Il s'agit ici d'Initiation christique, de lien entre le christianisme initiatique ancien et les différents courants de la mystique permettant une fructueuse transformation de la pensée(métanoïa) pratiquée par les alchimistes. Des sujets divers sont abordés : Spiritualité, initiation, alchimie, cabale, mythologie, symbolisme...
Vous n’ignorez pas que notre monde est fait de gens qui prennent plaisir à nous faire des misères. Je ne parle pas du percepteur qui nous écorche invariablement le portefeuille. Je ne parle pas non plus de ces bonnets de nuits qui s’évertuent à vous faire voir la vie en noir pour caser leurs discours politiques teints en rose comme leur t-shirt de sauveur de l’humanité !
Je voudrais parler de ces individus qui, sous l’égide de la spiritualité, distillent du venin envers ceux qui contrarient leur petit chemin pépère. Rassurez-vous je n’ai pas l’intention de déployer un argumentaire apologétique en astiquant mon glorieux nombril. Voici les faits :
Il y a huit ans, en 2001, j’éditais un livre aux éditions Dervy intitulé : L’alchimie expliquée par son langage. Depuis sa parution, ce dictionnaire à la portée de tous est apprécié par de nombreux lecteurs. Signe indubitable de l’intérêt qu’il soulève, les exemplaires d’occasion sont très rares, alors que plus de mille ont été vendus, y compris à l’étranger.
Certains « ésotéristes » m’accusent d’avoir plagié le dictionnaire de philosophie alchimique écrit par Roger Caro. Évidemment ils disent cela sans avoir ouvert le dictionnaire en question. Tout ce petit monde mal intentionné parle tellement dans mon dos, en mal évidemment, que je me demande si je ne vais pas me transformer en Dracula !
Soyons réalistes, si cette histoire était vraie, les ayant droit de l’auteur cité me serait tombé dessus, depuis belle lurette, et en toute légitimité. S’ils ne l’ont pas fait, c’est qu’ils n’ont aucune raison de le faire depuis le temps que mon livre est dans le commerce. Ne croyez-vous pas que depuis près de 10 ans une mauvaise langue m’aurait dénoncé pour que je puisse aller croupir dans quelques prisons délabrées, malodorantes et surpeuplées ?
Si l’alchimie elle-même ne peut être trop changée dans sa terminologie, la manière de l’aborder peut varier considérablement !
Deux point essentiels sont développés, dans mon livre, que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans un ouvrage de ce genre : la cabale ou langue des oiseaux et l’alchimie interne. D’autre part le vocabulaire est considérablement plus riche que celui du livre que j’aurais plagié. Il est un fait qui m’étonne, c’est que l’on ne m’ait pas accusé aussi du plagia du dictionnaire de Dom Pernéty ! Au fait, je ne suis pas étonné car l’ignorante crasse (comme disaient les anciens) va de pair avec la bêtise.
De quoi va-t-on m’accuser lors de l’édition de mon livre sur l’alchimie à Montpellier ? J’attends avec beaucoup de curiosité que l’on me serve le gruau des calomniateurs. Il n’y a pas de doute, il existe en notre monde sublunaire des gens doués pour la nuisance.
Passons à un sujet plus général, mais de la même eau. Il est issue de la jalousie primaire de quelques sectaires exaltés.
On me reproche de faire de l’expression Art Royal un synonyme d’alchimie, alors qu’il serait réservé, soi-disant depuis longtemps, à la Franc-Maçonnerie, plus exactement à la Maîtrise, que l’on appelle troisième degré de la loge symbolique ou loge bleue. Rappelons que la loge bleue est constituée de trois degrés : Apprentis, compagnon et Maître. Seul, ce dernier degré posséderait et mettrait en application les secrets de l’Art Royal. C’est vertigineux tout ça ! En tout cas, me disent les gradés, pas question d’associer cette appellation à l’alchimie. S’il vous plait, terrain privé !
J’ai un point d’interrogation qui voltige au-dessus de ma tête car je m’interroge sur notre monde de l’ésotérisme. Ne grouillerait-il pas de secrets de polichinelle ?
Comment ne pas penser de la sorte quand on lit des textes qui plafonnent dans la stratosphère d’un surréalisme flamboyant :
« La mise en pratique du processus initiatique a souvent été appelée Art Royal, sans doute parce qu’elle fait de l’Initié un Roi, un « Maître » de soi et de la Nature. »
Géralde (cité par Jules Boucher) p 208.
Cest un monument de prétention de dire une pareille ineptie (c’est le mot) alors que l’individu n’a aucune formation sérieuse pour parvenir à un pareil état ! Imaginez les Université sans cours et sans examens où les étudiants, viendraient chercher leurs diplômes en fin d’année. Vous leur donneriez de la valeur à leur parchemin ?
En tout cas, nous voilà en plein pugila. Maintenant il va y avoir des bagarres de voisinages comme dans les fameux films de Don Camillo ! Mais dans ce cas j’aurais été soutenu par l’auteur brillant des dialogues, un certain Barjavel, Maçon éclairé qui ne m’aurait rien reproché quand on voit le remarquable schéma d’alchimie PRATIQUE de son livre La nuit des temps… Lui savait ce qu’est l’Art Royal !
Me voilà obligé de répondre sous peine d’être accusé encore une foi de plagia. Seigneur ! Je vole à une auguste assemblée un terme qu’elle a emprunté à l’alchimie en 1730. Vous le croirez si vous voulez, mais elle refuse d’admettre que cette expression ait existé avant le XVIIIe siècle. Soyons sérieux, l’art Royal est l’art de travailler la pierre philosophale à l’oratoire et au laboratoire.
J’ai particulièrement siroté comme du petit lait cette remarque de Jules Boucher, ami de Fulcanelli, à la page 249 de son ouvrage La symbolique Maçonnique :
« Cet adjectif « royal » nous semble avoir la même importance que la qualification de notre Grande Bibliothèque, qui fut successivement « royale », impériale », « nationale » suivant le gouvernement du moment. »
Et Boucher propose le mot « respectable » qu’il considère comme plus exact ! Ensuite il fait remarquer fort diplomatiquement que la qualification de « royal » est attribuée à l’or le roi des métaux.
J’applaudis vigoureusement Jules Boucher qui savait de quoi il parlait.
Il est vrai que l’Art Royal ou alchimie, a été la voie initiatique de la noblesse d’extraction, ce que prouve clairement les monuments, le blason, les devises et les cris de guerre…
Demander à un maître FM d’interpréter le message alchimique d’un monument ou d’un blason et vous pourrez juger s’il est réellement un adepte de l’Art Royal.
Mais je ne voudrais pas être injuste. Aussi je me dois de plaider leur cause en rappelant que l’origine de la Franc-Maçonnerie plonge ses racines dans l’alchimie, comme le montre l’Étoile Flamboyante NON EXPURGÉE, du Baron de Tchoudy, d’où est issu un catéchisme alchimique cité en de multiples occasions et, comme il se doit, mal interprété par les spéculateurs.
Résumons la situation. Le sens de l’Art Royal s’est dégradé entre les mains des agioteurs ; donc nous pouvons dire : Oui, la Franc-Maçonnerie est alchimique. Non les Francs-Maçons ne sont pas alchimistes. C’est aussi simple que ça, et de ce fait le terme d’Art Royal est superfétatoire et ne saurait concerner l’initiation des Francs-Maçons.
Voici, en guise de conclusion, ce qu’écrivait en 1957 l’alchimiste Eugène Canseliet à propos de son maître Fulcanelli :
« Fulcanelli ne laissa, sur le chemin, que la trace onomastique de son fantôme, dont le bristol altier proclame l’aristocratie suprême. »
Le mystère des cathédrales, préface de la deuxième édition.
Question idiote : C’est quoi l’aristocratie suprême ?