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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 11:08

© septembre 2010

 

À mon unique élève qui reçoit ma numérologie en héritage.

 

En Parcourant la littérature foisonnante sur la numérologie je me mets les mains sur la tête et hurle « À l’imposture ! ! ! ».

Les auteurs se pompent l’un l’autre et c’est à qui sortira le plus de bouquin pour asseoir son identité, faire des stages et des conférences pour assurer sa subsistance.

C’est un peu comme en astrologie, chacun fait sa salade et sa petite numérologie à soi.

Si je me permets une opinion aussi dure c’est que pour des raisons diverses, et notamment pour toucher du doigt ce que vit notre société et dans la mesure de mes moyens trouver la solution à quelques problèmes, et aussi pour explorer mon propre ressentir, que j’ai pratiqué pendant plus de 15 ans la numérologie à titre professionnel. Donc, je crois savoir de quoi je parle.

Face à la littérature aussi insipide qu’insignifiante j’ai dû totalement revoir le procédé sur les bases qui furent les siennes à l’origine, au moins en partie.

Je n’ai pas organisé de stage d’enseignement malgré les mouches à miel qui tournaient autour de moi pour tenter de me piquer mes « secrets ». Triste tout ça alors qu’il suffisait de réfléchir un peu.

Donc je n’ai pas l’intention de faire un cours mais de montrer comment un procédé numérologique peut reposer sur une incontestable légitimité.

 

La symbolique des nombres est la cabale la plus précise qui ouvre d’immenses horizons, si l’on sait évidemment passer outre les préoccupations purement mathématiques. Certes, Albert Einstein nous a dit avec justesse que tout est vibrations et donc nombres, mais Pythagore a su leur donner vie en les investissant d’un visage avec ce que l’on appelle les nombres figurés dont le carré est bien connu :

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Le nombre figuré du carré de 3 ou 32 =3 x 3 = 9

Image du carré magique 9 ou carré magique de Saturne.

On trouve cette même configuration dans les neuf carrés du corporal que le prêtre catholique déplie sur l’autel, à l’occasion de la messe tridentine.

 

Quant à la forme triangulaire elle donna naissance à la fameuse Tetraktys représentée, comme tous les nombres figurés, par une disposition géométrique de petits cailloux, cela a donné le mot calcul. Ces pierres qui élisent parfois domicile dans nos reins sont là pour illustrer d’une manière douloureuse que le calcul ne fait pas souffrir seulement les élèves de l’école primaire !

Pythagore disposait les cailloux de sa Tetraktys sur le sol, terrain de jeu autrement naturel que le tableau vertical (ignorant la verticalité de l’être) de nos écoles matérialistes. Apprendre sur le ventre de la terre mère… quel bonheur, quelle magnétique chaleur !

Les anciens géomanciens (géomancie = divination par la terre) ne s’y sont pas trompés en interrogeant la mère terre grâce à une « jetée » sur le sable pour solliciter l’aide des êtres élémentaires dont les djinns orientaux sont restés célèbres à côté de nos sages élémentaux que sont les gnomes, ondines, sylphes et salamandres.

Le grand philosophe et thérapeute Grec se doublait d’un remarquable pédagogue. Édouard Schuré a su le camper, au début du XXeme siècle, dans sa véritable grandeur que l’on découvre au fil des page de son gros et passionnant livre intitulé Les Grands Initiés, qui est encore édité dans une collection de poche. Cet ouvrage remarquable a su retenir l’attention de madame Von Sivers, l’épouse de Rudolf Steiner.

Dans la Tétraktys de Pythagore, les cailloux sont disposés sur le sol en forme de triangle. Et notre grand philosophe illuminé par le sens profond de cette disposition particulière fut transporté à un degré tel qu’il lui consacra un serment que nous a transmis Jamblique :


« Je le jure par celui qui a transmis à notre âme la Tetraktys en qui se trouvent la source et la racine de l’éternelle Nature ».

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La tétraktys

 

Il est bien évident qu’un pareil respect ne saurait reposer sur un jeu futile de petits cailloux qui, croyez-moi, n’est pas l’ancêtre du jeu de billes de nos gamins. La raison de cette haute considération ne pouvait être banale puisque par ailleurs il nommait la Tétraktys non seulement le « nombre du monde », main en plus il lui adressait une prière :

 

« Bénis-nous, nombre divin, toi qui a engendré les dieux et les Hommes. Oh Sainte Tétraktys, toi qui contiens la racine et la source du flux éternel de la Création. Car le nombre divin débute par l’unité pure et profonde et atteint ensuite le quatre sacré ; ensuite il engendre la Mère de tout, qui relie tout, le premier né, celui qui ne dévie jamais, le dix sacré qui détient la clé de toutes choses. »

 

Pour prendre conscience de cette particularité exceptionnelle de ce « nombre du monde » il suffit de s’adresser à l’alchimie qui donne à la tétraktys une valeur aussi vitale qu’universelle.

Ainsi pour elle le nombre 1 est l’équivalent de la matière première constituée par un seul corps qui dans le nouveau testament prend le nom d’ANNE, la grand-mère du Christ qui s’écrit en réalité AИИA, c’est-à-dire la matrice des initiés, constitué par deux parties équilibrées auxquelles il faut ajouter une troisième substance (comme le montre son symbole alchimique représenté par une lettre a couronnée de trois lobes) qui va constituer les quatre éléments. Tout cela manifeste la quintessence qui se caractérise par le 5 qui en chiffre romain donne V.

Fulcanelli l’exprime clairement en ses Demeures Philosophales :

 

« C’est le nombre complet de l’Œuvre, car l’unité, les deux natures, les trois principes et les quatre éléments donnent la double quintessence, les deux V, accolés dans le chiffre romain X, du nombre dix. Dans ce chiffre se trouve la base de la Cabale de Pythagore, ou de la langue universelle. » (p. 343 éditions J.J. Pauvert,1964)

 

Sachant que l’alchimie n’est rien si elle se borne au laboratoire, ce texte nous montre en réalité la puissance universelle de ce symbole puisque l’alchimie est par essence la science de la vie, avec un grand V évidemment...

D’ailleurs, même en ce qui concerne la biogenèse cette relation est évidente quant on sait que, dans son expérience historique Stanley Miller alors jeune étudiant, en 1953, à l’université de Chicago soumis aux éclairs de l’atmosphère primitive – dans un ballon parcouru d’étincelles électriques de 60 000 volts – un mélange d’hydrogène d’azote de carbone et d’oxygène (sous forme de méthane, ammoniac et hydrogène). En fin d’expérience il obtint la formation d’acides aminés « briques » des protéines et donc des molécules vitales permettant l’élaboration de toutes chairs.

Ainsi l’hydrogène de ce fameux mélange de Miller possède une valence unique qui s’écrit H+. .Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec les valences, disons que l’atome d’hydrogène est pourvu d’un crochet pour se fixer sur un autre atome qui lui en donne l’opportunité. Mais ne compliquons pas les choses et retenons que H = 1. L’oxygène O++ présente deux crochets, l’azote N+++ 3 et le carbone C++++4.

1, 2, 3, 4… Est-il nécessaire que je vous fasse un dessin avec des cailloux pour mettre en évidence l’étrange concordance entre le tétraktys et les fondements de la vie ? Vous saisissez la raison profonde d’une prière ?

Faut-il s'en étonner puisque le tétraktys se déssine comme le triangle de feu cher aux anciens chimistes et alchimistes ? Car le feu est l'élement le plus noble qui fait la jonction entre l'extérieur et notre âme. En effet le feu est le seul élément que nous sentons vivre en nous (notre chaleur corporelle) et à l'extérieur. La terre, l'air et l'eau, ne nous procurent pas le même effet. Le feu etant en rapport avec nous, il en est de même de la tétraktys et de sa manifestation numérologique. (voir mes articles sur les 4 éléments)

La numérologie si elle ne se calque pas sur ces phénomènes vitaux est une inanité, c’est du baratin de « sorcier » ou de « voyant » d’opérette. Soyez indulgent…J’en ai tellement lu et entendu de bêtises étalées en couches géologiques que j’ai tendance à m’énerver un peu. Je me calme, je me calme…

Oui, la numérologie si elle veut garder sa crédibilité ne doit pas s’écarter d’une logique fondamentale, d’ailleurs comme tout alchimiste qui se respecte, mais surtout ne pas trop s’écarter des processus vitaux bien traduits par la tétraktys.

 

Pour élaborer notre thème nous sommes en possession de trois valeurs qui sont le jour J, le mois M et l’année A de notre naissance. Ces valeurs (réduite individuellement à un chiffre, par exemple 21 = 3) se superposent au troisième niveau de la tétraktys ou si vous voulez niveau de l’azote. Elles prennent le nom de périodes (le terme de cycle généralement employé n’est pas approprié).

Pour trouver le niveau 1, celui de l’hydrogène on fait la somme J+M+A = « chemin de vie » : CV ou « Trajet existentiel » : TE (toujours réduit à un chiffre). Tout cela est pratiqué généralement par tous les numérologues.

Les numérologues connaissent aussi le quatrième niveau qu’ils appelent Réalisations (R). Ainsi

R1 = M + J

R2 = J +A

R3 = R1 + R2

R4 = M +A

 

Tous ces calculs étant réduits à un seul chiffre. Comme ce n’est pas un cours de numérologie, je vous passe bien des astuces très importantes.

Donc, les numérologues ne cherchent pas plus loin et utilisent une tétraktys incomplète où il manque le niveau 2 correspondant à l’oxygène (ça manque d’air, pourrait-on dire). Voilà le genre d’incohérence de la numérologie actuelle qui de ce fait perd tout son sens, toute sa valeur. Si la tétraktys est incomplète elle ne traduit plus la vie de l’individu comme le laisse supposer le point du sommet qui fut appelé pour de pertinentes raisons « chemin de vie ».

Voilà je m’arrête là dans ces exposés indigestes pour vous dire que la numérologie possède la dimension cyclique avec l’étude les interférences des cycles de 7, 10 et 11 ans que les numérologues ignorent bien souvent.

Je vous signale en passant que Rudolf Steiner utilise les cycles de sept ans ou biographie qui à eux seuls sont puissamment révélateurs de notre histoire. Aline Ximénès est sur le point de publier un livre extrêmement riche sur la biographie ou numérosophie septénaire.

Un autre volet de la numérologie étudie le nom et prénom. Bref il s’agit d’une « science » qui perd tout son sens si elle n’est pas orientée vers la sagesse pour devenir numérosophie. C’est en tout cas ce que préconise autant Pythagore que Fulcanelli (voir son opinion sur la multiplication).

Je vous laisse dans vos nombres car ils sont votre ombre, votre reflet dans un miroir convexe. Leur vie est bien certaine, ceux qui parviennent à un très haut niveau de mathématique le savent. Les nombres ont une âme et dansent en farandole. C’est avec chaleur que je vous souhaite de découvrit qu’ils n’ont pas cette froideur que les nuls en math lui prêtent.

 

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