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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 16:04

PICT0148

Chère sœur et cher frère je suis d’humeur à vous évangéliser. Alors lisez mon prône pour l’édification de votre âme dont la blancheur laisse à désirer. Là il faut rire !

Avant que le romain Ponce Pilate se lave les mains, le Christ, qui va être condamné par lui, lave les pieds de ses Apôtres.

Ces deux lavements sont diamétralement opposés tant  dans leur sens propre (faut-il le dire ?) que dans leur sens figuré.

Si nous savons que le lavement de main du procureur Romain est un signe de désintérêt, les lavements de pieds des apôtres, par le Christ, est tout le contraire. C’est une reconnaissance et un remerciement qui définit le sens profond de l’humilité dont bien peu comprennent la portée profonde et n’ont jamais essayé de sortir des ronds de jambe philosophiques d’une théologie académique ou d’un catéchisme conditionnant. Je m’explique.

Voyons les choses d'une manière plus générales.

Si nous sommes en vie c’est que nous parvenons à nous nourrir. Nous avons donc besoin pour vivre des plantes et des animaux. Ainsi, par exemple, un lapin a besoin d’herbe. Quant à l’herbe, elle a besoin de la terre. En résumé tout le monde a besoin d’un plus petit que soi.

C'est dans ce sens qu'est le message christique. Il exprime par ce geste que sans les Apôtres, il n’est rien, que sans eux sa mission est impossible.

Nous avons là un double message qui concerne la nature toute entière. Ainsi, pour aussi étrange que cela puisse paraître, la pollution de notre planète s’inscrit dans un orgueil démesuré, comme l’est également tout notre système financier et économique qui ignore la dimension humaine ou la minimise.

L’humilité, nous dit le Christ, est inséparable d’une reconnaissance envers ceux qui ont bâti notre piédestal aussi bien nos frères les animaux et les plantes que ceux qui participent avec nous de l'humanité.

Ceci étant dit, que les choses soient claires. Il n'est pas question ici de proner ma propre humilité mais le concept lui même élargi à sa dimension universelle.

Cependant reconnaissons l’humilité d’Isaac Newton peut-être inséparable de son génie. En effet, quand on lui demanda comment il était parvenu à ses belles découvertes, il résuma son état d’âme en répondant : « Je suis sur des épaules de géants ».

 

Avec toute mon amitié.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 18:20

 

trois-arches-peyrou.jpg

 

Le raccordement de l’aqueduc St-Clément au château d’eau s’effectua par trois arches construites, sur la terrasse basse du Peyrou, par l’architecte montpelliérain Jean-Antoine Girald (1700-1787).

Ces trois arches  ne sont pas d’égale largeur, la centrale est aussi large que les deux autres réunies. Sa largeur est de 19 m 50. Cette particularité est due à la recherche d’une harmonie de l’ensemble qui n’alla pas sans de sérieuses difficultés pour les bâtisseurs.

En effet, lors de sa construction, en 1771, quand elle fut achevée et que les coffrages furent retirés, elle s’effondra. Reconstruite, elle fut démolie car elle présentait des malfaçons. Elle fut donc construite pour la troisième et dernière fois.

L’architecte ne chercha donc pas la solution de facilité car il aurait été plus commode de bâtir quatre arches de même largeurs à la place d’une arche centrale élancée mais fragile. Jean Antoine GIRALD voulait donc impérativement exalter le ternaire.

Ce ternaire est évidemment lié aux fameux trois corps des alchimistes : le « soufre », le « mercure » et le « sel ». Mais ici se trouve une précision de plus. L’arche centrale est pourvue de larmes qui représentent le sel cristallin qui, à l’humidité de l’air, se liquéfie en formant sur chaque cristal une goutte de liquide analogue à une larme, d’où l’expression de « Larmes de Madeleine ».

D’autre part, la phonétique ou cabale associe ces larmes aux armes de l’évêque qui sont gravées sur la clé de voûte. Cela pour dire que ces « larmes » sont la clé essentielle de l’alchimie du cinabre. Petite remarque, le mot clé peut s’écrire « cel ».

Ceci pour dire que Serge Gainsbourg n’a pas inventé l’expression « Aux larmes citoyens » paraphrasant la Marseillaise.,

Par ailleurs, toujours phonétiquement, les larmes issues de cristaux blancs qui se liquéfient au contact de l’air sont liée aux « armes blanches » telle sont les raisons pour lesquelles les épées et les poignards symbolisent le sel alchimique.

Les armes du pontife ou évêque de Montpellier, qui furent représentées sur la clé de voûte, rappellent que les pontifes établissent un ponts entre Dieu et les hommes.

Ce qui fait, sur cette voûte, une place de choix pour les armes de l’évêque de Montpellier qui se nommait Joseph-Bruno DE BAUSSET DE ROCHEFORT (1746-1771) qui avait pour devise : « Sola salut servise Deo », ce qui se lit cabalistiquement : « Le salut vient du soleil pour servir Dieu. », ce qui est une splendide devise alchimique.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:17

terre.png

Rien n’est séparé en notre monde. Mais inutile de me dire que l’homme est un microcosme par rapport à l’univers ou macrocosme. Pourquoi ? Parce que je ne comprends pas ce que cela veut dire ! Oh oui, j’en ai entendu des discours en ce sens mais ce sont des mots. La plupart des ésotéristes, comme des spiritualistes se contentent d’un propos philosophique abscons dans le style « purifie tes métaux ». Comme les métaux sont aussi dans l’univers ; et bla bla et bla… Personnellement, mon intelligence fruste n’adhère pas. Mais je refuse de jouer l’idio du village baveux et tapant allègrement sur un bidon sans vous donner mon opinion.

La terre tourne autour du soleil en 365 jours, cinq heures, 48 minutes et 49 secondes. Le plan de son orbite autour du soleil est appelé plan de l’écliptique.

L’axe nord-sud de la terre n’est pas vertical, il est incliné de 23° 27’ et en le prolongeant vers le ciel, il rencontre l’étoile polaire, c’est l’axe du monde. 

Cet axe du monde n’est pas fixe, il se déplace très lentement d’une manière circulaire. C’est la raison pour laquelle l’étoile polaire n’est pas toujours la même.

Le cercle complet de l’axe du monde se décrit en 25 920 ans. C’est la précession des équinoxes que les anciens appelaient  la Grande année ou année mondiale platonicienne.

Le Dr Lavezzari a montré dans ses travaux, parus dans le bulletin de la société astronomique de France, que les rythmes qui régissent l’univers planétaire se retrouvent chez l’homme dans la respiration et la circulation sanguine. Je signale en passant que Rudolf Steiner a abordé le même sujet dans une conférence à Vienne le 22 mars 1910.

Faut-il rappeler que les rythmes essentiels de l’être humain se trouvent dans la circulation et la respiration. Ces deux processus périodiques montrent sans ambiguïté que notre corps physique est indubitablement lié aux rythmes cosmiques et que, de ce fait, il existe un lien puissant entre l’homme et les cycles planétaires. Ce qui laisse supposer qu’il existe des rapports plus subtils entre d’autres rythmes qu’ils soient terrestres, cosmiques ou biologiques.

Le Dr Lavezzari dit  que le chiffre normal des pulsations de l’homme en bonne santé est 72 par minutes,celui des respirations de 18 par minutes.  Nous remarquons immédiatement que 18X4 = 72. Donc le rapport suivant peut être établi :

72/18 = 4/1

Donc, à l’état normal, notre cœur bat quatre fois, pendant que nous respirons une seule fois.

Le cycle de la précession des équinoxe est de 25 920 ans. Le jour de cette grande année est de :

25 920/360 = 72 ans.

72 correspond au nombre de pulsations par minute de notre cœur. Les pulsations cardiaques sont donc liées au jour précessionnel. C’est ce qui a fait dire que 72 ans correspondaient à une vie humaine. Des exégètes bibliques ont remarqué que le double de cette année de 72 ans est 144, ce qui correspond aux 144 coudées de la Jérusalem céleste. La Bible confirme donc une dimension céleste de l’ête humain, ce que reste dans le domaine de l’étrange puisque St Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’étais pas sensé connaître l’existence de la précession des équinoxes. Cela est d’autant plus troublant que cette Jérusalem possède 12 portes, ce qui est incontestablement en rapport avec les 12 signes du zodiaque. Et, de ce fait, notre apôtre parles bien d’un phénomène céleste.

D’autre part, les 144 coudées de la Jérusalem sont des mesures liées à l’homme : « 144 coudées, mesure d’homme… » (chapitre 21 verset 17 de l’Apocalypse) ce qui est bien le cas puisque 72 fut associé à une vie d’homme.

La Jérusalem céleste correspond bien à l’homme cosmique. Pour un texte ancien d’environ 2000 ans cela laisse rêveur à moins d’accepter que la connaissance puisse transcender les siècles… Je ne reviendrai pas sur le sens du terme « templier ».

Un autre mouvement est très caractéristique, c’est celui qui est lié à la Lune. Outre le lien entre la lunaison et le cycle menstruel de la femme, le cycle récurant des éclipses (Saros) est d’environ 18 ans. 18 est en rapport étroit avec le jour de la grande année de 72 ans. En effet 18X4=72. De ce fait s’établit le rapport suivant :

72/18=4/1

C’est le même rapport des contractions cardiaques aux respirations par minute.

Il y a plus encore. Sachant que le cucle respiratoire est de 18 par minutes, en 24 heures il seras :

18X60X24 = 25 920.

C’est-à-dire que nous avons le même chiffre que celui des années terrestres de la grande année mondiale.

Le Dr Lavezzari trouve encore le rapport de quatre à un entre le rytme circulatoire et le cycle circulatoire : pour renouveler complètement l’air des poumons (sauf la capacité résiduelle fonctionnelle) il faut sept respirations pendant lesquelles le cœur bat 28 fais d’où le rapport :

28/7=4/1

J’arrête là d’énumérer les relations organo planétaires.

L’interrogation est la suivante : S’agit-il de coïncidences fortuites ?

La fait évident est un phénomène d’inséparabilité des phénomènes vitaux de l’homme avec les lois cosmiques. D’autre part de multiples résonances se manifestent. L’être humain n’est pas séparé des processus cosmo-telluriques. La Jérusalem Céleste de l’Apocalypse confirme de tels rapports et montre qu’il existe une astrosophie ou une sagesse révélée par les phénomènes célestes.

La résonance est un phénomène qui montre que la physiologie humaine est sensible à certaines fréquences cosmiques. De ce fait le corps humain accumule une énergie liée à sa « fréquence de résonance » ou fréquence propre. Soumis à une telle excitation, le système va être le siège d’oscillations de plus en plus importantes, jusqu'à atteindre un régime d'équilibre.

Nous savons que la concentration et la méditation d’un homme influencent ses rythmes endogènes. Cela laisse supposer qu’un lien conscient peut être réalisé avec les énergies qui sont à l’origine des multiples résonances et donc l’homme pourrait percer la voûte céleste et devenir habitant de la Jérusalem céleste.

Avec toute mon amitié.

 

N'oubliez pas, bientôt je n'écrirais pratiquement plus d'articles (février et mars).

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:43

ourse saintAmand2

Ce n’est pas un conte que je vais vous raconter, mais une histoire véridique qui devrait éclairer de nombreux ésotéristes à la recherche de ce qu’ils appellent « la parole perdue » et dont ils parlent souvent bien inutilement.

Ce récit va leur montrer comment le vivant s’exprime. Il va leur indiquer surtout combien l’intellectualisme de ceux, qui analysent les symboles, pour les symboles, est contre-initiatique. En effet, la spéculation emprisonne la pensée dans des limites artificielles qu’elle s’est fixée elle-même. En réalité ces limites  n’existent pas car toutes les vies communiquent entre-elles, à nous de le découvrir. Cela me rappelle une anecdote rapportée par Eugène Canseliet disant qu’un jour il avait surpris son maître Fulcanelli en pleine « conversation » avec son chat !  

Nous pouvons être certain de ce fait depuis que l’inséparabilité des choses fut démontrée sous le nom « d’intrication » par les spécialistes de la physique quantique.

Dans cette histoire un ours féroce nous fait la démonstration de l’inséparabilité (au-delà de l’infiniment petit de la physique des quanta) capable de véhiculer un langage, ici sous forme d’image. Cela, ce moyen fondamental de prescience, nous ne devrions jamais l’oublier surtout quand notre route, vers la connaissance, est incertaine.

Car les animaux, comme tous les êtres vivants sont capables de « parler ». Évidemment, ils n’utilisent pas notre syntaxe, mais le langage de la vie, celui qui se manifeste progressivement en pratiquant ce que les alchimistes appellent langue des voyous (ou langue des voyants) langue du cheval ou encore langue des oiseaux ou cabale, terme provenant du mot ancien cavale ou cheval. Et cette cavale est un cheval de somme qui est capable de transporter des sommes de connaissances, comme le dit joliment, dans son langage en communion au-delà du temps avec ses vieux maîtres, l’alchimiste Eugène Canseliet.

C’est ainsi que l’alchimiste échange avec la vie incluse dans la matière qu’il œuvre et c’est elle qui le guide vers la réussite. D’où cette expression de la matière s’adressant à l’alchimiste : « Aide-moi et je t’aiderais »…

Oui l’invisible est en action. Le vent est invisible et, pourtant il transporte des feuilles ; il y a donc des choses invisibles qui agissent qui transparaissent parfois, comme dans l’histoire qui suit, dans les paroles d’un enfant.

Je me promenais avec Mickael mon filleul de six ans quand un prospectus arriva vers nous, emporté par le vent, en faisant tourner ses feuilles. Il regarda, fasciné, ce vulgaire prospectus et s’exclama émerveillé : « Parrain, regarde ! le vent ! le vent lit ! ».

Prenez ce fait comme provenant de la puérilité d’un enfant effectuant des analogies naïves mais savez-vous, si oui, ou non l’invisible - véhiculé par le vent- est capable de s’informer ?

Cela n’est pas sans rapport avec cette phrase d’Hermes Trismégiste, reprise par de très nombreux auteurs au cors des siècles ; « Et le vent l’a porté dans son ventre » Mais que porte-t-il donc dans son ventre ce vent apparemment transparent et vide ?

Je n’en sais rien et je m’arrêterais là. C’est à vous d’y réfléchir. Cependant, une chose est certaine : Que nous le voulions ou non, le visible et l’invisible appartiennent, l’un comme l’autre, au monde matériel ou sensible. L’invisible n’est pas plus surnaturel que ne l’est le vent… qui lit !

 

Aujourd’hui, Lorsqu’un petit enfant se perd à la campagne, on organise des battues, on téléphone aux gendarmes et leur chiens et, le plus souvent, tout rentre dans l’ordre avec l’enfant ravi de se trouver en si bonne compagnie.

Au XVIIIe siècle, aux États-unis, on prenait mille précautions car, avec les Indiens, les animaux de toutes sortes et les forêts immenses, un enfant égaré était presque toujours un enfant perdu.

C’est ainsi qu’au mois de juin 1783, un jeune couple nouvellement installé dans le New Hampshire s’aperçut que Sarah, leur fillette de cinq ans, était partie se promener dans les bois derrière la ferme. Tous les voisins furent alertés et des battues organisées. Deux jours après, les recherches étaient toujours vaines.

Au soir du troisième jour arriva un vieux trappeur qui demanda l’hospitalité car il venait de loin à travers l’épaisse forêt et n’avait ni dormi ni mangé.

Dans la nuit, cet homme habitué à la vie dans la nature et proche des animaux, rêva que la petite fille se trouvait à l’abri d’un gros arbre abattu par la foudre en compagnie d’un grizzli (ours brun particulièrement féroce dont la race subsiste encore en Amérique du Nord).

Les gens du pays frémirent car ils avaient trouvé des traces de pas de la fillette à côté de celle d’un ours, mais s’étaient bien gardés d’en souffler mot aux parents.

Cependant un garçon d’une ferme voisine déclara connaître un tel arbre abattu en travers d’un petit ravin, en pleine forêt, à quelque kilomètres de là.

Dès les premières lueurs d jour le trappeur partit en compagnie du jeune fermier et de père de la fillette.

Au bout de deux heures de route, ils arrivèrent à l’endroit décrit par le jeune fermier et le trappeur déclara reconnaître l’arbre de son rêve. Faisant un grand détour, le trappeur arriva le premier dans le petit ravin où il trouva la petite Sarah endormie sur un tas de feuilles à l’abri de l’arbre.

Sur le chemin du retour, le vieux trappeur ne cessa de scruter les alentours et respira plus librement lorsqu’ils arrivèrent enfin à la ferme où on leur fit a fête.

Réconfortée, la petit Sarah raconta alors son histoire. Elle était partie se promener et, au détour d’un chemin, avait rencontré un beau chien, un chien aussi grand que l’âne de la ferme. Il avait flairé son visage et ses mollets griffés par les ronces puis, comme elle avait passé ses bras à son cou, il s’était assis bien sagement. C’est lui qui l’avait conduite jusqu’à l’arbre où elle avait été retrouvée. Le jour il partait mais chaque soir il était revenu coucher à côté d’elle pour lui tenir chaud affirmait la petite Sarah ?

Question à un euro : qui a « téléphoné » au vieux trappeur pour le prévenir ?

Souvenez-vous… « Et le vent l’a porté dans son ventre »

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:39

Alchimie N-Dame de Paris

L'alchimie la tête dans l'onde et le flux temporel.

Que toute confusion disparaisse : je ne vais pas parler des chevaliers du temple, même si parfois j’aborde le sujet en diagonale. Du concept de temple, j’en exclus ceux qui parlent de temple intérieur même si cela n’est pas dépourvu de valeur. 

En lisant mes articles, vous avez dû saisir (en reniflant souvent votre désaccord) que l’introspection de nos modernes psychologisants me fait dresser les cheveux sur la tête. Donc, il est inutile que je vous dise que je ne les aimes pas. Cependant, je n’ai jamais dit que certaines de ces ratiocinations ne sont pas dépourvues d’intérêt…  

Selon votre serviteur (brave mais obtus, … vous le pensez !) Si  une introspection est entreprise, elle doit être brève et solidement encadrée.

Beaucoup iraient volontiers pendant 20 ans vers le divan de Freud ou celui de Jung. Voyez-vous chers amis en ce genre d’exercice périlleux, je choisis préférentiellement des praticiens qui ont recueilli des « techniques » de sagesse depuis la nuit des temps comme celle des maîtres taoïstes ou des Tchanistes. Devant leur savoir, nos modernes investigateurs de la psyché ne fons pas le poids.

Face à mon attitude, vous pourriez me targuer d’intolérant, d’ignorant, de primaire et demeuré. Je n’ai qu’une réponse à vous fournir cher fins lettrés. J’ai fait l’expérience de la psychologie universitaire (j’en ai entendu des balivernes dans les amphis.) et de la technique des vieux maîtres. Je parle donc de mon expérience personnelle et du résultat que j’ai vu obtenir et de celui que j’ai obtenu. Ma fausse modestie, de têtu indécrottable, m’interdit de parler davantage.

Je dirais, pour clore ce chapitre, que mon opinion est prête à changer si on me montre les bienfaits, sur le plan initiatique, de certains procédés modernes de psychanalyse.  Après tout, les opinions sont faites pour changer : sinon comment atteindre la vérité ?

Bref, je ne vais pas parler du temple intérieur mais de celui de pierre, celui qui fait une coque protectrice à notre faible constitution, pour que nous puissions éclore puis grandir et partir à la conquête de l’Univers.

Je dois tout de même ajouter que j’écris pour me faire comprendre et non pour manier les subtilités de notre belle langue, subtilité qui trop souvent nous embrume les cervelles. Je ne suis point littéraire mais plutôt un lourd guerrier qui ne fait pas de quartiers. Cela vous l’avez compris, j’espère...

 

Il est sûr que les édifices religieux du passé, les églises médiévales par exemple, sont construites selon des plans qui leur confère une signification ésotérique.

Pourquoi ? Parce que les Églises ont voulu conserver leur lien avec les religions à mystères qui les ont précédées. La preuve avec des sept ordinations qui correspondent aux sept initiations généralement pratiquées dans les écoles de mystères. C’est aussi la raison pour laquelle se trouvent des analogies avec le temple maçonnique et certaines sociétés secrètes Amérindiennes.

Le plan qui préside – réellement dans le cas d’une église, fictivement dans celui d’un atelier maçonnique – à la construction du temple relevé d’une technique mystérieuse que traduit le nombre d’or. Ce secret transmis de génération en génération est celui du temps.

Le sens premier du mot « temple » est « division du temps ».

Donc inutile d’insister sur le fait que le temps divisé où plié donna templier. Les templiers étant les maîtres de la division du temps. Vue de l’esprit pourriez-vous me rétorquer puisque le temps est immuable. Question à monsieur je-sais-tout ; qu’en savez-vous si le temps est immuable ? La relativité vous a pourtant montré que ce n’est pas le cas. Oui, nous ne nous déplaçons pas à la vitesse de la lumière pour pouvoir parler d’un temps relatif !

Je m’interroge sur certaines de ces affirmations de nos anciens comme l’expression : « Le passé, le futur, le présent coexiste : seule notre conscience se déplace. »

L’un de mes amis m’a affirmé qu’il avait vu un individu retourner dans le passé en vivant intensément le présent. Il me raconta l’anecdote suivante :

« C’était pendant la dernière guerre mondiale. Des tracts devaient être imprimés pour éviter les massacres des Juifs. Le coursier arriva à l’imprimerie avec les montages de lettres hébraïques prêtes à être placée sous presses. Un geste maladroit fit tomber la plaque et les lettres s’éparpillèrent sur le sol. C’était grave car la vie de milliers d’êtres humains était en danger. Personne dans l’atelier ne connaissait l’hébreu, ne l’écrivait ni ne savait le lire pour reconstituer le texte. C’est alors que Jérôme, le petit vendeur de journaux, un peu mystique à ses moments perdus, prit en vrac toutes les lettres et s’assit dans un coin en demandant de ne pas être dérangé. 30 minutes après il avait reconstitué la plaque sans faute en ne connaissant pas un mot d’hébreux. Il avait fait glisser sa conscience dans le passé pour pouvoir lire la plaque et la recopier… »

Oui, mais quel rapport avec le temple ?

C’est pour dire que les prêtres anciens recevaient une formation pour les rendre capables de célébrer un office en étant en harmonie totale avec la Cène du Christ. Il y participaient ! Cela évidemment d’une manière non intellectuelle mais réelle. L’ancien office où messe de Saint-Pie V fut structuré de manière à faciliter ce glissement pour un prêtre convenablement préparé.

Il en fut de même pour le temple maçonnique.

Actuellement cette capacité est perdue autant dans l’Église que dans la maçonnerie. C’est la raison essentielle de la dégradation des Églises et de la franc-maçonnerie. Donc, les Templiers actuels ne sauraient retrouver leur véritable sens qu’en renouant avec leurs antiques connaissances. Dans le cas contraire, Église, maçonnerie où Templiers sont à ranger dans la catégorie folklore.

Avec toute mon amitié.

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:57

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Le titre de cet article nécessiterait la rédaction d’un ouvrage entier pour traiter correctement le sujet qu’il propose. Je serais bref sans pour cela trop déformer les idées et les concepts qui sous-tendent ces deux connaissances étroitement liées à l’essence de l’ésotérisme.

Je vais parler d’occultisme d’une manière globale en précisant que l’occultisme en question concerne des idées et des faits dont la cause, l’action et les buts restent difficiles à définir et donc mystérieux et qui sont à la base  d’une puissante spiritualité qui caractérise la mystique. C’est l’équivalent de l’ésotérisme, terme qui fut souvent employé par le fondateur de l’Anthroposophie.

Je précise cela car il ne faut pas confondre l’occultisme avec les sciences occultes dont la doctrine et les pratiques, dénuées de spiritualité (ou pourvue d’une spiritualité bon marché ou loufoque), concernent différentes mancies (pratiques divinatoires diverses) ou des exercices spirites ou encore l’étude et la pratique des « pouvoirs paranormaux » qui se trouvent dans certains aspects de la société de Théosophie.

Il arrive aux docteurs de l’Eglise d’appeler théosophia (« la sagesse de Dieu ») la théologie. Étymologiquement  les théosophes sont  ceux que « connaissent les choses divines » En ce sens l’anthropologie est de la théosophie. Jusqu’au XVIe siècle, le mot, reste employé dans le sens de « théologie » ou de « philosophie ». C’est seulement au début du XVIIIe siècle  que sa signification se précise pour prendre définitivement celle qui est actuellement la sienne.

Il est malaisé de définir le sens actuel. En gros on peut dire qu’il désigne un phénomène universel qui concerne autant l’Occident que l’Orient avec notamment l’ésotérisme iranien.

La question que l’on pourrait se poser est : Y a-t-il une différence entre « ésotérisme » et « théosophie » ?

Il semble qu’actuellement il faille entendre par « ésotérisme » les trois volets d’un triptyque, chaque ésotérisme mettant selon son tempérament, plus particulièrement l’accent sur l’un ou l’autre des aspects : une vision analogique du monde (doctrine dite des correspondances) ; l’idée d’Église intérieure, ou « Eglise de connaissance » selon laquelle une tradition plus ou moins conservée a davantage d’importance que la médiation des Églises constituées, ou « Églises de croyance », et que leurs divergences dogmatiques. Enfin, troisième volet, la théosophie.

En Occident l’alchimie regroupe les trois volets de ce triptyque car le travail sur l’Esprit a pour lui la double acception, celle de sa réception au laboratoire pour le « capter » dans la matière et celle de sa réception physique à titre personnel pour en réaliser l’union avec les molécules biologiques de son propre organisme.

La réception par son propre organisme se réalise par l’ordination sacerdotale de la prêtrise et de l’épiscopat. Celui qui est ordonné par imposition des mains et de l’huile chrismale est le dernier maillon d’une longue chaîne que l’on appelle « succession  apostolique » ou succession des évêques ayant reçu l’Esprit saint (langues de feu) depuis le cénacle. Cette flamme se transmet de générations en générations depuis le Christ.

Ce feu spirituel fait évidemment partie du feu secret des alchimistes. Pour que la matière le capte encore, faut-il que le manipulateur lui-même en soit le dépositaire et le laisse s’exprimer.

Il est vrai que la théosophie comme l’alchimie confèrent à l’analogie une signification étendue aux dimensions cosmiques, et ne peut s’épanouir que libéré des contraintes dogmatiques. Telle est la position de l’Église intérieure ésotérique qui peut se concrétiser en Église constituée indépendamment des Églises dogmatiques ou exotériques. La connaissance et l’inspiration proviennent de ce feu. C’est pour cela que le Christ dit aux Apôtres : « L’esprit saint vous enseignera ».

D’autre part, il importe de distinguer soigneusement du courant Théosophique la Société de théosophie qui véhicula sous la même étiquette un programme qui est presque sans aucun rapport avec la plus profonde tradition théosophique.

La société de théosophie fut fondée par deux personnages haut en couleur : Héléna Petrovna Blavatsky (1831-1891) et le colonel Henry Steele Olcott (1832-1907).

Héléna P. Blavatsky est issue de la noblesse russe. Quant au colonel Olcott, c’est un officier supérieur de l’armée américaine qui participa à la guerre de Sécession.

Tous deux se passionnèrent pour l’occulte, et Héléna Blavatsky se disait douée de « pouvoirs paranormaux ». Elle exerça au Caire des activités de médium. Ils se rencontrèrent en 1874, alors que Olcott enquêtait sur des phénomènes spirites de matérialisation. Au Etats-Unis Ils fondèrent la Société théosophique, société secrète s’adonnant à l’occultisme. : télépathie, spiritisme… Ils prêchent une sorte de salmigondis alliant bouddhisme, théosophie et des bribes d’autres traditions religieuses.

Leur petite société pratiquement inconnue prit brusquement de l’ampleur quand le Président des États-Unis (Rutherford Hayes) les subventionna afin de découvrir les marchés commerciaux de l’Inde.

Les conférences données par le couple incitent les Hindous à s’émanciper de l’Angleterre. De ce fait, les nationalistes hindous, dont le maharadja de Bénarès subventionne la Société théosophique, ce qui permit leur introduction dans les traditions de l’Inde et donc de mettre sur pied une partie de leur enseignement accompagné d’une assise budgétaire conséquente.

En 1885 l’Anglaise Annie Besant (1847-1933), femme de pasteur, se convertit au théosophisme. Elle fait la connaissance d’Héléna et devient rapidement l’un des chefs de la société. Aux Indes, elle connaît un grand succès auprès des milieux anglais. Elle est aidée par l’américain Charles. W. Leadbeater qui devint Évêque fondateur de l’Église catholique Libérale. Il tenta de christianiser la Société de théosophie à travers un ouvrage (La science des sacrements) ou les perceptions occultes se mêlent aux offices religieux.

Il est vrai que le besoin de « christianiser » la société se fit nécessaire à la suite d’une grave erreur. En 1908, A. Besant et Leadbeater  tentent de persuader un jeune homme. Hindou qu’il est une réincarnation de Jésus.

Cette grossière tricherie, mettant en doute leur dimension spirituelle, fut à l’origine de la démission de Rudolf Steiner alors responsable de la société en Allemagne. Il fut suivi par de très nombreux membres, ce qui lui permit de fonder l’Anthroposophie.

Cette société est une société de théosophie dans le sens noble du terme. Donc, elle s’avère beaucoup plus spirituelle et ésotérique que la quasi-totalité des sociétés initiatiques. Elle permet de dégager une image du monde et de l’être d’une grande cohérence. il s'agit d'une science de l'esprit, d’une tentative d'étudier, d'éprouver et de décrire des phénomènes spirituels avec la même précision et clarté avec lesquelles la science étudie et décrit le monde physique. D’autre part, les fondements sont christocentriques. D’où l’action de  Leadbeater auprès de l’Église Libérale pour tenter d’attirer les chrétiens vers la Société de théosophie. D’où aussi une tentative similaire de la part d’Annie Besant en se faisant consacrée protectrice des Scouts de France.

À travers ce paysage de l’ésotérisme, il est bien évident que la théosophie garde sa noblesse et que des théosophes tel Rodolf Steiner alchimiste et fondateur de l’Anthroposophie méritent d’être mieux connus.

En vous remerciant pour votre attention, je vous renouvelle mon amitié.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:00

mutus liber fin

 Planche du Mutus liber ou l'adepte s'en-va LES YEUX OUVERTS.


Voici un courrier qui pourrait intéresser certaines lectrices et certains lecteurs à la suite de mon article sur les francs-maçons :

DIEU, LE GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS

Question :


Au départ, quand une personne devient FM, c'est qu'il y a déjà un terrain spirituel en cette personne qui demande à s'ouvrir, à être éclairé. Ce n'est pas comme si il s'agissait d'une école où il faut avoir un bon niveau pour réussir.


Pas besoin de discours, ce qui se passe dans les loges suffit à mettre en condition. Le terreau est là, il suffit de le cultiver comme il se doit, et si tout se passe bien, le FM ressentira en lui les effets de sa démarche. Tout est mis en oeuvre pour y parvenir et quand je dis oeuvre il faut aussi prendre ce terme dans un sens plus large....


Une matière brute dans un bon creuset sera mise en valeur....

Tout être humain est mystique au fond de lui. Mais la majorité ne veut pas s'encombrer de cet état qui les gènes plus qu'autre chose.  L'environnement d'aujourd'hui y est sans doute pour beaucoup.


Réponse :

 

Oui, un individu désireux de progresser dans la voie spirituelle ne s’adresse plus, actuellement, à l’Église mais aux Rosicruciens aux Templiers ou aux francs-maçons.

S’il y a demande, c’est qu’il y a désir d’être aidé, guidé, « d’être cultivé comme il se doit » en fonction du tempérament et du niveau acquis par « l’impétrant ». Combien découvrent la nécessité de formation bien structurée en lisant mon « holoscopie de la spiritualité occidentale » où je met bien en évidence que si des choses fondamentales ne sont pas connue et pratiquées, l’éveil, et donc la véritable spiritualité, ne saurait éclore. En cela les anciens mystiques de l’Église comme les mystiques orientaux sont en complet accord. L’éveil capable de maîtriser totalement l’ego est nécessaire pour accéder à la véritable spiritualité. Ce n’est pas un fait qui se manifeste progressivement par psychanalyse, méditation, introspection ou opération du saint esprit ou encore par la fréquentation assidue de braves gens. Si on ne passe pas par là « culture de son terreau », donc par cette formation universelle et FONDAMENTALE, c’est comme si l’on demandait à un individu de réparer une voiture alors qu’il ignore ce qu’est la mécanique.

Un homme ou une femme qui pratique la spiritualité comme vous me le décrivez ne peut faire aucun progrès malgré sa meilleure volonté. Mieux, il risque de régresser en croyant être sur la voie…

Non, la Maçonnerie telle qu’elle est actuellement ne saurait être un bon creuset.

Voilà, je ne puis que vous parler de mon demi-siècle d’expériences en ce domaine.

Évidemment, je ne saurais m’arc-bouter en freinant des quatre fers pour refuser de remettre en question ce que j’ai compris… La balle est dans votre camp.

 

Avec toute mon amitié.

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:07

260px-The Le fuite en Egypt-1500 Vittore Carpaccio

Je ne voulais pas achever l’année 2012, en ce jour du 21 décembre supposé de la fin du monde (en espérant qu’il sera le début d’un autre monde différent de celui de notre « déshumanité ») sans parler de ce solstice d‘hiver qui se confond avec Noël.

Noël, jour de la naissance du Christ . Si nous allons en Palestine, le froid pendant la nuit est vif. Les étoiles scintillent et le monde entier sent confusément qu’en cette nuit quelque chose, quelque chose de grand, quelque chose de mystérieux va se passer…

Il y a deux mille ans, un petit d’homme naissait et sa mère le déposait dans la crèche toute proche… Quelle étrange histoire… Oui, quelle étrange histoire…

Marie, nous est-il dit, était sur le point d’accoucher. Joseph marchait à côté d’elle et, la nuit venue, ils ne trouvèrent point de place à l’auberge.

Mais voici que les douleurs de l’enfantement commencent – et comme personne ne leur cédait de lit – , Marie accouche et place son premier né dans la crèche…

Soyons attentifs à cette histoire et réfléchissons un instant sur cette phrase : « Ils ne trouvèrent point de place à l’auberge… » Quel est l’homme au monde, fut-il le plus fruste, qui ne céderait son lit à une femme en couche ? Mieux : nous sommes en Orient, où la loi de l’hospitalité est la première des obligations. Non, il n’est pas possible que tous ces hommes, toutes ces femmes aient été si endurcis ; il y a là, assurément un sens cahé qu’il faut découvrir.

Aucun texte ne  précise que Marie se réfugie dans une étable : elle accouche et place l’enfant dans une crèche, car il n’y avait pas de place à l’auberge, comme le dit simplement l’évangile de Luc (II,7). Les autres évangiles ne sont pas plus explicites.

Comment résoudre cette énigme ?

Pour y parvenir demandons-nous qui est Marie ? Quelle est donc cette femme extraordinaire qui va accoucher sans avoir conçu autrement que de l’Esprit ? Aucun texte mieux que les versets 1 et 2 du chapitre XII de l’Apocalypse ne l’explique plus clairement. En voici la traduction littérale, issue du texte grec (il est dommage que je n’ai la traduction d’André Chouraqui) dont on sait que les adaptations des différentes Bibles actuelles ne sont bien souvent que des arrangements, surtout dans les commentaires,  pour accréditer des idées préconçues et dont la TOB est un chef-d’œuvre d’infidélité que j’ai flanqué à la poubelle.

Au-delà des contresens des traducteurs de la vulgate (Bible expurgée par st Jérôme sous les ordres du Pape Damase au IVe siècle1) voici le passage qui nous intéresse :

« Il parut un grand signe dans le ciel ; une femme enceinte du soleil, avec la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était grosse et elle criait, étant en travail, et souffrant les douleurs de l’enfantement. »

De nombreux sculpteurs du Moyen Age, de nombreux maîtres verriers nous ont montré la Vierge Marie debout sur le croissant de lune. Qu’est-ce à dire ? Cette femme, enceinte du soleil (et non recouverte ou revêtue, ou encore enveloppée2 du soleil comme le dit pudiquement mais faussement le texte latin, provoquant ainsi un contresens regrettable dans toutes les bibles qu’elles soient Catholiques ou Protestantes). Je dois souligner trois fois que cette femme est qualifiée de « signe dans le ciel ».

Que se passe-t-il, dans le ciel, la nuit de Noël ?

Le soleil se trouve, à ce moment-là dans le signe du Capricorne. Mais à minuit dans la nuit de Noël, le ciel étoilé nous montre le signe opposé, soit celui du Cancer, qui culmine au firmament, accompagné du signe du Lion et du signe de la Vierge.

Ces trois signes vont donner la clé de l’énigme de cette nuit sacrée.

Dans le signe de la vierge brille la constellation du bouvier. C’est donc, près de la Vierge, le bœuf de la nativité, que conduit son maître dont je reparlerais bientôt.

Le signe voisin est le signe du Lion, dont nous savons qu’il représente Judas. (Non pas Judas, le disciple qui trahit Jésus, mais Juda, fil de Jacob, fondateur de la tribu de Judas, d’où est issu Joseph, père de Jésus, ainsi que le dit l’évangile de Matthieu. Le livre de la Genèse dit : Judas est un jeune lion… S’il se couche, qui le fera lever ? 3(Genèse, XLIX,9-10)

Notons ? car cela est important, que l’Eglise primitive a placé dans le signe du Lion, de façon significative, les fêtes la Vierge (15 août) de Joachim (16 août), son père et de Anne (26 juillet) sa mère.

Voici donc Juda, le jeune lion, c’est-à-dire Joseph, à côté de la Vierge Marie et du bœuf de la Nativité. Mais la crèche, et l’âne ?

L’âne s’y trouve également. Il y en a même deux, car l’un portera la Vierge et l’enfant, lors de la fuite en Égypte, l’autre portera le maître triomphant, montant vers Jérusalem, en prélude au dernier acte de son passage sur terre.

Dans le signe du Cancer se trouve l'amas stellaire NGC 2632 (1000 étoiles) des ânes, dont deux étoiles, Gamma et Delta sont, précisément, les deux ânes, l'un est dit l'âne boréal, l'autre est l'âne austral.

Ces observations permettent de saisir le sens sibyllin du veset de l’évangile de Luc (XIX, 30) : « Vous trouverez un ânon attaché que personne n’a jamais monté. ». Il est bien attaché, en effet, et ne risque pas de quitter sa constellation ; et personne ne l’a jamais monté, et pour cause…

C’est encore cette constellation des ânes qui va nous livrer l’ultime secret de la Nativité. Elle s’appelait, chez les anciens Grecs : Phatnè et en latin Praesepe qui signifie précisément la crèche.

Ainsi sont réunis, dans les trois signes qui brillent dans la nuit de Noël, tous les éléments de la nativité ; la Vierge céleste avec Joseph à son côté, le bœuf et l’âne et enfin, pièce maîtresse culminant au firmament, la crèche, ou seras déposé, à minuit, Jésus, le jeune Homme-Dieu solaire, au milieu de a paille qui, dans nos crèches actuelle, figure, déjà, les faibles rayons du soleil renaissant.

La lune étant maîtresse du signe astrologique du Cancer, où se trouve la crèche, la Vierge est bien, à ce moment, comme le dit l’Apocalypse, « debout sur le croissant de lune et ayant autour de la tête la couronne d’étoiles. » ou les douze signes zodiacaux.

Oui, le mystère de la Nativité est un mystère à dimension cosmique dans tous les sens du terme. On ne saurait le voir avec une mentalité terre à terre, mais il faut le lire dans le ciel.

Ce n’est pas pour rien que le Père Noël (ce messager de Dieu ou « mercure ») de nos enfants, précisément… descend du ciel le jour  où le soleil renaît, rapportant  dans sa hotte inépuisable tous les bienfaits que la nature, grâce au soleil, va répandre en cadeaux sur la terre – tous les bienfaits que le Père, grâce au fils, va répandre, par sa grâce, dans le cœur des hommes…

Sous le drame humain de la naissance de l’Homme-Dieu, se cache un enseignement hautement ésotérique ayant, à l’instar de l’alchimie, une portée cosmique.

Dans le ciel est la fécondation de la matière, ou mère, par la lumière solaire… réfléchie par la lune.

Il est une anomalie significative dans cette crèche céleste, c'est que le Bouvier est dans la crèche, pas le boeuf. Remarquons que les boeufs sont l'axe du monde puisque le nom de septention (septentrionne) signifie sept boeufs désignant les sept étoile de la petite ourse proche du Bouvier. Le boeuf est donc lié autant à la crèche qu'à l'axe du monde. 

Que signifie ce bouvier ? Nous allons voir que l''empereur Frédérik III de Habsbourg (1415-1493) ne l'ignorait pas et voulu s'en servir, d'une manière quelque peu répréhensible, à ses propres fins.

Le bouvier de la crèche méridionale chantait une sorte d'hymne national prophétique profondément attaché au Languedoc.

Il répétait inlassablement le chant des labours, et cela depuis la nuit des temps non pas pour remplacer un baladeur, mais pour accompagner les bœufs dans leurs efforts, pour leur « parler ». George Sand  sut très bien comprendre « ce chant dont l’origine fut peut–être considérée comme sacrée et auquel de mystérieuses influences ont dû être attribuées jadis » (La petite fadette). Il chantait comme un coq en répétant, en apparence, la même chose. Le bouvier du golfe du Lion Répétait donc inlassablement les voyelles comme refrain :

« Quant le bouyé ben de laura

Planto soun agulhoado

A, E, I, O, U,

Planto soun agulhado.

Trobo sa henno al pé del foc

Triste, descounsoulado

A, E, I, O, U… (la suite de la chanson est pourvue de six refrains de voyelles supplémentaires.)

Les musicologues sont d’accord sur l’antiquité de cette mélodie parsemée d’archaïsmes. Certaines tournures permettent de la dater du XIIIe siècle. Cette chanson était aussi chantée par les pèlerins occitans du Moyen Age se rendant à Compostelle.

Outre la dimension cabalistique, dont Artur Rimbaud a su traduire bien des aspects, cette suite des voyelles revient donc comme un leitmotiv.

La question est pourquoi, que signifient exactement ces cinq lettres, sorte de quintessence, si nécessaires à notre langage?

  A.E.I.O.U. ou AEIOU est le monogramme de la devise utilisée par les empereurs de la famille des Habsbourg. L'empereur Frédéric III, qui était amateur de formules ésotériques, et avait l'habitude de signer de ce monogramme sa vaisselle de table, ses armoiries et ses châteaux. Frédéric III n'a pas donné la signification de cet acrostiche, mais peu de temps avant sa mort, il aurait affirmé (rien n'est moins certain) qu'il signifie :  Alles Erdreich Ist Oesterreich Untertan ou Toute la terre est sujette à l'Autriche. Cependant, face au mystère de l'origine de ces lettres, d’autres interprétations ont été avancées à partir de phrases latines:

Austria est imperio optime unita (L'Autriche est l'empire le plus uni).

Austria erit in orbe ultima (L'Autriche sera l'ultime nation du monde).

Austriae Est Imperare Orbi Universo (La destinée de l'Autriche est de diriger le monde entier)

En réalité Frédéric III a recopié cette dernière devise de la chanson du bouvier occitan en ajoutant seulement deux lettres au terme « Austri » qu’il a transformé en « Austriae » puisé dans la formule méridionale :

Austri Est Imperare Orbi Universo.

Ce qui signifie :

Il appartient au Midi de gouverner le monde…

N’oublions pas que les comtes de Toulouse s’appelaient tous Raymond… Roi du monde ! Et les femmes de l'aristocratie se prénommaient Esclarmonde, ce qui signifie lumière du monde...

Mais de quel règne du Midi s’agit-il ? Peut-être est-ce le rameau, chanté par le cathare Marty, prophétisant, le 16 mars 1244 en montant sur le bûcher de Montégur:

"Les lauriers refleuriront sur les cendres des martyrs, passé la cap des sept cents ans."

Dans le mot laurier on peut lire que "l'or y est". Il ne saurait s’agir que d’une voie précieuse, d'une voie d'or, ou encore d'une via nova (route nouvelle) débarrassée de ses fleurs du mal. Donc d'une religion régénérée.

 

Dans la confiance en l’avenir, levons nos yeux vers la voûte étoilée et regardons la crèche scintillante avec un cœur d’enfant.

Je vous souhaite à toutes et à tous et surtout à tous les marmots en fête de la terre un joyeux Noël. Avec mon amitié chaleureuse !

 

 

1De ce fait certaines Bibles comme la biblia sacra de 1580, comptent plusieurs LIVRES en plus que les bibles actuelles, comme si après la purge qui donna la vulgate cette même vulgate fut encore expurgée..

2Ce qui enveloppe ou entoure une ville est une enceinte.

3Allusion astronomique très nette : quand le signe du Lion disparaît, qui pourra le faire lever… ?

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:31

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À quatre siècles de distance, Nostradamus reste un marginal un exclu des fichiers de l’état civil de l’histoire. Le monde lui jette au visage : « On parle de toi mais tu n’existes pas, tu n’es pas réel ». Nous lui disons, nous les érudit flamboyant, en suivant scrupuleusement  l’expression consacrée par un de nos présidents de la République : « Casse-toi pauvre c… ».  Eh oui ! Nostradamus est un surnuméraire des annales officielles, un caillou dans son soulier.

Autant les spirituels que les « ésotéristes » et aussi les religieux ignorent, et ne peuvent accepter, que c’est le médecin, l’humaniste et l’alchimiste qui ont engendré le prophète. Et que, de même, c’est en ces lieux que s’est forgé le génie de Rabelais.

Et les humanistes en question n’étaient pas des théoriciens de la bonne action. C’étaient des participants à la souffrance des autres des êtres mus par la compassion au point de se confondre avec le sacrifice. Des années durant, au péril de leur vie, ils allaient soigner les pestiférés ou les accompagner dans leurs derniers instants.

Nostradamus est un grand homme qui n’aura jamais sa place au Panthéon.

Sage humaniste et médecin, il le fut ; écrivain de l’insolite et de la meilleure tradition sacrée, il le fut également ; philosophe, on peut le considérer ; comme astrologue et alchimiste, il fut connu et reconnu. Néanmoins, sur Nostradamus le prophète, on n’avait pas encore malgré tout, TOUT dit. Certains points d’interrogation subsistaient, surtout quant au vrai ou prétendu tel de certaines de ses prophéties, auxquelles les critiques reprochaient la malencontreuse habitude de ne pas être mise en clair qu’après… coup. On reconnaît là l’opinion des ignorants du suprasensible, et des lois subtiles de l’Esprit, où le vrai ne saurait dépasser le bout de leur nez dont la seule extravagance se limite aux beuveries qui le transforment en fer à souder.

Sort bien curieux, ce grand intellectuel du XVIe siècle ne figure point aux côtés de Rabelais, Ronsard, Du Bellay ou Agrippa d’Aubigné. Il ne figure nulle part, ne serait-ce qu’à titre anecdotique, dans l’histoire de la civilisation (mondiale ou française). Tout individu bien né est censé l’ignorer. Notre écrivain aux vers mystérieux et à la plume trempée de symboles est banni par le racisme « matérialiste » des cols empesés de nos dogmatiques académiciens dont les épouses lisent en catimini leur horoscope journalier. Il est banni cet érudit encyclopédique, et lui-même fort encyclopédiste qui demeure néanmoins un des plus remarquables esprits de son temps, digne d’être inscrit dans la lignée des Bacon, Lulle, Villeneuve, Rabelais…

Malgré sa renommée, son esprit, ses écrits, ce témoin de son temps est encore royalement et à dessin ignoré par l’histoire officielle de la culture de son siècle. Un véritable chauvinisme rationaliste primaire exercé d’une manière illogique, non scientifique (car les auteurs doivent être toujours jugés à l’aune de leur époque) élimine à tout jamais un grand nom de l’histoire vraie et de la littérature de la Renaissance en France.

Ceux qui l’apprécièrent n’ont pu suffisamment exalter les qualités d’érudit du mage de salon ; ceux qui le critiquèrent de façon posthume le condamnèrent a posteriori à la mort par le silence, n’ont pu totalement nier ses qualités, effacer son rayonnement, ne pouvant oublier que Nostradamus représente un extraordinaire phénomène culturel (ne serait-ce qu’à travers le formidable impact de son œuvre sur quatre siècles d’exégèse ultérieure). Quoiqu’il en soit les choses en restèrent là pour ce vilain petit canard de l’histoire.

Ce black-out imposé par ceux qui vouèrent l’hermétisme aux gémonies interdit l’accès du prophète dans les œuvres d’anthologie dite de raison. « Exit » Nostradamus inscrit dans la politique éditoriale de la très sérieuse collection de « la pléiade ». Malgré cet acharnement à faire disparaître son empreinte, il est impossible d’empêcher un succès de librairie – à travers des générations – à une création littéraire que l’on peut considérer comme un tout premier des best-sellers de la littérature ésotérique. L’œuvre nostradamienne traversa le temps et même l’histoire en la marquant de son empreinte parfois évidente. La propagande Nazie se servit-elle pas des prophéties pour tenter d’atteindre psychologiquement le peuple européen ? Oui, notre alchimiste médecin suscite encore et toujours des commentaires et des essais critiques ou d’interprétation.

Tout comme l’Atlantide de Platon détermina de façon soutenue plus de travaux d’exégèse ou de mise en question que les œuvres de Ptolémée et de Copernic prises ensemble (il ne s’agit pas ici de les juger du point de vue de leur bien-fondé mais de celui de l’impact sur l’esprit des générations), l’œuvre de Nostradamus suscité, elle aussi, une bibliographie immense.

Malgré cette universelle majorité de lecteurs des œuvres liées à Nostradamus, notre médecin prophète n’existe toujours pas.

Si je vous ai conduit jusqu’ici c’est pour mettre en évidence combien il est utopique de croire qu’un jour la science et la pensée ésotérique feront UN. C’est un œcuménisme impossible car au cœur de la culture scientifique se sont réfugiés des blattes que l‘on appelle rationalistes inconditionnels incapables d’accepter la plus criante évidence si elle ne correspond pas à leur credo.

Notre humanité est partagée en deux… choisissons le bon côté !

Que dans vos rêves le grand Nostradamus vous éclaire de ses « pronostications ».

Avec toute mon amitié.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:02

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Au premier abord l’Église est incompatible avec l’ésotérisme qui sous-tend l’alchimie la franc-maçonnerie et aussi  le rosicrucianisme.

Ce jugement est juste si l’on considère les Églises chrétiennes telles quelles sont actuellement, c’est-à-dire bardées de dogmes.

Mais les Églises disent que ce n’et pas vrai. Les catholiques affirment que les dogmes ne sont pas imposés. Vous comprenez la suite, Ils minimisent très fortement la doctrine et sa dimension carcérale en disant que c’est la spiritualité et la mystique qui sont importants. C’est ainsi que beaucoup de jeunes sont séduits. Ils demandent le baptême puis finissent par comprendre que le discours qui les a séduit est biaisé. Ils quittent l’Église qui les a trompé et ne veulent plus entendre parler de ce qu’il faut appeler par son nom : l’hypocrisie.

Une chose est certaine : l’Église réelle est adogmatique et puissamment mystique. De ce seul fait, elle est incompatible avec les grandes Églises actuelles que ce soit le catholicisme, l’orthodoxie ou le protestantisme.

Le rôle de ces grands groupements est essentiellement de pacifier les foules, de faire en sortes que le prochain existe et de leur donner toutes raisons d’espérer au-delà de la mort. C’est une fonction qu’elles ont bien assumée pendant longtemps et de cela, ils faut leur rendre hommage.

Un grand nombre d’individus réunis requiert évidemment un règlement intérieur pour éviter la zizanie. La doctrine avec les dogmes est issue de cette nécessité.

Ces règlements finirent par étouffer, au fil des siècles, la spiritualité et la mystique et cela d’une manière irréversible au fur et à mesure que s’affirmait une hiérarchie de juridiction supplantant celle issue de la connaissance et des charismes qui caractérisaient les prophètes (évêques) de l’aube du Christianisme, comme le spécifie le plus ancien texte chrétien : la Didakée.

 

Actuellement certains ecclésiastiques un peu moins rationalistes que les autres laissent supposer que l’esprit du christianisme primitif existe au sein de leur Église. Alors, je me dois d’être net au-delà de toutes ambiguïtés: J’affirme que cela est faux ! Les Églises chrétiennes actuelles ont perdu tous liens avec leurs racines… et donc avec le christianisme lui-même !

Évidemment, je me dois d’être plus explicite à la suite d’une affirmation si catégorique. Eh bien c’est l’objet de cet article !

 

Le Christ n’a jamais affirmé qu’il y avait une rupture entre son enseignement et celui de la tradition l’ayant précédée. Cela est un point important, capital même, pour saisir l’esprit du christianisme.

Quand on parle de tradition, on entend généralement tradition judéo-chrétienne. Cela sous-entend que le christianisme prend ses racines dans le judaïsme…, ce qui est, absolument faux.

En effet, trop souvent les historiens comme les théologiens négligent le fait que Moïse était Égyptien et « petit-fils » du Pharaon et que de ce fait, il fut initié dans les plus hautes sphères du clergé d’Égypte. En d’autres termes Moïse fut formé par l’école initiatique d’Égypte et que de ce fait, il reproduira dans son judaïsme ce qu’il avait appris dans le secret des temples.

Il est en effet important de bien saisir que le peuple juif qui suivit Moïse parlait et pensait égyptien car la période de captivité de ce peuple fut de 400 ans, ce qui laisse le temps à un peuple d’oublier sa langue d’origine et sa culture.

Ce que je veux dire, avec l’accord des égyptologues, c’est que nos racines ne sont pas judéo-chrétiennes mais Egypto-chrétiennes.

La langue hébraïque fut inventée par Moïse pour donner à son peuple sa particularité. C’est pourquoi la langue et la culture Hébraïque primitives, issues de l’ancien Égyptien et source de l’arabe, sont inséparables de la culture initiatique égyptienne.

Toute la mystique de Moïse était celle des Écoles de Mystère d’Égypte qui, comme toutes les écoles de mystères, possédaient sept degrés initiatiques.

Sept étant inséparable de la matière et de la vie, toutes les écoles initiatiques antiques sans exception reposèrent sur cette valeur scandant la progressons mystiques des êtres vers leur éveil.

De ce fait l’Église des premiers siècles ayant cette connaissance, elle va organiser en sept étapes la progression de ses évêques vers le sacerdoce.

Ces sept étapes seront espacées chacune de six mois à un an afin de permettre une maturation entre les étapes. Le concile de Trente spécifie avec sagesse :

« Observant entre les Ordres, des intervalles ordinaires des temps que l’on appelle communément interstices. »

« Nul ne pourra être promu aux Ordres sacrés (majeurs  à partir de sous-diacre), qu’un an après avoir reçu le dernier des Ordres mineurs. » (session du 11 novembre 1563)

À la Renaissance l’Église savait encore combien les espaces de maturation entre chacun des Ordres étaient importants pour dispenser un enseignement autant théorique que mystique. Il restait encore certains embryons de connaissances dans la formation des ecclésiastiques.

Par la suite la formation devins intellectuelle. Ainsi, au XIXeme siècle les quatre Ordres mineurs étaient donnés à l’occasion d’une seule cérémonie.

Cet aspect particulier montre la dérive de l’Église vers une Ecclésia de croyance alors que ses prédécesseurs étaient une Église de connaissance.

C’est pourquoi certaines sociétés initiatiques conservèrent, dans leurs degrés initiatiques, le même cérémonial que celui des ordinations. Malheureusement, ces degrés sont invalides car pour être valables, ils doivent transmettre l’ESPRIT, et donc être dispensés par un évêque valide (c’est-à-dire non autoproclamé) ayant la filiation historique depuis les langues de feu du cénacle. Cela est évidemment un atout majeur pour les alchimistes face à leur athanor.

Les grandes Églises actuelles sont devenue des Églises de croyance qui s’apparente de plus en plus à une idéologie religieuse.

Les Églises de connaissance ne pouvant plus vivre en symbiose avec les Églises actuelles, elles ont été obligées de prendre leur autonomie car son discours devenait diamétralement opposé à celui des Églises de croyance. Son enseignement est essentiellement axé sur la mystique et la découverte des lois de la nature dans lequel tout être spirituel doit pouvoir se situer. Dans ces conditions le mariage des prêtres et le sacerdoce féminin s’imposent… comme dans l’Église primitive !

Certains peuvent remarquer que des religieux comme ceux qui furent dans le monastère de Cimièz, vivaient en harmonie avec l’Église de croyance.

Les monastères furent en effet pendant très longtemps le refuge de l’Église de Connaissance. Mais jamais au grand jamais elle ne fut une « succursale » de l’Église de croyance.

Je dois rappeler qu’un monastère est sous l’autorité d’un seul évêque qui est le supérieur. Tout monastère est indépendant de l’Église séculière de l’extérieur, personne ne peut « fourrer son nez » dans ses affaires, pas même un cardinal. Un monastère est une Église indépendante. C’est cette particularité qui permis pendant longtemps de conserver l’Église de connaissance avec les moines alchimistes de Cimiez par exemple.

Une seule obligation est demandée au supérieur d’un monastère, c’est celle de se rendre tous les cinq ans à Rome pour serrer la main du pape, avec photo à l’appuis, et lui dire que le monastère est toujours catholique.

Comprenez-vous pourquoi à Cimiez les ecclésiastiques actuels de l’Eglise de croyance cherchent à détruire les vestiges d’une Église qui les gênent et qu’ils ne comprennent plus ?

Avec toute mon amitié.

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