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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 17:58

 

J’ai reçu, de la part de monsieur Jacques Lorillou, un article remarquable sur Jeanne d’Arc, la pucelle, où il montre que le qualificatif de pucelle dérive du latin puella, jeune fille. Il ne s’agit donc pas de pucelle dans le sens de virginité.

Par exemple, le nom de la ville de Montpellier signifie mont puella. Et les Montpelliérains le traduisent par mont des jeunes filles et non mont des pucelles. Par ailleurs, et dans un tout autre domaine, la figure de géomancie puella est appelée jeune fille et non pucelle.

Disons, pour information, que la géomancie est une très ancienne mancie (divination) pratiquée en liaison avec géo (la terre). Elle est prisée par les Andarouilles, dont j’ai eu l’honneur d’avoir été l’hôte dans un village isolé au plus profond de la forêt malgache. Cet art divinatoire reposant sur la cabale des formes, est en rapport étroit avec le Y-King des Chinois. Reposant sur le Ying et le Yang elle faisait partie de la panoplie divinatoire du général Zhuge Lian. Elle est aussi très prisée par les Arabes. De l’Espagne arabisée, la géomancie fut transmise à l’occident par le lombard Gérard de Crémone qui traduisit aussi des livres d’alchimie.

 

Il est impossible d’avoir accès aux documents qui prouvent la véracité du texte qui suit que je donne donc ici pour mémoire. Cependant certains faits me paraissent évidents, comme la noblesse de Jeanne. Par ailleurs j’étais gêné de voir à plusieurs reprises des matrones aller farfouiller dans la culotte de Jeanne ! Certes, on fait des palpations du sexe d’un pape, – depuis que la papesse Jean VIII est passée par là,– avant de crier par la fenêtre qu’un pape vient d’être élu. Mais pour Jeanne cela me paraissait un peu excessif ces investigations sexuelles pour n’être pas issues de quelques phobies ou bigoteries sous-jacentes trop crues pour être vraies ! Et puis l’exagération des textes bigots me parait à son comble quand les hommes d’armes émoustillés partent en débandade quand approche la belle Jeannette pantalonnée.

 

Dans le premier article mes sources étaient celles du procès de condamnation, et celles du procès en réhabilitation. Je n’aurais jamais imaginé que l’Église ait poussé aussi loin l’artifice en les transformant. De ce fait il y aura des divergences entre ce que dit Jacques Lorillou et mon texte précédemment exposé. D’ailleurs il m’a écrit :

 

« je peux ajouter, l’appartenance probable de Jeanne à la lignée Templière

Jeanne d’Arc étant en principe de sang royal, pourrait être de l’ordre des Templiers, ses voix lui viendrait de son appartenance  D’ailleurs lors de son procès  elle fut appelée  « le Michel » pour protéger l’Ordre 

Jeanne d’Arc, aurait eu pour gonfanon le baucéan templier, noir et blanc, elle refusa l’épée que roi lui donna. Son compagnon Gilles de rais alla lui chercher une épée gravée de cinq croix qui  était caché derrière l’autel de la chapelle st Catherine de Fierbois.

On sait que Gilles de rais était arrière petit-neveu du maréchal de Guesclin, qui fut, un des grands maîtres cachés de l’Ordre qui avait été abolie par le pape Clément 5. On sait également qu’il a été lui même un descendant de Robert de Craon, second grand maître de l’ordre  Il a été le seul de partager avec Jeanne un "semis de fleurs de lis" sur ses armoiries. Xaintrailles portait, lui aussi, la croix templière à son blason

Jeanne ne fut certainement pas GM des Templiers. Par  contre, elle fut toujours assistée par le Temple au travers de la présence constante à ses côtes de Gilles de Rais. »

 

 

Donc, cela n’enlève rien, quant au fond, de ce que j’ai écrit. Les hiérarchies célestes resteront ce qu’elles sont et Jeanne, soit par les voix, soit par l’initiation templière en reste étroitement assujettie.

C’est donc à vous, lectrices et lecteurs de vous faire une opinion. Mon rôle, je l’ai toujours affirmé, c’est de ne rien vous cacher. Cependant les sources du texte suivant ne sont pas compulsables. Seul le Vatican en a la possession et ne les diffuse pas. Impossible donc de vérifier ce qui suit même si le texte est souvent convaincant. Prudence donc… Malgré ce lourd handicap il m’a semblé important de faire connaître cette version des faits.

Bonne lecture et merci à Jacques Lorillou pour son autorisation de diffuser ce texte qui est pour l’instant dépourvu de photos (j’ai pas la bosse de l’informatique).

Lien avec l'article précédent : JEANNE D’ARC : mode d’emploie.

 

LA VIE DE JEANNE D'ARC REVUE ET CORRIGEE


 l'article qui suit est issu dans sa grande majorité de l'ouvrage "Jeanne d'Arcadie" de Jack Minier http://books.google.fr/books?printsec=frontcover&id=Q3BaNP645RIC&hl=fr#v=onepage&q&f=false

    marquer comme non lu

Isabeau de Bavière épouse de Charles VI en l’année 1392 supporte très mal la maladie de son royal mari ; qui est devenu fou par moment, d’ailleurs elle dit a son entourage  le roi me gêne beaucoup lorsqu'il est fou, mais plus encore lorsqu'il est lucide. De plus elle accepte mal  une situation qui la prive  d’un mari et de son amour.

Elle installe le roi dans une aile du Palais Saint Paul, quelle s’est fait construire pour occuper celui-ci elle lui donne une infirmière (Odinette de Champdivers) avec qui il aura une fille. 

Et elle s’installe dans une autre aile ou elle mettra au monde ses enfants, (qui sont de ligné royale) avec son beau frère le duc d’Orléans qui et devenu son amant Le 10 novembre 1407 elle mis au monde à l’Hôtel Barbette à Paris (ou elle possède une garçonnière) un enfant  (un fils ??) qui ne vivra   que quelques heures , et qui fut enterré mystérieusement en pleine nuit 

Or, si les enfants royaux furent toujours enterrés avec plus ou moins de pompe, selon qu'il s'agissait d'un garçon ou d'une fille, dans les caveaux royaux de Saint-Denis, il n'existe aucune relation de cérémonie funèbre pour celui-ci. Probablement due à une ambiguïté constatée à propos du sexe du bébé, qui restera douteux jusqu'aux abords de la puberté. Ce fut-il agi avec certitude d'une fille que cela n'aurait guère posé de problèmes : mise au couvent jusqu'au mariage, choix d'un mari "rentable" pour la politique royale, et bon débarras ! Mais s'il s'agissait d'un garçon, il fallait respecter un minimum de convenances. Et c'est ce qui fut fait : l'enfant fut confié à la famille traditionnellement responsable de la tutelle royale, mais ce fut fait discrètement, car il y avait un doute.

S’il ne s'agissait que d'un bâtard, ce ne serait pas bien grave. Un nourrisson était fragile, à cette époque ? On a vu pire... Pas grave ? Voire ! N'ayant comme seule tare que d'empêcher l'accès au trône, la bâtardise de haut rang était très portée et prisée, et le mariage conclu avec un bâtard reconnu, de haute noblesse, était un excellent placement. Je n'en veux pour preuve que Jean Dunois, issu également de Louis d'Orléans, qui se faisait appeler "Monseigneur le Bâtard" et signait sans complexe "Jean, Bâtard d'Orléans, Comte de Dunois"...

Le 28 juin 1428, alors que Jeanne n'a pas encore quitté Domrémy, Jacques Gelu, évêque d'Embrun, écrira au Roi pour lui parler de cette jeune fille dont le destin sera de sauver le trône. Et, alors que personne ne sait encore qu'elle ira un jour délivrer Orléans, il l'appelle " Puella Aurelianensis". Or, puella ne désigne absolument pas la pucelle, comme nous l'entendons aujourd'hui, ce qui se serait dit virgo, ni la fille selon la chair, ce qui se serait dit filia. Puella désigne la jeune fille de bonne famille, et "Puella Aurelianensis" ne peut se traduire que par "la Demoiselle de la famille d'Orléans"... Jeanne dira plus tard qu'on l'appela Jeannette pour la distinguer de sa marraine Jeanne d'Arc, veuve de Nicolas d'Arc.

On ne définira jamais avec exactitude l'âge de Jeanne, mais elle indiqua à Chinon que son âge correspondait à trois fois sept, soit un âge de 21 ans, ce qui situe sa naissance en 1407/1408.

Que signifient ces mots écrits sur un almanach du XVè siècle : Une femme perdra la France (Isabeau) une femme la sauvera (Jeanne ?) "L'une de l'autre sortira ..."

En supposant que Jeanne soit effectivement la fille d'Isabeau de Bavière et de Louis d'Orléans, elle devient la cousine du régent de FRANCE anglais : Henri VI nommé Jean duc de Bedford, né Plantagenêt et Jeanne serait alors la tante d'Henri VI né en 1421 (le futur roi d'Angleterre)

Anne de Bourgogne devenue duchesse de Bedford par alliance est alors cousine de Jeanne, ce qui expliquerait sa visite à Rouen durant son emprisonnement et la belle robe-cadeau qu'elle avait fait confectionner sur mesure par son tailleur. Robe que Jeanne refusa d'accepter en giflant la duchesse.

 

En poursuivant ce raisonnement, si Jeanne est la fille du duc d'Orléans, elle devient la demi-sœur du Dauphin Charles VII, elle est donc également la belle-sœur de René d'Anjou !

Dans tous les cas il ne faut pas s'étonner d'apprendre

1/. que Pierre Cauchon de Sommièvre, évêque-comte de Beauvais, fils de Rémy Cauchon (juriste anobli par Charles VI en 1393) a été le chapelain du duc de Bedford.

2/. qu'il se trouvait à Troyes aux côtés de la grosse Isabeau de Bavière, reine de France, pour mettre au point le fameux Traité de Troyes de 1420 qui allait livrer la France au roi d'Angleterre, contre les intérêts de son fils le dauphin Charles (VII) dont elle a été jusqu'à renier la maternité ! On comprend alors pourquoi les Anglais l'ont choisi pour juger la pauvre Jeanne.

 

Tout cela explique également le refus de cet évêque à livrer Jeanne à l'Inquisition de Paris qui aurait beaucoup plus rapidement condamné Jeanne au bûcher, mais cela aurait aussi risqué de dévoiler les vraies origines de Jeanne. La lenteur de ce procès suppose que de fortes influences et des échanges de lettres ont dû en ralentir la marche, notamment celles de sa vraie mère (présumée Isabeau) qui vivra jusqu'au 28 septembre 1435.

Au treizième jour après son accouchement, elle festoyait avec son amant, mais au petit matin celui-ci en rentrant chez lui il fut assassiné par les soldats du duc de Bourgogne Jean sans Peur

Par contre, nous savons qu'environ deux mois plus tard, un bébé arriva à Domrémy dans les circonstances curieuses

La nuit de l‘Épiphanie 1408 que la veuve de Nicolas d’Arc Jeanne belle sœur de Jacques d’Arc serait venue a Paris  pour prendre et emmener a Domrémy un bébé féminin (que lui aurait remis par une seconde maîtresse de ce même duc, Madame Mariette d'Enghien, épouse d'Aubert Le Flamenc, sire de Cany, Chambellan de Louis d'0rléans demeurant dans la propriété appartenant au couple royal.) Pour ce voyage elle était accompagnée de sergents en armes de la Maison d'Orléans, d'une nourrice et de chauds habits pour un voyage qui a duré huit jours au milieu d'un hiver qualifié d'extrêmement froid.   

 "Dans la nuit de l'Épiphanie, des hommes porteurs de flambeaux avaient troublé la quiétude habituelle. Invités à célébrer l'événement, les villageois, ignorant de la naissance de la Pucelle, allaient çà et là pour s'informer de ce qui était arrivé"...

Voilà donc un patelin de 34 feux dont les habitants, durant neuf mois, ont réussi à ne pas remarquer la grossesse de l'épouse du patron! Pardon: du pauvre laboureur.

Ce bébé fut confié a la famille d’Arc de Dorémy

La légende dit qu’elle fut une simple pastourelle qui gardait ses moutons, elle était une fille de pauvres laboureurs (mais qui étaient ces pauvres laboureurs ? .

Les aïeux.

Déjà, en 1331, la chronique Gallia Christiania cite un évêque, Jean d'Arc.

Ensuite, en 1357, on trouve une Marie d'Arc, épouse de Jean, Duc de Bourgogne, un Capétien de la première race. Un pauvre laboureur...

Les parents.

La mère. Isabelle Romée, vous diront tous les bons manuels. Eh bien non, la mère de Jeanne ne s'appelait pas "Romée". Romé était le surnom que l'on donnait aux gens qui avaient fait le pèlerinage du Puy en lieu et place de celui de Rome, tout comme on donnait celui de Jacques à ceux qui allaient à Compostelle. La mère de Jeanne s'appelait Isabelle de Vouthon, et c'est une tout autre paire de manches, car elle était apparentée aux Beauveau, Ludres, Nettancourt et Armoises, toutes familles nobles et importantes de l'époque, qui ne constituaient pas précisément un syndicat de pauvres laboureurs.

Le père. Jacques d'Arc. En fait, le pauvre laboureur en chef est un noble de fort bonne souche, entré momentanément en dérogeance, et non pas en déchéance , à cause de ses activités roturières: il fait cultiver des terres qu'il loue avec le produit de ses fiefs. Ayant épousé Isabelle vers 1400, on le retrouve en 1419 - Jeanne a officiellement sept ans - on le retrouve doyen de Domrémy, commandant de la milice locale, fermier général du lieu, procureur général du châtelain de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt. À cette époque, ses revenus annuels sont de cinq mille francs or quand un maître maçon, dans le même temps, en touche trente...

Et je ne parle pas de sa tante - également prénommée Jeanne -, que l'on trouve, par le plus pur des hasards, n'est-ce pas?, dans l'entourage d'Isabeau de Bavière quelques jours avant sa naissance. Examinons plutôt ses frères. Tout au moins les plus amusants.

Jean est bailli de Vermandois, capitaine-châtelain de Chartres, avant de le devenir à Vaucouleurs en succédant à Robert de Beaudricourt.

Pierre est titulaire du péage de Chaumont en Tassigny. En 1436, soit l'année où apparaît Claude des Armoises, Charles d'Orléans le fera chevalier du Porc-Epic, ordre exigeant au moins quatre générations de noblesse attestée...

Et puis, il y a les tontons, qui ne sont pas vraiment tristes non plus, dans le genre "pauvre laboureur ":

Guillaume, seigneur de Cornillon sur Trèves, conseiller du Dauphin Louis.

Yvon, bailli du Grésivaudan, conseiller du Dauphin Louis.

Raoul, ex-chambellan de Charles VI, deviendra sénéchal de Rethel...

Et peut-être est-ce le moment de remarquer que Guillaume et Yvon sont, de fait, les tuteurs du Dauphin Louis, confié à leurs bons soins de... pauvres laboureurs?

Durant son séjour a Dorémy, elle fut surveillée par un seigneur des environs Bertrand de Poulengy  qui lui apprenait les bonnes manières  aidé par l’ écuyer Jean de Novelempont  qui la forme au métier militaire

L’on peut comprendre que la pauvre bergère, n’avait pas le temps de garder de moutons, étant a plein temps occupée  par des leçons d’art militaire (escrime maniement des armes ,stratégie militaire    monte a cheval etc.)

-L’on ne peut s’étonner si en janvier 1429, sur la place du Chastel de Nancy, Jeanne d'Arc, montée sur un cheval, courut une lance devant la noblesse et le peuple de Lorraine et s'y comporta avec un tel courage que le duc lui fit cadeau d'un destrier noir 

Or tout le monde sait que les tournois et jeux d'armes étaient réservés aux chevaliers et à la noblesse équipés d'une armure et se battant pour l'honneur d'un blason. Jeanne aurait alors bénéficié d'une faveur exceptionnelle. De plus quel chevalier aurait accepté de se battre contre une fille et en plus une paysanne

Dès 1428, elle essaye de convaincre Robert de Baudricourt, capitaine royal à Vaucouleurs de lui accorder une escorte sûre, pour traverser des terres ennemies et l'amener à CHINON, jusqu'auprès du Dauphin Charles VII et futur roi. Mais en homme avisé Robert mènera une sérieuse enquête avant de donner son accord.

Soulignons qu'avant le départ de Jeanne à Vaucouleurs, Domrémy a déjà eu la visite officielle de Jean Collet de Vienne, chevaucheur-inspecteur royal, assisté de son second l'archer écossais Richard. Il fallait vraiment beaucoup plus que des présomptions de voix pour inciter le Dauphin à ouvrir une enquête et faire déplacer deux enquêteurs de la couronne durant  : deux fois dix jours de route (trajet à cheval aller-retour, sans grande pause)

Robert de Baudricourt averti donc Charles duc de Lorraine, (son vieil ami) qui convoquera JEANNE à Nancy pour un entretien où assisteront également René d'Anjou Duc de Bar, ainsi que Jean de Dieulouard l'écuyer du duc Charles de Lorraine. Au cours de cet entretien Jeanne serait même allée jusqu'à reprocher à Charles, duc de Lorraine de vivre avec sa maîtresse la belle ANIZON du MAY, de surcroît fille naturelle d'un prêtre (!) et de lui conseiller que son état de santé s'améliorera s'il répudie Anizon !

Étrange également de constater le mutisme du curé et de l'évêque de Domrémy, alors que cette affaire de voix célestes les intéresse en premier lieu ! ...

Étonnant également l'aplomb de la jeune bergère qui se permet de s'annoncer familièrement aux gardes du capitaine royal :
- il faut que je parle à Robert ... et lorsqu'elle lui adresse la parole elle emploie le terme de " gentil Robert " Est-ce là le langage habituel d'une vilaine s'adressant à son gouverneur ?

On peut conclure que les renseignements demandés par Robert de Baudricourt à son ami René d'Anjou au sujet d'une jeune fille qui prétend que... ont été authentifiés et reconnus véritables.

Et voici jeanne  partant vers où……Dame  de Baudricourt dans l'émotion du départ confie sa protégée aux sept hommes de confiance chargés de la protéger.

 On y trouve :

- Jean de Novelonpont chevalier - officier de Baudricourt

- Bertrand de Poulengy, également officier de Baudricourt

- Jean Dieulouard, écuyer du duc de Bar, René d'Anjou

- Julien écuyer de Jean Dieulouard

- Pierre d'Arc, pseudo-frère de Jeanne

 - Collet de Vienne - Chevaucheur du Roi de France

- Richard - Archer écossais et écuyer du sire Collet de Vienne

Arrivé à Chinon, l'escorte n'ira pas loger dans une auberge, mais sera hébergée par Gobert Thiébaut, écuyer royal pendant que trois officiers iront faire leur rapport au roi qui les récompensera d'une bourse de cent livres.

Quant à Jeanne à qui on a réservé une chambre chez la veuve de Cougny, elle sera reçue le soir même par la reine Yolande d'Anjou belle-mère du duc d'Anjou, puis par Marie d'Anjou, fille de la reine Yolande, épouse de Charles VII et par conséquent la future reine de France.

De retour au château, Jeanne sera cherchée par le grand Maître de l'Hôtel du roi pour être introduite dans la grande salle d'apparat. On ouvre la porte à deux battants, et Louis II de Bourbon, comte de Vendôme, descendant direct de Saint Louis, s'efface et dit simplement : " Entrez Jeanne "...

Mais le roi a envie de s'amuser et on ne sait pas s'il a soudainement envie de vérifier la légende qui entoure Jeanne, Charles demande au comte de Clermont de se revêtir des habits royaux ! Puis habillé en courtisan il va se mêler au milieu de ses 300 courtisans, en attendant de voir la suite.

C'est mal connaître Jeanne qui non seulement va refuser l'hommage à celui qui se prétend être le Dauphin, mais va le sortir de la foule, pour s'incliner devant lui. Charles en restera stupéfait !

Puis c'est un long entretien privé entre le roi et Jeanne, où seuls quelques personnages de haut rang assistent sans rien dire, et durant lequel Jeanne aurait confié au roi un secret (?) puis le roi fera venir le premier chambellan de la Couronne, (gouverneur de Chinon,) qui s'approcha du roi et lui tendit sa révérence, le roi lui donna l'ordre de loger Jeanne au premier étage du célèbre donjon de Coudray, situé dans le château royal.

Jeanne recevra également le 6 mars 1429 un brillant équipage :
- Anne de BELLIER, dont l'époux est conseiller de Charles duc d'Orléans, lieutenant général de Chinon. Elle sera sa dame d'honneur.
- Jean d'AULON, ex-capitaine des gardes du roi Charles VI, il sera son écuyer.
- Frère PASQUEREL, moine franciscain, il sera son chapelain.
- Louis de COUTES, fils du chambellan de Charles d'Orléans (ancien gouverneur des comtés de Blois et Dunois) il sera son page.
- Suivent un maître d'Hôtel, une garde écossaise de douze cadets, trois secrétaires, deux hérauts d'armes portant les écussons "Fleur de Lys et cœur de Lys" et un trésorier Mathelin Raoul chargé de faire ses dépenses.

Sur ce arrive également Robert de Baudricourt, qui recevra dès sa venue une écurie composée de six palefrois et de six destriers. Ce n'est pas tout Jeanne reçut une bannière dont l'image est presque semblable à la bannière royale. Seule cette bannière sera admise à figurer dans le chœur de la cathédrale de Reims lors du sacre royal.

Enfin Jeanne reçut "les éperons d'or" privilège des chevaliers ayant obtenu l'adoubement traditionnel, ainsi qu'une armure payée par le Trésor royal. Puis elle réclame l'épée de Bertrand Duguesclin que son présumé père Louis d'Orléans avait acheté. Le plus surprenant c'est que son vœu fut exaucé !

Surprenant aussi sa garde-robe aux couleurs de la Maison d'Orléans payée depuis Londres par le duc Charles, le poète et surtout un privilège exceptionnel qui n'était rarement accordé à une femme : le "droit de grâce". Elle l'utilisera au moins une fois en faveur d'Arthur comte de Richemont, connétable de France en 1425, déchut de cette charge et de la faveur du roi en 1427 à la suite des intrigues de La Trémoille. Arthur sera réhabilité en 1429 après la victoire de Patay.

Jeanne est soumise durant trois semaines à l'examen du Parlement et des docteurs de l'université de Poitiers, elle revient à Tours le 15 avril et loge chez le seigneur De la Roche-Saint Quentin.

Le 26 Avril 1429 Jeanne passe en revue son armée de sept mille hommes dont immédiatement elle fait chasser les " fillettes " et se fait reconnaître d'emblée comme étant le premier chef.

Elle aura à ses côtés plusieurs nobles et chevaliers
- Jean Dunois, Bâtard d'Orléans - 26 ans, compagnon à Orléans et Patay
- Jean Pothon de Xantrailles - 27 ans, compagnon d'armes de Jeanne
- Etienne Vignolle, dit la Hire - 38 ans, compagnon d'armes à Orléans et Patay
- GILLES de RAIS, riche Seigneur - 25 ans, et futur Maréchal de France
- Jean duc d'Alençon - 22 ans

- Jacques de Chabannes, la Pallice - 27 ans

- Antoine de Chabannes, Dammartin - 20 ans

- Arthur de Richemont, duc de Bretagne - 36 ans

Tout cet équipage arrive en vue de la ville d’Orléans assiégée par les Anglais

Au sujet du siège d'Orléans

 

Nous savons que lors de son séjour a Orléans La première nuit que passa Jeanne ce fut dans la maison de l'argentier Jacques Boucher rue du Tabour ou elle partagea le lit de sa file car la maison était assez petite et il n'y avait pas d'autres lits disponibles

Mais le lendemain matin qu'elle ne fut pas la surprise de Jacques Boucher de s'apercevoir que sa fille avait passée la nuit avec un homme. En effet Jeanne n'était qu'un jeune page de la suite qui avait pris sa place - Louis de COUTES, fils du chambellan de Charles d'Orléans (ancien gouverneur des comtés de Blois et Dunois )

Car la pucelle elle n'étant pas venue jusqu'à Orléans ce soir-là, mais s'étant arrêtée sur les bords du Loiret entre St Hilaire et Olivet  a Caubray en la galantes compagnie de Gilles de Rais

L'on fut donc obligé de le loger ailleurs et pour ce faire I’on loua a l'angle de la rue de Bourgogne et la rue des petits souliers (rue Louis Roguet) une maison qui permit de loger non seulement le remplaçant de Jeanne mais aussi sa maison militaire comprenant cinq personnes

Pour cette location Guillot de Guyenne le Hérault du siège se porta caution .

Le 6 mai Jeanne franchit la Loire et prend la Bastille St Loup. Lors de l'assaut du fort des Tourelles Jeanne est blessée à l'épaule par une flèche, comme Dunois ordonne la retraite Jeanne reprend elle-même l'étendard et ramène ses hommes au combat et à la victoire.

 Après un court siège, ORLEANS défendu par les commandants anglais SUFFOLK et TALBOT, tombe le 8 mai 1429.

Puis c'est la libération de Meung, Beaugency, Jargeau (où Suffolk est fait prisonnier). A  PATAY c'est TALBOT qui à son tour est fait prisonnier par Jean Poton. Chose étrange dit le duc d'Alençon : Jeanne est très experte et avisée sur les faits de guerre, surtout dans la préparation de l'artillerie... (certainement suite a ses bons enseignements qu’elle a reçus à Dorémy) 

Jeanne amène la ville de Troyes à se soumettre au roi,

Puis c'est le sacre royal dans la grande cathédrale de Reims où Jeanne baise le pied de son nouveau roi de France " Charles VII "  en pleurant à chaudes larmes.

Le 16 juillet le futur bon roi René d'Anjou , fils de Yolande lui apporte l'hommage de la Lorraine et de Bar qu'il a acquis par son mariage avec Isabelle de Lorraine. Puis c'est l'entrée triomphale du Roi et de Jeanne dans Laon, Soissons, Provins, Coulommiers, Compiègne ... Même le duc anglais De Bedfort se replie sur Rouen.

Charles accepte que Jeanne attaque Paris le 8 septembre, mais Jeanne la Pucelle est blessée à la cuisse et le roi arrête le combat, puis entraîne l'armée à Gien où il la renvoie dans ses foyers..

Après quelques mois passés à la cour, malgré que Jeanne et sa famille ont été anoblit, notre héroïne s'ennuie et quitte la cour avec le duc d'Alençon, sans prévenir le roi. Hélas Jeanne sera capturée par les Bourguignons devant Compiègne en compagnie de son frère Pierre et de son intendant Jean Aulon.

Lors de la capture de Jeanne à Compiègne, les portes de la ville furent refermées dans le dos de la jeune femme afin de l'empêcher de rentrer se mettre à l'abri dans les murs de la ville, la livrant ainsi sciemment à l'ennemi.

Pendant une bataille à Compiègne, par la faute de Guillaume de Flavy, Jeanne était capturée. Il y avait un pont-levis qui a été levé, et Jeanne et des autres ne pouvaient pas s’échapper Jeanne est devenue une prisonnière de Jean de Luxembourg. Pourtant, il faut noter que Guillaume de Flavy n’avait pas trahi Jeanne d’Arc. On a déjà proposé cette théorie, et à ce moment, il n’y a pas assez d’évidence dans l’histoire pour pouvoir le dire.

Que l'on sache aussi que durant sa détention à la cour de Luxembourg, Jean d'Alençon, profondément amoureux de la Pucelle, vendit ses biens jusqu'au dernier mètre carré de terrain afin de rassembler la rançon exigée et de racheter la captive... Charles VII, que Jeanne avait porté sur le trône, s'opposa à la transaction, puis la fit capoter définitivement en refusant de participer de ses deniers afin de contrer une surenchère de l'ennemi. Et les Anglais l'emportèrent...

Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, accourt pour voir sa capture qui sera emmenée dans un Château près de Cambrai. Après un mois de détention Jeanne sera vendue en mai 1430 aux anglais, pour 10 000 livres par Jean du Luxembourg

Faite prisonnière à Compiègne le 23 mai 1430, par les hommes du Duc de Bourgogne, Jeanne d’Arc est enfermée dans de nombreux châteaux en Picardie, puis en Artois. Les tractations pour la vendre aux Anglais n’aboutissent qu’à la fin du mois d’octobre de la même année, alors qu’elle est à Arras.

Emprisonnée près de Noyon, Jeanne d'Arc tente en vain de s'échapper. L'Université, pour l'Inquisition de France, demande à ce que Jeanne d'Arc lui soit remise.

Transférée au château de Beaurevoir, Jeanne tente une seconde fois de s'évader, mais en vain.

Jeanne a été emmenée le 23 mai  avec son intendant Jean d’Aulon  dans la forteresse de Clairoix Elle quitta cette forteresse le 26 mai  pour le château de Beaulieu-les-Fontaines  En passant devant le village d’Elincourt elle put aller s’agenouiller dans le prieuré de Ste Marguerite 

Le 6 Juin Philippe le Bon  et son épouse  Isabelle de Portugal  qui se trouvaient a Noyon  eurent le désir de voir la prisonnière  et a la suite de cette entrevue et a la demande d’Isabelle de Portugal    l’on décida de transférer Jeanne dans le château de Beaurevoir séjour, meilleur que dans une forteresse  dans la première quinzaine du mois de juin,  Et ou elle passa environ quatre mois

Durant de transfert elle fit halte au château de Ham

Là elle fit deux tentatives d’évasion , c’est dans ce château qu’elle fit connaissance  de l’évêque de Beauvais  Pierre Cauchon

Elle quitta Beaurevoir en direction d’Arras la dernière semaine de septembre 1430 elle du faire une halte a Bapaume pour y passer la nuit

  À la prison d’Arras elle y resta jusqu’à mi novembre  pour aller ensuite au château du Crotoy  en faisant une halte  a Drugy-saint-Riquier pour y passer la nuit 

Du Crotoy jusqu'à Rouen la route est longue et difficile car il faut traverser la baie de Somme, donc du Crotoy  traverser en barque jusqu’à Saint Valery  sur Somme par marée haute,  et ensuite une halte nocturne a Eu dans la "fosse aux lions", la prison du château  pour finir la route par l’ancienne voie romaine  par Arques – Bosc le Hard   et arriver  au château de Bouvreuil ou elle arriva la veille de Noël 

Et commence le pénible procès où la pauvre Jeanne est jetée dans une prison laïque infecte gardée par cinq soudards qui ne manquent pas une occasion pour l'humilier et se moquer d'elle. Il y a aussi le terrible évêque CAUCHON (qui porte déjà un nom prédestiné) il sera assisté par 130 juges pour la plupart des prêtres et théologiens dont 6 appartiennent à l'université de Paris, or c'est précisément dans cette même année de 1431 où Jeanne subira le martyr, que le jeune roi anglais HENRI VI âgé de neuf ans, sera sacré à Paris comme Roi de France !  En attendant Henri (sous la tutelle de ses deux oncles) a installé sa cour à Rouen. Naturellement cette cour est remplie de gens hostiles à Jeanne qui l'injurient, la traitent de folle et de sorcière...

Comment une enfant qu'on dit illettrée va pouvoir défendre ses arguments puisqu'elle affirme qu'elle a reçu la visite de personnages célestes venus lui demander de sauver la France ...

- il y a d'abord l'Archange Saint Michel, il est le premier Protecteur du Royaume de France,  - Sainte Marguerite d'Antioche Sainte Catherine vierge et martyre patronne des jeunes filles

Alors quand les insolents prêtres lui demanderont :

- Est-ce que Saint Michel vous est apparu nu ? Elle répondit :
- Croyez-vous que Dieu n'a rien pour l'habiller.

- Etes-vous en état de grâces ? Son bon sens lui fit dire :
- Si j'y suis que Dieu m'y garde, si je n'y suis pas, qu'il m'y mette.
Et les vieux juges cléricaux renchérissent leurs insultes : 

- Jeanne vous êtes le suppot de Satan, pour une femme les habits d'homme sont impudiques et abominables à Dieu ! Et un prélat de s'exclamer : on n'a jamais vu en France un "pareil monstre" !

Durant toute une année elle attendra le jour de son exécution, pauvre France et pauvre roi, qui pense que cette disparition va rehausser son prestige, LUI qui s'est abaissé à permettre à une jeune paysanne de prendre sa place en tant que chef des armées !

Bonne fille, Jeanne croira aux promesses de ses juges :
- Jeanne, l'Église est miséricordieuse, elle pardonne à la brebis égarée, elle vous tend les bras, si vous ne lui obéissez pas,  vous " serez  seule " Et dans un soupir Jeanne ajouta

- Oui seule, avec mon Dieu !

Puis c'est l'interminable calvaire de la prison : nourrie au pain sec et à l'eau, et à qui on vient faire des saignées pour affaiblir davantage sa résistance. Alors croyant sauver sa vie Jeanne à bout de force avoue qu'elle est hérétique et espère être libérée. Non on lui enlève ses habits de soldat et on prononce son jugement : elle est condamnée à la prison à vie et au pain sec. On la revêt d'une bure de pénitent et on la tond dans son cachot, là un grand seigneur Anglais essaiera de la violer.

Jeanne se rétracte, l'immonde évêque Cauchon accourt avec sa bande de vieux ecclésiastiques complices pour la déclarer : " hérétique, relaps, apostate, idolâtre" et la condamnent à être brûlée vive en place publique de Rouen.

Elle est emprisonnée dans la forteresse du Bouvreuil à Rouen. Une prison de luxe…

Ce fameux bûcher où personne ne vit Jeanne brûler : Il faut savoir en effet que la Place du Vieux Marché, à Rouen, nettement plus petite alors qu'aujourd'hui, était occupée par 920 hommes d'armes qui tenaient la foule à distance. Tout ce que l'on vit fut seulement une femme coiffée d'un chaperon et le visage "embronché" d'une mitre jusqu'au menton, qui la rendait totalement méconnaissable alors que les condamnés allaient toujours au supplice le visage découvert afin que la foule pût les conspuer, une mitre portant les termes de la condamnation posée au-dessus de la tête...

Et Jeanne, ou qui que ce fût, ne monta pas au bûcher, car l'image que nous avons aujourd'hui du condamné se tordant au sommet des flammes tient surtout à l'imagination romantique de Gustave Doré. En fait, à l'époque, le malheureux était enfermé à l'intérieur du tas de bois et l'assistance ne pouvait pas le voir. Et dans ces conditions, le bûcher de Rouen pouvait fort bien n'avoir renfermé qu'un cochon: cela criait aussi fort et sentait aussi mauvais...

Mais que faut-il penser alors des déclarations suivantes?

Frère Jérôme Pasquerel, le chapelain de Jeanne, au procès en réhabilitation : "Le Roi et le Duc d'Alençon connaissent le secret du bûcher. Moi, je ne puis rien dire..."


Thomas de Courcelles, juge assesseur de Cauchon: "J'assistai au dernier sermon fait au Vieux Marché, le jour de la mort de Jeanne. Pourtant, je ne la vis pas brûler, elle..."


La chronique du Doyen de Saint-Thibaud de Metz : " En la cité de Rouen, en Normandie, elle fut échauffée et arse. Ce veut-on dire, mais depuis lors fut prouvé le contraire"


Le manuscrit 11542 du British Muséum: " Finalement la firent ardre publiquement. Ou toute autre femme semblable à elle. De quoi beaucoup de gens ont été et sont encore de diverses opinions."
Georges Chastelain, conseiller de Philippe le Bon, écrit en 1435, soit quatre ans après le bûcher :


"Arse à Rouen, au grand dûr des François,


"Donnant depuis entendre son survivre autrefois..."

 

La Chronique de Bretagne: "La Pucelle fut brûlée à Rouen, ou du moins condamnée à l'être..."

Et je vous signale que toutes ces citations sont contemporaines de Jeanne...

En fait, quelle fut la condamnation de Jeanne, et pourquoi ? Je crois que c'est la bonne question, celle qu'il faut maintenant se poser.

Jeanne ne fut jamais condamnée à mort.

L'évêque Cauchon, dont l'imagerie d'Épinal fait le bourreau de Jeanne, Cauchon défendra de son mieux la Pucelle, la dorlotant même, lui ayant fait remettre une robe de prix pour qu'elle pût se vêtir selon son rang dans la chambre - et non le cachot - où elle était détenue ; allant jusqu'à lui faire servir chaque semaine des plats de poisson frais pêché dans la Seine toute proche... Et Cauchon obtiendra une peine "de renfermement à vie au pain de douleur et à l'eau d'angoisse", avec une durée - on dirait aujourd'hui une peine incompressible - de quatre ans seulement, le reste étant commuable, selon la conduite de l'intéressée, en liberté conditionnelle. Et c'est là la seule et unique condamnation dont Jeanne ait fait l'objet, sous l'inculpation de sorcellerie attestée par le port de vêtements masculins...

Malheureusement pour elle, les Anglais, qui commençaient à avoir réellement peur de cet être charismatique qui rassemblait et galvanisait le parti français, les Anglais ne l'entendirent pas de cette oreille, qui craignirent que Jeanne ne reprît un jour la tête de ses troupes, d'autant plus que Gilles de Rais, manifestement ignorant de certains détails, avait levé une armée à ses frais et arrivait à marche forcée sur Rouen pour délivrer la Pucelle, écrasant au passage les Grands-Bretons et leurs alliés. Au jour du bûcher, il n'était plus qu'à deux jours de marche de la ville...

Les Français saisirent la balle au bond, qui leur permettait de faire coup double : premièrement, se débarrasser d'un personnage en train de devenir encombrant pour le pouvoir, du fait de sa popularité ; deuxièmement, conserver sans risque l'enthousiasme du bon peuple en lui offrant une image sainte, pratique, peu coûteuse et parfaitement docile. On monta donc la comédie du bûcher. Comédie, car il ne pouvait être question d'éliminer réellement Jeanne: on ne sait jamais... Ses liens avec les plus grandes familles d'Europe pouvaient encore être utiles. Et puis on ne grille pas ainsi la sœur du Roi de France et la tante du Roi d'Angleterre !

On enferma donc Jeanne toute nue dans la chambre qui devait lui servir de prison, avec seulement les vêtements masculins qu'elle avait portés durant ses campagnes. Et ce qui devait arriver arriva : devant se rendre aux toilettes, et donc de traverser la cour du château remplie de soldats, Jeanne se couvrit des seuls vêtements disponibles... Aux yeux de ses accusateurs, elle devenait ipso facto relapse et se voyait envoyer au bûcher sans autre forme de procès, sans même passer par le bras séculier...

Et personne ne la vit brûler.

 

. Son frère, Charles VII la fait toutefois délivrer et la ramène au château familial pour reprendre des forces.

A cette date l’on aurait vu Gilles de Rais avec une escorte dans les parages de Rouen, l’aurait il aidé après son évasion certainement aidé par l’évêque Cauchon ? pour lui permettre de recouvrer la liberté dans un lieu sur.

Quelques années plus tard : Jehanne d’Arc a alors 29 ans. Jehanne rencontre son prince charmant, Robert des Armoises. Elle l’épouse en 1436 et devient ainsi Madame des Armoises. Ils vivront heureux. (Mais alors qui était cette femme au voile noir, sur le bûcher. Et pourquoi avoir fait reculer la population et fait fermer tous les volets des fenêtres environnantes ? Bizarre ? Jehanne d’Arc s’éteint un soir de l’an 1446, à l’âge de 39 ans. (Et non de 19 ans…). Sa tombe sera retrouvée à Pulligny sur Madon, près d'Audrey en Meurthe-et-Moselle.

Dans le donjon de ce château  en 1871, deux portraits en médaillon sur une cheminée du XVème sont découvert derrière des plâtres, découverte due aux indications du maire du village affirmant que son arrière arrière grand-père avait caché, sous les ordres de Monsieur des Armoises, avant la révolution, les portraits de Jeanne d'Arc et de son mari Robert des Armoises.

Pour les villageois, rien d'étonnant d'être les hôtes de ce fabuleux personnage, la tradition locale depuis la fin du XVème en faisant une habitante de leur village.

Alors, qu'advint-il de Jeanne ? Eh bien, tout porte à croire qu'elle fut incarcérée pendant quatre ans - quatre ans, précisément - au donjon de Montrottier, à deux lieues d'Annecy, donjon sous la dépendance féodale d'un de ses oncles d'Arc... C'est là qu'elle aurait été kidnappée par une petite troupe de routiers commanditée par Pothon de Xaintrailles et dirigée par son lieutenant, Jean de Blanchefort.

Kidnappée est un bien grand mot, alors que la petite troupe se contenta de demander poliment que Jeanne lui fut remise, ce qui fut fait sans problème. Mais il fallait respecter certaines formes, et il y eut donc enlèvement. Soit.

Voilà donc Jeanne galamment escortée jusqu'au Luxembourg où elle vint se mettre sous la protection de Jean de Rodemack. Elle est enfin en sécurité, près de chez elle, sur les terres luxembourgeoises de la Duchesse de Görlitz, qui lui a toujours manifesté la plus grande sympathie, déjà à la capture de Compiègne. Elle est si près de chez elle qu'elle pourra bientôt rencontrer ses "frères", qui la reconnaîtront, puis sa "mère", qui s'abstiendra toute sa vie de crier à l'imposture... Et puis, le temps aidant, Jeanne circulera à nouveau en France, et nous allons voir tout à l'heure ce qu'il en fut.

Car si Jeanne a survécu, il doit bien se trouver des preuves quelque part.

Des preuves, il y en a, et je crains que leur énumération ne soit rapidement fastidieuse. Je citerai seulement ces quelques points :

Les comptes de la ville d'Orléans portent, en date du 9 août 1439, soit huit ans après le bûcher, "deux réaux d'or à Fleur de lys, pour avoir apporté des lettres de par Jeanne la Pucelle". Le Héraut d'Armes de Jeanne avait donc repris du service auprès de sa patronne.

Le 21 août 1439, " douze livres-tournoi à Jehan du Lys, frère de la Pucelle, disant qu'il venait de devers le Roi, pour s'en retourner vers sa dite sœur".

En septembre 1439 eut lieu une rencontre entre Jeanne et Charles VII, à Orléans, dans les jardins de l'intendant Jacques Boucher, entrevue rapportée par Guillaume Gouffier, chambellan du Roi: "Jeanne vint droit au Roi, ce dont il fut ébahi et ne sut que dire, sinon en la saluant bien doucement et lui dit: "Pucelle, ma mie, vous, soyez la très bien revenue, au nom de Dieu qui sait le secret qui est entre nous  ". Alors se mit à genoux..."

Étaient présents à cette entrevue: Jean Dunois, Charles d'Anjou, le sire de Chaumont, l'archevêque de Vienne, Jean Rabateau, chez qui Jeanne avait logé à Poitiers en 1429, et aussi Regnault, archevêque de Reims, celui du sacre, qui ne portait pas précisément Jeanne dans son cœur... Du beau monde, donc, et qui avait parfaitement connu Jeanne avant le bûcher, des gens qui pouvaient difficilement se tromper en face d'une imposture, et qui ne lèveront jamais le petit doigt pour la dénoncer...

Les comptes d'Orléans mentionnent encore diverses dépenses faites à l'occasion des réceptions officielles offertes à Jeanne entre le 18 juillet et le premier août 1439, et notamment une somme de 210 livres "pour le bien fait à la ville durant le siège ". Et de préciser : "A Jehanne des Armoises"!...

Quant à la mère de Jeanne, Isabelle de Vouthon, elle vint vivre à Orléans depuis le décès de son mari jusqu'en 1460. Elle ne reniera jamais la Dame des Armoises. Véritable mère de Jeanne, se serait-elle rendu complice d'une telle escroquerie ?

Et puis ces deux petits détails, en apparence insignifiants, mais qui en disent long :

suite à la visite de la Dame des Armoises, en 1439, la ville d'Orléans fera supprimer les messes votives que l'on disait à la mémoire de celle qui périt à Rouen...

l'Église catholique, qui vénère Sainte Jeanne depuis peu finalement, lui fait dire des messes en ornements blancs, qui sont ceux des Vierges, et non pas rouges, qui sont ceux des Martyres...

Vous avez dit "bizarre» ?

Mais revenons-en à nos moutons, comme aurait dit Jeanne en sa jeunesse. Que se passa-t-il entre son retour et 1439, où nous la retrouvons à Orléans? Eh bien, elle vécut à Arlon, à la cour de la Duchesse de Görlitz, et s'y fit bientôt courtiser par le fils du Comte de Warnembourg, courtisée à tel point qu'elle décida de l'accompagner à Cologne. Et l'on vous montrera là-bas, sans aucune difficulté, aux Archives Municipales, le sauf-conduit établi en 1437 par le Comte de Warnembourg lui-même à l'intention de Jeanne: "Puella de Francia ad mensem cum resignatione trium dierum"...

Elle n'y était pas de bien longtemps que ses vieux fantasmes resurgirent et, son caractère autoritaire aidant, elle crut devoir intervenir dans la querelle concernant l'élection d'un nouvel archevêque à Trêves. Mal lui en prit car elle se retrouva dans le collimateur de l'Inquisiteur Général de Mayence, le R.P. Kaltyseren, qui fulmina contre elle l'excommunication majeure. Heureusement, son séjour à Rouen l'avait rendue prudente : étant toujours de fait sous le coup d'une sanction de relapse, elle se dépêcha de quitter Cologne et de rentrer à Arlon, où elle avait épousé, le 7 novembre 1436, le sire Robert des Armoises, convolant en justes noces dans la chapelle seigneuriale des Görlitz.

Vous me direz que là, j'exagère ! Jeanne d'Arc mariée ! Allons donc!...  il existe des traces de ce mariage, notamment un acte notarié passé par devant témoins, portant la signature authentique des intéressés et des officiants, et qui commence par ces termes: "Nous, Robert des Armoises, chevalier, Seigneur de Tichémont, et Jeanne du Lys, la Pucelle de France, Dame du dit Tichémont, ma femme, licenciée et autorisée de moi, etc..." Par cet acte, signé le jour même du mariage, soit le 7 novembre 1436, Robert mettait en fermage des terres de rapport afin de permettre à son épouse d'équiper une petite troupe et de repartir en campagne... Et Jeanne repartira, tandis que son mari se retirera plusieurs années dans un couvent.

Mais il y a d'autres éléments, et notamment l'acte de mariage. Bon, d'accord : il n'existe plus, malheureusement, ayant été détruit en même temps que la mairie qui l'abritait lors des bombardements de Fresne-en-Woëvre, les 24 et 26 février 1916, et cela fait bien plaisir aux adversaires de ma thèse...

C'est vrai, il n'existe plus. Mais il y a des copies complètes et fiables... Notamment celle du R.P. Vigiuer, Oratorien, faite au 18e siècle, alors que l'image d'Épinal n'avait pas encore été récupérée par la politique française et que l'on se fichait éperdument de la survie de Jeanne. Il n'était même pas question de la canoniser !... Et dans le même ordre d'idée, il y a la copie qui parut publiquement, sans que personne ne s'émeuve, en 1683 dans un journal français fondé par un Belge - Donneau de Visé - le Mercure Galant, qui deviendra et est encore aujourd'hui le Mercure de France. Et puis, il y a aussi les témoins difficilement contestables, qui affirment l'avoir eu en mains, et parmi eux, le Professeur Albert Bayet, de l'Ecole des Hautes Etudes, le Président Edouard Herriot, et le Comte de Labessières, qui ne sont pas exactement des laboureurs...

Il y a aussi - et surtout - des témoins d'époque, comme cette fameuse chronique du Doyen de Saint-Thibaud de Metz, qui dit: "Et là [Arlon] fut fait le mariage de Messire Robert des Armoises, chevalier, et de la dite Jeanne la Pucelle, et puis s'en vint le dit sieur des Armoises avec sa femme la Pucelle, demeurer à Metz, en la demeure du dit sire Robert, qu'il avait en la paroisse de Sainte Ségoleine"...

Je pourrais citer quelques dizaines d'autres faits et éléments, parfaitement vérifiables par tout qui a la passion d'aller chercher jusqu'en Angleterre ou en Allemagne, là où la survie de Jeanne ne dérange personne.. Je pourrais, mais il faut une fin à tout, et notamment à cette histoire. L'essentiel ayant été dit, je vais tenter de la résumer.

Jeanne repartit donc en campagne certainement au coté de Gilles de Rais; elle participa au siège de La Rochelle, puis à celui de Bordeaux, où elle fut grièvement blessée. Probablement comprit-elle alors que le temps militaire était passé, et elle décida de rentrer chez elle. Elle retrouva son mari, sorti de son couvent, et ils menèrent une vie enfin paisible, la Pucelle se consacrant à l'éducation d'un de ses neveux, projetant peut-être sur lui la tendresse maternelle que, par essence, elle ne pouvait assumer. Elle fit même restaurer à ses frais la petite église du village afin que l'enfant pût y faire convenablement ses Pâques, et qui conserve encore aujourd'hui pieusement - mais discrètement - la décoration due à Jeanne. C'est là qu'elle repose, à côté de son mari.

Il reste cependant à se poser deux questions importantes. La première : quand mourut réellement Jeanne d'Arc? La réponse est très simple et se trouve dans les comptes d'Orléans. En effet, la ville avait pensionné Isabelle de Vouthon, veuve et sans grandes ressources. Jusqu'en 1458, les versements de la pension porteront : "À Isabelle de Vouthon, mère de la Pucelle". A dater de 1459, ils mentionneront: "À Isabelle de Vouthon, mère de feue la Pucelle"... Au-delà du calembour sinistre en forme de pléonasme, la date est claire.

La seconde : pourquoi tout ceci ? Je pense qu'une bonne approche de la réponse se trouve dans les Mémoires du Pape Pie II, qui dit ceci, en 1458: "Fut-ce œuvre divine ou humaine ? J'aurais peine à le dire... Il en est qui pensent que les grands du royaume s'étant divisés en présence du succès des Anglais, et ne voulant ni les uns ni les autres accepter un chef, l'un d'entre eux, le plus sage, aurait imaginé cet expédient d'alléguer que cette Pucelle était envoyé de Dieu pour prendre le commandement. Nul homme n'oserait se refuser à l'ordre de Dieu. Ainsi la conduite de la guerre aurait été confiée à la Pucelle avec le commandement des armées".

Je pense, pour ma part, que c'est bien la solution : un enfant bâtard naît, pourvu d'une ambiguïté sexuelle. Dans le doute, on choisit une solution ménageant la chèvre et le chou: on le confie à une famille sûre en attendant de savoir. Et l'enfant devient fille, ou presque : garçon manqué, dirons-nous. Elle devient une jeune femme dotée d'un caractère autoritaire et batailleur, pleine de fougue, mais également d'intelligence et de hardiesse ; elle devient aussi... fort jolie, comme en témoignent ses trop rares portraits d'époque. Les grands barons français, par bêtise ou par intérêt, ne parviennent pas à s'entendre pour chasser les Anglais hors de France, alors qu'ils leur sont nettement supérieurs dans ce qui n'est jamais qu'une guerre familiale, la guerre de Cent Ans. Or, parmi ces grands du royaume, il en est un plus futé, plus adroit, plus fier aussi. Et certainement plus noble, bien que bâtard: Jean Dunois. Et il se sent terriblement proche de cette enfant exilée en Lorraine, dont il est le demi-frère: Jeanne. Alors, il conçoit le projet de ce qui deviendra probablement la plus extraordinaire manipulation de masse que l'Histoire ait connue à ce jour. Il va faire de Jeanne, dont il connaît le tempérament et les aptitudes, il va en faire le personnage charismatique devant lequel tous, le Roi y compris, devront ployer le genou, le personnage qui va effacer les dissensions et regrouper le royaume derrière une même bannière. Jeanne dite d'Arc est en train de naître. La réussite fut fabuleuse.

Imagination que tout ceci ? Alors pourquoi, au procès en réhabilitation, Cauchon lui-même dira-t-il: "Tout ceci fut forgerie de Jean Dunois, et c'est à lui qu'elle profita "...?

Ah oui ! Une chose encore. Jeanne d'Arc sans les voix, ce n'est pas vraiment Jeanne d'Arc, celle qui bouta le dragon anglois hors de France sans aller jusqu'à le détruire, celle qui tint vaillamment et intelligemment tête aux docteurs de la Sorbonne qui l'interrogèrent durant son procès avant de l'envoyer au bûcher parce que c'était plus facile, celle qui, finalement, échappa au feu que les Anglois lui avaient préparé. Quelles étaient-elles donc, ces voix ?

Il y avait celle de Saint Michel, l'archange qui terrasse le dragon sans toutefois le tuer. Puis il y avait celle de Sainte Catherine d'Alexandrie, qui tint tête durant trois jours aux docteurs de la loi, qui finirent par la mener au supplice faute de pouvoir en venir à bout. Et enfin, il y avait celle de Sainte Marguerite d'Antioche, vous savez, cette sainte que la statuaire nous montre sortant intacte du ventre enflammé du dragon qui vient de l'avaler...

Mais que tout ceci n'empêche pas Jeanne de rester pour toujours... la sainte patronne de la femme au foyer.

 

 

Tous ces renseignements proviennent de diverses sources ! qui par recoupement s’avèrent assez fiables, il faut dire que presque tous ces documents officiels qui pourraient affirmer tout cela, se trouvent au Vatican, car le clergé s’en est accaparé souvent par des moyens illicites, ceux-ci pour qu’il ne puissent venir démontrer le contraire de ce qu’il affirme

Ces documents ne sont pas consultables à Rome au Vatican, et pourtant ils existent bien, mais paraît-il, il n’y a que le Pape qui puisse les regarder.  Car naturellement cela démolirait entièrement la thèse de l’église ! Et surtout qu’il faudrait réécrire l’histoire

 

Jacques Lorillou

 

 

Je vous souhaite une bonne réflexion suivie d’une bonne digestion. Certaines denrées sont lourdes à digérer, faut bien passer son temps à quelque chose ! Mais penser à Jeanne cette belle tigresse servante de St Michel sous le sceau du temple, ça réchauffe le cœur et aussi ça fait rêver, car nous en avons besoins mais… pas trop !

 

 

 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 17:21


© Blog protégé.

Avant d’aborder ce sujet, j’aimerais avoir votre opinion à propos d’un coup de téléphone que j’ai reçu récemment. Certes, ce blog n’est pas un forum, mais là j’ai besoins de vous car je ne sais exactement que penser, ou plus exactement je me doute de certaines choses, mais je ne voudrais pas me tromper.

Un monsieur s’est présenté à moi fort poliment en disant qu’il lisait mon blog. Je l’ai remercié pour son intérêt. D’une manière quelque peu abrupte il m’affirma que je me trompais. Je lui ai répondu que je n’avais jamais dit être le dépositaire de la vérité. Je lui ai fait comprendre que s’il y a diffusion d’erreurs de ma part les responsables sont ceux qui laissent déformer la philosophie car la philosophie doit être protégée par tous ceux qui sont ses adeptes. D’autre part je lui ai dit que je faisais de mon mieux en toute sincérité et que je ne pouvais me reprocher d’induire quiconque en erreur. Étant en paix avec ma conscience, je me trompais peut-être, mais je ne voyais pas où était le mal.

Il m’affirma qu’il n’y avait qu’une seule matière et qu’un seul vase. Je répondis que chacun pouvait interpréter cela à sa manière et que c’était absolument exact en ce que j’ai cru comprendre, moi aussi, dans mes travaux de la voie du verre. Je lui ai encore dit la relativité des choses que j’acceptais comme telles et que je n’essaierai jamais d’évangéliser quiconque.

C’est alors qu’il me dit avoir la certitude que je me trompais car il avait réussi le Grand Œuvre et avait la Pierre Philosophale, ce en quoi je le félicitais en disant que je ne comprenais pas le sens de sa démarche.

 

La question pour laquelle je sollicite votre opinion est : comment interprétez-vous la requête de ce monsieur ?Évidemment vos opinions resteront confidentielles si vous le souhaitez.

Merci pour votre attention et votre opinion.

 

 

J

e n’ai pas l’intention de parler de notre héroïne nationale pour médire des Anglais et encore moins pour glorifier un parti politique nationaliste. Je vais en parler dans le sens mystico ésotérique assez mal traduit dans les centres d’ésotérisme et encore moins par l’Église qui craignait, à juste raison, de la canoniser car représentante solide et incontestable de la légitimité de l’Église de France. Cette Église, première constituée, est dite « fille aînée de l’Église » et obéit à l’Église triomphante (et non à l’Église militante constituée par les ecclésiastiques), c’est-à-dire directement à Dieu, aux anges et aux saints (les vrais évidemment !) C’est sur son modèle qu’est érigée l’Église Gallicane qu’il ne faut pas confondre avec l’Église Anglicane, que le Vatican voulait réduire. Cedésir est aisément compréhensible car nous avons là le germe du conflit entre théologie matérialiste (chère à Abélard) et spirituelle (chère à St Bernard) ou opposition entre science matérialiste et science spirituelle.

 

Ce que je vais dire peut surprendre : l’épopée militaire de Jeanne se superpose à une « lutte » contre les ecclésiastiques (Eglise militante) auxquels elle affirme n’obéir qu’avec beaucoup de réserve. Les minutes de son procès en font foi.

Cette dépréciation signe un certain anticléricalisme. Son attitude envers les prélats et plus particulièrement l’évêque Cochon qui la condamna est significative de cette suspicion.

 

« Croyez-vous que vous n’êtes pas soumise à l’Église de Dieu qui est sur terre, c’est-à-dire à notre seigneur le pape, aux cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats de l’Église ?

Jeanne : Oui, notre Sire premier servi. »

Avez-vous commandement de vos voix de ne pas vous soumettre à l’Église qui est sur terre ni à son jugement ?

Jeanne : Mes voix ne me commandent pas que je n’obéisse à l’Église, Dieu premier servi » (Procès de Condamnation édité par la Société de l’Histoire de France 286-288, Paris, Klindksieck, 1960)

 

Jeanne est inséparable de la naissance du gallicanisme moderne. Charles VII en sera, par la pragmatique sanction de Bourges l’initiateur en toute légitimité, – alors que stagneront les décisions du concile de Constance où trois papes se disputaient la tiare – Les hauts dignitaires du royaume, réunis par le roi, décidèrent de la supériorité des conciles sur les papes, et que le roi serait le chef de l’Église de France ne reconnaissant plus en son royaume l’autorité du souverain Pontife dont les bulles seraient jugées par la Sorbonne et acceptées ou non, et cela avec la bénédiction de la pucelle d’Orléan.

 

Voici ce que l’on peut lire dans l’ouvrage de Me PITHOU (1651) traitant des LOIX et LIBERTEZ de L’EGLISE GALLICANE. Ce texte est à la page 33. Il est issu en droite ligne de la philosophie de Jeanne d’ARC :

 

« Le Roy Charles VII, l’an 1428 assembla en la cité de Bourges, grand nombre de princes, archevesques, évesques, abbés, prélats et grands clercs pour avoir conseil sur le fait de l’acceptation aucun article qui avait été délibéré au concile de l’Église tenu à Basle. Et en ladite assemblée Gallicane par ledit Sieur Roy faicte la PRAGMATIQUE SANCTION. Le Roy CHARLES VII fit faire par ses ambassadeurs plusieurs remontrances au PAPE, qui lors était, de ce que de jour en jour, au grand grief et préjudice de Luy et de son Royaume et sujet se faisaient en cour de Rome plusieurs abus » fin de citation…

 

L’empreinte de Jeanne est bien là avec son obéissance très relative aux ecclésiastiques de Rome au point de faire des remontrances au pape !

 

D’ailleurs elle prophétise l’importance de cette pragmatique sanction lors de son simulacre de procès le 17 mars 1431 :

 

« Et vous verrez que les Français bientôt gagnerons une grande affaire que Dieu enverra à ces français, et tant qu’il branlera tout le royaume de France. Je vous le dis pour que, quand cela arrivera, vous ayez mémoire que je vous l’ai dit. »

 

Et elle poursuit à propos de l’Église constituée par les ecclésiastiques (Église militante) :

 

« Je suis venue au roi de France de par Dieu, de par la Vierge Marie et tous les saints et saintes du paradis et l’Église victorieuse d’en haut et par leur commandement. Et à cette Église je soumets tous mes bons faits et tout ce que j’ai fait et ferai. Quant à me soumettre à l’Église militante, je ne vous en répondrais autre chose pour l’instant. »

 

Actuellement une hérésie récemment inventée par le Vatican s’appelle le « conciliarisme », elle consiste à condamner ceux qui placent les conciles au-dessus du pape : de profondis, saluez un hérétique en ma personne ! ben voyons, on invente on invente ça affine la culture et rend plus pertinente ou impertinente la théologie. Que ne ferait-on pas pour tirer la couverture à sois en gardant les fidèles dans l’ignorance tout en les trompant…

 

 

Dans cet article je vais tenter de formuler une interprétation du rôle de Jeanne et de sa vie susceptible d’interpeller celles et ceux qui veulent comprendre l’esprit des nations dans un sens qui dépasse, ho combien, le verbiage insignifiant actuel sur l’identité nationale. Identité qui existe certes, mais dont le substrat ne peut qu’échapper aux philosophes et sociologues les plus avertis dont les yeux et les oreilles se sont fermés au fil dès siècle et plus particulièrement durant les 50 dernières années.

 

Au milieu du siècle dernier le baptême était fondamental pour donner, à l’être qui tend vers la recherche de lui-même et de son accomplissement un supplément d’âme pour lui permettre son autogenèse. Soyons clair : les baptisés qui ne cherchent rien n’ont rien ! De même un prêtre indigne n’insuffle rien de spirituel à ses paroles et ses actes lors des offices qu’il ose célébrer.

 

Le baptême actuel n’a plus de sens si ce n’est celui que lui donne ,dans une homélie sans grande portée, un animateur vêtu de blanc. Ceci étant dit sans animosité vis-à-vis des prêtres qui ne font qu’exécuter ce qu’on leur demande.

Ainsi fut oubliée la raison pour laquelle le prêtre qui, avant 1968, baptisait un enfant l’exorcisait pour qu’il puisse être habité d’esprits purs.

Ainsi fut oublié le sens de l’onction d’huile (huile des catéchumènes) sur le cœur.

Ainsi fut oublié que par un effet synergique avec l’huile sacrée le mot hébraïque fondamental, prononcé en touchant les narines (siège du pneuma ou spiritus) et les oreilles, prenne tout son sens et toute sa puissance pour qu’émergent les perceptions mystiques et plus particulièrement l’audition : Ephpheta, c'est-à-dire ouvre-toi !

 

Nous voici donc au cœur du sujet avec les voies qu’entendait la mystique Jeanne d’Arc.

 

Évidemment je ne vais pas faire œuvre d’historien, puisque je ne suis pas historien. Mais cela n’est pas en contradiction avec une tentative d’ouverture sur la dimension suprasensible des nations, de toutes les nations, et cela bien au-delà de ce que pourrait nous dicter l’imagination d’un romancier ou celle d’un cinéaste dont le mot ephpheta est inconnu ou est resté lettre morte.

 

Ce n’est pas pour des raisons politiques que Jeanne (Jeannette pour ses amis) a redonné sa dimension territoriale et linguistique à notre pays. À partir de ce météore sacré qui bouleversa notre histoire, la question du pourquoi ne fut jamais posée. Elle ne le seras jamais car notre perception matérialiste nous ferme les yeux pour nous plonger dans une nuit sans étoiles.

 

Si depuis que l’héroïne de Domrémy (aujourd’hui Domrémy-la-Pucelle) fût découverte blonde sur les fresques de son église un Luc Besson a voulu réécrire son histoire. Son incompréhension est déconcertante face à l’amour et à l’humour qu’il a su manifester dans son œuvre « Les cinq éléments ». Notre cinéaste talentueux n’a pu appréhender le rôle fondamental de cette gamine mystique au-delà d’une fade traduction dont la plupart des évènement mettent mal à l’aise la grande majorité des femmes et des hommes de notre siècle. Quel malaise en effet face au rôle tangible obtenu malgré les voix de Jeanne qui sont inacceptables pour la plupart d’entre nous et qu’aucun psychiatre ne saurait classer dans la morbide schizophrénie sous peine de se faire lyncher. On se contente d’être gêné et de se moquer gentiment de ce fait qui dérange et dont on ne sait que faire car on est obligé d’en parler devant le résultat incroyable obtenu qui aurait fait la fierté et la gloire des plus grands capitaines. La libération d’une nation mérite amplement le grade de maréchal de France. On en a fait une héroïne et une sainte en oubliant de lui discerner le bâton de Maréchal. Fut-elle inférieure aux maréchaux Foch, De Lattre de Tassigny ou Leclerc ? La réponse ne souffre aucune ambiguïté, car elle ne fit appel à aucune alliance étrangère et donc leur fut largement supérieure puisque sans elle l’âme et la langue de notre pays auraient disparu, subissant le même sort que l’aragonais !

 

Par ailleurs il sera indispensable de raisonner au-delà de ce que racontent les historiens malgré leurs documents irréfutables. Prenons comme exemple la mise en doute de la parenté « marginale » de Jeanne avec la famille royale. Les historiens ne croient pas à cette parenté bâtarde. Pourtant une preuve écrite n’est pas nécessaire pour montrer le contraire quand on lit les minutes du procès de Jeanne par le sieur Cochon, évêque indigne de son état en la condamnant iniquement à être brûlée vive en toute illégalité.

On est surpris de la finesse de raisonnement de cette gamine qui allie prudence et clarté d’esprit, attitude qui traduit une culture certaine qu’aucune paysanne de son siècle ne pouvait posséder. Par ailleurs on ne la soumet pas à la torture, ors, à cette époque seuls les aristocrates en étaient exempts car leur parole était celle de la vérité. Enfin, quelle curieuse transformation pour une bergère de savoir l’espace d’un instant chevaucher un destrier au sein d’une armée ! Soyons réalistes, derrière cela il y a un apprentissage qui n’a rien de commun avec la garde d’un troupeau de moutons… mais l’un peut se faire avec l’autre !

 

Histoire brève.

Tout le nord de la Loire était occupé (Paris y compris) par les Bourguignons partisans du duc de Bourgogne allié aux Anglais, plus une grande partie de l’Aquitaine conquise par les Anglais. Donc, la moitié du pays parlait la langue anglaise.

Le dauphin Charles était appelé ironiquement le roi de Bourge, ville où il s’était réfugié dans son territoire réduit de moitié.

Au début du XVe siècle Jeanne d'Arc, jeune fille de 18 ou 20 ans, fut l’un des plus grands chefs de guerre de notre histoire en menant victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, elle délivra Orléans puis conduisit le dauphin Charles au sacre à Reims en traversant le territoire ennemi et reconquérant une à une les possessions des collaborateurs avec l’envahisseur Anglais (les bourguignons). Elle contribua ainsi à inverser le cours de l’invasion anglaise durant la guerre de cent ans.

Jeanne fut capturée par les Bourguignons à Compiègne, et vendue aux Anglais pour la somme de 10 000 livres. Condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie. Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456, et un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Elle fut béatifiée plus de cinq siècles après son décès en 1909 et canonisée en 1920, ce retard considérable ayant un sens précis que j’aborderais.

 

Origine mystérieuse et enfance.


Aucune source ne permet de déterminer exactement les origines de Jeanne d'Arc, ni ses date et lieu de naissance : les témoignages d'époque sont imprécis, car le village de Domrémy, son lieu supposé de naissance, ne possédait pas de registre paroissial.

Jeanne ne serait pas d’origine paysanne. Elle aurait été la fille d’Isabeau de Bavière, épouse du roi Charles VI, et de son beau-frère Louis, duc d’Orléans. Donc Jeanne aurait été sœur du roi Charles VII.

Elle a grandi à Domrémy, pendant la guerre franco-anglaise de Cent Ans. Supposée fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, elle faisait partie d'une famille de cinq enfants.

Des voix qui montrent la voie.Jeanne d'Arc voix-copie-2


 Jeanne d'Arc ayant la vision de l'archange saint Michel
Toile d'Eugène Thirion (1876)

À treize ans, Jeanne affirme avoir entendu les voix célestes de l'archange saint Michel lui demandant de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

Ici est le lieu de s’interroger sur ces voix surtout après ce que j’ai dit sur le baptême et l’ouverture des oreilles avec le mot « magique » Ephpheta, c'est-à-dire ouvre-toi, en synergide l’exorcisme et l’imposition de l’huile sacrée fabriquée par l’évêque à l’occasion de la messe chrismale, le Jeudi Saint.

J’ouvre une parenthèse pour signaler en passant que les évêques actuels très occupés célèbrent cette messe capitale quant ils ont le temps, peu soucieux des rythmes de notre terre que nos pères surent mettre en accord avec les dates des cérémonies christiques.

Évidemment c’est à chacun de faire ou non l’effort pour ouvrir ses oreilles, mais ici ne se pose pas la question puisque dès l’age de 13 ans Jeanne les avaient ouvertes et voyait et entendait l’indicible.

Anges et Archanges.

C’est le lieu ici d’essayer de comprendre l’origine des voix qu’entendait Jeanne.

Quand on parle de ces êtres immatériels on ne peut que se référer à Deny l’Aréopagite dans sa Hiérarchie céleste. Issue d’une vision directe de la part de nos ancêtres, cette hiérarchie va s’estomper graduellement pour disparaître totalement et être assimilée à l’imagination infantile de nos ancêtres. Seuls quelques êtres d’exception, comme Jeanne d’Arc, conserverons cette vision et audition que les autres hommes devront acquérir en suivant une voie de réalisation comme l’alchimie. Restons attentif au fait que ces capacités particulières ne sont pas un don mais un mérite. Je n’insisterais pas d’avantage car je risque un hors sujet monumental.

Actuellement le dogme en a conservé les notions de principe et nombreux sont les prêtres qui préfèrent ne pas en parler, et certains n’hésitent pas à ironiser. Ce n’est pas par la croyance au dogme et non plus par la voyance, que la pensée des Hiérarchies survivra parmi les hommes. Alchimistes, soyez persuadés que votre pierre ne saurait atteindre la perfection sans l’aide de cette hiérarchie et c’est pour cela que je me mets en boule quand j’entends ramener l’alchimie à des recettes de mauvaise cuisine et que l’on fait des secrets qui ne peuvent que sentir le soufre. En écoutant ceux qui œuvrent j’ai froid. J’ai l’impression que leur labo est sous la banquise car leur tête est d’un côté et leur cœur se ballade de l’autre on ne sait où ! La chaleur diminue et la tête gonfle. Ainsi notre baudruche sera bientôt plongée dans un hiver éternel ! Les évêques Cauchons défilent en rags serrés, ils sacrifient leurs enfants sur l’autel dédié à sainte Mercantile. Jeanne d’Arc fut vendue 10 000 livres par des collabos. La dévaluation passe et la vie humaine ne vaut pas un kopeck. Suicidez-vous, ou mourrez de froid dans la rue… vous ne valez rien !

Selon Denys l’Aréopagite, les anges ou messagers représentent la hiérarchie la plus basse et la plus proche des Hommes. Ils sont les fils de la vie, et inspirent les hommes tout en guidant leur destin personnel. En qualité de fils de la vie ils dominent nos réactions biochimiques. Par là ils influencent nos pensées et nous inspirent. Ils peuvent donc provoquer des visions non hallucinatoires. La notion d’ange gardien est aisément compréhensible.

Les archanges gouvernent les anges. Ils sont les inspirateurs et les guides des grandes communautés, tribus, peuples, Églises . Attention, l’Église Catholique n’est pas seule à être guidée. D’ailleurs son vieillissement et son manque de clarté et de vérité tendent à faire se retirer l’archange.

Les archées ou esprit du temps gouvernent les époques et répartissent dans l’histoire l’émergence de personnalités marquantes. Les gnostiques les appellent Éons.

Cette triade ange, archange et archées, constitue le niveau les plus proches des hommes dans la hiérarchie céleste, trois des neuf barreaux de l’échelle philosophale.

En toute âme d’un peuple s’exprime la vie d’un archange. Particularité qui fut celle de Jeanne : l’archange peut se révéler à l’homme dans une lumière, ce qui fut le cas pour elle.

Telle sont les choses rapportées par les traditions orales en plus de Deny l’Aréopagite et qu’illustre Jeanne. Arrêtons donc de plaisanter sur ses voix et ses visions de l’Archange St Michel.

Si vous êtes alchimiste confiez-vous à votre ange, il vous « dira » bien des choses, mais si vous êtes un chercheur d’or ou un déséquilibré, il le saura instantanément et se gardera de vous faire réussir ou vous laissera stagner dans vos préparations culinaires et ne vous soufflera rien. Dernier point, méfiez-vous des modernes angiologues de tout crains qui ne savent qu’inventer pour vous vendre leur littérature ou des stages plus ou moins sérieux, plus ou moins coûteux !

De Domrémy à Chinon.

À seize ans, Jeanne se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s'enrôler dans les troupes du dauphin. Sa demande est rejetée deux fois, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte, résigné face à la ferveur populaire de la ville où Jeanne avait acquis une petite notoriété, notamment en allant rendre visite au duc malade Charles II de Lorraine.

Portant des habits masculins, elle traverse incognito les terres bourguignonnes et se rend à Chinon où elle est finalement autorisée à voir le dauphin Charles, après réception d'une lettre de Baudricourt. Elle fut capable de reconnaître Charles, vêtu simplement au milieu de ses courtisans, il n’y à là rien d’extraordinaire de reconnaître son frère ! Elle lui parle de sa mission. Outre la naissance de l’Église gallicane moderne tenant en suspicion les ecclésiastiques, Jeanne annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Après l'avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones constatent sa virginité, et après avoir fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord sur son plan de libération d'Orléans assiégée par les Anglais. Jeanne commence une série de trois sommations destinées aux Anglais.

Jeanne la Pucelle, chef de guerre.

On l'équipe d'une armure et d'une bannière blanche frappée de la fleur de lys, elle y inscrit Jésus Maria.

Ici se place une anecdote très significative : celle de la découverte de son épée. Voici ce qu’elle dit à ce propos aux pages 76 et 77 de son procès de condamnation :

« Jeanne : Quand j’étais à tours ou à Chinon, j’ai fait chercher une épée qui était sans l’église de St Catherine de Fierbois, derrière l’autel et aussitôt on la trouva toute couverte de rouille.

Comment saviez-vous que cette épée était là ?

Jeanne : Cette épée était dans la terre toute rouillée et il y avait dessus cinq croix et je l’ai su par mes voix… Elle n’était pas très profonde sous terre… après que cette épée a été trouvée, les prélats de l’endroit l’on fait frotter et aussitôt la rouille en est tombée sans difficulté. »

Cette anecdote est très importante pour deux raison :

D’abord sa parenté avec l’épée excalibur qui était en pierre ou en terre (même sens cabalistique) qui permit au roi Arthur de faire l’unité du royaume.

Cette épée passa donc en France au-delà des rivalités pour refaire l’unité du pays.

La deuxième raison de son importance est la présence des 5 croix, comme la pierre d’autel en est gravée (une à chaque angle et une au centre), à côté duquel elle était. Cette pierre contenait des reliques de sainte Catherine, dont Jeanne entendait la voix. C’est donc une confirmation de la véracité de ses voix et le caractère sacré de l’épée directement liée à l’Église Triomphante ou Église mystique.

Je souligne pour mémoire qu’actuellement il n’y en a plus de pierre sur les autels des églises catholiques et les reliques ont disparues « c’est morbide ! » disent les psycho-théologiens matérialistes qui ne peuvent plus accéder aux dimensions suprasensibles.

Jeanne partit de Blois pour Orléans. Arrivée à Orléans le 29 avril, elle est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre sont réservés. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.

Après cette victoire, célébrée chaque année à Orléans ces deux jours, on la surnomme la « Pucelle d'Orléans ». Après le nettoyage de la vallée de la Loire grâce à la victoire de Patay, le 18 juin 1429 remportée face aux Anglais, elle persuade le dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France.

Pour arriver à Reims, l'équipée doit traverser des villes sous domination bourguignonne qui n'ont pas de raison d'ouvrir leurs portes, et que personne n'a les moyens de contraindre militairement. Elle parvient à conquérir les villes soit en parlementant soit par la force, ce fut le cas de Troyes et aussi de Châlons-en-Champagne et Reims.

Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en la présence de Jeanne d'Arc, Charles VII est sacré par l'archevêque Renault de Chartres. Le duc de Bourgogne allié des Anglais, en tant que pair du royaume, est absent, Jeanne lui envoie une lettre le jour même du sacre pour lui demander la paix. L'effet politique et psychologique de ce sacre et de cette lettre est majeur. Reims étant au cœur du territoire contrôlé par les Bourguignons est hautement symbolique, il est interprété par beaucoup à l'époque comme le résultat d'une volonté divine. Il légitime Charles VII qui était déshérité par le traité de Troyes et soupçonné d'être en réalité le fils illégitime du Duc d'Orléans et Isabelle de Bavière.

Cette partie de la vie de Jeanne d'Arc constitue son épopée.

Jeanne est alors conviée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Elle s'échappera rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l'appel à l'aide de Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Finalement, elle est capturée lors d'une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430. Elle essaie de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blessera même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais qui va la condamner injustement à être brûlée vive à Rouen. Elle meurt le 30 mai 1431.

Certains disent qu’elle ne fut pas brûlée, je ne m’y attarderais pas car c’est hors de mon propos et loin d’être une supposition sérieuse.

Un fait est certain selon ses bourreaux : au moment de son trépas une colombe blanche sortit de sa poitrine et s’envola vers le France.

 

suite dans : JEANNE D’ARC mode d’emploie 2

 

 

 

 

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