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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:43

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Evêque d'Alet les bains avec ses armes alchimiques. 

Eglise st Martin de Limoux.

Christian Rose-croix est-il une fiction littéraire ? Nul ne le sait. Une chose est certaine : la figure de Christian Rose-croix n’a cessé d’enflammer les imaginations à un tel degré que de nombreuses sociétés rosicruciennes furent fondées, du XVIIe au XXe siècle. Les francs-Maçons eux-mêmes s’en emparèrent pour donner le nom de rose-croix à l’un de leurs grades. Évidemment, dans le meilleur des cas ces grades maçonniques où ces sociétés, plus ou moins secrètes, n’ont aucun rapport avec la fraternité des rose-croix. Malgré les rumeurs contraires certains parvinrent à entrer en relation avec la mystérieuse fraternité comme Descartes, Leibniz, Albert Durer et surtout Goethe.

Le fondateur de la Rose-Croix est Christian Rose-croix. Ce nom est déjà très significatif dans le sens ou il manifeste le Christ et la croix. En d’autres termes, il s’agit du christianisme fondamental et donc initiatique, c’est celui des premiers siècles de l’Église. La rose est l’anagramme d’Éros, le dieu de l’amour. il est bien question d’une œuvre axée sur l’amour du Christ, d’un Christ qui n’a plus de rapport avec celui que prêchent les Églises. Donc, que les lectrices et les lecteurs fassent une distinction radicale entre les Églises actuelles, devenues usurpatrices par une législation illégitime1, et l’Église, non dogmatique des premiers siècles, à laquelle se réfère Christian Rose-Croix.

La biographie de Christian Rose-Croix confirme ce qui précède. Les « manifestes rose-croix » qui sont la Fama Fraternitatis et la Confessio Fraternitatis, furent publiés en Allemagne en 1614 et en 1615 et firent pour la première fois mention de cette fraternité. On leur associe un autre texte : Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz publié en 1616

la Fama Fraternitatis  nous dit que Christian Rose-Croix a appartenu à une petite noblesse d’Allemagne et qu’il fut élevé dans un monastère où il vivait dans la mystique de la terre sainte.

Cela est en rapport direct avec l’Église de Connaissance, et donc ésotériques, qui caractérise les couvents et monastères du XVIIe siècle.

À l’âge de 16 ans, (lire « Isix » ou Isis) il va réaliser son vœu.

Dans la mythologie Égyptienne Isis rassemble les 13 marceaux de son époux coupé en 14 morceaux. La seule partie introuvable, malgré tous ses efforts et l'aide des obligeants crocodiles, fut le membre viril car il avait été mangé par des poissons. Isis se résolut à fabriquer un phallus artificiel en argile et le consacra. Elle insuffla à Osiris le souffle de la vie, et lui donna un fils, Horus.

Cet âge de 16 ans montre que Christian Rose-croix va faire œuvre de vie.

Parti pour une longue route, il entend parler des sages de l’Arabie. Il renonce aussitôt à son pèlerinage et se rend à Damcar (actuel Yémen). Averti de son arrivée les sages l’accueillent. Ils lui enseignent l’Arabe, les mathématiques et la physique.

Nous voyons là que Christian Rose-Croix est formé dans une école qui ressemble étrangement aux maisons de la sagesse comme celle du Caire ou les chrétiens, les Juifs et les musulmans étudiaient ensemble, et qui était dépositaire (malgré son incendie) de documents issus de l’immense bibliothèque d’Alexandrie.

Christian Rose-croix traduira en latin le fameux livre M, censé contenir tous les secrets de l’univers.

Évidemment, le Livre M doit se lire « Livre j’aime » en d’autres terme le livre qui traite à la foi de l’amour et de l’aimant. Cet aimant étant le plus grand secret de l’alchimie car il attire les puissances cosmiques et permet d’être en relation avec les secrets de l’univers.

Il passe alors plusieurs années dans divers pays arabes. Rentré ensuite en Europe, il tente de communiquer son savoir. En vain ! (ce savoir est incommunicable).

Il retourne en Allemagne, où, s’étant fait construire une vaste demeure, il se livre à des travaux personnels.

Après cinq ans de durs labeurs, il appelle cinq frères qu’il avait connus dans son monastère d’origine. C’est avec eux qu’il forme le premier noyau de la fraternité. Nous voyons là que Rose-croix reste dans un milieu chrétien de l’Église ésotérique de connaissance. Ils mettent au point un langage secret, font des miracles, guérissent des malades, recrutent de nouveaux membres. Évidemment, les miracles ne peuvent être imputés ici qu’à la pierre philosophale résultat du dur labeur de Christian Rose-croix et de ses études à Damcar. Ils se sont promis de tenir caché l’existence de leur ordre pendant cent ans.

À la mort de Christian, le lieu de sa sépulture est perdu. C’est un frère qui le découvre en opérant des transmutations. Au centre d’une pièce voûtée, dans un cercueil se tient la dépouille intacte de Christian qui a à la main un petit livre orné d’or. Sa lecture indique qu’il connaissait tous les événements passés, présents et à venir. Les disciples referment ensuite le tombeau de leur maître et se répandent dans le monde pour continuer son œuvre.

Nous voyons un fait capital : la Rose-Croix s’avère être d’abord une école d’alchimie.

Outre la biographie de Christian, les auteurs de la Fama Fraternitatis affirment qu’il existe une correspondance absolue entre notre système solaire ou microcosme et l’univers ou macrocosme. Une mathématique dont Rose-Croix a eu le secret qui permet de saisir cette correspondance et d’en user pour le bien de l’humanité. Il s’agit là encore du fameux livre M dont j’ai parlé.

Science de la nature (alchimie), fraternité envers tous les hommes (frères de son monastère, donc frères dans le sacerdoce) et montée vers la divinité s’avèrent synonymes.

Il est normal qu’une pareille histoire ait enflammé les imaginations. Imagination qui réduit au silence les cinq années de dur labeur de Christian en créant des sociétés rosicruciennes préoccupées par le culte du mystère mais dont la connaissance réelle de l’alchimie avec sa face chrétienne reste à prouver.

Avec toute mon amitié.

A Irène et Amélie.

 

1 Cette illégitimité est manifeste par le refus du mariage des prêtres qui se mariaient à l’origine, et le sacerdoce féminin qui, après avoir existé, fut illégitimement abolis. Il en est de même pour l’infaillibilité du pape et l’adoption par celui-ci des fausses décrétales qui sont des lettres inventées par un faussaire mais qui donnent tout pouvoir au pape. L’Église sait que ces lettres sont fausses. Le seul fait que les papes les aient considérées comme véritables les a rendus légitimes (voir l’article « décrétales » dans l’encyclopédie Larousse sur papier de 1960.)

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:31

LE CIEL KABBALISTIQUE et alchimique du temple des Francs Maçons.

 

© Copyright L.G. Pour tout le blog.

 

Ce copyright n’a pas pour but d’interdire systématiquement la reproduction. Il vous invite à la politesse qui consiste à me demander l’autorisation d’une reproduction et de la signer Hermophyle. Certains l’on déjà fait et je les remercie.

 

Je voudrais m’excuser auprès de celles et de ceux qui attendent une réponse à mon courrier. Parfois j’oublie. Alors n’hésitez pas à me contacter de nouveau. Ces temps-ci je suis très occupé. Quand je suis occupé j’ai la tête ailleurs… rassurez-vous, je sais que j’ai du chemin à faire, mais je me soigne !

 

Soyons net : dans ce que je vous raconte je me trompe peut-être. J’admets sans problème une pareille éventualité car je n’ai rien à défendre et en plus je ne suis pas le nombril du monde. Je me heurte parfois à l’imbécillité et à la méchanceté car ce que je dit dérange ceux qui jouent au gourou. De ce fait en parcourant la toile vous trouverez mon pedigree agrémenté de roses fanées. Je vous invite à le lire pour ne pas vous fourvoyer entre mes pinces d’horrible crustacé carnivore !

 

Il est des individus respectables et bien intentionnés que ma prose gêne malgré tout, alors, ils me disent avec toute la politesse requise que je me trompe. Bon, comme dit Georges : « Un éléphant, ça trompe énormément ». Que voulez-vous diantre que je fabrique avec ma trompe ? Et ça vous ne me le dites pas ! Dans de pareil cas il vaut mieux se taire et me laisser aller à ma perte afin d’être débarrassé de moi. Mais j’ajouterais sur votre épitaphe, avant d’enterrer le dossier, que si vous ne vous trompez pas d’un côté, de l’autre votre charité christique en prend un sacré coup derrière les oreilles. Et croyez-moi si vous le voulez, Hermès ne doit pas être content !

Je vais jouer au dictateur ou au moraliste, mais cela m’est égal car j’ai besoin de raconter ce que j’ai sur la patate !

Alors, s’il vous plait, ne dites pas, plus ou moins élégamment : « Je ne suis pas d’accord », Mais dites : « Nous allons parler ». Ne dites pas « cela est secret », mais cela nécessite une discrétion afin d’éviter de jeter une perle aux pourceaux et ne prenez pas tous ceux que vous rencontrez pour des pourceaux ! J’estime que chacune et chacun doit avoir sa chance. Ceux qui naviguent à contre-courant de ce concept fondamental n’ont pas mon estime. Me voilà libéré pour poursuivre l’exposé de ce que j’ai compris ou cru comprendre.

 

Nous approchons du jour de la résurrection, je souhaite de tout cœur que ce soit pour vous l’occasion de ressusciter en tordant le coup à vos sales habitudes  (si vous en avez) qui vous empoisonnent la vie. Cela étant dit évidemment sans arrière-pensées mesquines ou méchante puisque vous êtes mes lectrices et lecteurs pour qui j’ai une réelle affection.

 

 

 

 

S

i j’aborde à nouveau le symbolisme maçonnique c’est pour parler de sa valeur universelle. Dites-vous bien que cette universalité montre qu’il n’est pas, fort heureusement, la propriété privée des Francs Maçons. Cette fraternité représente l’un des canaux de transmission de la haute initiation aujourd’hui tarie qui ne transmet plus qu’une  dimension verbale, de ce que furent les grandes initiations dont je donne une idée dans mon article sur les quatre éléments. LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.  Le même genre de décrépitude s’attaque inexorablement aux multiples associations rosicruciennes et aussi à bon nombre d’alchimistes bricoleurs. Cependant, ne mettons pas en doute les bonnes volontés. Malheureusement elles ne suffisent pas pour aller chercher, dans la nuit de l’histoire, les petits cailloux blancs qui semblent perdus à jamais.

 

Quand je lis dans le livre La symbolique Maçonnique de Jules Boucher (édition 1948) que les deux colonnes J et B qui sont à l’entrée du temple  limitent le monde créé (p 140), je suis surpris que l’on ne parles que du monde de la matière car si ce n’était pas le cas, les cieux seraient analysées avec les trois triades de la hiérarchie céleste dont les Chérubins, avec leur épée flamboyante, font partie au plus haut niveau avec les Séraphins et les Trônes. Ces Trônes qui  « coagulèrent » la matière, d’où leur nom qui ne signifie pas du tout des êtres régnant sur un bas peuple rappelant un empereur ou un roi assis, tout en haut d’une estrade, sur un fauteuil de parade. Les trônes ne sont pas cela, même si l’aristocratie (connaissant leur œuvre) leur a donné un sens qui n’est que le faible reflet d’une réalité universelle. Les Trônes donnèrent une assise matérielle à tout ce qui existe, d’où leur nom. Sans eux point de sol, de montagnes, de mer… Si un alchimiste, durant son « coagula », n’a pas conscience de ça, ou croyez-vous qu’il broute ?

 

La triade supérieure est orientée inversement aux deux autres car elle leur transmet l’énergie nécessaire pour exécuter leurs rôles. Dans un certain sens on peut dire qu’elle se sacrifie pour que vive le monde visible et invisible.

 

Négliger à ce point le sens occidental des triades de l’arbre des hiérarchies célestes, alors que l’Arche d’Alliance des Hébreux était surmontée par deux Chérubins, pourquoi continuer à spéculer sur le système hébraïque qui nous est « à-culturel ». Cela est non seulement un manque de cohérente mais surtout une crainte de mettre les pieds sur un sol inconnu et d’éviter le risque d’un flirt incestueux avec l’Église primitive chargée d’ésotérisme sublime. Pourtant c’est sur ce sol que marchaient les fondateurs de la Franc-Maçonnerie, qui était le substrat de l’Église Gallicane des premiers siècles !

 MONASTERE-GALLICAN.jpg

 

Cloître roman du Monastère gallican espagnol « Saint Père Gallican », XIIe siècle.

 

Non, la spéculation ne peut remplacer un refus (conscient ou non) d’aborder le cœur du problème que j’ai déjà traité dans mon article sur le ciel étoilé du temple maçonnique et des églises. LA VOUTE ETOILEE des francs-maçons & des chrétiens

 

Vous pouvez me rétorquer que les hiérarchies célestes dont je parles sont tirées par les cheveux, sont mythologiques. Certes, oui, elles ont donné naissance à des mythes et légendes pour qu’elles ne s’effacent pas de notre mémoire. Mais en rester là est autre chose. C’est la manifestation de l’hégémonie de la pensée matérialiste savamment entretenue, dans les Loges, au fil des exposés obligatoires ou planches. J’appelle les partisans, de ce genre de sport cérébral, les « planchistes ».

C’est la raison pour laquelle j’ai écrit un article montrant combien les planches ne sont pas le baratin dont on les abreuve PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 1 et PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

 

La majorité des « planchiste », ne peuvent que voir dans ces êtres surnaturels que le fruit de l’imagination qui se complait à décrire somptueusement ses délires, ses cauchemars et ses rêves. « Impossible et dément ! ». Il n’est pas raisonnable de faire entrer ces êtres chimériques dans le symbolisme des Loges où se réunit secrètement le gratin des scientifiques !

  

      

N’oubliez pas l’universalité de cet arbre séfirotique bien mise en évidence par un papyrus égyptien découvert à Thèbes en 1860. Il est en parfaite harmonie avec la pensée hébraïque. Faut-il s’en étonner quand on sait que Moise était un grand initié égyptien qui fut non seulement l’auteur de la Genèse biblique mais surtout l’inventeur de la langue hébraïque !

Alors soyons clair : l’arbre cabalistique des hébreux descend en droite ligne du papyrus égyptien (c’est une manière de parler !) qui parle des dieux de la « Grand compagnie » (Paut Neteru) où la triade la plus élevée correspond aux trois dieux : Ra, Shu et Tefnut qui se supposent à Kether (la couronne), Hochmah (la sagesse) et Binah (l’intelligence). Cette triade est la même que celle des « dieux » de la hiérarchie céleste : Séraphins, Chérubins, et Trônes.

Il en est de même pour les autres triades, mais je n’ai pas l’intention d’être plus explicite car vous pouvez faire la comparaison vous-même sur ce dessin.

 Hiérarchie céleste

 

Les Séraphins sont donc les plus haut placés, ils couronnent la hiérarchie et assurent le lien entre les univers, très proches de la trinité divine ils sont à l’origine (par l’intermédiaire des Trônes) de toutes triades y compris celle de la molécule d’ADN (phosphate, sucre, base). C’est pourquoi la trinité alchimique (sel, soufre et mercure) est nécessaire. Mais tout cela est une autre histoire ! Pour l’instant ne perdons pas les pédales dans des spéculations, même si aucun Franc Maçon ne devrait ignorer que la persistance des trois points dans leurs écrits tire son origine des triades céleste (devenues triades alchimiques) et plus particulièrement des trônes responsables, comme je l’ai dit, de la « coagulation » de la matière. LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.

Quant aux Chérubins, leur nom signifie : débordement de sagesse, ce qui correspond bien avec le deuxième shéphira, Hochma, signifiant aussi sagesse. Les Trônes sont « esprits de la volonté », ce sont les « géomètres », les « architectes » de notre univers. Ils correspondent à l’intelligence du séphira Binah, ce qui est difficile à mettre en doute vu l’harmonie remarquable de la matière…

 

Dans le temple maçonnique cette triade qui « soutient » les cieux est représentée pas les trois piliers ! Dire cela ne vous éclaire pas déjà ? Vous êtes assez intelligent pour savoir où je vais en venir. Je reste tout de même persuadé qu’il me faut mettre les points sur les i. Bien évidemment il ne faut pas confondre ces trois piliers avec les deux colonnes qui sont à l’entrée du temple .

Le temple maçonnique a, théoriquement, la forme d’un carré long (double carré accolé constituant un rectangle) dont l’un des plus petits côtés est orienté vers l’est. Deux colonnes sont à l’ouest, l’une à l’angle ouest sud qui s’apelle Beauté, l’autre à ouest nord nommée Force. La troisième est à l’angle sud est. Elle porte le nom de Sagesse. Elles représentent la triade supérieure disposée, comme je l’ai dit, inversement par rapport aux autres. Pourquoi un symbolisme leur est réservé ? Parce que les séraphins chérubins et trônes donnent aux autres triades leur énergie et capacités pour qu’elle puissent jouer leur rôle.

 TROIS PILIERS R2 

Par ailleurs il est un fait toujours respecté par les Roses+croix (je ne parle pas des rosicruciens et de l’armée de ramoneurs qui déambule nuitamment dans un couloir tout noir) et les Hermétistes dignes de ce nom : Même si les différentes traditions aboutissent au même résultat, ne pas mélanger l’ésotérisme hébraïque, ou chinois, ou que sais-je encore avec celui de la tradition occidentale. Cela est dicté par le milieu culturel dans lequel nous évoluons. Trèves de syncrétisme donc, dans le style Nouvel Age ou autre. Utilisons ce que notre culture a mis à notre disposition pour avancer beaucoup plus vite et beaucoup plus loin que si nous pataugions désespérément dans le marécage du Ying-Yang où grimpions péniblement à l’arbre séfirotique. Je vais vous faire une confidence : dans le secret de mes pensées parcourues d’étincelles j’ai enregistré des courts-jus dans ce micmac. J’ai failli en péter les plombs ! Croyez-moi, les simagrées des intellos et des branchés sont des antidotes à la connaissance et à la sagesse… Attention ! ce que je vous raconte ne fait pas office de vérité, c’est à vous de juger. Moi je vous raconte mes états d’âme, un point c’est tout. Certes, mon langage est celui des chantiers où j’évoluais dans la franche rigolade. Vous permettez que je fasse de vous un confident ? Cette grossièreté qui vous offusque, je trouve ça sympa, ça resserre les liens et j’ai moins l’impression de jouer au mandarin.

 

La sagesse populaire nous dit que le mort est entre quatre planches ! Ce qui signifie que seules trois planches sont nécessaires. En Franc Maçonnerie elles correspondent aux trois grades des loges bleus : une pour l’apprenti, une pour le compagnon, une pour le maître. Si vous en rédigez une quatrième c’est la mort. N’est-ce pas logique que la rédaction des planches soit nécessaire à la formation comme le travail intellectuel est nécessaire au troisième Ordre mineur de Lecteur dans l’Église ? En d’autres termes les trois planches correspondent à une formation théorique de trois étapes nécessaire pour aborder correctement un sujet sans pour cela le posséder. Par la suite, au lieu de raconter des bobards sur la spiritualité ou jouer au contorsionniste poétique sur la sublimité des valeurs initiatiques, arrêtons là cette diarrhée verbale, et cherchons à apprendre à recevoir la lumière ? vous ne croyez pas ? Vous là ! ne faites pas l’andouille en vous mettant sous un lampadaire ! PLANCHE... A TRACER, alchimie & Franc-Maçonnerie 2

C’est une autre paire de manches que l’anti-initiation des planchistes est incapable d’aborder puisque l’intellectualisme doit être mis au rancart. Tel est le cul-de-sac de la maçonnerie. Que dis-je, c’est un drame ! Comment voulez-vous éviter que de temps en temps cette fraternité vire au vinaigre avec des histoires pas catholiques (tiens, Georges, tu me rappelles quelqu’un !).

 

 

 

Montpellier où trône le « pas catholique » Georges, épine de la rose.

 

Soyons clair, je ne fais pas la pub de l’Église catho. Mais de l’Église telle qu’elle devrait être et qu’elle n’est plus depuis longtemps. Elle a rendu son dernier souffle lors de l’application en 1968 des directives du concile Vatican II.

Les trois premières ordinations étaient la Cléricature (à l’époque on imposait une tonsure ronde sur le haut du crâne), ensuite l’Ostiariat (Portier) et le Lectorat ou l’ordiné se cultivait. Il lisait et chantait durant les offices. Tout cela le préparait à dévenir Exorciste pour chasser d’abord ses propres démons.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:12

 

Le symbolisme, voilà le mot-clé de la Franc-Maçonnerie et aussi de tout ésotériste qui se respecte. J’en ai déjà parlé dans divers articles, mais c’est un sujet tel que plus on le pressure d’une manière particulière plus il en sort une substance onctueuse et nutritive.

 

Mesdames et Messieux les Maçons/nes, rosicruciens /nes, toutes celles et tous ceux qui fréquentent un temple sacré donc y compris certaines églises. Allez le soir seul/e dans votre temple, mettez-vous au milieu et regardez autour de vous cette forêt de symboles, regardez les biens, un à un sans penser à rien, à absolument rien ! gardez votre tête « vide » une minute. Soyez présent/e ici et maintenant et laissez passer une idée qui vous assaille et refaites le vide après pour continuer à regarder défiler sous vos yeux la gent symbolique dans votre silence. Soyez à l’écoute. Regardez, regardez encore de toute votre âme comme si vos yeux avaient le pouvoir de percer leur écorce pour saisir au-delà des mots leur vie secrète. Surtout ne cherchez point à les analyser, laissez leur vivre leur propre vie dans votre silence traversé parfois par – nuage noir déchiqueté par le vent – une pensée que s’en va vidée de sa substance.

Quand votre pensée analyse le symbole elle en fait une substance morte dont les spéculations peuvent s’étendre à l’infini sans livrer la moindre parcelle de sa profonde vérité.

À travers le silence vous découvrirez alors cette réalité profonde : ce n’est pas à vous de parler du symbole mais au symbole de parler en vous. Laissez les doctes avec les doctes, il n’y a aucun avenir avec eux, ils ne pourront jamais ouvrir les portes du suprasensible qui échappe à la dimension analytique et pratiquent de ce seul fait une contre initiation.

Soyons conscient/e que l’on vide les symboles de leurs richesses lorsqu’on essaie de les revêtir d’abstractions.

 

Ne nous égarons pas, dire que le monde est illusion ou que par la connaissance, nous pénétrons jusqu’à la vérité, c’est dire beaucoup, et pourtant bien peu. Chacune/un ressent à sa manière l’interprétation qu’il donne aux phrases précédentes. C’est pourquoi il faut parvenir à ce que le sang de l’âme circule à travers ces idées et conséquemment à travers les symboles qui les illustrent et les synthétisent d’une manière telle que l’esprit rationnel devient incapable de les comprendre. L’esprit des symboles n’est rien sans notre esprit. Le laisser se manifester en nous pour qu’il émerge et rencontre celui des symboles est l’entreprise initiatique fondamentale. Silence donc pour qu’émerge notre esprit, pour qu’il puisse observer le monde par la « fenêtre » de « l’athanor » et nous le traduire dans son langage. Ce langage sera fait de symboles imprégnés d’esprit dont l’interprétation ne pourra se réaliser que pas l’esprit lui-même. Si à la place de l’esprit se trouve la pensée, cette pensée fait mourir le symbole.

L’Homme n’est pas un être isolé. Ce qui s’exprime dans ses paroles et ses pensées est en relation avec tout le cosmos. Chaque mot, chaque sentiment, chaque pensée a un prolongement. Ainsi celle ou celui qui foule le sentier de la connaissance éprouve un fort sentiment de responsabilité qui lui dit :

« Toutes tes actions humaines ne se déroulent pas seulement à cet endroit isolé où tes lèvres prononcent des mots, où tu penses, ou ton cœur bat ; elles s’insèrent sans l’univers. Si tes actes sont féconds, ils sont féconds pour l’univers ; s’ils sont des erreurs destructrices, ils introduisent dans l’univers une force destructrice. »

Hors spéculer sur le symbole est une force destructrice. Aborder le symbole dans notre silence et notre cœur, l’écouter parler sans mots dans un silence parcouru de courant vitaux, cela nous pousse vers des régions plus hautes.

Ce que nous ressentons alors peut être traduit en mots et jugé à l’aune de notre raison. Mais ce ressentir change en fonction de chaque être, du trajet de son existence et de son devenir. Cette adaptation de l’esprit du symbole à l’esprit de chaque femme et de chaque homme caractérise son universalité.

N’étudions pas les symboles, apprenons à les écouter. Cette démarche est aussi essentielle pour un chercheur de la vie spirituelle que pour un artiste et même un scientifique.

 

À vous dans le silence universel ou scintillent les étoiles.

 

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