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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 17:04

        Que mes amis lecteurs veuillent bien voir ici un article capital puisque la philosophie d’Aristote est présente dans toutes nos manières de réfléchir et finalement de voir le monde.

Imaginez un instant qu’Aristote nous a trompé ! Les répercutions seraient dramatiques car toute notre manière de réfléchie dans la vie de chaque jour se révéleraient entachées d’erreurs ou carrément fausses et ce que nous croyons impossible ne le serait pas obligatoirement !

Et bien la logique d’Aristote, telle que nous la comprenons est fausse. C’est une trahison de l’œuvre de ce grand initié par des intellos traducteurs aveugles aux idées autres que les leurs. L’heure de la vérité étant proche cette trahison se manifeste à travers la sémantique générale. Cette lézarde dans notre édifice intellectuel seras suivie par d’autres avant que s’effondre notre monde artificiel tombant son masque en ce XXIeme siècle ou réapparaîtra le véritable visage d’Aristote inséparable de la pensée spirituelle dont nous devrons nous remémorer le sens.

 

 

Une société initiatique qui fait reposer son initiation sur des exercices intellectuels et la logique aristotélicienne moderne est une société fantôme. La connaissance n’est pas synonyme de culture et d’érudition. Si on cultive cela, on pratique une contre initiation.

 

J’ai montré, dans mon article précédent : La naissance des Roses+Croix et des Francs-Maçons, que nos perceptions, nos pensées et donc notre connaissance étaient différentes avant la période historique de la Renaissance (XVe-XVIe siècle). l’alchimiste Fulcanelli dit à juste titre que ce nom de Renaissance est un « Nom paradoxal », et il énumère tout ce qui en fait une période historique rétrograde et donc d’obscurantisme ou l’homme, perd sa simplicité sa créativité et un pan entier de sa spiritualité pour sombrer dans le matérialisme et devenir peu à peu un adorateur de Mammon (et du veau d’or) le dieu des valeurs matérielles. La réalité profonde de la rétrograde Renaissance est la mise en sommeil de certaines perceptions qui nous étaient habituelles, faisant ainsi de l’homme un aveugle. Son regard n’avait plus accès à la connaissance spirituelle directe de l’univers. Il ne plongeait plus son regard dans l’extraordinaire harmonie des hiérarchies célestes et ne distinguait même plus son ange gardien.

Cette période douloureuse d’aveuglement s’achève progressivement de nos jours[1]. Pour en connaître la raison d’être :LA NAISSANCE des Roses+Croix & des Francs-Maçons.

 

La science actuelle est ainsi faite que ses observations s’arrêtent à la limite de sa dimension matérialiste alors qu’on peut voir, comme à travers un rideau transparent, ce qui est au-delà de son domaine d’investigation. Son obstination la pousse à ignorer superbement, et à se plier à ses idées, et à ses pensées en niant l’évidence. La contrepartie de cette attitude rigide se solde par des bouleversements fréquents du savoir devenant, périodiquement obsolète.

Ainsi va la science, comme de vieilles paires de godasses que l’on jette quand elles ont fait leur temps. Impossible de trouver des chaussures inusables, alors qu’il suffirait de marcher nus pieds ! La simplicité, ça lui fait mal, à la science matérialiste, comme une ampoule au talon de l’invulnérable Achille. Combien ai-je pu voir d’être méprisant envers les collègues scientifiques chercheurs et obséquieux envers les supérieurs incapables de concevoir un protocole expérimental simple tout en discourant doctoralement sur la théorie des cordes ! Qu’il aillent se faire pendre grand Dieu !

 

Ce refus de l’évidence, j’ai pu l’observer « in vivo » en quelque sorte dans un laboratoire d’embryologie. Sous le microscope l’œuf sphérique fécondé réorientait sa couche moléculaire externe pour finir par se polariser et donc manifester deux pôles bien distincts. Tous les chercheurs pensaient la même chose, mais personne n’avait le droit de le formuler : Cette polarisation est analogue à celle de la terre. Le mot analogie (tout comme celui d’extrapolation) est indécent pour nos matérialistes. Ils refusent l’inéluctable – sous la houlette des mandarins despotes – qui, malgré toutes nos réticences, nous conduira à vivre bientôt, et douloureusement pour les plus sectaires, une Renaissance à l’envers.

 

Les temps sont là où va se manifester une extraordinaire effervescence de l’esprit qui verra s’ouvrir d’immenses horizons de recherche bouleversant la spiritualité et aussi la médecine. Car vivre la Renaissance à l’envers, ce n’est pas revenir au Moyen Age ou à l’âge de pierre. C’est au contraire monter une marche de plus sur l’escalier éblouissant des hiérarchies spirituelles.

 

Les anciens ne lisaient pas des auteurs, tel Aristote (- 384 à - 322), comme nous le faisons actuellement avec notre esprit rationnel dans le mauvais sens du terme.

Aristote était un grand initié (de grâce ne confondez pas son initiation avec celle de nos pauvres – je suis modeste et polis – centres qui se disent initiatiques) qui fut le précepteur et le guide d’Alexandre le Grand (-356 à -323).

Théophraste (vers - 372 à vers - 288) choisit dans l’œuvre de son maître Aristote ce qui pouvait être transmis à l’Occident. L’Occident reçut donc la logique d’Aristote ; Mais la particularité d’Aristote c’est que malgré son abstraction et sa logique, il se lit autrement que les autres écrivains. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne peut se lire correctement qu’après une préparation méditative. En lisant dans ses conditions on a le sentiment qu’il agit à l’intérieur de l’homme physique. Ce n’est pas une logique dont on suit simplement l’exposé, c’est une logique qui travaille intérieurement. Oui, n’en doutez pas, Aristote est tout de même à un degré plus haut que tous les pédants qui sont venus après lui et qui ont édifié leur logique d’après la sienne. On ne comprend les œuvres d’Aristote, d’une manière juste, que si on les considère comme des livres de méditation. Il se produit là quelque chose de merveilleux qui ne peut qu’échapper aux esprits protocolaires qui ne tolèrent pas les jongleurs de Notre Dame.

 

Actuellement nous sommes, dans notre histoire, au moment d’un retour aux sources annonciateur d’un véritable bouleversement,

l’Église, prévenue par ses mystiques, essaye de récupérer cette nouvelle orientation pour éviter son inéluctable naufrage. Elle concrétisa cette vaine tentative par le Concile Vatican II. Le retour aux sources qu’elle prône depuis les années 60 n’est pas le chemin qu’elle nous montre, et nous le savons tous. Sa position surréaliste vis-à-vis du préservatif et des prêtres mariés est suffisamment éloquente de son incompréhension du monde et même de la spiritualité conduisant à la divinisation. On n’entre pas dans les cieux au débotté muni d’une liste de préceptes dogmatiques que l’on se contente d’observer scrupuleusement, même si ceux-ci ont une profonde valeur spirituelle. On y entre par la connaissance non matérialiste qui développe notre clairvoyance et nous guide avec sûreté sur les marches du magnifique escalier montant vers les diverses hiérarchies spirituelles sur lesquelles règne le Christ.

 

Notre époque de transition (de « contre-Renaissance » pourrait-on dire) montre de sérieuses lézardes qui se manifestent dans notre édifice aristotélicien mal compris. La critique la plus significative, traduisant cette nouvelle prise de conscience, provient de la Sémantique Générale[2] appelée aussi et à juste titre « logique non aristotélicienne[3] ou Ā ». Elle fut créée par le Comte polonais Alfred Habdank Korzybski en 1933 avec la parution de son ouvrage majeur Science and Sanity, an introduction to non aristotelian systems and general semantics.

Ne voulant pas assommer mes lecteurs par des développements soporifiques, voici une bibliographie en langue française qui permettra aux puristes d’aller plus loin :

 

Une carte n’est pas le territoire. Par Alfred Korzybski. Éditions de l’Éclat. Paris, dernière édition 2001.

Introduction à la Sémantique Générale de Korzybski. Par H. Bulla de Villaret. Éditions Courrier du livre, Paris 1973.

Puissance et pouvoir des mots, La sémantique générale de Korzybski. Par Harry L. Weinberg. Éditions Courrier du livre, Paris 1996.

La sémantique générale aujourd’hui. Par Michel Saucet. Éditions Courier du livre. Paris 1996.

 

Pour ceux qui souhaitent avoir une idée de la sémantique générale sans passer par des textes, ils pourront lire, tout en se distrayant, les livres du grand auteur de S. F. Alfred E. Van Vogt, dont j’ai montré dans un article les connaissances alchimiques notamment dans le cycle de Linn.

 

Le monde des –A. Éditions J’ai lu. N°362. Traduction de Boris Vian. 1957.

Les joueurs du –A. Éditions j’ai lu. N°397. Traduction de Boris Vian.

La fin du –A. Éditions J’ai lu. N° 1601.

 

Ces trois romans de S.F. ont fait connaître sans conteste la sémantique générale en France.

 Précision : – A ou à ou encore Ā se prononce « non A », dans le sens de non Aristotélicien.

 

Si, au premier abord, la sémantique générale a pour but de nous donner une meilleure compréhension de notre environnement, elle démontre magistralement que la logique aristotélicienne, fut mal formulée par les adaptations successives. La sémantique générale montre l’incohérence de ces adaptations intellectuelles et met donc en évidence que cette logique qui règne en occident fut amputée de sa dimension non intellectuelle. C’est une des conséquences tardive de la Renaissance.

Nous retrouvons d’ailleurs le même phénomène avec Descates, dont j’ai écrit un article précédemment, et qui montre que les cartésiens n’ont rien compris à Descartes. Le cartésianisme français (cocardier, pourrait-on dire, car les Français en deviennent ridicules !) est une incohérence de plus dans notre perception du monde qui, de ce fait, frise l’aberration. La faute dans tout cela ce n’est pas notre bêtise, mais notre persistance à vouloir courtiser en permanence la pensée matérialiste.

 

Heureusement que la pensée mystique aristotélicienne existe toujours dans les mentalités d’Europe centrale, véhiculée par des hommes simples, et elle vit secrètement dans des centres que l’on ignore. De la proviennent des gens comme Jacob Bœhm, Paracelse, Rabelais, Nostradamus. Par des chemins détournés elle atteint la sagesse populaire qui s’en inspire dans un bien plus large mesure que nous ne le croyons habituellement. Elle vit, cette sagesse, elle ruisselle dans de véritables « réservoirs » que sont Bazille Valentin, Paracelse, Jacob Bœhm et beaucoup d’autres dont les noms sont moins connus tel Perillos et Cambriel pour le midi de la France.

 

Le moine alchimiste Basile Valentin a largement puisé dans cet aristotélisme « mystique ». C’est d’ailleurs essentiellement pour cet enseignement capital que Fulcanelli le fait figurer au rang de ses maîtres. À cette époque on cultive, dans les cloîtres, une véritable sagesse alchimique qui ne se contente pas de donner des clartés sur les transformations de la matière, mais qui éclaire les transformations humaines les plus intimes à l’intérieur de l’univers.

 

Quant aux érudits, aux lettrés, ils travaillent sur un Aristote défiguré, passé au crible, dont la logique est déformée, avec lequel cependant la scolastique et plus tard la science ont élaboré la philosophie moderne, et cet Aristote devint pour l’Occident une bénédiction !

Ce n’est qu’au XIXe siècle, alors que personne ne comprend plus rien à Aristote, alors qu’on ne fait que lire Aristote, au lieu d’en faire un livre de méditation, c’est à ce moment que les hommes perdent tout à fait Aristote, parce qu’il n’agit ni ne vit plus en eux, parce qu’ils ne font plus que l’étudier, au lieu de le pratiquer. Mais pendant le XIXe siècle tout va de telle sorte que ce qui était auparavant exercice pratique « pouvoir », devient « savoir ».

Actuellement c’est le règne des « Master », (bravo pour l’hypocrite défense de la langue Francaise !) des « ingénieurs », des « docteurs », l’universitaire ne s’occupe que des pensées. Depuis longtemps l’éloquence n’est plus enseignée et la rhétorique non plus. On ne veut que penser ! Les rhéteurs ont disparu. Ceux qui s’appuient le moins sur l’homme, les universitaires, qui ne tiennent compte que de la tête, ceux-là sont devenus les guides de la formation de la jeunesse.

 

Jusque dans les dernières décades du 19e siècle, on pouvait dire que, bien que corrompu, les derniers prolongements de cette antique science de la nature ont survécu.

L’ancienne alchimie, l’ancienne connaissance, des liens qui unissaient les substances aux forces de la nature, et qui vivait encore si curieusement dans la masse populaire à travers des expressions et l’argot, en étaient les derniers échos recueilli par Fulcanelli né en 1839. Malgré les efforts louables de son élève Eugène Canseliet, aujourd’hui, ils se sont éteints, ils ont disparu, on ne peut plus les trouver, on ne peut plus rien savoir d’eux. Voilà pourquoi de nos jours l’alchimie s’apparente à une recette de cuisine ou une dimension « spirituelle » boiteuse qu’elle vienne de l’Inde ou du « nouvel age » avec ses « chanels » d’opérette, est collée dessus comme un morceau de sparadrap.

Il en est de même pour la logique d’Aristote. Seul est resté ce qui fut apporté par son disciple Théophraste. Le message d’Aristote n’existe plus et sa logique ne peut plus être rattachée à sa « mystique ». Tel est le résultat de notre civilisation matérielle.

Aussi, la sémantique générale non aristotélicienne qui lézarde ce fier édifice d’intello est annonciatrice d’une nouvelle révélation spirituelle. Cela est d’autant plus évident qu’une sévère crise financière et économique sape actuellement les fondements mondiaux de notre civilisation matérialiste.

Le fruit est pourri et ne va pas tarder à tomber pour laisser la place à une nouvelle floraison.

Aujourd’hui, permettez-moi d’affirmer que ceux qui ont compris, ont le devoir (ou alors ils n’ont pas compris) de s’engager pleinement dans le courant de la vie spirituelle. Nous sommes placés au cœur d’une transition très réelle de l’expansion spirituelle de l’humanité. Si nous ne devenons pas conscients de cette merveilleuse connexion, de ce rattachement à ce qui fut magnifique antérieurement, nous dormons à l’égard des évènements puissants qui se jouent actuellement dans la vie courante et spirituelle autour de nous.

 

 

 

 



[1] Sur le plan initiatique les périodes dites modernes, contemporaines et actuelles n’existent pas car durant ces époques l’aveuglement des homme est le même que pendant la Renaissance.

[2] Le terme « sémantique » vient du grec « semainein », qui veut dire « signifier ». Il fut introduit dans le domaine de la linguistique par Michel Bréal en 1883. Pour les linguistes, la « Sémantique » est donc l’étude de la signification des termes du vocabulaire , et des modification qu’elle peut subir.

Dans les années 1920, le terme « sémantique » fut repris par un groupe de logiciens et de mathématiciens polonais avec un sens déjà différent : La « sémantique devint la science des significations symboliques.

Korzybski adopta le terme dans l’expression « sémantique générale ». Je souligne que la « Sémantique alchimique » est la cabale ou art de la cavale, langue du cheval ou langue verte dont la logique échappe à toutes logiques.

[3] Cette logique inspira l’auteur de science-fiction A .E. Van Vogt dans son cycle des A.

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commentaires

Melanie 03/07/2014 23:36

Bonjour, je m'intéresse à Aristote depuis peu et je suis arrivée sur votre blog en faisant des recherches à son sujet. Le fait que vous écrivez: "On ne comprend les œuvres d’Aristote, d’une manière juste, que si on les considère comme des livres de méditation" m'interpelle particulièrement. Je cherche à comprendre le côté plus spirituel d'Aristote. Auriez-vous un livre à me conseiller?

dick shaver 29/05/2009 00:20

le problème de la vision Aristotélicienne du monde m'intéresse depuis longtemps et Korsibsky aussi... je suis ravi de les retrouver ici...

je pense que notre difficulté à percevoir la "vraie" réalité vient du fait que Aristote nous a obligé à voir le monde sous forme d'un ensemble d'objets qu'il faut ranger dans des catégories. La sémantique générale de mon point de vue, en agissant sur le langage se propose de faire exploser ces catégories en reformulant le réel... de cette reformulation naitra une nouvelle vision du monde...

Hermophyle 31/05/2009 09:29



Voila un trait-d'union entre-nous avec la sémantique générale si proche de la dimension interne de l'alchimie.
Aristote avec ses classification, n'est pas l'Aristote précepteur d'Alexandre Le Grand. C'est un Aristote mal compris par l'occident qui l'a théorisé à outrance pour le vider totalement de sa
substance en l'étudiant uniquement sur le plan intellectuel, ce qui montre fort heureusement ses faiblesses avec la sémantique générale. J'estime que c'est très heureux car tout ne saurait
être saisi par l'intellect qui représente 10% de nos capacités cérébrales. quoi qu'il en soit, il semble salutaire de faire connaitre la sémantique générale afin qu'à notre époque de
reformulation économique et sociale puisse en même temps se rectifier notre compréhension du Réel.

N.B. J'ai fait une grave erreur dans mon dernier article dont l'incohérence ne vous a
certainement pas échappée. J'ai corrigé et m'excuse de ce désagrément.



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