Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
(Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de
leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)
L’analogie et l’univers holoscopique
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et article est en rapport étroit avec celui qui précède intitulé « L’analogie et l’univers holographique ». Nous pouvons dire que l’holoscopie est la conséquence directe de l’holographie. Ce mot comporte en effet le terme hologramme. Il est composé aussi du mot scope qui signifie voir (cf. télescope, périscope, épiscope…)
De ce fait, la vision holoscopique consiste à savoir observer le monde dans sa structure holographique où la totalité est présente partout.
Donc, pour être intégré à notre univers holoscopique nous ne pouvons que suivre les conseils du psychologue André Demailly (Maitre de conférence à l’Université Paul Valéry de Montpellier) et du Professeur Daniel Fabre (du Laboratoire de Neuro Physiologie sensorielle de L’Université des Sciences et Techniques du Languedoc) quand ils disent qu’il est nécessaire d’essayer « de penser de telle manière que ce que l’on étudie en détail soit la représentation du tout »
Évidemment, convenons-en, cela est plus facile à dire qu’à faire. Pour mieux saisir ce qu’est cette manière de penser, il est d’abord nécessaire de savoir comment notre cerveau pense. Sans nous perdre dans les méandres d’un exposé psychologique ou encore dans l’explication ardue d’un processus neurophysiologique, disons brièvement et sans aborder les références que vous pourrez trouver dans mon livre « holoscopie de la spiritualité occidentale » que nos encéphales cérébraux pensent différemment. L’encéphale gauche est le support de la pensée rationnelle et le droit est le siège de la pensée globale. Pour fixer les idées le gauche s’occupe du détail et le droit du général. Cette répartition des tâches ne concerne pas uniquement le cerveau. Nous la trouvons également dans l’œil ou la partie analytique de la rétine ou fovéa, constituée de cellules spécialisées dans la vision précise, nous permettant de lire, et les cellules périphériques, spécialisées dans la vision globale. Le plus curieux sont les expressions particulières utilisées lorsque l’on a compris, quand nous disons : « je vois ! », « c’est clair », « c’est lumineux ! ». C’est comme s’il existait une curieuse relation, qui reste à trouver, entre la vision et la pensée. L’analogie de structure provoque-t-elle un lien entre les processus psychiques et la vision, cela indépendamment de la structure biologique ? À moins que cette analogie provoque une mystérieuse résonance qui met en harmonie la vision et la pensée ?
En réalité, notre Univers étant de structure holographique il est normal que tout ce qui le constitue laisse apparaître d’une manière ou d’une autre la dimension holoscopique. Ainsi, chaque être vivant est un individu (qui ne peut être divisé) et pourtant chacune des milliards de cellules qui le constituent contient en potentialité, dans son patrimoine génétique, l’individu entier.
Donc, pour découvrir la forme holoscopique (hologramorphisme) de tout ce qui nous entoure il est essentiel de réapprendre à penser. Nous sommes habitués à réfléchir de la même manière que la fovéa analytique de notre œil. Nous n’utilisons que notre pensée rationnelle. Nous analysons, mais le reste, le sens de la globalité est en friche. C’est donc tout l’hémisphère cérébral droit qui est en sommeil. Or, sa richesse est considérable puisqu’il est le support biologique de 90 % de notre intelligence. Pour l’utiliser il faut d’abord savoir que cet hémisphère est muet. Il ne peut communiquer des ordres à nos organes phonatoires, comme le fait fort bien l’hémisphère cérébral gauche. Je veux dire qu’il ne peut entrer en action que si l’on accède au silence de la pensée. Nous retrouvons là les techniques orientales de vacuité, technique que l’Église Chrétienne (sauf dans certains monastères) a éradiquée.
Oui, apprendre le silence de la pensée c’est communiquer avec notre hémisphère cérébral droit qui nous informe d’une manière intuitive sur la dimension holoscopique de tout ce qui nous entoure.
Comme la manière de penser change on parle alors de métanoïa ou métamorphose de la pensée. Ces choses simples conduisent aux plus hauts niveaux initiatiques, mais il y a… du pain sur la planche. Ceux qu’y s’y attèlent progressent considérablement. Je souhaite à toute et à tous d’y parvenir.