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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:30

Croix-jardin07.jpg

Si je griffe parfois les francs Maçons (mais jamais la franc-maçonnerie que j’ai en très haute estime) je dois tout de même signaler  qu’il est, en leur Loge, un état d’esprit très louable. Je ne parle pas de la fraternité qui n’est souvent qu’une façade comme l’illustre si bien la mort solitaire et triste, dans une chambre d’hôtel à Montpellier, de leur « frère » Serge Hutin qui a tant œuvré pour l’ésotérisme et son histoire.

En fait, je trouve des plus heureux qu’il puisse exister, chez les maçons, des zones d’échange où chacun apporte sa conception particulière relative à n’importe quel problème. J’approuve donc complètement ce « landmark ». De ce fait, les échanges ont l’heureuse particularité de ne pas dégénérer en bagarre de chiffonnier mais de se dérouler dans l’harmonie.

Comme j’ai mauvais caractère, je dois vous avouer que j’aurais claqué la porte face à des psychologisants « spiritualo-dingos ». Je veux parler de ceux qui ne veulent pas sortir des rouages matérialistes de leur psyché qui « explique tout », et cela quelle que soit leur estampille, celle de Freud ou celle de Jung.  

L’étude de soi  est des plus heureuses pour rééquilibrer certains aspects de la personnalité. Mais une psychanalyse d’une durée qui dépasse cinq années est exagéré car c’est se soumettre à l’emprise d’un ego pervers qui adore contempler son nombril.

Alors comprenez, chères lectrices et chers lecteurs, que  la psychanalyse puisse s’assimiler à l’initiation, me fait sauter jusqu’au plafond ! Oui les intellos nous empoisonnent la vie en écrivant par exemple :

« Dans le monde moderne la psychanalyse rappelle le phénomène initiatique tant dans ses objectifs que dans sa démarche.» in Les maîtres de l’occultisme par André Nataf, p. 61, Éditions Bordas.

Ce « rappel » est en réalité une image inversée dans un miroir. Un peu comme la couleur rouge du plutonium, puissamment radioactif et mortel, est l’inverse de la pierre philosophale rouge. La première tue la vie, la seconde est donneuse de vie… et il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit !

Alors quand j’entends dire que « la psychanalyse renoue avec la pensée préaristotélicienne, » c'est-à-dire avec cette époque ou rayonnaient de grands initiés et ou fleurissait les mystères que ce soit ceux d’Éleusis, de Samothrace ou autres, je suis perplexe car tout ce qui était dit ou fait pour la formation des initiés était secret et puni de la peine de mort en cas de divulgation… d’où peut donc sortir cette assurance qu’il existe une parenté de pensée ?

La raison tendancieuse d’un tel rapprochement contre nature se devine aisément. C’est celle d’intégrer la psychanalyse à l‘ésotérisme maçonnique sous le prétexte fallacieux de lui redonner la notoriété des antiques écoles de mystères et de celle de la philosophie platonicienne… N’en doutez pas, c’est le Vénérable Lacan qui doit être content !

Tout cela bien évidemment n’est que mon opinion et de ce fait ça se discute. Mais, de grâce, si vous m’écrivez un courriel, ne me noyez pas dans un roman-fleuve car je ne pourrais vous répondre.

Avec ce genre de dérive psycho-intello amorcée dès le XIXe siècle, il est aisément compréhensible que le Grand architecte de l’univers ait pris un sacré coup dans l’aile et que la maçonnerie matérialiste fasse les choux gras des politiciens ! Ainsi, le palais de l’Élysée les reçoit en grande pompe comme il reçoit les représentants du Vatican. Cela, dirait le roi Ubu célèbre docteur en pataphysique, c’est l’apothéose de la spiritualité. Restons rationaliste jusqu’au bout en imitant le célèbre professeur Faustroll : Comparons la surface de l’Élysée à celle de Dieu. Mais oui, c’est ça la spiritualité com-parée !

Trèves de rigolades… Eh oui, ce qui a brisé les ecclésiastiques a brisé les Francs maçon… Je pèse mes mots. Alors chères lectrices et chers lecteurs faites bien la différence entre les ecclésiastiques et l’Église comme entre les Francs maçons et la franc-maçonnerie. Je ne mélange jamais les deux. Et dans les deux cas la politique n’a pas droit de cité à moins de ne plus savoir ce que spiritualité veut dire.

Parmi tous les landmarks anglo-saxon, il en est un capital. « C’est la croyance en l’existence de Dieu, considéré comme le Grand Architecte de l’Univers » (Jules Boucher)

Osvald Wirth précise avec justesse que : « L’initié qui comprend bien l’art ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux » Le mot libertin étant pris ici dans son sens ancien d’affranchi de la discipline et de la foi religieuse.

Dans cette conception du grand architecte de l’univers se trouve l’un des substrats fondamentaux de la franc-maçonnerie, mais souvent mal compris par les francs-maçons. C’est celle d’évacuer toute croyance afin de s’épanouir dans la connaissance. C’est seulement dans ces conditions que progressivement les anciennes croyances se transfigurent puis disparaissent pour  devenir notre propre substance. N’est-ce pas une définition de la laïcité ?

C’est le même chemin que devrait suivre l’Église qui était une avec la franc-maçonnerie avant que sa mystique ne soit remplacée par un intellectualisme réducteur dont Abélard fut le précurseur.

Telle est le monde de spiritualité que nous devons retrouver pour renouer avec la mystique de nos pères que ce soit celle de l’Église, de la Maçonnerie ou de la chevalerie…

Avec toute mon amitié.

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 17:22

Ce blog est en voie d'être fermé. Tous les articles sont dans mon site:

http://adam-alchimie.org

 

© LG 2010.

 

Je l’ai souvent écrit, les symboles de la Franc-Maçonnerie sont inégalables pour former les néophytes à l’ésotérisme et surtout à l’alchimie, c’est une prise de contact avec les sciences spirituelles préfigurant l’entré au laboratoire d’une manière sérieuse, à la condition fondamentale de ne pas croire ce que l’on dit, notamment que le laboratoire de l'alchimiste est une vue de l'esprit qu'il n'existe qu'en qualité d'occultisme de bas étage.

Le temple maçonnique contient un vrai trésor dans lequel je puise avec un étonnement et un émerveillement chaque jour plus important. Avec mon style, ma maladresse, mes coups de gueule, j’essaye de vous le faire partager. Je comprends que parfois vous soyez lassé par mon discours d’étrillé. Rassurez-vous, je me soigne pour acquérir une auréole de componction ! Mais jamais je ne m'inclinerais devant des pseudo initiations. Cela fait partie de mon sale caractère.

Il est difficile de communiquer ce bonheur, cette magnificence (le mot n’est pas superfétatoire) du message de nos pères car au fil des siècles l’érosion l’a rendu squelettique pour les raisons que j’ai expliquées dans mes articles précédents. Ainsi va la vie qui ne suit pas toujours les méandres des artères nourricières. Alors je dédis cet article à ceux qui ont les yeux ouverts vers cet infini ou s’entrelacent en vastes méandres, tels les serpents du caducée, tous les courants vitaux qui nous aspirent en un fulgurant ballet universel.

Le tableau de Loge d’apprenti.

La mise en place du Tableau de Loge obéit à un rituel. On l’installe à l’ouverture de la cérémonie. On appelle cela, dans le jargon FM, « le créer ». À la fermeture on le désinstalle, en terme maçonnique on « le défait ». Ainsi pour plagier un ministre connu : « Faire et défaire c’est toujours travailler »…

Ce tableau, constitué de symboles, représente le Temple qui fut élevé à Jérusalem par le roi Salomon. À l’aube de la Maçonnerie, tout lieu où se réunissait les FM pouvait être transformé en Temple. Il suffisait pour cela de tracer à la craie, sur le sol, le "Tableau" symbolique du degré auquel l’Atelier ou la Loge travaillait, ici celui d’apprenti. Ensuite on effaçait ce "Tableau" après chaque réunion (ou "tenue").

Plus tard on se servit d’une toile peinte que l’on déroulait lors des assemblées. C’est ainsi que le « tableau » se retrouve dans certaines compositions de peintres avec les mêmes symboles dissimulés soit sous une construction géométrique soit par des images englobées dans une représentation banale, celle d’un paysage par exemple. En disant cela je pense en particulier à l’œuvre de Nicolas Poussin.
         Actuellement, le Temple des FM reproduit tous les symboles de ce "Tableau". Ils font partie de leur mobilier. Le « Tableau » est l’emblème de base et rappelle que les maçons doivent :

« Élever dans leurs cœurs un Temple à la Vertu dans le même degré de perfection qu’avait le Temple de Salomon tel qu’il est décrit dans la Bible. »

Je devais signaler ces lignes aux néophytes mais je ne reviendrais pas sur l’inanité de ces termes surréalistes constituant une « spiritualité » en trompe l’œil derrière laquelle s’élaborent parfois des comportements absurdes en contradiction totale non seulement avec la spiritualité mais aussi avec l’urbanité.

 

Tableau d’apprentitableau d'apprentit-01

Je n’ai nullement l’intention d’analyser dans son entier le tableau d’apprenti. En effet j’ai déjà consacré des articles à certains symboles qui le constituent. C’est le cas pour la planche et la pierre à pointe.

PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 et PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2  F M & Alchimie et L’ALCHIMIE & la Pierre des Francs-Maçons.

J’ai aussi abordé partiellement le symbole des deux colonnes sans m’y appesantir.

Description des colonnes à l’entrée du temple.

Je vais donc l’analyser ici d’une manière plus précise en me référant aux dires de Jules Boucher en sa Symbolique maçonnique mainte fois réédité dont vous n’ignorez plus que je possède la vénérable publication sous le label Dervy estampillé du sexagénaire millésime 1948 en sa troisième édition.

À travers les diverses explications qu’il a pu glaner tantôt chez Ragon dans son Rituel de l’Apprenti maçon (1860), tantôt chez l’historien Flavius Josèphe en ses Antiquités judaïques (traduction Julien Weill 1926) il tente de reconstituer les colonnes avec le plus de crédibilité possible. C’est sur cette restauration sérieuse que je base mes commentaires, car la symbolique alchimique – telle que je la conçoit, cela vas s’en dire – corrobore la globalité de cette description.

L’étude de Ragon est des plus intéressantes, malgré des critiques parfois infondés sur les proportions :

« Les deux colonnes sont censées avoir 18 coudées de hauteur, 12 de circonférence, 12 à leur base, et leur chapiteau 5 coudées ; total 47, nombre pareil à celui des constellations et des signes du zodiaque, c’est-à-dire du monde céleste. »

Remarquez au passage la connaissance par la Franc-Maçonnerie du XIXe siècle sur les hiérarchies céleste. Ce n’est pas moi qui ai mis en italique « monde céleste » mais Ragon lui-même. Ensuite il poursuit :

« Leurs dimensions sont contre toutes les règles de l’architecture. »

À ce propos Jules Boucher fait remarquer fort judicieusement qu’il est probable qu’il y eut confusion dans ces dimensions entre la circonférence et le diamètre, empruntant en cela les erreurs de Guillemain de Saint-Victor en son Recueil précieux de la Maçonnerie Adoonhiramite (1787).

Les commentaires qui suivent sont des plus regrettables en leurs insignifiantes, car cette entorse aux règles serait pleine de sens, avalez cette coupe :

« [Cette erreur est là] Pour nous avertir que la sagesse et la puissance du divin Architecte sont au-dessus des dimensions et de jugement des hommes. »

À partir de cette interprétation aussi facile que fallacieuse je vous demande de comprendre mes égarements verbaux, car de tels passages ne manquent pas, par leur vacuité, de me faire monter la moutarde au nez.

Poursuivons cette citation :

« Elles sont d’airain pour résister au déluge, c’est-à-dire à la barbarie : l’airain est ici l’emblème de l’éternelle stabilité des lois de la nature, base de la doctrine maçonnique. Elles sont creuses, pour renfermer les nos outils qui sont les connaissances humaines ; enfin c’est auprès d’elles que nous payons les ouvriers et les renvoyons content par la communication des sciences. » (Fin de citation)

Ici Jules Boucher fait remarquer que le déluge est passé depuis belle lurette et qu’il ne fut pas trouvé de vestige de pareille inondation au moment où furent érigées les colonnes.

Nous voyons très bien comment s’effectuent des glissades intempestives vers le superficiel par les meilleurs auteurs. Il est vrai que le XIXe siècle avait tendance à adopter le style fanfare dans les remarques de tout genre. Évidemment les roulements de tambour il fallait les inventer. Ne dites surtout pas que je ne suis pas gentil…

Je comprends fort bien la moue dubitative de Jules Boucher de voir les colonnes transformées en placard, alors que les outils sont dans le temple et dans les tableaux d’Apprentis et de compagnon. Dans cette présence curieuse des colonne-placards il y a là quelque chose de décalé qui pourrait prêter à sourire (ceux qui entrent peuvent se tromper de porte) mais à coup sûr manifester une totale disharmonie avec le sacré.

Je n’ai pas l’intention de vous citer par le menu toute les citations qui permirent à Jules Boucher de réaliser un livre fondamental.

Je résumerais donc que l’auteur fait des recoupements entre divers textes pour dessiner une colonne la plus proche possible de toutes les descriptions

Les colonnes étaient creuses et en bronze.

Hauteur 9m 80.

Surmontée d’un chapiteau à base cylindrique de 2m 75 dont la partie supérieure (constituant donc le somme de la colonne) est en forme de lys.

La base cylindrique de ce grand chapiteau est emmaillotée dans un filet où est accrochée à la partie supérieure une rangée de deux cents grenades. Une rangée identique se retrouve dans la partie inférieure du treillis.

Hauteur totale de la colonne : 12m 65.

L’alchimie de Jachin et Booz.

 

JB2 Image alchimique des deux colonnes.

 

Inutile d’entrer plus loin dans les détails pour constater la dimension alchimique de ces deux colonnes dont celle de droite s’appelle Jachin et l’autre à gauche Booz.

Les termes à analyser sont mis en évidence à la fin du chapitre précédent. Je les rappelle ici :

1 Le filet qui enserre la partie inférieure du chapiteau.

2 Les deux cercles de deux cents grenades chacun.

3 Le sommet de ce même chapiteau est pourvu de fleurs de lys.

1 Le filet qui enserre la partie inférieure du chapiteau.

Le filet est présent de différentes manières dans la littérature alchimique. C’est un instrument de laboratoire extrêmement précieux pour l’alchimiste. Dans son graphisme il traduit aussi bien une forme géométrique que l’on trouve dans la cristallisation, qu’un signe associé à l’étoile ou plus concrètement encore aux mailles d’un filet ou aux entrelacs tressés d’un panier. Donc, c’est un symbolisme riche et précis qu’illustre avec beaucoup de clarté l’alchimiste Fulcanelli. Ainsi il parle d’une manière suggestive de la ceinture d’Offerus (Saint Christophe) :

« La ceinture d’Offerus est piquée de lignes entre-croisées semblables à celles que présente la surface du dissolvant losqu’il a été canoniquement préparé. Tel est le Signe, que tous les philosophes reconnaissent pour marquer, extérieurement, la vertu, la perfection, l’extrême pureté intrinsèques de leur substance mercurielle. Nous avons déjà dit plusieurs fois, et nous le répétons encore, que tout le travail de l’art consiste à évertuer ce mercure jusqu’à ce qu’il soit révêtu du signe indiqué. Et ce signe, les vieux auteurs l’ont appellé Sceau d’Hermès, Sel des Sages (Sel mis pour Scel), – ce qui jette la confusion dans l’esprit des chercheur, – la marque et l’empreinte du Tout-Püissant, sa signature, puis encore Etoile des Mages, Etoile polaire, etc. »

Ce passage du Mystère des Cathédrales (page 189 de l’édition 1964) est une petite leçon de Cabale alchimique qui nécessite de savoir que le mot canoniquement signifie, préparé selon la règle… Quelles règles ?

Je ne vais pas me perdre dans les détails et faire tourner en bourrique le lecteur assidu. Aussi je me contenterais de quelques remarques claires. La première est d’être attentif au fait que certains mots comme « vertu » désignent parfois la couleur verte. C’est ce que je m’efforce de montrer dans mon petit dictionnaire L’alchimie expliquée par son langage (chez Dervy). 

Fulcanelli est charitable quant il dit que le scel peut désigner le sel. Mais si le célèbre adepte livre une règle cabalistique c’est pour éveiller l’attention sur le reste de son exposé. Soyons attentif au fait que le mot « signe » et « signature » sont répétés anormalement. C’est ce genre de remarques qu’utilisent les cryptographes pour « casser » un code. Mais ici il ne s’agit pas d’un chiffre sophistiqué, mais de tirer la sonnette d’alarme car il est impossible de parler plus clairement. Tout est là pour comprendre, tout est simple car tout est donné pour accéder au sens sous-jacent.

Cabalistiquement « signe » et « signer » c’est « saigne et saigner ». Ce saignement caractérise le sceau d’hermès ou scel d’Hermès. Il est inutile d’insister pour que vous puissiez comprendre le reste.

Sans vouloir trop insister, car ce symbolisme rejoint la patte feuilletée de la galette des rois, disons que l’important c’est le signet (pas celui qui saigne !) qui se glisse entre les feuilles telle la fève, ce qui s’exprime par un livre tantôt ouvert (pour récupérer la fève, et dans ce cas on peut parler de « Pécheur de lune ») tantôt fermé, mais cela est une autre histoire. Cela exprime que le filet des colonnes J. et B. enserre en ses mailles l’enfant Royal ou la pierre philosophale naissante.

2 Les deux cercles de deux cents grenades chacun.

Ici les choses sont simples. Phonétiquement « cents » désigne encore le sang. Cela est confirmé par la couleur des grenades. Les granulations de la grenade sont analogues aux granulations observées durant l’Œuvre. C’est d’ailleurs pour cela que dans le sacrifice de la messe les deux substances utilisées sont constituées, à l’origine, par des grains : grains de raisin pour le vin, grains de blé pour le pain.

Les deux cercles de grenades comportent en tout quatre cent grenades, ce qui désigne le nombre 40 qui est une clé de la durée du Grand Œuvre, clé que l’on retrouve dans la Bible avec les 40 jours du déluge. Les anciens maçons connaissaient tout cela, c’est pourquoi Ragon dit que les colonnes sont en airain pour résister au déluge. En disant cela il avait à l’esprit ce que je viens de dire mais ne pouvait l’écrire clairement.

3 Le sommet de ce même chapiteau est pourvu de fleurs de lys.

Ici il est aisé de comprendre que l’on est au sommet du Grand Œuvre quand on parvient à la couleur blanche et que l’odeur suave du lys se manifeste.

La raison pour laquelle le sens alchimique est concentré sur le chapiteau de la colonne, c’est pour orienter l’attention vers le chapiteau de la cornue et la partie haute du ballon.

Je reste persuadé que vous ne désirez pas une indigestion, aussi je vous épargnerais une salade avec les nombres constituant les diverses proportions des colonnes.

En conclusion l’entrée du temple maçonnique est essentiellement alchimique, comme tout le reste. Allez, au boulot les enfants ! vous avez du pain sur la planche !

Que le printemps vous soit favorable.

 

 

 

 

 

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 14:55

 

Certain de mes lecteurs qui sont frères aux trois points, se sont étonné que je puisse faire autant d’articles sur leur fraternité sans être maçon moi-même.

 

Il est temps en effet qu’ils aient une réponse. D’abord je ne prépare pas une candidature, il suffit de lire mes articles pour comprendre pourquoi. Dois-je spécifier que tout en n’étant pas le sauveur du monde, j’essaye tout de même de sauver quelques meubles ?

 

Observons un fait essentiel et fondamental. Au XVII et XVIIIe siècle et même au XIXe, les adeptes qui voulaient « recruter » un alchimiste bien préparé spirituellement et suffisamment connaisseur des interprétations symboliques se rendaient dans les loges. Actuellement cela n’est plus possible car la connaissance des symboles s’est perdue suite à diverses dégradations dont j’explique les raisons dans les articles précédents. Aucun FM actuel, à de très rares exceptions près, n’est apte à suivre un enseignement alchimique et je sais de quoi je parle. Ils ont la tête bourrée de tout, sauf de ce qu’il faut.

 

La responsabilité de ceux qui dans les Loges déforment les données traditionnelles et spirituelles est énorme car ce « vivier » de futurs hermétistes est à sec et menace de ce fait la perte d’une tradition plusieurs fois millénaire. Je ne me bagarre pas pour m’amuser et croyez-moi si vous le voulez, j’ai autre chose à faire.

 

Les FM sont maintenant face à leur responsabilité, si les mandarins qui maintiennent des structures erronées, (les psys. appellent ça une « filiation menteuse »), sont reconduit dans leur responsabilité, la FM est blackboulée dans ce qu’elle a de meilleur, et ne seras pas au dessus d’un club de pétanque aux cotisations bonbon. Ce n’est pas la peine d’être un devin pour s’apercevoir que nous sommes à une époque charnière que même André Malraux avait pressenti.

 

À bientôt, je reste avec vous.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 05:45

 

Je souligne, pour la nième fois que je ne suis ni spéculateur, ni Franc-Maçon, ni Rose+Croix, ni Templier, ni autre chose encore qui puisse me faire l’adepte d’une confrérie fut-elle celle des fines gueules !

Certains de mes lecteurs, en qualité de frère à trois points, peuvent avoir des opinions différentes des miennes, car, comme le disait solennellement ma concierge :« Nous sommes en République ! ».

Mes amis lecteurs me répondent parfois avec des développements spéculatifs élaborés. Quand ils me font parvenir par courriel, le fruit de leurs réflexions que voulez-vous que je réponde ? Je ne puis donner suite à ce genre de message qui va à l’encontre de ma manière de procéder (j’adore la brièveté d’un coup de sifflet et les phrases à courte queue !) issues de mon tempérament et de mes observations personnelles. Je comprends ceux qui veulent partager leurs connaissances et leurs découvertes, je suis passé par là. Mais attention de ne point enfermer le lecteur avec l’auteur dans un cercle aussi vicieux qu’infernal.

 

 

En Franc-Maçonnerie, tout le symbolisme des trois premiers grades qui sont ceux d’Apprenti, Compagnon et Maître, s’achève donc à l’accession au grade de Maître, dont le sens initiatique gravite autour de la légende d’Hiram, et de son assassinat.

En d’autres termes, et d’une manière quelque peu abrupte on peut résumer en disant que cette légende donne accès à l’Art Royal ou alchimie inséparable de l’art sacerdotal (celui pratiqué au sein du Temple) ou art sacré. Car un alchimiste véritable est d’abord prêtre, quand il reçoit une ordination valide qui ne peut être qu’en marge des grandes Églises.

L’alchimiste est prêtre selon l’Ordre de Melchisédech, un être étrange et puissamment mystique en marge de notre monde, qui, rencontra Abraham et l’intronisa puis lui donna son calice (futur graal) à la fin d’une cérémonie consécratoire préfigurant la messe christique. J’y reviendrais.

 

Remarquons d’abord que les deux colonnes situées à l’entrée du temple maçonnique sont placées à cet endroit pour perpétuer l’œuvre d’Hiram qui les plaça devant l’entrée du temple de Salomon. C’est la Bible qui signale ce fait au chapitre VII du premier livre des Rois :

 

« Le roi Salomon envoya chercher Hiram de Tyr. Il était fils d’une veuve de la tribu de Nephtall, mais son père était Tyrien et travaillait l’airain. Il était rempli de sagesse, d’intelligence et de savoir pour faire toutes sortes d’ouvrages d’airain ; il vint auprès du roi Salomon, et il exécuta tous ses ouvrages.

Il fabriqua les deux colonnes en airain. »

 

Je ne vais pas m’appesantir sur le sens de ces deux colonnes qui ouvrent une porte normale dans un sens, mais à rebrousse temps dans l’autre, à la manière de certains menhirs, et qu’Hiram appela Jachin et Booz pour des raisons autant de complémentarités que d’opposition. Malgré l’aspect farfelu de ce que je viens de signaler, il paraît évident que ce genre de fait ne saurait se manifester en fonction du grade.

 

Je rappelle cette légende bien connue qui est retracée à grands traits par Jules Boucher à la page 251 de la symbolique maçonnique :

 

« Trois compagnons voulant s’arroger les prérigatives des Maîtres assaillirent successivement Hiram, le blessèrent et le dernier d’entre eux le tua. Ils enterrèrent le cadavre et plantèrent un rameau d’acacia dans la terre fraîchement remuée. Les compagnons partis à la recherche d’Hiram découvrirent son cadavre grâce au rameau d’acacia. »

 

Cette légende est alchimique et permet de comprendre pourquoi le baron de Tchoudy, l’auteur du catéchisme de l’étoile flamboyante, place au cœur de son rituel alchimique des indications précises et pratiques, s’étalant sur trois pages d’écritures serrées du manuscrit original, donnant des indications précises pour réaliser le Grand Œuvre[1]. Ne vous étonnez pas de ne pas trouver cet enseignement précieux puisque le maniement des matras ou ballons de verre fut passés sous silence par ceux qui ne voulaient pas en entendre parler sous le prétexte fallacieux qu’il s’agit d’occultisme noir. La réalité est qu’ils expurgent à l’aune de leur compréhension. Ils font de leur mieux pour que leur domination sur la loge, malgré leur ignorance verbeuse[2], ne soit pas remise en cause. Au diable la vérité pour que vive l’autorité !

 

Les trois compagnons qui tuèrent Hiram sont les trois corps alchimiques : sel, soufre et mercure. Ils blessent et font saigner Hiram et le tuent (Hiram se confond ici avec le récipiendaire qui va accéder à la maîtrise).

Cela marque la phase de la mort ou le sceau d’hermès de couleur rouge sang surnage la matière noire en putréfaction. Le message de cette légende est des plus significatifs quant à l’art royal. En effet, il est impossible de réaliser le Grand Œuvre si l’on ignore le secret de l’acacia, car la substance obtenu à partir de ce végétal va permettre d’élaborer le sel alchimique qui seul, je dit bien seul, va permette à la matière de saigner et de prendre la couleur noire.

D’où la conclusion dépourvue d’ambiguïté : Les premiers maçons n’étaient reçus Maître qu’a la seule condition de savoir fabriquer le sel alchimique au laboratoire afin de pouvoir dire sans mentir, et sans l’ombre d’une hésitation : « L’acacia m’est connu ! ». C’était vraiment une initiation qui donnait la clé fondamentale de l’ésotérisme, la première clé en quelque sorte qui va permettre ensuite de séparer le bon grain de l’ivraie pour progresser dans les hauts grades et parvenir à l’escarboucle des sages. Et le baron de Tchoudy précise : « La matière évaporée jusqu’à sècheresse, il vous reste au fond du pot un sel fixe (sec) que vous prendrez encore chaud et le réduirez en poudre avant que l’humidité de l’air l’ai rendu moite… »

En écrivant cela je pense à mon frère Pascal de la Martinique qui apprit à ses dépends ce que cette moiteur veut dire !

 

Devant la méconnaissance en ce domaine véhiculée par les mandarins, je suis révolté par leur ignorances (vraie ou simulée), car les manes de l’univers ne font pas de cadeaux à ceux qui induisent leurs soi-disant frères en erreur.

La spiritualité et l’Initiation sont de l’ordre du sacré. Ceux qui déforment les choses œuvrent contre l’Esprit et ne sont ni pardonnables ni pardonnés. Le Christ lui-même l’affirme ! Donc, pas de circonstances atténuantes pour les menteurs ou ceux qui acceptent de vivre dans le mensonge.

Connaissez-vous, cher maître, le secret du sel ? Si la réponse n’est pas bonne le « maître » est un profane (qui fut probablement trompé), il est intronisé maître d’opérette, fin bretteur dans l’art de manier le verbe. Non ! et non ! 

Un « initié » de cette eau, (pas plus que l’initiateur ou ceux qui en tiennent lieu) ne mérite pas le nom de Maçon car il est incapable de façonner la Pierre (pas même sur le plan théorique) pour l’amener à son plus haut degré de perfection qui est la Pierre Philosophale. Dire autre chose ne peut plus être accepté de nos jours.

Ouf ! Je me calme pour reprendre l’histoire d’Hiram.

 

Je partage l’opinion de Jules Boucher (idem supra page 253) quand il écrit :

 

« La légende d’Hiram est semblable à celle qu’on trouve dans les mystères de l’antiquité et à ce titre elle est d’un intérêt indiscutable. On prétend que cette légende a été « inventée » en 1725 parce que nul document ne la mentionne antérieurement sous la forme où nous la connaissons. » Mais il s’agit non pas d’un symbole mais bien d’un rite, adapté peut-être, mais, à coup sur, initiatique. »

 

Voici une autre version de la légende d’Hiram qui donne d’autres perspectives, et aussi un rite plus significatif, au grade de Maître et à la Franc-Maçonnerie tout entière.

 

Un jour, Salomon décida de construire un Temple. Pour cela il fit appel, pour en être le maître d’œuvre, à Hiram.

Ce fut au temps où la reine de Saba, Balkis, vint à Jérusalem après avoir entendu parler du sage Salomon.

En fait, elle fut, à son arrivée, charmée par la sagesse sublime et claire, par la beauté de Salomon. Celui-ci demanda la main de la reine et l’obtint. Alors, cette reine de Saba entendit parler de la construction du temple. Elle voulu donc faire connaissance du maître d’œuvre, Hiram. Quand elle le vit, elle fut profondément impressionnée et captivée par son seul regard.

Il en résulta alors quelque chose comme de la jalousie entre Hiram et le sage Salomon. Il s'ensuivit que Salomon aurait bien voulu faire quelque chose pour nuire à Hiram ; mais il devait le garder afin que la construction du temple puisse s’achever.

Il se passa alors la chose suivante. Le temple était presque terminé. Une seule créàtion manquait encore, qui devait être le chef-d’œuvre d'Hiram, la mer d’Airain. Ce chef-d’œuvre d'Hiram devait représenter l'océan coulé dans le bronze et était destiné à orner le temple. Tous les mélanges de métaux avaient été préparés par Hiram d'une façon admirable et tout était prêt pour la fonte.

Mais trois compagnons d'Hiram qui n'avait pas été jugés capables d'être promus Maître, se mirent en besogne. Ils s'étaient juré de tirer vengeance et voulurent empêcher la réalisation de la mer d'Airain. Un ami d'Hiram qui apprit cela, communiqua a Salomon le plan des compagnons afin qu'il pu le déjouer. Mais Salomon, par sa jalousie envers Hiram, laissa les choses suivre leur cours car il voulait faire échec au maître d’œuvre. En conséquence, Hiram du assister à la destruction de toute la coulée parce que les trois compagnons avaient introduit un mauvais matériau dans la masse métallique. Il tenta encore d'éteindre le feu qui faisait rage en versant de l'eau mais les choses empirèrent. Comme la réalisation de l'œuvre était mise à mal, un de ses aïeux lui apparut. Il lui demanda de plonger dans le feu en toute sérénité car il ne serait pas vulnérable au feu. Hiram le fit et atteignit le centre de la Terre. Ou il fut conduit à la divinité originelle. Hiram fut alors initié aux mystères de la création du feu, au secret de la fonte du bronze, au secret de l'alchimie et à d'autres secrets encore. Il reçut de la divinité un marteau et un triangle d'or qu'il devait porter autour du cou. Ensuite il s'en retourna et fut en mesure de réaliser la mer d'Airain, d'effectuer correctement la coulée.

Hiram obtient alors la main de la reine de Saba. Mais il est attaqué par surprise par les trois compagnons et tués. Avant de mourir, il réussit encore à jeter dans un puits le triangle d'or.

Comme on ignore où est passé Hiram on le cherche. Salomon lui-même prend peur et veut découvrir ce qui se passe.

Avant de mourir Hiram indiqua le lieu où le triangle d'or pouvait être trouvé. On l'apporta près de la mer d'Airain et les deux furent gardés dans un lieu particulier du temple : le Saint des Saints. Ils ne peuvent être trouvés que par ceux qui ont la compréhension de ce que signifie toute cette légende du temple de Salomon et de son architecte Hiram.

 

Cette légende, qui fut connue par l’Ordre de Memphis, Misraïm, est des plus instructives puisque le temple est le temple des confréries de l’ésotérisme et le Saint des Saint le lieu de séjour des confréries secrètes sévèrement gardé. Celles-ci savaient ce que la mer d’Airain et le triangle d’or signifient, tout comme plus tard elles sauront ce que sont les tables de la Loi et le Graal.

Quand au feu des passions, ou feu contre nature, il ne faut pas le confondre avec le feu de nature. Nous savons maintenant à quoi nous en tenir. Que puis-je dire de plus ? Peut-être que la relation entre la mer d’Airain et la mer qui engloutit une civilisation bien connue ne devrait pas être négligée. Quoi qu’il en soit cette légende est inséparable de la saga humaine. C’est à chacun de nous de progresser vers la connaissance du triangle d’or transmuté qui porte en lui le secret des 4 éléments et celui du sceau de Salomon ou étoile à six branches qui brillait une nuit au firmament nocturne de Bethléem.

 

Anathème à ceux qui exhibent à la boutonnière une branche d’acacia ou en sautoir le triangle d’or sans en connaître le sens.  Que ceux qui véhiculent une interprétation bidon aux apprentis confiants et studieux réalisent leur indignité vis-à-vis du Grand Architecte de l’Univers. En supposant évidemment qu’ils ne l’aient pas mis au rancart.



[1] Ce passage extrêmement instructif est situé après le grade de « Vrai Maçon ou Chevalier d’Isis » (durant les cérémonies les adeptes se réunissent en Académie), et les « Chevaliers Argonautes » ou Chevaliers de la Toison d’or qui devaient donc, comme le grade l’indique, connaître le Grand Œuvre. Et en plus ils reconnaissent pour père de l’Art Royal Hermès Trismégiste et pour frère tous les adeptes c’est-à-dire ceux qui sont capables de manier cornues et matras ! (voir instruction de ce grade).

[2] Cette attitude m’a fait penser à un graphiti de mai 1968 qui disait à propos des mandarins : « La culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale. »

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 19:33

 

Vous n’ignorez pas que notre monde est fait de gens qui prennent plaisir à nous faire des misères. Je ne parle pas du percepteur qui nous écorche invariablement le portefeuille. Je ne parle pas non plus de ces bonnets de nuits qui s’évertuent à vous faire voir la vie en noir pour caser leurs discours politiques teints en rose comme leur t-shirt de sauveur de l’humanité !

 

Je voudrais parler de ces individus qui, sous l’égide de la spiritualité, distillent du venin envers ceux qui contrarient leur petit chemin pépère. Rassurez-vous je n’ai pas l’intention de déployer un argumentaire apologétique en astiquant mon glorieux nombril. Voici les faits :

 

Il y a huit ans, en 2001, j’éditais un livre aux éditions Dervy intitulé : L’alchimie expliquée par son langage. Depuis sa parution, ce dictionnaire à la portée de tous est apprécié par de nombreux lecteurs. Signe indubitable de l’intérêt qu’il soulève, les exemplaires d’occasion sont très rares, alors que plus de mille ont été vendus, y compris à l’étranger.

 

Certains « ésotéristes » m’accusent d’avoir plagié le dictionnaire de philosophie alchimique écrit par Roger Caro. Évidemment ils disent cela sans avoir ouvert le dictionnaire en question. Tout ce petit monde mal intentionné parle tellement dans mon dos, en mal évidemment, que je me demande si je ne vais pas me transformer en Dracula !

 

Soyons réalistes, si cette histoire était vraie, les ayant droit de l’auteur cité me serait tombé dessus, depuis belle lurette, et en toute légitimité. S’ils ne l’ont pas fait, c’est qu’ils n’ont aucune raison de le faire depuis le temps que mon livre est dans le commerce. Ne croyez-vous pas que depuis près de 10 ans une mauvaise langue m’aurait dénoncé pour que je puisse aller croupir dans quelques prisons délabrées, malodorantes et surpeuplées ?

 

Si l’alchimie elle-même ne peut être trop changée dans sa terminologie, la manière de l’aborder peut varier considérablement !

Deux point essentiels sont développés, dans mon livre, que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans un ouvrage de ce genre : la cabale ou langue des oiseaux et l’alchimie interne. D’autre part le vocabulaire est considérablement plus riche que celui du livre que j’aurais plagié. Il est un fait qui m’étonne, c’est que l’on ne m’ait pas accusé aussi du plagia du dictionnaire de Dom Pernéty ! Au fait, je ne suis pas étonné car l’ignorante crasse (comme disaient les anciens) va de pair avec la bêtise.

 

De quoi va-t-on m’accuser lors de l’édition de mon livre sur l’alchimie à Montpellier ? J’attends avec beaucoup de curiosité que l’on me serve le gruau des calomniateurs. Il n’y a pas de doute, il existe en notre monde sublunaire des gens doués pour la nuisance.

 

Passons à un sujet plus général, mais de la même eau. Il est issue de la jalousie primaire de quelques sectaires exaltés.

On me reproche de faire de l’expression Art Royal un synonyme d’alchimie, alors qu’il serait réservé, soi-disant depuis longtemps, à la Franc-Maçonnerie, plus exactement à la Maîtrise, que l’on appelle troisième degré de la loge symbolique ou loge bleue. Rappelons que la loge bleue est constituée de trois degrés : Apprentis, compagnon et Maître. Seul, ce dernier degré posséderait et mettrait en application les secrets de l’Art Royal. C’est vertigineux tout ça ! En tout cas, me disent les gradés, pas question d’associer cette appellation à l’alchimie. S’il vous plait, terrain privé !

J’ai un point d’interrogation qui voltige au-dessus de ma tête car je m’interroge sur notre monde de l’ésotérisme. Ne grouillerait-il pas de secrets de polichinelle ?

 

Comment ne pas penser de la sorte quand on lit des textes qui plafonnent dans la stratosphère d’un surréalisme flamboyant :

 

« La mise en pratique du processus initiatique a souvent été appelée Art Royal, sans doute parce qu’elle fait de l’Initié un Roi, un « Maître » de soi et de la Nature. »

Géralde (cité par Jules Boucher) p 208.

 

Cest un monument de prétention de dire une pareille ineptie (c’est le mot) alors que l’individu n’a aucune formation sérieuse pour parvenir à un pareil état ! Imaginez les Université sans cours et sans examens où les étudiants, viendraient chercher leurs diplômes en fin d’année. Vous leur donneriez de la valeur à leur parchemin ?

 

En tout cas, nous voilà en plein pugila. Maintenant il va y avoir des bagarres de voisinages comme dans les fameux films de Don Camillo ! Mais dans ce cas j’aurais été soutenu par l’auteur brillant des dialogues, un certain Barjavel, Maçon éclairé qui ne m’aurait rien reproché quand on voit le remarquable schéma d’alchimie PRATIQUE de son livre La nuit des temps… Lui savait ce qu’est l’Art Royal !

 

Me voilà obligé de répondre sous peine d’être accusé encore une foi de plagia. Seigneur ! Je vole à une auguste assemblée un terme qu’elle a emprunté à l’alchimie en 1730. Vous le croirez si vous voulez, mais elle refuse d’admettre que cette expression ait existé  avant le XVIIIe siècle. Soyons sérieux, l’art Royal est l’art de travailler la pierre philosophale à l’oratoire et au laboratoire.

 

J’ai particulièrement siroté comme du petit lait cette remarque de Jules Boucher, ami de Fulcanelli, à la page 249 de son ouvrage La symbolique Maçonnique :

 

« Cet adjectif « royal » nous semble avoir la même importance que la qualification de notre Grande Bibliothèque, qui fut successivement « royale », impériale », « nationale » suivant le gouvernement du moment. »

 

Et Boucher propose le mot « respectable » qu’il considère comme plus exact ! Ensuite il fait remarquer fort diplomatiquement que la qualification de « royal » est attribuée à l’or le roi des métaux. 

J’applaudis vigoureusement Jules Boucher qui savait de quoi il parlait.

 

Il est vrai que l’Art Royal ou alchimie, a été la voie initiatique de la noblesse d’extraction, ce que prouve clairement les monuments, le blason, les devises et les cris de guerre…

Demander à un maître FM d’interpréter le message alchimique d’un monument ou d’un blason et vous pourrez juger s’il est réellement un adepte de l’Art Royal.

Mais je ne voudrais pas être injuste. Aussi je me dois de plaider leur cause en rappelant que l’origine de la Franc-Maçonnerie plonge ses racines dans l’alchimie, comme le montre l’Étoile Flamboyante NON EXPURGÉE, du Baron de Tchoudy, d’où est issu un catéchisme alchimique cité en de multiples occasions et, comme il se doit, mal interprété par les spéculateurs.

 

Résumons la situation. Le sens de l’Art Royal s’est dégradé entre les mains des agioteurs ; donc nous pouvons dire : Oui, la Franc-Maçonnerie est alchimique. Non les Francs-Maçons ne sont pas alchimistes. C’est aussi simple que ça, et de ce fait le terme d’Art Royal est superfétatoire et ne saurait concerner l’initiation des Francs-Maçons.

 

Voici, en guise de conclusion, ce qu’écrivait en 1957 l’alchimiste Eugène Canseliet à propos de son maître Fulcanelli :

 

« Fulcanelli ne laissa, sur le chemin, que la trace onomastique de son fantôme, dont le bristol altier proclame l’aristocratie suprême. »

 

Le mystère des cathédrales, préface de la deuxième édition.

 

Question idiote : C’est quoi l’aristocratie suprême ?

 

 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 13:14

       L’article qui suit, même si son titre porte le mot Franc-Maçonnerie n’est pas réservé à la Franc-Maçonnerie et ; il n’est pas non plus une apologie des loges. Pourquoi alors employer ce nom qui n’est pas toujours en odeur de sainteté ? Si je ne puis rien à propos de la mauvaise presse dont les responsables sont certains individus et certains aspects de la philosophie de ces groupements ; on ne peut enlever à la Maçonnerie la puissance de son symbolisme alchimique. C’est dans ce sens, et uniquement dans ce sens que je rédige mes articles. J’ai suffisamment dit que je n’étais pas Franc-Maçon. Et ma non-appartenance a un sens, c’est celui d’être libre, c'est-à-dire « Franc » sans être obligatoirement Maçon. En conclusion je ne prêche pour personne si ce n’est pour l’alchimie, pour le symbolisme dégagé de toute appartenance, et pour la puissante mystique qui lui est indissolublement liée.


N

Ne souffrez donc pas que j’accorde le plus large crédit à jules Boucher, mon auteur mascotte, quand il écrit (ou dénonce ?) à la page 157 de La symbolique maçonnique (édition 1948). Laissez-moi dire en passant que ce livre sexagénaire, jauni et usé jusqu’à la corde porte encore en lui cette odeur de foi et d’érudition du siècle révolu qu’aucun auteur maçonnique actuel ne dégage :

 

« Si certains symboles maçonniques n’ont suscité que peu de commentaires, la Pierre brute et la Pierre cubique ne sont pas dans ce cas. Ici les dissertations abondent et les cours de morale s’enflent et deviennent fleuves. »

 

Quelle inondation sous un flot de verbiage facile ! C’est pour cela que j’ai tardé à aborder le sujet. Je ne souhaitais pas être emporté par un torrent tumultueux de bavardages moralistes. Certes, la morale c’est bien, mais jusqu’à un certain point. Je voudrais signaler qu’il serait temps de séparer la morale de la spiritualité. Leur amalgame ne donne rien de bon si ce n’est une spiritualité primaire, naïve dépourvue de liberté et reposant sur le formalisme. Il serait temps de s’apercevoir que la spiritualité bien vécue fait découvrir en toute liberté la nécessité de la morale. Mais la morale ne fait pas accéder à la conscience spirituelle, elle lui fait même barrage. Vous voyez la monumentale erreur ?

 

Je rappelle que les Francs-Maçons parlent de deux pierres : la pierre brute et la Pierre cubique. Elles sont représentées, avec d’autres symboles, sur ce que l’on appelle « tableau ». On peut comparer ces représentations à des sortes de « dogmes » (j’ai bien choisi mes mots) sous forme d’images ou de rébus, car celui qui s’écarte de leurs études s’il ne devient pas hérétique est à coup sûr profane. C’est le cas de votre serviteur qui lui est hérétique pour l’Église Catholique et profane pour tous les Ordres qui se disent initiatiques. Pardonnez-moi (j’aime me faire pardonner) si j’ai parfois tendance à plastronner !

Le tableau est différent suivent le travail prévu lors des réunions (appelée « tenue »).

 

La pierre brute est représentée uniquement sur le tableau d’apprenti alors que la pierre cubique se trouve non seulement sur le tableau d’apprentie mais aussi sur celui de compagnon. Le tableau de maître ne comporte aucune pierre car le récipiendaire est censé savoir comment fabriquer la pierre philosophale. Bigre ! quelle  impressionnant réussite du maître ! Dans la maîtrise, il doit y avoir plein de choses à apprendre sur la spiritualité et la mystique, notamment sur la signification « surrationelle » de la voûte étoilée peinte au plafond du Temple ! Je m’égare ! Je me gare, et trêves de plaisanterie et veuillez bien m’excusez (deux fois !) si parfois je suis mal embouché. Passons donc aux choses sérieuses.

 

La pierre brute, qu’est-elle ? J’imagine aisément les réponses des apprentis stéréotypées depuis trois siècles et que Ragon, résume fort bien à la page 136 de son Cours philosophique, cité par Jules Boucher (idem supra p. 157) :

 

« La pierre brute symbolise les imperfections de l’esprit et du cœur que le Maçon doit s’appliquer à corriger ».

 

La transcendance ne crève pas les yeux… Après avoir ergoté sur le principe de liberté (la pierre à l’état natif s’est formée en toute liberté. Fallait y penser !) et d’établir un rapport pour le moins improbable avec la liberté du Maçon, passage obligé pour justifier le terme « franc » qui signifie liberté ! nous touchons là, vous vous en doutez, au fond indigent des interprétations, ou les mots réduisent en purée l’idée.

 

La pierre brute qu’est-ce que c’est ? Vous allez me répondre, en biaisant, que ce n’est pas important de le savoir puisque le propos n’est pas là. Allons ! allons ! Vous ne pourriez pas avouer simplement que vous craignez la confrontation avec des alchimistes tel le baron de Tchoudy dans son œuvre non expurgé par vos maîtres à penser ?

« Ce n’est pas important de le savoir. », Voilà une réponse fuyante d’un être portant œillère et qui n’a pas acquit sa liberté de penser ! Personne ne veut vous détruire, personne ne veut vous manger et je ne suis pas cousin avec Léo Taxil ! Vous voyez dans quel fantasme peut vous emprisonner la peur viscérale de côtoyer le monde profane en toute liberté ! Rideau…

 

La pierre brute c’est ce que les alchimistes appellent la matière première, et ils insistent sur ce nom au point de le traduire en latin : La materia prima. Ça veut dire quoi cette insistance ? ça veut dire que c’est une matière… primordiale. En d’autres termes une matière primaire, simple, ancienne qui provient des origines. J’ouvre une parenthèse pour envoyer au diable les spéculateurs invétérés qui vont faire un beau laïus sur la simplicité pour nous en mettre plein la vue en exposant avec brio un discours dépourvu de viscères. Je ferme la parenthèse.

Autour de nous qu’est-ce qui mérite à la foi le qualificatif d’ancien et de simple ? Dans le règne animal nous avons les protozoaires ou animaux composés d’une seule cellule vivante, et les protophytes ou végétaux constitués par une seule cellule. Le préfixe « proto » signifie premier, primitif, comme dans prototype. Cela permet déjà de qualifier la matière première minérale comme une pierre ancienne ou un protolithe, que les alchimistes disent être issue du chaos primordial. Dans ce nom « lith » signifie pierre. Et dans les livres d’alchimie vous entendrez souvent parler de la pierre des anciens.

Le véritable alchimiste et Franc-Maçon qui était le baron de Tchoudy, a écrit dans son catéchisme de l’étoile flamboyante (dûment expurgée par ses Frères à trois points en ce qui concerne l’alchimie au laboratoire) :

 

«  Q. Comment appelez-vous ce corps-là ?

-         R. Pierre brute, ou chaos, ou illiaste, ou hylé.

-         Q. Est-ce la même pierre brute dont le symbole caractérise nos premiers grades ?

-         R. Oui, c’est la même que les Maçons travaillent à dégrossir, et dont ils cherchent à ôter les superfluidités ; cette pierre brute est, pour ainsi dire, une portion de ce premier chaos, ou masse confuse, mais méprisée d’un chacun. »
(Reproduit par Oswald Wirth à la page 160 de son ouvrage Le symbolisme hermétique édité chez Dervy en 1969.)

 

Bon, me direz-vous, vous jouez avec la terminologie sans rien amener de nouveau. Sans relever la partie de mauvaise foi dans cette remarque je vous répondrais qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Si vous regardez un homme ou une femme nu, vous ne verrez rien d’autre que le corps. Il en est de même pour un arbre ou une pierre. Pourtant il existe des corps invisibles qui accompagnent les corps visibles. Je vous renvoie à mon article à ce propos. LE CORPS INVISIBLE ET LA MÉDECINE ALCHIMIQUE Le corps n’est que la manifestation visible de notre individualité. Il en est de même pour le minéral. Car vous n’allez tout de même pas imaginer que l’alchimiste œuvre uniquement sur les « substances » visibles ! Dans le cas contraire l’alchimie se réduit à la chimie, comme le font les scientifiques qui de ce fait ne peuvent que faire de l’alchimie l’ancêtre de la chimie. Quand vous voyez une pierre, vous n’en voyez qu’une partie, un peu comme si vous contempliez les ongles des pieds visibles  d’un géant invisible. C’est d’ailleurs ce genre de savoir qui a peuplé certains univers féeriques des mythes, des légendes et des contes.

 

Ce corps invisible serait le support de la mémoire. Excusez-moi de vous asséner cela ex abrupto. J’y reviendrais d’une manière plus explicite et dans une cohérence plus évidente.

Nous voilà donc avec une pierre ancienne qui manifeste ses potentialités dans l’invisible.

Question: comment en faire une pierre cubique ?

Vous vous imaginez fort bien que ni les discours, ni la morale ne vont permettre une pareille élaboration.

Pour comprendre de quoi il s’agit, il faut regarder la pierre cubique, qui est représentée dans le « Tableau d’apprentie » et celui de compagnon par un cube portant, sur sa face supérieure, une pyramide à base carrée. Elle est appelée « Pierre cubique à pointe ». De plus, sur le sommet de la pyramide quadrangulaire est plantée une hache.

Cette hache fichée sur le sommet de la pyramide est pour le moins surprenante et laisse supposer un message hermétique à décrypter. Évidemment les discours ne risquent pas de donner la clé de cette énigme, telle cette opinion malheureuse de Jules Boucher :

 

« La Pierre est placée sub ascia, sous la hache, pour indiquer son caractère sacré. ». (idem supra p. 165)

 

Si vous êtres plus avancés, moi non ! Je n’ai rien compris ! Désolé (!) de vous décevoir. Je vous ai déjà dit que je m’excuse à tour de bras et que je suis souvent désolé. Que voulez-vous que j’y fasse si j’ai un côté pipistrelle et un autre vieille France !

 

Un outil pour travailler le bois fiché sur une pierre a un sens que la spéculation ne risque pas de trouver puisque le message est cabalistique, et nécessite de connaître l’Art Royal, ou alchimie, au moins dans sa dimension théorique.

Quant on lit les auteurs maçonniques, tel Oswald Wirth, on est pris de vertige pas le conditionnement sous-jacent que laisse supposer les conclusions de cet auteur prolifique champion de la méthode idéographique :

« Dans ce cas, la Pierre cubique à pointe se rapporterait plus spécialement au grade de Maître et de cet affinement de la personnalité qui se traduit par la sainteté ou l’héroïsme au point de vue moral, et par une géniale acuité de jugement au point de vue intellectuel. » (idem supra p 165)

 

Je partage l’opinion de Jules Boucher quand il écrit à propos des lignes qui précédentes :

 

« Nous ne prétendons pas à la « géniale acuité » et cependant nous ne pouvons accepter la glose de Wirth. »

 

Je suis en colère ! Qu’est cette glose qui nous parle de sainteté au point de vu moral ! Regardez-moi ça ! Ici, chez ce maître à penser maçonnique, tout repose sur l’intellect. C’est une aberration ! Allez raconter ça à St François d’Assise ou au Padre Pio. C’est complètement surréaliste cette compréhension de la sainteté reposant sur la philosophie d’un intello, coincé par les préceptes moreaux enfantant des « psycho rigides » et aboutissants à l’intégrisme ou au puritanisme. Quant à l’acquisition d’une acuité géniale, vous pouvez toujours vous « brosser » pour l’acquérir dans de pareilles conditions. C’est une blague d’orateur moraliste s’écoutant parler ! Désolé ( !) de paraître encore désobligeant, mais vue sous cet angle la symbolique maçonnique est un bourrage de crâne cohabitant avec l’utopie. Dégonflons donc les baudruches et voyons les choses avec une lucidité dépourvue de géniale acuité !

 

Pardonnez-moi (!) ces écarts de langage (en supposant que cela vous soit possible) afin que je puisse revenir, l’esprit serein, à la quiète interprétation de la Pierre cubique à pointe et à la hache.

 

Quel peut être le message de cette hache fichée au sommet de la pyramide en pierre, qui semble indiquer paradoxalement que cette pierre est en bois ! Je pencherais plutôt pour une pierre tendre (issue, dans ce cas, de la reconstitution de la matière première). C’est là un renseignement qui ne manque pas d’intérêt pour le travail au laboratoire. Pour éviter les échecs dus à une trop grande importance de la gangue calcaire, il s’avère parfois souhaitable de séparer les corps constituant la minière pour recomposer ensuite la Pierre. Cette opération ne fait pas partie du Grand Œuvre, mais facilité grandement la réussite.

La matière première obtenue peut, si on le désire, être moulée en pierre cubique à pointe et une hache peut fort bien être plantée, sans problème, au sommet de la pyramide. Si cette particularité est comprise par les galonnés en tablier, alors la pierre cubique à pointe doit être de couleur rouge. Mais cela est une remarque sans importance pour les incorrigibles agioteurs qui ont horreur d’entendre parler du laboratoire alchimique qui démolit, trop souvent à leurs grés, leurs brillants édifices symboliques.

 

Continuons donc notre œuvre de profane profanateur sur cette curieuse pierre à la hache. En alchimie, de nombreux livres vous livrerons le sens de ce symbole qui est le même que celui de l’épée, du poignard ou du marteau. Ces armes blanches désignent les larmes blanches du sel blanc (petites gouttes) qui hache la matière. Vous trouverez de plus amples explications dans mon petit dictionnaire intitulé l’Alchimie expliquée par son langage édité chez Dervy (20€) vendu par toutes les librairies du Net.

 

La lettre H représente l’Esprit (voir Les Demeures Philosophales de Fulcaneli). Si l’on infléchit vers l’intérieur les barres verticales on obtient un cercle barré horizontalement comme un sens interdit. C’est le symbole du sel alchimique qui hache la matière et se manifeste, dans la voie humide, sous forme de larmes blanches.

Cette hache ou H ou encore ce sel se manifeste sous quatre états différents correspondant aux quatre triangles de feu constituant la pyramide. À l’état cristallisé il est Terre, liquéfié il est Eau, vaporeux il est Air et excité il est Feu. Voir mes articles sur les 4 éléments.

 
LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1.  et la suite : LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.

La Pierre cubique est donc travaillée par la hache et les quatre éléments qui en étant associé à l’Esprit ouvrirent la porte aux moralistes et intellectuels dont René Guénon est l’un des fleurons.

Maintenant, un outil de travailleur de bois au sommet de la pyramide n’est pas dénué de sens puisque les larmes blanches ne peuvent être obtenues que par le bois dont l’acacia fait partie.

Ha ! l’acacia méconnu ! Car les Maçons ne connaissent généralement pas son rôle. Si un Maçon s’écrit : « l’acacia m’est connu », c’est généralement un mensonge. Je me porte volontaire pour le vérifier !

 

Rappelons que la pierre brute est un protolithe. Ce protolithe a conservé la mémoire de son origine dans son corps invisible (voir l’article à son propos). Cela permet de comprendre ce qui se passe dans le creusé et qui n’est pas dépourvu de logique puisque le corps invisible du protolite est, comme je l’ai déjà dit, le dépositaire de la mémoire. Soyez attentif et vous saisirez ce que cela signifie.

 

Je laisse Serge Hutin vous instruire :

 

« Dans la cornue où le creuset, l’adepte contemplerait donc – estime-t-il – ce qui s’est passé à l’origine même du présent cycle terrestre. Il ne s’agit pas là d’une simple formule symbolique, mais d’un processus concret, tangible, palpable : l’alchimiste se construit une sorte de véritable modèle réduit animé de la création, avec reproduction sur ce globe en miniature du jeu même des cycles solaires, lunaires et planétaires qui régissent la terre. » (Histoire de l’Alchimie, p 45, éditions Marabout Vervier Belgique, 1971)

 

Vous, qui spéculez sur les pierres brutes ou cubiques, à quoi croyez-vous que serve l’alchimie ? À dire que la Pierre philosophale représente l’idéal maçonnique ? Ce fut vrai il y a bien longtemps, mais ça ne l’est plus puisque les Maçons ignorent à 99% ce qu’est réellement l’alchimie. À transmuter du plomb en or ? Évidemment non ! À trouver un élixir de longue vie ? C’est encore non ! À servir de référence à des spéculateurs plus ou moins psychologisants ? Restons sérieux !

L’alchimie sert essentiellement à établir un dialogue avec l’invisible, avec tous les corps invisibles, y compris celui de notre mère la terre, et au-delà de la matière à interroger la mémoire de l’univers. L’alchimiste parvient à voir (et non à comprendre) les rouages du cosmos dans lesquels nous sommes étroitement assujettis. Ni l’espace ni le temps ni la mort n’ont plus de mystères et l’alchimiste devenu clairvoyant s’élève alors vers les sphères célestes. C’est exactement ce qu’essaye de dire le mutus liber, ce livre sans paroles composées uniquement de quinze gravures ou la dernière représente l’Adepte couronné et clairvoyant, ressuscitée en chair et en esprit. Et étant élevé par des anges jusqu’au soleil.

 

« J’ai dit : Vous êtes tous des dieux » Jean X, 34-36
 

Nul n’ignore, parmi ceux qui s’intéressent à l’ésotérisme, que l’alchimiste travaille sa pierre brute ou matière première qui deviendra pierre des philosophes laquelle se transformera en pierre philosophale, c’est-à-dire en pierre parfaite ou cubique selon l’expression consacrée par le symbolisme maçonnique… Dans le milieu hétérogène des frères à trois points, il est toujours question de pierre brute et de pierre cubique, laquelle est à la foi la pierre bien taillée des bâtisseurs et la pierre philosophale. Dans les Loges les tailleurs de pierre ont donc une place de choix dans l’esprit maçonnique. Rien de surprenant si, dans les loges autant qu’en librairie, abonde sur l’art et la manière de taquiner la masse et le burin, de long discours tressé d’un complexe « psycho-spiritualo-moralisants » qui inspira probablement les fondateurs de ce mauvais ragoût ou la cuisse de poulet jouxte la langue de boeuf et que l’on appelle dans les millieux bien informés: Nouvel Age !
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 08:13

Si l’Église est connue à travers un « catholicisme » qui ne l’est plus depuis environ 1000 ans et s’efforce de faire semblant de l’être tout en affirmant haut et fort détenir le monopole de la spiritualité, le compagnonnage à l’ombre du christianisme primitif et des arc-boutants des cathédrales perpétue le sens du travail bien fait avec cette humble et pieuse discrétion a l’origine de son excellente réputation. Quant à la maçonnerie, généralement connue par le public comme étant anticléricale, sa notoriété est généralement mauvaise ou satanique et n’est perçue qu’à travers des ombres imaginaires et ce que les auteurs de livres veulent bien révéler.

 

Depuis le règne de Clovis, l’Église Gallicane ancienne, c’est-à-dire « unie-verselle » et donc sans division et de ce fait véritablement catholique (catholique voulant dire en grec ,universel), régnait sur la spiritualité de l’Europe.

Sous le premier monarque français, les compagnons tailleurs de pierre étaient déjà à l’oeuvre depuis, disent les historiens, l’époque gallo-romaine.

 

Quant aux Francs-Maçons ils n’apparurent que beaucoup plus tard et semblent avoir hérité de la formation initiatique des Compagnons du tour de France. Je sais que la polémique fait rage et que les Compagnons rejettent avec passions certains de leurs anciens symboles, comme celui des trois points, pour ne pas être confondus avec les Francs-Maçons ! Pourtant le fait est là, l’un ne va pas sans l’autre, l’un a fécondé l’autre.

 

Les Compagnons furent toujours chrétiens, qui se plaçaient sous la protection de l’Être Suprême, l’équivalent du Grand Architecte de l’Univers des Francs-Maçons qui furent aussi chrétiens jusqu’au jour ou le Grand Orient de France commit, en 1877, une faute très grave et très lourde en rejetant, Dieu ou le Grand Architecte de l’Univers. À partir de là tout les grands « dérapages » que l’on connaît firent tomber sur elle des opprobres sur sa réputation et les inventions d’un Léo Taxil, d’un Paul Rosen et d’un Marquès-Rivière envenimèrent les choses. La dernière affaire du juge Renard, pourtant de la Grande Loge de France, montre que s’étale en tache d’huile un esprit de sombre connivence qui n’est plus de notre temps. Et l’on comprend pourquoi les Compagnons du tour de France ne veulent pas se compromettre avec les Maçons. N’en doutez pas, la mauvaise réputation de la Franc-Maçonnerie est incontestable, à tel point que dans ma propre famille, mon frère et certains de mes amis n’approuvent pas ma « compromission » auprès des frères aux trois points, que je n’ai pourtant jamais contactés en tant que tel. Cette opposition viscérale est si évidente que je fus obligé de rédiger un article spécifiant que je n’ai jamais été, et ne suis pas, FM. et que, en fait, je ne fais que décrypter en toute liberté, le symbolisme de l’Art Royal là où il se trouve le mieux représenté.

La mauvaise réputation de la Maçonnerie est un problème qu’il serait temps de résoudre par autres choses que par des justifications, qu’elle soit des plus convaincantes et des mieux élaborées.

J’ai assisté, il n’y a pas si longtemps, à un Jounal Télévisé de 20 h d’une grande chaîne. Un sois disant historien de la FM était là pour dire deux choses : la première que les hommes politiques X et Y étaient viré du Grand Orient pour avoir pactisé avec le Front National. La seconde pour montrer que les FM étaient des gens biens. Mais il faut voir comment ! Quand le journaliste lui dit que leurs actions étaient parfois peu recommandables et que de ce fait ils étaient une secte, le messager délégué répondit par une fanfaronnade du plus mauvais effet qui n’a fait qu’empirer la mauvaise réputation des FM. Il dit en appuyant sur les mots : « Mais que fait la police, que fait la justice ! » où l’on comprenait sans avoir besoin de trois points sur les « i » que ces deux administrations étaient à leur botte. Non, ce n’est pas de cette manière que l’on devient respectable !

Il serait temps de réaliser qu’un Franc-Maçon est devenu, pour l’homme de la rue, un être sans parole dont il faut se méfier à tout instant depuis plus d’un siècle.

 

Tant que les cérémonies des Maçons resteront réservées aux seuls membres, le doute négatif persistera. C’est cette ouverture au public des cérémonies compagnonniques qui participe à sa bonne réputation. Tout se déroule au grand jour… sauf les cours. Je ne puis être plus clair pour que puisse sortir de l’ombre, en tous les sens du terme, les disciples d’Hiram et leur précieux symbolisme.

 

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 17:31

Je n’ignore pas qu’aussi bien les « cathos » que les FM seront choqués par ce titre, et pousseront de grands cris effarouchés et n’irons pas plus loin dans la lecture de cet article.

Une précision toutefois aux courageux qui n’ont pas encore déserté cette lecture. Je ne vais pas reprendre ce que j’ai dit dans mon article sur le cabinet de réflexion. Ensuite je n’ai nullement l’intention de vous parler du « baptême » selon le Vatican actuel. En effet, l’Église moderniste de 2000 n’est plus intéressée par les symboles qu’elle considère comme « ringard ». Elle est une idéologie au service de la vie sociale à la manière d’un syndicat. C’est donc du baptême selon l’Église ancienne qu’il s’agit ici, plus exactement de l’esprit de l’Église des Gaules ou Église Gallicane qui n’a pas de rapports avec l’Église Anglicane ou Église d’Angleterre. Le symbolisme de cette Église est profondément alchimique tout comme l’est le symbolisme du cabinet de réflexion.

Le sacrement de baptême, comme l’enfermement dans la « terre » noire du cabinet de réflexion est à l’image d’une semence enfermée au sein de la terre et qui ne déploiera son contenu qu’avec le temps. On ne sort pas « initié » d’un cabinet de réflexion, on ressort (dans le meilleur des cas) « initiable ». Le plus souvent, hélas… comme l’on est entré.

Le caractère de semence appartient au baptême et au néophyte enfermé dans son cabinet de réflexion où il redevient enfant. C’est cela que la maçonnerie a perdu de vue, cette mentalité des touts petits qui seule permet de saisir le monde. L’enfant n’est pas l’aboutissement d’agissements humains, d’experts en symbolisme. C’est la manifestation d’une volonté et d’une sagesse qui émane d’un monde supérieur, ce qui de nos jours n’est plus évident du tout autant dans les Loges que dans les sacristies.

La pensée qui porte et anime l’univers est UNE ; mais les intelligences et les forces agissantes sont multiples. Je vous fais grâce d’une explication en ce sens. Elle est trop douloureuse et démonstrative de l’égocentrisme des hommes que l’on peut mesurer par ces deux affirmations : je suis Catho et seul dans la vérité, je suis FM et seul détenteur de l’initiation.

Les « enfants » comptent sur nous pour leur apprendre la vie ; Quant à nous nous avons besoin d’eux pour apprendre la réalité suprasensible. Au sortir de la cuve baptismale ou du cabinet de réflexion notre entreprise ne sera satisfaisante que si elle est une collaboration avec l’esprit de l’univers, le spiritus mundi des alchimistes.

L’esprit de l’homme et son être profond sont à la dimension de l’univers. Mais son destin le lie à la terre, quel que soit son désir de « s’éclater », de sortir des limites qui lui sont imposées… Donc, pas de « délire » ésotérique sur le sens du mot « initiation ». Il est de plus en plus évident de nos jours que l’histoire du monde est étroitement solidaire de l’évolution de la conscience humaine. C’est dans ce contexte que la venue du Christ et sa démarche terrestre ont une importance décisive SALUTAIRE. Point de dogmes points le landmark. Tout se fait dans notre conscience dont les limbes s’agrandissent et sont les reflets de la vérité ultime attirée, comme un aimant, par notre propre vérité. Alors si vous êtes le partisan d’une vérité polycéphale, comme le pensent bon nombre de symbolistes vous êtes dans « l’horizontalité ». L’eau du baptême ne peut laver votre front et inutile d’entrer dans le cabinet de réflexion, vous ne pourriez en sortir.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 15:53

Tout ce qui tente d’approcher la réalisation spirituelle des hommes, comme l’alchimie, l’Église, et certaines obédiences maçonniques n’ayant pas évacué le Grand Architecte de l’Univers, utilise des couleurs dont le symbolisme est profondément significatif car rattaché aux lois universelles de la nature visible et invisible.

Le sens s’est souvent perdu et les couleurs furent parfois affectées un peu à la sauvette en utilisant un symbolisme plein de bonne intensions, mais qui malheureusement laisse à désirer.

Prenons un exemple de cette perte. La Maçonnerie donne la couleur blanche à ses plus hauts grades ; la rouge à ses grades intermédiaires et la bleue à ses premiers grades. Les lecteurs un tant soit peu familiarisés avec l’alchimie savent que la couleur bleue est bien à sa place pour les premier grades. Par contre il y eut une inversion entre les grades supérieurs et intermédiaires. Tous ésotériste sait que la couleur rouge est celle de l’Œuvre au rouge ou de la pierre philosophale qui correspond donc aux grades les plus élevés. Quant à l’Œuvre au blanc elle est bien intermédiaire. La place de ces couleurs est immuable et ne peuvent être changées sous peine d’induire en erreur ceux qui cherchent une cohérence dans le symbolisme des couleurs.

Quant à l’Église catholique elle fait des erreurs similaires, mais elle le sait !

Le pape est vêtu de blanc, les cardinaux de rouge, les évêques de violet et les prêtres de noir. Tout comme dans la maçonnerie, les grades inférieurs ont des couleurs correctes (le violet remplace parfois le noir) mais le blanc papal et le rouge cardinalice sont inversés ! Le pape devrait être vêtu de rouge et les cardinaux de blanc. J’ai dit précédemment que l’Église catholique n’ignorait pas cette inversion car parfois le pape porte sur les épaules un camail rouge bordé de blanc.

D’une manière globale le noir, violet ou bleu correspondent au début qui nécessite la putréfaction afin de pourvoir entamer une régénération.

Ensuite vient le vert, couleur qui dans l’athanor ceinture la matière et correspond très réellement au cordon que l’on serre à la taille. C’est bien une couleur intermédiaire puisqu’elle sépare solve de coagula. Elle désigne donc autant les futurs prélats de l’Église qui le maître maçon tendant vers la perfection.

Le vert est suivi du blanc dont la haute dimension spirituelle est représentée par le rouge.

Que certains ne se sentent pas injuriés si j’affirme que les couleurs de l’Église sont les mêmes que celles de la maçonnerie. Faut-il s’en étonner puisque l’un a puisé ses connaissances dans l’autre. Personne ne saurait me contredire si j’affirme qu’en Occident la plus ancienne société initiatique est l’Église. Soyez rassuré, je ne parle pas de l’Église actuelle qui a coupé les pont avec tout symbolisme et l’a remplacé par de froides allégories.

 

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 09:38

Après plusieurs articles consacrés à la Franc-Maçonnerie, vous devez avoir une idée du fleuron exceptionnel que représente le symbolisme Maçonnique pour enseigner l’alchimie. À partir de là, il devient possible de mieux comprendre quel fût le rôle extraordinaire de la Franc-Maçonnerie au cœur de l’ésotérisme occidental. Le premier a été de perpétuer l’hermétique nécessaire à tout étudiant. Le second fut de l’enseigner sur deux plans, celui de l’oratoire et celui de l’alchimie théorique, comme l’a fort bien compris le baron de Tchoudy. Cette particularité permettait aux alchimistes praticiens de « recruter » parmi les Maçons, les futurs adeptes prêts à aborder fructueusement le travail au laboratoire.

Malheureusement « l’oratoire » a totalement « effacé » le laboratoire. De ce fait les alchimistes ne formèrent qu’exceptionnellement des Francs-Maçons, car de plus en plus inaptes à pratiquer l’alchimie. Ils étaient non seulement mal formés mais surtout de plus en plus désinformés sur l’alchimie.

 

Dans l’avant propos de son ouvrage La symbolique Maçonnique, ouvrage précieux pour la Maçonnerie, l’auteur, Jules Boucher écrit avec une grande ouverture d’esprit:

 

« Si notre travail, agissant comme un ferment, suscite d’autres études, qui les rectifient ou qui les complètent, nous en serons heureux, ayant alors le sentiment d’avoir fait œuvre utile. »

 

En 2000, un ouvrage compléta très heureusement l’édition de 1948. Mais la Maçonnerie du troisième millénaire nécessite des « réformes » plus profonde. Sans démolir ce qui est déjà dit. Des chapitres importants gagneraient à être ajoutés sur la dimension alchimique des symboles.

Si, en Maçonnerie, beaucoup de choses ont changé depuis 1948, les Maçons tout comme les ecclésiastiques négligent de véritables bouleversements dans nos connaissances du système nerveux central et plus particulièrement du cerveau.

Et ces changements nous disent que le silence des pensées nous permet une ouverture vers ces autres dimensions que démontre la mécanique quantique. Cela était connu à l’époque ou Franc-Maçonnerie et alchimie oeuvraient ensemble. Puis, au fil des dégradations le silence fut interprété comme celui de notre parler (il en fut de même pour certains Ordres religieux monastiques), ce qui a complètement détruit la dimension mystique nécessaire pour accéder au Grand Œuvre. De ce fait la Maçonnerie ne pouvait qu’aller globalement vers le rejet du Grand Architecte de l’Univers, et de ce fait de la réforme du monde sur le plan social et politique en perdant de vue l’essentiel. Plus personne n’ignore que toute grande réforme est précédée par la réforme du réformateur ! Si la réforme de l’individu est une « réformette » tout est biaisée.

Voilà en gros ce que j’avais à vous dire. Je sais que des individus haut placés dans la hiérarchie, et particulièrement attachés à leur grade, ne vont pas apprécier ce que je viens de vous dire et donnerai l’ordre d’ignorer mon discours. En qualité de libre (franc) bâtisseur (Maçon) de votre cathédrale intérieure, c’est évidemment vous qui jugerez, et je vous en félicite !

 

 

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