheur. Aussi, je lui laisse la parole :

 

« Tout être organisé forme un ensemble, un tout, un système unique et clos, dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à la même action définitive par une réaction réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres changent aussi, et, par conséquent, chacune d’elles, prise séparément, indique et domine toutes les autres…

La forme de la dent entraîne le forme du condyle, celle de l’omoplate, celle des ongles, tout comme l’équation d’une courbe entraîne ses propriétés… Toutes les fois que l’on a seulement une extrémité bien conservée, on peut, avec de l’application, et en s’aidant avec un peu d’adresse de l’analogie et de la comparaison effective, déterminer toutes ces choses aussi sûrement que si l’on possédait l’animal tout entier. »

 

Quant aux applications que Cuvier a su tirer de cette induction analogique conduisant à la vision holoscopique, il suffit de considérer l’exemple désormais classique, et mainte fois cité, du Paléocotherium. Cuvier n’ayant à sa disposition que quelques ossements séparés, recueillis dans les carrières de gypse de Montmartre, donna de cet animal une reconstitution complète dont l’exactitude fut confirmée par la découverte ultérieure du squelette complet.

Je pourrais donner d’autres exemples ou l’analogie joua un rôle fondamental dans de nombreuses découvertes de la globalité d’un phénomène vital. Mais le but ici est seulement d’illustrer combien l’analogie bien comprise peut permettre de découvrir que le processus holoscopique ne se borne pas uniquement à un hologramme. Si vous me permettez une métaphore : notre monde est un hologramme brisé, à nous de le reconstituer pour accéder au titre d’homme Sapiens, d’homme sage…

 

 

(Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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