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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:49

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J’ai reçu un faire part de la parution d’un ouvrage qui pourrait intéresser certains lecteurs. Je ne saurais vous livrer pour l’instant une critique de ce livre qui, au premier abord, a l’air intéressant. Affaire à suivre donc.

 

Ce roman est de Jak BAZINO publié aux éditions Publibook (Mon Petit Editeur) sur l'alchimie birmane. Son titre :


Zawgyi, l’alchimiste de Birmanie


        Ce roman d’aventure initiatique (m’écrit l’auteur) a pour toile de fond la « Révolution de Safran », révolte des moines qui a secoué le Myanmar en 2007. A ce titre, le mois de septembre 2012 sera l’occasion de commémorer le cinquième anniversaire de cet épisode sanglant de l’histoire birmane.

La Birmanie connaît aujourd’hui une mutation politique inattendue, qui s’est concrétisée par la large victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie, parti du Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, aux élections législatives partielles d’avril 2012. Il est certain que nous continuerons à parler de la Birmanie dans les mois à venir dans les médias, comme c’est actuellement le cas avec la visite d’Aung San Suu Kyi en Europe.

        Cet ouvrage est le fruit de cinq ans de recherches et de travail sur les alchimies birmanes, indiennes et européennes, sur le Bouddhisme ésotérique et sur l’histoire de la Birmanie. A ces études théoriques sont venues s’ajouter les observations personnelles que j’ai pu faire tout au long des quatre années que j’ai passées dans ce pays et au cours des fréquents voyages qui j’y effectue encore. 

   
         Pendant mes séjours, j’ai pu visiter des régions et des sites encore fermés au tourisme, qu’il s’agisse de certaines zones ethniques reculées ou de la zone du gazoduc de Total. Ces pérégrinations et ma passion pour la photographie m’ont ainsi amené à collaborer à la rédaction du guide de voyages «To Myanmar with love», publié aux éditions Things Asian Press en 2009.


         Etant diplômé en sciences politique et en sociologie, je me suis également intéressé à l’histoire politique, aux structures sociales et à la philosophie du Myanmar, afin d’en apprendre davantage sur les courants qui transcendent la société birmane et sur l’essence de cette culture passionnante, riche et si différente de la nôtre.


         De même, j’ai voulu partager à travers cet ouvrage le chemin que m’ont fait suivre mes recherches et mon intérêt pour l’alchimie vers une certaine forme d’illumination, qui n’est pas sans rappeler parfois celle décrite dans les philosophies orientales.

         C’est cette longue initiation, mon amour de l’écriture et ma volonté de partager ma passion qui m’ont poussé à rédiger « Zawgyi, l’alchimiste de Birmanie ». Mon roman est aujourd’hui disponible à la vente sur les sites Internet de mon éditeur, d’Amazon et de la Fnac, ainsi que dans l’ensemble du réseau des librairies partenaires des éditions Publibook.


Avec toute mon amitié.

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 22:23

 

Histoire inspirée d'une certaine réalité.

 

La réalité se tisse à l’endroit dans les courants d’air,

Mais les argyronètes la tisse à l’envers sous l’eau.

 

Un dimanche des Rameaux fleurait le printemps avec ses campanules champêtre bariolées. Je me promenais aux environs de Rennes le Château en compagnie de mon filleul Michaël âgé de 9 ans et plein d’une verve qui l’habitait depuis sa naissance. Il avait voulu grimper jusqu’au dernier étage du donjon d’Arques, qui domine la vallée de la Rialsesse.

En compagnie de quelques touristes nous nous enfonçâmes dans l’escalier à vis qui nous conduisit jusqu’au sommet où la vision sublime me coupa le souffle. J’étais fasciné au point d’en oublier la présence de mon garnement qui profita de mon « absence » pour exercer, comme à l’accoutumée, ses talents de séducteurs. Il avait vite compris que les femmes étaient le « gibier » le plus facile. C’est d’ailleurs ainsi qu’il m’avait fait rencontrer des amis et qu’il avait découvert Quintin son aîné de quelques petites années devenu son meilleur ami. Je dois dire que ses choix, apparemment fruit du hasard, avaient un sens qui se manifestait dans le futur. Cependant je ne pouvais le laisser « draguer » comme un misérable orphelin l’une de ses dames dont j’entendais le rire juvénile en écourtant parler ce polisson en ses œuvres séductrices.

Je m’approchais donc de mon déluré au yeux étincelant qui aurait fait pâlir de jalousie Casanova en personne. Quand il m’aperçut il s’exclama surpris, comme si j’arrivais, déguisé en baba-cool, après plusieurs années d’errance dans les faubourgs de Katmandou : parrain !

À cette exclamation la dame me regarda surprise. J’en profitais pour m’excuser du désagrément causé par mon « adorable » filleul. Elle éclata de rire en me disant que c’était un bonheur de l’entendre parler… Je vous l’avais dit, il l’avait mise dans sa poche en moins de deux !

Cette dame flatta le charme de mon filleul, en s’étonnant de son exquise gentillesse. Désarmant !

Elle me dit qu’elle aurait aimé parler encore avec Mickael, si adorable, (ben, voyons !) mais qu’elle était attendue à Rennes les Bains.

-         Nous aussi nous y allons ! s’empressa de claironner Casanova junior. Vous êtes hébergée chez Rose ?

-         Je ne crois pas. Je suis dans une maison à côté du premier pont.

-         Mais la maison du pont, c’est chez Rose ! c’est aussi chez nous !

Voilà comment tournent les rencontres de Mickaël, elles ont une suite toujours surprenante comme si elles étaient préméditées.

Ainsi, à mon corps défendant, je me retrouvais avec une charmante voisine qui avait adopté mon sacripant de filleul qui contrariait mes plans car j’avais prévu une balade en solitaire pour me désintoxiquer de ces diarrhées verbales si chères à nos contemporains.

Le lendemain matin Mickaël fut placé en bout de table pour le petit-déjeuné. Sa joie fut à son comble quand Rose lui fit un baiser retentissant sur une joue pendant que notre nouvelle amie l’embrassait sur l’autre. Ah l’heureux élu !

Pendant qu’il dégustait son petit-déjeuné, la toute fraîche conquête de Mickael nous proposa une excursion du côté d’Arques. Attention ! je n’ai pas eu droit au chapitre, car l’affaire ne fut pas conclue par moi mais par le fiancé-marmot de cette dame. J’avais parfois l’impression que les rôles étaient inversés. Non ! Je ne promenais plus Mickaël, mais il me baladait et il faut voir comment !

En m'installant dans la voiture, je failli prendre la place de Cazanova sur le siège arrière. La dame fut prise d'un fou rire auquel il me fut impossible de résister, tandis que Michael sautait de joie en applaudissant. 
Nous voilà partis sur la route d'Arques. Cette fois, plus question de visiter le château pourtant enflammé par l'or du soleil, mais pour découvrir l’église à l'extérieur tout gris et de médiocre allure. Cette Dame semblait experte dans l’histoire de Rennes le Château puisqu’elle me montra la signature de Saunière, l’abbé richissime de Rennes le Château, derrière l’autel.

Je m’asseyais un moment sur un banc car j’ai ce besoin de méditer un peu quand je suis dans un lieu sacré. J’entendis le banc craquer à mon côté pendant que la dame s’agenouillait. Puis, d’une voix tranquille, la tête dans les mains, elle chuchota : « Vous seriez probablement intéressé par une cérémonie initiatique de haute teneur spirituelle ? »

Cette interrogation-proposition ne me plaisait pas. Elle sentait la bizarrerie ou la secte. Je n’aimais pas ce genre de racollage qui me faisait penser à ces grands cornets de surprise qui se révèlent, pratiquement vides quand on les ouvre. Semblant suivre le cours de mes pensées elle ajoutât : « Je ne vous présenterais personne. Vous serez là en spectateur, c’est tout ! » Je n’avais donc rien à perdre, et sans plus réfléchir j’acceptais. Tandis que mon filleul arrivait au triple galop, elle ajouta rapidement avec une moue espiègle : « Au lieu de me dire madame fort poliment dans le style vieille france, faites plutot comme Mickaël, appelez-moi Hermestine, c’est mon prénom. »  Elle tourna la tête comme pour masquer un rire. Bon sang, allez savoir pourquoi, j'avais l'impression qu'elle me prenait pour un duplicata du rosier de Madame Husson !

Dans la sacristie un tableau représentait la sainte famille avec un curieux détail, une dame âgée présentait à l’enfant jésus une poire.

Hermestine s’arrêta devant cette étrange peinture et fit tout haut un bref commentaires : « La poire c’est la pierre, et la pierre philosophale doit retourner à Dieu » Elle poursuivit pour répondre à ma surprise : « Votre filleul m’a dit que vous vous intéressez à l’alchimie ? » J’étais estomaqué car jamais de la vie je n’avais parlé à Mickaël de mes activités. Je n’ai pas trop essayé d’approfondir la question car je savais qu’il y avait derrière autre chose que le sois disant babillage d’un enfant. Cependant elle précisa que l’alchimie était son activité principale.

C’est le samedi qu’Hermestine, au nom prédestiné, nous proposa de nous conduire dans ce qu’elle appela une domus ecclesia. Devant une partie semi circulaire d'une grande pièce ou elle nous fit entrer, une rangée de banc était occupée par une trentaine d’hommes et de femmes qui nous tournaient le dos. Ils étaient vêtus d'une aube blanche avec capuchon. Ils ne se retournèrent pas à notre entrée. Presque au fond de la pièce Hermestine se plaça entre Mickaël et moi et me commenta à l’oreille ce que nous voyons.Un homme sans capuchon était debout à côté d'une sorte de bénitier de marbre blanc à moins que ce soit un baptistère.
A côté était un gros cierge.
Hermestine me commenta : "Le feu vient d’être allumé avec une pierre. C’est le feu de la pierre qui en alchimie désigne le sel des sages. Cinq grains d’encens sont enfoncés dans la cire du grand cierge sur lequel on peut lire la date de cette année entre les branches d’une croix qui n’est autre que le creuset. Ces cinq grains d’encens symbolisent le cinquième feu ou feu secret des alchimistes qui « fonctionne » en relation avec la valeur de l’adepte qui l’utilise. Les savants disent qu’il est en rapport direct avec le principe anthropique…"

Mickaël commençait à s’ennuyer et à trépigner sur sa chaise quand une dame s’approcha de lui et lui tendit la main qu’il prit avec une réelle avidité. Elle le conduisit à côté du célébrant et lui parla longuement à l’oreille. Puis, l’enfant explora tout ce que se trouvait là, disant bonjour aux un et aux autres. La cérémonie se poursuivit comme s’il n’était pas là. Hermestine se pencha vers moi : « Laissez venir à moi les petits enfants... Cela doit être respecté. Maintenant Mickaël va se calmer. » 

En effet après avoir observé minutieusement les cinq grains d’encens, il s’approcha d’un des assistants ou assistantes et, sans autre forme de procès, s’assit sur ses genoux. Il tournait vers nous son visage, illuminé par un grand sourire paisible.

Ensuite le célébrant traça une croix à la surface de l'eau contenue dans le baptistère, puis se tourna vers chacun des point cardinaux qu’il aspergea de sa main mouillée.

« C’est ici, me dit Hermestine, le lieu où la cérémonie exprime que l’eau va devenir le creuset, le creuset de la vie. Les quatre points cardinaux soulignent que tout travail alchimique ne doit pas perdre de vue la dimension universelle. »

L’office se poursuivit jusqu’à la jonction du feu (le cierge allumé) et de l’eau. Quand le cierge allumé fut enfoncé à trois reprises dans l’eau, Hermestine me glissa à l'oreille :

« C’est le point culminant de la cérémonie. Le feu symbolisé par un triangle équilatéral un sommet orienté vers le haut rencontre l’eau qui est un triangle équilatéral avec un sommet orienté vers le bas. A la surface de l'eau ils forment un losange. Puis leur rencontre va constituer une étoile à six branches appelée sceau de Salomon. Qui est le symbole de la pierre philosophale. »

Je restais un moment intrigué devant un symbolisme aussi riche et précis, et je lui demandais d’où provenait cette magnifique cérémonie.

« Mais, c’est la cérémonie que l’Église célébrait pendant les derniers mille cinq cents ans ! Évidemment, pour les fidèles elle était agrémentée de lectures pieuses d’autant plus copieuses que les ouailles éprouvaient le besoin de rester longtemps ensemble en ces époques où la radio et la télé n’existaient pas ! »

« Vous n’ignorez pas Hermestine que la plupart des alchimistes ne sont pas persuadés que l’Église ait pu être le véhicule d’un aussi riche symbolisme. D’ailleurs, soit ils se méfient d’elle soit, ils ont peur des anathèmes qu’elle lança contre ceux qui ne la considèrent pas comme l’unique chemin de salut. Évidemment je parle de l’Église catholique. »

Un voile de tristesse traversa son regard.

« L’alchimie commence par notre libération vis-à-vis de ces conditionnements, tout en conservant le sens du sacré ! »

Je n’osais encore m’avouer que j’étais fasciné par ce que je venais de voir et d’entendre. La curiosité aidant je lui demandais ce qu’était ce groupe.

« C’est un groupe très ancien de 33 membres. Il s'agit d'une Fondation d’Alchimistes. Leur véritable nom n’est utilisé qu’au sein du groupe, jamais à l’extérieur.»

Je lui fis remarquer qu’en la comptant elle, ils n’étaient que 32.

« Oui, l’un de nos frères est très malade. Il est même à l’article de la mort. »

Donc, ils cherchaient un remplaçant et ce remplaçant avait de fortes chances d’être votre serviteur. De toute manière mes connaissances en alchimie étaient  largement insuffisentes pour être choisi. Sans que je le lui demande, elle répondit à mon interrogation.

« Tout nouvel adhérent est formé. Mon rôle est d’assumer cette tache. »

« Si j’ai bien compris, notre rencontre n’était pas fortuite. Mais comment cela est possible ? » Elle n’eut pas le temps de répondre car Mickael fit irruption en sautillant et m’adressa une question : « Parrain, pourquoi le bon Dieu parle dans ma tête ? »

Je ne sus que répondre tant j’étais sidéré. Hermestine lui répondit à ma place : « Pour que tu l’écoutes et que tu sois très sage. »

 

(Attention cet article est protégé car extrait d’un de mes livres)

 

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