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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 08:08

 

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)


Induction analogique et vision holoscopique

 

On pourrait me reprocher de rester théoricien à propos de l’holoscopie. Aussi pour montrer l’importance de l’analogie dans les sciences, je vais prendre un exemple bien connu, celui du fondateur de la paléontologie et de l’anatomie comparée. Il s’agit de Georges Cuvier (1768-1832).

Ce dernier utilisa l’analogie, plus exactement l’induction par analogie en anatomie comparée pour parvenir à une vision holoscopique qui révolutionna la paléontologie et la biologie.

 

Le rôle de l’analogie ne se borne pas à établir des comparaisons entre deux objets donnés. L’analogie permet de prévoir ce qui n’est pas encore connu. C’est l’induction par analogie permettant d’accéder à une vision holoscopique, et donc de découvrit le TOUT dans une partie.

La démarche scientifique de Georges Cuvier illustre parfaitement ce processus. Il n’est peut-être pas, en effet, de naturaliste qui l’ai formulé avec autant de rigueur et l’ai appliqué avec tant de bonheur. Aussi, je lui laisse la parole :

 

« Tout être organisé forme un ensemble, un tout, un système unique et clos, dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à la même action définitive par une réaction réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres changent aussi, et, par conséquent, chacune d’elles, prise séparément, indique et domine toutes les autres…

La forme de la dent entraîne le forme du condyle, celle de l’omoplate, celle des ongles, tout comme l’équation d’une courbe entraîne ses propriétés… Toutes les fois que l’on a seulement une extrémité bien conservée, on peut, avec de l’application, et en s’aidant avec un peu d’adresse de l’analogie et de la comparaison effective, déterminer toutes ces choses aussi sûrement que si l’on possédait l’animal tout entier. »

 

Quant aux applications que Cuvier a su tirer de cette induction analogique conduisant à la vision holoscopique, il suffit de considérer l’exemple désormais classique, et mainte fois cité, du Paléocotherium. Cuvier n’ayant à sa disposition que quelques ossements séparés, recueillis dans les carrières de gypse de Montmartre, donna de cet animal une reconstitution complète dont l’exactitude fut confirmée par la découverte ultérieure du squelette complet.

Je pourrais donner d’autres exemples ou l’analogie joua un rôle fondamental dans de nombreuses découvertes de la globalité d’un phénomène vital. Mais le but ici est seulement d’illustrer combien l’analogie bien comprise peut permettre de découvrir que le processus holoscopique ne se borne pas uniquement à un hologramme. Si vous me permettez une métaphore : notre monde est un hologramme brisé, à nous de le reconstituer pour accéder au titre d’homme Sapiens, d’homme sage…

 

 

(Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 17:56

Avant son décès, je ne connaissais pas Aimé Césaire, si ce n’est qu’il fut maire de Fort-de-France.

Cet hiver 2008 j’étais au Robert. De là, je me suis rendu au Lamentin ou se trouve l’aéroport. J’ai été surpris de voir qu’il avait été baptisé Aimé Césaire. J’ai demandé à mon ami Martiniquais si Césaire était mort pour mériter un pareil hommage. Il m’a répondu qu’il était vivant mais immortel.

Maintenant je comprends cette curieuse réponse, car Aimé Cesaire les a enfantés à jamais, il leur a appris l’acceptation des autres, même leurs anciens esclavagistes qu’ils appellent Béké. Pourtant ces maîtres du passé les ignorent superbement, comme s’ils étaient encore leur propriété. Il leur a appris à puiser à leurs racines africaines. J’ai compris ça en voyant au sommet d’une falaise ce monument à la mémoire des esclaves Africain qui moururent noyé et prisonniers de leurs fers quand le bateau de leur négrier se fracassa sur les rochers.

Alors, je ne comprends pas pourquoi il faudrait exiler ses cendres dans le Panthéon de la lointaine capitale loin de ses enfants. Le Panthéon d’aimé Césaire c’est la Martinique, au milieu des siens. J’espère que les Martiniquais lui feront un Panthéon ouvert nuit et jour afin que tous ceux qui passent, noirs, blanc, jaunes puisse lui rendre hommage.
A mes amis et frère Martiniquais toute mes condoléances et toute mon affection.

Un métro de Montpellier. 

P.S. 

Voici un hommage que m'a fait parvenir une amie.

"C'est vrai, aimé CESAIRE s'en va et c'est une grande perte pour tout le monde.
D'ailleurs, voici un texte que l'une de mes patientes ( écrivaine et poètesse) m'a adressé pour la circonstance":

 

Prophétie

 

où l'aventure garde les yeux clairs, là ou les femmes rayonnent de langage

là où la mort est belle dans la main comme un oiseau saison de lait

là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe de prunelles plus violent que des chenilles

là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

 là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux

 là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche plus ardente que la nuit

là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève à rebours la face du temps

là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain à l'espoir et l'infant à la reine,

d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats

d'avoir gémi dans le désert

d'avoir crié vers mes gardiens

d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes

 

je regarde la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant de la scène ourle un instant la lave de sa fragile queue de paon puis se déchirant la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et je la regarde en îles britanniques en îlots en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer lucide de l'air où baignent prophétiques ma gueule ma révolte mon nom.

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 15:02

 

Pour ceux qui s’intéressent à la tradition.



J’ai eu un coup de cœur pour un site. Je me permets de vous le faire partager.

 

Si vous désirez écouter des conférences vidéo sur différents sujets SÉRIEUX sur la tradition, vous pouvez le faire en vous rendant sur le site htpp://www.baglis.TV
 Personnelement j'ai été séduit par la formule car elle représente un plus enrichissant par rapport à mes articles. 

Ce qui caractérise l’esprit de ce site, c'est la recherche non dogmatique de la Tradition, loin de tout carcan, de toute chapelle et évidemment de tous conditionnements.

Vous comprendrez les raisons du présent article quand vous saurez que les responsables sont en total accord avec l’esprit de mon blog. Ils aiment et privilégient l’étude de la tradition et de la sagesse. Il n’aiment pas et fuient  la parodie, le matérialisme spirituel et mental. 

Je trouve que c’est une prouesse d’être parvenue à réunir de nombreux conférenciers dignes d’intérêt alors que ce milieu de l’ésotérisme est fréquemment peuplé d’allumés et de Monsieur je sais tout. Evidemment, l'entrée est à péage, mais vous pouvez choisir votre conférence avant de prendre une décision.

Non, je n’ai pas été payé pour faire cette pub, c’est très réellement un coup de cœur et je souhaite que le plus grand nombre de ceux qui lisent ses lignes puissent en bénéficier.Personnelement j'ai été séduit par la formule car elle représente un plus enrichissant par rapport à mes articles. 

 

 


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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 10:09

  (Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)


Analogie et Cabale

 

J

’ai toujours aimé Rabelais et son truculent langage dont Victor Hugo disait que l’éclat de rire énorme était un gouffre de l’esprit. Ce gouffre spirituel se caractérise par l’extraordinaire aisance des jeux de mots qui, actuellement, ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Il est vrai que le langage de l’époque Rabelaisienne nous pose, au fil des générations, de plus en plus de difficultés de décryptages. Le livre qui m’a révélé l’ampleur de ce procédé est « L’ile sonnante », dont le frontispice représentait une ile sur laquelle on pouvait voir de multiples clochers. En réalité Rabelais conseillait au lecteur de lire la sonorité des mots ou la phonétique des textes. L’analogie des sons est la colonne vertébrale de l’œuvre rabelaisienne. Quand on sait que le curé de Meudon était alchimiste, les jeux de mots prennent une profondeur abyssale dont ce génie du XIXe siècle, qui était Victor Hugo, avait saisi toute l’originalité.

Ce procédé phonétique fait partie d’une manière de s’exprimer appelé Cabale par les alchimistes. Il ne faut pas la confondre avec la Kabbale hébraïque. L’étymologie des deux termes est différente. Cabale veut dire cheval et Kabbale signifie tradition.

Les préoccupations spirituelles de l’ancienne chevalerie sont en rapport étroits avec la cabale s’exprimant par la phonétique, le rébus, le blason… Les racines grecques et latines ne sont pas négligées.

Cependant, il faut retenir ce fait incontestable que le cheval est le moteur de l’œuvre grâce à ses quatre pattes ou quatre éléments (Feu, Terre, Air et Eau) qui caractérise l’animal de selle (sel).

Dans sa manifestation phonétique, la Cabale est une véritable langue secrète qui fut révélée par Grasset d’Orcet et ensuite par l’alchimiste Fulcanelli (in Le mystère des cathédrale » et « Les demeures philosophales »). La phonétique plus ou moins parfaite (certains changements peuvent être imputés à l’érosion du temps) s’attache à toutes les langues, car elles sont issues des langues matrices qui sont le Grec et le Latin. Cela est en plein accord avec l’esprit de la Pentecôte :

 

« Et ils furent tous remplis de l’Esprit saint, et ils commencèrent à parler en diverses langues, selon que l’Esprit saint leur donnait de s’exprimer. » (Acte des apôtres, II, 4.)

 

La cabale est donc appelée langue du cheval, mais aussi langue des oiseaux qui est en réalité la langue des oies fort bien illustré par les contes de ma mère l’oie de Perrault. Il s’agit de la grande loi qui régit la nature et aussi le travail des alchimistes, d’où la langue des Dieux. Mais des oiseaux parlent comme le geai, d’où la gaye ou gaie science ou encore gaie savoir, donné à la cabale. Les oiseaux se perchent sur les arbres, ce qui donna la langue verte ou lange inverse d’où est tiré l’actuel verlan.

La cabale permettait d’accéder à la plénitude du savoir, à condition d’avoir développé sa vision holoscopique. Ainsi les initiés peuvent enfourcher le cheval ailé ou Pégase des poètes grecs. C’est lui qui permet l’accès des régions inconnues et, comme il se doit DE TOUT VOIR et de ce fait de TOUT COMPRENDRE au-delà de l’espace et du temps. Comprenez-vous l’intérêt de procéder à une métanoia afin de permettre à la pensée holoscopique ayant accès au TOUT de se manifester ? Sans cela la cabale devient un concours de jeux de mots stériles, ou certains tentent de codifier les lois afin qu’elles puissent révéler l’art de fabriquer de l’or ou de vivre éternellement. Il est bien évident que ceux qui ne changent pas leurs manières de penser, en conservant un discours rationnel selon les règles en vigueur, ne parviendront jamais à dépasser les barrières de notre univers discursif et n’accéderont pas à une véritable spiritualité.

Telle est la raison pour laquelle la cabale ou LANGUE DES MYSTÈRES, domine toute la didactique de l’alchimie par l’intermédiaire du symbolisme, de l’iconographie, de l’art, et de la littérature.

 

(Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4, 5, 6… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:41

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
 

L’analogie et l’univers holoscopique

 

 

C

et article est en rapport étroit avec celui qui précède intitulé « L’analogie et l’univers holographique ». Nous pouvons dire que l’holoscopie est la conséquence directe de l’holographie. Ce mot comporte en effet le terme hologramme. Il est composé aussi du mot scope qui signifie voir (cf. télescope, périscope, épiscope…)

De ce fait, la vision holoscopique consiste à savoir observer le monde dans sa structure holographique où la totalité est présente partout.

Donc, pour être intégré à notre univers holoscopique nous ne pouvons que suivre les conseils du psychologue André Demailly (Maitre de conférence à l’Université Paul Valéry de Montpellier) et du Professeur Daniel Fabre (du Laboratoire de Neuro Physiologie sensorielle de L’Université des Sciences et Techniques du Languedoc) quand ils disent qu’il est nécessaire d’essayer « de penser de telle manière que ce que l’on étudie en détail soit la représentation du tout »

Évidemment, convenons-en, cela est plus facile à dire qu’à faire. Pour mieux saisir ce qu’est cette manière de penser, il est d’abord nécessaire de savoir comment notre cerveau pense. Sans nous perdre dans les méandres d’un exposé psychologique ou encore dans l’explication ardue d’un processus neurophysiologique, disons brièvement et sans aborder les références que vous pourrez trouver dans mon livre « holoscopie de la spiritualité occidentale » que nos encéphales cérébraux pensent différemment. L’encéphale gauche est le support de la pensée rationnelle et le droit est le siège de la pensée globale. Pour fixer les idées le gauche s’occupe du détail et le droit du général. Cette répartition des tâches ne concerne pas uniquement le cerveau. Nous la trouvons également dans l’œil ou la partie analytique de la rétine ou fovéa, constituée de cellules spécialisées dans la vision précise, nous permettant de lire, et les cellules périphériques, spécialisées dans la vision globale. Le plus curieux sont les expressions particulières utilisées lorsque l’on a compris, quand nous disons : « je vois ! », « c’est clair », « c’est lumineux ! ». C’est comme s’il existait une curieuse relation, qui reste à trouver, entre la vision et la pensée. L’analogie de structure provoque-t-elle un lien entre les processus psychiques et la vision, cela indépendamment de la structure biologique ? À moins que cette analogie provoque une mystérieuse résonance qui met en harmonie la vision et la pensée ?

En réalité, notre Univers étant de structure holographique il est normal que tout ce qui le constitue laisse apparaître d’une manière ou d’une autre la dimension holoscopique. Ainsi, chaque être vivant est un individu (qui ne peut être divisé) et pourtant chacune des milliards de cellules qui le constituent contient en potentialité, dans son patrimoine génétique, l’individu entier.

Donc, pour découvrir la forme holoscopique (hologramorphisme) de tout ce qui nous entoure il est essentiel de réapprendre à penser. Nous sommes habitués à réfléchir de la même manière que la fovéa analytique de notre œil. Nous n’utilisons que notre pensée rationnelle. Nous analysons, mais le reste, le sens de la globalité est en friche. C’est donc tout l’hémisphère cérébral droit qui est en sommeil. Or, sa richesse est considérable puisqu’il est le support biologique de 90 % de notre intelligence. Pour l’utiliser il faut d’abord savoir que cet hémisphère est muet. Il ne peut communiquer des ordres à nos organes phonatoires, comme le fait fort bien l’hémisphère cérébral gauche. Je veux dire qu’il ne peut entrer en action que si l’on accède au silence de la pensée. Nous retrouvons là les techniques orientales de vacuité, technique que l’Église Chrétienne (sauf dans certains monastères) a éradiquée.

Oui, apprendre le silence de la pensée c’est communiquer avec notre hémisphère cérébral droit qui nous informe d’une manière intuitive sur la dimension holoscopique de tout ce qui nous entoure.

Comme la manière de penser change on parle alors de métanoïa ou métamorphose de la pensée. Ces choses simples conduisent aux plus hauts niveaux initiatiques, mais il y a… du pain sur la planche. Ceux qu’y s’y attèlent progressent considérablement. Je souhaite à toute et à tous d’y parvenir.

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 10:52

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
 

L’analogie et l’univers holographique

 

L’alchimie fut largement commentée et de nombreux écrits de toutes les époques constituent un fond important. Cette prolifération de manuscrits montre que l’alchimie est une des voies essentielles de la tradition occidentale. En cela je ne fais qu’emboîter le pas au professeur Antoine Faivre, qui fut titulaire de la chaire d’histoire de l’ésotérisme et directeur de l’École Pratique des Hautes Études, ainsi qu’au romancier Frédérick Tristan, prix Goncourt 1983 (Les Egarés) et Grand Prix de littérature en 2000 de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son oeuvre.

À travers les manuscrits disparates utilisant pour s’exprimer différentes analogies, j’ai retenu, pour un point particulier, le manuscrit du « Discours D’auteurs incertains sur la pierre philosophale » (1590). Mon attention a été attirée pas le sonnet suivant :

 

L’industrie de l’art peut seule séparer

Et par nouvelle vie après régénérer

Tout en tout, de tout vice exemptant l’âme pure.

 

Évidemment il n’est pas dans mon intention d’étudier la totalité de ces trois lignes. Seule la dernière nous livrera le sens alchimique par sa signification générale et surtout par une note au crayon de l’exemplaire conservé à la bibliothèque de l’Arsenal :

Les deux mots « tout en tout » sont surmontés d’un globe crucifère. C’est une indication nette, s’appuyant sur l’étymologie cabalistique (analogie phonétique glissant du français au latin) de l’antimoine, « ante omnia ». L’antimoine est en effet représenté par les anciens chimistes à l’aide d’un globe surmonté d’une croix, signe inverse de celui de vénus, ou le globe domine la croix.

Comprenez ballon de verre avec le col dirigé vers le haut pour le globe crucifère et col dirigé vers le bas pour Vénus. Comme le globe crucifère représente aussi la terre, sa transformation en Vénus illustre aussi le basculement des pôles que l’alchimiste Fulcanelli a prédits pour notre terre intoxiquée par les diverses pollutions psychiques et physiques que sont essentiellement Mamon (l’argent) et l’or noir.

Omnia signifie tout d’où le sens cabalistique :« avant tout ». Cette interprétation du terme antimoine ne signifie nullement l’emploi de cette substance pour réaliser le Grand Œuvre.

 

Avant tout désigne ce qui précède toutes choses.  Globalement, c’est ce qu’il faut saisir pour comprendre toutes choses, toute matière, tout esprit, toute psychologie… Évidemment c’est d’abord l’alchimie interne ou alchimie psychologique et spirituelle résumée par le mot : métanoia.

Mais Tout en tout n’est que la traduction du précepte alchimique : Un dans tout, tout dans un. Cela peut paraître abscond et pour tout dire incompréhensible : en effet, comment la totalité, et finalement l’univers lui-même, peut être en toutes choses ? Cela évidemment est impossible !

Et bien non, ce n’est absolument pas impossible. Mieux, c’est un fait scientifiquement prouvé, qui est appelé par les physiciens multiplicité simultanée, et que plus personne ne remet en question, car trop évident. D’ailleurs vous allez en convenir vous-même.

Si vous éclairez un sujet avec des faisceaux laser, vous pourrez prendre une « photo » sur une plaque de verre qui est un hologramme. Quand vous regarderez ce cliché, vous ne verrez que des bandes et points blancs et noirs. Si vous éclairez cette plaque de verre avec un laser, vous verrez apparaître une image en relief. Jusque-là, rien de particulier si ce n’est cette image en relief qui préfigure la TV du futur. Admettons que vous soyez un maladroit indécrottable et que, tout comme votre tasse à café du matin même, votre plaque de verre vous échappe des mains et se brise sur le sol. Vous voilà déconfit d’avoir détruit un aussi beau travail. Et bien non ! Vous n’avez rien détruit du tout ! N’exagérez pas, n’éclairez pas au laser un éclat de votre tasse à café brisée ce matin. Elle est bel et bien définitivement détruite !

Prenez un morceau de verre de votre lamentable exploit et éclairez-le au laser. Soudain surgis l’image en relief comme si la plaque de verre n’avait pas subi les affres de votre maladresse. Vous pensez immédiatement que c’est un morceau particulier ayant retenu une information différente des autres morceaux. Aussitôt, vous ramassez un autre éclat et vous l’éclairez au laser, et voilà de nouveau qu’apparaît la même image en relief, et tous les morceaux sont capables de restituer l’image entière en 3D. C’est cela la multiplicité simultanée ! Vous venez maintenant de comprendre cette expression des ancien qui vous paraissait absurde : Tout en tout. Expression qui nous vient de l’Égypte des rois Ptolémées fondateurs de la fameuse bibliothèque d’Alexandrie.

Remarquons que dans l’hologramme brisé, les morceaux sont différents. Pourtant existe potentiellement, en eux, la même image que l’on ne peut découvrir sans éclairage laser.

Vous comprenez le rôle du symbolisme et de l’analogie ? C’est celui de guider vers une vérité UNIQUE mais non apparente. Pourtant elle est là car notre esprit n’a pas l’éclairage « laser » nécessaire. Heureusement pour nous, il existe des individus qui n’ont pas besoin d’éclairage laser pour voir en 3D ce qui se dissimule en toutes choses. Pour nous guider ils laissent des symboles que nous aurions mauvaise grâce d’utiliser pour des spéculations sans fins aussi inutiles que stériles. Ce n’est pas cette attitude qui permet d’être initié et de voir l’autre côté des choses.

(Suite dans l’article intitule : Analogie et alchimie 5. Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4, 5… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 13:20

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
 

Le sens de l’analogie et la théorie des correspondances.

 

L’analogie, est le mode de raisonnement le plus facile et le plus naturel, notamment pour les enfants, Son emploie est incontestablement fructueux dans la pédagogie. Sur le plan historique son rôle fut fondamental jusqu’au début du XVIIe siècle. Il est incontestable que la ressemblance a joué un rôle capital dans l’élaboration de la culture occidentale.

Même si l’actuelle science n’est plus ce qu’elle était il y a quatre siècles, il est incontestable que la pensée analogique n’a pas disparu.

Ainsi les paraboles ne sont pas seulement des exposés poétiques ou esthétiques, mais bel et bien des outils analogiques irremplaçables, dont le Christ connaissait la dimension profonde et les processus psychiques particuliers lui correspondant. Mais on a trop rabâché à la suite de Gaston Bachelard que l’image était un obstacle épistémologique, comme le montre l’impossible représentation mentale de la structure de l’atome. Vouloir se le représenter dans toute sa complexité est évidemment source d’erreur.

Cependant, dans la littérature et l’art, la loi de correspondance est toujours à l’honneur. Son efficacité dépasse largement la fameuse théorie des correspondances de Swedenborg.

Mais cette théorie est très ancienne et ne saurait devoir sa formulation à un individu particulier.

L’alchimie et la médecine hermétique, nées à l’aube des civilisations restent toujours vivantes. Elles reposent sur l’hermétisme, ou ensemble de doctrines et pratiques qui serait issues de l’ancienne Égypte, dont le personnage légendaire central est Hermès Trismégistes. Ces deux « sciences » trouvent leurs doctrines et leurs applications pratiques dans un même corpus, sorte de dénominateur commun qui est l’ancienne Théorie des correspondances. Pour elle, l’univers est constitué de règnes analogues, dont les éléments correspondent les uns aux autres.

Le texte fondamental de l’hermétisme et de l’alchimie est la table d’émeraude, dont voici les premières lignes :

 

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

De ceci sortiront d’admirables adaptations… »

 

Donc, le Cosmos est UN et toutes ses parties sont solidaires et interdépendantes. La correspondance et l’analogie entre le grand monde ou macrocosme et le petit monde (ici-bas) ou microcosme sont énoncées. C’est sur ces correspondances et analogies que reposent toutes les manifestations théoriques et pratiques de l’alchimie qui est la plus ancienne adaptation.

 

(Suite dans l’article intitule : Analogie et alchimie4. Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 07:18

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
 

Première approche de l’analogie.

 

Le terme grec analogia est traduit en latins par proportio. Il s'agit donc d'un rapport de quantité entre elles.

Cela fixe évidemment un substrat à sa signification. La proportio ou rapport, sera une base invariable sur laquelle reposera le sens de toutes les analogies. Cette définition étendue à l'univers entier, montre qu’il existe des rapports entre des choses différentes non seulement en quantité et en qualité, mais aussi distinctes de nature comme, les fameuses comparaisons entre une agglomération et le corps humain, notamment quand on parle d'artères et de circulation. L'analogie se caractérise ici par une ressemblance et aussi une différence qu'elle ne prend pas en considération sans toutefois l’ignorer. Évidemment, tout le monde sait qu’une ville n’est pas un corps humain, même s’il existe de la circulation dans ses artères ! n’allons pas jusqu’à rendre analogue une voiture avec un globule rouge (quand sa couleur est rouge), ou un globule blanc (quand elle est blanche). Sachons toutes proportions garder !

Donc, messieurs les symbolistes, la proportion place ensemble, ce qui se ressemble et ce qui ne se ressemble pas. Il est incontestable, pour revenir à l’exemple d’une agglomération, qu’il y a incontestablement une ressemblance dans une énorme différence.

La raison de l’analogie, son logos comme l’indique son nom (analogos), exprime avec ana- qui signifie « en haut », « vers le haut », un dépassement, un passage à un plan plus élevé. Là se dessine la raison d’être profonde de l’analogie qui doit orienter le jeu avec les ressemblances dans une optique bien définie. C’est celle d’aborder les limbes de notre univers, puis de franchir les limites de notre monde pour aller vers ce que nos sens ne peuvent percevoir.

Du moment que les limites de notre univers sont infranchissables, l’analogie peut les franchir ! Ainsi est elle capable de montrer que ce qui est « de l’autre côté » ressemble à ce que nous connaissons. L’analogie peut donc se définir comme un pont entre notre monde et ce qui se trouve au-delà. C’est donc un outil incomparable pour dépasser les limites de notre perception. Évidemment il convient de toujours être attentif au fait que l’analogie ne doit pas ignorer les différences.

 

(Suite dans l’article intitule : Analogie et alchimie3, Le sens de l’analogie et l’antique théorie des correspondances. Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3… sont protégés car extrait d’un de mes livres)

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 17:31

(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)

Introduction

 

Pour aborder l’analogie il est nécessaire de l’arracher à la banalité de la simple ressemblance approximative ou d’un raisonnement facile et, finalement, de peu de valeur. Je souligne en passant que cette manière d’aborder l’analogie a gangrené de nombreux centres d’ésotérisme et écoles artistiques de différents horizons. Actuellement cette étude « mythico analogique » simpliste est présente dans bon nombre d’associations spirituelles, centres initiatiques et artistiques. De ce fait l’analogie a derrière elle une longue carrière spéculative dont elle a beaucoup de difficulté à se débarrasser. Ainsi elle continue à contaminer divers milieux qui ne savent plus comment s’en sortir.

Pour refonder le sens de l’analogie il est nécessaire de retourner aux sources. En réalité elle repose sur deux solides colonnes : une méthodologie des sciences et une herméneutique des symboles ou l’alchimie et la connaissance des lois de la nature jouent un rôle fondamental trop souvent ignoré et vilipendé par les cérébraux spéculatifs qui généralement ne veulent pas entendre parler de dimension concrète au laboratoire… Pour eux la Pierre Philosophale est l’homme lui-même et tout tourne autour de l’individualisme, dans le meilleur des cas de l’individuation, dont les rituels n’ont pas une force centrifuge suffisante pour arracher ces femmes et ces hommes de bonne volonté à la puissante attraction de leur trou noir qui est l’antithèse de l’œuvre au Noir des alchimistes.

Ce qui précède permet de comprendre pourquoi la quasi-totalité des membres de sociétés initiatiques contemporaines et des écoles d’esthétique ne peut accéder à l’alchimie universelle, ce qui par ailleurs ne diminue en rien leurs valeurs.

(suite dans l’article intitule : Analogie et alchimie, première approche de l’analogie)

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 11:34

 

Les astrophysiciens ont mis en évidence que le simple fait de l’existence des hommes impose des contraintes très précises à notre Univers et conséquemment à notre Terre, à la vie, à notre vie. Elles s’exercent sur ce que l’on appelle constantes physiques telle, par exemple, la vitesse de la lumière, la constante gravitationnelle ou les masses des particules atomiques (proton, neutron et électron) constituant toute matière...

Qu’est-ce que le principe anthropique ?

Cette influence sur l’univers et la matière, imposée par la présence des hommes, fut formulée par le physicien britannique Brandon Carter en 1974, sous la forme d’un principe appelé principe anthropique (du grec anthropos, homme) qui vise à évaluer les conséquences de l’existences de l’humanité sur les lois physiques.

Il existe trois énoncés du principe, il est essentiel d’en distinguer deux formes : Le principe anthropique faible et le principe anthropique fort.

Le principe faible dit que le simple fait de notre existence nous permet d’obtenir des effets sur les particularités de notre environnement immédiat et cosmologique. En d’autres termes le seul fait de notre présence nécessite un environnement particulier qui a des conséquences innombrables sur l’univers (âge, taille, densité moyenne de l’Univers, etc.). Cela signifie qu’il existe des ajustements fins parmi les constantes fondamentales, dont nous venons de parler.

Le principe fort est essentiellement finaliste, il peut se résumer en quelques mots : l’Univers doit posséder certaines particularités bien définies pour que la vie puisse apparaître et s’y développer. Cela signifie qu’il existe obligatoirement des complémentarités entre les différentes constantes fondamentales afin d’aménager un créneau précis pour permettre et favoriser l’apparition de la vie. Ces ajustements complexes et multiples ne peuvent être le fruit du hasard. Il existerait donc une finalité de l’évolution cosmique.

Il est capital de savoir que si les constantes physiques de l’Univers avaient été légèrement différentes, les conditions nécessaires à l’apparition de la vie n’auraient pas été remplies. Donc, le principe anthropique repose sur l’extraordinaire particularité, ou plutôt adaptabilité de notre univers. Évidemment on peut dire que c’est le fruit du hasard. Dans ce cas, nous ne pouvons que renoncer à comprendre l’Univers et à donner un sens à l’alchimie.

Si l’on s’interroge sur la valeur des constantes physiques fondamentales, par exemple le rapport entre la masse de l’électron, de charge électrique négative, tournant autour du noyau atomique et celle du proton, de charge électrique positive, entrant dans la constitution du noyau atomique, on reste perplexe. En effet, si on connaît leurs valeurs puisqu’on les a mesurés, on ne parvient pas à les comprendre ! Que se serait-il passé si elles avaient été différentes ? L’expérience a montré qu’une variation très faible de valeurs de ces constantes provoque un changement très important des structures et des propriétés de l’Univers.

Prenons un exemple reposant sur la constante de couplage des interactions fortes dont je vous épargnerais une explication ardue.

Le carbone et généralement l’oxygène sont indispensables pour former la matière vivante. Il est démontré que la genèse du carbone par la fusion de trois noyaux d’hélium au cœur du soleil est étroitement assujetti à cette constante de couplage des interactions fortes. Si cette valeur change d’un millimètre, les conséquences sont considérables. Tout le carbone disparaît en se transformant en oxygène, mais il peut aussi ne plus exister d’oxygène du tout.

Il y a donc dans notre univers un ajustement précis des paramètres physiques qui sont à l’origine de l’apparition de la vie et de ses formes évoluées. Évidemment le principe anthropique ne prétend pas résoudre l’énigme de la valeur des différentes constantes nécessaires pour l’apparition de l’homme.

 

Les rapports du principe antropique avec l’alchimie.

Quel rapport le principe anthropique peut-il avoir avec l’alchimie, me direz-vous ?

Je rappelle le principe faible qui dit que : le simple fait de notre existence nous permet d’obtenir des effets sur les particularités de notre environnement immédiat…

Voici un exemple pour illustrer ce fait.

Un jour mon formateur en alchimie décida de nous montrer un aspect de l’alchimie, qu’à ses yeux beaucoup trop de ses elèves ne prenaient pas suffisamment en considération. Il fit donc une expérience. Il prépara les matières pulvérisées nécessaires pour réaliser le Grand Œuvre. Il en fit un tas au centre d’une table et chacun de ses deux compagnons se servit avec lui la même quantité de cette matière pour l’introduire dans un ballon. Ils oeuvrèrent ensemble en faisant les mêmes gestes. Seul, mon instructeur réussit.

La raison de cette réussite fut commentée à foison. La plus fréquente était qu’une substance avait été ajoutée par notre formateur (toujours la suspicion et l’accusation de malhonnêteté chez ceux qui n’acceptent pas l’échec.) Mais l’accusation d’ajout de substance perdit tout son sens puisque mon formateur prit chaque ballon dont l’expérience était manquée, et réussit avec chacun d’eux le Grand Œuvre !

Quelle est la raison de cette réussite ?

C’est la dimension que l’on peut qualifier de spirituelle. Évidemment, il convient de définir la spiritualité. Ce n’est pas celle qui consiste à réciter des prières ou à assister aux offices religieux. C’est, certes, fort heureux pour beaucoup mais largement insuffisant si l’on souhaite aller plus loin. Ce n’est pas non plus en s’alimentant à des textes d’une haute valeur spirituelle et en les déclamant seul ou devant d’autres avec un frémissement dans la voix et de la chair de poule plein les bras. Parler d’amour est insuffisant, l’essentiel est de le pratiquer et non de s’en gargariser ! Tout cela ne concerne que la sphère affective et ne saurait en rien être confondue avec la spiritualité.

D’abord un point capital : la spiritualité véritable n’est assujettie à aucune religion. Si dans le sanctoral de l’Église catholique on étudie les biographies des saints, on découvre immédiatement leur indépendance vis-à-vis des dogmes et de toutes sortes de dictats. Étudiez, par exemple, la vie de Padre PIO, vous serez vite édifié par son attitude vis-à-vis de l’armée.

La spiritualité est un ensemble de pratique et d’études qui traitent essentiellement de l’être vivant, de ses rapports avec lui-même, et avec l’Univers. Il faut souligner que la spiritualité n’a pas de rapport avec une croyance qui est généralement un conditionnement qui détruit cette liberté au cœur de la spiritualité.

Le cœur de la spiritualité est l’accession à la métanoïa que les Églises traduisent par conversion alors qu’il s’agit d’un changement (méta, cf métamorphose) de la manière de penser (noïa, cf paranoïa). Cela ne peut s’acquérir que par le silence de la pensée, ce qui nécessite un long apprentissage.

À partir de là, l’être change, se rapproche des forces créatrices. Les résultats sont parfois déroutants. Ainsi, lorsque j’étais étudiant, l’un de mes professeurs de biologie enseignant à la Faculté de médecines disait durant ses cours que les voies nerveuses de régulation des battements du cœur n’étaient pas toujours nécessaires. Il donnait l’exemple d’un yogi capable de moduler comme il le voulait son rythme cardiaque, jusqu’à un arrêt presque total des contractions. Certes, les battements cardiaques sont modulés par le parasympathique (pneumogastrique) qui est ralentisseur et le sympathique qui est accélérateur. Mais dans ce cas il s’agit d’autre chose puisque le cerveau est capable d’avoir une action sans utiliser de voies nerveuses. C’est là un bel exemple de l’effet du principe anthropique. Ne me demandez pas sur quelle constate biologique le yogi à agit !

Dans le laboratoire alchimique, il en est de même. La dimension spirituelle de l’expérimentateur est fondamentale. C’est pourquoi ceux qui sont prêts sont capables d’agir (consciemment ou non) sur diverses constantes de la matière. Ceux qui ne le sont pas seront toujours en échec même s’ils font exactement les mêmes gestes que ceux qui réussissent.

Alors je vais « pousser un coup de gueule », car des bricoleurs cherchent des secrets dans des carnets de laboratoire (cf expression de mon ami J.P. Wandemoère) oubliés dans quelques greniers, ou encore ceux qui viennent pour tenter de m’extorquer le nom de la matière première ou le nom vulgaire du sel alchimique... sous peine de me « tailler » une « veste ». Leur métier de journaliste leur permet de proférer de pareilles menaces ! Il serait temps que ses apprentis sorciers chercheurs d’or, avide de mystères comprennent qu’ils feraient bien de se tourner vers eux-mêmes. Certes, je suis prêt à aider les gens sincères (hommes ou femmes) mais de grâce épargnez-moi cette perte de temps à répondre à des songes creux !

Donc, à la lumière du principe anthropique il devient plus aisé de comprendre l’alchimie et surtout l’indispensable oratoire de celui ou celle qui oeuvre au laboratoire. La condamnation en bloc de manipulations apparemment défectueuses doit être précédée d’une interrogation : comment les alchimistes ont pu tirer des principes aussi justes d’opérations aussi fallacieuses. C’est au lecteur de répondre après avoir lu attentivement ce qui précède.

(Attention : article protégé car extrait d’un de mes livres)

Léon GINESTE.

 

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