Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 16:15

 

Le profond mystère des trois luminaires est celui des trois points maçonniques dont généralement les francs maçons ne peuvent saisir qu’une dimension spéculative dans laquelle ils évoluent. J’entant le phénomène spéculatif comme analyse théorique et abstraite, des symboles, diamétralement opposée celle de l’univers artistique, intuitif, spirituel, alchimique et mystique essentiellement surrationnel fort bien décrit actuellement par les neurosciences.

La manière maçonnique de procéder se réduit donc à l’étude du symbole pour le symbole, sans quitter l’univers intellectuel et rationaliste, de ce seul fait essentiellement psycho-« spirituel » et donc essentiellement matérialiste. En ce domaine, soyons-en sur  aucun chemin ne saurait mener à Rome mais dans le désert de Goobie, ou le Sahara, comme je l’explique dans Holoscopie de la spiritualité Occidentale.

A travers l’alchimie j’ai tenté, il y a quelques années déjà, une approche plus fondamentale mais certaines références me manquaient pour exposer la totalité du sens primordial de la triade, sens d’où résulte l’alchimie au laboratoire avec toute sa dimension cosmique.

 

Il y avait longtemps que je n’avais sorti de sa bibliothèque  mon vénérable livre de Jules Boucher La symbolique maçonnique de 1948 qui commence à être fatiguée, car le dos de cette troisième édition se déplume inexorablement comme le coup de certains poulets.

Je l’ai ouvert au hasard, avec les précautions d’usage lié à ses 64 ans de vénérable retraité, pour me trouver face au tableau d’Apprenti agrémenté de ses divers outils et qu’actuellement on pose sur le damier des loges quand vient le moment de l’étudier.

 

Je regarde d’un œil peu amène les Francs Maçons. J’entends d’ici les récriminations acerbes des adeptes endimanchés : « propos inadmissible pour un in-connaissant, un ignorant dans l’erreur, un vulgaire non-initié ! » me crient courroucés  les petits frères haut gradés qui ajoutent la moutarde au nez : « Et en plus vous accompagnez votre fausse accusation, totalement infondée et facétieuse, d’un discours d’une inconvenante et sacrilège espièglerie ! ».

Que voulez-vous que j’y face si les maçon ne sont pas la maçonnerie ? On trouve les mêmes dérives dans le Catholicisme et l’Orthodoxies ou ni l’un ni l’autre ne sont  le christianisme. Comprenez-vous pourquoi je suis un électron libre de l’actuel ésotérisme de fantaisie et de la chrétienté dénaturée?

Donc j’aime la Franc Maçonnerie, son substrat primitif, et non pas ce que les maçons en ont fait. J’aime ses symboles d’une subtilité telle qu’ils plongent leurs racines au cœur de la connaissance et dans celui des hiérarchies céleste jusqu’à l’Architecte Fondateur.

Fort heureusement ces symboles transcendants   restent incompréhensibles quant un embryon de sagesse n’est pas au rendez-vous. Aussi leur interprétation usuelle se limite-elles à de pauvres spéculations « spirituo-psychologique » ou tantôt C.G. Jung, tantôt Freud ou René Guénon se disputent un strapontin.  Ce procédé est bien connu par les astrologues, tarologues, numérologues et géomanciens qui ont cette remarquable capacité de trouver un sens là où il n’y en a pas.

Peuh ! Vous avez raison, cher maître, ça ne vaut peut-être pas grand-chose ce que je vous raconte. C’est vrai que l’on ne peut juger convenablement un initié ou un zombi que de l’intérieur. Vous voyez, je suis concilient et reconnait sans ambages, tout comme vous je présume, que nul n’a la science infuse.

Nos bretteurs de l’ésotérisme feintent avec les mots.  Irrité par  l’incompréhension du discours simple de l’âme qui s’ouvre à d’infinies grandeurs.

 Ceci pour vous dire que je n’ai pas l’intention de traverser un marécage pour vous exposer le sens des trois points. Mais, malgré mes vilaines remarques impossibles à maitriser (je ne vénère personne sauf Le Grand Architecte de l’Univers et le Christ), je suis très heureux de partager avec vous ce que j’ai pu glaner quelle que soit votre obédience.

Rassurez-vous, cher écorchés, j’ai un caractère de cochon et en plus je suis hérétique autant pour l’Eglise que pour les doctes assemblées… Tant il est vrai que je me complais dans l’inconfort de l’entre deux chaises mais quelle ivresse, quels rires tonitruants d’être un caillou dans votre soulier !

 

tableau d'apprentit-01-copie-1

 

C

e tableau d’Apprenti comporte une particularité dans sa partie haute, correspondant à l’Est. Là on peut voir une fenêtre à plein cintre grillagée en losange où théoriquement le soleil levant fait pénétrer ses rayons qui se posent sur la planche à tracer (rectangle dans lequel sont dessiné une sorte de carré et un X) qui est exactement au-dessous de cette fenêtre pour recevoir la lumière.

A droite de ce grillage se trouve le soleil, à gauche la lune.

L’étrangeté de cette représentation est que si le soleil se montre par la fenêtre, pour éclairer la « planche à tracer », il ne saurait être aussi à droite de la fenêtre en opposition à la lune qui est à gauche. En d’autres termes si le soleil est à droite (Sud-Est) il ne saurait être au milieu (à l’Est), à moins que nos pères, férus d’alchimie et de spagirie, aient voulu insinuer qu’il existe un troisième luminaire !

A mon grand étonnement voilà que notre cher Jules Boucher nous parle justement de trois luminaires ! Et là il confond un Vénérable de Loge (aussi brillant soit-il)  avec une lumière ! ! ! Permettez-moi, malgré tout mon respect, d’en douter. A moins d’opter pour un symbolisme bon marché sans réelle portée, croyez moi ou non, cela me parait tiré par les cheveux et dissimule autre chose que ne pouvaient dire, pour diverses raisons, les fondateurs du rituel en rapport direct avec l’énergie vitale :

« Les trois luminaires de la loge sont, d’après les anciens rituels, le Soleil, la Lune et le Maitre de la  Loge. » (Page  178)

Nous voyons bien qu’il y a aiguille sous roche puisque Boucher prend soin de laisser la responsabilité de ses dires à de vagues anciens rituels dont, contrairement à l’accoutumée, il ne cité aucune référence et ne rejette pas de notes en pied de page. C’est donc une façon élégante de dire : « n’essayez pas de comprendre. Mettez ça dans votre poche avec un mouchoir par-dessus ! ». En qualité d’ami de Fulcanelli il ne pouvait trop parler de la structure de notre système solaire qui permet de saisir une diffusion particulière de l’énergie vitale, et aussi de dévoiler le mystère alchimique des trois points de la Franc-maçonnerie. C’est, je crois, la raison de sa discrétion embarrassée.

 

Soleil et lune sont « les deux yeux de notre cosmos » disent les vieux maîtres mais, n’y aurait-il que deux yeux dans notre cosmos ?

Si nous nous fions à la loi universelle de correspondances il semblerait que non !

 En effet, chez les humains tous le monde connait la glande pinéale (en forme de pigne d’où son nom) ou épiphyse (située dans la partie supérieure – préfixe « épi », dessus – du cerveau) qui émerge entre les deux hémisphères cérébraux. Ce serait les restes d’un œil qui existe chez les reptiles et les oiseaux sous la peau de leur crâne. C’est le fameux troisième œil de toutes les traditions ésotériques, ce qui a fait parfois qualifier l’Homme de « fils du serpent »… capable de comprendre le langage des oiseaux. Je ne m’appesantirais pas sur les traditions multiples à ce propos, qui ne sont pas toujours des vues de l’esprit.

L’activité de la glande pinéale consiste à sécréter, la NUIT, l’hormone mélatonine qui régule les rythmes biologiques veille-sommeil et aussi rythmes saisonniers. Elle adapte le corps à l’harmonie des cadences du « vaisseau spatial » Terre. Il faut retenir que cela se fait la nuit même chez les animaux à vie nocturne, ce qui laisse supposer un harmonisateur actif dans la phase obscure du rythme de 24 heures.

L’existence du troisième œil sur le plan biologique  est liée à un « troisième œil » cosmique ou troisième luminaire. C’est ainsi que nous abordons le mystère et la raison d’être des trois point maçonniques qui n’étaient pas ignorés des sages alchimistes fondateurs qui savaient tailler dans la nuit de leur  laboratoire la pierre philosophale.

Mais certains artistes on su, mieux que personne, traduire l’existence de ce « troisième œil cosmique » tel le grand initié Albert Dürer (En Allemand Albrecht Dürer der Jüger qui vécu de 1471 à 1528) avec sa gravure « Mélancolia SI » qui en est une représentation des plus rare et significative.

MELANCOLIA DE DURER

Cette gravure complexe est un concentré de symboles sans pareil que beaucoup on tenté d’interpréter. Evidemment je ne vais pas me comparer à ces spécialiste, mais permettez-moi de vous donner une opinion succincte de l’essentiel de cette création issue de l’imagination fertile d’un peintre, graveur, mathématicien et linguiste et ésotériste aux connaissances exceptionnelles qui donne une valeur  multidimensionnelle, et donc inaccoutumée, à cette œuvre réalisée aux portes de la Renaissance. Dois-je spécifier qu’ici le terme multidimensionnel n’est pas une formule littéraire ?

Nous sommes au pied d’un chantier de construction d’une sorte de tour où l’échelle montre le moyen d’accès, pour les ouvriers, dans la partie haute qui n’est pas représentée. Inutile de préciser que tout se passe en hauteur, dans tous les sens du terme. Cela par opposition avec notre bas monde.

Au pied de cette bâtisse en cours de réparation, des outils dans un grand désordre confirment, s’il le fallait, que nous sommes bien dans un chantier.

Au milieu de ce fouillis un ange, tenant un compas, semble attendre depuis pas mal de temps un phénomène qu’il observe derrière un polyèdre pourvu de deux faces triangulaires, un en haut, l’autre en bas, ce qui exprime le fameux « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » de la table d‘émeraude et caractérise, de ce fait, comme alchimique le creuset qui est à côté et que surveille l’ange dont la posture montre qu’il s’ennuie ferme à « poireauter » ! A côté de lui un angelot, assis sur une meule cassée, que l’on vient de retirer du chantier, prend consciencieusement des notes. Dresse-t-il une liste ? Il semble donc que nous soyons au pied d’un moulin à eau en réparation.

Inutile de préciser que l’image d’un angelot assis sur une meule ne manque pas de rappeler cette « meule » que nous faisons tourner durant  toute notre vie biologique tandis que le petit joufflu nous inscrit ou non sur le livre de Vie.

Le compas est constitué par trois parties essentielles inséparables des deux branches : les deux pointes et l’articulation.

L’une des pointes est « solaire » et se place donc, comme le soleil avec son cortège planétaire, au centre du cercle que l’on désire tracer. L’autre pointe sera « lunaire » ou planétaire et se déplacera autour du soleil central. Mais le plus important reste l’articulation des deux branches. Il faut remarquer que cabalistiquement « l’articulation » est « l’art en action ». Mais jules Boucher dans son tableau d’apprenti a poussé la divulgation jusqu’à représenter l’articulation du compas d’une manière analogue (avec deux cercles) au soleil du tableau. On peut donc dire que ce soleil est celui qui agit sur l’art, c’est art n’est autre que l’alchimie. Le soleil de l’art est dont le troisième point de la triade maçonnique.

L’ange porteur d’un trousseau de clés est donc la clé par son compas et sa large ceinture aux motifs entrecroisés.

On peut lire dans Le mystère des Cathédrales de Fulcanelli ce commentaire très instructif à propos du saint Christophe de l’hôtel Lallemant à Bourges qui porte exactement la même ceinture à motifs entrecroisés que notre ange[1] :

« La ceinture est piquée  de lignes entrecroisées semblables à celles que représente la surface du dissolvant lorsqu’il a été canoniquement préparé. Tel est le Signe, que nous les Philosophes reconnaissent pour marquer, extérieurement, la vertu, la perfection, l’extrême pureté intrinsèque de leur substance mercurielle. (…) Tout le travail de l’art consiste à évertuer ce mercure jusqu »à ce qu’il soit revêtu du signe indiqué. Et ce signe, les vieux auteurs l’on appelé Sceau d’Hermès, Sel des Sages (Sel mis pour Scel), (…) la marque et l’empreinte du Tout-Puissant, sa signature, puis encore Etoile des Mages, Etoile polaire, etc. » p139 edit. 1964.

L’étoile de la composition, la pureté de l’ange et ses clés se prête parfaitement au port de ce signe qui est la clé du grand œuvre alchimique.

Mais outre la ceinture nous avons à ses pieds quatre clous qui précisent la voie du creuset, ou du régule étoilé, comme l’indique sans ambigüité celui que surveille notre ange en s’ennuyant à point fermé ! Nous laissons aux historiens le soin d’étudier cette œuvre alchimique telle que la concevait le génial Isaac Newton. Pour cela compulsant les textes suivants [University Library. Cambridge, Collection Portsmouth MS Add. 3975, f.42 r, v (pagination de Newton, p. 81-82)] 

Comme je ne suis pas Anglophone, je préfère me référer aux livres de Philalèthe annotés par Newton lui-même :

« Faites rougir en un creuset 250 g de pointe de clou de maréchal, et quand vous croyez qu’ils veulent fondre jetez dans le creuset 15 g d’antimoine… »

Ceci pour vous dire que les clous en question sont au pied de l’ange et comble d’humour, notre habitat céleste est assis sur cet instrument à vent qu’est le soufflet qui montre son extrémité dépassant au bas de son ample robe.

 

Sur la bâtisse sont disposés des objets tellement insolites que leur valeur ne peut qu’être symbolique. En voici la liste succincte :

Un carré magique de 16 cases.

Une cloche.

Un sablier et au-dessus un cadrant solaire.

Une balance.

Sur la partie gauche sont disposés ;

Un polyèdre à deux faces triangulaires.

Un chien couché en boule.

Une boule.

A l’horizon sur terre :

Un grand fleuve ou la mer aux eaux étales.

Un village de pécheurs.

A l’horizon dans le ciel :

Un soleil irradiant une lumière noire.

Une sorte d’arc-en-ciel.

Une chauve-souris portant sur ses ailes ouvertes un phylactère sur lequel on peut lire le mot « MELANCOLIA SI »

Evidemment mon propos n’est pas d’analyser tout ces détails. Je me limiterais à signaler ce qui est nécessaire pour mener à bien l’explication des trois points « alchimico- maçonniques ».

Le carré magique de 16 cases est appelle carré magique de Jupiter. Il semble que le choix de cette figure par Durer fut liée aux deux des cases du bas donnent l’année de création de cette œuvre… cependant rien de moins certain, car 1513+1514=3027, ce qui signale une valeur liée à 30 qui est capitale ici ! Quant à la figure joignant les nombres successifs elle forme deux étoiles à l’image des deux « soleils » de l’image : le « noir » sur l’horizon et le « blanc » à droite de l’image comme le montre les ombres portées.

Carré magique 16

Les deux étoiles à 8 branches du carré magique à 16 cases.


Le compas et le « soleil noir ». Le compas tenu par l’ange est des plus expressifs puisque l’écartement de ses branches a  la même valeur que la hauteur du « soleil noir » sur l’horizon. Durer désigne donc un phénomène céleste précis. Lequel est-il ? Il est bien évident que ce n’est  pas une comète, comme l’affirme Louis Barmon prétextant que l’une d’elle traversa le ciel occidental en 1513 et 1514. La concordance entre l’ouverture du compas avec l’élévation de l’astre sur l’horizon ne peut que désigner une étoile fixe bien définie, un astre cependant invisible (comme l’est d’habitude un ange) véritable « soleil noir » qui culmine à  30° au-dessus de l’horizon, d’où le nombre 3027 fruit de la somme de 1515+1514.

Evidemment personne n’a vu un pareil « soleil ». Justement Dürer exprime bien qu’il est invisible. L’arc-en-ciel n’en est pas un. C’est un reflet, une auréole formée par les rayons de l’astre sur ce que l’on peut comparer à une vitre posée verticalement sur l’horizon. Le soleil est de l’autre côté de cet interface, de cette « vitre » qui sépare deux mondes, avec la chauve-souris (animal nocturne) dont elle semble issue. Ce « soleil » invisible (situé dans une autre dimension) ne projette pas de rayons visibles sur les objets de la gravure.

C’est donc un astre à irradiation invisible, d’où sa représentation en « soleil noir ».

Cette connaissance très rare, de cet artiste exceptionnel, provient de la perception du peintre dont Goethe reconnaissait cette naïveté qui caractérise ceux qui voient le monde autrement. Point de secrets issus des Rose-Croix ou de la Franc-maçonnerie. C’est une connaissance liée à l’état d’âme, à la manière d’être et non à des communications confidentielles.

Seul quelque mystiques en parlent qui sont lu et incompris car leur précepte est trop simple pour des personnages aussi grand que des ésotéristes chevronnés et souvent breloqués. Vous voyez, chers/res amie/es je suis toujours aussi iconoclaste envers les galonnés joliment décorés!

Mais retournons à nos moutons pour parler d’un homme, d’un grand mystique qui s’est éteint en 1905 à Lyon. Ses parents savoyards étaient pauvres, aussi ils l’envoyèrent à Lyon chez un oncle qui était boucher où il gagna sa vie durant son jeune âge pour ensuite s’inscrire à la Faculté de médecine. C’était un homme qui guérissant les malades sans médicaments, sans magnétisme ni salamalec.

Je n’en finirais plus d’énumérer ses distinction que se soit celle de la légion d’honneur, de sa nomination de membre correspondant de l’Académie Christophe Colomb de Marseille (Beaux-Arts, Science, Littérature, Industrie). Celle de la ville italienne d’Acrib qui le fit citoyen d’honneur. Quant à la Croix Rouge Française elle l’inscrivit sur son livre d’Or comme officier d’Honneur. En 1886 il est nommé Membre Protecteur de l’Académie Mont-Réal de Toulouse. Quant à l’Académie Royale de Rome elle lui conféra le titre de Docteur en Médecine honoraire. Etc. Et tout cela, plus d’autres distinctions par le prince de Monténégro et le Tsar de Russie, pour les guérisons multiples et toutes sortes d’aides humanitaires.

Cet homme, fut méprisé et appelé charcutier charlatan, à la télévision, par un individu que tout le monde connaît à Rennes le Château, c’est celui qui fit courir des mensonges en qualité de plume assujettie à l’esbrouferie célèbre du « Prieuré de Sion ». Vous l’avez compris c’est Gérard de Sèdes qui ne pouvait pas « piffrer » cet homme hors du commun qui réduisait à néant ses prétentions ésotériques… et malgré cela son filleul le docteur Philippe Encausse (le fils du docteur Gérard Encausse dit Papus) écrivit un livre sur sa vie et ses fait. Savez-vous ce qu’il arriva ? Ces abrutis de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, ceux de la Société des Gens de Lettre et pour couronner le tout les gagas de l’Académie Française le récompensèrent ! ! ! Je ne sais pas si Gérard de Sèdes a pu avaler la pilule… La méchanceté et la calomnie m’ont toujours révoltés alors j’essaye maladroitement de réparer l’œuvre des mauvaises langues en informant le mieux possible.  Avec toutes les fausses informations que diffusa Gérard de Sèdes, de son propre chef et sous l’égide du prieuré de Sion, il y aurait peut-être de quoi remplir pas mal de poubelles du département de l’Aude… J’exagère évidemment ! Cependant des auteurs connus dans le monde entier ont écrit des balourdises en croyant ce pauvre manipulé, comme ce fut le cas pour les rédacteurs des deux gros livres Le Message et L’Enigme Sacrée des anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln. Pour réaliser l’importance de ces détritus de l’histoire n’oublions pas le fameux Da Vinci Code, de Dan Brown, ce spécialiste bidon du symbolisme qui plie la réalité jusqu’à tordre le méridien de Paris pour le faire passer sur sa blanche Albion !    

Mon naturel grincheux reprend du poil de la bête ! Fichtre, qu’est-ce que je suis en pétard. Ben oui j’aime énormément Philippe NIZIER pour sa profonde valeur spirituelle et sa connaissance immense directement liée à l’Esprit et aux puissances de création.

Je fais office d’informateur. Donc je ne saurais influencer votre état d’âme, vis-à-vis de ce grand mystique, entre charlatanisme,  incertitude ou adhésion. 

En toute impartialité je me dois de vous citer quelques passage de l’ouvrage du docteur Philippe Encausse primé par trois académies et de celui d’Alfred Haehl qui suivit l’enseignement de Philippe Nizier, que ses amis appelaient maître, et fut témoin de multiples guérisons et faits extraordinaires :

« Le professeur Brouardel, de la Faculté de Médecine de Paris, est venu se rendre compte de ce que faisait M. Philippe. Il y avait dans la salle une malade haletante, marchant à grand-peine, fortement enflée du ventre et des jambes, qui attira l’attention du professeur. M. Philippe pria ce dernier d’examiner la pauvre femme dans une pièce contiguë à la salle des séances. « Eh bien ! dit-il au professeur, que pensez-vous de cette femme ? » Celui-ci expliqua que cette personne souffrait d’hydropisie généralisée et qu’elle n’avait probablement que quelques jours à vivre. Lorsque la femme revint dans la salle, soutenue par les élèves, elle avançait avec la plus extrême difficulté ; sa respiration courte et oppressée faisait mal à entendre. « Marche ! » lui dit M. Philippe. « Mais je ne peux pas ! – Marche plus vite ! » Et voici qu’au bout d’un instant, sa marche hésitante se fit plus aisée, et elle s’écria joyeusement : « Et maintenant je vais danser ! » Tout en retenant ses vêtements devenus subitement beaucoup trop amples. L’enflure du ventre avait disparue comme celle des jambes ; la joie de vivre était revenue dans son corps que la Faculté avait condamné un instant auparavant. Et il n’y avait sur le plancher aucune trace d’eau. Le professeur Brouadel s’avança vers M. Philippe et lui dit : « Je m’incline, mais la science ne peut comprendre ce qui vient de se passer ». Puis, saluant M. Philippe et les témoins, il se retira. »

Un second exemple donnera une idée des capacités de Philippe NIZIER :

« Un homme de trente-cinq ans avait reçu un coup de pied de cheval à l’épaule gauche qui lui avait brisé la clavicule. Il avait été opéré et des fragments d’os lui avaient été enlevés. Depuis un an il avait le bras rigide. Le Maître lui dit qu’on ferait quelque chose pour lui et il ajouta : « Vous vous souvenez de ce malade qui est venu à la séance avec un doigt coupé qu’il avait mis dans sa poche ? ». Plusieurs personnes présentes répondirent affirmativement. « Vous vous rappelez qu’il revint ensuite avec son doigt entier et guérit ; et bien ! il va en être de même pour cet homme, les os de son épaule repousseront et il pourra se servir de son bras ». Quelques instant après, M. Philippe demanda au malade : « Trouves-tu un mieux à ton bras ? – Oui. – En es-tu sûr ? » Il répondit encore affirmativement. En effet nous pouvions tous voir cet homme mouvoir son bras et sa main. »

Un troisième et dernier exemple donnera une idée de la dimension de cet être élevé dans la hiérarchie spirituelle qui n’est plus de l’ordre de la guérison mais de la mort :

« Un jeune homme nommé Fier, qui avait un goitre, avais fait demande au Maître pour sa guérison.

       A quoi bon, dans un an il doit partir de l’autre côté.

Après cette réponse catégorique j’osais insister en lui disant : « Malgré tout je vous en supplie, ô Maître, daignez guérir Fier de son goitre ». Quelques jours plus tard, je vis Fier venir à moi et me remercier d’avoir obtenu sa guérison. Je lui fis remarquer que le Maître seul devait être remercié.

Un an plus tard, le Maitre me dit : « Fier est bien malade ; veuillez aller voir si sa mère a quelque besoin ».

Je me rendis auprès de Fier qui était au plus mal. Sa mère en pleurant me dit : « Vous voyez ma triste situation ; non seulement mon père que vous voyez malade est au lit depuis longtemps mais mon fils est à ses derniers moments. Cette nuit je vais sans doute me trouver toute seule et j’appréhende de le voir mourir ».

Je fis tous mes efforts pour réconforter cette pauvre mère et, au moment ou je lui disais que le Maitre m’envoyait à elle, le Maître entrait et, s’approchant du lit de Fier, il dit après quelques secondes de silence : « Fier, regarde ».

Et élevant la main il lui désigna un endroit.

-         Vois-tu ce que je te montre ?

-         Oh que c’est beau !

-         C’est beau ! c’est là que tu vas aller. N’oublie pas, lorsque tu seras là, ceux que tu laisses ici-bas.

Puis après quelques secondes, le Maitre dit au jeune homme : « Fier, rend-moi ton âme ».

A ce moment, Fier, dont un sourire baignait les lèvres, poussa un profond soupir et rendit son âme à celui qui là lui demandait.

Mme Boudarel, Mlle Félicie, ainsi que la mère de Fier étaient présentes. »

 

Outre ces capacités, directement liés à sa profonde et puissante spiritualité christocentrique, Maître Philippe (n’en déplaise aux thuriféraires de Gérard de Sèdes et de René Guénon) avait connaissance des lois de l’univers. Il va donc éclairer notre lanterne sur le sens caché de l’œuvre d’Albert Durer :

« Le jour ; il y a le soleil qui donne la vie et la force à la matière et aux organes qui travaillent la nuit. La nuit, il y a un autre soleil ; il donne lui aussi la vie et la force à la matière et aux organes qui travaillent le jour. C’est le soleil des morts, c’est-à-dire de ceux qui, quoique vivants, ne peuvent voir l’autre lumière. Il émet des rayons invisibles qui traversent toutes choses. »

Outre la compréhension de l’origine du ying et du Yang des orientaux nous saisissons pourquoi nous reprenons nos forces la nuit et pourquoi le processus de guérison des malades se déroule la nuit…

Par ailleurs le travail de l’alchimiste nécessite, pour « tailler » la pierre le « burin » particulier de cette énergie solaire, d’où le creuset à côté du polyèdre dans la gravure mélancolisa SI de Dürer. De ce fait pour ne pas perturber sa transmission à la matière ce rayonnement ne doit pas interférerez avec des ondes électromagnétiques générées par tout appareil électrique. Cette précaution est valide pour toutes les voies alchimiques et de ce fait le laboratoire ne peut être éclairé qu’avec des bougies ou par la lueur lunaire. Nous retrouvons là les bougies du cabinet de « réflexion » de la Franc-maçonnerie où le crâne, posé sur une table et la noirceur du lieu, est en directe relation avec la lumière « noire » des « morts ».

Maître Philippe poursuis :

« Ce soleil n’est pas noir, quoi qu’en disent les Hindous, il est lumineux comme l’autre. Il luit dans les ténèbres et nous ne le connaissons pas. »

C’est exactement le sens de l’Evangile de Jean :

« Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des Hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’on point reçues…

Cette lumière était la véritable lumière… » (Jean I, 1-9)

Le prêtre catholique récitait ce passage à la fin de la messe Tridentine, analogue à la fin des temps lors de la réintégration des être symbolisé par le retour à la sacristie. Car le mot messe veut dire renvoi. Retour de l’endroit d’où nous venons, autant dans nos foyers que dans une vie qui est réellement la notre et que nous avons quitté. Evidemment ce que je dis là ne fait que compléter les interprétations diverses de cette citation. Tout texte mystique possède, par sa surrationalité, des explications de différents niveaux, parfois intellectuellement insaisissables, qui s’interpénètrent et se révèlent en fonction de l’attitude de chacun…

« Il sera visible pour les hommes au renouvellement des choses. Dès maintenant il est sur l’horizon, à un angle de 35°environ. C’est la vraie lumière…

Outre la confirmation des paroles de St Jean, nous voyons la correspondance avec l’ouverture du compas (cher aux francs-maçons) de l’ange de la gravure et l’élévation du soleil dont la noirceur est confirmée par la chauve-souris tenant son phylactère sur lequel on lit « MELANCOLIA SI. »

Certes cela n’est pas étranger à l’œuvre au noir alchimique nécessitant cette lumière invisible mais finalement ce n’est pas là le principal mais bien ce troisième luminaire, avec le soleil et la lune, qui est un  « vénérable » inconnu (qui doit être vénéré) devenu le point situé au sommet du triangle qui caractérise les frères du soleil noir et donc les frères alchimistes ou frères à trois points…  

Evidemment cet article succinct ne fait que compléter les précédents que j’ai écrits sur les trois points alchimiques.

La Franc Maçonnerie et son symbolisme alchimique est dépositaire de richesses insoupçonnées. La loi d’analogie et celles des correspondances qui établissent des liens entre ce que nous connaissons et ce que nous ne connaissons pas nous réserve bien des surprises. Ce que nous considérons comme impossible ne l’est pas systématiquement. Pour accéder à cet impossible, tel le monde des causes, le seul chemin est la simplicité. L’Homme doit se débarrasser d’un carcan qu’il s’est infligé à lui même au fil des siècles, c’est celui de sa complaisance dans l’abstraction et la complexité. Il suffit d’observer notre système administratif pour découvrir cette lèpre qui ronge tous les domaines de notre vie et les spécialistes des sciences en meurent étouffés, aveugles puis condescendants. Ce n’est donc pas sans raisons que le « Claudo » de Nazareth a dit un jour : « Laissez venir à moi les petits enfants ». Mais enfin, je ne vais pas vous faire l‘injure de vous raconter ce qui vous reste à faire !

A la gloire des trois luminaires, des trois points et du creuset des alchimistes qui nous tire vers le haut en nous ouvrant les portes de l’univers suprasensible et de sa tangible existence.

 

« MORT, OU EST TA VICTOIRE ? MORT, OU EST TON AIGUILLON ? »

(Premier épitre aux Corinthiens. XV, 51-58)

 

 

Avec toute mon amitié.

 

Bibliographie 

La symbolique maçonnique, J. Boucher, éditions Dervy. 1948 (réédité)

Le mystère des Cathédrales de Fulcanelli.

Les demeures philosophales de Fulcanelli.

La lumière du chemin, Isha Schawaller de Lubicz.

La Maitre Philippe de Lyon, Docteur Philippe Encausse, Editions Traditionnelles, 1988.

Vie et paroles du Maître Philippe. Alfred Haehl. Editions Dervy, 1980.

 



[1] Motifs entrecroisés que l’on retrouve aussi sur les fenêtres des tableaux de loges des Francs-Maçons.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Clovis Simard 18/06/2013 13:41

HASARD OU EST TA VICTOIRE ?fermaton.over-blog.com

hermophyle 19/06/2013 10:57

LA MORT N'A PAS DE VICTOIRE. LE HASARD ENCORE MOINS...

Thierry 04/11/2012 07:23

Je suis tombé ce matin sur votre site. On dit qu'il n'y a pas de hasard. J'y ai trouvé des sujets traîtés avec humour, dérision, et plein de profondeur. Cela me passionne. Je vous en remercie. Cela
m'a vraiment plu. Thierry des Ardennes.

Hermophyle 04/11/2012 15:00



Merci Thierry d'avoir su apprécier mes articles. Je vous souhaite bonne lecture et que vous puissie en tirer le plus longtemps possible satisfaction.


Amicalement.


H.



Alain 04/09/2012 23:18

Bonjour Leon

Vous taillez souvent des croupieres aux M:.,ce qui peut se comprendre vu l oubli de plus en plus evident de la connaissance operative.
je suis surpris que vous ne parliez jamais du Martinisme ou Boucher,Encause ,Wirth et bien d autres ont contribué a transmettre les flambeaux....
pouvez vous eclairer ma lanterne a ce sujet ?
Merci et bonne nuit sous la lune
l Hermite

Hermophyle 05/09/2012 18:45



Bonjour Alain,


Tous les centres initiatiques font les mêmes erreurs, alors je m'oriente vers la FM qui est plus connue. Comme il y a beaucoup plus de Maçon que de Martinistes j'opte pour m'adresser au plus
grand nombre. Ce n'est pas paece qu'ils affirment leur christianisme qu'ils sont chrétiens. Philippe de Lyon a prévenu Papus avide de gloriole et bourreau de travail, ce qui ne met pas en
question sa sinsérité. Si un jour je trouve un bon livre sur le Martinisme (non intello.) j'aborderais la question.


Bonne soirée sous le soleil levant !



Irène Laboi7 02/09/2012 17:48

Cher Léon,

Je viens juste de recevoir ce texte. Je ne l'ai pas encore lu faute de temps ce jour. Je lis, par contre, avec intérêt votre livre Holoscopie de la spiritualité occidentale.
J'y vais à doses homéopathiques tant il est fourni brillamment en connaissances. Un livre fondamental.
Sur la FM, mon père aussi (en a fait partie et en est parti rapidement) était d'accord sur les principes, mais pas, en effet, ce que les maçons en ont fait. Je vous rejoins tout à fait.
Pour l'heure, je suis toujours dans les ennuis de maison : fuite de gaz depuis un mois pas réparée. Vite, il faut que je prenne la fuite de cette maison.
Je vous embrasse. Irène

Hermophyle 02/09/2012 18:56



Chère Irène,


Oui il faut changer de pierre même si c'est pénible... L'essentiel est que vous ayez des fleurs et des oiseaux. Personnellement le dernie article m'a beaucoup couté en énergie au point de perdre
le sommeil.


Bon courage et bonne lecture.



Présentation

  • : Alchimie, cabale
  • : Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
  • Contact

Recherche

Liens